-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Disclaimer : Oh, la flemme! Oui, j'emprunte l'univers de Joanne Rowling à mes propres fins de yaoiste invétérée. Non, je n'en ai même pas honte. Bah oui, c'est comme ça.
Notes : Hahaha. Bon, ça ce stade, ce n'est même plus la pine de s'excuser du retard, hein? Je m'excuse quand même. Et devinez quoi? Je ne suis même pas contente de ce chapitre qui a mis près de quatre mois à arriver. Mais si je ne le poste pas maintenant, ça va reporter à trop loin le prochain moment où je pourra le faire, alors... Je me lance.
Le plus long de tous les chapitres jusqu'ici. Beaucoup, beaucoup trop long. Et même pas de Sirius. Vous vous rendez compte que je vous tiens la jambe sur un chapitre deux fois plus long que la moyenne sans même de la cucuïtude dedans! Ne vous en faites pas, ça reprend dès le chapitre 13, et plus que jamais dans le chapitre 14.
Endurez ce chapitre géant de votre mieux -.-;.
Spécial : Chiche a UN AN! Elle a fêté son premier anniversaire le 31 août. °sort les confettis° Et ça tombe bien, parce que c'est aussi l'anniversaire de Sin the Sinful Girl, youpiii! Toi aussi tu es vieille, maintenant !
Dédicace : Aux Ciné-Sup que nous ne reverrons plus... Ouin. Et à Sin, parce que c'est une grande fille.
Remerciements : À votre patience que j'ai mise à rude épreuve, à Tipoupoutitipapa, au Puss in Boots, et à mes amis, même si c'est en partie à cause d'eux que j'ai mis tant de temps à updater ;p.
Reviewers : Bon, alors, voilà le résultat quand on a trois mois de retard : une montagne de reviews auxquelles répondre... Oh, mais, j'ai quand même réussi à répondre à tous! Et j'en suis fière .
Dark Jezebel : Salut à toi première revieweuse. Alors ça y est, tout de suite, Cathy est une fouteuse de merde. Genre, elle en a encore quelque chose à foutre de Sirius. Comment ça, c'est moi qui l'ai présenté comme ça? Mé... Méduse power !
Lisandra : Hum, euh, oui, la suite. Ben, elle a mis le temps, je te l'accorde, mais elle est là ;.
Kero : Tu me pardonnais mon ancien retard; me pardonnes-tu celui-ci? Parce qu'il est carrément plus grave... Ouinhinhin. C'est beau, SuePeter, hein? J'en suis assez fière, aussi. Je sais plus comment c'est venu, mais à peu près aussi subitement que c'est venu à Sirius . Salamandre psychopathe, mmh? Par chez nous, on dit dit que les psychopathes sont tous gay, fais gaffe . .
Cachou : Alors attends, si pour toi un mois et demi ça fait 150 milliards d'années, alors quatre mois ça en fait 400 milliards, c'est bien cela? Eh bien, navrée de t'avoir fait attendre 400 milliards d'années, tu penses bien que ce n'était pas dans mes intentions. En effet, j'ai lu Les portes, mais... ça fait longtemps! Je n'ai plus guère de souvenir de la profession des parents de James dans cette fic, désolée si je t'ai donné l'impression de plagier. Enfin, de toute façon, j'ai encore vu Alohomora l'autre jour et elle n'a pas réclamé de disclaimer.
Mel-Imoen : Oui, les premiers Placebo sont carrément meilleurs, notamment Without you I'm nothing... Je ne sais pas si tu en as écouté, depuis le temps ! C'est comme pour Muse : le dernier est vachement commercial, alors que les deux premiers étaient excellents. Hum, mes revenons au sujet. «la réflexion de mère-Potter fait très vrai..tout à fait le genre de "du moment que c'est pas du mien dont il s'agit..."» Oui, c'est tout à fait ça ! Je veux dire, à part ça, les homo sont très gentils, enfin, bon, je sais très bien que ce sont des êtres humains comme les autres . ... Mahaha, tout le monde s'inquiète pour cette pauvre Cathy alors que Severus a lui aussi son "élément perturbateur" personnel... comme je le rappelle dans le chapitre qui suit .
Luthien : Arf, si tu savais ce que j'aime cette petite "danse du reviewer ravi" ! Eh oui, que ce soit Sev ou Sirius, Gwen tape sur les nerfs... Mais bon, ça évolue pas mal dans ce chapitre côté Severus. Lol, Lenna/Remus j'en parlerais bien un peu plus, mais mes chapitres sont déjà trop longs, donc leur histoire avance millimètre par millimètre ;! De toute façon, ça correspond bien à mon idée de Mumus de savoir faire traîner les choses quand ça l'arrange... Rah, c'est terrible comme j'aime les sous-entendus scabreux, je m'inquiète toujours de savoir si ça passe très bien à l'écrit -.-;... En tout cas, avec mes zamis y'a rien de tel pour les fous rires en série ;p.
Alexiel.v : Lol, tu n'avais peut-être pas reviewé le chapitre précédent, mais là tu as reviewé deux fois donc ça compense largement . Et non, les révisions du bac ne m'ont pas aidé à poster dans les délais, mais le pire c'est quand même les vacances! Une fois en vacances, plus de temps pour écrire! Parce que, autant j'écrivais pendant les cours et quand j'étais censée rédiger une dissert de philo (hum), autant quand je suis avec mes amis en permanence, c'est beaucoup plus dur d'avoir du temps pour soi... Sigh sigh.
Lyrathena : C'est trop fun, je devrais classer les reviews entre celles qui disent "qu'est-ce que j'aimerais être à la place de Sirius" et celles qui disent "qu'est-ce que j'aimerais être à la place de Severus" 0! Hum, donc toi tu as une préférence pour notre Siri-chou - gnaahaa c'est vrai qu'il est sublime... Et dire que c'est moi qui manipule son petit corps - hum, ce que je dis pourrait être mal interprété ê.e;... Est-ce que Sirius va le dire à James et Remus...? Je crains bien que non. Est-ce qu'ils vont finir par le savoir...? Ptêt' ben qu'oui, ptêt' ben qu'non -.
Mina Black : Ben, le bac m'a pas mal pourri la vie, mais ce sont les vacances qui m'ont le plus empêché d'écrire, il faut bien le dire. Houhouhouh, mais j'ai encore un mois de vacances, houhouhouh... °heureuse°
Dega : «si tu nous fait attendre, c'est po grave » Dis, tu le penses toujours, là? Beuheuheuh, chuis désolééée... ;-;
Elehyn : «J'aurais bien aimé qu'ils restent ensemble et fasse plein de cochoncetés à Poudlard. Lol.» Mdr! Ça, c'est pas pour ce chapitre ! Vivement les prochaines vacances... ;) Tu sais, j'étais bien contente de trouver cette idée de parchemin pour qu'ils gardent contact, sinon Sirius aurait été complètement absent du chapitre qui suit (sauf à la fin) et ça m'aurait bien embêtée ;! Eh, l'air de rien, avant d'écrire ce passage féministe avec la mère de James, il a d'abord fallu que je fasse des recherches! Où en était le féminisme à cette époque, tout ça... Le livre cité est donc un vrai bouquin ! Merci pour tout et gros poutouxes.
latitefraisedesbois : Oui, mon Severus est assez conforme à celui que j'imagine... jeune . Adulte, je ne l'écris pas pareil, beaucoup plus froid, plus distant, plus... classe... Hum, on ne bave pas sur le clavier, c'est dé-gueu-lasse... Désolée pour tant d'attente et merci pour les deux reviews!
lani : De rien, pour les chaussettes de Sirius ! Je me devais de répondre à tes interrogations... EN fait, pour Gwen, c'est d'autant plus insupportable d'être prise pour une gamine qu'elle est très intelligente. Bien plus qu'elle ne le montre, en fait. Elle n'est pas une petite fille dans sa tête... Mais c'est super connu "Nous avons les moyens de vous faire parler", surtout en France justement! Je sais même pas d'où ça vient au départ, du coup, mais ça rappelle des... souvenirs... hum -.-;. Bon, arrête de te renverser un verre d'eau sur la tête sans arrêt, tu vas finir par attraper un rhume . Bisou.
Lola Reeds : Eh ouiii, comme tu l'avais prédit, je poste le nouveau chapitre longtemps après... °très mal à l'aise° Mon bac ça a été, moi j'ai su m'y retrouver dans l'enseignement belge autrefois, mais j'ai tout oublié lol! Enfin, au moins, j'ai encore un petit papier avec les correspondances des classes... euh... quelque part... Hum. Sinon, je n'ai vraiment jamais vécu la situation de James avec sa mère; mes parents sont très ouverts de ce côté-là (on a déjà ce genre d'engeance de satan dans la famille lol).
redbohemian : Une Québécoise pur laine, merveilleux, vraiment mer-veil-leux. On peut te tondre pour faire des pulls? (Quoi? les Québécois ne sont pas une race de mouton? Mais...! Qu'est-ce que c'est, alors!)
blacky : Oui ben la terminale c'est rien à côté des vacances... De chouettes vacances, hein, c'est pas le problème, mais pas une minute à moi... Sigh.
Dumati : Ha-ha, vas-y, fais donc tripler l'ego de Sirius en lui vouant un culte... Bon, je voue bien un culte à Johnny Depp, mais c'est pas pareil. C'est quand même Tipoupoutitipapa, c'est tout à fait particulier ;p.
Moemai : Ouh, quelle honte de n'avoir pas reviewé le chapitre 10, pour la peine, je veux un nouveau dessin! Lol! ... Kof, euh, non, Gwen ne ferait pas exactement une bonne réconciliatrice... En fait, je ne sais pas si je vais réussir à faire comprendre l'état d'esprit de cette fillette, mais presque personne ne réalise comment elle est vraiment... Moi j'aime beaucoup Cathy, en fait. Mais bon, c'est parce que je suis la seule à la connaître... Je vais essayer de parler d'elle dans le chapitre 13, mais vu qu'elle sera retournée en France, je n'aurai pas l'occasion de la développer, j'en suis un peu triste. Ben, le cadeau de Sirius, je suis la seule (avec Sev bien sûr) à savoir ce qu'il fait pour le moment... ;) On va en savoir un chouïa plus dans ce chapitre.
SuuAnda : Moi aussi j'adore l'oncle Bern', surtout dans la série dont il est tiré! (- le crossover complètement jeté mdr) Tu verrais ce Bernard Black : poivrot, fumant comme un pompier, faible, asocial (il vire les clients de sa librairie à coups de balai), et pourtant incroyablement classe et merveilleux et... °amoureuse° Enfin, bon, bref, je l'aime bien. Et c'est dommage que la série Black Books soit si peu connue en France (en GB elle fait un malheur). Hey maintenant que tu as ta palette graphique, tu as intérêt à me dessiner un truc! Si, si! Nieunieunieu, aucune excuse n'est acceptée...
Sin the Sinful Girl : Woh, l'autre comment qu'elle a pas reviewé le chapitre 10! Honte sur toi et sur ta famille sur les 7 générations à venir, comme tu dis. (Eh, mais, c'est de l'arnaque, tu veux pas de gosse!) Histoire d'en rajouter encore une couche, je confirme que tu es la seule à avoir loupé le sous-entendu-qui-n'en-était-pas-un de Gwen, fufufu... Haha, je suis certaine que Sev est très classe en costard. Moui moui. Ok, j'arrête de me triper sur mes persos et leurs pantalons -.-;, promis °croise les doigts°... Mééé James il est pas jaloux, seulement il est pas du tout habitué à ce que Sirius lui fasse des cachotteries! Ils se disent tout normalement, alors il est malheureux... Tralalalala, un auteur n'est pas là pour satisfaire les reviewers, j'écrirai la fin si j'en ai envie, tralala...
chrisanimefan : Non non non et non, je n'arrêterai pas cette fic, jamais ! (Enfin, sauf quand ce sera fini, hum.) Même si je dois avoir trois mois de retard comme cette fois-ci, je n'arrêterai pas. Plutôt crever. Tiens-toi le pour dit ;).
Jo : #o.o# Mé-euh... "Fan", tu y vas un peu fort... Quand c'est toi qui le dit ça me fait très plaisir mais ça me rend aussi rouge tomate alors, bon, moi qui avait réussi à échapper au coup de soleil sur le visage, me vla bien... Merci -.-;. Oui, bon, je t'ai déjà dit que Cathy était un pétard mouillé, m'enfin, elle va quand même un peu servir dans le chapitre qui suit... J'aime beaucoup cette fille. Ce qui est con, vu que je n'aurai pas l'occasion de développer son personnage, sigh. Mais non, Rodana ne te ressemble pas... Je veux pas de Mary-Sue dans ma fic ;p. (Comment ça, tu la voyais venir, celle-là !)
Cian : Je m'arrête pas Cianamorphose, je m'arrête pas . Tu vois, y'a des reviews qui marchent, quand même! Bisous à toi et à bientôt!
emmanuelle : Si si, leur relation va même durer un petit bout de temps encore... (- auteur sadique qui trouve ça plus cruel d'attendre que leur relation ait atteint un point culminant avant de les faire casser, fufufu) Sur le papier, cette fic fait 20 chapitres, alors... (J'aimerais la faire durer un chouïa plus, j'avoue.) Merci pour mon bac! Non, je ne laisserai pas tomber cette fic (cf. réponse précédente ) et j'ai un minimum de plan (d'où la prévision des chapitres) donc ça devrait aller pour la suite! Même si je peux avoir des blancs de 4 mois, et j'en suis vraiment vraiment vraiment désolée (il faut dire aussi que j'écris pas mal de trucs à côté).
BabyChang : Merci! Tant pis si je ne peux pas faire de toi une yaoiste, je m'en remettrai ... Moi, mon cas est désespéré, tu comprends. «Regarde, deux adorables tapettes sur le trottoir d'en face! -Euh, Arca chérie, ce sont juste deux mecs qui marchent ensemble... -Tatata, je sais ce que je dis!» Ça, c'est moi au quotidien...
Hoaps : Lol, ben si Severus t'avait manqué dans le dernier chapitre, là tu vas en avoir ! Pas de Sirius à l'horizon... Bouhouhouh... Bon, moyen réussi mes exams (en révisant ça aurait été mieux), mais bon, tant que j'ai eu mon bac, ça va .
Lome : Hum, si le temps passe dix fois moins vite entre deux de mes chapitres, tu attends ce chapitre depuis... plus de trois ans? Argh, j'en suis vraiment navrée. C'est vrai, après avoir lu mon chapitre tu n'as plus envie de pester contre moi? C'est miraculeux, ça doit être pour ça que je n'ai que de gentilles reviews quand d'autres auteurs se font menacer de meurtre... (Non, ce n'est pas parce que ma fic est moins bien que la leur, non non non !) Merci beaucoup!
Kimiko Nekoinu : Ben je trouve que tu te débrouilles plutôt bien pour les reviews, moi ! C'est agréable de lire autant d'enthousiasme! Bravo d'avoir lu cette fic en 4h, ça me paraît peu o.O (peut-être parce que ça fait 1 an que je l'écris...) mais bon, je lis lentement, moi... Arf, je suis très fière de t'avoir rendue accro au Sev/Sirius, fufufu. Voilà un long chapitre, désolée pour l'attente ;.
alana chantelune : J'aurais pas pu l'inventer, le tonton Bernard... Tsé, c'est vraiment dommage que personne ne connaisse la série dont il est tiré, parce qu'il est fa-bu-leux ce personnage. J'en suis dingue. Au point de le crossoveriser dans ma fic, c'est dire . Désolée, le rythme, je le perds complètement, au contraire... La faute aux vacances ! J'espère vraiment que ça ne m'arrivera plus.
Muliphen : Oui, ben je trouve quand même mon Severus trop cucul des fois, mais en même temps, je ne vois pas le Sev adolescent comme le Sev adulte. Mon Sev adulte est carrément plus froid, maha, je l'aime comme ça aussi . Enfin contente que tu aies pu lire ma fic INTÉGRALEMENT, parce que louper le chapitre 7 ça me paraît un peu catastrophique de mon point de vue d'auteur (il est vaguement important, l'air de rien).
Miya Black : Oui, ils sont longs mes chapitres, de plus en plus longs, même... Gwen n'est pas comme tout le monde l'imagine, je le crains. Nous verrons si les lecteurs vont continuer à l'aimer en s'en rendant compte...
Formol : Aha, ma formolée, quel honneur de recevoir une review de toi! Bien sûr, d'aucun pourrait penser que la review est un devoir étant donné qu'un auteur de fanfic offre ses écrits gratuitement au public, néanmoins je n'irai jamais jusqu'à dire que tu as fait preuve d'ingratitude jusque là... (Oui oui, je sais toujours aussi bien faire ma chieuse .) 'fin. 'fin, je continue, quoi. Et tu as même le droit à ton charmant surnom dans le chapitre qui suit, si c'est pas beau.
le crazy gang : Arh, je doute toujours d'un chapitre sur lequel j'ai trop travaillé (plus je me relis et plus ça a l'air nul... ). Donc je te raconte même pas pour le chapitre qui suit, c'est l'horreur. Je vais encore me taper la tête contre les murs en attendant les reviews. Hum. Chu un peu angoissée, comme auteur. Très heureuse de te faire apprécier ce cher Snape !
Blue Helios : Tss, Gwen n'est pas vraiment une enfant dans sa tête... Mais elle est tellement intelligente qu'elle le fait croire à tout le monde. Hum, pas de happy end prévu j'en ai peur, mais il y aura une fin bonus toute rose bonbon, ne t'en fais pas :D.
manehou : Tiens, une seconde review sous un autre pseudo ! On n'est jamais trop vieux pour lire quoi que ce soit... (°relit ses Prince de Motordu et ses albums illustrés de temps à autres°) C'est chouette d'écrire pour sa famille, ça fait quelque chose de tangible qui reste... Hum, ça doit être en partie pour ça que je veux devenir écrivain, quelque part .
nuwie : C'est vraiment bien si tu visualises tout, parce que je pense souvent très visuellement quand j'écris, et c'est dur à rendre sans s'embourber dans des descriptions! S'il devait y avoir un florilège des meilleures répliques de Chiche, ce ne serait certainement pas à moi de le faire , mais merci!
Deirdre Acaena : De rien chère revieweuse. Tout le plaisir est pour moi :D...
Kétinka : Excuse-moi encore pour ta dernière review, je déteste quand je ne reçois pas les reviews dans ma boîte aux lettres . Lol, oui, le Noël de Severus, c'est quelque chose. Tralala, on choisit pas sa famille...
laurence au paradis : C'est gentil de reviewer ici, c'est vrai que c'est plus pratique que sur la Gazette (mais peut-être plus distant, quelque part?). Voui, la délivrance, ça se dit ! Enfin le nouveau chapitre, désolée du retard.
nuage : C'est vrai, je me suis améliorée? Ça me fait très très plaisir. Parce qu'en fait, je trouve mes chapitres de plus en plus mauvais -.-;;... Je crois en fait que plus ça va, plus je suis exigeante, ceci explique peut-être cela ! Moi, le coup du pantalon qui se resserre sous l'effet de la magie, ça me rappelle La mort vous va si bien, un film fantasticomique avec un produit miracle qui rajeunit et embellit les gens... tout en les rendant immortels. Mais ça date un peu, tu ne connais peut-être pas ;. C'est embêtant que j'aie rendu James si agaçant, je ne m'en suis pas rendu compte... Lol, cette fois, j'ai eu le bac sans réviser. Miracle !
tonyk : En fait, si j'adore le pairing Sev/Sirius (mes persos préférés à égalité... mais Remus arrive juste, juste après ), il y a peu de Severus/Sirius que j'aime... C'est dommage. Lol, il risque bien d'y en avoir, du angst, sur la fin. Enfin, il y a un peu de angst disséminé partout dans cette fic, mais j'imagine que ce n'est pas ce qui ressort principalement!
Cybele Adam : Lol, cette chère Elehyn est très productive! Je sais pas comment elle fait... Coupine à moi, livre-moi ton secret! Enfin, ses chapitres sont plus courts, heeeiiin... °se rassure comme elle peut° James pourrait se douter de quelque chose sur Sirius si seulement, d'une part, il n'était pas persuadé que "ça se voit" qu'il n'est pas homo et d'autre part, s'il n'était pas trop accaparé par ses propres problèmes. Le saura-t-il d'ici la fin de la fic ...? Rah, mais Sue et Peter font un couple merveilleux, il ne va pas la trouver agaçante... Oui, je sais que Gwen est aimée. Je l'aime aussi en fait, mais la vraie Gwen, pas la gamine agaçante qu'on a pu voir jusqu'ici. Et, oui, il y a une personne, une unique personne, qui pourtant a l'esprit très mal tourné d'ordinaire, qui n'a pas vu l'allusion avec le "Vous attendez quoi pour enlever vos robes!" de Gwen . Elle en a fort honte, d'ailleurs, fufufu. Hum, comme tu dis, si Severus savait pour Cathy il en ferait une grosse, grosse crise de jalousie -... Oh, bien sûr que je ne t'en veux pas de raconter ma fic à ton amie italienne, ça me fait très plaisir au contraire! Je ne sais pas comment tu fais (- daube en espagnol)... Je traduirais bien Chiche en anglais un jour, mais bon, je risque de n'en avoir jamais le courage! Et bien sûr que j'aime les reviews longues, c'est un plaisir d'autant plus grand . (Non, jamais fait de mousse au chocolat avec de a farine, e t je doute sérieusement du résultat en fait, lol.)
Petite Dilly : Oui, enfin, "passé" l'oral de grec, c'est beaucoup dire. J'ai paniqué et, hum... je suis ressortie de la salle -.-;. C'était assez affreux d'autant que j'avais stressé dessus pendant une semaine avant ça, mais tant pis, ça ne comptait rien... Hum, en fait, pour théomélane, je prenais le mot 'melan' qui veut tout simplement dire 'encre noire'. J'espère que je vais trouver une occasion de faire utiliser cette encre à Sirius... «C'est mon esprit obsédé où le pantalon de Sevy n'avait pas du tout rétrécit ; -p ?» - MDR, j'en reviens pas, les reviewers ont les idées plus mal placées que moi! Enfin, non. J'y avais pensé, parce qu'au départ la phrase était tournée autrement, et je l'ai changée pour pas qu'on s'imagine des trucs... Oups, raté XD! Ça me servira peut-être pour les Bonus DVD, si ça ne t'embête pas X3...
Angelyka : Merci merci merci ! Damned, et dire que les chacras étaient une private joke au départ! Contente que ça fasse rire quand même!
Darksnape : Ouais, moi aussi je trouvais Severus un peu mollasson. Je vais tout faire pour lui donner plus de mordant à partir de maintenant (bon, dans ce chapitre 12 c'est moyen, vu qu'on est dans sa tête et qu'il est en manque d'affection, mais j'essaie de faire en sorte que ça ne se voit pas dans ses paroles ). Euh, James "affreusement convaincant", c'est pour faire croire à sa mère qu'il est gay, hein. Bien sûr, il y a de l'homosexualité sublimée entre James et Sirius comme dans toute réelle amitié avec une personne du même sexe (ce sont les psy qui le disent, pas moi ;p), mais... James est totalement hétéro. Enfin, en tout cas, il en est persuadé, ce qui revient au même . Rah, désolée, la choupi attitude s'empare toujours de moi lorsque je mets en scène Sev et Sirius ensemble, alors il se peut très bien qu'ils soient en effet trop sensibles et attentionnés... Mais je peux te dire d'expérience que entre filles c'est pas forcément plus proche de ça qu'entre mecs .
Wang : Severus ne veut pas répondre à la déclaration de Sirius, sinon il n'aurait plus dé défense... Il a torp peur de se faire jeter, le pauvre -.-;. Heu, oui, je crois à la mort de Sirius... C'est pas pour ça que je n'écrirai pas une fic pour le ressusciter, mais ça m'étonnerait que JKR en fasse de même... °sob°
Merawen : Ben, tant pis, même si tu trouves que c'est pas la peine, je te préviens quand même de l'arrivée du chapitre, na . C'est pas comme si je le fais pas déjà pour d'autres gens... Voui, je connais Lychee, mais aussi Elehyn, que je connais personnellement (c'est mieux ) (bon, j'ai aussi aperçu Lychee à Japan Expo, mais bon... Tu vois, les photos de Japan Expo sur son site, au stand Boule de Riz? J'étais juste à côté, au stand Version SD !) Lol, Gwen n'est pas spécialement perverse... néanmoins elle est très très en avance pour son âge, elle est même peut-être plus mature que Sev et Sirius sur la question de la sexualité, alors je la vois très bien leur demander avec flegme pourquoi ils sont toujours habillés, fufufu...
Yumiko : Eh oui, oubli regrettable de Pookie... Sirius n'en a plus vraiment besoin maintenant, mais c'est vrai que quand son Sevy est loin, Pookie pourrait lui remonter le moral... Enfin, tant pis! il y a Cathy! Lol, je plaisante, hum... Non, Cathy n'est pas une méchante sorcière .
Sirys : Roh, merci, c'est trop gentil -! J'ai mis beaucoup de temps pour ce chapitre, pardon encore... J'ai été folle de croie que j'aurais plus de temps pour écrire pendant les vacances, c'est tout le contraire!
zierkala : Mmh, Severus est pas assez cassant à mon goût, mais je crois que ça va aller en s'arrangeant . J'espère que tout le monde va continuer à aimer Gwen même si elle commence à dévoiler son véritable jour...
Maggy Snape : Quel pairing aimes-tu, alors? Bon, Sev/Sirius c'est mon préféré, mais je suis quand même pas mal fan des Sev/Remus et Sirius/Remus (oui, ben, quoi, c'est mes persos préférés, roh la la...). J'ai même vu un ou deux fanarts très chouettes avec les trois ensemble, mdr ! Bon, une chose est sûre, tu vas avoir un bel aperçu des fêtes dans la famille de Severus... Pour les encres, il va falloir attendre un peu pour tout savoir...
Natacha-tit-ange1 : La suite? La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! La voilà! Mdr ! «pogealosto ! censé etre une transcription du merci russe, pa une menace de mort» - Ptdr, c'est vrai c'est assez inquiétant quand on ne sait pas . Kissoux aussi.
Lyra : Hum, je suis un peu critique avec moi-même, mais c'est le cas de la plupart des auteurs, je pense! Seulement moi, je me gêne pas pour pleurnicher que mon chapitre est nul, parce que je suis une angoissée de la vie... Merci de me dire que je m'en fais pour rien! Mais de toute façon, pas de problème, je continuerai à écrire... j'aime trop ça :D.
Mikii : Non, je te rassure, tu n'as pas lu le 1er chapitre de Chiche 300 ans avant sa sortie... Seulement 10 mois après, en fait! C'est chouette que des gens lisent les bios, je pensais un peu que ça ne servait à rien, surtout avec une aussi longue que la mienne -.-;... (J'ai toujours eu du mal à faire court!) Mais me voilà rassuré. La tite BD de Larcenet est en effet excellente et surtout très juste , je te conseille vraiment ses albums, notamment Robin des Bois et Le combat ordinaire. °lit la 2e review° Tu sais, c'est pas grave quand la review est pas constructive, une longue review pleine de compliments comme tu l'as fait c'est très bien aussi (oui, très très bien )! Tu sais, les pov, c'est venu comme ça, parce que c'est plus facile pour moi de cette façon (pour délimiter les chapitres et mettre les 2 personnages à égalité). J'ai du mal à écrire sans parties qui s'entrecroisent . Tiens, c'est marrant, personne n'aime mon James! Moi je l'aime bien, contente de ne pas être la seule! Merci pour cette jolie review nocturne!
Selenna : Lol, ouais, le bac, ça allait, j'ai pas révisé mais j'ai pas trop trop stressé non plus dans l'ensemble, en fait, pas plus que pour des devoirs normaux. Lol, et en plein devoir de philo je me suis mise à commencer un dialogue de Sev et Sirius sur mon brouillon, avant de revenir à la réalité et de plancher de nouveau sur l'inconscient psychique mdr. Alors, toi, tu dois faire partie des gens qui attendent le chapitre 15, si je comprends bien (fantasmeuse, va ). Hum, honte sur moi, le lime de Chiche est déjà presque intégralement écrit v-v;; (et c'est un gros porte naouak).
chibisennyo : Je suis fière que Chiche ait été ta première SS/SB. Moi j'en lis en fait assez peu - mais je ne lis presque que les fics des copines (- plein de SS/HP) et celles de Lychee (- plein de SS/HP aussi)... Quand je pense que je ne suis pourtant pas fan des SS/HP... Enfin, il y en a des très bien, quand même . La suite n'a pas été rapide, mais au moins... elle est là.
Midaya : Oh, c'est bizarre que tu aies vu ma fic avant sur la Bibliothèque (eux, mais tu parles d'Ombre-et-folie, là, c'est ça?) parce que j'y suis depuis beaucoup moins longtemps que sur ! Lol, une review pour l'ensemble me va très bien, surtout que j'ador les longues reviews! Oui, la fic me semblait plus drôle au premier chapitre (elle aurait dû être comme ça tout le temps), mais j'ai du mal à rester dans le vrai délire, donc je me suis calmée en chemin... Les lecteurs continuent à trouver ça drôle, alors tout va bien !
TiteSevie : Wah, merci pour les trois grosses rveiews, tu t'es bien rattrapée ;! Ça me fait très très plaisir (où en est ta fic? lol). Argh, j'avais un gros besoin de Toccata hier soir et j'ai pas réussi à mettre la main sur le CD... Je me suis rabattue sur l'été de Vivaldi et le Stabat Mater de Pergolèse, c'était pas si mal lol . J'exècre le R'n'B, mais j'écoute rarement du classique, ce sont des envies qui me prennent par moment... Il y a quelques morceaux auxquels je ne résiste pas ! «"Oh, bonne idée, ça, à noter..." Qu'entend-il par là ? O.o ( je ne veux pas savoir... )» - Je ne peux pas croire que des reviewers aient les idées plus mal tournées que moi, ptdr ! Sirius voulait juste dire qu'il s'attacherait bien à son Sevy pour qu'ils ne se quittent plus jamais, bien sûr . ... non, Sev n'aime pas son anniversaire, tu vas voir (deviner? non, ça me semble explicite) pourquoi dans le chapitre qui suit. Lol, j'arrête pas de rire en relisant ta review du chapitre 11... Bah, Sirius n'aurait aucune raison de plaquer Sev pour Cathy. Elle est juste très belle, très intelligente et dispose de deux chromosomes X, bref, elle n'a rien pour plaire . Bisous bisous bisous et je veux la suite de ta fic.
Melantha-Mond : De rien dearest, j'aime écrire des fics, alors si ça peut faire plaisir à d'autres gens que moi... C'est beau la vie quand même.
LN : Non, les dessins de Chiche ne sont pas de moi, je ne sais pas dessiner aussi bien (j'ai fait deux malheureuses illustrations de ma fic et j'en ai un peu honte, hum). Ils sont d'une fidèle lectrice et amie ! Merci pour elle et pour ma fic!
Florelia : Ah, mais t'en fais pas, j'aime bien les longues reviews, moi, alors ne te gêne surtout pas (tu te rends compte que je dis ça alors que ceci est la... °compte° 62ème réponse que j'écris d'affilée, donc c'est vraiment sincère lol) C'est pas évident d'écrire les 70s en n'en connaissant que quelques épisodes de That's 70s show, un peu de musique et des reflets dans la mode actuelle! C'est sans doute peu fidèle, mais heureusement on est chez les sorciers, et seul un vague contexte est nécessaire... Merci, tes compliments me font rougir.
kitty-luv-Snape : Youpi, plein de reviews . Ma fic a l'air réaliste? Hum, c'est sans doute parce que j'y crois lol (ouais, je crois aux fées!)... Désolée pour les papillons dans ton ventre (lol), ces sales bêtes n'en font qu'à leur tête... Oh, mais, Sirius et Sev en sont victime aussi alors, bon, ce n'est que justice -. Et contente que tu aimes les fics d'Elehyn à ce point, c'est une bonne amie à moi.
Bastet : Boudouboudouh, voui la suite, je sais! Elle est enfin là, et mieux vaut tard que jamais, comme te le dirait Sirius...
Nat666 : Lol, je sais, j'ai de l'imagination pour les insultes mdr. Tu as de la chance de n'avoir lu cette fic que début août, tu auras attendu 2 mois et demi de moins que la plupart des autres... (- au cas où tu aurais eu du mal à contrôler ton impatience )
Galdriella : Marci marci, je sais que j'ai pas arrêté de me déprécier pendant plein de chapitres, maintenant j'essaie de garder mes critiques pour moi (- manque d e confiance en soi chronique!).
Juliette Subervie : Waouh, une review pour chaque chapitre, ça m'a fait une mini-avalanche dans ma BaL qui était fort appréciable! Merci! Des chacras? Euh, ce sont des points d'énergie, je crois... Un truc de bab', encore ;p. C'est normal de ne pas lire toutes les réponses aux reviews, j'avais écrit ça à l'époque où j'avais moins de reviews (là, par exemple, c'est pas possible de lire les 77 réponses aux reviews, n'est-ce pas ?). Peu de gens sauront pour Sev et Sirius, très très peu de gens. Des gens qui, pour une raison ou pour une autre, ne le raconteront jamais à personne par la suite...
Triskelle : x2 Voui, promis, j'arrête de me déprécier (du moins, je le dis pas aux gens ;). Ce choix de narration est une facilité que j'ai prise : ça me permet d'écrire en langage plus familier et donc plus léger, et alterner les points de vue m'est indispensable pour que Severus et Sirius soient à égalité (le truc primordial dans un couple) et pour délimiter mes chapitres, rythmer l'histoire... Ce sont des contraintes mais aussi des barrières de sécurité! C'est merveilleux que mon dernier chapitre ait autant plu, même si ça ne fait que redouter encore plus l'accueil de celui-ci (je me déprécie pas, là, j'expose mes craintes lol)... Ce que je redoute le plus je crois, c'est des "c'est moins bien qu'avant"! C'est pour ça que je suis aussi exigeante envers moi-même, sigh... Merci et bisous.
Yamaëlle : Uhu, c'est la fic de ma Suu à moi, ça, Changer le passé... °contente que ses amies aient du succès aussi° Hum, la happy end faudra pas trop y compter... Par contre, y'aura une fin alternative rose bonbon dans les Bonus DVD ...
antigone : Je sais que j'ai fait attendre cette fic, je m'en suis rendu malade... Je culpabilisais tellement que je n'arrivais même plus à écrire... Encore une fois, pardon.
popssss : Nan nan, jamais assez de reviews, jamais assez - ! (C'est la fille qui est en train d'écrire la 71e réponse aux reviews qui dit ça, donc c'est vrai lol . Gaaah ça fait plus de 4h d'affilée que je suis dessus, mamaaaan...) Ouais, c'est sûr que le bac, maintenant que je regarde en arrière... Bah, j'en garde pas un super souvenir, mais bon... (Le pire ce sont les notes qui déçoivent, genre un oral d'anglais où j'ai eu 12 quand j'étais sûre d'avoir gazé et quand une amie moins bonne que moi en cours a eu 18... Passez-moi un flingue...) Au moins, c'est définitivement passé .
Kyltia : Oh, que j'aime ta review (voui, même par mail ça compte comme une review, et pis une aussi belle review ça mérite bien une réponse de toute façon). Ça me fait tellement plaisir que tu soulignes le côté doux amer quand tout le monde trouve cette fic essentiellement... drôle et choupi (ça me fait plaisir quand même). J'aime bien mettre un peu d'amertume dans une fic sucrée . J'ai préparé le terrain depuis le début pour que leur histoire s'effondre, et c'est l'accumulation et l'enchaînement malheureux de tous ces événement qui va tout mettre par terre - vais-je seulement réussir à rendre cette avalanche comme je le désire? Que sera sera, et encore merci pour ta review (c'est bon de se sentir compris lol).
Janna : Trois accros de Chiche? Qui sont les deux autres ? Lol, j'ai pas écrit grand-chose d'autre que Chiche quand même... En fait, j'ai une seule autre fic! Mais bon, merci... Ça me fait particulièrement plaisir que tu dises que la fic garde son niveau, parce que c'est ce que je redoute le plus, que la qualité baisse... Bouhouhouh, faut que je soigne mes crises d'angoisse, moi...
Melykumo : Merci! Bien, voilà le chapitre 12... Il a mis du temps à venir, mais tu as eu trois mois d'attente de moins que ceux qui la connaissaient avant, donc quelque part, tu as de la chance - .
lou : J'aime beaucoup tes onomatopées lol! (C'est mieux d'avoir la traduction, comême .) Rah, les Siri/Moony c'est cro chou, j'en écrirai une dans le cadre de mon projet "one-shots pour les coupiiines", puisque j'ai une fan de ce pairing dans mes amies... Mais bon, je dos d'abord finir une Sev/Remus et une Snarry, alors y'a le temps ;. Zibous itou !
delta : Coucou Isa, merci pour cette review! Voilà la suite, ouaip, on n'en a jamais été aussi prêt !
Gondoria : Non, je ne m'arrêterai pas en chemin, promis. je fais juste des pauses des fois parce que, bon, écrire me prend un temps fou, et j'aime trop passer du temps avec mes amis... Sorry...
Mlle Moony : Ah, nan, interdiction de me vénérer. Mais tu as le droit de le dire quand même, ça fait plaisir -. J'aime que des anti-snape aiment mon Sevy-chou, mais il faut dire que le jeune Sev est bien plus humain que l'autre... (Ouiii mais l'autre est plus classe-euh d'abooord !) Gros bisous et voilà le chapitre 12!
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
12. ... et Bonne Année!
« Sev! Sev, attends-moi!»
Je me retourne pour voir Gwendolyn me rejoindre en trottinant, tenant avec difficulté une valise presque aussi grosse qu'elle. Elle la dépose à mes pieds en soufflant.
« Pourquoi tu vas si vite?
– Je suis pressé.
– Trop pressé même pour dire au revoir à Sirius?»
Si ce n'était pas Gwendolyn, je croirais à un sarcasme.
« Vous ne vous seriez pas disputé, des fois? poursuit-elle.
– Pourquoi diable est-ce qu'on se serait disputé?
– Ben, vous aviez l'air en froid quand je suis entrée dans le compartiment tout à l'heure...»
Je repense à la petite conversation que Sirius et moi tenions juste avant que Gwendolyn arrive... Non, sincèrement, "froid" n'est pas le mot que j'emploierais.
« En fait, j'ai bien cru l'étrangler lorsqu'il m'a souhaité mon anniversaire alors que j'avais presque réussi à oublier que c'était aujourd'hui. Mais il a pris ma fureur à la rigolade... et puis il y a eu ce moment où il m'est tombé dessus et ça a... comment dire... dégelé l'ambiance...
– T'as un sourire bizarre, Sev.
– N'importe quoi.
– Pourquoi t'aimes pas ton anniversaire?
– Et pourquoi tu poses des questions sans arrêt? je m'exaspère. Non, j'en ai une meilleure pour toi : pourquoi est-ce que tu as été raconter à Sirius que mon anniversaire était aujourd'hui?»
Gwendolyn baisse les yeux d'un air penaud.
« Ça m'a échappé, pardon... J'avais pourtant prévenu Sirius qu'il fallait pas en parler, je croyais qu'il m'écouterait...
– Sirius n'écoute jamais personne, je grogne. Il n'en fait qu'à sa tête.
– Tu lui en veux?»
Je réfléchis. Je pourrais lui en vouloir, après tout. Ce qu'il y a, c'est que c'est Sirius.
« Pas vraiment... Son cadeau me plaît bien, je crois.
– Pourtant, tu l'as insulté à la sortie du train!
– Gwen...! je roule les yeux. Je t'ai déjà expliqué, non? Personne ne doit savoir pour nous deux.
– Mais pourquoi?
– Parce que!
– Arrête de répondre ça, c'est une réponse de gamin!» m'accuse-t-elle.
Il y a les moments où je l'aime presque bien, et les moments où j'envisage de la découper en dés et les faire revenir dans une poêle avec un peu de curry.
« Parce que les gens ne l'accepteraient pas, d'accord?
– Pourquoi?
– Mais c'est évident! Les garçons ne sont pas censés... Ils ne doivent pas... Tu vois très bien ce que je veux dire!
– Qu'est-ce que t'en as à faire de ce que pensent les gens? T'as honte?»
Je fixe son petit visage buté quelques instants sans répondre. Puis :
« Tu m'agaces.»
Je me détourne pour reprendre mon chemin.
« Attends! piaille encore Gwendolyn. Tu peux pas m'aider? S'il te plaaaît!
– Pourquoi as-tu apporté une valise aussi grande? On ne part que deux semaines...
– Je sais, mais comme j'ai acheté des cadeaux pour toute la famille et tous mes amis...
– Tu as tant d'amis que ça! je m'éberlue, avant de me raviser : Non, ne dis rien, je ne veux pas savoir.»
De toute façon, Gwendolyn, qui ne tient pas en place, a déjà oublié la conversation pour s'intéresser à autre chose.
« J'aime bien ton pantalon, Sev, il est nouveau?»
Saleté de gamine.
« Allez, j'ai pitié de toi, je marmonne. Locomotor barda!»
La valise s'élève dans les airs.
« Ouah, c'est génial! s'extasie-t-elle en agitant les bras. Tu me l'apprendras, dis?
– Ce n'est pas de ton niveau.
– Mais je suis une enfant préc...
– Je sais!
– Dis, t'avais pas une cravate?»
Ronchonnant, je transporte la valise jusqu'à l'endroit où le père de Gwendolyn, Isaac Nightingale, attend sa fille chérie. L'homme m'adresse à peine un regard avant de tendre les bras à ma cousine, qui lui saute au cou en riant.
Je ne me suis jamais attiré la sympathie des adultes. En cela et en bien d'autres choses, Gwendolyn est tout l'inverse de moi...
« Maman n'est pas venue? demande la fillette.
– Non, elle est partie en voyage... Mais tu sais que tu la verras aux prochaines vacances.»
Gwendolyn acquiesce tristement.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, ses parents sont divorcés - eh oui, je ne sais quel crétin laxiste au pouvoir a dû autoriser cette pratique à un moment ou à un autre. Pour ce que j'en sais, Isaac était un coureur de jupon pathologique et sa femme a préféré se trouver un autre époux un peu moins volage. Quand j'y pense, j'ai honte pour eux. J'espère pour Gwendolyn et ses si nombreux amis que cette histoire ne se saura jamais à l'école.
« Bon, salut, Gwen... dis-je vaguement.
– Ta mère vient te chercher?» demande mon oncle.
N'allez pas croire qu'il se soucie de mon sort une seule seconde. Tout ce qui l'intéresse, c'est ma mère. Peuh. Se rabattre sur la sur de son ex-femme, je trouve cela vraiment lamentable.
« Non. Je rentre seul.
– Seul? fait Gwendolyn. Mais...
– Gwen, il faut qu'on y aille, ma puce, la presse son père.
– Ne t'en fais pas, je la rassure froidement. J'ai l'habitude.
– À bientôt, Severus, lance Isaac négligeamment, comme on jette un papier dans une corbeille.
– À jeudi, Sev!»
Je suis bizarrement touché par tous les coups d'il que me lance Gwen en s'éloignant. Quel numéro, cette gamine. Même moi, elle m'aura mis dans sa poche.
Tout comme je m'évertue à sortir de la gare en dépit de la foule compacte, j'ai la dérangeante impression d'être observé. À force de regarder autour de moi, je finis par remarquer Sirius à bonne distance de là. Mais ce n'est pas son regard que j'ai senti; lui, il papote avec Potter et sa mère d'un air totalement réjoui. Foutu sourire. C'est vraiment injuste. Lui, il peut très bien être heureux sans moi.
Agacé, je joue des coudes jusqu'à la sortie.
–O-
Ce n'est pas glorieux, mais j'ai l'habitude de rentrer chez moi en Magicobus. La plupart des transports en commun ont dû s'équiper de systèmes des sécurité perfectionnés contre les fréquents attentats de Mangemorts et sont devenus hors de prix... Le Magicobus a toujours déclaré franchement qu'à moins d'embaucher des Aurors, il n'y avait aucune protection efficace contre les Mangemorts. Pas très vendeur dans la paranoïa actuelle, mais honnête.
Je me dirige vers son arrêt où il est déjà garé, quand quelqu'un tapote mon épaule. Surpris, je bondis de côté (je déteste qu'on me touche! (et sans que je le voie venir, c'est encore pire! (je ne vais pas me laisser tripoter par n'importe qui, non plus! (euh, ni par personne d'autre, d'ailleurs... (bordel, oubliez cette parenthèse)))).
Je découvre une Bethany Clarke un peu décontenancée par ma réaction.
« Oh, fais-je en la reconnaissant. Salut.»
Uhm... Il y a quelque chose de changé chez elle. Elle esquisse ce sourire timide qui la caractérise et range machinalement une mèche de cheveux derrière son oreille en répondant avec nervosité :
« Bonjour, Severus.»
Eh, oh, est-ce que je ne lui avais pas justement dit que je ne voulais pas qu'on m'appelle par mon prénom? C'est sans nul doute cette familiarité scandaleuse qui la fait rougir.
« Je suis désolée de t'avoir fait peur, s'excuse-t-elle. Je t'ai appelé plusieurs fois mais...»
Mais avec une voix aussi douce je ne risquais pas de l'entendre. Bethany est comme cela, on ne la remarque jamais... À moins que ce ne soit juste moi qui ne remarque rien. Gwendolyn me trouve fermé au monde. Mais franchement, qui ne paraîtrait pas introverti, à côté de Gwendolyn?
« Tu ne m'as pas fait peur, je marmonne. C'est juste que je n'aime pas... C'est sans importance.»
Son regard est bizarre. Je n'arrive pas à déterminer s'il est vraiment fixé sur moi ou bien sur un point qui se trouverait derrière. Et puis, qu'est-ce qu'il y a de si différent chez elle aujourd'hui?
Le silence s'éternise comme j'attends qu'elle parle - c'est elle qui m'accosté, non? Elle finit par le réaliser et s'empourpre à nouveau. Elle est pire que Sirius, ma parole...
« Euh... Tu prends le Magicobus? demande-t-elle.
– Ça se pourrait, je réponds avec méfiance. Pourquoi?
– Parce que je le prends aussi, donc...
– Ah.»
Bordel, ne me dites pas que cette situation pleine d'embarras va perdurer pendant tout le trajet. Pourquoi est-ce qu'elle vient me prévenir, elle n'aurait pas pu se contenter de m'ignorer, non? Nous n'avons absolument rien à nous dire!
« Oui, mes parents ne peuvent pas passer me prendre alors...» Elle se racle la gorge. « Il est où?
– Qui?
– Le Magicobus...
– Ah, le Magicobus... je répète stupidement. Au milieu de tous les autres bus, là-bas.»
Je lui indique d'un geste vague par-dessus mon épaule.
Bethany a l'air complètement à côté de la plaque. Fichus Sangs-Purs, ils ne savent même pas reconnaître un bus moldu. Je me place à côté d'elle et me retourne vers les bus stationnés le long de la gare pour les montrer du doigt.
« Là, tous ces gros engins identiques, tu vois? Rouges!»
Son regard s'allume enfin.
« Ah, rouges! Oui, je vois... C'est lequel, le nôtre?
– Le plus grand de tous, le violet.»
Bethany acquiesce mais je trouve que son hochement de tête manque quelque peu de conviction.
« Violet est une couleur beaucoup plus sensée que le rouge, je commente, plus comme une pensée à haute voix que pour faire la conversation. Ah, ces Moldus, ils sont incapables de faire quoi que ce soit d'intelligent...
– Ce n'est pas leur faute, dit Bethany.
– Pourquoi cela?» Je n'aime pas qu'on ne soit pas d'accord avec moi, tiens-toi-le pour dit, petite sotte...
« Ce que je veux dire, c'est qu'un Moldu est moins intelligent qu'un sorcier, donc... Enfin, on n'en veut pas à un chien de ne pas savoir compter, n'est-ce pas?
– Oh... Oui. Je suis d'accord avec cela.»
D'ailleurs, je n'aime pas plus les Moldus que les chiens, c'est donc une excellente comparaison.
« On ferait bien d'y aller, dis-je avant qu'un nouveau silence pesant ne s'installe. Le Magicobus n'aime pas rester immobile trop longtemps...
– Oui, allons-y!» sourit Bethany, avec le geste automatique de remonter ses lunettes.
C'est là que je réalise.
Ses lunettes! Elle ne les a plus! Quand a-t-elle bien pu se faire corriger la vue? Je ne prendrais pas le risque d'avoir l'air concerné en posant la question. N'empêche, je suis d'autant plus surpris que ce type d'opérations est plutôt dangereux. La Magie peut bien des choses, mais face à la complexité de l'il, elle est trop malhabile... Enfin, je suppose que rien n'est impossible pour une sorcière de cette lignée...
Durant le court trajet jusqu'au Magicobus, Bethany trouve le moyen de trébucher à plusieurs reprises, se raccrochant sans cesse à moi. Si j'étais de nature suspicieuse, je me dirais qu'elle le fait exprès. Surtout que, lorsque nous arrivons à l'engin, elle me demande carrément de l'aider à monter. En quoi monter dans un bus est difficile! Puis je me rappelle que, Gwendolyn mise à part, toutes les filles sont des empotées, et je lui offre gracieusement une main - tant de bonté me perdra.
« Vous savez, je fais au conducteur, une espèce de vieux bigleux répondant au nom d'Ernie Prang, vous devriez embaucher quelqu'un pour aider les gens à monter.
– J'y penserai le jour où j'aurai les moyens, répond Ernie. Allez, en voiture les amoureux!
– Quoi! je m'indigne.
– Une ou deux places? Non, je plaisante! Vous allez où, les tourtereaux?
– Nous ne sommes pas...
– Glueton», me coupe Bethany.
Ça ne la révolte pas, elle! Aucune fierté, ou quoi? Je ravale ma fureur et bougonne :
« Moi c'est treize mornilles. Arrêt Holeville. Tenez.
– Le compte y est, fait Ernie en louchant sur les pièces qu'il a portées à deux centimètres de ses yeux de taupe. Ça fera neuf pour la demoiselle. Vous pouvez y aller : dernier étage.
– Dernier! je tique. Il n'y a pas de place ailleurs?
– Désolé, non. Heure de pointe...»
C'est bien ma chance. Je me sens déjà nauséeux rien que le temps de m'installer dans l'un des fauteuils, traînant ma valise dans le coin où il y a le moins de monde. Derrière moi, Bethany met une éternité à monter, et au son, j'ai l'impression qu'elle chute bien cinq ou six fois.
« Qu'est-ce que tu as bu avant de venir!» je m'exaspère comme elle s'avance vers moi d'un pas hésitant.
Elle sourit fébrilement en réarrangeant ses cheveux bruns.
« En fait, je...»
Elle se mord la lèvre, puis sort un objet de sa poche d'un air dépité.
« Je crois que je vais remettre mes lunettes, je ne vois vraiment rien sans elles.»
Je la regarde, ébahi, remettre ses lorgnons en place.
« Mais... Tu... C'est stupide... Pourquoi les as-tu enlevées, si ta vue est si mauvaise?»
Elle s'assied sur un fauteuil à bascule à côté de moi en soupirant.
« Parce qu'elles ne me vont pas...»
Je la dévisage, un sourcil levé.
« Oui, c'est vrai.»
Elle n'a pas l'air particulièrement enchanté pas cette réponse. C'est pourtant elle qui l'a dit, pas moi!
« Et pourquoi est-ce que subitement tu décides de les enlever? Pas pour une raison stupide du style pour plaire à quelqu'un, quand même?»
Elle vire cramoisi dans la seconde qui suit.
Je lève les yeux au ciel. C'est vraiment une attitude ridicule. Ce ne serait pas moi qui ferais un truc pareil. C'est vrai que c'est une simple coïncidence si tu te laves les cheveux avant chaque rendez-vous avec Sirius, ricane la petite voix.
Hum. Je me suis dit, dernièrement, que l'hypnose serait peut-être une solution à ce petit problème de schizophrénie mentale...
« Enfin, reprend Bethany tristement, je crois que je préfère encore pouvoir voir nettement celui que j'aime...»
Elle doit me confondre avec quelqu'un que ça intéresserait. Histoire de le souligner, je me détourne ostensiblement pour regarder par la fenêtre. Mauvais plan. D'ici, on voit drôlement bien comme le vent fait tanguer le bus de droite à gauche...
« Tu te sens bien? Tu es tout pâle...» a le culot de me faire remarquer Bethany.
Mais n'importe quoi! Je suis tout le temps pâle. Et je ne pâlirais certainement pas à cause de, quoi, quatre mètres d'altitude? Oh, bordel, quatre mètres...
« Tu as le vertige? demande Bethany.
– Qui te parle de vertige, Clarke! je gronde.
– Excuse-moi, dit-elle précipitamment.
– Je trouve juste l'altitude un peu inconfortable lorsque je ne suis pas sur un sol stable... Il n'y a pas de mal à cela!
– Non non, bien sûr! Mais... Pourquoi prends-tu le Magicobus, dans ce cas? Parce qu'il fait tout de même des bonds d'au moins...
– C'est le meilleur moyen de rentrer chez moi, d'accord!»
Elle me porte sur les nerfs, celle-là, avec ses questions! Il ne faut pas me courir lorsque je me trouve en équilibre précaire à plusieurs mètres au-dessus de la croûte terrestre. Et encore moins quand le Magicobus démarre et... Oh, saperlipopette.
BANG!
Je me cramponne aux accoudoirs du fauteuil, ferme les yeux et serre les dents. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.
« Est-ce que je ne t'avais pas dit que tu pouvais m'appeler par mon prénom? dit Bethany au bout d'un moment.
– Je... Ça ne me dérange pas de dire Clarke, je parviens à articuler.
– Mais je préfère Bethany.
– Bon, d'accord, Bethany!» je m'énerve.
Qu'est-ce qu'on en a à faire, franchement?
« C'est où, Holeville?»
Je lui jette un regard oblique. Elle ne va pas me laisser souffrir tranquille cinq secondes?
« Dans le trou du cul du monde, je grommelle.
– Ah... Et c'est joli?
– Non.
– Oh... Ce n'est pas sur Farend Island?
– Si.
– Tu as de la chance de vivre au bord de la mer!»
Je la foudroie du regard. Si j'avais de la chance, ça se saurait.
Je ne vis pas au bord de la mer, je vis cerné par la mer. L'île est trop petite pour qu'on puisse y échapper, et même en se réfugiant au centre, on peut toujours entendre le fracas des vagues contre les rochers. J'ai bien dû en faire quelques crises d'angoisse dans ma tendre enfance...
« Je ne vois pas l'intérêt de vivre sur une île en mer du Nord, je grommelle. Tu as déjà essayé de te baigner en Mer du Nord, toi? C'est très amusant, après y avoir trempé un orteil, on pourrait jurer voir des glaçons y flotter au gré des courants...»
Elle se tait et je tente d'ignorer sa présence. Mais je l'entends bientôt se balancer dans son fauteuil - comme si ça ne tanguait pas assez comme ça -, puis farfouiller dans sa poche, et une odeur familière vient à mes narines. Elle me tend une petite boîte verte.
« Pastille à la menthe?»
Enfer et damnation.
« Non, merci, je renifle. J'ai arrêté.»
Elle éclate de rire; genre, c'est drôle.
« Pourquoi arrêter les pastilles à la menthe!»
Pour que Sirius arrête de me traiter de drogué.
« Mmh... Parce que.
– Allez, quoi, régime ou pas, ce sont les vacances!» insiste-t-elle.
Bon, après tout, Sirius n'est pas là...
« ... Merci.»
Mmh. Trop bon. M'en fous, j'assume mes faiblesses. Pour la plupart.
BANG!
Un atterrissage brutal envoie nos deux fauteuils se heurter l'un contre l'autre, et ma pastille mentholée à l'autre bout du bus. Je grogne, mais Bethany glousse.
« C'est amusant d'être ballotté comme ça!
– C'est fou ce qu'on se marre.»
Ma pastille-euh! je pleurniche intérieurement. Après deux semaines d'abstinence, j'ai à peine eu le temps d'en profiter!
« Une autre pastille?» propose alors Bethany.
Je lève vers elle des yeux incrédules.
Cette fille a un très bon fond, en fait, me fait remarquer la petite voix tandis que l'arôme du second bonbon se propage dans ma bouche.
–O-
« Et tu ne penses pas que si la magie blanche peut être employée à fins malfaisantes, on peut tout aussi bien utiliser la magie noire pour le bien?
– C'est une évidence. Seulement on croit se simplifier la vie en...
– ... rangeant tout de façon manichéenne, oui. La magie blanche, bien; la magie noire, mal. C'est tout à fait ridicule.»
Surprenant. Autant Bethany a tendance à ne pas finir ses phrases, autant elle est capable de finir les miennes... Je n'aurais jamais cru pouvoir être à ce point sur la même longueur d'onde que quelqu'un.
« Je pense même qu'en prohibant à tout prix la magie noire, on se ferme la porte à des possibilités immenses, que n'a pas la magie blanche...
– Ça, je ne sais pas. Je n'ai jamais étudié la magie noire.»
Je me garde de me vanter de ma propre expérience en la matière.
« Nous arrivons à Glueton dans deux minutes!»
Bethany et moi échangeons un regard.
« Tant pis, dit-elle, on se revoit à Poudlard dans deux semaines, de toute façon. On finira cette conversation à ce moment-là.
– Euh... oui.»
Conversation? On ne conversait pas, on débatait! Ça fait toute la différence, n'est-ce pas?
« Je te laisse le reste de la boîte de pastilles à la menthe, dit Bethany. J'en ai d'autres à la maison.»
J'aime vraiment bien cette fille. Vraiment.
– O - O - O -
Holeville, le trou du cul du monde. Désolé pour ce langage, mais je ne vois pas de meilleure façon de qualifier le bourg.
La mer est d'un gris sombre autour de l'île, et elle frappe avec tant de violence dans son combat contre les falaises de granit que les bateaux s'y risquent rarement, même si les Moldus du coin n'ont pas vraiment d'autre choix lorsqu'ils doivent quitter leur caillou.
Ici, tout est d'un marron boueux, même la neige. Le domaine des Snape, il s'étend au milieu des marais, dans un paysage plat et monotone, avec très peu de végétations alentour. Quelques arbres tordus encerclent la maison. Ah, elle est grande, la maison, presque un manoir; d'ailleurs, c'est comme cela qu'on l'appelle par ici. Elle est grande, imposante, sévère, dominant de ses hauts murs gris les bicoques du village. Et pourtant si on s'en approche, on s'aperçoit vite que ce n'est qu'une illusion. Il manque des tuiles d'ardoise sur le toit, la plupart des fenêtres sont condamnées, les murs se fissurent de partout. Si majestueuse qu'elle ait pu être, ses fondations sont complètement pourries. Un jour, le marais l'engloutira entièrement, voilà ce que j'en pense. J'espère être encore là pour le voir.
Le Magicobus me dépose au village. C'est un peu à l'écart de ces maisonnettes agglutinées, pareilles à un troupeau effrayé sous cette lune maigre, que se tient le Manoir, au bout d'une route étroite et mal entretenue qui n'est plus guère utilisée. Il fait nuit, et pourtant aucune lumière ne provient de la demeure. J'en viens à douter que ma mère s'y trouve...
Aux abords du bâtiment poussent des touffes d'herbe sauvage et jaunâtre, et des ronces rampent le long des murs. À mon passage, quelques réverbères encore en état de marche se mettent à clignoter pour diffuser une lueur grise et incertaine. La porte craque lorsque je l'ouvre et, comme une odeur de renfermé vient à mes narines, j'ai l'impression de pénétrer un sanctuaire déserté depuis des siècles. Un nud me vient à l'estomac comme je fais quelques pas dans l'entrée défraîchie. Le vieux portemanteau s'approche de sa démarche d'insecte silencieuse et me déleste de mon pardessus et de mon écharpe avant de s'en retourner dans l'obscurité d'où il vient, non sans que j'aie le temps de remarquer que la cape de fourrure de ma mère y est suspendue. Elle est donc dans la maison... Je ne saurais dire si j'en suis plutôt soulagé ou inquiet.
J'emprunte un couloir étriqué où la lumière filtre ici et là, entre deux planches de bois placées en travers des fenêtres brisées, ou à travers la crasse des vitres.
Cet éclairage improbable produit un effet encore plus étrange dans le salon où je pénètre ensuite. La salle est plus vaste que toutes les autres dans la maison, haute de plafond, et terriblement dépouillée. Les rayons blafards qui parviennent à l'intérieur percent ponctuellement l'obscurité, sans jamais en venir à bout. La seule source de chaleur de la pièce provient de la cheminée, où palpite à peine un feu mourrant. Près de l'âtre sont regroupés les seuls meubles de la pièce : un sofa, un fauteuil à haut dossier et une petite table. Je déglutis péniblement en remarquant la main, posée sur l'accoudoir du fauteuil, une main qu'on dirait sculptée dans l'ivoire.
« Maman?»
Ma voix sort déformée de ma gorge, faible, et comme indésirable dans le silence oppressant. Je m'approche de la cheminée à pas mesurés. Je sais comment ne pas faire grincer les lattes du plancher, comment ne pas troubler la poussière qui flotte dans les rais de lumière, je sais comment être invisible dans cette maison. Cela m'a été utile plus d'une fois. Et encore maintenant, je ne sais pas me comporter autrement sous ce toit.
J'arrive à la hauteur du fauteuil dans lequel ma mère s'est assoupie. Son visage blanc est détendu, inexpressif. Son souffle est si ténu que sa poitrine se soulève à peine. On pourrait la croire morte...
Elle est belle, ma mère. Malheureusement, j'ai toujours tenu de mon père.
Je m'accroupis à son côté et prends délicatement sa main froide entre les miennes pour la réchauffer.
« Maman?»
Les longs cils de ses paupières se soulèvent lentement sur son regard bleu nuit. Un fantôme de sourire se pose sur ses lèvres comme elle frôle ma joue de ses doigts avec une infinie douceur. Puis sa main se fige, retombe, ses yeux se détournent, et le bref instant de paix s'évanouit. À se demander si je ne l'ai pas rêvé...
« As-tu fait bon voyage?»
Un ton détaché, qui cherche à peine à prétendre un faux intérêt.
« Oui...»
Elle se lève, lisse les plis de sa robe de deuil d'un revers de main.
« Es-tu allé saluer ton père, au moins?
– ... Non. Pas encore.
– Vas-y, Severus.
– Oui.»
Incapable de lui désobéir, je prends mécaniquement la direction de la salle à manger, et elle m'emboîte le pas. Même en lui tournant le dos, je sais que son regard reste invariablement tourné vers le sol...
Une longue table en bois traverse la salle à manger dans sa longueur. Sur le mur d'en face, une cheminée monumentale est illuminée d'un feu ronflant. Et au-dessus, un immense portrait représente un homme qui me ressemble un peu trop à mon goût...
C'est le seul tableau qui reste au Manoir, tous les autres ayant été vendus. Quelques-uns particulièrement précieux se sont même retrouvés à Poudlard. Mais le portrait de mon père, ma mère le conserve comme un trésor. De toute façon, qui en voudrait?
Le portrait n'est pas vraiment animé. Cela coûte trop cher, et le narcissisme de mon père n'a jamais atteint le degré de son avarice. C'est donc un tableau muet, et l'homme qui s'y tient est presque immobile. Toutefois, si l'on y prête attention, on remarque que les expressions de son visage varient de temps à autre. En ce moment, il arbore un air sévère et hautain, et j'ai la désagréable impression que ses yeux noirs sont posés sur moi. Je m'incline pour ne pas avoir à les défier.
« Bonjour, Père.»
Il trouvait cela plus convenable que "Papa".
Satisfaite, ma mère sourit légèrement et entreprend de remettre en place les mèches qui se sont échappées de son chignon tressé, masse sombre parcourue de cheveux gris.
« Mon dieu, j'étais exténuée tout à l'heure... J'ai fait un somme et résultat, je n'ai pas préparé le dîner. J'espère que tu ne m'en veux pas, mon chéri.»
Ce n'est pas à moi qu'elle parle, vous savez.
« Oui, ton fils est rentré. Il va bien. Il a meilleure mine que cet été... mais tu sais combien il aime l'hiver, lui aussi.»
Elle a un petit rire, le rire se change en quinte de toux, elle se passe une main fébrile sur le front, et se dirige vers la cuisine sans plus un regard pour moi.
Maintenant seul, je lève une nouvelle fois les yeux vers le portrait. Bien que j'aie changé de place, les yeux me fixent toujours et me transpercent. Je n'ai jamais pu m'empêcher de croire que ce tableau en savait beaucoup plus que ma mère à mon sujet.
Je connais des portraits de Poudlard qui auraient pu lui en raconter de belles... ricane la petite voix dans un recoin de mon esprit.
Horrifié, je me détourne pour sortir de la pièce dans des relents de honte, les prunelles peintes me brûlant la nuque.
–O-
Je monte dans ma chambre, maussade. Si seulement mon anniversaire avait été un jour plus tôt, si seulement je n'avais pas à le passer ici. Je me rappelle l'époque, avant que mon père ne meure, où ma mère et moi fêtions mon anniversaire en secret. Je profitais très égoïstement de ces moments privilégiés avec elle, sans songer vraiment à ce qu'elle risquait en agissant contre la volonté de cet homme... Lorsqu'il a fini par s'en rendre compte, c'était... Bordel, c'était lui ou elle.
Cela fait tout juste cinq ans aujourd'hui.
J'ai une joie un peu puérile à retrouver ma chambre, inchangée depuis ma dernière visite, si ce n'est une couche de poussière que je m'empresse de faire disparaître. Ce n'est pas qu'elle soit très accueillante en elle-même, cette petite pièce terne à la fenêtre anormalement étroite, mais, comparée au reste de la maison, elle semble regorger de meubles et d'objets. Mon lit, un bureau, deux chaises, et des étagères essentiellement remplies de bocaux et de livres qui me sont précieux. Certes, la plupart de ces livres étaient à mon père, mais ce sont avant tout des livres, et des livres rares. J'ai appris à lire dans certains de ces ouvrages - peut-être même dans ceux qui traitent de la magie noire.
Mon père était un passionné de magie noire, même s'il était en général trop couard pour s'en servir de façon réellement conséquente. Il en a usé juste assez pour s'attirer quelques relations, s'enrichir, se faire une réputation redoutable aux yeux des plus sots, puis il s'est laissé aller à son petit confort superficiel et finalement, tout ce qu'il avait pu bâtir est mort avec lui. Quelle que soit la façade qu'il ait pu se créer, ce n'était ni plus ni moins qu'un raté; et je me fiche de la ressemblance qu'on peut me trouver avec lui, parce que mes ambitions dépassent de loin les siennes.
Maintenant, est-ce que joindre les rangs de quelqu'un comme Vous-Savez-Qui m'aiderait ou non... Je ne pensais pas avoir à y réfléchir si tôt. Je ne suis pas entièrement enthousiaste à l'idée de servir quelqu'un, mais d'un autre côté, si ce quelqu'un se trouve être le sorcier le plus puissant du monde, cela comporte certainement des avantages... Les Mangemorts sont des gens d'influence, après tout.
Je m'assois sur mon lit, étourdi par la fatigue du voyage et mes réflexions. Mes yeux se posent sur la valise à mes pieds; avec un vague sourire j'en sors le parchemin vierge que m'a donné Sirius.
Huh.
Vierge, disais-je? Moins que dans mon souvenir...
"Severus?"
Après une seconde de contemplation stupide des lettres miraculeuses, je me précipite à mon bureau pour m'emparer d'une plume.
"Mais c'est que ça marche, en plus!" je réponds à Sirius, trop heureux pour mieux dissimuler mon admiration.
"Un peu que ça marche! Je suis un génie des charmes, tu ne le savais pas?"
Sa vantardise ne parvient pas à m'agacer; c'est Sirius qui m'écrit, et même chez Potter, il pense à moi. Ha ha. Dans ta tronche, Potter.
Mais, soyons diplomates.
"Tu t'amuses bien, chez les Potter?"
Sous-entendu : comment se fait-il que tu ne sois pas trop occupé avec ton meilleur ami pour te soucier de moi, uhmmm?
Avec du recul, le sous-entendu n'est peut-être pas si évident. Zut.
"Disons qu'il y a de l'animation. Et toi?"
Mmh. Moi, je ne peux pas vraiment parler d'animation. En fait, on peut même dire que c'est plus mort qu'un cimetière. Ma mère a ignoré mon anniversaire une fois de plus, et sa santé m'inquiète. Et j'aimerais vraiment que tu sois là, Sirius, si tu savais. Non non non, je ne peux pas écrire ça...
"Ma mère parle toute seule, comme d'habitude. Ce qui est bien, c'est que cela m'évite d'avoir à lui faire la conversation."
Parce que je ne peux pas lui parler de toi, et pourtant j'aimerais tellement, Sirius, ça me réconforterait de pouvoir parler de toi à quelqu'un...
"Charmant... Ça va être gai, ton réveillon de Noël."
Noël sera différent; à Noël, il y aura Gwendolyn! Si jamais l'envie de parler de toi se fait trop brûlante, elle sera là...
"Nous serons chez Gwen du 24 au 2. Je n'ai jamais eu autant hâte de voir cette petite peste."
"Hâte de voir Gwen? Tu es sûr que tu te sens bien?"
Ha, tu en as de bonnes.
"Pas tellement. Mieux que ma mère, en tout cas."
"Qu'est-ce qu'elle a, ta mère? Est-ce qu'elle n'est pas un peu" Il y a une brève pause, durant laquelle je vois cent fois s'écrire le mot qui va suivre. "folle?"
Abruti, tu ne comprends rien...
"Non. Je n'ai pas dit cela."
"Tu as dit qu'elle parlait toute seule."
N'essaie pas de comprendre, tu ne pourrais pas.
"Ma mère n'est pas folle."
Elle est juste fragile, fragile comme la flamme d'une bougie, mais tu ne peux pas comprendre.
"Pardon."
C'est à elle qu'il faut demander pardon, tu ne comprends pas...
"Je dois y aller."
Quoi? Déjà!
"Non!"
"On va dîner."
Moi aussi, et alors!
"Reste."
Tu n'as pas le droit de me laisser tomber comme ça!
"Tu sais que je ne peux pas."
Quand on veut on peut, Sirius. Sois un peu honnête avec toi-même.
"Tu vas répondre cela à chaque fois?"
C'était une attaque. Même si je sais déjà que tu ne vas pas y répondre.
"James ne se lève jamais avant 9h30 pendant les vacances. 9h, demain?"
Je me sens d'humeur capricieuse, frustré de n'avoir eu droit qu'à un instant si court.
"8h30."
"Tu m'en demandes beaucoup, là. Pour toi, je vais essayer de faire un effort."
Je ne devine ton sourire que trop bien, Sirius, trop bien pour ma santé mentale.
"Vous êtes trop bon Monseigneur. La pauvre créature que je suis ne mérite même pas d'être foulée par vos augustes pieds."
Tu me manques déjà.
–O-
Raclements de fourchette. Tintement de verre. Bruit sourd du pichet d'eau sur la table.
« Gwendolyn m'écrit, souvent.»
Je regarde ma mère avec étonnement.
« C'est une gentille petite... Elle aime énormément son cousin.»
Ma mère joue inconsciemment avec sa fourchette, les yeux baissés sur l'assiette qu'elle a à peine touchée.
« Ton fils ne m'écrit plus autant qu'avant, alors c'est bon d'avoir des nouvelles.
– Maman...
– Ces adolescents, trop occupés à vivre pour se soucier de leurs vieux parents! Il ne faut pas lui en vouloir s'il n'a pas voulu venir à la Toussaint.
– Maman, je suis désolé...
– Non, il ne faut pas lui en vouloir; tu étais pareil à son âge. Et sais-tu ce que m'a appris cette chère Gwendolyn? Tu ne me l'aurais pas dit, Severus...
– Que...
– Severus s'est fait un nouvel ami des plus intéressants.»
Je pose mes couverts un peu trop brutalement dans mon assiette. Qu'est-ce que la gamine a été raconter à ma mère! Elle n'aurait quand même pas...!
« Il s'agit d'un garçon d'une famille très respectable, très influente... Il est très populaire à Poudlard. Mais en vérité, Gwendolyn ne les dit pas amis à proprement parler...»
Je sens le poids écrasant du regard du portrait depuis le mur d'en face. Ma respiration s'accélère. Elle n'a pas pu... Gwendolyn n'a pas pu me trahir...? Elle est forcément consciente de ce qui se passera si ma mère vient à le savoir. Avant, ce n'aurait pas été un véritable problème, avant, elle s'y serait faite... Mais maintenant, elle irait certainement jusqu'à me retirer de Poudlard, parce que c'est ce qu'il aurait fait.
« Parle donc de ce garçon à ton père, Severus, m'encourage ma mère. Il s'appelle Adam, n'est-ce pas? Adam Wilkes...»
Je relève brusquement la tête. Les yeux de ma mère me sourient. Nom de... Je ne sais pas depuis quand elle ne m'a pas consciemment accordé un tel regard.
« C'est bien cela, Severus?
– Ou... Oui...
– Comment avez-vous fait connaissance?
– Il... Son père me trouve doué... en Potions... Il lui a parlé de moi et W... Adam est venu me voir.
– C'est merveilleux! Tu entends cela, mon chéri? Ton père disait toujours qu'il valait mieux laisser les autres venir à soi pour garder une position de supériorité sur eux.»
Subjugué par la douceur du regard bleu nuit, je ne peux que hocher la tête sans conviction.
« Ton oncle nous a apporté des cerises, Severus. Quel homme attentionné... Alors j'ai pris sur moi de préparer une Forêt-Noire pour fêter ton retour. Tu as toujours aimé ce gâteau, n'est-ce pas? Je vais le chercher!»
Bouche bée, je suis des yeux ma mère qui retourne à la cuisine. Puis, du coin de l'il, je lorgne vers le portrait de mon père.
Le sourire qu'il affiche crée en moi un certain malaise.
– O - O - O -
Je me réveille avec le lointain roulement de la mer, et il me faut un temps pour comprendre où je suis. De toute évidence, je ne suis pas en train de me noyer. Ce n'était qu'un cauchemar...
Il est à peine plus de sept heures; je laisse le jour entrer dans ma chambre avant d'aller faire ma toilette, m'habiller, déjeuner. J'ai beau prendre mon temps, il n'est pas encore l'heure de mon "rendez-vous" avec Sirius lorsque, désuvré, je m'assois à mon bureau.
Huit heures et quart. Patience, Severus, ne t'abaisse pas à faire quelque chose d'aussi désespéré que de lui écrire quinze minutes en avance...
Huit heures vingt. Je vais attendre qu'il fasse signe le premier...
Huit heures vingt-cinq. "Ton père disait toujours qu'il valait mieux laisser les autres venir à soi pour garder une position de supériorité sur eux." Soudainement mal à l'aise, je me saisis de ma plume et gratte très vite, avant de changer d'avis :
"Sirius, tu es là?"
"Si seulement", affiche presque aussitôt le parchemin.
Je ne peux m'empêcher de sourire. Il s'est donc levé en avance également...
"Je croyais que le lever t'était difficile!"
"Il l'est beaucoup moins dès lors que je dors dans le même lit que James. Non seulement il prend toute la couverture, mais en plus il me fout sa main dans la tronche en voulant attraper un Mangemort dans son sommeil."
L'apparition du mot "Mangemort" retient mon rire. Ah. Bien sûr, Potter veut devenir Auror comme son cher papa... Ça n'a rien d'une nouveauté.
"Et toi, tu ne rêves pas que tu pourchasses les Mangemorts, n'est-ce pas?"
Je sais que c'est un Gryffondor, qu'il est l'ami de Potter, qu'il ne s'entend pas avec sa famille, mais...
"Non! Je ne rêve que de toi, voyons..."
Abruti.
"Et tu dis que Potter et toi dormez dans le même lit...?"
"Oui, c'est comme cela depuis qu'on est petit. Oh. Ne t'en fais pas, je ne le confonds pas avec toi pendant mon sommeil."
"J'espère bien."
"Bon sang, mettre en doute notre belle amitié virile et platonique est intensément traumatisant, tu sais?"
"C'est toi qui l'a dit, pas moi..."
"Tu le sous-entendais, pervers."
"C'est celui qui voit des sous-entendus qui me traite de pervers? Tapette, va!"
"Oh l'autre, toi-même, eh, pédale!"
"Tante!"
"Tarlouze!"
"Folle tordue!"
"Fiotte!"
"Lopette!"
"Qu'est-ce qu'on est con, quand même."
"Ouais."
"Qu'est-ce que ça fait du bien."
"Bien d'accord."
– O - O - O -
« Alleeez Sev! Viens voir ma chambre!
– Non.
– Vieeeeens!
– Non!
– Les enfants, un peu de calme, je vous prie. Oh, Severus, ce n'est pas une façon de se tenir.
– Gwen, ma puce, descends donc du dos de ton cousin et fais-lui visiter ta chambre.
– Mais il veut paaas!
– Tu as entendu, Severus?»
Ah, je vois, tous contre moi! Et mon libre-arbitre, dans cette histoire! Arrête de rire, la petite voix!
Gwendolyn m'entraîne à l'étage, puis dans une grande pièce aux murs oranges et jaunes.
« C'est moi qui ai choisi la couleur du papier peint! En fait, j'ai tout choisi!
– Merveilleux. J'ai vu, on peut redescendre.»
Gwendolyn attrape mon bras avant que j'aie pu faire un pas dans le couloir.
« Mais pas si vite! Pourquoi t'es si méchant ce soir!
– Je ne suis pas méchant!»
Oh non, voilà qu'elle me fait le numéro des grands yeux larmoyants.
« Ce n'est pas dirigé contre toi, Gwendolyn. C'est juste que je ne préfère pas laisser nos parents tous seuls en bas... Les cinq ans de deuil de ma mère sont révolus et, je ne sais pas si tu as remarqué, mais ton père en a après ma mère...
– Papa n'en a pas après ta mère! Il la trouve jolie et il aimerait bien l'embrasser, je vois pas le mal qu'il y a à ça...
– Tu ne vois pas le mal qu'il y a à ça! Excuse-moi Gwen, mais ton père est un coureur. Je ne veux pas qu'il fasse de mal à ma mère...
– Ce sont leurs affaires, pas les tiennes.
– Je ne laisserai pas ton père mettre le grapin sur ma mère!
– Mais qu'est-ce que tu crois, qu'ils attendent que tu sois là pour se voir?»
Bordel, je n'avais pas pensé à ça. Je me laisse tomber dans un fauteuil gonflable en plastique transparent vert pomme.
« Eh, Sev, te mets pas dans tous ces états. Elle a le droit de vivre, ta mère. Elle a peut-être juste besoin de s'amuser un peu.
– Elle a déjà suffisamment souffert. Elle ne pourrait pas en supporter plus.
– Tu devrais pas décider ça pour elle. Tu crois que j'aurais dû t'empêcher de voir Sirius, moi?
– Hein? Mais cela n'a rien à voir!
– Sirius aussi est un coureur, pourtant.
– Il n'est pas...»
Gwendolyn hausse un sourcil façon "ose me contredire".
« Bon, peut-être un peu, mais...
– Moi aussi, j'ai peur que tu finisses par en souffrir.
– J'ai une parfaite connaissance des risques que j'encours, merci bien.
– Et pas ta mère?
– Non!
– Comment tu le sais?
– Je la connais mieux que toi. Tu sais qu'elle parle à mon père? Sans arrêt! Devant son portrait, mais aussi partout ailleurs! Et elle serait capable d'avoir une relation avec un autre homme, d'après toi?
– Si elle parle à un mort c'est qu'elle se sent seule, c'est tout. Je dis pas que ta mère est pas un peu bizarre des fois, ajoute Gwen en gloussant, mais je l'aime bien comme ça, et mon père a l'air de bien s'y faire aussi...»
À court d'arguments, je jette un il désespéré autour de moi, et fronce les sourcils en remarquant un étrange objet cylindrique posé dans un coin.
« C'est quoi, cette... chose?
– Ça? C'est un obus de la première Guerre Mondiale!
– Un quoi!
– Chouette, non? Et là-bas, sur le mur, c'est une hélice d'avion de la seconde Guerre!
– C'est bien prudent d'accrocher ça au-dessus de ton lit...?
– Sinon, sur cette étagère, il y a ma collection de météorites, tu veux voir? Je collectionne aussi les pierres volcaniques et les coquillages bizarres!
– Et ça, c'est pour un déguisement?
– Tu plaisantes! C'est une authentique coiffe de sorcier indien Opikanoba! Je la mets des fois, pour faire mes devoirs; ça aide à la concentration... Regarde, ça me va bien, non?»
–O-
« Cette oie farcie est réellement délicieuse, Isaac.
– Pas autant que vous, ma chère amie...»
C'est démentiel, il est tellement occupé à faire les yeux doux à ma mère qu'il ne se rend même pas compte que je le fixe de mon regard le plus noir depuis cinq minutes.
« Est-ce que ce sont des fleurs artificielles que je vois là? s'étonne ma mère en caressant les pétales d'une orchidée blanche .
– En effet.
– Elles sont incroyablement réalistes! C'est magnifique...
– Leur beauté n'est rien comparé à la vôtre.
– Isaac, vous êtes un ignoble flatteur.» Ma mère se tourne vers moi, certainement pour masquer son petit sourire ravi à Isaac. « Et toi, Severus, comment trouves-tu ces fleurs?
– Eh bien, je dirais : artificielles. Mais, pas autant que vous, mon cher oncle.»
Un coup de pied dans mon tibia gauche me rappelle l'existence de Gwendolyn en face de moi. La fillette s'empresse de remplir le vide sonore causé par ma sortie :
« Tu sais, Sev, j'ai aidé la cuisinière à faire la farce!
– Ahun...»
Ça y est, ma mère et mon oncle sont déjà repartis dans leur bulle.
« C'est mal élevé de ne pas regarder son interlocuteur!» pigne Gwen.
Je me tourne vers son petit visage buté avec un soupir exaspéré.
« Qu'est-ce que tu me veux?
– C'est pas croyable, même quand Sirius n'est pas là tu ne m'accordes aucun attention!
– Nng...!»
Je jette un il aux deux soi-disant adultes qui roucoulent à côté. Heureusement, ils n'ont rien entendu. Je fais signe à Gwendolyn de me retrouver sous la table et me laisse glisser de ma chaise aussi discrètement que possible.
« Non mais t'es pas bien ou quoi! je chuchote à ma cousine lorsque nous nous retrouvons tous les deux accroupis par terre.
– Pardon, ça m'a échappé...
– Beaucoup de choses t'échappent, en ce moment, on dirait!
– C'est bon, y'a pas mort d'homme, non plus!
– Tu es inconsciente, totalement inconsciente. Remarque, je ne devrais pas t'en tenir rigueur, les gosses de ton âge ne réalisent pas les conséquences de leurs actes...»
Gwendolyn me donne un coup de son petit poing. Haha! Pathétique. Je me mords l'intérieur de la joue pour ne pas gémir. Elle est costaud, pour un gnome.
« Je suis pas une gosse!
– Pourtant, ça y ressemble beaucoup.
– Méchant!
– Tellement infantile, ma chère Gwen...»
Là, j'ai peut-être bien dépassé une certaine limite avec ma cousine que je ne savais pas exister.
« Tu devrais pas contrarier une gosse infantile qui t'a vu embrasser un garçon de Gryffondor à pleine bouche, Sev.»
Surpris par cette répartie, j'ai un mouvement de recul. Je lui adresse un regard écuré avant de regagner mon siège sans un mot. J'ai ainsi loisir de constater avec anxiété que nos parents ont effectué un rapprochement d'au moins vingt-cinq centimètre pendant notre absence...
C'est lorsque quelque chose m'attrape la jambe que je m'aperçoit que Gwendolyn n'est pas remontée. Je soulève la nappe.
« Reviens! me souffle-t-elle.
– Je ne tiens pas de discussion sous la table avec les maîtres chanteurs», je rétorque.
Gwen n'insiste pas. Ce qui devrait me paraître louche, si seulement je n'étais pas en train d'écouter avec consternation Isaac raconter quelques épisodes glorieux de sa vie. Pourquoi ne raconterait-il pas plutôt la fois où sa femme l'a plaqué, par exemple, hein?
Tout d'un coup, je suis violemment tiré par les pieds et disparais à moitié sous la table. J'ai le mauvais réflexe de me rattraper à la nappe.
« Qu'est-ce qui se passe, mon garçon? fait mon oncle, qui ne pouvait certes pas ne pas remarquer le brusque changement de place de son assiette lorsque sa fourchette s'est plantée dans la table.
– Euh... Rien, je... vais aider Gwen à ramasser sa serviette... sous la table... elle n'a pas l'air de la trouver...»
Je lâche prise et effectue une nouvelle plongée sous la nappe.
« Faut te faire soigner, Gwen!
– Je voulais m'excuser!
– Eh bien tu aurais pu le faire sans me faire passer devant un taré devant ton père, merci bien!
– Pourquoi est-ce que t'accordes de l'importance à ce que peut penser de toi un vulgaire coureur de jupon qui en a après ta mère, hein? Il faudrait que t'arrêtes de vivre en fonction de ce que tu crois que les autres vont penser de toi.
– Merci bien, je ne savais pas qu'ici c'est le cabinet où tu donnes des conseils idiots à des gens qui n'en veulent pas...
– Je te demande pardon pour t'avoir fait du chantage. À toi de t'excuser, maintenant.
– Tu rêves! Pourquoi je m'excuserais?
– Parce que tu me traites comme une gamine!
– Tu es une gamine! Tu as onze ans!
– Ah, non alors! Tout le monde me traite déjà comme une enfant, tu vas pas t'y mettre aussi!»
Elle a l'air au bord des larmes. Pour le coup, je suis choqué. Je n'ai jamais vu Gwen pleurer - si ce n'étaient des larmes de crocodiles.
« Eh, Gwendolyn...
– Laisse-moi!
– Je m'excuse... d'accord?
– ... Remonte. Nos parents vont finir par trouver ça bizarre.»
J'obéis le cur serré. Je ne me suis jamais senti aussi monstrueux de ma vie.
–O-
« Eh, les enfants, il va bientôt être minuit. Vos hiboux sont prêts?»
Ce n'est pas trop tôt. C'est peut-être beau la neige la nuit, tout ça, mais n'empêche qu'il fait froids et que rester planté au beau milieu du jardin tient du masochisme. En plus, je crois que j'ai de la neige dans les chaussures.
« Gwen, ma puce... Je doute que ton hibou soit capable de porter autant de cadeaux à lui tout seul, tu sais. Tu ne veux pas en confier à celui de Papa?
– Non, merci. J'ai calculé avant le poids qu'était capable de porter Formol et je l'ai comparé au poids des cadeaux. Ça ira.
– Qu'elle est futée, ma fille! gagatise mon oncle.
– Ton hibou s'appelle Formol! je relève, médusé.
– C'est mignon, hein?
– Hum...»
À ce moment, les cloches de l'église la plus proche sonnent les douze coups. Nous lâchons nos hiboux, qui s'envolent tous ensemble dans un froissement de plumes.
« J'aime bien cette tradition, soupire Gwendolyn avec ravissement.
– Mmh. Moi aussi.»
Elle me sourit et, se déplaçant à une vitesse trop grande pour être visible à l'il nu, elle se jette sur moi pour entourer ma taille de ses petits bras. Elle est vraiment minuscule... Me sentant encore coupable après notre dispute de tout à l'heure, je la laisse faire sans trop broncher.
« Regarde, Sev! Formol et Bartoc ont l'air de bien s'aimer, non?
– Tu peux m'expliquer comment, chargé comme un mulet, ton hibou trouve encore le moyen de faire le pitre autour du mien?»
Gwendolyn pouffe dans son gant à pompons violets.
« Joyeux Noël, Sev!
– Joyeux Noël...
– Oh, regarde! Mon père et ta mère vont faire une balade au clair de lune...
– Hein!»
C'est bien l'odieuse vérité. Allons, qu'ils ne se gênent pas pour nous, surtout.
« C'est vraiment regrettable que tu aies accidentellement renversé ton verre de champagne sur mon père au moment de trinquer, tout à l'heure...
– Oui. Regrettable.»
J'aurais dû viser la tête.
– O - O - O -
Je suis tiré du sommeil par un mini-ouragan déboulant dans ma chambre en braillant :
« SEV! SEV! LÈVE-TOI VITE! VIENS VOIR TES CADEAUX!
– Mmgnhmn...
– ALLEZ, DEBOUT, T'AS REÇU PLEIN DE TRUCS!
– Mnrf... Quelle heure il est...?
– Six heures et demie, pourquoi?»
Bon. Je me considère plutôt comme un lève-tôt. Mais le jour de Noël, quand on s'est couché à deux heures du matin, et que par miracle je n'ai pas eu d'insomnie ni de réveil brutal au beau milieu de la nuit, un dieu quelconque pourrait peut-être faire en sorte que Gwen fasse la grasse matinée, non?
Je sors les pieds du lit en grognant.
« Mon royaume contre un café...
– Vendu! Lait? Sucre?
– Noir, sans sucre...
– Je te prépare ça! Descends vite!»
Je parviens à ne pas tomber dans les escaliers et à atterrir sain et sauf dans le salon. Au pied du sapin - aussi synthétique que les orchidées - se trouve un amoncellement de cadeaux.
« Voilà ton café! Papa n'est pas encore levé, et ta mère est sortie faire un tour.
– À cette heure? Il fait encore nuit!
– Mais non, c'est le plus beau moment de la journée, quand le ciel est indigo et tire vers le jaune à l'horizon!
– Si tu le dis... Je préfère les crépuscules... Café...»
Une tasse chaude apparaît dans ma main. Quelques gorgées de liquide brûlant et corsé me revigorent suffisamment pour que je puisse ouvrir les deux yeux. En même temps.
« Regarde, Sev, toutes ces cartes et tous ces cadeaux! Celui-là est pour toi, celui-là aussi... Oooh, ça, c'est pour moi...
– Attends, attends. Tu veux dire que j'ai plusieurs cadeaux?
– Oui... Quatre, en fait! Plus une carte seule! Viens vite ouvrir tes paquets avec moi!»
Emportant ma tasse de café avec moi, je vais m'agenouiller au pied du sapin à côté de Gwendolyn.
Je ressens toujours malgré moi cette excitation juvénile à l'ouverture des cadeaux. Je prends le premier qui me vient et entreprend de défaire les liens qui l'enserrent avec précautions.
À côté, Gwendolyn déchiquette sans pitié l'emballage du premier paquet.
« Waouh! Regarde, une luge volante! On l'essaiera ensemble, dis, dis? Oh! C'est beau, c'est qui qui te l'a envoyé?
– Je crois que c'est ma mère.»
Je retourne l'objet d'argent entre mes mains, en ouvre et en referme le cadran, passe des doigts fébriles sur l'inscription gravée derrière.
« C'est une vieille montre?
– Oui... Une montre de gousset. Elle appartenait à mon arrière-grand-père.»
Qui l'avait donnée à mon grand-père, qui l'avait transmise à mon père. Je n'avais jamais été digne de l'avoir, jusqu'ici...
« C'est écrit quoi au dos?
– "Le monde appartient à celui qui se lève tôt", je déchiffre avec un petit rire nerveux.
– Tu vois que j'ai bien fait de te réveiller, sort Gwendolyn.
– C'est vraiment idiot, comme inscription...»
J'essuie la montre avec ma manche, la regarde encore quelques secondes, puis la fourre dans ma poche. Son poids contre ma jambe me procure un grand émoi.
« Ça va, Sev?
– Oui, oui... Très bien.»
Je passe au cadeau suivant. Un petit mot y est accroché :
"C'est pour rire, bien sûr. Joyeux Noël. Bethany"
Au son, je devine déjà ce qui est à l'intérieur du petit paquet par ailleurs emballé avec beaucoup de goût, et un petit sourire m'échappe.
« Hein? Mais qui est-ce qui t'offre des bonbons?
– Des pastilles mentholées, nuance, je la reprends avec sérieux. Ce n'est rien, laisse tomber...
– Alors ouvre celui-là, maintenant! C'est le mien!
– Va savoir pourquoi, je m'en doutais...»
Je déballe le gros paquet multicolore avec un rien d'appréhension. Il faut s'attendre à tout, avec Gwen. Même à... euh...
« Qu'est-ce que c'est que ça?
– Un sac Mary Poppins bien sûr! Tu le tiens à l'envers... Là! Je me suis dit que ça te serait utile si tu veux trimballer toutes tes affaires de Potions...
– ... Mary qui!
– Mais tu saaais, ce sont ces nouveaux sacs dans lesquels tu peux ranger tout ce que tu veux, à condition bien sûr que ça passe par l'ouverture...
– Tout ce qu'on veut?
– Oui, même quelque chose de démesurément grand! Par contre, tu es le seul à pouvoir sortir ce que tu y as mis, alors évite d'y enfermer quelqu'un...
– Pourquoi diable est-ce que j'irais enfermer quelqu'un dans un sac!
– Oh, j'en sais rien, toi et Sirius vous avez des idées tellement bizarres, des fois...»
Je lève les yeux au ciel.
« N'importe quoi...»
J'examine le sac avec attention. Gwendolyn aime toujours autant les gadgets. Mais, pas de doute, c'est un bel objet...
« Dis... Ça doit coûter cher ce genre de sacs, non?
– On ne dit pas le prix d'un cadeau, Sev, voyons!
– Merci beaucoup... Mon cadeau va paraître minable à côté...»
Gwendolyn ouvre de grands yeux.
« Tu m'as fait un cadeau?»
J'ai un sourire en coin.
« Ça se pourrait...
– Lequel c'est lequel c'est lequel c'est?
– Tu verras bien...
– Je suis sûre que c'est celui-là!
– Euh... Gagné.»
Sans doute me connaît-elle trop bien?
« Qu'est-ce que c'est joli! C'est de l'acajou, non? C'est une boîte? Comment ça s'ouvre?
– C'est une boîte à secrets. Il faut que tu graves ton nom dessus à l'aide de ta baguette et toi seule pourra l'ouvrir.
– Et on met quoi dedans?
– Ce que tu veux... Des objets importants, des pensées secrètes...
– Ça marche comme une pensine?
– Pas exactement, mais ça tient de ça. Tu es grande, tu découvriras toi-même comment t'en servir.»
Gwen sert la petite boîte contre son cur, puis lève ses grands yeux dorés vers moi. Et me fait tomber à la renverse en me sautant au cou. Même mal réveillé, j'aurais dû le voir venir...
« Il te reste un cadeau à ouvrir! Il vient de qui, celui-là?»
Pas la moindre idée. Emballage excessivement sobre : papier noir, enveloppe noire. C'est seulement lorsque je sort la carte de l'enveloppe que je devine.
Grande. Rouge. Et en forme de cur.
« C'est Sirius?
– J'en ai bien peur.»
Je vais m'asseoir à la table avec tout ce que j'ai reçu. Juste pour être bien installé, au cas où.
"Severus de mon CUR,
Accepte ce modeste présent et ce mauvais jeu de mots sans crier de rage, s'il te plaît.
Tu sais, et je sais aussi, qu'au fond de toi, tu m'adores.
Joyeux Noël et Bonne Année!
–Sirius"
« TIENS, Sev, REGARDE, voilà ta MAMAN!» s'écrie Gwendolyn.
Je jette précipitamment le cadeau et la carte dans le sac Mary Poppins.
« Bonjour, Severus.»
Elle embrasse du regard l'étalage de cadeaux sur la table et une étincelle fait briller ses yeux.
« J'ai vu que ton fils avait reçu une carte des Wilkes...» murmure-t-elle. Puis, à mon intention : « L'as-tu ouverte?
– Une carte des Wilkes? Non, je n'avais pas remarqué qu'elle venait d'eux...
– Eh bien, vas-y, Severus, qu'attends-tu?»
J'ouvre la carte sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce n'est qu'en lisant que je me rends compte que c'est exactement ce à quoi je m'attendais...
Je lis à voix haute :
« "Joyeux Noël Mr Snape
En espérant que vous profitez des vacances pour réfléchir et que l'année nouvelle vous guidera sur la bonne voie.
D. Wilkes"
– Je comprends pas, fait Gwen. C'est quoi ce langage codé?
– Ceci ne concerne que Severus, Gwendolyn, déclare ma mère. Sois gentille et ne lui pose pas de question. Quant à toi, Severus, j'espère que tu ne manqueras pas une occasion... La montre que je t'ai donnée ne convient qu'aux hommes... d'ambition.»
Et, de sa démarche de courant d'air, ma mère quitte la pièce.
« Je peux au moins voir le cadeau de Sirius?» demande Gwendolyn.
Je sors de ma torpeur et plonge la main dans le sac sans fond. J'ai plus l'impression que c'est le livre à l'intérieur qui trouve ma main que l'inverse.
J'ouvre le paquet d'un côté et en fais par mégarde tomber le contenu sur mes genoux. Mon cerveau a à peine le temps de noter qu'il s'agit d'un livre et qu'il vient de s'ouvrir à la première page, qu'une musique s'élève à un volume un peu trop élevé dans la maison silencieuse.
« WE ALL LIVE IN A YELLOW SUBMARINE YELLOW SUBMARINE YELLOW SUBMA...»
Je referme le livre dans les éclats de rire de Gwendolyn.
La couverture, jaune, est recouverte de grosses fleurs et spirales orange, rose et vertes, qui tournent continuellement sur elles-mêmes autour du titre : "Le mouvement hippie - Son influence sur le monde de la Magie".
Isaac entre alors dans le salon en bâillant.
« Déjà levés? Dites, est-ce que j'ai rêvé ou bien j'ai entendu de la musique?»
–O-
"Sirius!"
"Oui, mon cher et tendre?"
"Tu n'aurais pas pu choisir un cadeau ENCORE plus discret!"
"J'étais sûr qu'il te plairait. Tu as vu la recette de la potion babacoolisante? Elle a l'air marrante, tu voudrais pas qu'on l'essaie sur un de tes camarade de chambre, pour voir?"
"Ce livre CHANTE!"
"Mais que de la bonne musique! Et puis, seulement pendant les pages d'introduction, ne t'en fais pas."
"Je croyais t'avoir dit de ne pas m'offrir de cadeau de Noël!"
"Parce que toi, tu as tenu cette promesse, c'est ça?"
Oui, bon.
"Merci."
"De rien. je te remercie également."
"À quoi servent ces encres? Ce n'est pas dangereux, au moins?"
Mais non. Un peu de magie noire bidouillée, rien de dangereux.
"Je t'ai dit que tu trouverais toi-même, Sirius... Mais, fais-moi plaisir, et dorénavant, utilise l'encre personnelle pour m'écrire."
"Sur le parchemin?"
"Sur n'importe quoi."
"Pourquoi?"
"Parce que je te le dis."
"Pas question, je ne l'utilise pas tant que tu ne me dis pas ce que c'est!"
"Tu es aussi fatiguant que Gwen, des fois..."
"Après tout, moi, je m'en fiche de ne pas l'utiliser..."
"Très bien!"
"Très bien."
Comment ai-je pu m'attacher autant à un chieur pareil?
"Quand tu écris avec cette encre, seuls toi et le destinataire des mots rédigés pouvez les voir."
"Tu vois, c'était pas si difficile."
"Tu n'as aucun goût pour le mystère."
"Bah, je suppose que ça vaut bien ton sens de l'humour défaillant... Promis, je ne te demande pas pour les autres encres."
"Bravo, tu me vois enchanté de cette sage résolution."
"Merci. Dis-donc, l'encre personnelle est drôlement complémentaire avec nos parchemins!"
"Oui, je sais, mais c'est un peu cela que je l'ai mise au point, si tu veux."
"C'est toi qui l'as inventée?"
"J'ai adapté une recette. Dans la version d'origine, seul celui qui écrivait pouvait relire ce qu'il avait écrit."
"Wow. Alors la recette que tu avais améliorée en cours de Potions l'autre fois, ce n'était pas exceptionnel pour toi? Je ne savais pas que tu étais si doué que ça."
Soudain, le souvenir de la potion d'épouvante me revient en pleine face. Pourvu que Sirius ne soit pas en train de penser à la même chose... Je ne peux pas le laisser savoir que c'était moi qui en était l'auteur. Je le regrette maintenant, mais à l'époque, j'aurais sans doute été bien content qu'il en meure...
"Merci, Severus."
"Tu m'as déjà remercié."
"Par pour ton cadeau. Pour le reste."
"Le reste...?"
"Tu me manques. Beaucoup."
Éveil de mon ulcère juvénile.
"Je te manque un peu aussi, dis?"
Je tourne et retourne ma plume dans ma main moite sans parvenir à me décider à l'écrire. Tout le temps, Sirius, tout le temps. Et j'ai tout le temps peur que, si tu restes trop longtemps loin de moi, tu te rendes compte que tu peux très bien te passer de moi, finalement.
"James arrive, je te laisse."
Je te hais, Potter.
"À demain, Sirius."
"Oui. C'est ça. À demain."
– O - O - O -
Une semaine.
Une semaine qu'Isaac et ma mère jouent à l'amour courtois, une semaine que Sirius et moi faisons tout le contraire, une semaine que Gwen et moi nous couchons à des heures indues.
Résultat, mon moral est au plus bas, je frise la crise d'angoisse à tout bout de champ, et je suis très, très fatigué.
Alors c'est peut-être le Jour de l'An dans moins d'une demi-heure, mais ma cousine et moi avons quand même préféré nous exiler dans sa chambre et attendre la nouvelle année avachis sur son lit. Parler, parler pour ne pas s'endormir.
« Qu'est-ce qui est pire selon toi : être aveugle ou être cul-de-jatte?
– Tes questions sont toujours tellement pertinentes, Gwendolyn.
– Alors?
– Cul-de-jatte.
– Ah oui?
– Oui.
– Ouah.
– ...
– ...
– Et tu préférerais quoi : l'explosion d'une nouvelle bombe atomique en Asie, ou la mort de Sirius?
– Qu'est-ce que c'est que cette question?
– C'est pour savoir...
– C'est trop dur, comme question.
– Pourtant, elle me paraît plus facile que l'autre.
– Oui, ben, non.
– Tu l'aimes tant que ça?»
Je change de position en grommelant.
« C'est pas ça. Je suis juste extraordinairement égoïste.
– Uhm...
– Et puis, des Asiatiques, il y en a tellement...
– Tu es sérieux, là?
– Va savoir...»
Comme mes paupières tendant à se fermer toutes seules, je reviens en position assise.
« Tu crois vraiment que ça va mal finir avec Sirius?
– Je croyais que tu avais une "parfaite connaissance des risques"...
– Mais tu sais voir tellement plus de choses que moi chez les gens.
– Je suis précoce, pas devin.
– Je te demande juste ce que tu penses.
– Pfff...»
Elle s'étale sur le dos, les bras au-dessus de la tête.
« Ça dépendra de si tu es plutôt possessif ou non, je suppose. Vu comment tu te comportes avec ta mère, je dirais que tu l'es, donc c'est mal parti...
– Pourquoi ça!
– Ben, le problème de Sirius, c'est qu'il a toujours une foule de filles autour de lui. Or, ce n'est pas un garçon qui sait résister aux avances d'une jolie fille.»
Je en m'attendais pas à ce typer de réponse.
« Mais... non... À Poudlard, il reste plutôt à distance des filles...
– C'est parce qu'il n'ose pas quand tu es là, il sait que tu le prendrais mal...
– Évidemment que je le prendrais mal! Je serais censé le prendre comment?
– Oh, je suis bien d'accord! Tout ce que je veux dire, c'est que ça m'étonnerait qu'il se gêne autant quand tu n'es pas dans les parages.»
Je me sens glacé de l'intérieur, tout d'un coup. Je sens à peine Gwendolyn s'installer dans mon giron.
« Enfin, ce n'est que mon humble avis, Sev, marmonne-t-elle en se roulant en boule contre moi, les yeux clos. Et puis, je parle pour le long terme... Vous êtes sans doute ensemble depuis trop peu de temps pour qu'il soit déjà travaillé par ses vieux démons. Ça fait combien de temps, déjà?
– Trois... Non, quatre semaines après-demain...
– Tant que ça? Presque un mois... En fait, j'aurais cru que vous vous seriez lassé plus vite.
– Quoi? je m'étonne. Mais tu nous a pratiquement poussés dans les bras l'un de l'autre...
– Oh, écoute!» Gwen se redresse d'un coup. « Les cloches! Il est minuit, Sev! Bonne Année!»
Dong! Dong! Dong!
Gwen enroule ses bras autour de mon cou et dépose un énorme baiser sur ma joue.
Dong!
« Un bisou porte-bonheur!»
Dong!
Je lève les yeux au plafond, où est suspendue une branche de gui, et je souris à ma cousine.
Dong!
« Bon... Mais bien parce que c'est le Nouvel An, alors.»
Dong!
Je l'embrasse gentiment sur le front.
Dong!
« Bonne Année, petite Gwen.»
Dong!
L'air béat, elle se blottit dans mes bras comme un petit chat.
Dong!
« Je t'aime, Sev.»
Dong!
Il y a peut-être un peu de magie dans l'air, parce que le temps semble être suspendu quelques instants, et la dernière sonnerie prendre un long moment à arriver. Durant une seconde comme celle-là, où le temps s'arrête, on a le temps d'avoir conscience de tout tout d'un coup. Du poids de Gwen contre ma poitrine, de la lumière vive de la lune presque pleine derrière la porte-fenêtre, des flocons de neige qui scintillent dans le ciel, de la buée sur les vitres, des battements de mon cur, de la tiédeur confortable de la pièce, de la douceur moelleuse du lit, et du manque intarissable causé par l'absence de Sirius.
Dong!
Je chatouille Gwendolyn pour la secouer un peu.
« Ça fait douze, Gwen. Il est temps de se coucher, maintenant.
– Mmh... Peux plus bouger...»
Soupirant, je me lève, la soulevant dans mes bras. Oula. Plus lourde qu'elle en a l'air.
Une impression perturbante me reste de notre discussion, qui ne tient seulement pas aux propos échangés. Gwendolyn s'exprimait différemment de d'habitude... La fatigue, sans doute.
Je la couche dans son lit et remonte la couverture sur elle, mais une de ses mains reste agrippée à ma robe, et ses paupières s'entrouvrent.
« Reste avec moi, Sev...
– Eh, j'ai le droit de dormir, moi aussi.
– Non... Reste avec moi... toujours...»
Je fronce les sourcils, mais sa petite main retombe sur le matelas. Je la range sous les draps en m'interrogeant sur la tendresse inhabituelle dont je fais preuve avec Gwendolyn ce soir. En fait, c'est très simple... Je veux un gosse comme elle, ou bien pas du tout.
Le sommeil vient me prendre inhabituellement rapidement dès lors que je pose la tête sur mon oreiller; le lendemain, j'aurai probablement oublié ce phénomène curieux qui veut qu'une Gwendolyn fatiguée parle de façon plus mature qu'une Gwendolyn bien éveillée...
– O - O - O -
"Tu es en retard."
"Navré. On s'est couché vraiment tard avec James et" Le tracé s'interrompt abruptement. "ses parents."
Ce n'est pas ce qu'il allait écrire.
"Alors ce n'est pas parce que je t'ennuie."
"Non, quelle idée!"
"Tu fréquentes des filles, Sirius?"
"Qu'est-ce qui te prend de demander ça?"
"Tu peux répondre franchement à cette question?"
Sirius marque un temps d'hésitation.
"Il y a Sue qui m'a assailli l'autre jour, mais je crois avoir réussi à la refiler à Peter donc je devrais être tranquille. Et puis, à part ça..." Nouvelle hésitation. "Il y a Cathy."
"Qui c'est celle-là?"
"Une amie d'enfance de James et moi. En fait, on ne l'avait pas vue depuis très longtemps, donc on elle a passé le réveillon avec nous."
"Le réveillon. Hier?"
"Oui. Jusqu'à tôt ce matin. Haha."
"Donc c'est à cause d'elle que tu m'as fait poireauter une heure."
"Ce n'est pas plus sa faute que celle de James! On a fait la fête entre amis, je suis désolé de ne pas m'être réveillé!"
Tant de questions surgissent dans mon esprit que je ne sais pas par quoi commencer.
"Est-ce qu'elle est" Bordel. "jolie?" J'ajoute aussitôt : "Ne mens pas."
La réponse tombe durement.
"Oui."
Je me sens parfaitement idiot.
"En fait, j'espérais que tu mentirais quand même."
"Je n'ai pas de raison de te mentir!"
Ridicule, mon pauvre Severus. Je ne sais pas comment tu as pu t'imaginer que Sirius se contenterait de toi quand il peut avoir qui il veut en claquant des doigts.
"Dans ce cas, pourquoi as-tu commencé par vouloir me cacher cette Cathy?"
"Pour éviter ce genre d'explications inutiles! Ne t'inquiète pas : avec Cathy, ça fait longtemps qu'il n'y a plus rien."
"Parce qu'il y a eu quelque chose!"
"Au primaire!"
"Je vois. Donc tu revois ton amour d'enfance, qui est belle et a sûrement des tas d'autres qualités pour avoir eu le privilège de réveillonner avec Potter et toi, et je ne dois pas m'en faire."
"Tu sais, il y a une partie de moi qui est heureuse de te voir jaloux. Mais alors, une toute petite partie."
"Je ne suis pas jaloux. Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, je n'en ai rien à faire, mais aie au moins la décence de me prévenir si tu me respectes un tant soit peu."
"Arrête de te monter la tête! S'il y en a un qui a le droit de douter de l'affection de l'autre, ce n'est certainement pas toi! Salut!"
Je rêve ou c'est lui qui a eu le dernier mot?
"Sirius!"
Pas de réponse.
Je me sens fou de rage. Et je compte bien entretenir cette colère, parce que lorsqu'elle sera retombée, ça risque de faire très mal.
Ça faisait quatre semaines aujourd'hui... Et on rentre à Poudlard demain.
– O - O - O -
« Pourquoi tu évites Sirius?
– Je ne l'évite pas, Gwen.
– Je ne suis pas si stupide. Tu t'es précipité dans le train alors qu'on est en avance, puis tu nous installes dans le dernier compartiment et tu tires tous les rideaux... Tu ne veux pas le voir.
– Fiche-moi la paix, s'il te plaît. Je n'ai vraiment pas envie d'en parler.»
Je surveille le quai en tenant le rideau de la fenêtre très légèrement écarté. Il va être onze heures, et je ne l'ai toujours pas vu...
Le train démarre et j'abandonne mon observation. J'ai dû le manquer... Où peut-il être?
Un grand claquement retentit derrière moi. Je sursaute, et me retourne vers la porte du compartiment qui vient de s'ouvrir en grand.
C'est une hallucination. Il ne peut pas être là. J'ai tout fait pour qu'il ne soit pas là. Il n'est donc pas vraiment là.
Oui, mais, quand même, c'est une hallucination très très réaliste.
Sirius se précipite sur ma pauvre personne, plantant fermement ses deux bras sur la banquette de chaque côté de moi.
« Te voilà... Il va falloir qu'on discute, toi et moi.»
Il est effrayant. Je ne peux que reculer misérablement vers la fenêtre pour lui échapper. Ce qui s'avère être une mauvaise idée, parce qu'il suit mon mouvement et m'emprisonne en plus entre ses deux genoux.
« Eh ben... Ça, c'est des retrouvailles», commente Gwendolyn, sur la banquette en face.
Elle a les yeux ronds et les joues un peu rouges.
« Gwendolyn, sors d'ici! crions Sirius et moi en chur.
– Oh, c'est bon, c'est mon compartiment aussi... Pfff... C'est toujours comme ça avec vous...»
Elle s'en va à contrecur.
« Reprenons...» fait Sirius en se retournant vers moi.
Son visage est très prêt du mien. Et tout ce que je suis capable de penser dans un moment pareil, c'est que j'avais oublié qu'il était aussi beau. Des fois, je me déteste.
« Je suis flatté que tu fasses une crise de jalousie dès que je vois une vieille amie, mais ça reste essentiellement très chiant.
– Tu m'as percé à jour Sirius : je suis quelqu'un d'essentiellement très chiant.» Je le repousse avec force. « Mais je ne suis pas jaloux.»
Sirius a reculé, mais maintient toujours mes jambes entre ses genoux.
« Tu n'es pas jaloux, répète-t-il, n'ayant bizarrement pas l'air de me croire.
– Non. Ce serait stupide de ma part.
– En effet.
– Ce n'est pas comme si je ne m'y attendais pas depuis le début...
– Comme si tu ne t'attendais pas à quoi, bon sang? C'est absurde! Est-ce que je fais des scènes au sujet de Gwen, moi?
– Gwen est ma cousine, Sirius.
– Eh bien, pour Cathy, ça revient exactement au même. Non, c'est même encore plus absurde, et tu veux que je te dise pourquoi?
– Je n'y tiens pas plus que ça.
– Cathy a déjà quelqu'un dans sa vie en ce moment, figure-toi.
– Oui, enfin, toi aussi, si on va par là...
– Et ce quelqu'un s'appelle Laura!»
Les rouages de mon cerveau tournent à vide quelques secondes.
« Ce... n'est pas très masculin, comme prénom...
– Sans blague? Depuis moi, il n'y a eu que des filles dans son cur, Severus. Même si je le voulais, il n'y aurait jamais rien entre elle et moi.»
Il approche à nouveau son visage du mien.
« Et je ne le veux pas, de toute façon.»
J'ai affreusement envie de l'embrasser. C'est le moment où on s'embrasse, là, non?
Mais Sirius se lève et va s'asseoir sur la banquette d'en-face.
« Alors comme ça, je fais ce que je veux avec qui tu veux et tu t'en fiches?
– Euh... C'était l'idée.»
Sirius boude manifestement.
« Je ne dis pas que j'y arrive très bien, j'ajoute en venant à son côté.
– Je t'en veux, tu sais.
– J'ai remarqué, oui...
– Non, pas pour cette histoire. Mais par ta faute, je n'ai pas réussi à passer un bon réveillon. Même avec James et Cathy, tu trouvais le moyen de me manquer. Atroce.
– Je crois sincèrement que pour moi, c'était pire.
– Non, moi.
– Non, moi.
– Moi.»
Cinq minutes plus tard.
« Et le pire...
– Le pire, c'était le soir dans mon lit.
– Non, le pire du pire pour moi c'était au moment du douzième coup de minuit, le soir du réveillon.
– Ah, oui, aussi. Grave.
– Tu es encore en train de jouer avec ma main, Sirius.
– Pardon.
– Dis, tu ne voudrais pas...
– Si.
– Ah, tant mieux. Parce que...
– Moi aussi.»
Un moment de flottement. Un regard en coin. Et je me jette sur Sirius pour l'embrasser. Avec une certaine impatience, je l'admets.
Le baiser dure exceptionnellement longtemps, du fait que chaque fois que je m'apprête à libérer la bouche de Sirius, il recapture la mienne, et vice-versa. Fufufu. Plus de vice que de versa.
La petite voix, si c'est pour faire des jeux de mots minable, tu te la boucles.
Nous finissons un peu emmêlés de bras et de jambes, mais, ma foi, ce n'est pas comme s'il était particulièrement important que nous soyons deux entités distinctes dans la situation présente.
« Dis donc, Severus...
– Quoi...? dis-je d'une voix paresseuse.
– Tu n'aurais pas recommencé les pastilles mentholées, toi?»
.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Wah OO. Vous y croyez, vous, que ce chapitre peut être aussi long? Alors que j'en écris les derniers mots, j'ai du mal à y croire.
Bon, il reste sûrement des fautes. Je n'en peux plus.
Désolée pour ce chapitre pas très gai (°rit bêtement°) dans l'ensemble... C'était sans doute trop rose ces derniers temps, j'étais à court de sucrerie ;).
Faites-moi savoir s'il vous a plus quand même...
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
