~ Entre deux mondes ~
Partie 5
Mourir pour renaître ?
Musique: Emmanuel Moire, « Sans dire un mot » / Olympe, « Born to Die ».
Elle ne quitta pas l'entrée de son appartement de la soirée puis de la nuit, agonisant sans pouvoir penser à autre chose que son capitaine la dénigrant auprès de la deuxième seule personne qui ne se soit jamais intéressée à elle.
Brisée, vaincue, ce n'est qu'au petit matin qu'elle réussit à se lever, non pas pour se rendre à sa division mais dans son lit. Courbaturée, épuisée, détruite, elle ne savait plus quoi penser, ne savait plus quoi faire.
Tout venait de s'effondrer, tout ce en quoi elle croyait. Elle avait perdu confiance en tout, y compris en elle-même.
Les souvenirs affluèrent, réminiscences de moments qu'elle pensait sincère d'avec son capitaine et l'ancienne lieutenante Lisa Yadômaru. Les moments où elle lui faisait la lecture parce que Nanao avait besoin de compagnie et rechignait à lire un livre qu'elle pouvait lire elle-même. Le jour où le capitaine de la huitième division avait débarqué à l'école des shinigamis sans prévenir personne, disant venir chercher une future grande combattante. Ce jour où elle avait fait ses premiers pas dans la division alors qu'elle n'était qu'une enfant. Ce jour où elle avait remarqué que Shunsui Kyôraku semblait avoir changé, la traitant d'une manière différente, plus adulte, plus… Femme. La première fois où elle l'avait repoussé.
Toutes ces fois où elle avait été simplement heureuse d'être en sa compagnie.
Toutes les fois où il avait dit tenir à elle, la regardant droit dans les yeux.
Toutes les fois où elle avait rougi face à ses remarques et à sa proximité.
Toutes les fois où il l'avait défendu.
Toutes les fois où il l'avait sauvé.
Toutes les fois où il l'avait sauvé.
Toutes ces fois où il l'avait sauvé...
La lieutenante ouvrit subitement les yeux sans pouvoir dire à quel moment elle s'était endormie. Epuisée, elle trouva cependant la force de se relever de son lit.
Depuis combien de temps était-elle ainsi ? A ne pas bouger ?
Elle prit une douche rapide, essayant vainement de s'éclaircir les idées alors qu'exténuée, elle avait déjà du mal à garder les yeux ouverts.
Elle aimait son capitaine. Oui, de tout son cœur. Et l'homme qu'elle côtoyait depuis quelques jours… Ce n'était pas lui. Pas vraiment lui. S'il aimait jouer avec son humeur, il n'aurait jamais pu intentionnellement la blesser ainsi. Jamais son capitaine n'aurait voulu la faire souffrir. Depuis combien de siècles le connaissait-elle ?
Même fatiguée, elle ne pouvait pas douter de son raisonnement.
Elle comprit alors que jusqu'à présent, elle avait fermé les yeux sur la source de toute cette situation.
Aujourd'hui, il était temps de les ouvrir.
Même s'il ne l'aimait pas, jamais son capitaine n'aurait pu dire une chose pareille.
Jamais.
~…~
Autre part.
_ C'est impossible… Son cœur ne battait plus depuis hier soir.
_ C'est ce kidô qui nous en a donné l'impression, il faut croire qu'elle lui donne du fil à retordre.
_ Mais le capitaine Kyôraku croit qu'il l'a perdu…
_ Allez immédiatement le chercher !
_ A vos ordres Taïcho !
Unohana Retsu avait eu raison de ne pas perdre espoir.
Après tout, Ise Nanao n'était pas n'importe quelle femme.
Ise Nanao était la quatrième plus grande utilisatrice de kidô que le Gotei 13 n'ait jamais connu.
~…~
Nanao était résolue. Jamais Shunsui Kyôraku n'aurait pu jouer avec elle à ce point-là. Jamais l'homme qu'elle connaissait n'aurait pu délibérément vouloir la blesser à ce point-là.
Se dirigeant jusque chez lui où elle savait qu'il dormirait encore au vu de l'heure, elle était heureuse d'être déjà venue des dizaines de fois au domaine Kyôraku. En connaissant beaucoup de membres, elle pourrait y entrer beaucoup plus facilement que s'il lui avait fallu attendre que son capitaine ait donné son accord. Et même si celui-ci lui avait un jour spécifié qu'elle ne devait se rendre jusqu'au domaine du noble qu'en cas d'urgence, Nanao n'avait aucune hésitation.
Car clairement, il y avait une urgence.
Elle arriva rapidement devant l'imposant portail de la demeure Kyôraku. S'identifiant et annonçant immédiatement qu'elle souhaitait voir le capitaine pour une urgence, personne ne lui refusa l'entrée, d'autant plus que la plupart des domestiques la connaissaient depuis sa tendre enfance et qu'au vu de la façon dont ils n'osaient pas la regarder droit dans les yeux, elle devait vraiment faire peur.
Lorsqu'elle arriva devant la porte de sa chambre, elle inspira un grand coup. Elle devait avoir une tête affreuse, arrivait à peine à marcher normalement et une migraine menaçait de la terrasser. Ise Nanao n'était vraiment pas en état d'affronter la personne qui se trouvait de l'autre côté de la porte, l'attendant. Mais quelque chose en elle la pressait d'agir sans qu'elle ne puisse vraiment le comprendre. Quelque chose d'insistant, comme un signal lui intimait promptement qu'elle ne pouvait plus attendre. Son instinct, plus fort que jamais en ce jour, semblait avoir pris contrôle de son corps, de ses pensées.
Elle savait exactement ce qu'elle avait à faire.
_ J'entre Kyôraku Taïcho.
Elle allait l'affronter.
Elle n'avait plus aucun doute.
Il avait un problème.
_ Soixante-et-unième technique d'immobilisation : prison des six pointes de lumières ! *
~…~
_ C'est comme je te l'ai déjà dit Ise. Pour retourner d'où tu viens… Tu dois mourir.
La lieutenante n'arrivait pas à réfléchir convenablement. Blessée à de multiples endroits, faisant face à un homme qui n'avait en tout et pour tout qu'une brûlure causée par son dernier kidô, elle se sentait petite et minable.
Mourir…
D'abord intimidée par le ton qu'il employait face à elle, un ton glacial, sec, dénué de toute émotion, bien loin de celui, mielleux, auquel elle avait eu droit depuis des jours, elle avait vite fait abstraction de celui-ci. Après tout, ce n'était pas son vrai capitaine. Alors elle ne pouvait pas être blessée par le simple ton de ses paroles.
Mais… Ce qu'il ne cessait de lui annoncer depuis dix minutes…
Mourir…
Depuis le début, elle se demandait pourquoi il ne mettait pas simplement un terme à sa vie, lui qui visiblement faisait tout cela pour ça depuis une dizaine de jours. Elle avait compris maintenant.
Cet homme était fou.
Il ne voulait pas la tuer.
Il voulait qu'elle se tue elle-même.
_ Arrêtez de mentir ! Comment voulez-vous que tout redevienne comme avant si je meurs ?!
L'homme en face d'elle ricana d'une manière telle qu'elle lui en donna des frissons d'effroi.
_ Censé… Vraiment très censé comme question ! Mais quel intérêt aurais-je à mentir ?
_ Et quel intérêt auriez-vous à être sérieux ?!
_ Quoi de plus sérieux que de te dire que tu dois mourir en te transperçant le cœur si tu veux sortir d'ici ?
Elle préféra détourner le regard pour ne pas avoir à affronter le visage d'un homme pour lequel elle n'éprouvait plus aucun respect.
_ Comment ça « sortir d'ici » ? Et pourquoi tout me dire maintenant, alors que cela fait des jours que je suis coincée ici ?
L'homme qui avait le corps de son capitaine la regarda, lui souriant d'un sourire qui lui glaça le sang.
_ Parce que tu viens me le demander, quelle question !
La lieutenante le regarda abasourdie. Mais comment pouvait-elle croire une chose pareille ? Elle vit son capitaine se mettre à rire. Elle n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'elle avait devant elle une sorte de copie de l'homme qu'elle aimait.
Copie qui voulait sa mort.
_ De toute façon, qu'est-ce que je risque à te le dire ? Après tout, tu es Ise Nanao, la plus faible de tous les gradés du Seireitei.
La vice-capitaine baissa à nouveau les yeux. Comment les paroles d'un clone pouvaient-elles l'atteindre autant ?
_ Donc vous m'avez choisi parce que vous estimez que je suis la plus faible ?
_ N'est-ce pas évident ? En te tuant, je touche le Gotei 13 en entier et notamment l'homme qui risque de succéder à l'actuel capitaine-commandant. C'est-à-dire… Moi…
Sueurs Froides. Chaudes. Froides. Chaudes.
Tout mais pas sa souffrance.
Tout mais pas à cause d'elle.
_ Arrêtez…
La lieutenante ne savait plus quoi penser.
Depuis quand écoutait-elle des stupidités pareilles ? Depuis quand des mensonges avaient-il un impact sur elle ? Elle, faible ? Alors le manque de confiance de son capitaine se comprenait enfin… Elle secoua la tête, comme pour effacer de mauvais souvenirs. Non, cette partie faisait partie de son cauchemar… De son cauchemar ? Ou de la réalité ?
La lieutenante n'y comprenait plus rien. Les mains dans ses cheveux, le visage détruit, elle ne s'était jamais sentie aussi mal de toute son existence.
_ Tu vois ? Tu as beau essayer de le nier, ta réaction en est la preuve éclatante. Où une faible comme toi pourrait trouver la force de se transpercer le cœur ?
Il s'approcha lentement de la lieutenante, immobile, lui maintenant le menton d'une main, repoussant des mèches de cheveux de l'autre, susurrant à son oreille. La vice-capitaine ne bougeait pas, interdite, comme paralysée.
_ Tu es faible Ise, c'est pour ça qu'il refuse de te faire confiance. C'est pour ça… Qu'il est parti sans toi…
Il sembla à Nanao qu'une part d'elle-même se brisa.
_ Arrêtez !
La lieutenante recula.
_ Ne m'approchez pas !
_ Tu peux t'énerver autant que tu veux chaton, ça ne change rien à la réalité.
La lieutenante avait du mal à respirer, du mal à analyser. Cet homme… Comment avait-elle tenu treize jours avec quelqu'un comme lui sans se rendre compte de rien ? Jusqu'à quel point était-elle prête à nier l'évidence ?
Mais se transpercer ? Comment pouvait-elle faire une telle chose et risquer de tout perdre ?
Le sentiment d'étouffement redoubla, d'autant plus qu'elle se rendit compte que s'il avait vraiment voulu la tuer, alors elle lui avait laissé des centaines d'occasions de le faire.
Le regardant une dernière fois, elle tourna les talons, droit vers la sortie. Ise Nanao partie sans rien dire de plus, sans répliquer, sans se défendre.
Dehors, elle ne put réprimer le besoin de s'isoler loin de toute agitation, loin de tout, dans un endroit où il y aurait elle et la nature.
Elle prit son temps pour se rendre dans un tel endroit, ressassant de sombres pensées.
Risquer de tout perdre ?
Elle regarda le ciel, la beauté des étoiles, profitant du vent qui venait chatouiller son visage, inspirant à plein poumon.
A vrai dire, elle l'avait déjà perdu… Elle avait déjà tout perdu.
Dans quelle situation était-elle maintenant ?
A nouveau, les larmes menacèrent de percer, plus puissantes, plus désespérées que jamais. Se transpercer ? Comment pouvait-elle le croire ? Et il avait raison, avait-elle seulement le cran de faire une chose pareille ? Pourquoi y réfléchissait-elle d'ailleurs ? Ce n'est pas comme si elle pouvait croire un homme qui s'était enfin révélé sous son vrai jour.
La jeune femme était mal, la jeune femme avait mal.
Se suicider…
Et si cela la tuait plutôt que la sauvait ?
Se suicider…
Et si ce n'était pas elle qui devait se transpercer le cœur mais elle qui devait lui transpercer le cœur ?
Se suicider.
Comment arriverait-elle à tuer un homme de puissance de Shunsui Kyôraku ? Il n'était pas capitaine de la huitième division pour rien...
Son manque de confiance la tuait. Le fait qu'elle ne soit pas assez puissante à son goût la tuait, le fait qu'il soit peut-être mort la tuait.
Mourir ? Mais quel risque prenait-elle après tout, puisque la personne à laquelle elle tenait le plus n'était pas là, avec elle ?
Le fait qu'elle n'arrive pas plus facilement à envisager la possibilité de se suicider la tuait, le fait qu'encore une fois, on doutait de ce dont elle était capable la tuait.
Se suicider.
Ise Nanao n'avait jamais montré son zanpakutô à personne. Elle aurait pu si on l'avait fait combattre. Peut-être également avait-elle été lâche, ayant peur de montrer à quel point sa puissance au combat était faible si on lui enlevait ce qui avait fait d'elle qu'elle soit repérée par Shunsui Kyôraku.
Celui-ci pourtant avait toujours été là, bien présent, dans la manche de son kimono.
Se transpercer le cœur hein ? Que risquait-elle de perdre de plus que ce qu'elle avait déjà perdu de toute façon ? Son capitaine était, aux dires de l'imposteur, mort et elle était coincée dans un lieu dont elle ne savait même pas s'il sortait de son imagination ou d'un pouvoir quelconque du monstre qui se permettait ainsi de lui dire de se tuer. Elle n'avait ni l'envie de continuer à vivre entourée de personnes qui n'étaient pas vraiment elle-même, ni la puissance pour le tuer lui et ainsi vérifier ses dires.
Alors que risquait-elle ?
Mourir ?
Elle avait déjà perdu le plus important de toute façon.
Tremblante, elle inspira un grand coup.
Un fourreau s'écrasa au sol.
Les battements d'un cœur s'accélèrent le temps d'une seconde.
Un cri se fit entendre.
Une lame transperça la chair d'une poitrine, l'inondant d'un sang qu'elle ne pensait jamais connaître.
_ Taïcho…
Les battements d'un cœur cessèrent.
Un corps tomba au sol.
Elle avait osé.
Et pour quiconque aurait prêté attention à son corps à cet instant, il aurait pu se rendre compte des larmes continuant de couler sur le visage d'une personne qui venait pourtant de renoncer à la vie. A sa vie.
A cette vie.
~…~
_ Comment as-tu pu ? Comment est-il possible que tu es survécu !
La demoiselle ne réagit pas, comprenant avec peine que ce flot de paroles semblait lui être destiné.
_ Tu étais censé mourir. Tout était fait pour que tu meures ! En renonçant à ta vie, tu aurais aussi dû mourir !
Mais de quoi parlait-il ? Aucune émotion ne l'assaillait, baignant dans un brouillard de bien-être, la vice-capitaine entendait désormais sans comprendre les effluves de paroles qui se succédaient.
_ REPOND ! Qui es-tu vraiment Ise Nanao ?
Ise Nanao ? Qui était-ce ?
La jeune femme préféra fermer les yeux.
A coup sûr, elle faisait un mauvais rêve.
~...~
Ise Nanao ne savait pas vraiment où elle était. Etait-ce cela la mort ? Un brouillard apaisant, terriblement rassurant dans lequel elle ne souffrait plus, ne ressentait plus rien si ce n'est la tranquillité de son esprit comme de son corps ?
Nanao aurait voulu y rester pour l'éternité. Pas de douleur, pas de souffrance, pas de questions, pas de crainte, pas de regrets, pas de remords, pas de haine, pas d'amour. Rien du tout, tout simplement.
_ Nanao…
La jeune femme fronça légèrement les sourcils. Cette voix ne faisait pas partie de son parfait monde intérieur.
Décidant d'en faire abstraction, elle ne se rendit même pas compte du fait qu'elle perdait à nouveau conscience.
~...~
_ Kyôraku Taïcho, vous avez vu, j'ai réussi à ne pas tomber en utilisant mon shunpo comme vous me l'avez dit ! Vous avez vu hein ?
_ Oui, Nanao, je l'ai vu, tu es une brave petite fille, tu deviendras une grande shinigami plus tard !
_ C'est vrai ? Vous le pensez vraiment ?
_ Le capitaine ne dit jamais quelque chose qu'il ne pense pas, Ise, tu devrais le savoir maintenant.
_ Lisa ! Tu es revenue !
La petite fille souria d'un sourire contagieux alors que son capitaine sautait sur sa lieutenante.
_ Lisa-chan, comment vas-tu ?
_ Bien Taïcho. Et lâchez-moi immédiatement ! Ne pouvez-vous donc pas faire preuve d'un peu de tenue au moins en présence d'une enfant ?
_ Je ne suis plus une enfant !
_ C'est vrai Lisa-chan, Ise sait même maîtriser son shunpo maintenant !
La lieutenante la regarda étonnée.
_ Déjà ?
_ Voui ! Tu es fière de moi Lisa hein ?
_ Bien sûr que oui, félicitation Ise !
Lisa Yadomarû la prit dans ses bras, Ise Nanao riant à gorge déployée sous le regard protecteur de leur capitaine dont le sourire plus qu'affiché faisait montre du bonheur qu'il avait de voir les deux personnes auxquelles il tenait le plus être heureuses.
~...~
_ Nanao-chan…
Cette voix… Le monde intérieur de la vice-capitaine sembla soudainement beaucoup moins parfait qu'il ne l'était quelques minutes auparavant. Elle aurait reconnu cette voix entre mille, mais c'était impossible.
_ Nanao-chan…
Encore ! Cette voix lui disait quelque chose mais impossible de mettre la main sur qui la possédait. Elle ne pouvait pas… Elle ne pouvait pas encore être en train de faire un mauvais rêve hein ?
Un mauvais rêve ?
Non, elle n'avait pas rêvé la mort de son capitaine, c'était impossible. Elle avait rêvé le fait qu'il était encore vivant.
Les battements de son coeur s'accélérèrent alors qu'elle avait l'impression d'entendre des mouvements autour d'elle sans pour autant le certifier. La douleur la reprit, implacable.
Elle avait compris. Elle était en train de se réveiller et allait bientôt devoir affronter la mort de son capitaine.
Le cœur de la jeune femme s'étreignit, augmentant encore sa cadence alors que le corps de celle-ci était pris d'assaut par des frissons, sans qu'elle ne puisse rien contrôler.
_ Ise !
_ Ecartez-vous Kyôraku Taïcho, c'est votre voix qui provoque tout ça !
_ Quoi ? Mais…
_ Sortez d'ici !
~...~
Ise Nanao avait mal. Elle l'avait perdu. Pourquoi fallait-il que tout ça recommence encore ? Pourquoi devait-elle encore une fois vivre dans quelque chose de faux ? Et pourquoi n'arrivait-elle pas à vraiment en vouloir à son subconscient de se jouer ainsi d'elle ? Pourquoi malgré son acceptation, la douleur de le perdre faisait-elle aussi mal ? Elle avait besoin de lui. Elle avait besoin de ses attentions, même déplacées.
Ise Nanao avait mal, encore et toujours. Elle serait si bien si elle pouvait juste être…
Tranquille.
~…~
Au même endroit.
_ Les calmants ont fait leur effet Unohana Taïcho, Ise fukutaicho s'est endormie.
_ Bien, interdisez-lui l'accès pour les prochaines heures, je ne veux pas risquer une nouvelle crise comme celle-ci, elle est suffisamment affaiblie comme ça.
_ Lui ?
_ Kyôraku Taïcho voyons !
_ Mais…
_ Exécution Isane, je ne te le redirais pas deux fois !
_ Compris Taïcho !
Unohana Retsu soupira. Le pire était passé, désormais elle savait que la lieutenante Ise Nanao était hors de danger.
La capitaine sourit. Au fond d'elle, elle savait que tout n'était pas terminé.
Se levant, elle décida d'aller prendre un peu l'air, un léger sourire encore apparent sur ses lèvres.
Elle était pressée de voir ce qu'il se passerait par la suite.
A suivre...
*Pour ceux qui l'auraient oublié, ce Bakudô permet d'immobiliser la cible par six pointes de lumière disposés en étoile.
Je suis heureuse de vous retrouver pour cette cinquième et avant-dernière partie ! Je ne sais pas encore si je ferais un épilogue et/ou des bonus... Dites-moi si vous aimeriez avoir l'un des deux voire les deux, je verrais de mon côté si je pourrais les boucler dans un délai raisonnable !
Je suis assez contente du délai d'attente, j'ai fait au plus vite tout en essayant de ne pas amoindrir la qualité. J'espère en tout cas que cette nouvelle partie vous aura plu !
Fokusu, Himatsubushi, lili, Rukia.K13, Loupiote, j'espère que ce chapitre vous aura plus autant que les précédents ! Merci encore pour vos reviews.
En vous souhaitant une bonne lecture,
C. Kotomi
