Le voilà! Il arrive! Le chapitre tant attendu signant le retour de Kairi dans l'histoire (non, ne me tuez pas! lisez d'abord le chapitre.). Où a-t-elle atteri? Que va-t-il lui arriver? Et pour ceux qui se fichent de son sort, il y a encore quelques déboirs dans l'Organisation qui seront évoqués. Bonne Lecture!
DucanHeart:je pense que tu vas avoir ce chapitre en horreur et malheureusement, il est assez long. Ne t'en fait pas, le prochain, on parle de Sora et Riku et j'essayerais de me faire pardonner pour le martyr que je te cause.
La Tour des Mages
Triste réalité que le coeur n'accepte;
-Comment m'avez-vous appelés? demande la silouhette ombragée.
Kairi cligne bêtement des yeux à plusieurs reprises avant de les plisser pour mieux distinguer le visage de son interlocuteur. Comme si elle comprend ce que la jeune fille est en train de faire, l'inconnue se penche vers elle, révélant un visage fin et plus rond que celui de Maléfique et son teint est d'une blancheur cadavérique met en valeur ses yeux fauves qui la fixe intensément, lui faisant faire un mouvement de recul malgrés elle. Les cornes que Kairi a remarqué, ne sont rien d'autre que deux grosses broches en forme de cornes fixées dans les courts cheveux sombres, par contre son visage est marqué de veines qui resortent sur le bord des yeux et du visage.
-Qui êtes-vous? questionne la jeune fille assez impressionnée.
L'inconnue se redresse lentement, replongeant son visage dans l'ombre, mais qui reste visible aprés un temps d'accoutumence à l'obscurité et on peut y voir un léger sourire qui se forme aux commissures de ses lévres, sans doute satisfaite du petit effet qu'elle a produit sur son invitée.
-Je me nomme Edea, finit-elle par répondre. La sorciére Edea.
Un temps se passe avant que l'une des deux ne se décide à relancer la conversation. C'est la fillette qui finit par briser le silence.
-Où je suis?
-Dans la Tour des Mages.
-Et vous me voulez quoi?
A cette question, Edea penche légérement la tête sur la gauche pour souligner sa surprise.
-Il ya un probléme? s'inquiéte Kairi.
-En fait, nous espérions que vous nous diriez pourquoi et comment vous êtes venus ici, explique la sorciére. Nous vous avons trouvés profondément endormie dans l'une de nos salles et vous êtiez dans un état de fatigue et de faiblesse proche de la mort... C'est même un miracle que vous ayez émmergé de votre sommeil.
Un instant de calme se pose alors que Kairi regarde un peu partout autour d'elle en plissant les yeux pour mieux percer l'obscurité de la piéce.
-De qui parlez-vous quand vous dites "nous", finit-elle par demander en posant un regard suspicieux sur son étrange interlocutrice.
-Je commençais à espérer que vous ne poseriez jamais cette question, souligne Edea. Croyez-vous que je sois la seule à vivre dans toute une tour? C'est la Tour des Mages. Nous sommes donc plusieur à occuper les lieux. Et si vous vouliez bien vous levez, vous pourriez faire la connaissance de celui qui fait autorité ici.
Bien que légérement froisée par le sous-entendu sur l'inutilité de sa question, Kairi comprend que la sorciére ne vient pas de lui donner un conseil, mais plutôt un ordre qu'elle doit suivre dans les secondes qui suivent sa formulation. Retirant le drap qui lui recouvre encore les jambes, la jeune fille a l'agréable surprise de découvrir que sa jupe fendue rose a été remplacé par un long bas de robe noir ample et couvert de dentelles de la même couleurs. Son visage se décompose en une grimace où se méle le dégoût et le grand étonnement et elle jéte un coup d'oeil à Edea en tenant le bas de robe entre ses doigts, mais cette derniére répond à sa question avant que celle-ci ne soit formulée.
-Votre jupe était déchirée. Et c'est tout ce que posséde notre apprentie.
-Ah... L'autre n'était vraiment pas récupérable?
-Nous ne sommes pas des couturiers, rétorque Edea. Elle était fendue dans toute sa longueur.
Alors qu'elle quitte le lit et tente d'enfiler ses claquettes de plages, chose peu évidente avec une jupe qui traine sur le sol, Kairi se bloque à l'entente de cette réponse.
-Mais c'était fait exprés! réplique-t-elle avec force.
-Qu'importe! la fait taire Edea. Merlin vous attend en haut de la tour.
Arrivant à chausser ses claquettes, Kairi se redresse, non sans profiter qu'une méche de cheveux lui masque le visage pour lancer un regard assassin à la sorciére, mais cette derniére lui tourne déjà le dos et se dirige vers les ténébres qui s'étende à la limite du champ de vision de la jeune fille. Chaotant dans ses premiers pas avec cette tenue, la rouquine manque de s'étaler de tout son long sur les dalles d'ivoir sombre qui la refléte, puis finit par empoigner les bord du bas de robe, les soulever et se mettre à courir pour rattraper sa guide dans la piéce ombragée. Cette derniére progresse en core d'une vingtaine de pas avant d'arriver devant une étroite porte à double battants de bois blanc terne où elle se retourne pour faire face à Kairi qui commence à souffler comme un boeuf en trottinant difficilement.
-J'ignore qui est votre apprentie, mais elle doit pas beaucoup bouger, lance-t-elle.
Ne prennant pas compte de la remarque, Edea pose ses main aux longs ongles noirs sur les deux vantaux et murmure quelques paroles qui ont pour effet d'ouvrir la porte sur ce qui semble être un balcon fixé à l'intérieur d'un puit fait de pierres grises. Mais, quand elle s'approche de la ballustrade en pierre finement ouvragée, Kairi se rend compte qu'il y a d'autres balcons semblables situés à différents endroits de la façade et un porte de bois simple au fond du puit. En regardant en haut, elle remarque une cavité tout au sommet, sous une charpente de bois.
-C'est ça, la Tour des Mages? demande-t-elle incrédule.
Le bruit du bois qui racle le sol la fait se retourner pour voir que la porte se ferme dans son dos, Edea restant à l'intérieur de la piéce sombre. La jeune fille tente de retenir les battants de la porte, mais ils sont animés par de la magie et elle ne peut rien faire que se jeter sur le bois et taper du poing dessus.
-Eh! Me laissais pas seule, crie-t-elle à l'attention de la sorciére. Comment je fais pour aller voir ce Merlin?
-Voyez-vous le trou dans la ballustrade? demande la voix étouffé d'Edea.
En se retournant, Kairi aperçoit effectivement que l'ouvrage de pierre est persée en son centre de façon à ce qu'une personne puisse s'y tenir.
-Oui, répond la rouquine d'une petite voix.
-C'est ce qu'on appele un palier.
Kairi attend un court instant que l'explication suive, mais elle n'obtient qu'un silence prolongé.
-Et? finit-elle par ajouter.
-Et il serait grand temps pour vous que vous appreniez à vous débrouiller sans qu'on vous tienne la main, dit la voix sarcastique de la sorciére à travers le bois.
-Mais je pensais que vous m'indiqueriez où je dois aller, supplie la gamine au désespoir devant la porte.
-En haut, répond Edea. Toute instance dirigeante, quelqu'elle soit, se trouve toujours au plus haut où on ne peut les atteindre.
Le silence tombe dans la tour alors que Kairi reste encore plaquée contre la porte dans l'attente peut-être d'un revirement de la sorciére qui daigne la conduire jusqu'à Merlin, mais quelques minute d'attente veine et le bruit de pas s'éloignant dans la piéce la force à se détacher des panneaux de bois pour s'approcher du palier. Elle se penche légérement pour distinguer le sol à environ une trentaine de métres plus bas. Elle remarque aussi que le long puit formant l'intérieur de la tour est baignée d'une douce lumiére claire comme en plein jour sans qu'il n'y aie la moindre fenêtre ou infractuosité pour la laisser filtrer. A par ça, la rouquine ne peut que s'assir sur le rebort du balcon en posant son visage dans les paumes de ses mains et en poussant un gros soupir.
-Aller chez Merlin, murmure-t-elle pour elle-même.
Sans que Kairi ne comprenne vraiment ce qui se passe, des marches d'escaliers apparaissent sous ses pieds, la remettant debout sans qu'elle ne puisse assurer son équilibre, ce qui la fait vaciller et chuter sur le côté. C'est sans gravité dans un escalier pourvu d'une rampe, ce qui ne s'avére pas être le cas de celui-ci qui n'est autre qu'une suite de fines marches flottantes qui s'élévent de maniére hélicoïdale. Réagissant aussi vite que lui permet la surprise, la jeune fille s'agrippe au rebord d'une marche avec quatre doigts de sa main droite, mais, aprés un temps de calme, l'escalier se remet en branle et devient hélicoïdale vers le bas, en passant juste en dessous d'elle. Aprés une rapide estimation de la hauteur, Kairi se laisse choir sur les marches en dessous d'elle et manque de perdre l'équilibre et de dévaler tout l'escalier en roulade. Ou du moins, de le dévaler jusqu'au prochain virage...
-Mais qu'est-ce qui se passe ici?! finit-elle par dire aprés avoir réussi à reprendre une position dressée et équilibrée. Pourquoi je suis ici?! Je veux rentrer à Destiny Island!
Comme obéissant à la volonté d'un esprit particuliérement joueur et taquin, l'escalier se mue instantanément en un toboggan suivant le même trajet qui conduit une Kairi terrorisée et hurlant à plein poumon au niveau du sol, juste devant la porte en bois. A peine la jeune fille a le derriére sur les pierres froides du sol que le tobbogan se volatilise aussi subitement qu'il s'est matérialisé, la laissant dans un état d'ahurissement qui lui fait écarquiller les yeux derriére les méches de cheveux en désordre lui masquant une partie du visage. Aprés s'être rendu plus présentable d'un rapide passage de la main droite dans ses cheveux, elle se léve, avance jusqu'à la petite porte étroite et voutée faite en bois et saisit l'anse en fer qui fait office de poignée. Elle a alors la désagréable surprise de constater qu'aprés plusieurs tentatives pour faire pivoter le vantail sur ses gonds, la porte reste obstinément close à toute volonté de s'ouvrir pour la laisser sortir. Jugeant l'objet d'un regard noir, Kairi recule pour tenter d'avoir une vue d'ensemble de la structure, mais elle heurte quelque chose positionné dans son dos, ce qui n'est pas censé être le cas, et la saisie par les épaules de ses longs doigts d'écailles rougeâtre de la taille d'un bras de la jeune fille.
-Mais qu'avons-nous là, mes chéres? demande une voix hautaine au-dessus de la tête de Kairi. Une petite Sans-Coeur perdue?
-Oh non! geint une petite voix fluette. Les Sans-Coeur me font peur. Ils sont si méchant.
-Allons, allons! Vous ne remarquez pas que cette petite est terrorisée, lance une voix tonitruante avec un trémolo joyeux. Il faut un coeur pour avoir peur. Ce n'est sans doute pas un Sans-Coeur.
-C'est vrai, remarque la voix hautaine. Mais alors, qu'est-elle?
Le subit lourd silence qui s'abat, permet à Kairi, tremblante de terreur, de tourner légérement la tête vers l'arriére pour voir de qui il retourne. Elle aperçoit alors un trio géant de femmes déguisées en insecte ou d'insecte qui se sont humanisés. Celle qui la tient par les épaules a un physique semblable à ses doigts: long et fin, semblable à une mante religieuse de trois métres de haut avec le charmant visage pâle d'une femme sévére au court cheveux roux de feu comme tête. A sa droite, se tient en arriére, presque caché, une abeille humanoïde au visage de gamine boudeuse, tandis qu'à gauche se déploie une impressionnante coccinelle bleutée au visage presque aussi rond que son corps et arborant un sourire joyeux avec ses épaisses lévres rouges.
-Bonjour, dit Kairi avec un signe de la main auquel elles ne répondent pas. L'une d'entre vous est Merlin?
D'un même mouvement, les trois femmes-insecte rapprochent leurs visages de la gamine en faisant de gros yeux et cette derniére resent une vive douleur aux épaules quand les longs doigts rafermissent leur prise.
-Que viens-tu de dire? interroge la mante en la fixant d'un impérieux regard noir.
-Elle vient de me traiter de vielle! piaille l'abeille à côté. Je savais que c'était une Sans-Coeur! C'est bien un de leurs vilains tours!
-Non! C'est pas...
Mais Kairi n'a pas le temps de se justifier que la mante la retourné face à elle et la souléve de ses deux mains jusqu'à hauteur de son visage tout en resserant son étreinte qui s'est déplacée des épaules à la cage thoracique. Elle tente une fois de plus de s'expliquer, mais le souffle lui manque déjà et elle ne peut que tousser à chaque fois qu'elle ouvre la bouche. Pourtant, la femme-insecte finit par relâcher son étreinte, non sans garder un regard assassin.
-Ce n'est pas une Sans-Coeur, conclut-elle.
-C'est ce que j'aie dit, lance la coccinelle.
-Qu'est-ce qui qui te fait croire ça? demande l'abeille en arborant une moue qui fait un curieux mélange de la suspition et de la bouderie.
-A commencer qu'elle tentait de sortir de la tour et non d'y rentrer.
-Je ne vois pas le rapport, intervient la grosse coccinelle.
-Nous sommes là pour éviter toute intrusion de Sans-Coeur. Si elle a réussi à entrer, cela veut dire que nous avons échoué. Ou du moins vous avez échoué.
-Mais pas du tout, puisque ce n'est pas une Sans-Coeur! réplique l'abeille piquée au vif par la remarque.
-Evidemment puisqu'elle a un coeur, rétorque la mante.
-Ah bon? s'étonne la coccinelle tout sourire.
Aprés cet échange verbale quelque peu étrange, les trois femmes-insecte se penchent avec attention sur Kairi qui arrive à respirer à présent.
-Je m'appelle Kairi. Je viens de Destiny Island et je dois voir Merlin. Vous pouvez me conduire à lui?
Dire que la grande mante repose la rouquine au sol est nier le fait qu'elle la laisse choir sur le sol et que la jeune fille se réceptionne sur ses deux jambes par miracle, surtout avec ce bas de robe trop ample qui se prend dans ses jambes. Reculant d'un pas, la femme-insecte s'aligne avec ses deux amies et toutes trois la fixe comme c'est une saleté sur le sol particuliérement repoussante à regarder.
-Quelle outrecuidance tu as de demander de l'aide aux trois soeurs Magus comme si nous étions tes servantes! s'exclame-t-elle d'une voix forte qui résonne dans le puit. Il nous suffit d'un doigt pour t'écraser et tu oses nous prendre de haut!
-Pourquoi perds-tu ton temps à lui parler, rétorque l'abeille. Puisqu'elle demande de l'aide à des inconnues avec autant de suffisance, laissons la se débrouiller toute seule.
-Bonne idée! lance joyeusement la coccinelle. Allons manger!
-Non, attendez! supplie la jeune fille. Aidez-moi, je vous en prie!
Ces derniers mots font stopper net les trois soeurs en train de s'envoler. Elles reviennent vers la rouquine désespérée et semblent attendre qu'elle dise quelque chose, mais Kairi reste silencieuse avant qu'un éclaire de lucidité n'intervienne sur sa personne.
-Vous qui êtes si grande, majestueuse, parfaite et bienveillante, vous ne laissez pas une aussi faible créature que moi dans cette état d'appitoiment qui fait naître en vous ce sentiment de bonté qui vous sépare des autres vivants, poursuit subitement la jeune fille sur un ton mielleux.
Les trois Magus se concertent du regard, puis la mante prend la parole.
-Oh! Il est vrai que notre bonté pour les êtres qui nous sont inférieurs, nous étonne parfois nous-même...
-Surtout vous, Dame..., enchaine rapidement Kairi.
-Sandy.
-Dame Sandy, répéte la jeune fille en inclinant respectueusement le buste. Vous êtes de loin la plus gentille de votre trio.
Cette déclaration fait faire la grimace à la volumineuse coccinelle, tandis que l'abeille qui semble avoir en permanence la moue boudeuse, gromelle dans ses bajoues qui se forment sous l'effet d'une frustration refoulée.
-Je ne suis pas d'accord! tonne la coccinelle. Je sais être aussi gentille que toi!
-Allons, Cindy, dit calmement Sandy à sa soeur. Tu dois connaître la différence entre savoir quelque chose et savoir quelque chose et le mettre en pratique. C'est ce qui nous différencie. Plus le fait que je suis plus belle et plus vertueuse...
Alors que les deux femmes-insecte commencent à partir dans un débat houleux, Kairi se met à sourire sous le couvert de sa posture inclinée.
-Pour savoir laquelle de vous deux est la plus gentille, lance-t-elle en se redressant. Il suffirait de désigner celle qui m'emménera jusqu'à Merlin.
Cette proposition de départagement a l'avantage, dans un premier temps, de faire cesser la discution entre Cindy et Sandy qui commencent à vraiment se monter le bourichon. Dans un second temps, la mante et la coccinelle portent leur attention sur la rouquine avant de ce défier du regard, tandis que l'enjeu de ce duel occulaire les fixe comme si elles sa vie dépend de leur choix. Pourtant, alors que le silence s'est posé, un bourdonnement attire l'attention des deux femmes-insecte et de Kairi qui se retrouve enlevée par un éclaire orange et jaune qui tourne un temps autour de Sandy et Cindy en émettant un son de langue que l'on tire, avant de se lancer dans un piquet ascendant au centre du puit. Avant qu'elles n'aient pu comprendre ce qui s'est passé, la mante et la coccinelle se fixent d'un air étonné.
-C'était Mindy? demande Cindy.
-Je vois pas qui ça peut être d'autre, répond Sandy.
Les deux soeurs baissent la tête en émettant un profond soupir, avant de la basculer en arriére, le visage dirigé vers le sommet de la tour.
-Tu nous payeras cette traitrise, Mindy! lancent-elles à l'unisson.
***
Aprés avoir créé six salles, les dix membres de l'Organisation arrivent au pied de l'escalier qui méne au dernier palier du manoir et où se trouve la salle de réunion comportant les hauts siéges plus ou moins élevés selon la réussite dans ses missons de son posséceur.
-A votre avis, on doit encore laisser un siége pour les traitres, lance soudainement le numéro II.
-Ne relance pas ce sujet, Xigbar, intervient Xaldin. Nous allons en réunion pour le moment.
-Mais justement! Je compte bien toucher deux mots sur ces trahisons à Xenmas.!
-Le Supérieur, corrige Saix.
Xigbar qui marche en tête du groupe avec Xaldin, lance un regard autoritaire au numéro VII comme pour lui reprocher son existance même.
-Supérieur... Supérieur... Supérieur à qui? Grogne-t-il. Il a échoué, comme nous, contre un morveux. Et c'est pas grâce à lui qu'on peut encore en parler. On devrait être du grand rien du tout à l'heure qu'il est...
-C'est marrant, mais j'aie aucun souvenir de ce que ça fait de mourir en tant que Nobody, interrompt Demyx. En même temps, je ne me souviens pas de ce que ça fait de mourir en tant que personne.
-Si tu était pareil de ton vivant, ça a fait beaucoup de bien à ton entourage, persiffle Larxene.
-Je pense que c'est la même chose pour le cas des traitres, hein, numéro XII? raille à son tour Xigbar.
Il lance cette réplique au moment où il commence à monter les escaliers et jette un coup de son oeil unique par dessus son épaule à l'interessée qui le soutient avec une moue dure et froide.
-Ayez au moins l'obligeance de ne pas vous étriper, interfére Xaldin. Et n'abordez ce sujet qu'une fois qu...
Le numéro III de l'Organisation laisse la suite de sa phrase mourir dans sa gorge tandis qu'il vient d'ouvrir la double porte donnant sur la salle de réunion, grande piéce circulaire imaculée qui contient normalement treize haut fauteilles, mais qui n'est, pour l'heure, occupée que des trois derniers membres du treiziéme Ordre. Xenmas, Vexen et Zexion se trouvent au centre de l'endroit, trop occupés à une discusion pour remarquer l'arrivée de leurs confréres. Aprés avoir réussi à faire bouger Xigbar et Xaldin qui ouvre la marche et se sont littéralement figés sur place en remarquant l'abscence du mobilier, le reste du groupe de Nobody fait sont entrée, chacun restant muet de stupeur devant le vide de l'endroit, sauf Axel qui entre un peu avant Roxas.
-Waouh! Les réunions vont être moins confortable!
Cette remarque améne les trois membres présents à prendre conscience de l'arrivée de leurs semblables et leur découverte de l'abscence de certains éléments habituellement attachés à l'endroit.
-Nous nous passerons de tes commentaires sans intérêt, numéro VIII, lance froidement Vexen.
Alors qu'Axel hausse les épaules et soupir à cette remarque, Xaldin, Xigbar, Lexaeus et Saix viennent à la rencontre du Supérieur.
-Que s'est-il passé, Supérieur? demande le numéro VII.
-Il semble que les nouveaux membres ont "empreinté à long termes" une partie du mobilier des étages du manoir et cela malgrés l'interdiction formelle d'y venir, explique calmement Xenmas.
-Et t'as rien fais pour les arrêter! s'emporte Xigbar.
Cette réplique est pour effet de jeter un froid sur le concil de Nobody où Xaldin se couvre le visage de la main, Lexaeus soupir pronfondément, Saix assassine le numéro II du regard, Vexen et Zexion le fixe comme un étrange spécimen et Xenmas hausse un sourcil de surprise.
-J'aie l'impression que le respect se perd, ajoute-t-il en durcissant sont regard.
-Trois des nouveaux membres nous ont dit qu'il y avait eu des tentatives de coup d'état au sein de l'Organisation et numéro II nous considére tous comme plus digne de sa confiance, explique alors Saix sans lacher Xigbar du regard.
Le Supérieur pousse un profond soupir en penchant la tête, puis se remet droit.
-Nous verrons cela plus tard. Pour l'heure nous avons une réunion à tenir et pas de salle adéquat pour cela.
-Pourquoi ne pas retourner au salon que nous avons aménagé au troisiéme étage? suggére Luxord qui s'est rapproché du groupe en silence et qui semble follement s'amuser avec son paquet de cartes.
-Effectivement, c'est ce qui me semble le plus approprier à faire, conclut Xenmas. Allez donc rassembler le reste du groupe.
Alors que le numéro X s'en retourne nonchalament vers ses collégues restés en arriére, Xenmas se décale sur le côté et tend la paume de sa main gauche devant lui, comme s'il tente de stopper une chose invisible qui lui vient dessus, et instantannément une sombre tâche apparait du néant et s'étend jusqu'à atteindre la taille d'une porte.
-Aprés vous, lance le Supérieur en rabaissant le bras et en s'effaçant pour laisser passer les autres.
Alors que la premiére vague de Nobody pénétre dans le Portail des Ténébres, Luxord revient avec les membres restant.
-Ca valait vraiment la peine de faire tout le chemin pour rien, lance Axel avant de faire profil bas devant le regard d'ambre de Xenmas qui le suit jusqu'à ce qu'il entre dans le portail. Enfin, moi, ce que j'en dis...
Roxas le suit sous le même regard inquisiteur tandis que Luxord et Demyx avancent sans que le numéro I ne se préoccupe de leurs existances, son regard s'orientant plutôt vers les deux derniers membres qui s'avancent avec une certaine prudence. Par méfiance ou par galenterie, Marluxia céde le pas à Larxene qui avance d'un pas décidé vers le portail tout en soutenant le regard fauve du Supérieur qui aborde un petit sourire froid quand elle arrive à ça auteur.
-Plutôt que de jouer la farouche, dépêche-toi de rejoindre les autres, dit-il en se mouvant dans son dos de façon à s'interposer entre elle et le numéro XI.
Comprenant que le Supérieur tente de s'isoler en tête-à-tête avec Marluxia sans savoir ce qu'il compte faire, Larxene matérialise ses kunaïs et tente de lui en lancer quatre en même temps qu'elle effectue un volte-face, mais une main vient la pousser au creux des reins, lui faisant franchir les quelques métres qui la séparent du portail et elle n'a le temps que de voir le visage de Marluxia qui l'a poussé et d'entendre une phrase à son adresse.
-Dit aux autres qu'on arrive bientôt, lance le numéro XI avant que le portail ne se ferme sur sa partenaire.
Resté en retrait, Xenmas fixe un temps le dos du Nobody qui continue de regardé à l'endroit où a été materilisé le portail.
-Je vois qu'Axel n'est pas le seul à avoir une attitude protectrice envers un autre membre, dit finalement le Supérieur.
-Ce n'est pas ce que vous croyez, rétorque Marluxia en se retournant pour lui faire face. Je considére qu'elle n'avais pas à agir dans notre entretient.
-Mais elle a agi pour te protéger, non? demande Xenmas. Ce n'est pas forcément à toi que s'adressait ma remarque.
-Que veux-tu? coupe le numéro XI visiblement géné par la réplique de son interlocuteur. Te débarasser de moi?
-Il aurait mieux valu que je supprime la numéro XII aussi, non? fait-il remarquer. Mais l'heure n'est pas à réduire nos effectifs. Néanmoins, il y a une question qui me travail depuis longtemps.
Marluxia reste droit et impassible quand Xenmas aménage un moment de suspence dont il a le secret et où il marche dans un espace imaginaire en tenant son menton de sa main droite tandis que la gauche se trouve dans son dos.
-Pourquoi? finit-il par dire. Pourquoi voulais-tu prendre le contrôle du treiziéme Ordre? Dans quel but?
-Qui sait? rétorque le numéro XI nargueur. Peut-être pour la même raison que tu l'a créé. Peut-être pour un autre but. Peut-être pour le simple fait de te ravir le pouvoir.
-Et si je t'offrais le contrôle de l'Organisation? lance apruptement Xenmas.
Marluxia fixe alors le numéro I comme s'il essaye de le jauger, les yeux plisser pour tenter de définir s'il s'agit d'une blague.
-Les autres nous attendent, finit-il par répondre.
Xenmas le regarde droit dans les yeux un temps avant de retendre sa main devant lui.
***
Aprés un rapide vol ascencionnel, Mindy atteint le palier le plus haut, situé à l'intérieur de la cavité du sommet, et s'y pose en douceur en faisant attention de ménager sa passagére qu'elle tient de ses deux mains par la taille. Légérement destabilisée, Kairi met un pied peu assuré sur les dalles, manque de s'étaller de tout son long, se redresse et prend un temps pour assurer son équilibre avant de faire volte-face vers la Magus.
-Wahou! s'exclame-t-elle. C'était... Trés excitant! Non! En fait, c'était géniale!
-Alors? coupe l'abeille en croisant les bras et en dirigeant sa bouille boudeuse dans une autre direction. C'est qui la plus gentille?
Sans prévenir, la jeune fille se jéte contre son ventre et lui enserre la taille.
-Vous êtes la plus gentille! dit-elle. Mais je ne sais toujours pas votre nom.
-Euh... Mindy, répond la Magus visiblement génée par cette étreinte amicale qu'elle tente de repousser de la maniére la plus délicate possible.
-Merci, Mindy. Même si c'était rien pour toi, moi j'aie vraiment apprécié cet instant de vol. Ca m'a remonté le moral.
Pendant un temps, l'abeille cesse ses tentatives pour échapper à l'étreinte de Kairi et la fixe presque tendrement, avant de se ressaisir.
-Oui, bon, ça va maintenant! lance-t-elle en se séparant de force. Merlin, c'est la porte juste devant toi! J'aie pas que ça à faire!
-Je me doute bien, réplique la jeune fille en recoiffant des méches folles qui se sont créees pendant le vol. Mais c'est déjà plus que tout ce qu'on put faire les autres habitants de cette tour que j'aie rencontré. Mais je tiens quand même à m'excuser d'avoir dû user de la flaterie pour vous contraindre à m'amener ici, car je ne suis pas capable de me débrouiller seule.
Mindy qui a repris son envol, se stabilise dans un vol stationnaire où elle fait balancer son corps dans un mouvement de métronome qui suit le rythme de ses battements d'ailes.
-C'est vrai que je ne suis qu'une gamine incapable de faire quoi que ce soit par moi-même et qui se repose sur ses amis. Je leur aie créé tellement de problémes. Si je n'avais pas échoué à Destiny Island, peut-être que ils n'en seraient pas là maintenant, à parcourir des mondes et à risquer leurs vies. Pour une fois, j'aimerais servir à quelque chose, ne pas rester bêtement en arriére à attendre que Sora ou Riku me viennent en aide, mais qu'est-ce que je peux faire?
Alors qu'elle débite son monologue, la main droite de Kairi s'illumine d'une faible lueur qui attire le regard de Mindy, mais cette derniére n'a pas le temps de détailler la chose qu'elle se volatilise quand la jeune fille porte sa main à son visage pour essuyer un début de larmes.
-Et voila! s'exclame-t-elle. Je commence à pleurer. Non, il faut que je me resaisisse! Allons voir ce Merlin!
Ceci étant dit, elle tourne les talons en direction de la porte en vieux bois de chêne verni et s'appréte à cogner sur le pannaux quand une voix provenant de l'autre côté l'arrête.
-Entre, c'est ouvert.
Le regain d'assurance de Kairi flanche légérement sur le coup. Elle jéte un coup d'oeil derriére elle où Mindy a reposé pied à terre et celle-ci l'invite à entrer dans la salle de Merlin d'un signe de la tête. Un peu hésitante, la jeune fille s'appréte à pousser le pannaux de bois quand la voix ce fait encore entendre.
- N'ais crainte, je ne te veux pas de mal. Et il faut tirer pour entrer.
Encore plus surprise par ce conseil, la rouquine change de position et tire le vantail pour entrer dans une piéce qui n'est autre qu'un véritable capharnahüm de bibliothéque ployant sous le poid des livres qui y sont entassés, coffres allant jusqu'à vomir leur contenu et une table basse parfaitement dégagée, logée entre deux fauteuils de velour rouge à haut dossiers, où repose un service à thé en porcelaine visiblement en attente pour deux personnes baigné par la douce lueur d'une unique chandelle, seule source de lumiére de l'endroit.
-Assis-toi, j'arrive dans quelques secondes, dit une voix en provenance d'un sombre recoin de livres.
Kairi fait quelques pas, laissant la porte se refermer d'elle-même en grinçant, et penche son buste en avant pour tenter de distinguer son mystérieux interlocuteur tout en évitant de trop s'exposer. Prés de la seule fenêtre de la piéce, elle distingue un homme âgé dont le visage se perd entre ses courts cheveux blanc et sa longue barbe de la même teinte, laissant juste assez d'espace pour son nez sur lequel repose une paire de bicicle dérriére lesquelles se terrent deux petits yeux sombres manifestement trés concentrés sur un point derriére un pile de livres et de documents. L'homme est vêtu d'une grande robe d'un bleu azur délavé et il tient dans sa main un chapeau pointu usé et sans bords de la même couleur.
-Les autres tasses sont dans le buffet à côté de la porte, lance-t-il soudain d'une voix fluette.
Surprise par cette soudaine déclaration, Kairi a un mouvement de recul qui lui fait cogner la table basse où une tasse tombe et se brise sur le plancher.
-Ah... Euh... Désolé, s'excuse-t-elle.
-Ce n'est rien ça devais arriver, lui répond Merlin.
Génée, la jeune fille tente de ramasser les débrits de porcelaine, mais un balai pourvu de deux bras et sorti de nulle part la repousse et se met à la tâche. Légérement prise au dépourvue, elle va vers le buffet à côté de la porte d'entrée, l'ouvre et en sort une tasse identique à celle qui vient de se briser. Elle la dispose sur la table et décide de s'asseoir bien gentiment dans le fauteuil le plus proche. Pendant quelques secondes encore, le mage tient sa pose de grand chasseur dans l'angle de la piéce, puis d'un mouvement bref, il abat son chapeau pointu devant lui, faisant sursauter son invitée.
-Je te tiens, dit-il d'un ton sévére.
D'un pas calme et serain, il vient à la petite table où il s'asseoit dans le fauteuil libre en face de Kairi, tenant l'ouverture de son chapeau hermétiquement fermée grâce à sa main droite tandis que la gauche soupése la chose vivante qui est prisonniére du couvre-chef.
-Excuse-le, reprend le vieil homme. Il est un tantinet timide et ta visite le met dans tous ses états. J'espére juste qu'il ne s'est pas renversé.
Sans trop vraiment comprendre pourquoi, Kairi acquiéce de la tête, ne sachant pas que regarder: le vieil homme où la chose vivante qui remue dans le bonnet?
-Allez, sorts! reprend Merlin en douceur alors qu'il positionne délicatement son chapeau de maniére à ce que la créature à l'intérieur puise tenir sur... Ce qui est censé lui permettre de tenir.
Aprés quelques secondes d'attente, le bord du bonnet se souléve délicatement, laissant apparaître à la vue de tous un sucrier doué de vie, armé de sa cuillére qu'il tient contre lui comme son bien le plus précieux. Kairi rest bouche bée devant une telle chose et Merlin pousse gentiment l'objet du bout des doigts pour l'encourager à avancer. Effectuant de petit saut, le sucrier se positionne devant la tasse de la jeune fille, prend son ouvercle et la salue d'une coubette à laquelle elle répond, bien que prise au dépourvue, par un mouvement de la tête. Pendant les présentations, Merlin a pris la théiére et remplit la tasse de la rouquine.
-Dit-lui juste "assez" quand tu trouves que c'est suffisement sucré à ton goût, lui conseille-t-il.
Kairi ne peux s'empêcher de lui lancer un regard perplexe qui finit par exprimer de la surprise et de l'amusement en voyant le sucrier soulever son couvercle, prendre une cuillére de sucre et la déposer dans sa tasse avant de réhitérer l'opération.
-Assez, dit gentiment la jeune fille aprés la deuxiéme fois.
Le sucrier repose son couvercle et se dirige vers la tasse du mage où il exécute les même gestes jusqu'à ce qu'on l'arréte au douziéme mouvement.
-Bien, dit Merlin. Pardonne ma brusquerie, mais j'aimerais savoir comment tu es arrivé ici, Kairi?
La jeune fille, en train de boire son thé, fixe un moment le vieil homme par dessus le rebord de sa tasse avant de répondre.
-Je ne sais pas. Je ne sais même pas ce qui s'est passé quand ça s'est produit...
-Destiny Island a été attaqué et détruite par des êtres de peu de scrupules, lâche le mage avec un air grave.
La rouquine avale bruyament et difficilement une gorgée de thé à l'écoute de la nouvelle.
-Comment?
-Ils ne se sont pas contentés d'attaquer. Il on détruit les deux îles qui formaient le d'origine de Sora et Riku, continue Merlin.
Les bras tremblants, Kairi repose sa tasse sur la table et, d'un geste brusque, saisit le bas de robe noir au niveau de ses genoux, alors que ses yeux écarquillés se focalisent sur un point indistinct de la table.
-Ils ont... commence-t-elle d'une faible et chevrotante. Non, ce n'est pas possible... Comment peut-on détruire une île comme ça en une nuit?
-En ayant recours aux pouvoirs des Ténébres, répond Merlin sans être solicité.
-C'est affreux... Affreux, poursuit la jeune fille dans le même état de détresse. Selphie... Tidus... Wakka...
Alors qu'elle resert les poings sur ses genoux, la main de Merlin qui a quitté sa place pour se rapprocher d'elle, se pose doucement sur son épaule.
-Je sais que tu vas me trouver bien cruel, mais je ne pense pas que tu sois une personne à qui il faut voiler la vérité ou tenter de lui adoucir la gravité des événements qui la touchent. Archiméde!
Accroché au mur entre deux bibliothéques débordante de documents, un perchoir ayant la forme d'une petite maison dans le style bavarois se met à gigoter dangereusement, menaçant de se décrocher et de se fracasser au sol, tandis que son locataire tente de s'en extirper sans y laisser trop de plume. Aprés un laborieux exercice de contortioniste, un hiboux brun avec une petite barbichette grise sous le bec et de grands yeux jaunes s'ébrout sur son perchoir avant de prendre son envol vers le dossier du fauteuil libre.
-Qu'est-ce qu'il y a encore? lance-t-il d'une voix grincheuse.
-Je pense que cette jeune fille va avoir besoin de temps pour accepter la réalité et il serait bien que tu la conduise dans le Dortoir où elle pourra y trouver de quoi se reposer, explique le mage à son hibou.
Alors qu'il fournit toute les directives de précaution à son volatile, il empoigne doucementle bras de Kairi qui se léve et marche, mais d'une façon mécanique, le regard vide de toute vie. La conduisant jusqu'à la porte, Merlin pousse le panneaux de bois qui heurte Mindy qui a tout écouté derriére le pannaux de bois.
-Oh! excusez-moi, mademoiselle Magus, mais puisque vous semblez si sensible au sort de notre invitée, veuillez l'accompagner au Dortoir avec Archiméde.
L'abeille, se frottant le visage assise sur le sol, baisse ses mains pour lancer un regard courroucé au mage avant de reprendre son habituelle moue contrariée en observant Kairi qui dont la tête est baissée et ne semble tenir debout que par le soutient de Merlin. Le vieux vient alors se poser sur l'épaule du mage.
-Si tu savais qu'elle était derriére la porte, tu aurais pu éviter de lui ouvrir dessus, lance-t-il. Tu sais bien qu'elles sont extrêmement suceptible.
-Vous avez abîmez mon beau visage! s'emporte soudain Mindy, comme si elle vient de se souvenir qu'elle doit se montrer désagréable. Et vous voulez m'importuner avec VOS problémes! Eh ben, trouvez-vous quelqu'un d'autre!!!
Aprés s'être relevée et avoir adressée un signe de mépris en redressant snobement la tête, la femme-insecte leur tourne le dos et prend son envol.
-Laissez, murmure Kairi en redressant la tête. Je vais y aller par moi-même, si les escaliers le veulent bien...
-Ce n'est pas compliqué quand on connais l'astuce, intervient aussitôt Archiméde en prennant son envol de l'épaule de Merlin pour passer sur celle de la jeune fille. Il faut dire sa destinetion quand on est sur le palier et surtout rester concentré dessus, sinon les escalier deviennent incontrôlable.
-C'est bon à savoir.
Se libérant du soutient de Merlin en le remerciant, la rouquine s'approche de l'espace dans la balustrade de pierre et regarde vers le bas.
-Au... Euh... Au Dortoir, dit-elle.
Aussitôt, un toboggan se met en place de maniére hélicoïdale jusqu'à un palier situé environ au milieu de la tour. Peu rassurée et sans doute encore sous le coup de l'émotion que lui a donné sa premiére descente sur ces rampes magiques, la jeune fille s'assie tant bien que mal sur le rebord de pierre du palier, le long bas de robe la génant un peu, et prend son souffle.
-C'est parti! lance-t-elle en se donnant une impulsion pour glisser et en s'éloignant à vive allure.
***
-Je le crois pas! explose Axel. Il nous a réunis pour nous dire qu'on allait avoir de nouveaux Similis! Xenmas se moque de nous ou quoi! Il aurait pu au moins nous donner une activité!
La réunion s'est en fait soldée par l'annonce de la création de nouveaux Similis pour chaque membre par le groupe scientifique ainsi que la composition de ce dernier. Aprés quoi, les Nobody restant ont pris congés de la salle de réunion improvisée dans le salon et s'en sont retournée à leur principale activité depuis leur resurection: faire paressesement le tour des étages du manoir, s'amuser à créer des salles à l'aide des promesses ou rester vautré dans un fauteuil ou un lit en attendant que le temps passe.
-Vous êtes pas d'accord avec moi, les gars? renchérit le numéro VIII.
Marchant légérement devant lui, Roxas et Marluxia se dirigent en silence vers les chambres et aucun des deux ne répond à la demande d'Axel qui accélére le pas pour les rattraper.
-Z'en faites des tronches. Y' a quelque chose qui vous défrise?
-Si on ne tient pas compte de tes bavardages incessant, je trouve ça plutot louche qu'on aie besoin de nouveaux Similis, finit par intervenir Marluxia.
-Xenmas a dit que c'est à cause du risque que l'autre Organisation manipule les Similis pour qu'ils agissent contre nous, enchaine Roxas.
Le numéro XI fronce les sourcils.
-Même, on suit le plan de X comme s'il avait raison.
S'interposant entre les deux Nobody, Axel y va de son petit commentaire.
-Ahah! Peur d'avoir un rival, monsieur le maître du Manoir Oblivion?
-Tu ne penses pas que quelqu'un venu de nul part te raméne à l'existance sans avoir un plan derriére la tête? lui demande Marluxia en esquivant la taquinerie. Xenmas n'est plus le même depuis qu'il est là.
-C'est en rapport avec l'entretien que vous avez eu? questionne à son tour Roxas.
Le Nobody jéte un regard au jeune garçon, mais se dernier se contente d'avancer en regardant droit devant lui, le regard dans le vague. Le silence retombe sur le groupe tandis qu'il enfile les couloirs et les escaliers qui se sont multipliés dans le manoir jusqu'à obtenir treize étages différents, puis ils arrivent à l'étage des chambres qui se compose de trois couloirs, le premier étant un long espace étroit qui en relie deux autres où se trouvent les portes des chambres de chaque membres alternativement d'un côté ou de l'autre du mur. Le couloir de droite regroupant seulement les appartements des fondateurs, les trois Nobody se dirigent vers la gauche où se trouvent leurs chambres. Arrivés dans le couloir, ils le remontent toujours en silence, chaqu'un s'arrêtant devant la porte où est gravé son numéro. Posant la main sur la poignée imaculée de la porte qui l'est tout autant, Roxas lance un regar sur sa gauche, vers la fin du couloir, comme si quelque chose a attiré son regard.
-Un probléme, Roxas? l'interpéle Axel qui ne l'a pas laché du regard depuis qu'il s'est arrêté devant sa chambre.
Le numéro XIII se retourne vers son congénére, remarquant au passage que Marluxia est lui aussi encore dans le couloir et qu'il fixe la porte entre leur deux chambres, sur le mur d'en face, gravée du numéro XII.
-Rien, répond le garçon avec un air qu'il veut rassurant. J' aie juste l'impression qu'il y a quelque chose de bizarre...
-Comment ça? interrompt le numéro XI en détachant son regard de la porte de Larxene et en le reportant dans celui d'azur du garçon.
-Je sais pas, poursuit ce dernier. C'est comme si... Quelque chose au fond de moi qui me dit d'aller par là.
Il désigne alors le fond du couloir ou, plus précisemment, le mur d'en face, un peu plus loin, à l'endroit où une possible quartorziéme chambre peut se trouver.
-Qu'est-ce qu'un pan mur à de bizarre ? questionne Axel en se rapprochant de Roxas et Marluxia.
-Je n'aie pas dit qu'il est bizarre, corrige le garçon. Juste que je ressens une envie irrésistible d'aller plus loin que la limite de ma chambre. En plus... J'aie l'étrange sensation d'être déjà aller jusqu'au fond du couloir...
-Peut-être en errant, perdu bêtement dans tes pensées, propose Marluxia.
Le garçon ignore la moquerie et avance en biais vers le mur blanc, ses deux confréres dans son dos. C'est en approchant au fur et à mesure du mur qu'ils remarquent la présence d'une autre porte semblable à toute celles du couloir et dont le vantail est gravé des symboles X, I et V. Les trois Nobody restent un temps interdit devant cette découverte et c'est finalement Axel qui reprend la parole.
-On est quatorze?
-Evidemment que non, imbécile, lache Marluxia. C'est sans doute Xenmas qui avait prévu de rameuter d'autres membres.
-Pourtant, je me souviens bien d'un Nobody qui n'est pas là, contredit Roxas. Il avait le teint mat, de cheveux bruns qui lui tombaient jusq'aux épaules et des yeux fauves et bleus.
Et silence pesant acceuille la déclaration du numéro XII, tandis que le grand rouquin, main au menton et yeux au ciel, semble chercher une personne de sa connaissance vêtu d'un manteau noir correspondant à la description de son ami et que le châtain se contente de fixer le fixer en cillant légérement.
-Je n'aie pas souvenir d'un tel phénoméne dans nos rangs, déclar le numéro XI. Saix remplit déjà bien le cotat.
-Moi, je me souvenais d'une fille..., commença Axel.
-Ca doit être un souvenir de ta vie qui te revient, il n'y a jamais eu qu'une seule femme dans l'Organisation. A moins que...
Les numéros VIII et XIII se penchérent sur le côté, face à lui, formant un parfait arc plein ceintre si Roxas obtient quelques centimétres de plus et le fixe d'un regard avide de savoir.
-Peut-être que c'est la chambre de X? hypothétise Marluxia.
-Bravo! Nous avons notre champion des devinettes! ironise une voix caverneuse de l'autre côté du pannaux. Si vous pouviez avoir l'obligence de faire vos comérages dans un autre endroit, je pense que ça éviterait que X ne se réveil avec une profonde envie de meurtre à votre égard.
Les trois Nobody fixent un temps la porte avant de s'interroger du regard.
-Du vent, les niais!
Sur cette invitation empreinte de bienveillance, Axel, Marluxia et Roxas s'éloignent et retournent chacun dans sa chambre. De l'autre côté du vantail de marbre blanc, dans la profonde onscurité de la piéce dépourvu d'éclairage, un grand oeil, exorbité et veiné de rouge, brille dans un halo de la même couleur, éclairant faiblement le dos du Nobody auquel il est fixé.
-Tu aurais pu être plus... Compréhensif, Genji, gronde gentiment X.
-Ils sont quand même bien bête, commente la voix sortie du néant. Ils se demandent pas pourquoi tu te terre dans une chambre avec un numéro quatorze sur la porte, alors que tu n'es pas censé faire parti de l'Organisation, et par ce biais ne pas avoir de numéro?
-Pour le moment, c'est mieux ainsi. Mais il semble que deux d'entre eux se souviennent du numéro XIV, le numéro manquant. Ce serait bien qu'ils aient une perte subite de mémoire... N'est-ce pas, Genji.
-Ben... Tu peux leur claquer violemment une porte dans la tête ou les poussés dans les escaliers...
-Je pensais plutôt que tu utiliserais tes pouvoirs.
-Alors demande-le, c'est pas si compliqué. Au lieu d'essayer de faire ton gros mystérieux. Tu es loin d'avoir le charisme d'un méchant.
-Sauf que je vais pas tarder à en avoir le rôle. J'aie même de l'avance.
-Qu'est-ce que je viens de te dire...
Voila! Le (premier) chapitre de Kairi prend fin ici (non ne me tuer pas) et on reprend le suivant avec les deux héros de l'histoires dans le prochain. Aprés tout, que vas devenir Sora sans la keyblade et que peut faire Riku face au conseil des dignitaires, c'est ce qu'on verra la prochaine fois.
