Bien le bonjour et désolé pour le retard accumulé, mais je dois admettre que ce chapitre m'a posé quelques problémes au niveau scénaristique, ainsi que dans le comportement adopté par certains personnages. Quoi qu'il en soit, on retrouve quelques oubliés du début de la fic. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
Quand la mer s'agite...
Dans une vaste salle carrée aux murs d'obsidienne, un étrange conseil se tient entre quatre parties différentes, symbolisées par un duo d'alcôves dans chaque angle de la piéce où sont installés deux sièges. Trois des alcôves ont leurs deux fauteuils occupés, tandis que la dernière est vide de tout occupant et que le corps d'une jeune fille au court cheveux bruns retenus par un bandeau vêtu d'un haut mauve-nuit et d'un court short jaune terne avec une longue écharpe jaune autour du cou repose en position foetale sur le sol. Dans la paires de siéges se situant dans son dos, un homme vêtu d'une cape rouge en loque et d'une combinaison noire fixe le corps de ses yeux carmins luisant au milieu de son visage pâle et à travers ses méches de cheveux sombres tombant sur son visage malgré un bandeau rouge pour les retenir. A côté de lui, un être à l'apparence mécanique, dont le visage est couvert d'un heaume au regard et à la bouche terrible d'une armure mauve avec un tablier en finition, tape patiemment de l'index droit sur l'accoudoir de son fauteuil en lançant un regard appuyé au duo qui se trouve dans l'alcôve située dans le coin opposé à la leur. Cette dernière est occupée par Cassim et Linoa, visiblement tout deux dans un grand état d'énervement et d'inquiétude mélés qui se stigmatise sur leur visage par une crispation aux commissures des yeux et un froncement de sourcils prononcés. Dans l'angle entre les deux alcôves, se trouve le dernier couple formé d'un gamin vêtu d'une salopette jaune et d'un béret rouge posé sur c'est cheveux châtains en bataille et d'un gaillard au double menton et à la bedaine prohéminante habillé d'une veste bleue marine, d'un pantalon court et d'un tricorne, sa grande particularité restant son oeil et son bras droit et sa jambe gauche faite de mécanique. Si le jeune homme semble vraiment las de cette réunion, son compagnon affiche un air grave. Soudain, une voix au timbre électronique se fait entendre.
-Je suppose qu'il y a une bonne raison à la présence de cette... "Chose" ici, lance l'être mécanique en désignant le corps au sol d'un geste de sa main ganté d'acier accérè et sans quitter Linoa et Cassim de son regard rougeoyant. J'espére que ce n'est pas un présent pour le Maître afin de vous faire pardonner de votre lamentable échec.
-Je préfére rester sourde aux provocations d'une personne qui n'a encore reçu aucune mission et qui se permet de critiquer le travail des autres, répond instantanément Linoa. Nous, nous avons échoué à cause d'un imprévu. Nous ne nous amusons pas à détruire notre cible, alors qu'on a l'avantage.
Cette remarque pique au vif le garçon et l'empaté de la troisième alcôve et tout deux se lèvent dans un même élan d'emportement.
-Dit donc, bougresse! crie le gros cyborg. Tu veux que j'oublie mes bonnes manières et que je vienne t'en coller une?!
-C'est plus difficile de coordonné quatre équipes de personnes qui ne sont pas habituées à travail de concert, ajoute Luso. On a fait de notre mieux! C'est juste une erreur tactique!
-Nous aussi, nous avons fait de notre mieux, répond Cassim.
-En utilisant votre promesse à l'entrée de la Caverne du Souvenir? J'en doute, rétorque la voix froide et séche de l'homme à la cape rouge. Peut-on au moins savoir si votre... "prise" a une quelconque utilité pour nous?
-Elle fait parti du groupe de surveillance de Radiant Garden, donc je suppose que oui, affirme Linoa.
-Mais tu ne fais que le supposer, souligne l'homme blême. Si ça se trouve, ce n'est qu'une faire-valoir.
La jeune femme lança un regard mauvais à son interlocuteur.
-Tu m'énerves, Vincent, lui lance-t-elle. Tu n'as qu'a lui demandé.
Le dénommé Vincent abaisse lentement la tête en signe d'accord avec elle, puis la redresse en même temps que son bras droit se tent devant lui en tenant un impressionnant révolver à triple canons qu'il pointe sur le corps recroquevillé au sol.
-Eh! Vincent! On veut la réveiller! Pas la transformer en Sans-Coeur! intervient Luso en sortant de son alcôve et en se dirigeant vers la cible.
Il s'agenouille à côté du corps de Yuffie et la retourne sur le dos le plus doucement possible, mais elle réagit au changement de posture et grogne faiblement dans son sommeil. Luso la contemple un temps avant de sentir les regards de toute l'assemblé lui glacer la colonne et il la secoue par l'épaule, ce qui lui fait pousser un légére plainte. Aprés quelques secousses, Yuffie papillone des yeux, remue sa bouche pâteuse, puis, voyant le visage du jeune homme au-dessus d'elle, s'exclame:
-Tu es devenu bien intime et entreprenant, Sora. Que dirais Kairi en nous voyant?
Cela fait comme un flash dans l'atmosphère ambiante. Tout les mines graves se muent en expression de surprise, d'incompréhension ou de profond intéret. La jeune ninja jéte un regard à droite et à gauche, tandis que Luso s'écarte d'elle en déclarant:
-C'est la deusième fois qu'on m'appelle Sora? J'ai la tête du prénom ou quoi? Et c'est qui ce Sora?
Alors que le jeune homme tente d'attirer l'attention de l'auditoire sur son problème, la kuno-ichi vient de réaliser la gravité de la situation pour sa personne et s'est relevée d'une roulade arrière pour être hors de porté de Luso. Elle fait rapidement le tour de l'assemblée et son regard se fige dans celui de Linoa et, sans s'en rendre compte, elle l'a supplie silencieusement.
-Quel est ton nom? tonne la voix artificielle de l'être mécanique.
Surprise sur le coup, Yuffie se rebiffe et fait face au sombre duo de la première alcôve en serrant les poings et en fronçant les sourcils.
-Je suis Yuffie Kusanagi,déclare-t-elle avec une assurance totale. Je fais partie du Groupe de Reconstruction de Radiant Garden.
Elle termine sa réplique en relevant le menton et en aspirant bruyamment par le nez. Néanmoins, aucun de ses interlocuteurs ne se laisse impressioner et Vincent se penche pour murmurer quelque chose à l'oreille de son partenaire qui acquiesce d'un signe de tête.
-Pourquoi as-tu appelé Luso "Sora"? interroge le cyborg grassouillet à sa droite.
-Parce qu'il lui ressemble vraiment, répond-t-elle du tac-o-tac sans réfléchir.
Réalisant sa bêtise, la jeune ninja se mord les lèvres inférieures tandis que les deux occupants de la première alcôves, sans doute les têtes pensantes du groupe, se remettent à faire des messes basses.
-Yuffie, l'interpèlle Linoa dans son dos,ce qui la fait se retourner brusquement. Je suppose que tu comprends l'impasse dans laquelle tu te trouves. Je te serais donc reconnaissante de ne pas faire la forte tête et de coopérer et de nous dire tout ce que tu sais sur la ligue de défense du royaume que le Roi a mis en place.
La kuno-ichi contemple la jeune femme dans ses yeux sombres, puis lui tire la langue comme toute adolescente frustrée.
-Tu peux courir! Je vous direz rien!
-Tu préfères mourir? complète une voix dont le souffle froid vient caresser son lobe d'oreille droit.
En tournant légèrement la tête, la jeune fille se retrouve nez-à-nez avec la face livide de Vincent incrustée de ses yeux rubis et à moitié dissimulé par le col de sa cape, posé à genoux à côté d'elle. Sentant un poids considérable s'ajouter sur son épaule, elle baisse les yeux pour découvrir un gantelet d'acier qui sert de main gauche à Vincent, lui étreindre amicalement l'épaule.
-Pourquoi tu ne veux pas nous parler? questionne-t-il. Tu ne veux pas trahir tes amis? Tu préfères perdre la vie? Peut-être que ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne disparaissent tous dans le néant et, toi, tu vas sacrifier ta vie pour eux? Auraient-ils seulement fait de même pour toi? Je suppose que tu vas me répondre "oui". Mais les Ténèbres ont certains avantages qui sont très séduisants. Tu sais lesquels?
La jeune fille fait un mouvement de la tête pour répondre négativement, alors que la proximité avec ce sombre personnage lui a fait perdre toute sa confiance.
-Pauvre enfant, lâche Vincent en approchant encore son visage de celui de Yuffie au point qu'elle puisse sentir son souffle froid malgrè que le col de sa cape lui masque le bas du visage. Tu ne sais donc pas à quelles souffrances tu t'exposes en ne coopérant pas. Des douleurs de ce style.
A ces mots, il attrape la gorges de la kuno-ichi et la soulève du sol en se redressant. Elle tente de se libérer, mais elle est bientôt secouée par un violent spasme provoqué par des lambeaux de Ténèbres émanant de la main de son tortionnaire. Après un court instant de cette torture, le pâle individu relâche la ninja qui tombe au sol où elle se recroqueville, toujours secouée de convulsions.
-Evite de nous la tuer, Vincent, lance Cassim. Il est préférable de pas gâcher nos rares chance de mettre à mal cette ligue de défense en s'amusant avec.
-De toute façon, elle n'est plus capable de nous livrer des infos pour le moment, intervient Linoa. Autant la consigner dans une cellule sous bonne surveillance, plutôt que de la mettre vraiment mal en point.
Le silence se pose tandis que chaque duo s'approche du corps recroquevillé sur le sol sombre et que Vincent fixe Linoa d'un regard suspicieux.
-Tu t'inquiètes de son sort, c'en est touchant, lui lance-t-il. J'oubliais que tu viens de Radiant Garden et qu'il s'agit là d'une connaissance, voir même d'une amie d'enfance.
Cette réplique a pour effet de centrer la majorité des regards sur la jeune femme qui accuse le coup en lançant une moue profondément courroucée à son interlocuteur.
-Cette information est censée être un secret entre le Maître et moi! s'emporte-t-elle. Tu n'avais pas à en parler ici!
-Quelle importance, la coupe Vincent. Tu es de notre côté, non? D'où tu viens n'est pas une chose que l'on retient ici. On se préoccupe de la capacité à servir les Ténèbres.
La jeune femme se renfrogne, mais ne se sépare pas de son regard assassin à son encontre qu'il soutient d'un air inexpressif.
-En attendant, elle nous a quand même livré une information très intéressante, intervient le cyborg ventripotent.
-Comment ça, Silver? demande alors l'être mécanique.
L'attention de l'assemblé est maintenant fixée sur le pirate qui aborde un large sourire satisfait et tourne la tête vers son jeune coéquipier qui, surpris, lance des coups d'oeil autour de lui avant de revenir sur lui. L'oeil mécanique de Silver émet alors un fin faiseau rouge au centre du front de Luso et Cassim, qui semble avoir compris de quoi il retourne, s'approche du jeune homme et lui pose amicalement la main sur l'épaule.
-Je dirais même: une information qui tourne à notre avantage, lance-t-il. N'est-ce pas... Sora? ajoute-t-il en croisant le regard du jeune homme.
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Le soleil est déjà haut quand ses rayons finissent par atteindre les yeux de Kairi qui papillonnent un temps avant qu'ils ne s'ouvrent en grand, se referment à nouveaux et que la jeune fille ne se retourne de l'autre côté pour échapper au supplice en émettant un grognement de chat frustré. Depuis sa descente vers le Dortoir, où elle a fini par se cogner la tête et tomber dans un sommeil réparateur forcé, elle a été transporté dans un lit en baldaquin pourvu de nombreux oreillers moelleux, dont un énorme recouvrant la totalité de la surface de la couette, où elle reprend depuis des forces. La chambre, où elle est, est ronde, plutôt modeste et semble tout juste spacieuse pour accueillir les trois lits en baldaquin qu'elle contient avec trois bureau sans fioritures, une étagère au-dessus, et trois armoires se dressant sur toute la hauteur du mur. La pièce est pourvue de trois fenêtre situées entre chaque lit et bureau et d'une porte en bois à l'emplacement de la quatrième. Cette dernière s'ouvre quelques secondes après que Kairi se soit réveillé et laisse entrer une jeune femme vêtu d'un bustier noir avec l'ajout d'une capuche au bord rehaussé d'une fourrure sombre et de manches amples à la finition en fine dentelle sombre et d'une jupe noire longue dont l'avant est labouré de fermetures éclaire, l'une d'elle étant ouverte en laissant voir la dentelle finement brodée d'un haut de collant, alors que le bas est parcouru de broderie claire aux motifs de plantes sur la bordure. Son visage à la peau pâle est en partie masqué par une mèche de cheveux d'un noir de jais, coiffés impeccablement en un chignon où s'échappent trois fine tresses qui descendent jusqu'au bas du dos, qui couvre son oeil gauche, le droit, à l'iris rouge sang, rehaussé d'un maquillage sombre qui s'accorde avec son rouge à lèvre noir, fixant droit devant lui avec une grande concentration. Elle s'avance dans la pièce en semblant glisser sur le sol et se dirige vers le bureau se trouvant en face de celui à côté du baldaquin dans lequel repose Kairi. Cette dernière, sentant la présence d'une personne, se retourne dans le lit avec un léger bruissement d'étoffe et tente d'identifier l'inconnu qui semble ne pas se préoccuper de sa présence.
-Edea? demande-t-elle d'une voix pâteuse.
L'inconnue ignore l'appel et s'assoit à son bureau. La jeune fille se redresse sur les coudes, cligne des yeux à plusieurs reprises et s'apprète à interpeller la femme à nouveau, mais celle-ci s'exprime en premier d'une voix froide et sèche.
-Evitez de parler et dormez autant que vous le pouvez.
La rouquine cligne encore des yeux sous l'effet de l'étonnement.
-Pourquoi? questionne-t-elle. Il y a un problème?
-Pas du moment que vous n'ouvrez pas la bouche pour troubler le calme ambiant de questions auxquelles je n'ai pas envie de répondre, rétorque la sombre personne d'un ton monocorde, mais sans réplique.
La jeune fille regarde l'inconnue pendant un moment, puis se recouche dans le lit en continuant de fixer le dos de l'étrange personne.
-Comment vous appelez-vous? questionne-t-elle.
-Dormez et taisez-vous.
La jeune fille la regarde encore puis se retourne vers le mur, mais n'arrive pas à se rendormir et se retourne continuellement dans le lit en baldaquin. Le calme se pose dans la pièce pendant plusieurs minutes, avant d'être troublé par l'arrivée d'une nouvelle personne qui s'avère être une vielle grand-mère bedonnante aux cheveux de paille blanc et vêtu d'une robe rouge et violette. Cette dernière se déplace d'une manière bondissante vers le centre de la pièce et la sombre femme lui jette un regard soupçonneux, mais elle semble ne pas avoir remarquer la présence éveillé de Kairi.
-Tiens donc! Mais qui voilà qui travail soigneusement? caquète la vieille femme. Alors, ma petite, quel mauvais projet tu nous prépare?
-Je ne prépare pas de mauvais projet. Je ne suis pas aussi infréquentable que vous, rétorque calmement la jeune femme. Veuillez me laisser tranquille. J'ai du travail pour maître Merlin.
-Ah! Merlin! Merlin! Ce vieux bouc! Il serait tellement content de te voir travailler aussi acharnement pour lui, poursuit la mégère. Tu devrais te détendre un peu.
Cette réplique n'entraine aucune réponse de la femme en noir qui se penche sur son bureau pour signifier la fin de cette discussion, mais la vieille femme, après une moue légèrement outrée, sourit d'une manière malveillante dans le dos de l'étudiante et agite ses doigts tout en murmurant une suite de phrases qui semble être une poésie. malheureusement, l'effet est tout autre et la femme en noir disparait dans un épais nuage de fumée au couleur rose-violacée. Quand le résultat du sort se dissipe, il ne reste rien de l'inconnue et Kairi, qui a observé toute la scène blottit sous l'énorme oreiller, redresse la tête pour mieux voir la suite des événements.
-Comment te sens-tu, ma petite Lulu? Tu apprécies ta nouvelle condition? questionne la vielle sorcière.
-Madame Mim! Que m'avez-vous fait? s'alarme la voix de la dénomèe Lulu au niveau du bureau.
-J'ai dis que tu devais te détendre un peu, explique Madame Mim en fermant soigneusement la porte.
Elle revient vers le bureau sur lequel elle abat ses deux mains et penche son visage vers la petite forme sombre qui la regarde de ses yeux écarlates. Il s'agit en fait d'une souris entièrement noire avec un surplus de poils sur la tête qui forment une frange masquant son oeil gauche ainsi que trois longues et fines mèches dans son dos.
-Que dirais-tu de jouer à chat? demande Mim en abaissant sa tête au niveau du rongeur de manière à se voir les yeux dans les yeux.
A peine a-t-elle prononcé sa sentence que son corps devient vaporeux et seul ses yeux restent visibles dans le vide. Ces derniers rétrécissent et avancent vers le rongeur tandis que le corps de la sorcière réapparait sous la forme d'un gros chat rose aux rayures violette.
-C'est moi le chat! crie-t-elle avant de se jeter sur la souris.
Cette derniére évite de peu les griffes du félin en plongeant entre ses pattes et en filant sous son ventre vers le bord du bureau. Kairi regarde, figée de terreur, la chasse qui se lance. Lulu, arrivé au bord de la table, saute sur le dos de la chaise, se laisse glisser sur la plate-forme et saute sur le sol en jetant des regards frénétiques en tout sens pour trouver une cachette, mais Mim, profitant de l'agilité de son corps de chat, saute directement en bas du meuble et intercepte le rongeur vers le centre de la salle en arcant ses pattes antérieurs pour dresser une muraille qui bloque sa proie. Mais Lulu fait preuve d'excellent réflexe, ou d'une rapide adaptation à l'instinct de rongeur, et bondit par dessus la barrière de poils, sauf que Mim semble s'être elle aussi adaptée à son nouveau corps et étant sa patte pour bloquer la souris sous ses griffes. Prise au piège, elle tente de trouver de l'aide et ne rencontre que le regard de Kairi, cachée sous l'épais oreiller et qui scrute la scène.
-Viens m'aider, toi! couine Lulu à l'intention de la jeune fille.
Cette appel attire l'attention de la sorcière qui lève la tête vers la jeune fille et, après un temps de latence dû à la surprise, lui jette un regard malveillant.
-Oh! s'exclame-t-elle. Une autre participante? Ca prendra trop de temps de faire de toi une souris, mais je peux adapter le chat pour ta taille.
Sur ces mots, son apparence de chat prend des proportions plus grande, dépassant celles d'un homme et s'apparentant désormais à celles d'un tigre. Saisissant Lulu dans un poing anormalement humain, Mim se dresse sur ses pattes arrière et se penche vers la jeune fille qui tente de reculer, mais butte contre le mur de pierre et ne peut alors qu'afficher un regard inquiet sur lequel perle des larmes aux commissures des yeux.
-C'est trop facile si tu te contentes de pleurer et d'attendre que tout ce termine, déclare la sorciére en s'écartant un peu du bord du lit, Lulu toujours prisonnière de sa main et qui tente de s'en échapper. Prolonge donc un peu le jeu.
Kairi la fixe droit dans les yeux pendant un temps, hésite, puis tente de passer en force, oubliant qu'elle est vêtu d'un jupe trop longue qui l'entrave et la fait chuter à terre. Mim s'offusque un peu de voir sa proie mettre si pitoyablement terme au jeu, mais fond quand même sur elle. Dans un geste désespéré, la jeune fille se retourne et hurle de toute la puissance de ses poumons.
-Pourquoi je peux jamais rien faire?
C'est alors que la pièce s'éclaire d'une pleine lumière blanche émanant de la main droite de Kairi, tendue devant elle pour tenter d'arrêter le gros tigre, et qui se propage rapidement de manière à tout couvrir d'un manteau immaculé...
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-...Et donc, elle l'a fait apparaitre, reprit Yensid.
Lulu hoche de la tête pour confirmer ses dires. Le grand mage, vêtu de son inséparable robe bleu nuit et son chapeau pointu de la même couleur et brodé d'étoile, porte sa main droite à son menton, dissimulé sous son épaisse barbe, et fronce ses épais sourcils un peu plus qu'à l'habitué. De toute évidence, cette nouvelle lui donne matière à réfléchir. Cela fait à peine une dizaine de minutes qu'il est arrivé à la Tour des Mages, après avoir reçu un message de Merlin au sujet de l'arrivée inopiné de Kairi à la tour, qu'une autre nouvelle importante l'y attend. Madame Mim, un sorcière dont l'appartenance aux Ténèbres est plus que certifiée, a exercé son passe-temps favori, l'utilisation de la magie au dépend des personnes ciblées, et a finalement atteri à l'infirmerie après avoir été vaincu par la jeune arrivante.
-Voila qui est... , hésite le mage.
-Intéressant, complète Lulu d'un tond morne.
-Inquiétant, plutôt.
-Pourquoi? Par les temps qui courent, n'est-ce pas là une bonne nouvelle?
Yensid traverse la salle circulaire, encombrée d'un bureau épousant la forme de la pièce, et va à la fenêtre où il scrute le paysage extérieur. Tout est blanc à perte de vue, recouvert par un épais manteau de neige hivernale, et cela ne risque pas de cesser avec la chute continue de flocon sur le paysage forestier qui entoure l'édifice branlant et en ruine des ensorceleurs. A chaque extrémité de son champs de vision, des colonnes de fumée s'élèvent au-dessus des deux villes qui bordent la forêt.
-Quelque chose ne va pas, Maître? s'inquiète Lulu.
-Ce n'est rien, réplique-t-il sèchement. Retourne plutôt à tes études. Il est intolérable de ne pas savoir se défaire d'un sortilège de métamorphose à ton niveau!
Cette remarque fait lever la tête à l'apprentie qui affiche un air inquiet, puis elle ferme les yeux, fait une révérence rapide et se retire. En sortant, elle croise Marraine, la fée, vêtu cape courte d'un bleu nuit qui lui couvre la tête et d'une ample robe bleu lavande, qui la salut d'un signe de la tête auquel elle ne répond pas.
-Bien le bonjour, mon cher Yensid, s'exclame-t-elle à l'attention du mage.
-Bien le bonjour à toi aussi, Marraine, lui répond-t-il. Comment va-t-elle?
-Oh! Mim en a vu d'autre, mais elle sera sans doute contente de savoir que tu t'inquiète pour elle...
-Je parlais de la princesse, Kairi. Je me doute bien qu'il en faudra plus pour nous dèbarasser de cette sorcière.
Marraine pousse un soupir et s'avance vers la fenêtre et regarde dehors.
-Elle est partie, lâche-t-elle.
-Quoi?! s'exclame Yensid. Comment a-t-elle pu sortir de la tour?! Je croyais que tu te chargeais d'elle?! Mais pourquoi?!
-Calme-toi voyons, le radoucit Marraine. Tu ne m'as pas laissé le temps de finir. Elle est partie, certes, mais accompagnée. Rydia est avec elle. Elle voulait de nouveaux vêtements. Elles sont toute les deux à Radiant Garden...
-Où ça?!!! s'emporte le mage en lançant un regard furibond à la fée.
-A Radiant Garden. Tu sais... Ca s'appelait Hollow Bastion à l'époque où Maléfique l'occupait.
Sans dire mot et en prenant une vive allure, Yensid sort de la pièce et s'approche de la ballustrade à l'entrée où une rampe de toboggan magique se matérialise immédiatement et dans laquelle le mage prend place et descend à grande vitesse vers le bas de la tour, Marraine le suivant, portée par un nuage de paillette sous ses pieds.
-Quelque chose ne va pas? s'inquiète-t-elle.
Mais à peine a-t-il posé le pied sur le sol que l'ensorceleur se dirige vers le mur opposé à la porte d'entrée, se poste devant et attend patiemment que ce dernier s'écarte pour laisser un grotte prendre sa place. Il s'engouffre alors dans la cavité, Marraine toujours sur ses pas, et, après avoir marché dans l'obscurité, débouche dans un marécage d'où s'élève une brume verdâtre nauséabonde qui ne semble pas incommoder le mage, alors que la fée s'y aventure avec réticence, se mettant les doigts en pince sur l'arête du nez. Sans mot dire, Yensid s'avance à travers les mauvaise herbes, la boue et les eaux opaques où remuent d'inconnus spécimens d'animaux plus ou moins hostiles, jusqu'à arriver à un imposant tronc d'arbre dans lequel a été aménagé une chaumière à l'image de l'endroit où elle a été bâti à laquelle il frappe du poing d'une manière énergique jusqu'à ce qu'une voix lui réponde à l'intérieur.
-Pas moyen d'être en paix! Au diable les enquiquineurs!
-Tu es sûr de devoir faire appel à elles? demande Marraine en arrivant à la hauteur du mage.
-Les meilleurs des remèdes ont toujours les goûts les plus détestables, lui répond-t-il.
Après un temps d'attente, la porte s'entrouvre pour laisser dépasser trois bout de visages empilés au teint gris-verdâtre et aux cheveux de feu, un long au long nez, un ratatiné au long nez et un rondouillard au nez en trompette.
-Tiens donc, s'exclame le deuxième visage. Le prestigieux grand mage qui se déplace en personne pour nous faire une visite de courtoisie. accompagné de la vieille dodue souriante.
-Bien le bonjour à vous, sorcières du marais de Morva, dit joyeusement Marraine. Comment allez-vous?
-Tréve de politesses, intervient Yensid. Je vais aller droit au but. Nous avons besoin des Magus.
Les trois visages s'étonnent poliment, bien que de façon trop appuyé pour être honnête, et ouvre en grand la porte de leur massure pour pouvoir en sortir. Le premier visage se dresse sur un corps long et fin, le deuxième est plus petit de moitié que Marraine et le troisième se juche sur une carrure aussi ronde que la tête. Toute les trois sont vêtu de robes de sorcières grise dans un état miteux, bien que la deuxiéme dissimule grandement son visage dans un morceau d'étoffe sombre et que la troisième possède un décolletè qui fait insulte aux bonnes moeurs.
-Voila qui se négocie, mon cher, rétorque la première avec une voix caquetante. Il ne nous est pas facile de les faire venir.
-Ecoutez! Je n'ai pas le temps de jouer! s'emporte l'enchanteur. C'est pour sauver une vie qui est d'une grande importance pour nous!
-Mais si on ne veut pas les faire venir, vous serez sans doute bien ennuyé, fait remarqué la deuxième avec une voix grinçante. C'est donnant-donnant ou rien du tout.
-Allons, Griotte, Grièche, Goulue, intervient Marraine. Je vous demande juste de faire un geste qui vienne du coeur.
Les trois sorcières se contemplent un court instant avant de se retourner vers leurs invités et de répondre à l'unisson.
-Non.
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-C'est la première fois que tu viens ici?
-Pas vraiment, mais ce n'était pas comme ça avant.
Kairi et Rydia viennent juste d'arriver à Radiant Garden en employant une Distorsion de Réalité créée par Edea et qui semble se baser sur le même principe qu'un Portail des Ténèbres, sans le risque d'être infecté. Elles ont atteri au pied du donjon au centre de la ville et se dirige vers les quartiers marchants de la ville. Kairi ne cesse de dévisager son accompagnatrice dont la nature enjouée tranche avec le sérieux et le strict qui imprégnent la Tour des Mages. Des cheveux verts qui lui tombent jusqu'aux épaules, le visage encore enfantin malgré sont physique trahissant une adolescente bientôt adulte, le regard émeraude brillant d'un feu surnaturel, Rydia, vêtu d'un corset vert à la finition en pagne long, des avant-bras amples et pendants de la même couleur, ainsi que des bottes remontant jusqu'à mi-cuisse, avance d'un pas énergique en ne cessant de faire la conversation.
-Alors? Qu'est-ce qui t'amène chez nous? Tu veux devenir magicienne?
-En fait, je n'ai pas vraiment choisi d'y venir, explique Kairi. J'y suis sans le vouloir.
-Problème matrimonial réglé de manière brutale par tes parents? questionne la fille aux cheveux verts sur le ton de la conversation.
-Euh... Non. En fait, j'ai... Echoué dans la tour par hasard.
-Comment ça? s'étonne Rydia en la regardant en biais, un sourcil légèrement haussé.
-En fait, mon île a été attaqué par... Je ne sais pas vraiment quoi, mais je me souviens être tombé à la mer et quand je me suis réveillé, j'étais couché dans un lit en compagnie d'Edea.
La jeune mage hoche gravement de la tête, alors que les deux jeunes filles arrive dans un quartier de la ville envahi de personne et d'échoppes où elles ne cessent d'entrer et sortir. Kairi ouvre grand les yeux et la bouche, n'étant pas habituée à ce genre de spectacle sur Destiny Island, et Rydia, après avoir constatée l'absence de son amie, revient vers elle et lui secoue amicalement l'épaule. Préférant ne pas se perdre dans la foule, les deux adolescentes se prennent par la main et se faufilent dans la masse dense de personnes jusqu'à une bâtisse aux murs jaunes fissurés et au toit de tuiles rouges, dont l'absence de fenêtre sur la façade avant empêchant de voir l'intérieur de la boutique et Kairi n'a pas le temps de lire l'écriteau au-dessus de la porte juchée au sommet d'une volée de trois marches. L'intérieur de la bâtisse est faite d'un parquet en lambris sur lequel repose plusieurs tables pourvues de vitrines où sont exposées divers objets aux apparences très diversifiées, ainsi qu'un comptoir et un escalier en colimaçon au fond de la pièce derrière lequel une personne au pieds palmés ronfle dans un fauteuil avec un journal sur le visage. Alors que Kairi regarde avec attention tous les bibelots dans les vitrines, Rydia se dirige droit vers le comptoir et appuit rapidement à trois reprises sur la sonnette qui se trouve sur la surface boisée du meuble. Réagissant à l'appel strident de l'objet, le marchant sursaute et manque de tomber de son siège, mais se récupère de justesse, parvenant même à prendre une position debout dans la foulée. Détail intéressant, il s'agit d'un jeune canard blanc vêtu d'une veste, un t-shirt et d'un short rouge et dont les plumes de la tête sont parfaitement laquées vers l'arrière.
-Bonj...
Il regarde attentivement les deux clientes de la boutique, se passe la main dans les cheveux, s'éclaircit la voix et s'accoude sur le bois devant lui en envoyant des oeillades charmeuses à Rydia.
-Bonjour, belle enfant, dit-il d'une voix de charmeur. Vous êtes nouvelle dans le coin? Vous vivez chez vos parents? C'est votre soeur, la ravissante créature qui vous suit? En tout cas,vous avez le même visage magnifique.
La jeune mage hausse les sourcils de surprise devant cette entrée en matière.
-Nous sommes bien chez Riri, Fifi et Loulou? Le magasin "Tout y est, il suffit de demander"?
-L'un des gérants se trouve devant vous. Riri, pour vous servir, délicieuse enfant. Que puis-je pour vous?
-On aurait besoin de vêtement pour mon amie, répond Rydia en désignant du pouce Kairi qui continue de regarder les objets des vitrines.
-Vous avez de la chance! C'est moi qui me charge du vestimentaire dans ce magasin. Attendez une minute.
Il sort de derrière le comptoir et se dirige vers l'escalier qui mène aussi bien à l'étage qu'au sous-sol, et appel vers le haut.
-Fifi! J'aie des clientes! Tu prends le relais à la garde de la boutique.
Une voix lointaine répond de manière incompréhensible, puis un bruit de pas se rapproche avant d'entamer sa descente dans l'escalier et de révéler un autre jeune canard habillé d'une veste, un t-shirt et un short bleu, mais dont les cheveux sont coiffés de manière assez désordonnée.
-Pourquoi je suis toujours déranger quand je suis en plein travail? se plaint-il.
-De tout façon personne n'en veut de tes trucs bizarres. Si ces demoiselles veulent bien me suivre, reprend Riri en s'adressant à Rydia et Kairi et en désignant l'escalier de la main.
Kairi, après avoir rejoind les autres, jéte un regard inquiet à Rydia qui semble tout à fait sereine. Après une courte dispute entre les deux frères, les deux jeunes filles et le canard montent à l'étage où un court couloir ne laisse que la possibilité entre prendre une porte immédiatement sur la droite ou sur la gauche. Riri prend la porte à sa droite, l'ouvre et se courbe en révérence pour laisser passer Kairi et Rydia entrer. La salle est spacieuse et possède plusieurs cabines d'essayage constituées d'un rideau tendu sur une tringle entre deux fines planches de bois vernies.
-Alors? Que vous faut-il? dit-il avec un ton très professionnel.
Rydia réagit à la question, puis tourne la tête vers son amie qui regarde le canard avec un air d'effarement total.
-Eh bien... Je n'y ai pas encore réfléchi, répond la rouquine.
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Après quelques heures passées dans la boutique, les deux jeunes filles ressortent, avec plusieurs paquet dans les bras, accompagnées par Riri.
-Merci pour les conseils... Et d'avoir pris le temps de nous aider à choisir, dit Kairi.
-Oh, de rien. Ce fut un plaisir, répond aussitôt le canard. Revenez quand vous voulez et n'oubliez pas: "Chez les Couacs en Vrac, tout y est, il suffit de demander".
Aprés un échange de sourires, les deux amies remontent la rue marchande qui est encore chargée de passants qui s'agitent en tout sens. Revenant vers le donjon, elles s'approchent de leur point de chute quand Kairi s'arrête et jette un regard alentour en affichant une mine déçue.
-Nous repartons déjà dans cette tour sinistre? questionne-t-elle.
Rydia se retourne vers elle et ne peut s'empêcher de laisser un soupir s'échapper de ses lèvres. Elle s'approche de la rouquine et lui pose amicalement la main sur l'épaule.
-Je sais que c'est pas très réjouissant, mais c'est toujours mieux que de ne pas avoir de toit, répond-t-elle d'une compatissante.
Kairi ne dit rien et fixe droit devant elle, laissant même la mage lui faire un semblant de massage de l'épaule qu'elle tient, alors qu'elle aussi regarde dans le vague.
-Pourquoi es-tu dans cette tour? demande-t-elle.
La main de la jeune fille en vert se crispe légèrement à l'écoute de cette interrogation, puis elle relache un nouveau soupir.
-Une histoire de Sans-Coeur,d'erreurs et de larmes... Une comme il en arrive tant d'autres, semble-t-elle rajouter pour se défendre.
Sur ces mots, un silence se pose avant d'être troublé par un rire bref et forcé de Kairi.
-Dire que je pensais naïvement que Sora et Riku avaient tout arrangé pour que les Sans-Coeur ne fassent plus de tort aux gens, mais on ouvre grand les yeux seulement quand on perd tout...
Rydia la regarde avec le visage de celle qui partage la douleur des autres, mais sa mimique se mue soudain en celle d'une grande réflexion subite, avant que l'étonnement croissant ne déforme ses traits dans un écarquillement excessif des yeux et une béance trop prononcée de la bouche, cette dernière se muant vite en une articulation accélérée des mâchoires, permettant ainsi de poser la question fatidique.
-Quand tu dis "Sora et Riku", tu parles de ceux qui ont combattu les Sans-Coeur, l'Organisation et qui manient la keyblade?
-Euh... Oui.
-Maintenant que j'y pense, on a oublié de faire les présentations. Je suis Rydia, mais ça tu le sais déjà puisque Marraine m'a appelé ainsi. Et toi, comment tu t'appelles?
Kairi tente de battre en retraite devant l'enflammement soudain qui attise sa compagne, mais cette dernière lui a saisi la main gauche et son visage n'est plus qu'à une pincée de centimètres du sien et son regard pétille dans l'attente de la réponse.
-Je m'appelle Kairi. Euh... Enchantée de faire ta connaissance.
-Kairi?! La princesse de coeur amie des deux porteurs de la keyblade?!
La jeune fille répond par l'affirmatif en hochant de la tête, bien que l'expression de son visage trahisse une certaine inquiétude vis-à-vis du comportement de la jeune magicienne qui perd de plus en le contrôle d'elle-même. Mais au moment où cette dernière s'apprète à lui poser une autre question, trois voix les interpèlent.
-Enfin, vous voila!
-Nous vous avons cherchés dans toute la ville!
-Maître Yensid se fait un sang d'encre pour vous!
D'un même mouvement de tête synchronisé, les deux jeunes filles détourne le regard vers le donjon de la ville et voyent venir à elles trois silhouettes flottant à vive allure au-dessus du sol, leur corps entourés de poudre de fée virevoletante. Toute les trois sont vêtues d'une robe à manteau de couleur différente: celle en bleu est portée par une fée petite et rondouillarde, une autre en vert semble plus agée, tandis que la derniére en rouge dépasse ses deux consoeurs en taille. Les trois fées arrivent autour des deux jeunes filles et les encerclent.
-Dépéchons-nous de rentrer à la tour. On ne sait pas ce qui peut ce passer ici, dit Pimprenelle.
-Depuis quand Radiant Garden n'est plus fréquentable? s'intrigue Rydia. On craint rien avec le groupe de surveillance.
-Justement, on ferait mieux de ne pas trainer, rajoute Paquerette.
-Mais..., tente de protester Rydia.
Sans prendre en compte les protestations de l'apprentie magicienne, les trois fées emménent les deux jeunes filles vers le mur par lequel elles sont arrivées et le traverse comme des gouttes d'eau entre en impact avec la surface de l'eau, arrivant dans la salle sombre et bardée de voile flottant de la chambre d'Edea. Devant eux, Yensid et Marraine semble s'expliquer de maniére houleuse avec la sorciére.
-Pourquoi les as-tu laissé partir? Tu es inconsciente ou quoi? s'emporte le mage.
-Elles voulaient faire un tour dehors, je les ai envoyé faire un tour dehors, répond la sorciére d'un ton calme et froid.
-Tu es trop tendu, Yensid, intervient Marraine. Ce n'est pas en allant faire les boutiques à Radiant Garden que ces petites vont être attaqué par les Sans-Coeur.
Poussant un profond soupir, le mage se pince l'arête du nez avec ses longs doigts fins et redresse la tête en fermant les yeux.
-Désolé, s'excuse-t-il. C'est juste que cette situation me rappel le passé... Et de mauvais souvenirs. Je te demanderais juste d'être prudente, Kairi, poursuit-il en posant son regard sévére sur la jeune fille. Je sais que tu es déboussolé par les événemments et qu'être ici ne doit pas te plaire, mais avec les incidents, je préférerais que tu ne partes pas par mont et par vaux sans être bien accompagné.
La jeune fille soutient son regard, puis répond d'un ton un peu effronté.
-Et si je veux visiter le monde extérieur?
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Aprés une âpre discution pour définir le groupe, Kairi a obtenu la permission de sortir de la Tour des Mages en compagnie d'un groupe composé de tous les apprentis de la tour. Ainsi, la jeune fille fait la connaissance de Bibi, un mage de trés petite stature avec un pantalon bouffant rayé, une veste bleu, unlarge chapeau pointu et dont le visage se résume à une masse sombre où flotte deux ovales jaunes. Puis Eiko, une jeune fille aux cheveux bleus et une corne sur le front vêtue d'une salopette jaune et d'une combinaison rouge. Le dernier arrivé se nomme Montblanc et a la particularité d'être un mog plus grand que ses congénéres et qui se proméne toujours avec un livre magique soigneusement rangé sous sa robe de mage verte. Le reste du groupe est complété par Rydia qui a insisté pour accompagner la rouquine, et Lulu qui y a été forcé. Le petit groupe ainsi formé se retrouve à la sortie de la tour, devant la porte de bois, et Kairi découvre alors la forêt enneigée qui entoure la bâtisse et dont l'épaisseur et l'inhospitalité semble convenue. Vêtu de ses nouveaux vêtements, une veste blanche à capuche et un pantalon rosée, elle jéte un regard vers la bâtisse et remarque que la tour à l'apparence d'une ruine branlante vue de l'extérieure. Pour l'heure, le petit groupe avance sur un sentier mal défini et brousailleux dans le calme et à une allure moindre, car Bibi et Montblanc, un peu court sur leurs appuits, n'avance pas bien vite et Lulu, contrainte par la taille de sa jupe, suit le même mouvement.
-Comment elle s'appelle cette forêt? questionne Kairi aprés un moment.
-La Forêt de Sherwood, répond Montblanc. C'est elle qui donne le nom de notre monde.
La jeune fille effectue un signe de tête entendu.
-Elle est réputée pour ses bandits, ajoute Lulu.
La rouquine se retourne vers elle avec un air alarmé.
-C'est ce qu'en disent les autoritées de Nottingham, mais tout le monde sait qu'ils ne s'en prennent qu'aux riches profiteurs sans scrupules, rétorque Eiko. Ils disent que ce sont des gens qui seraient prêt à se vendre au Ténébres pour avoir plus que ce qu'ils ont déjà.
-Tu parles des bandits là? questionne Kairi. Ou des riches profiteurs?
-Des profiteurs! proteste la petite fille en fonçant sur elle et en tambourrinant son ventre à coup de poing. T'as pas le droit d'insinuer qu'"il" est prêt à s'allier au Ténébres! C'est "le" meilleur! Il vaut cent fois le manieur de la keyblade! Et toi, t'es vraiment trop bête!
Sur c'est parole, la petite fille cornue croise les bras et grossit les joues de mécontentement. Montblanc et Bibi tente de la calmer, mais elle continue de bouder.
-Je déteste cette gamine, siffle Lulu en la voyant faire.
-C'est de son âge, plaisante Rydia.
-On avance? demande Lulu.
Le groupe reprend donc son chemin jusqu'à rejoindre une route de terre visiblement plus en état que le passage sauvage et qui semble être réguliérement empreinté par des chariots. Kairi jéte un oeil des deux côtés de la voie, tandis que le groupe se dirige immédiatement vers la droite, remontant ainsi la piste jusqu'à l'auret de la forêt qui conduit devant une large plaine enneigée au centre de laquelle est posée une impressionnant cité fortifiée. Entourée de remparts de pierre sombre au-dessus desquels s'élévent une forteresse aux tours nombreuses et au donjon gigantesque au sommet duquel les étendarts claquent au vent froid de l'hiver. Kairi embrasse le paysage des yeux avant que Rydia ne lui fasse signe de suivre. En approchant de la porte taillée dans la muraille, le groupe passe au-dessus d'un pont-levis enjambant les douves gelées et passe à travers un contrôle des gardes sans rencontrer le moindre soucis. A l'intérieur des murs, des maisons de chanvre et de plâtre s'allignent en rangs serrés le long de l'allée principale pavée de pierres mal ajustées en laissant quelques rares ruelles se ramifiées dans le reste de la cité. L'artére principale est encombrée de chariots à boeufs ne pouvant circuler à cause du nombre invraissemblable de piétons qui circulent et de marchants ambulants qui posent leurs échoppes mouvantes là où les clients les appellent. Kairi contemple cette scéne avec de grands yeux avant que Lulu ne lui bouscule l'épaule.
-Ne t'éloigne pas de moi, avertit-elle. Je ne tiens pas à devoir te chercher dans cette foule.
La jeune fille acquiéce d'un signe de tête.
-Eh! Kairi! l'appelle Rydia. Ca te dit des marrons chaud? Pour se réchauffer?
Avant même que la rouquine ne donne ça réponse, la jeune fille aux cheveux vert se dirige vers le marchand qui sert un client. Kairi fixe son amie qui patiente, avant de reporter son attention sur la personne qui la précéde. Un individu vêtu d'un long manteau noir... Qui bouscule la magicienne au moment de partir avec ses deux cornets de marrons chauds. Cette derniére tombe par terre et Kairi vient lui porter assistance, alors que l'individu se répend en excuses et autres justifications sur le fait que ce n'est pas de sa faute. La rouquine lui lance un regard méchant et croise son regard bleu clair qui la fixe avec une expression de grande surprise et la bouche grande ouverte.
-Euh... Hum... Je vous laisse. J'ai à faire, lache précipitemment Demyx en tournant les talons et en se fondant dans la foule.
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Cela fait une bonne vingtaine de minutes que Doxi attend l'arrivé du numéro IX au point de rendez-vous, sur le plateau d'une colline enneigée suffisement élevée pour dominer la forêt et les deux villes qui se trouvent à chaque extrémité. La ville de Camelot à l'ouest et celle de Nottingham. Chaqu'une cerclée d'une imposante muraille de pierre, masse terne s'élevant au milieu du manteau de neige blanc et de derriére lesquelles s'échappent des nuages de fumées grisâtre des foyers des chaumiéres. Le simili contemple le paysage, la main droite soutenant son menton et sa bouche laissant échapper de fin filet de chaleur sous l'apparence de trainées nuageuses éphéméres. Le calme ambiant de cette scéne hivernale n'est troublé que par le crissement de la neige qu'on écrase sans délicatesse et le son d'une mélodie sifflé sans réel soucis de savoir réaliser cette performance. Les quelques minutes qui suivent, permettent à Demyx d'arriver sur le lieu de rendez-vous avec ses deux cornets de marrons chauds refroidis et une bonne dizaine de minutes de retard sur l'horaire fixée. Doxi n'émet aucune remarque sur ce fait, mais semble perplexe quand à l'aquisition de son collégue de travail.
-Je ne me souviens pas que la recherche de vivres était un de nos objectifs.
-Et alors? fait innocemment le numéro IX. Du moment que ça n'interfére pas avec notre mission.
-Je me doute qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes qui connaissent l'Organisation dans le coin, renchérit le numéro 9.
-Ah... Euh... A ce sujet...
-Quelqu'un t'as reconnu? questionne Doxi en tournant son visage vers son partenaire avec un air grave.
-Eh bien...
Le simili musicien lance des coups d'oeil de tous les côtés, puis plisse les yeux en prennant un air grave et clame:
-Eh bien... Je ne sais pas... Vraiment pas...
Doxi, à l'instar de Lexaeus, hausse un sourcil devant un tel comportement de ce Nobody si singulier. Ce dernier reprend son air nonchalent habituel et tend un cornet en papier vers son coéquipier.
-Des marrons?
Fin de ce chapitre trés... En suspend. Bon, ok, je n'apporte pas grand chose à l'intrigue, mais fallait bien que je passe un chapitre sur Kairi... Avant que d'autres ne viennent. Aprés c'est nouvelles réjouissantes, on passe sur un autre membre du trio de Destiny Island au prochain chapitre, à savoir Riku. A la prochaine, bien que cela risque d'être dans un certain temps...
