Hello! Les vacances ! Halloween ! Yeah ! Je ne serais pas là (sans internet) jusqu'à jeudi Voici le cinquième chapitre de ma fic ! J'espère qu'il vous plaira ^^ en attendant, bonne lecture :


5- Fait-moi confiance

Une semaine était passée et Emma était rentrée chez elle, tard, très tard ce jour-là. Pour se changer les idées, elle avait été boire un verre au « Poisson rêveur » et, malheureusement, avait recroisé ce serveur qui l'énervait tant. Bizarrement, il avait été doux et gentil avec Emma. Peut-être avait-il comprit que, finalement, elle ne faisait pas partie des souls que côtoyaient ce bar. Il lui prescrit même quelques conseils ainsi que son numéro. La jeune femme était donc rentrée tenant le papier où il y avait inscrit le numéro de téléphone d'Eric.

La jeune femme c'était réveillée, n'ayant pas réussi à chasser l'image de Regina, et encore moins de l'oublier. Comme c'était Dimanche, à son habitude, elle partit sur le chemin du cimetière pour déposer de nouvelles fleurs sur la tombe de son père adoptif, qui l'avait élevé depuis des années. Emma le considérait comme son propre père, et l'avait toujours considéré ainsi. Elle l'aimait et venait se poser sur sa tombe, un long moment, tous les dimanches matins, versant quelques larmes.

« Je t'aime papa... » Les mots qu'elle venait de prononcés étaient plein de tendresse, d'amour mais dit d'une voix extrêmement tremblante. Puis elle déposa une photo d'elle et de lui se serrant dans les bras et se souriant. Il était tellement heureux sur cette photo, mais cette fichue maladie l'avait emportée beaucoup trop tôt... Quelques minutes plus tard la jeune femme était déjà rentrée, se préparant le déjeuner, seule, comme à son habitude. Le téléphone sonna, et Emma se précipita sur celui-ci déposé sur son lit.

« Oui ? »

« C'est moi, Regina. J'espère que vous allez bien. »

« Oui, oui moi ça va doucement... »

« Je voulez-vous demandez : je crois avoir oublié ma veste chez vous. J'ai des papiers importants à l'intérieur, ce serait aimable à vous de me la restituez... Enfin, si vous l'avez bien sûr ». La voix de Regina résonnait comme un écho dans la tête d'Emma. Elle ne l'avait jamais oublié, cette particularité de parler si douce, mais si ferme à la fois.

« Hum, oui, je vais voir, mais je ne vous promets rien. » Emma chercha des yeux dans tous les recoins de sa maison tout en fourrant un énorme bout de pain dans sa bouche.

« Vous l'avez trouvé ? » Lui demanda Régina.

« AH ! La voilà, c'est bon, je vous l'apporte quand ? »

« Hum, après que vous ayez fini de manger, je ne vais pas vous dérangez d'avantage, bon appétit... » Emma n'eut pas le temps de répondre que Regina avait déjà coupé court à la conversation.

Emma haussa les épaules avant de refourrer un bout de pain dans sa bouche. Elle se mit à danser et à chantonner sur les airs de la chanson qui passait à ce moment : « Relax » de Mika sans savoir que Regina n'avait en fait, pas raccrocher. Elle écoutait la jeune femme pendue à son téléphone, chanter à tue-tête les paroles. Elle finit enfin par raccrocher après que le jeune femme eu fini de chantonner la chanson, un sourire aux lèvres.

...

Regina entendit le faible son de sa porte d'entrée retentir, puis, avant de s'élancer vers la porte se recoiffa rapidement d'un geste de la main.

Une Emma ravissante parut devant elle, sa propre veste à la main, tout en lui faisant un faible sourire gêné.

« Bonjour Emma, entrez ne soyez pas gênée... Relax » Puis, Régina (toujours aussi belle), lui présenta son bras qui pointé en direction de l'entrée, l'invitant à rentrer.

« Wow. Vous avez une maison somptueuse. » Emma écarquilla les yeux quand elle croisa le regard d'un petit garçon qui était assis, lisant une histoire qui devait surement le passionner tellement il avait le nez fourré dans les pages, qui luisaient sous l'effet de la lumière.

« Oh, voici mon fils, dont je vous ai parlé, Henry. »Le garçon ayant vu la nouvelle venue, curieux c'était précipité vers les deux jeunes femmes.

« Bonjour m'dam, moi, c'est Henry, j'ai onze ans ! » se présenta- t-il, réjouis de voir une nouvelle tête.

« Bonjour, Henry, je suis ravie de te connaitre. Moi c'est Emma, je suis... une amie de ta mère » lui sourit-elle tout en se baissant vers lui. Au même moment le ding de la porte d'entrée se fit entendre faisant sursauter Emma. Regina ouvrit la porte :

« Salut Regina ! Je viens capturer Henry ! » Cria Belle qui le prenait comme tous les dimanches après-midi pour aller se balader.

« Il t'attendait avec impatience, il lisait justement le livre que tu lui avais offert »

« Oh, génial ! On parlera de ça au Granny's. Aller on y va Henry ! »

« J'arrive, ravie de vous avoir rencontré, Emma » Il enfila rapidement une veste puis une écharpe et parti devant, suivi de Belle qui referma elle-même la porte.

« À ce soir, fait attention à Henry » prononça Regina les bras croisés.

« À ce soir, je vous le ramène sains et saufs comme tous les dimanches ! » Cria Belle, déjà dehors.

« Il est incroyable votre petit ! Vous avez de la chance ! Il a l'air très intelligent » répondit Emma sous le charme du petit homme qu'était Henry.

« Oui. Je suis très fière de lui, il m'a d'ailleurs ramené un 20/20 en dictée et un 17/20 en maths. Mais les notes ne veulent rien dire, c'est l'esprit qui compte. »

« Oui, vous avez sans doutes raison »

« Hum, vous voulez peut-être un verre ? »

« Euh, oui, je veux bien, mais sans alcool merci ».

« Je vous ramène ça en attendant allez-vous asseoir dans le salon vous y serez mieux. » Emma s'exécuta, tandis que Regina partit en direction de la somptueuse et très spacieuse cuisine. Emma ne savait pas où se mettre, elle frottait ses mains sur son jean délavé, fouillant la maison des yeux. Il y avait des boules de neiges posées sur une cheminée dont la centrale contenait un magnifique cygne piégé dans la glace. Le reste n'était pas très intéressant : quelques bibelots par ci, des fleurs par-là, ainsi qu'une immense bibliothèque. Mais ce qui choqua Emma était le peu de photos de famille, ou ne serait-ce que de Regina.

« Voici votre verre, ainsi que votre veste, je l'ai prise à la place de la mienne, elles se ressemblent tellement » lui dit, elle lui présentant le verre un large sourire aux lèvres.

« Ah, je comprends mieux pourquoi, merci » elle lui sourit à son tour prenant le verre qu'elle lui avait présentée.

« Santé » et Regina leva son verre suivit de près par Emma.

« Santé. »

Emma se sentait mal. Regina comme si celle-ci avait senti le mal être d'Emma, croisa ses jambes, et bu son verre en y posant délicatement ses lèvres avant de le reposer sur la table basse.

« Alors votre livre ? » Regina avait le pied qui était à l'extrême limite de toucher la jambe d'Emma, ce n'était qu'un détail, mais il rendit pourtant Emma muette.

« Miss Swan la question... » Dit-elle, tout en fronçant les sourcils. Cela lui rappelait leur première rencontre. Emma consciente de faire de plus en plus d'erreurs envers la jeune femme d'affaires, ne savait plus quoi répondre ni quoi penser.

« Oui, euh la question... » À cet instant, ce qui devait arriver arriva : le pied de Regina frôla la jambe d'Emma qui malgré son jean, sentit un vif électrochoc.

« Je disais votre livre, ça avance ? » répéta Régina, inconsciente de ce qu'elle venait de faire ressentir à Emma.

« ... Oui, mon livre ! Euh, je n'ai plus trop d'inspirations et puis tant pis, c'est comme ça, je vais essayer de ne pas abandonner, mais ce sera très dur » Le cœur d'Emma voulait sortir de sa poitrine.

« Vous avez fini, je vais ramener nos verres, je reviens de suite. »

Emma était de nouveaux face à la solitude. La présence de Regina lui manquait, malgré que celle-ci soit à deux pas du salon. C'était d'ailleurs très bizarre : elle se sentait liée à elle par une force invisible, elle avait l'impression qu'elle avait toujours connu cette femme, qu'elle l'avait déjà vu quelques parts, et son livre ne faisait que confirmé ce qu'elle pensait : elle ressembler de plus en plus à ce fameux personnage d'Amour charnel. Emma entendit soudain un bruit dans la cuisine qui la tira de ses pensées.

« Merde ! Mais qu'elle idiote !» S'écria la jeune femme d'affaires dans la cuisine.

« que ce passe-t-il Regina ? » Dit-elle courant déjà en direction de la cuisine. Régina avait la main appuyée sur sa tête, un verre était par terre brisé en mille morceaux, le liquide coulait, mais il était mélangé de rouge. La main de Regina était en sang et la jeune femme tremblotait. Dans un élan de son cœur, Emma se dirigea vers la jeune femme l'appuyant sur son épaule, car celle-ci avait était aussi blessée au pied. Elle l'allongea sur le canapé.

« Emma, la salle de bains est à l'étage à droite aïe ! »

« J'y vais de suite, je reviens ne bouge pas » Emma couru à l'étage, elle ne savait pas pourquoi, mais la jeune femme se sentait elle-même blessée. Quelques secondes plus tard Emma revint, un long bandage a la main, une pince à épiler, une lotion pour coupure aggravée et du coton.

« J'ai longuement étudié les premiers secours, on ne sait jamais. J'ai déjà traité ton cas plusieurs fois en entrainement, je devrais y arriver. Il faut que tu me fasses confiance Regina. »

« Oui, je vais essayer aie, fait attention, j'ai des débris de verre » répondit, elle inquiète.

« Ça va aller, je les ai vus, ai confiance » Sur ses mots, Emma attrapa la pince à épiler, qui était plutôt grosse, puis commença très délicatement à retirer les bouts de verres qui étaient jonchés dans la peau de Regina. Elle avait mal pour elle, et cela lui faisait si mal de la voir souffrir sous ses yeux. Mais elle n'avait pas le choix, elle devait lui montrer, au fond d'elle qu'elle était courageuse et qu'elle était finalement la « sauveuse » de la situation.

« Aie ! Attention n'appuie pas trop fort ça fait mal ! » Son visage se plissait de douleur.

« Je n'ai pas le choix Regina, je suis désolée » Puis elle lui retira un énorme bout de verre du pied ce qui l'a fit hurler de douleur, si bien qu'Emma sentit son cœur rater un battement. Régina, dans sa douleur, avait posé sa main glacée, furtivement sur l'épaule nue d'Emma. La jeune femme sentit un à nouveau un électrochoc, encore plus puissant que le précédent, avec plus d'intensité : il lui comprima le cœur. À ce moment Regina oublia la douleur, et semblait avoir, comme Emma, ressentit ce fameux électrochoc. Elle plongeait ses yeux pendant un long moment dans ceux d'Emma la regardant intensément. Autour d'elle, c'était comme si le temps, c'était arrêté : Regina ne se plaignait plus et Emma avait posé sa main sur celle qui était là, sur sa peau, celle de Regina, qui ne la retira pas. À ce moment-là elles étaient liées et Regina avait enfin prit confiance en Emma qui pouvait finir de la soigner, une confiance planante au-dessus de leurs têtes.


Merci d'avoir lu ^^