Bonjour à tous et bienvenue pour un nouveau chapitre de cette fic. Je tiens à présenter toutes mes excuses pour le retard considérables quand au post, mais j'ai eu divers problémes et j'ai sans cesse repoussé l'écriture de certaines parties pour lesquelle je n'arrivais pas à m'accorder avec le scénariot de base... Mais j'espére que vous aprécirez ce nouveau chapitre qui signe le début de la grande fiction qui compose cette fic. Vous pouvez dire ce que vous en pensez et bonne lecture!

P.S. Ducan: je n'ai fait que le COM original de GBA et il n'y a pas vraiment de relationnel entre Axel et Larxene, ce pourquoi j'ai été trés étonné du pairing. Mais j'irais quand même voir les scénes supplémentaire du re:COM.


Quand seul les écrits restent...

Dans une piéce étroite aux murs blancs nus, pourvu d'un lit de bois verni et d'une commode basse avec un casier et une lampe de chevet, Axel contemple le plafond blanc allongé sur le lit, les bras croisés derriére la tête et la jambe gauche croisée sur son genoux droit, son pied battant la mesure dans le vide.

-Y'a rien à faire, je peux pas rester tranquillement ici, alors qu'il se passe je ne sais trop quoi dans ce manoir, lance-t-il en se levant brusquement.

Il se dirige vers la porte de sa chambre, l'ouvre et jette un regard à l'extérieur pour voir si quelqu'un traine dans le couloir, mais ce dernier est désert. Il sort, ferme sa porte et s'apprête à remonter vers les escaliers quand il marque un temps de pause durant lequel son regard tourne lentement vers le fond du couloir et se pose à l'endroit où il est censé y avoir la fameuse porte marquée du chiffre XIV. Axel contemple l'espace vide avec un regard empreint d'une démotivation profonde, mais décide quand même d'aller voir à nouveau cette partie du couloir. D'un pas énergique, il fonce sur le pan du mur où est encastré le vantail de bois blanc et frappe dessus à trois reprises, n'obtenant aucune réponse de l'intérieur. Le numéro VIII se penche alors légérement en arriére et regarde si personne ne vient, avant de faire jouer le mécanisme de la poigné qui s'ouvre sans offrir une quelconque résistance. L'intérieur de la piéce, dont l'obscurité n'est dissipé que faiblement par la lueur du couloir, ne posséde aucun meuble apparent, mais Axel entre en fermant la porte derriére lui et en matérialisant un chakram dans sa main gauche pour pouvoir créer une flamme, dans l'autre main, qui éclaire l'endroit. En fait, le Nobody se rend compte que cette chambre ne posséde aucun aménagement quelconque qui permet à une personne, ou plutôt personne, d'y vivre et le seul élément indiquant le passage de quelqu'un est une feuille de papier possée contre le mur du fond. Il va pour la ramasser, mais se rend compte qu'elle est à moitié glissé sous le mur.

-Comment elle a pu glisser là-dessous? s'interroge-t-il en toisant le mur. Ca sent le passage secret et le repaire dissimulé, ajoute-t-il avec un sourire en coin.

Il se met à observer le mur avec plus de précision en rapprochant son visage et la flamme et finit par découvrir de fine rainure dans lesquels il insére une pointe de son arme pour pouvoir libérer toute sa puissance dans l'interstice et décloisonner le pan du mur qui s'écroule devant lui en claquant sur le sol. Aprés avoir attendu quelques minutes pour voir si le bruit n'a pas alerté quelqu'un qui traine dans les parages, Axel ramasse la feuille de papier qui semble noircie d'un bout à l'autre et la met dans sa poche, puis tend le bras enflammé dans l'ouverture pour pouvoir visualiser l'intérieur, mais il ne trouve qu'une rampe lisse en colimaçon qui descent vers l'infinité des Ténénbres.

-Hum. Est-ce que je vais cherché Roxas ou est-ce que je saisis ma chance et je poursuie seul? se demande-t-il à haute voix.

Il contemple le sombre gouffre autour duquel s'enroule la piste durant quelques instants, puis se lance dans la descente, la flamme devant lui et les sens aux aguets.

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Dans les sous-sols du Manoir Oblivion, certains nouveaux membres se sont rassemblés dans une piéce étroite pourvue d'une table basse, de pofs et coussins. Contrairement aux étages, les sous-sol on des murs de couleur bleu nuit et une grande abscence de luminosité, obligeant ses habitants à vivre en permanence dans une semi-obscurité.

-Aouch! Je me suis encore cogné le tibias dans cette foutue table!

-Pas la peine d'employer un juron pour autant.

La capuche redressée, quatre des nouveaux membres du treiziéme Ordre sont installés autour de la table et semblent attendre.

-Pourquoi il a fallu qu'on créche dans cette endroit! Bordel! On y voit rien et on se cogne partout!

-Idylxa... Ton language...

-Oh! Fous-moi la paix, la sainte-nitouche!

-Maieeeuuu... Rexos! Idylxa arrête pas de dire des vulgarités!

-Chiale encore une fois et je te fais encore plus laide que tu ne l'es déjà, avertit l'encapuchonnée à la silouhette plantureuse assise sur un pouf dans un coin de la piéce.

-CESSEZ DE VOUS DISPUTER! C'EST A CAUSE DE CA QUE L'ANCIENNE ORGANISATION EST TOMBEE! VOUS NE VALLEZ DONC PAS MIEUX QU'EUX! lance d'une voix forte le Nobody à la carrure la plus impressionnante du groupe en tapant du point sur la table basse qui se bosséle légérement.

Le silence retombe dans le groupe, à peine troubler par les reniflements du Nobody qui s'est fait rabrouer.

-Mais que fout Roxuk? relance Idylxa. Je commence vraiment à avoir la dalle, là!

C'est à ce moment précis que le numéro 6 enfonce la porte de la piéce avec dans ses mains une marmite visiblement pleine à rabord d'un épais liquide brûnatre qui bouillone en émettant une fumée avec la particularité d'être franchement opaque.

-Attention! C'est chaud! lance le cuisinier. Aujourd'huit: plat du jour!

-C'est à dire? interroge Rexos en rapprochant son pouffe de la table basse où la soupiére a été posé.

-Goûte donc, ma belle enfant, lui rétorque-t-il.

Les quatres autres membres rabaissent leurs capuches et penchent leurs têtes au-dessus du récipient pour en contempler la mixture qui y éclate en petites bulles. Le visage de Rexos a tôt fais de montrer le dégôut profond que semble lui évoquer la concoction par une moue trés significative, tandis que Idylxa penche plutôt pour une colére noire qu'elle ne tarde pas à cracher à la face de Roxuk en relevant la tête de sa soupe.

-On a attendu pour ça! s'emporte-t-elle en pointant la marmite du doigt. Bordel! Qu'est-ce que t'as foutu!

-Du sel, de l'huile, du poivre, toute les pâtes qu'on avait, toute la viande qu'on avait, divers légumes, un pot de glace à l'eau de mer que j'aie volé cher les vieux, des mashmallows..., commence à énumérer le numéro 6 avant que la numéro 8 ne lui martéle le crâne à coup de poings.

Les numéros 7, 10 et 11 regardent d'un oeil critique le petit divertissement proposé par leurs confréres avant que Axfar ne pose une question:

-Xamay, tu n'as pas dit qu'il ne fallait pas que l'on se dispute?

Assis dans un fauteuil bas, le colosse mono-sourcil pose son regard sombre sur la petite Nobody à la peau d'ébéne.

-JE PENSE QUE SON CHATIMENT EST MERITE, clame-t-il. S'IL N'EST MEME PAS CAPABLE DE FAIRE DE LA CUISINE MANGEABLE POUR LE GROUPE, SERA-T-IL CAPABLE D'ACCOMPLIR UNE MISSION. IL FAUT QU'IL CORRIGE SON INCOMPETENCE.

-Axfar est sûre que ce n'est pas aussi mauvais que cela en à l'air, dit la numéro 11.

-Alors pourquoi tu y gôute pas? lance Idylxa sur un ton virulent dans son dos.

Cette derniére en a fini avec Roxuk qui essaye de remettre sa crête iroquoise en place, et, manifestement encore sous le coup de la colére, s'approche de sa collégue en faisant apparaitreune cuillére à soupe dans sa main droite, tandis que son bras gauche enserre les épaules d'Axfar pour qu'elle évite de s'enfuir.

-Rexos? Tu peux la chatouiller pour qu'elle ouvre la bouche, demande le numéro 8 à la numéro 7.

Cette derniére s'approche de la prisonniére qui la supplie du regard de ne pas faire ce qu'elle va faire, alors que Idylxa plonge la cuillére dans le récipient et la ressort débordante de mixture brûnatre avec un élément spongieux qui flotte au milieu.

-Allez! Une cuillérée pour la Supérieure!

Bien que se débattant pour éviter le supplice de la bouché empoisonné, Axfar a tôt fait de se retrouver avec l'échantillon de potage dans la bouche et elle le mastique un temps avec une moue écoeurée avant de l'avaler.

-C'est... Trés mauvais, finit-elle par dire. Désolé, Roxuk...

-Pas grave, répond le numéro 6. Je ferais mieux la prochaine fois...

-Tu crois vraiment qu'on va te laisser encore faire la cuisine, s'exclame Idylxa.

Alors que le numéro 8 commence a se prendre la tête avec le piétre cuisinier et que Rexos commande à des Reflets d'aller chercher des vivres dans les mondes des vivants, Doxi entre à son tour dans l'étroite salle à manger improvisée, ramenant immédiatement le calme parmis ses congénéres. Il lance un regard circulaire sur l'endroit en marquant une pause sur la marmite qui trône au milieu de la table basse.

-J'ignore ce qui se passe ici et, à vrai dire, je ne préfére pas savoir, déclare-t-il d'un voix calme et posée. Néanmoins, je tiens à vous faire savoir qu'en l'absence de la Supérieure, c'est Naxjewin qui commande ici et elle risque de fort peu apprécier si vous vous amusez à cuisiner des immondices avec ses sucreries. Vous savez bien que son régime alimentaire est spéciale.

-C'est lui! lance immédiatement Idyxal en pointant du doigt Roxuk.

-Peu me chaud, reprend le numéro 9. Je voulais juste éveiller votre attention sur le fait que Xehanort a quitté le manoir dans le plus grand secret...

-Alors comment le sais-tu? l'interompt Rexos.

-Parce que Koxaruh l'a entendu et qu'elle est facilement manipulable.

-QUE CHERCHES-TU A SAVOIR? questionne avec virulence Xamay. IL FAUT RESTER SOUDE!

-Tu ne trouves donc pas intéressant le fait que notre chére chef s'en aille alors que rien n'est fait ici? demande Doxi en retour en prennant place dans un fauteuil bas. L'ancien treiziéme Ordre est toujours là et ce mystérieux "X" aussi. Sans compter de la possibilité que le Maître nous trouve enfin une utilité et que nous soyons alors obligés de partir en mission...

-TU TE POSES TROP DE QUESTIONS! interjecte à nouveau le numéro 10. OBEIS AUX ORDRES! C'EST TOUT CE QU'ON TE DEMANDE.

Cette phrase fait naître un petit sourire amusé sur les lévres du simili aux cheveux tressés et un profond silence s'abat entre lui et le colosse tandis qu' Axfar cherche une aide quelconque pour détendre l'atmosphére auprés de Roxuk et Idyxal qui semblent, respectivement, s'en amuser et s'en foutre incroyablement. C'est alors que les Reflets reviennent de leurs courses et apportent le fruit de leurs larcins à leur commenditaire.

-Dite, les moches, vous voulez quoi à manger? interroge Rexos.

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Cela fait maintenant un bon moment qu'Axel suit cette piste hélicoïdale sans déboucher sur quoi que ce soit. La flamme de sa main ne fait qu'éclairer un chemin monotone, des murs nus et une obscurité épaisse comme de l'encre. Malgrés tout, le numéro VIII continue d'avancer, le visage empreint d'une expression sérieuse, comme pour signifier qu'il ressent comme une émanation néfaste qui vient de cette ombre omnisciente et oppressante. Pourtant, un halo de lumiére finit par se dessiner quelque part dans les ténébres, bien que cela ne semble pas rassurer plus le simili. d'autant plus que la luminosité provient de ce qui semble être l'entrée d'une grotte et le chemin qui y méne doit monter, alors qu'Axel ne fait que descendre depuis le début.

-C'est quoi encore que cette embrouille, s'exclame Axel en faisant disparaitre son chakram et en pénétrant dans l'antre.

Cette derniére se trouve avoir la même conposition que les salles du Manoir Oblivion, du blanc partout, mais celle-ci posséde en son centre une sorte d'oeuf fait de plusieures couche de délicats pétales de cristal.

-Un incubateur? s'étonne le numéroVIII en avançant au centre de la piéce. Qu'est-ce qu'il fout ici?

-Je te retourne la question, demande dans son dos la voix de Genji.

Surpris sur le coup, Axel se retourne en faisant tourner ses deux chakrams sur les paumes de ses mains, mais se rassure en voyant X adossé contre le mur de la porte d'entrée. Contrairement à d'habitude, son manteau est fermé comme n'importe lequel des membres et sa capuche rabattue cache donc la totalité de son visage.

-Je ne pensais pas que ce serait toi qui viendrait ici le premier, poursuit la voix d'outre-tombe. Comme quoi on ne peut jurer de rien.

-Je comprends pas ce que tu veux dire par là, commente le simili en rangeant ses armes. Où on est ici? Et pourquoi il y a un incubateur? C'est ta chambre?

-Désolé, la parlote c'est l'affaire de X, lance Genji en s'approchant de lui. Je te conseille donc de reprendre tes petits anneaux en main si tu veux connaitre la vérité... Et survivre!

Avant qu'Axel ne puisse émettre la moindre parole de réponse, le bras de X se tend en arriére avant de décrire un large arc vers le numéro VIII en se voyant bénéficier d'une allonge suplémentaire dû à la matérialisation de la claymore de Saix dans sa main. Axel ne doit son salut qu'à son sens aiguisé du combat qui lui permet de se décaler sur la droite et ainsi parer le coup qui lui est porté. Aprés un bond en arriére, afin d'assurer une bonne distance entre lui et son agresseur, le simili fait à nouveau flamber ses deux mains sous l'apparition de ses deux chakrams.

-Tu m'explique à quoi tu joues?! Tu serais pas en train de nous trahir ou de nous concocter un plan de grand malade comme le Supérieur?!

-Je ne fais qu'appliquer les ordres.

X fonce alors sur son adversaire en changeant la claymore en un bouclier bleu en forme de larme et tente de trancher Axel au niveau de l'abdomen, mais ce dernier fait un bond d'esquive en arriére et profite de l'ouverture créée par la déploiement du bras droit de X pour lui envoyer un de ses chakrams au visage. Sentant venir l'arme de jet sur lui, X exécute un rapide mouvement ascensionnel du bras gauche qui projette un kunaï contre le chakram, le faisant dévier de sa trajectoire en direction du sol, signalant ainsi la fin de la deuxsiéme charge, les deux combattants prennant chacun une distance de recul suffisante l'un de l'autre.

-Tu t'en sors bien...

-Merci du compliment...

-Non, je blague. T'es trop mauvais.

Sur cet échange constructif, X disparait de la vue d'Axel qui se met à le chercher dans toutes les directions possibles, excepté celle par laquelle son adversaire réapparait, son dos, et lui abat sur le crâne un sitar bleu qui le fait vaciller un temps avant qu'il ne s'effondre totalement assomer sur le sol. X s'approche alors du corps, le retourne sur le dos d'un coupe de pied et pose un genoux à terre prés de lui.

-J'aurais pourtant juré que le blondinnet ou la grande folle aux cheveux roses auraient découvert le pot-aux-roses avant lui, dit Genji pour lui-même.

-Genji? appelle alors la voix de X à l'intérieur de l'incubateur. Quelqu'un est venu? Qui est-ce?

-Pas d'inquiétude, X, répond Genji. "Personne" n'est venu... Et sinon, comment ça va à l'intérieur?

-Avec la Sorciére des Souvenirs, ça me faciliterait la tâche...

-Certes... Pourquoi ne pas la ressusciter comme les membres de l'Organisation?

-Je ne peux pas, car elle n'est pas... Morte. Enfin, je pense que c'est là le probléme...

-Il y a une erreur alors. Le blondinnet, Rokas...

-Roxas...

-A tes souhait. Tu l'as ressusciter, pourtant je croyais qu'il existait à l'intérieur de... Tu-sais-qui.

C'est parole sont acceuillies par un long silence pendant lequel Genji se redresse et hisse le corps inerte d'Axel sur son épaule.

-Je ne sais pas, reprend X. Je ne maitrise pas encore parfaitement mon pouvoir et je crains qu'il n'ait certaine contrainte trés... Contrainiante.

-Je suppose que si elle n'est pas morte, elle doit aussi exister dans quelqu'un, non? hypothétise Genji. Si on se débarasse du "réceptacle", elle devrait pouvoir à nouveau exister par elle-même, non?

-Possible...

-Probléme résolut! On trouve le réceptacle, on lui explique gentiment qu'il faut qu'il permette à une certaine personne de se manifester et le tour est joué!

-Qu'entends-tu par "expliquer gentiment"?

-On lui demande une fois, puis on tape ensuite?

Le silence est la seul réponse qu'obtint Genji qui, aprés un haussement des épaules, emporte le corps du numéro VIII vers le mur gauche de la salle contre lequel il jette une promesse qu'il a sorti de sa poche et qui matérialise une porte dans le pur style du manoir dont les vantaux s'ouvrent d'eux-même.

-Faisons un peu de ménage, déclare-t-il avant de disparaitre dans la nouvelle salle en remontant le corps qui glisse de son épaule.

Le silence se pose pendant la plusieur minute avant que X ne se mette à monologuer.

-Ton idée, c'est tuer Kairi... Si seulement c'était aussi simple que ta façon de penser...

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-Mais tu vas arrêter de me coller ou je te frit! s'exclame Larxene à l'attention de Demyx.

-Vexen a dit qu'il faut que le groupe de recherche reste ensemble, même pendant les pauses, déclare solonellement le numéro IX.

-Il a aussi dit qu'un jour il tordrait ton petit cou de poulet et il l'a pas encore fait, rétorque la simili.

Sur ordre du Supérieur, Vexen a formé un groupe de travail pour créer de nouveaux similis pour les membres du treiziéme Ordre et, pour une raison encore obscure bien que certains lui ont aposé le nom X, le numéro IV a choisit les membres qui ont " le profil du chercheur passioné" pour son expérience. Or, Larxene ne se considére pas comme une "chercheuse passionée" et Demyx, il suffit de le voir pour comprendre qu'il peut chercher son ombre sans la trouver... Le fait est que ces deux là se trouvent maintenant impliqués dans un travail qui les obligent à supporter Vexen et son ego surdimensionné, Zexion et son mutisme de pierre tombale, ainsi que Luxord et son flegme insupportable. Cette équipe ne concorde pas jusqu'au tréfond de sa formation.

Pour l'instant, Vexen a eu l'incroyable gentillesse de donner une heure de battement à ses coéquipiers afin d'éviter que les deux plus jeunes ne formentent une mutinerie étant donné qu'ils n'ont cessé de travailler depuis la formation du groupe, et Larxene file à travers les salles et les couloirs du manoir en direction des chambres, Demyx ne la quittant pas d'une semelle.

-Pourquoi tu vas pas jouer avec Axel à mettre vos doigts dans les prises électriques pour vérifier leurs fonctionnement? s'énerve doucement la numéro XII.

-Je sais pas où est Axel, alors je fais comme toi: je vais voir dans sa chambre, répond le musicien sans faire attention à la moquerie.

La simili pousse un soupir exaspéré et enfonce les doubles battants de la porte qui lui fait face et qui la méne dans une large piéce rectangulaire où dix des membres se sont rassemblés avant que le Supérieur ne décide d'en faire une place de réunion improviser. Il y a toujours une vingtaine de fauteuils, mais il semble que l'un d'eux soit encore occupé par un Nobody dont la capuche du manteau est relevée. Intriguée, la numéro XII qui continue sa marche vers les chambres, change de direction et met le cap sur l'inconnu, Demyx la suivant toujours. La silouhette semble s'être littéralement affalée dans le fauteuil, la tête légérement penchée en arriére, les bras ballants et la respiration lente et réguliére, signes évident qu'il s'est endormi là. S'approchant à pas de chat, Larxene se penche sur le corps inerte en se penchant pour voir le visage masqué dans l'ombre et se redresse presque immédiatement, manquant de heurter la tête de Demyx qui l'a imité.

-Demyx, tu trouves pas ça irritant de travailler quand d'autres n'ont rien de mieux à faire que dormir? interroge la simili.

-Je sais pas, répond ce dernier. Peut-être qu'il a eu quelque chose à faire avant? C'est qui?

-Tu vas vite le savoir.

Présentant sa main gauche au musicien, comme un grand magicien qui va éxecuter un tour de passe-passe devant un gamin crédule, la simili y fait pulser un petit éclair entre son pouce et son index avant que ce dernier de prenne une forme plus constituante d'un couteau de jet aux couleurs électriques de bleu et de jaune, tandis que le pouce et l'index de sa main droite pince délicatement l'arête du nez du somnolant. La suite de l'action est alors trés bréve. Le court bruit d'une décharge électrique devance de peu la lévitation, ou une contraction intense de tous les muscles du corps qui engendre une surélévation au-dessus du fauteuil en compilant une position excessivement arquée et une tension totale des bras sur les accoudoirs, du dormeur qui fait tomder sa capuche, révélant ainsi le visage du numéro VIII de l' fois que le corps d'Axel retombe dans le siége, ce dernier porte ses mains à son visage pour enserrer son nez, alors qu'un rire moqueur et enfantin s'éléve et se répercute dans la salle tant Larxene s'amuse, tandis que Demyx se contente de promener son air étonné, se matérialisant par l'équarquillement abusif de ses yeux, de l'un à l'autre de ses collégues. Quand le numéro VIII reléve le regard sur la simili, ce dernier exprime toutes les envies de meurtres possibles à commettre sur un humain.

-Maintenant que j'y pense, lance Axel quand la numéro XII s'est calmée. On s'est jamais fait de duel, Larxene. Ca te tente pas, là maintenant? Je sais pas pourquoi mais j'ai une redoutable envie de te faire tater mes chakrams.

-Allons, Axelinou, tu n'oserais pas battre une femme quand même? lui répond-t-elle en faisant un regard par en-dessous de la fille fragile et innocente de tout qui sonne faux. C'était une petite blague entre amis. Et admet que ce n'est pas malin de dormir dans un endroit pareil où peuvent arriver ceux qui travaillent et qui risque de ne pas apprécier de voir les autres flemmarder.

Le pyroman continue de la fixer, mais ses pulsions meurtriéres semblent s'atténuer dans ses yeux et il se met subitement à regarder tout autour de lui comme s'il découvre où il est.

-Qu'est-ce que je fais ici, au fait? finit-il par demander.

Cette réaction provoque un effet de surprise chez les deux autres silmilis qui se traduit par un froncement de sourcils pour Demyx et un haussement pour Larxene.

-Je savais que c'était le bordel dans ta tête, mais à ce point..., commente le musicien.

-Ca te va bien de dire ça, rajoute la furie. Alors on commence à devenir sénile, Axelinou? On sait plus où on se pose?

-J'étais sûr d'être rentré dans ma chambre avec Roxas et Marluxia, poursuit Axel perplexe en se levant de son fauteuil. Je me suis allongé sur mon lit et ensuite... C'est le flou.

Il pose son regard perdu autour de lui, alors que Demyx s'approche de lui dans un soupçons d'inquiétude.

-T'es sûr de se que tu affirme? questionne-t-il prudemment, avant de rajouter, alors que le numéro VIII le fusille du regard. Peut-être que tu as juste rêvé que tu rentrais à ta chambre, non?

Axel prend l'hypothése en considération un court instant, avant de déclarer:

-Donc, tu prétends que j'ai révê de Marluxia? Effectivement, je n'ai plus toute ma tête, car je ne lui ai fait subir aucune torture que je rêve de lui infliger. Non, mais, même, je peux pas rêvé d'une conversation sérieuse entre Roxas et lui et de la découverte de la chambre quatorze. Ca n'a aucun sens.

-Comme toi, s'empresse d'ajouter Larxene au grand énervemant du pyroman.

-J'admets que je ne me rappel pas d'une chambre quatorze dans ce manoir, ajoute Demyx. Peut-être que tu as fait un rêve prémonitoire ou un truc du genre.

La moue d'Axel traduit son septicisme quand à la probalité d'une telle chose et il se contente juste de mettre les mains dans ses poches. C'est à se moment que son visage se mue peu à peu de l'expression dubitatif à celle de l'étonnement croissant jusqu'à la totale surprise où il ressort sa main droite avec un bout de papier noirci d'écriture entre les doigts.

-C'est quoi? demande aussi tôt le musicien.

Son collégue lui jette un regard d'incompréhension qui marque son incapacité à répondre à une telle question, et qu'il accompagne du dépliment soigneux de la missive. Larxene se glisse alors à côté de lui pour lire au-dessus de son épaule. La feuille est de petit format, mais son propriétaire semble s'être arrangé pour y caler le maximum de mots dans un minimun d'espace. Au recto, la lisibilité est servie par une écriture suffisament grande et lisible, le tout dans un style trés soigné, mais au verso, les caractéres sont comprimés, comme écrits dans un soucis de manque de temps et d'une maniére chiffone, sans attention à la mise en page. Visiblement, deux personnes distinctes ont utilisé se papier pour consigner des notes.

-Ca raconte quoi de votre côté? demande Demyx, penché en avant pour lire le verso du feuillet, tandis que ses deux condisciples s'attélent à la lecture du recto.

-"Memento 6", commence à lire Axel à voix haute. "Que sont réellement les similis? C'est la question que je tente d'élucider depuis ma prise de poste. Le fait de pouvoir évoluer parmis certains spécimens me facilite la tâche, mais j'ignore combien de temps je pourrais encore passer inaperçu parmis eux. Quand je parle de similis, je fais bien entendu référence à ceux que l'on désigne par le sobriquet de "Nobody". Mon premier chemin de réflexion porte sur le terme même de simili. Se rapproche-t-il de similaire, car ces êtres sont des formes de vie -ou dois-je dire de "non-vie"?- qui semble proche de la personne qu'elles étaient avant de devenir "personne"? Cette premiére théorie ne peut être éclaircie que par deux sujets d'études: Roxas et Naminé. En effet, ils sont les seuls Nobody dont nous ayons connaissance des personnes, ce qui permet une comparaison de leur physique et de leur psychisme qui nous méne sur un résultat de "similarité" assez proche -quelques détails changent. L'autre possibilité de l'explication de la désignation de simili serait le verbe simuler. Cette hypothése trés personnelle me vient de ma proximité avec ces êtres. Ils simulent une vie -qu'ils qualifient eux-même d'existance- et ne sont pas entiérement dépourvu de sentiments, comme on semble le croire. Je m'explique. J'ai pu constater des mouvements d'humeur cher la plus part d'entre eux -ils semblent pouvoir exprimer la colére plus facilement, peut-être est-ce lié au fait d'être mort- , mais aussi quelques expressions de gaiété ou de tristesse. Je pense que l'absence de coeur ne les empêche pas de "ressentir" quelque chose, mais cela doit jouer dans le fait de l'exprimer. Ils continuent d'exister grâce à leur volonté et c'est elle qui doit leur permettre de ne pas devenir de simples similis, mais je manque de données pour poursuivre ma théorie. Pour moi, les similis ne différent des personnes que par l'absence d'un coeur, aprés quoi je pense qu'ils sont capables de "simuler" tous les aspects de l'existence ou presque."

"Memento 7. Le retour à la personne. Une théorie veut qu'un simili qui retrouve son Sans-coeur, peut redevenir une personne. Pour ma part, je trouve cela trop simpliste pour être vrai. Je conçois que cela soit possible, mais d'une maniére plus complexe. Deux êtres dépourvus de coeur pourrait donner lieu à la création d'une entité vivante qui en est pourvue par une simple "fusion"? J'en doute. Ma piste de réflexion va s'orienter alors vers le fait que le Kingdoms Heart pourrait..." Et c'est tout, mais y'a de quoi ravir Vexen et Zexion pour les années à venir, conclut Axel.

-Tu comptes leur donner? s'enquit Larxene.

-Non, répond le numéro VIII. Visiblement, c'est quelque chose qu'aucun de nous n'aurait du trouver et je compte bien mener ma petite enquête pour savoir qui l'a écrit et pourquoi je l'ai dans ma poche. Au moins, ça va m'occuper.

-Dites, ça vous interesse ce qui se raconte de mon côté, intervient Demyx toujours penché sur la lecture du verso.

-Dit toujours, lance la numéro XII.

-"Pour me souvenir de qui je suis, lit le musicien. Mon nom est Riku. Je suis venu ici, car j'ai une mission à remplir, même si je dois marcher dans les Ténébres pour ça. Beaucoups de choses dépendent de ma réussite, mon propre avenir en premier. Pour cela, je dois composer avec Lui et Il tente de me manipuler. Lui et les autres. Je profite de ce moment où Il ne me surveille pas pour rédiger ces lignes qui me permettront de ne pas me faire 'effacer'. Je suis Riku. On tente de m'utiliser. Il veut me faire oublier pour prendre ma place, mais je ne compte pas baisser les bras comme ça. Je suis Riku. Il ne prendra pas ma place. Il ne prendra pas m..." Y'a une rature comme si on lui avait poussé le bras. "Je ne dois pas perdre la Lumiére, Il me détruirais dans ce cas. Pourquoi suis-je venu? C'est beaucoup trop dur pour moi. Je manque encore de force et cela risque de m'être fatale. Ce manoir. Quelque chose de néfaste rôde dans ses sous-sols. Je le sens. Je suis Riku. Je dois... " Grosse trace de saleté qui rend le texte illisible. "...Sora et Kairi. Je ne peux pas les aider si Il gagne. Je dois Le vaincre. Je suis Riku." Quelque chose me dit que c'est un certain Riku qui a écrit ça, achéve le numéro IX.

Pourtant, les visages d'Axel et de Larxene trahissent une profonde réflexion qui les invite à croiser leurs regards.

-Tu penses comme moi? interroge le pyromane.

-Encore heureux que non, rétorque la simili. Par contre, si tu sous-entends que je pense au clone de Vexen, alors oui nous sommes malheureusement sur la même longueur d'ondes.

Dans un air de surprise polie de circonstance, Demyx aborde le sourire niais afin de signifier son incompréhension de la discution de ses collégues.

-Un clone de Vexen? demande-t-il incrédule. Il est encore plus imbu de lui-même que je ne le pensais...

-Non, Demyx, coupe le pyroman. Le clone de Vexen est en fait un clone de Riku fait par Vexen. C'était un élément du plan de Marluxia pour contrôler Sora.

-Et vous pensez que c'est lui qui a écrit cette note?

-Cette insistance sur son nom, la désignation de son ennemi par des pronoms et cet paranoïa d'être manipulé, énumére Larxene. Ca collerait, mais pourquoi parle-t-il d'aider Sora et Kairi?

-Tu es morte avant, mais Sora a réussi à ranger le clone de Riku de son côté, explique le numéro VIII. Par la suite, j'ai moi-même utilisé le clone pour mettre fin au second complot et tenter d'éliminer Riku, mais le clone ne s'est pas montré à la hauteur de l'original.

La numéro XII acquiece d'un signe de tête.

-Reste à savoir pour ça, ajoute Demyx en se penchant sur le recto de la note de l'autre côté d'Axel.

-Pour savoir quoi? lance un ton autoritaire dans le dos des trois Nobody.

D'un volte-face collectif, les trois acolytes dévisagent avec de grands yeux la carrure impressionante du numéro V qui avance à pas pesants.

-Il n'est pas commun de vous voir trainer tout les trois, reprend-t-il. Qu'est-ce que vous manigancez?

-Pour ma défense, je dirais que tu porte bien ton surnom, Lexaeus, clame Demyx.

Cette remarque lui vaut un regard sévére de Larxene qui ne peut l'atteindre, mais dont la pensée semble concorder avec celle d'Axel qui lance une claque derriére la tête du musicien. Pendant ce temps, Lexaeus se rapproche jusqu'à n'être qu'à quelque centimétre du numéro VIII qu'il domine de toute ça stature, et son regard se pose sur le bout de papier qui pend entre les doigts de ce dernier. Le pyroman remarque le regard porté à la note et tente de le ranger dans sa poche, mais son ainé le devance et attrape la feuille du bout des doigts.

-Puis-je jeter un oeil à ceci? demande-t-il d'un ton qui se refuse à toute autre réponse que "oui".

-C'est que... C'est trés personnel, déclare Axel en tirant sur le papier pour que le colosse le lâche.

-Mais tu le montre au numéro IX et XII? questionne d'un ton dubitatif ce dernier en retour.

-Euh...

-C'est un travail de groupe personnel, déclare Larxene en s'avançant à hauteur de Lexaeus. Nous nous rassemblons pour écrire... Des notes sur nos pensées du jour.

Le numéro V lui impose son regard sévére durant quelques secondes et profite qu'Axel suit cette joute occulaire pour lui arracher la note des mains et la lire. En désespoir de cause, le numéro VIII tente de reprendre son bien en sautant sur la main du colosse qui n'hésite pas à lui asséner un crochet dans le plexus qui l'envoit au sol. Tandis que Demyx reléve tant bien que mal son congénére, Larxene contemple le visage de Lexaeus en pleine lecture où seul ses yeux effectuent un movement de va-et-vient dans leur orbite au fur et à mesure qu'il progresse dans sa lecture. Le trio de similis attand le verdict quand leur supérieur hiérarchique se met à retourner à plusieures reprises la feuille, comme si il cherche un mot qui doit y être et qui n'y figure pas.

-Vous voulez me faire croire que c'est vous qui avez écrit ça? interroge-t-il finalement.

-Et pourquoi pas? répond Axel, toujours occupé à se masser le ventre.

-Alors vous vous posez des questions d'ordres scientifique maintenant? reprend le colosse. C'est Vexen et Zexion qui seraient surpris de voir ça...

-En fait, c'est mon idée à la base, intervient Larxene. Le fait de travailler sous les ordres de Vexie sur un projet bizarre m'a amené à me poser quelques questions sur nous-même, les Nobody, et j'ai commencé à consigner mes pensées sous formes de notes...

-Et tu les montres aux numéros VIII et IX qui sont d'éminent exemples de théoriciens, coupe Lexaeus avec ironie.

-Elle est venu me consulter, enchaine Axel. Elle voulait mon avis sur sa question des sentiments des similis étant donné que je lui avais dit que j'étais mort avec une sensation bizarre en moi que je n'ai pas réussi à exprimer. Tu connais Larxene comme moi. Elle l'esprit aiguissé pour ce genre de choses... Et tordu aussi, conclue-t-il en adressant un grand sourire à la simili.

-J'en profitais aussi pour dire à Demyx, qui se trouvait avec Axel, qu'il pourrait éviter d'utiliser ma base de réflexion pour écrire des fictions qui reléve de la psychotique de sa personnalité.

-J'ai juste fait un petit somme et il a pris les notes pour écrire au dos un truc sortie tout droit de son cerveau malade.

Finissans ainsi leur exposé, les numéros VIII et XII regardent Lexaeus avec les sourires satisfaits de ceux qui pensent être dans le vrai, mais le colosse, aprés leur avoir accordé un bref instant d'attention en penchant sa tête pour soutenir leurs regards, redresse son visage et plonge ses yeux dans l'azur du regard de Demyx.

-Tu confirmes, numéro IX? lui demande-t-il.

Le musicien qui a tenté de suivre les explications factices de ses congénéres, le fixe avec un regard de celui qui admire un point situé à l'horizon dans une dimension paralléle et qui attire toute son attention. Petit plus à ce comportement des plus étrange, il se met à tanguer d'un pied sur l'autre, comme saisi d'une envie pressante.

-Absolument, finit-il par dire en reprennant un sérieux et une contenance seulement égalé par le Supérieur.

Cette réaction a le mérite de faire hausser un sourcil sur le visage inexpressif de Lexaeus qui finit par replonger dans la lecture du document, tandis qu'Axel et Larxene lâche, dans une grande discrétion et une parfaite synchronisation, un soupir de soulagement.

-C'est du bon travail, numéro XII, lache finalement le colosse. Vexen et Zexion seraient contents de pouvoir t'aider...

-Non, non, non, crie Axel.

-Je préfére ne pas les importuner avec ça alors que nous sommes sur un projet délicat et vital, renchérit Larxene.

Le colosse reste muet, alors qu'il continue à tourner la feuille d'un côté sur l'autre.

-Alors, je pense pouvoir vous aider, finit-il par dire. J'aimerais pouvoir consulter les autres mementos, d'ailleurs.

Son regard se pose sur la simili qui le lui rend dans une expression d'agacement profond.

-Je ne les ai pas, répond-t-elle. Je n'ai emporté que celui-la pour le montrer à Axel et receuillir ses impressions. Les autres sont au laboratoire qu'on utilise pour notre projet.

Lexaeus hoche la tête d'un air entendu et retourne la note sur le verso et la soi-disante fiction de Demyx.

-Donc, Axel n'a pas eu ta note avant que tu ne lui apportes? demande le colosse.

-C'est ça, affirme le numéro VIII.

-Vexen doit vous avoir particuliérement à l'oeil, numéro IX et XII?

-Oui, répond Larxene, appuyée par les hochements de tête frénétiques de Demyx.

-Alors comment as-tu eu le temps d'écrire ça? questionne finalement le numéro V. Si le numéro VIII n'a pas eu la note avant que le numéro XII ne lui donne, je doute que tu ai pu lui prendre pendant son sommeil.

Son regard balaye le rang de ses inférieurs qui ne peuvent s'empêcher de marquer la surprise et l'étonnement, trahissant une partie de leur mensonge. Rapidement, ils fuient les yeux de leur supérieur et essaye de se justifier,mais Lexaeus ne leur en laisse pas le temps.

-Quoi qu'il en soit, nous devons nous rendre dans le hall, reprend-t-il. C'est officiel, nous partons en mission.

Les trois similis inférieurs le regardérent comme s'il annonce que c'est leurs anniversaires. Axel décroche un sourire carnassier dont il a le secret, Demyx a les yeux qui brillent de joie et Larxene adopte un petit sourire de la personne vaguement intéressée, mais pour ds raisons toutes autres que ses congénéres.

-Quand à ça, reprend le numéro V en brandissant le bout de papier. Je préfére ne pas le laisser entre vos mains et je pense que nous aurons une petite conversation à notre retour.

Tournant les talons, Lexaeus se dirige vers la porte de sortie et les trois autres similis, aprés une consertations de regards graves, lui emboitent le pas.

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Le palais Disney offre une remarquable perspective de ce qu'est l'art du ridicule poussé à l'extrême. Par exemple, la salle du trône posséde une double porte prévue pour laisser passer une personne d'une vingtaine de métres de haut environs, mais ceux qui l'utilisent habituellement n'ayant qu'une taille humanoïde standard, une porte plus petite a été aménagé dans la grande. Dans le même genre, le Reposoir de la Conscience, qui n'est autre que la chambre de Jimminy, est vaste de maniére à pouvoir acceuillir une centaine de convives et haute au point où on ne distingue pas le plafond. C'est à cette activité que Riku se livre un temps donné quand il entre dans la piéce, délesté de sa veste blanche, avant de se diriger vers le seul endroit qui semble occupé. Tout au fond de l'immense salle, sur un autel d'ivoire, une vieille horloge à coucou est posée, ainsi qu'un plat à sa gauche et une petite bouteille à sa droite. Mettant les mains dans ses poches, Riku avance dans sa direction, l'écho de ses pas se répercutant dans l'immensité de la salle étant le seul élément bruyant du moment. Arrivé devant l'autel, le jeune homme se rend compte que l'horloge posséde des proportions hors normes, si on la compare à un objet du même accablit. Elle fait presque la moitié du garçon et n'émet aucun son de rouages, mais plutot celui de la plume d'oie grattant le papier. Intrigué, Riku se penche vers l'unique volet de l'objet et l'ouvre du bout des doigts.

-Euh... Jimminy? appelle-t-il.

-Qui est-ce? lui répond une petite voix à l'intérieur.

-Riku. Je venais voir comment avançait ton travail sur le livre blanc.

-Et bien entre, entre donc.

Le jeune homme reste un temps interdit devant cette réponse.

-Comment? questionne-t-il.

-Bois un peu de la bouteille, lui répond Jimminy.

Riku hausse un sourcil, puis recule pour jeter un regard perplexe à la bouteille qui semble pourvue d'une petite étiquette qu'il s'empresse de lire.

-"Buvez-moi"!? s'exclame-t-il incrédule.

Saisissant le flacon, il l'examine sous toute les coutures, puis, aprés un haussement d'épaules, l'ouvre et en boit une gorgée. Presque instantanément, il se retrouve tiré vers le bas avant de réaliser qu'il rétrécit à vu d'oeil jusqu'à atteindre la taille d'une aiguille de couture environ. D'abord surpris, il se ressaisit rapidement et, d'un regard expert, localise un petit escalier sur le côté de l'autel qui permet d'avoir accés à sa plate-forme. C'est dans une course effrénée que le garçon aux cheveux d'argent monte les marches et se retrouve au sommet où il constate que la bouteille a repris sa place sans intervention extérieure. Ceci fait, il se retrouve devant le volet qui a, à présent, des allure de porte contre laquel il toque.

-C'est ouvert, lui répond la voix à l'intérieur.

Riku fait pivoter le pannaux de bois sur ses gongs et découvre alors une piéce où se tient dans l'angle gauche un porte-manteau couvert d'une redringotte, un parapluie et un haut-de-forme et, dans son opposé, un meuble bas et long où l'on devine que plusieurs paires de chaussures impeccablement cirées sont entreposées. Devant le jeune homme, se tient un escalier en colimasson qui méne aux sous-basement et à l'étage.

-Je suis en bas, appelle Jimminy.

Sans répondre, le garçon empreinte les marches vers le bas où il débouche dans un amas compact de papiers en tout genre qui encombrent la plus grande partie de l'endroit en formant deux blocs de feuilles ne laissant qu'un espace assez large pour un homme chargé, au fond duquel se trouve un bureau où est affairé le scripte royal. En entendant des bruits de pas dans son dos, le criquet, sa tête verte et ronde pourvue d'antennes dépassant de sa chemise blanche à la cravate de soie jaune, se retourne avec un large sourire aux lévres.

-Que me vaut la visite du découvreur de l'oeuvre qui fait beaucoup parler? lance-t-il avec un trémolo dans la voix.

-Comment ça "l'oeuvre qui fait beaucoup parler"? s'étonne Riku. Je croyais que j'étais le seul à y croire?

-Détrompes-toi! Le Roi a lui-même reconnu l'anthenticité de ce livre et de ce qui est consigné. Je suis aux anges! Même si je ne devrais pas... C'est rempli d'informations que nous ignorons, mais c'est aussi trés inquiétant...

-Tu peux m'expliquer?

-Bien sûr! La premiére partie du livre semble être une chronique des événements qui ont formés le Kingdom Heart et ses premiéres temps d'existance. Pour sûr, celui qui a consigné ces notes dans ce livre à se sujet devait posséder une bibliothéque remplie de manuels qui nous font cruellement défaut quand à l'origine de notre monde et des autres. Mais quand on arrive à la moitié de l'ouvrage, le texte prend une toute autre tournure et c'est ce qui m'inquiéte. Cela devient plus un journal de bord où est consigné certains jours de ce qui est nommé comme "la Guerre du Royaume", mais la chronologie ne contient que les jours d'événements importants. Pour l'heure, je n'ai que survolé les deux parties et je crois comprendre que la seconde fait référence à un groupuscule de manieurs de keyblades, mais je n'ai pas eu le temps d'en lire plus.

Riku croise les bras en s'adossant contre une pile de documents en équilibre et reste silencieux, donnant l'impression de méditer sur ce qu'il vient de lui être dit. Jimminy l'observe un temps avant de saisir l'ouvrage sur la table, ce dernier ayant magiquement réduit de taille pour qu'il soit à l'échelle du criquet, et en examinant les pages avec un oeil expert, sans pour autant donner l'impression de lire les lignes.

-Jimminy? demande finalement le garçon aux cheveux argentés. Est-ce que ça te dirait de repartir en voyage à travers les mondes?

Le silence se pose dans la piéce, tandis que le scrypte royal se retourne lentement vers lui en faisant pivoter son siége et en refermant le livre à couverture blanche sur ses genoux.

-A ce que j'en sais, le Conseil n'a pas l'intention de te laisser courir librement de monde en monde, rappel Jimminy. Tu comptes passer outre ton interdiction de quitter le palais? D'ailleurs, tu n'es pas censé être sous étroite surveillance? J'avais entendu dire que la majorité des dignitaires avaient votés pour qu'un détachement de chevaliers de Pluto te surveillent...

-C'est ce qu'ils font, répond le jeune homme. Ou du moins, qu'ils croient faire...

Le criquet aborde alors un air perplexe.

-Comment ça?

-Disons que ma veste ne risque pas de disparaitre de l'arbre sur laquelle elle est posée... Alors tu veux bien m'accompagner?

Jimminy glousse en entendant le tour joué aux gardes, puis reprend son sérieux en considérant la proposition du jeune homme.

-Pourquoi veux-tu partir? demande finalement le criquet.

-Parce que je veux aider Sora qui doit se battre seul avec Dingo et Donald contre les Sans-Coeur et qu'il y a quelqu'un qui agit sous le couvert de l'Organisation et je veux savoir qui sait, répond Riku.

Le scripte lui jéte un regard par en-dessus, alors que son visage est dirigé vers le livre posé sur ses genoux, puis s'enfonce dans son fauteuille en considérant le jeune homme.

-Pour ta proposition, cela pourrait me permettre de résoudre certaines égnimes que me pose cet ouvrage, dit-il en tapotant de la main sur la couverture immaculée. Mais je doute que cela fasse plaisir au Conseil... Quand partons-nous?

-Tout de suite, si possible.

-Laisse moi rassembler quelques effets personnel et me préparer et je te rejoinds dehors.

Riku acquiéce d'un mouvement de la tête avec un petit sourire aux lévres avant de remonter l'escalier en colimasson et de se diriger vers la porte. Une fois à l'extérieur, il s'immobilise sur le palier et se gratte la tempe d'une maniére de profonde interrogation.

-On fait comment pour avoir à nouveau une taille humaine? se demande-t-il à lui-même.

Avisant d'un regard les environs, il s'arrête sur le flacon avec l'étiquette "Buvez-moi" et, aprés l'avoir jaugé un temps, fait volte-face dans la direction opposée où se tient un plat dans lequel il distingue la forme de biscuits à thé. Avançant vers l'assiette, il constate la présence d'une dizaine de pâtisseries sur lesquelle on peut lire les mots "Mangez-moi" en glaçage au chocolat. Soulevant un des gâteaux à deux mains afin de l'extirper du plat, Riku jéte un regard amusé à l'inscription avant de croquer du bout des dents dans le biscuit. A peine la bouchée est avalée que le jeune homme voit son univers ambiant changer de proportions pour s'adapter à l'état d'humain de taille standard. Il regard un temps le gâteau, à présent juste assez grand pour tenir au creux de sa paume et dont la partie manquante commence à se reconstituer.

-Voila quelque chose qui est pas banal, s'exclame-t-il pour lui. Je crois que je ferais bien d'emporter ça, ajoute-t-il en mettant une poignée de gâteau et la bouteille dans sa poche.

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Dans le hall du Manoir Oblivion où se trouvent les deux portes menant respectivement aux sous-sols et aux étages, les vingt-cinq membres de l'Organisation sont rassemblés et ordonné en deux colonnes séparant les anciens et les nouveaux membres, mais la Supérieure est absente, ainsi que X et c'est Xakzc qui supervise cette réunion.

-Je peux savoir où est partie la Supérieure? demande ce dernier à la colonne de gauche.

-Nous l'ignorons aussi, répond d'un ton lent et monocorde Axem.

La tête de Xakzc reste fixée sur lui un temps, avant de revenir sur un point inexistant situé en face de lui sur le mur du fond, entre les deux portes, le mouvement s'accompagnant d'un long et profond soupir.

-Et il manque aussi Emxon, intervient Vexen.

La majorité des regards présents convergent en direction du numéro IV, la plus part se peignant des traits de la surprise polie.

-Je voulais dire: il manque aussi X, se reprend-t-il.

-Le Maître l'a convoqué pour quelques réctifications, répond séchement Xakzc. Et arrêtez de l'affubler d'un nom autre que X. Ce n'est pas un membre de l'Organisation... Sur ce, je vais appeller les binômes pour chaque mission et vous dire votre ordre de missionque vous remplirez dans la plus grande discrétion. Une fois que cela est fait, vous partez sans perdre de temps en prennant la porte derriére moi, dit-il en pointant du pouce droit les deux vantaux dans son dos, tandis qu'une feuille de papier se matérialise dans sa main gauche. C'est compris? Retour au manoir dans vingt-quatre heures...

Un mouvement commun de l'ensemble des têtes lui faisant face confirme la compréhension des explications.

-Bon! Numéro II et 2: Xigbar et Axem.

Le borgne du treiziéme Ordre s'avance d'un pas conquérant avec un sourire en coin, tandis que son coéquipier semble glisser sur le parquet son regard fuyant étrangement vers le sol.

-Vous devez trouver et récupérer un maximum d'information sur la premiére des princesses de Coeur: Blanche-Neige.

Axem lance un brefcoup d'oeil à son interlocuteur avantde détourner à nouveau le regard, tandis que Xigbar émet un souffle en guise de réjouissance, puis les deux similis contournent leur commenditaire et disparaissent derriére les deux battants de la porte.

-Numéro III et 3: Xaldin et Koxaruh.

Le lancier avance d'un pas décidé, alors que sa partenaire ne semble pas avoir entendu son nom et seule une tape derriére la tête du membre suivant la fait revenir au présent, ce qui l'oblige à se précipité pour pouvoir arriver en même temps que l'autre simili.

-Même chose pour vous, sauf que votre cible ce nomme Cendrillon.

Xaldin hoche de la tête d'un signe affirmatif et Koxaruh en fait de même aprés un temps de battement pendant lequel son partenaire s'est éclipsé en direction de la sortie.

-Numéro IV et 4: Vexen et Hinxos.

Le scientifique observe son partenaire en même temps qu'il avance alors que ce dernier se contente d'avancer en souriant bêtement.

-Votre cible à vous se nomme Alice.

-Excusez-moi, intervient Vexen. J'ai entamé un travail de laboratoir qui ne peut souffrir d'une attente prolongée et...

-Eh bien, il attendra.

Cette réponse tranchante fait partir Hinxos dans un fou rire incontrôlable qui ne cesse qu'au moment où il sort de la salle.

-Numéro V et 5: Lexaeus et Shaxin.

Le colosse s'avance d'un pas calme malgrés le fait que son rival ne cesse de le dévisager tout le long du trajet jusqu'à Xakzc.

-Vous,vous occupez d'Aurora.

Lexaeus ne montre aucun changement d'expression et se contente de sortir, Shaxin sur ses pas, son regard ne lachant pas le dos de son conjoint.

-Numéro VI et 6: Zexion et Roxuk.

Si le membre mono-occulaire du treiziéme ordre avance calmement, l'exentrique exemplaire de la Néo Organisation marche d'un pas quasi joyeux, les bras croisés derriére la tête.

-Vous vous chargez du cas de Belle.

-Yea! s'exclame Roxuk. On a la seule qui est gardé par un gros monstre.

-Je peux changer de partenaire? demande Zexion sans grand espoir.

Aprés une évacuation de ce duo, Xakzc reprend sa liste.

-Numéro VII et 7: Saix et Rexos.

Le berserk avance en jettant un regard fauve au Supérieur, mais celui-ci ne fait aucun geste qui puisse être compris comme une indication quelconque.

-Pour vous, vous allez chercher Jasmine.

-Excuse-moi, mon grand, interrompt Rexos. On peut pas faire une petite entorse aux directives? Histoire que je ne sois pas obligé de me trainer ce rejet de poubelle avec moi. Je peux pas faire ma mission avec le mignon aux cheveux roses?

Cette demande est acceuillie par un froid silence de la part du commenditaire et une émission de commentaires de la par des membres restant du treiziéme Ordre quand aux goûts de la numéro 7 en matiére de beauté.

-S'il te plaaaiiittt, finit-elle par rajouter en déployant tous ses charmes.

-Embarque-moi ça, lance Xakzc en s'adressant à Saix et en désignant Rexos de son papier.

S'insurjant contre le fait d'être désigné par le terme de "ça", c'est sous un tumulte d'injure que la simili est évacué sur l'épaule du numéro VII, alimentant un peu plus sa rage.

-Numéro VIII et 8: Axel et Idylxa.

Le pyroman avance d'un pas pressé, tout comme son homologue et ils arrivent ensemble devant le simili supérieur.

-Alors pour vous, vous allez devoir...

Mais Xakzc ne peut pas continuer, car Axel tourne la tête vers son partenaire en arborant un grand sourire qui pique au vif ce dernier.

-Je te fais marrer, grand débile! s'exclame-t-il

Cette réaction laisse tout le monde interloqué, à commencer par le numéro VIII qui finit par se ressaisir et répliquer.

-Commence pas à t'engrainer pour rien, mon p'tit gars, sinon je t'incinéEEUuarrRR...

Le pyroman ne termine pas sa tirade pour cause d'un coup de poing de son rival dans la mâchoire qui le jéte au sol qu'il ne touche que quelques secondes avant qu'Idylxa ne le saisisse par le col et le reléve au-dessus de sa tête, alors qu'il taille une tête de moins que lui.

-Pour ton information, créme de crétin, je suis une femme! Alors gaffe à ce que tu dis!

Cette révélation donne lieu à un autre moment de blanc qui n'est troublé que par l'intervention de Demyx qui dit ce qu'une partie des similis présents doit pensé.

-Mince! C'est encore moins visible que sur Larxene!

-Silence! tonne alors Xenmas en s'avançant au centre de la piéce, entre les deux colones de similis. Je vois que l'atmosphére est tendue entre vous, mais il est préférable pour vous que vous sachiez faire profil bas en présence de moi ou de la Supérieure. Compris? ajoute-t-il en fixant le rang de ses membres.

Ces derniers détournent rapidement le regard et des ricanements peu discrets fusent de l'autre colonne, mais ceux-ci meurent instantanément qu'en Xenmas effectue un brusque volte-face.

-Cela compte pour vous aussi. Au moindre écart, j'endosse la responsabilité de punir le responsable à la place de votre chef.

Le Supérieur parachéve son intervention par un retour à sa place de départ, non sans un regard appuyé à Idylxa qui laisse choir Axel qui suit des yeux le déplacement de son supérieur hiérarchique. En même temps, Xakzc reprend sa distribution de missions.

-Donc pour vous, vous allez devoir mettre la main sur un petit livre blanc que nos ennemis détiennent. C'est un certain Jimminy qui l'a en sa pocession...

-Minute! intervient Axel. Et la septiéme princesse de Coeur? Normalement, c'est sur nous que ça devait tomber, non?

Son interlocuteur laisse passer un moment de silence avant de répondre.

-Kairi, la derniére des princesses de Coeur, est officiellement morte. Une autre question?

Axel reste figé dans une expression de surprise avant qu'Idylxa ne tente de lui mettre un coup de pied au derriére que Xenmas fait avorter par un "hum, hum". Aprés quoi, ils sortent tout les deux.

-Numéro IX et 9: Demyx et Doxi.

Le musicien s'avance avec le visage naïf du jeune garçon innocent et son semblable avec celui du calculateur froid.

-Le dénomé Yensid commence à fourrer son nez dans nos affaires. Localisez-le et voyez les mesures à prendre pour qu'il cesse ses investigations.

L'un comme l'autre garde leurs sourires et ils quittent la piéce sans réaction quelconque.

-Numéro X et 10: Luxord et Xamay.

Le joueur s'approche d'un pas nonchalant, tandis que son conjoint avance en faisant claquer ses bottes sur le sol, le visage grave et concentré.

-Vous allez suivre le Roi. Il semble qu'il va devoir quitter son palais pour une visite diplomatique. Faites en sorte qu'il ait un... Accident.

Xamay exécute un salut au garde-à-vous qui fait sourire Luxord, ce que le colosse de la Néo Organisation prend mal et le signale par un grognement et un froncement plus prononcé de son unique sourcil.

-Numéro XI et 11: Marluxia et Axfar.

L'ancien gardien du manoir va d'un pas rapide qui force sa partenaire à trotinner pour arriver en même temps que lui devant Xakzc.

-Vous allez trouver celui qui se nomme Riku et voir ce qu'on peut tirer de lui, si on peut le faire pencher dans notre camp.

Marluxia émet un bref ricanement moqueur en direction de son commanditaire à qui il jéte un regard froid avant de se diriger vers la sortie, suivi d'Axfar qui semble avoir du mal à tenir son allure.

-Numéro XII et 12: Larxene et Naxjewin.

Les deux similis s'avancent en ne se lachant pas du regard, qu'elles ont toute deux assassin, au point que Xakzc doit s'éclairer la voix pour attirer leur attention.

-Ca tombe bien que vous ayez envie de vous battre, car vous allez devoir mettre à mal les manipulateurs de Sans-Coeur. Il semble qu'une nouvelle génération a pris la reléve de Maléfique.

Les deux similis acquiécent d'un même mouvement de tête.

-Compris, répond Naxjewin.

-Ca va être de la tarte! rajoute Larxene.J'espére que tu vas pas trop me géner, rajoute-t-elle à l'intention de sa partenaire.

C'est sous des regards plein de menaces qu'elles sortent sans mots ajoutés.

-Et enfin, numéro XII et 12: Roxas et Oxan.

Les deux derniers membres s'avancent jusqu'au simili avec des visages où une expression solonnels est peinte.

-Trouvez le Maître de la keyblade et éliminez-le... Définitivement.

Xakzc semble alors attendre une réaction de la part de Roxas, mais se dernier ne bronche à aucun moment et se permet de rajouter:

-C'est tout?

Le commanditaire le fixe encore un temps avant de s'effacer pour le laisser sortir, lui et son homologue de la Néo. Une fois la salle vide, Xenmas se remet en mouvement et se dirige vers la porte menant aux étages, mais Xakzc l'arrête à mi-chemin.

-Pas si vite, monsieur le Supérieur.

Sentant le ton sarcastique du simili, le numéro I de l'Organisation se fige sans pour autant prendre la peine de se retourner vers son interlocuteur.

-Il faudrait que nous ayons une petite conversation au sujet de "La Chambre du Sommeil".

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Au milieu des Ténébres, au centre d'une rosace lumineuse, Sora brandit son épée en boisdevant lui, les yeux fermés et l'air concentré, tandis que dans un coin du lieu, Vixi se repose assise en seiza prés d'un bord du gouffre sombre infini. Aprés quelques minutes de concentration, le jeune homme rouvre les yeux et se tourne vers sa partenaire.

-Il y a eu une réaction? demande-t-il.

La Nobody à la couronne blanche répond négativement d'un mouvement de la tête. Sora se met alors à t'apoter son épaule droite avec son épée en bois.

-J'ai beau me concentrer, rien n'y fait, dit-il pour lui-même.

Vixi pousse un soupir dans son coin quand des marches de lumiére se matérialisent à côté d'elle.

-Sora! Cache-toi! Quelqu'un vient! lance-t-elle.

Le garçon s'exécute, mais quelques rapides coup d'oeil aux alentours lui rappellent que la rosace est dépourvue du moindre relief qui puisse offrir un semblant de cachette. En tout état de chose, il décide de faire face à la menace en brandissant devant lui l'épée en bois de Vixi. Lorsque l'inconnu fait surface des Ténébres, il s'agit de la silouhette imaculé d'Esuna qui arrive au pas de course et semble inquiété.

-Vixi! Sora! Tout va bien ici? lance-t-il à la cantonnade de sa voix à la consonnance magnétique.

-Que se passe-t-il, Esuna? demande la simili en retour.

-Des Sans-Coeur ont infestéla Chapelle des Echos et se dirigent vers celle de la Résurgence. Je crains qu'ils ne soient attirer par la keyblade, explique rapidement le simili blanc.

-Forcément, c'est le probléme d'en manier une, comente Sora en arrivant à leur hauteur.

-Je t'ai dis que ma Matéria Blanche n'est pas semblable à la Chaine Royale que tu utilise, réplique Esuna. Le fait qu'elle n'attire pas les Sans-Coeur fait parti de ces différences. Sache que la Chapelle de la Résurgence se trouve être la deuxiéme piéce avant celle-ci et qu'elle ne méne nulle part d'autre qu'ici.

-Donc ils sont là pour Sora, s'inquiéte Vixi. Il faut le cacher et...

-Non, coupe le jeune homme. Je vais pas me terrer face aux Sans-Coeur! Si c'est moi qu'ils veulent, ils ne m'auront pas aussi facilement qu'il le croit!

-Cette réplique est toute à ton honneur, mais il reste préférable que tu partes d'ici, dit le Nobody au manteau blanc en posant sa main sur son épaule. Même si tu échappes aux Sans-Coeur, Sage et les autres se battent contre eux en se moment et ils croyent tous que je t'ai fait disparaitre. S'ils te voient débarquer, tu risques fort de recevoir un coup de leur part et il n'est pas encoe l'heure de te perdre. Vixi va t'accompagner et vous allez tout les deux partir d'ici. Je te fais confiance pour choisir une destination pas trop dangereuse, rajoute-t-il à l'adresse de la simili. Je dois repartir soutenir l'assaut.

Il les quitte en réempreintant l'escalier de lumiére, tandis que Vixi lui fait un geste d'adieu de la main, avant de se retourner vers Sora.

-J'espére que ton voyage dans le Portail des Ténébres suffira à amoindrir leur effet sur toi, lui dit-elle en tendant la main au niveau de son épaule pour créer un portail dans son dos. Sinon, ce sera les derniers mots que nous échangerons.

Avant que Sora ne puisse répliquer quoi que ce soit, elle le pousse doucement vers la sombre faille où il est englouti, puis y pénétre à son tour.


Voila, fin d'un chapitre qui annoce un peu plus de "mouvement" dans cette fic au point mort... Prochainement, et dans des délais plus bref j'espére, on retrouvera Kairi, ainsi que quelques oubliés du début de la fic.