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Disclaimer : Je suis payée 500 dollars de l'heure pour voler les idées copyrightées de Joanne Rowling, c'est pour ça que je fais traîner la publication des derniers chapitres... Vous trouvez ça crédible?
- ...
(Pour ceux qui n'auraient pas compris, c'est le moment où vous dites 'non'.)
- NON!
Merci.

Notes :
Chapitre en retard, oui, je sais... (Ça devient monotone.) MAIS deux bonnes raisons de ne pas m'en vouloir :
- j'ai posté une one shot entre-temps (et j'ai updaté les Secret Diaries, mais ça... c'était en retard aussi)
- ce chapitre est le plus long de tous, et il comporte un lime lemoneux. Ha. Imparable.

Dédicace : Aux ex-Ciné-Sup qu'on espère voir un jour dans les génériques au cinéma.

Remerciements : À titezazzzazou qui est devenue ma muse officielle (je sais comment finir Chiche, muahahahaha), à la musiiiiiique sans laquelle je ne suis rieeeen.

Reviewers : TROP TROP TROP de reviews o.O! Oui, je sais bien que c'est ce qui arrive quand on est très en retard dans son chapitre... J'adore recevoir des reviews bien après la publication du chapitre et tout, ça remotive quand on s'y attend le moins, mais bordel, que c'est long de répondre à tout ça! Louez mon courage et le respect borné de mes principes.

Blood-Countess
: Hum, deuxième fois de suite que tu es la première revieweuse... Moi j'appelle ça du fayotisme, parfaitement! LOL, hem, merci, merci beaucoup. (Ça fait du bien de voir que des gens qui suivent cette fic depuis le début se manifestent toujours, il n'y en a pas tant que ça.)
Severus, candide? Il y a une belle partie de "réprimons les pulsions animales", tout de même ;)... J'aime bien les Serpentards parce qu'on peut toujours utiliser leur mauvaise foi XD.
Lol, finalement le chapitre 15 sera peut-être pas si chargé en émotions que ça... J'ai essayé de jouer aux montagne russes avec les nerfs des lecteurs, mais je ne saurai si j'ai réussi qu'avec les reviews.
Ah, oui, tiens, excellente remarque, je suis un ANGE de répondre à toutes les reviews. J'ai besoin d'entendre ça, là, maintenant, quand je n'en suis qu'à la première réponse et qu'il m'en reste environ 80 à faire x-x.

Lemoncurd
: Arh, j'adoooore le citron (non, mais le VRAI citron, arrêtez de me jeter ces regards!). La tarte au citron, le jus de citron, le CITRON. Alors faudrait vraiment que je goûte du lemon curd o-o. Je veeeeeuuuux!
Donc bon, je crois que je t'avais écrit pour te le préciser, mais il ne manque pas un paragraphe à la fin du chapitre 14, hein, il ne font que se tripoter, l'"Acte" majeur étant le sujet principal de ce chapitre 15. ILS NE PENSENT QU'À ÇA LES PETITS VICIEUX!

Katoryu Diethel
: Voui, j'aime bien faire Severus sainte nitouche, parce que ça offre de multiples occasions de l'embarrasser et pour ceux qui ne le savent pas encore, ma plus grande joie fanficale est d'embarrasser ce pauvre Severus, lui faire perdre sa contenance si durement acquise, muahaha, haha. Que c'est jouissif °sourire pervers°.

Petite Dilly
: Qui eut cru que Pookie puisse être un rival de Severus... Mais comme tu le dis, Severus est quand même plus sexy ;D, et puis bon, entre Pookie et Sirius il ne pourra jamais y avoir que de l'amitié -o-...
Chaud? Chaud? Non, c'était très tiède. Le chapitre qui suit, c'est déjà autre chose XD!

aresse : "j'espère que tu compte continuer d'écrire cette fic sans te décourager lol!" Arf, si, je me décourage tout le temps, mais je continue d'écrire quand même. Seule ma mort pourrait m'empêcher de finir cette fic! Allez... Plus que 4 chapitres!

Lola Reeds : Franchement, FRANCHEMENT, tu aurais mieux fait de reviewer le chapitre 13 et pas le 14 plutôt que l'inverse. J'ai beaucoup trop de reviews pour le chapitre 14, c'est chiant LOL! Non, franchement, c'est pas grave... Moi je reviewe pas tout le temps, je pense que l'important c'est de dire au moins une fois à l'auteur ce qu'on pense de sa fic. Et puis des fois c'est dur de trouver quelque chose à dire sur chaque chapitre!
Je passe pas la fic en R parce que... parce que. Mais c'est pas pour ça qu'il n'y a pas du R (tu me diras, j'ai du mal à évaluer les ratings ;D).

volesprit
: CE Severus, ton idole dans la vie? ... Ma pauvre Meuh-leu. Lololol! Non, mais, c'est fou ce que les refoulés ont du succès. Ou alors c'est juste parce qu'il se tape Sirius? XD
QUE MURMURE SIRIUS A L'OREILLE DE SEVERUS? Le mot est lâché dans ce chapitre... ;)
Je sais pas, moi, si on dit un mug ou une mug. Pour moi c'est comme une tasse, genre. C'est pas dans mon Petit Robert, en tout cas.

Cybelia
: Désolée d'avoir tant fait attendre la suite, mais il le fallait! Après tout, scène délicate ;)! J'espère que tu ne t'es pas découragée...

Nymia
: Savoir écrire de bonne reviews, ce n'est pas rien. Après un chapitre, j'ai besoin de bonnes reviews. Je peux avoir 10 reviews qui me désespèrent et une suffit à me remonter le moral en flèche... Et puis c'est quand même plus couette quand c'est long que quand ça fait deux lignes (et c'est surtout plus facile pour y répondre -.-;)!
Il y a rose et rose, en fait... j'aime le 'vieux rose'. Avec de la dentelle noire. °bave°
En fait, pédophile et pédéraste c'est plus ou moins la même chose à l'origine. C'est pour ça que dans ce passage des toilettes je voulais évoquer l'amalgame qu'on a pu faire entre homosexualité et pédophilie, je trouve ça révoltant. Ça doit être pour ça que le mot 'pédé' me paraît plus insultant que tous les autres X(.
J'adoooooooore les roses noires. Et les tulipes noires. Ah-yeah.
Oui, Blaircastle j'ai pas trop réfléchi, j'ai pensé à la sorcière de Blair, et voilà. J'aime bien glisser des clins d'oeil un peu partout.
Oui ben oui, les chaussettes c'est déjà bien. Bon, dans le chapitre qui suit, c'est quand même mieux ;).

Para-San : Squick c'est un EXCELLENT nom pour une méduse. À croire que vous connaissez la private joke qui justifie son apparition dans cette fic XD.
Lol, j'espère que tu n'as rien contre les mains baladeuses, parce que c'est, comment dire... toute la matière du chapitre 15 :)?
Tu as raison, haïssons Bethany Clarke! Je te suis! °à mort° Hein? Je suis la mieux placée pour la tuer? ... Mais je suis trop jeune pour aller à Azkaban T.T!

Moemai : Je suis tellement contente que tu aimes autant ma fic °rosit°. Si t'as des envies de fanarts, te gênes pas surtout, tralala... °en manque°
mais vraiment, ca vallai le coup dattendre, ej suis contente et je vai pouvoir faire de beaux reves coeur gros rempli damour T'as trop regardé les fansub de FMA toi, lol XD.
Argh, on s'était pas encore vues quand tu as posté cette review °faint°. C'est là que je réalise le temps que j'ai mis à écrire le chapitre 15!
Je veux te voir à chaque fois que je viens à Paris mon chaton :D!

blacky
: non mais je reve ? c'est un delirium tremens a ce niveau la ! tu les as pas fait ? j'ai mal lu, hein ? ils ont pas ? Euh, je sais pas, ça dépend de ce que tu veux dire... Ils ont eu les mains très baladeuses ;)? Mais les choses sérieuses, c'est pour maintenant. J'espère que tu as ta bassine de glaçons comme prévu MDR...

Mini Moony
: Severus refoule tout le temps, alors faut bien que de temps en temps il craque... ;) Sirius trouve ça pas mal, certes, mais... pas encore assez XD.
Merci de ta review, de m'avoir fait de la pub (cf. review de Para-San) et gros bisou.

pretresse schtroumphique
: je me demande pour ce que Sirius chuchote à l'oreille de Sev... j'ai presque honte de proposer quelque chose d'aussi... vulgaire, mais allons-y, c'est pas comme si j'avais une réputation à sauver. Lol, ta proposition était la bonne - c'est justement parce que c'était vulgaire que je ne l'ai pas écrit :).
Non il est pas ambigu le papouillage de fin... Pourquoi est-ce qu'on trouve mon flou artistique ambigu? Y'a pas grand chose qu'on peut faire la main dans le caleçon de son copain... Si? Lol, bref, la suite dans le chapitre ci-dessous.
J'ai cru un moment que je pourrais finir le chapitre 15 pour le Nouvel An, mais c'est qu'à l'époque je ne réalisais pas qu'il serait si long! Bon, finalement je suis encore en retard, mais je tiens à dire que c'était nécessaire.

Mlle H. Lequin
: Je vais réfléchir à votre proposition fort intéressante de féminiser Severus Snape. Une potion de Neville? Ah, non, il n'est pas encore né... Zut alors.

Chris : Merci, bien sûr que ça m'encourage d'avoir une review de gens qui ne reviewent pas... Sauf au moment des réponses aux reviews, là ça me décourage un peu, mais c'est minime comparé à la joie que ça m'apporte à la réception ;D.
Lol, oui, ils sont entreprenants ces jeunes, et ils le sont de plus en plus. Quand j'ai commencé cette fic je pensais naïvement m'en tenir au bisou mouillé, et puis avec le temps j'ai un peu réalisé que deux garçons de cet âge... Na, pas possible XD!

Leais : T'en fais pas, une review froidement constructive ne vaut pas grand chose face à une review purement enthousiaste :D, ça fait vraiment plaisir.
Bah, il reste un peu de temps avant la fin, quatre chapitres après celui-ci... Le temps que je les écrive, je te jure que ça fait beaucoup XD!
Merci et bisou!

Kathleen : Lol, si, Severus est un peu sado-maso, mais je sais vraiment pas comment tu as deviné ça XD... Je le voit plus sado que maso en fait - on se demande bien pourquoi! Merci merci, j'adore faire aimer Severus Snape aux gens, même si ça marche pas toujours, oh la la! Lol, bisous!

Cybele Adam
: Lol, mais j'aime bien le rose en fait, seulement ça dépend lequel, et crois-moi, celui qu'a mis Dumbledore était un peu, hm... criard ;D.
Si James savait, pour cette rumeur... Déjà que Sirius est choqué, alors lui qui pense que ça se voit tellement qu'il est pas gay ! Tiens, c'est vrai, j'avais oublié ça XD. Bien fait pour James (mais si je l'aime bien, roh la la... J'aime bien lui taper dessus... lol).
Déjà que les gens qui les voient parler ensemble doivent être surpris qu'ils ne commencent pas à se lancer des sorts au bout de deux phrases ! Ben ils s'arrangent pour ne pas parler ensemble devant les gens! Ils font en sorte que personne ne remarque leurs rapports, hum, "amicaux", mais Dieu (aka Moi ;D) seul sait combien de temps ça va durer...
Il paraît que ça veut dire "chéri(e)", mais plutôt dans un genre ridicule comme "choupinet(te)" Fufufu, c'est marrant ça XD.
Finalement, c'est vraiment pas très flouté artistiquement dans le chapitre 15 XD, mais j'ai essayé de faire érotique plus que porno - pas trop de mots crus, quoi...
Merci beaucoup de ton soutien permanent et gros bisous!

latitefraisedesbois
: Ah! Une déclaration d'amour, comme ça, si soudainement, sans prévenir! J'en suis toute retournée. Mais j'ai l'impression que tu ne m'aimes que pour ma fic... °sanglot brisé°
Merci infiniment! J'aime bien mon chapitre 14 aussi alors pour une fois je te crois ;).

Hitori no Kami
: Même MOI je n'avais pas imaginé Snape faire des choses avec ses tubes à essais ! C'est parce que tu n'as pas eu un cours d'éducation sexuelle en SVT en première où tu devais mettre des préservatifs sur de très gros tubes à essai o.O;.
En tout cas, j'aimerais bien me faire réveiller comme ça... Ben c'est pas difficile, il suffit de trouver un Sirius et... Bon, ok, j'ai rien dit x.x.
À bientôt sur AIM ;D.

kitty-luv-Snape
: Voui ben j'aime bien le Snape amoureux, le Snape aigri me fait trop de peine (ouiin)... Hem, c'est pour ça que je vais le faire souffrir dans ma fic, mais c'est très logique ce que je dis là -.-;...

manehou
: Bah voui, seulement 2005, et je m'attendais vraiment à updater en janvier mais je n'ai pas réussi... J'espère que ce chapitre plaira et qu'on me pardonnera!
Severus se décoincera t-il un jour? OH ÇA OUI.

Mikii
: Nan, le rose c'est gay, c'est pas un cliché... C'est par dérision. Pas pour rien que la chaîne 'pink.tv' porte ce nom ;)!
Lol, tu n'es pas la seule à réclamer une illustration du Sirius avec la serviette sur la tête... Moi je veux bien, hein! Des fanarts! Des fanarts! J'attends!
C'est marrant, toi tu aimes Sirius dans ce chapitre, pour d'autres c'est Severus qu'ils aiment encore plus qu'avant... Love love love, décidément.
Tu étais déçue qu'ils n'aillent pas au village moldu? Alors le chapitre 15 est fait pour toi! (Je sais bien vendre ma vinasse, hein?)

Crackos
: Arh, si le happy end crédible existait je l'aurais fait, mais pour ce pairing on ne peut plus faire que des UA (vu que plus Sirius est mort donc pour les post-Azkaban ça merde aussi...). J'essaierai juste de ne pas tomber dans le larmoyant et d'avoir toujours de l'humour quelque part.
J'ajouterai que non seulement les bonnes fics SSxSB sont rares, mais en plus les fanarts sont presque introuvables! Presque tous les dessins que j'ai de ce pairing sont en fait des fanarts de Chiche! Pourtant, il a du succès ce pairing!
Je ne pense pas qu'on puisse créer un homme comme un animal, parce que l'homme est plus complexe. l'homme n'est pas prédéfini comme l'animal, il faudrait donc être capable de lui créer une "âme"... C'est d'ailleurs de ça que Severus met en garde Sirius avec l'encre à dessin dans le chapitre... 13? (°ne connaît pas sa propre fic°) Enfin voilà mon avis sur le sujet. Et puis d'abord, si tu regardais Full Metal Alchemist, tu poserais pas la question ;).
Merci pour cette longue et agréable review :D!

Chimrid
: Moi aussi j'aime faire lutter Sev contre ses pulsions, j'aime sa mauvaise foi :D.
Remus n'a rien compris de plus que ce qu'il savait déjà dans le chapitre 13 - Y'EN A QUI NE SUIVENT PAS C'EST PAS BIEN ;p.

Ccilia 7
: Lol, tu es beaucoup plus experte que moi en chakra et compagnie! Je les réutiliserai peut-être... Si j'écris une deuxième scène de lit, fufufu X3.
Merci pour le passage du merle, j'avais peur qu'il soit ridicule -.-;. (Bon, je le voulais joli et sensuel, mais c'est pas évident.)
Arf, le chapitre 14 a été vraiment très apprécié, si le 15 pouvait être ne serait-ce qu'aussi bien, ce serait déjà énorme... Mais je doute... Enfin, merci pour tous tes compliments!

Caroline Black
: Eh voui, eh voui, moâ je fais des cadeaux de Noël de qualité, voyez-vous... °se vante, se vante° Mais bon, comme pour le chapitre 15 y'avait pas d'occasion spéciale, il était pas obligé d'être bien, mmh? °court se cacher hors de portée de jet d'objet contondant°

chrisanimefan : Mais si j'ai le droit de terminer un chapitre comme ça voyons! Ce n'est pas comme si je donnais dans le cliffhanger! Ce n'est pas comme si j'avais écrit "Sirius avança la main vers son entrejambe et Severus leva vers lui des yeux interrogateurs", point final! Non! Alors, tu vois bien ;D.
Enjoy the chapter 15!

alana chantelune
: Fufufu, les extraits du libre c'était un peu pour meuble,r un peu pour rythmer le chapitre, un peu pour rappeler l'existence du livre avant d'en parler après... Je ne trouvais pas ça particulièrement intéressant quand je les ai écrits, je suis toujours surprise qu'on aime des détails qui n'avaient pas d'importance à mes yeux! Lol!

nuage
: hum pour une raison quelconque j'aime ce chapitre... Ah oui? Je me demande bien laquelle? XD
Tu fais toujours des super reviews...! Je suis heureuse que tu trouves que mes chapitres ont leur ton propre :).
Pour le dilemme du uke et du seme... J'avais fait mon choix depuis longtemps mais c'est vrai qu'arrivée au moment de l'écrire ça ne me paraissait plus si évident. Mais tu as bien deviné sur un point... °Arcadiane aime les couples versatiles°
On voit que cette fic est le fruit d'un travail de documentation très important! Carrément! Je dirais pas que c'est "très important", avec google c'est vite fait, mais je vérifie tout! Que les pompom girls existaient dans les 70s! Que le terme "gay s'employait déjà! J'ai remplacé "MST" par "maladie vénérienne" par soucis de véracité dans je ne sais quel chapitre! Ha! °fière° C'est plus drôle comme ça ;).
Comme je l'ai dit à d'autres, il y a rose, e il y a rose. j'aime certains roses. Le fuchsia et le rose layette n'en faisant pas partie e.e;...
Désolée pour tes cauchemars, j'espère que tes partiels se sont bien passés! (Moi... couci-couça. J'attends encore les résultats, je hais ma fac, ça va faire deux mois!)

LouiseHime
: Oui, en fait c'est important pour moi de ne pas confondre amour et désir, et le meilleur moyen c'est que le premier vienne avant le second. De l'autre sens ça marche aussi, mais c'est plus ambigu :). Donc bref, voilà pourquoi ils ne se sont pas sauté dessus...
Il y aura 19 chapitres en tout, le 19ème mettant en scène les deux points de vue en alternance.

piTiTE zAZz ZazOU : Tu es pardonnée pour ta review si "constructive et intéressante" parce que bon, t'es quand même ma muse sur ce coup-là ;D.

dolui-amor
: Surtout ne me fait pas le coup de l'auteure qui lâche tout sinon je une chirurgie plastique avec ma scie à chaîne! Hm, non, non, merci, vraiment, ais la chirurgie plastique je suis contre. Hem. Lol, mais comme je le dis et le répète et le crie à qui veut l'entendre, je n'abandonnerai jamais cette fic. Surtout pas à 4 chapitres de la fin.

Youpala :Au fait, qu'est ce qu'on fabrique avec cs fameuses fleurs? Tu n'en as pas la plus petite idée ;)? Allez, devine! Un indice : ça figure dans le chapitre 15!

Lome : Comment que ma fic est spirituelle! J'adore qu'on me dise ça. Dis-le moi encore. :D

nuwie : Que d'éloges, que d'éloges! Comment écrire un chapitre 15 après un tel enthousiasme pour le 14, hein? Lol, ça fait bougrement plaisir.
Agréable de s'imaginer à la place de Sev? Surtout vers la fin du chapitre? Hm, je me demande bien pourquoi tu dis ça... (Tip' merci, tu ne fais pas partie de celles qui n'ont pas compris la fin du chapitre -.-;...)

juliette : Naon, je ne fais vraiment pas exprès d'écrire si lentement é.è... Si je pouvais faire plus vite sans bâcler, je le ferais!
(en fait je l'imagine assez bien en train d'enchaîner sirius huhuhu °blush°) Tiens, c'est marrant de relire ça maintenant, j'avais oublié mais qui sait, mon inconscient me l'a peut être rappelé de façon subliminale ;D. Oui, bon, on partage peut-être aussi certains fantasmes... °refuse de l'admettre°
Continuation de l'évolution dan ce chapitre (on s'en doutait pas du tout).
Merci pour cette première review :D!

Kero : Lol, Dumbledore n'abuse pas du canabis, non. Il est un consommateur très raisonnable XD. Fufufu, j'adore faire des Dumbledore cinglés, voilà tout! Et encore, celui-là je l'ai un peu arrangé... Celui de La marmotte est irrécupérable XD!
Euh... elle fait quoi la plante exactement Elle sert à faire un genre de potion. Sauf que ça se boit pas (enfin, normalement non XD). Et c'est mentionné vers la fin du chapitre 15... À toi! ;)
Oui, pas trop tôt qu'ils se mettent à faire des choses, mais avec ce refouleur de pulsion qu'est Severus, c'est pas évident!
Merci pour ta review Kero!

Cachou : Ah, je fais mon possible pour qu'on aime à peu près autant Sirius et Severus dans ma fic - cette fic prône l'égalité -o-, alors je suis bien contente si c'est ton cas. MES BIBI CHÉRIS D'AMOUR! Désolée -.-;.
T'en fais pas, mes connaissances du mouvement hippie étaient aussi presque nulles avant que je me documente exprès pour cette fic ;).

Sirys
: Arf, pour le lien d'amour entre Severus et le mouvement hippie, c'est quand même l'immense délire personnel qu'est Le journal de Snape, ma première fic, qui en est à l'origine! Comme avec Chiche en plus c'est la bonne époque, je pouvais pas l'occulter ;)! Comme quoi ça sert les fics de jeunesse...

Luthien
: Oui, c'est clair qu'il faut pas compter sur Severus pour faire le premier pas vers le plumard ;)... quoique?
Oui c'est Gwen qui a surpris la discussion dans la chapitre 13, mais la petite est suffisamment intelligente pour voir que Sirius aime vraiment Severus. Seulement, ça lui donne une sacré carte en main...
Ah, c'est merveilleux que tu parles de sensualité pour le passage du merle, C'EST CE QUE JE VOULAIS °happy°. (Oui, en fait, dans les reviews je ne retiens que ce que j'ai envie d'entendre XD.)

Marina
: Merci nouvelle lectrice! Bienvenue dans le monde drôle-mais-plus-pour-très-longtemps-muahahahaha de Chiche! Toi aussi, attends les chapitres 3 mois! Fais peur à ton chat en riant trop fort à une vanne stupide! Tout le monde ici est dans la même galère et une cellule psychologique sera bientôt mise en place sur l'idée de Gad Elmaleh...

lune : Tant mieux si tu aimes quand ça avance entre Sirius et Severus MOI AUSSI, et ça continue :).
Pour les alkekenges et leurs propriétés, je te répondrai la même chose qu'aux autres : le produit dans lequel on les utilise figure vers la fin du chapitre 15... Je suis pas très fière de cette allusion-là, mais la plupart des gens ont deviné alors qui est en faut, hein? Mdr!

Keana
: Arh, maintenant j'ai honte quand je m'aperçois qu'il y a des gens qui s'y connaissent vraiment en chakra (que j'ai écrit avec un c et il semble que ce soit une erreur, mais après tout ce n'est qu'une transcription phonétique, on fait ce qu'on veut!) et qui me voient utiliser ça de façon aussi légère! Oui, je sais que les gens qui s'y connaissent en chakra ont aussi de l'humour, mais bon. Heureusement que je n'ai pas dit de bêtise, c'est déjà ça. Au début je me suis juste renseignée pour savoir précisément ce qu'étaient ces chakra dont je parle depuis le début, et quand j'ai vu le mot 'anus'... j'ai pas pu résister XD.
Gros bisous!

Chibi Zia : Merveilleusement romantique? Comme c'est bien dit. °ravie° Ça tombe quand même bien, pour un chapitre Saint Valentin.
Ensemble a jamais. Enfin, jusqu'à ce qu'un deux crève, hein, Siri? PRÉCISION INUTILE, petite sadique XO... (snniiirf)

Suppy Lulu
: Ouais, vive les author alerts! Ça a changé ma vie! (Oui parce que j'ai beau avoir un compte ffnet depuis le début de ma connaissance des fics, j'ai mis une éternité à comprendre à quoi servaient les author alerts e.e; °pas douée°.)
Trouve-toi un siège plus confortable et lis-moi ce chapitre 15!

Mailine
: Mmh, moi aussi, Sirius est mon type °.°... Non non, je ne suis pas difficile, je veux °juste° un Sirius. lol! Merci pour cette review!

Mydaya : Ah ben oui, ça, t'as réussi ton coup, c'est une longue review o.o;. Évidemment, ça m'a fait bien plus plaisir sur le moment que maintenant, minuit quarante-trois, encore une grosse trentaine de reviews auxquelles répondre, mais oublions ce détail, je vais quand même pas décourager les gens de me faire des longues reviews, ça me regarde si je suis masochiste.
Tu connaissais pas le rapport entre le rose et les gays? Tu connais pas pink.tv! L'autre!
Le baiser, oui, j'ai voulu écrire ça autrement parce que ça fait un peut 6 ou 7 chapitres qu'ils ne font que ça - s'embrasser - et j'imagine qu'à la longue, c'est lassant :l. Désolée, lecteurs! Heureusement qu'ils en arrivent au déchaînement des hormones ;D!
Le SiriusxJames me dérange dans le sens où ça ne peut pas finir bien, et en plus, c'est Siriussounet d'amour qui se retrouve tout seul. Vilaine Lily, vilaine. Mais à part ça, pourquoi pas!
Désolée de ne pas répondre à tout, mais j'adore ta review, merci!

SuuAnda : Comment qu'elle crache sur ffnet! °outrée° Bouh, je sais, c'est super chiant de perdre bêtement une review (c'est pour ça que mes longues reviews je les garde dans mon traitement de texte et je sauvegarde °parano°).
je t'interdis de faire un fin triste, ou alors tu dois en écrire plusieurs différentes pour convenir aux goûts de tout le monde C'est en gros ce qui est prévu, en fait il y a une fin triste, et plusieurs petites post-fins. Une envie particulière pour les fins alternatives :)?
Ah, ben mon OTP c'est SiriusxSeverus (SANS BLAGUE), et j'arrive toujours pas à déterminer si j'aime vraiment les Snarry ou si c'est juste qu'il y a tellement de bonnes fics dessus.
Merci pour cette review qui t'infligea tant de souffrances! Je t'aime mon amour, bon voyage, et surtout je compte bien te voir à chaque fois que j'irai à Paris maintenant (t'as pas le droit de refuser). Bisous!

hatipsout
: Tuas toujours envie de les voir rompre é.è! Mais c'est affreux! Enfin, sur ce plan, chiche est faite pour toi... (Bouhouu moi je veux pas que ça finisse comme ça!)

drianna : Eh voilà, voilà, ma fic c'est comme la Joconde : tu la vois partout alors tu vas pas la voir en vrai. Tsk tsk! (J'aime montrer comme cette fic et ses reviews ont considérablement conforté mon ego XD.)
je trouve que c'est jamais cucul!Sa sombre jamais dans le larmoyant ou le dégoulinant de bonnes émotions(dieu merci!) °se jette aux pieds de drianna pour les embrasser° MERCI, MERCI! (C'est ça ton ego, Arca ê.e? -Il est encore très fragile °sobs°.) Je n'ose pas relire mes chapitres que j'ai qualifiés de cucul de peur de ne plus les assumer du tout...
Pour le lemon... En fait, j'étais censée faire un lime. Mais ce lime me paraît un peu lemoneux, comme je l'ai dit dans les notes. Enfin, tu me diras ce que tu en penses... J'ai passé beaucoup de temps sur la "chorégraphie" (°pense très visuellement°) mais je ne sais pas ce que ça donne au final.
Oh, par contre, c'est pas moi qui ai fait les dessins de ma fic! Enfin, j'en ai fait, deux, mais tu n'as pas dû les voir, si ê.e? Bref, les beaux fanarts dont je parle dans ma bio sont de Moemai.
Cette review était longue mais des plus réjouissantes! Merci vraiment!

Lunecume : Hey, hey, ne me traite pas de CLAMP, s'il te plaît... CLAMP c'est DÉSESPÉRANT, ils sont jamais vraiment ensemble, jamais heureux, en fait à part Sakura c'est toujours à se flinguer et quand je lis des manga je ne veux pas avoir des intentions de suicide au bout. Ouin.
Sirius et Severus sont amoureux, c'est le hasard qui a voulu qu'ils soient du même sexe... Oui, c'est l'idée. À l'époque où j'ai commencé cette fic ça me paraissait original, mais depuis que je dévore des tonnes de manga yaoi, je me suis rendu compte c'est le schéma le plus fréquent là-dedans...
Merci et bonne lecture!

Merawen : Merci merci merci, ouf les reviews du chapitre 14 sont vraiment trop enthousiastes, je vais forcément être déçues pas celle du 15 LOL... (Pourquoi mon génie n'est-il pas plus flagrant à chaque chapitre au lieu d'avoir des hauts et des bas?) J'aime faire inventer plein de choses à Sirius pour rappeler qu'il est beau ET intelligent, oui oui, même si c'est dur à croire lol ;).

Thizbel : ça fait 2 JOURS qu'on est en 2005, ou est la suite ? Et maintenant ça fait 2 MOIS, de quoi se plaint-on? Qu'est-ce que deux mois dans une vie...? Bon! Alors!
Publier, moi je veux bien mais-euh, comment dire... c'est illégal ? Je pourrais dans un fanzine, même si c'est quand même long, il faudrait plusieurs numéros et tout... Et puis j'ai pas encore assez de fanarts ;). Non, c'est bien si c'est gratuit, c'est quand même plus simple!
Je te préviens juste que si ils rompent à cause de Severus répondant affirmativement à ce salopart de Wilkes, je te tue... On ne TUE PAS L'AUTEUR, c'est MAL. Ils rompent à cause de pleeeeeeeeiiiiiin de choses. Oui, ils rompent, point. Nananère.
BRASSENS POWER!
°fait sa pub - voix suave on° Pour un Dumbledore encore plus cinglé, lisez La marmotte d'Arcadiane. °voix suave off°

Florelia : ce n'est pas dieu permis de décrire si peu de chose en faisant tellement d'effets. Merci... Malheureusement, cette fin de chapitre a laissé plusieurs personnes perplexes... Ouin! °pigne° Tant pis pour ceux qui ne savent pas voir derrière mon flou artistique... Le chapitre 15 ne devrait pas poser ce genre de problèmes, ouf (sinon je vais me pendre).

Lavande : Que Sirius et Severus ne fassent rien à la Saint Valentin, même si je n'aime pas cette fête, je trouve ça un peu triste aussi, mais ça correspond à l'idée que Severus ne les considère toujours pas comme un "couple". Je sais, c'est bizarre -.-;, ils sont "ensemble" mais pas "en couple". Ça vient des doutes qui subsistent, et de leur obligation de se cacher... Je pense qu'après le chapitre 15, son opinion aura changé :).
Arh, ne me parle pas du CTFC, je culpabilise...

Quiproquo : Merci à ta soeur de m'avoir fait de la pub et à toi de reviewer. Ce n'est pas tant que je suis occupée (je suis très occupée à voir mes amis et lire des manga, disons...) que plutôt il y a un temps de maturation nécessaire pour un chapitre. Moins d'un mois, c'est plus possible. Même si j'écris vite, il me faut beaucoup modifier par-dessus. Bon, après, plus de deux mois et demi, ça devient un peu excessif -.-;...
Oh, et pour ma part, si j'aime les SSxSB, c'est uniquement parce que ce sont mes deux personnages préférés. Alors tout de suite, j'ai envie de les accoupler mdr X3... Bisou!

Tabasco
: Tu sais que ce n'est pas recommandé du tout de cracher du jus de poire sur un clavier d'ordinateur? Repends-toi, vilaine. Si tu bousilles ton clavier, tu ne pourras plus m'écrire de reviews XD.
Pourtant, je suis un peu fleur bleue et j'aurais bien aimé qu'ils fassent un peu le point avant de céder à leurs pulsions comme ça. T'en fais pas, il y en a une, de mise au point :) (c'est pour ça qu'ils n'ont pas encore couché ensemble, fufufu).

kyo.320 : Oui, la fin sera en accord avec les bouquins, MOUAHAHA. À donf.

Oxaline
: Voui, je veux devenir écrivain, c'est un rêve que je ne compte pas lâcher de sitôt... Merci de m'encourager!

Zoomalfoy : J'ai peur que ta review n'aie été coupée é.è...
Enfin, oui, c'est Gwen qui a surpris la conversation des Maraudeurs. Tsk tsk, je ne pensais pas que tout le monde trouverait ça si peu évident -.-;...
Eh oui, on avance dans la relation, le chapitre 15 est là pour aller dans ce sens, mouahaha. Bonne lecture.

leeloo : Bref, pour une fois je n'ai pas l'impression d'avoir à faire à des OOC ni à de la guimauve. Que ça fait du bien d'entendre ce genre de choses! °larme à l'oeil°
Pour t'éviter d'aller voir tous les jours si j'ai updaté (ça doit être lassant), tu peux me donner ton adresse mail et je t'enverrai une 'alert' quand je posterai un nouveau chapitre :).
Si, évidemment que Severus a un petit problème avec son père... On le sait en lisant le tome 5 et je n'ai fait que l'utiliser pour le chapitre.

Lyra : Que dire, à mes yeux l'évolution est parfaite, et c'est ce qui fait defaut à tellement de fics que je te dis bravo... Ça me fait toujours quelque chose quand on dit le mot 'parfait'. Encore, encore. M'en fous que la perfection soit pas de ce monde, j'aime me bercer d'illusions.
Et maintenant faut que je passe la serpilliére... Foutue bave. Ah, oui, c'est toujours embêtant, ça. C'est chiant, la bave. Après ça colle, ça fait "sproutch sproutch" là où on marche... Je te conseille le bavoir la prochaine fois.

MoOdy MoOny : Saluuuuut vous! Je vais enfin pouvoir t'écrire plus souvent! N'hésite pas à te manifester (sauf si tu es trop choqué par le chapitre qui suit, lol).

Sinwen
: Voilà, il suffit qu'on me dise 'plus vite' et je fais plus lentement. J'y peux rien, j'ai un esprit de contradiction. Muahaha. Lol, désolée... Et merci pour ta review :).

Darkyfrog : tu écris tré bien et très rapidement je trouve (si si!) HAHAHA. Celle-là, elle mérite d'être encadrée au-dessus de ma tête de lit. HAHAHA. Merveilleux. Grandiose. Merci pour ce compliment pour le moins inattendu. (Hitori m'a expliqué pourquoi tu avais dit ça, fufufu...)
j'en connais un qui aurait un sourire jusqu'aux oreilles en lisant ça l'enfoiré... Oh ben, tiens. Je me demande bien de qui tu parles.
c'est différent, voilà cke jpourrais te dire aussi et qu'il faudrait prendre comme un compliment (je précise, des fois que...). Bien sûr que c'est un compliment, c'est même un compliment génial e tmerveilleux et haaaa que ça fait plaisir à lire X3! Merciiiiieuuuuh!
j'espère que ça finit bien, paskeuh j'ai horreur des histoires qui finissent mal HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.

Talime
: Arrêtez de dire que je suis sadique, je suis pas sadique, il faut bien structurer un peu l'évolution de leur relation ;p.
Je vais me mettre a chanter la chanson de pascale Obispo Non non, ne te sens surtout pas obligée o.o;.
Ouiiiin ta review a été coupée! (Ne jamais utiliser le signe ' '.) Meurchiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Tonyk : Ils s'aiment ou se n'ait qu'une petite amourette? Qu'est-ce que ça change ;)? Ils s'aiment plus qu'ils n'ont jamais aimé personne, c'est suffisant... On ne sait jamais jusqu'où peut aller l'amour avant de l'avoir expérimenté!
Voui voui, Gwendolyn est de moi. C'est pas si difficile : faire une fille parfaite qui est à sa place à Serpentard... voilà le travail :).

sarah
: Mais tu as réussi, ta review est arrivée à bon port, rassure-toi! Ça fait longtemps que je n'update plus sur la GdS maintenant, c'est simplement trop long de mettre des balises html! En clair : LA FLEMME lol!
j'éspere que tu me pardonera de ne pas t'avoire écrie avant Mmh, mmh, je ne sais pas, j'hésite... ;D
Bisou.

Kaorulabelle : C'est clair que le pari, c'est pas orginal du tout. Je cherchais vraiment pas à faire original au départ, pas dans l'histoire elle-même, plutôt à monter une situation cocasse pour pouvoir faire de l'humour à ma guise :D. Bon, maintenant, je me prends un peu plus au sérieux, mais j'ai l'impression de m'être quand même améliorée ;)...

popssss : Lol, désolée pour le 'écrit à 90pc'... Tsé, maintenant je ne peux plus changer ma bio depuis mon ordinateur personnel donc je suis bien. Enfin, si tu avais vu 'écrit à 95pc', ça aurait été pire, non? XD J'aimerais ne pas être si lente...

presKunange : Bon, alors, tu l'as finie cette fic finalement? Hm? Non mais c'est pas vrai, ça, tu me laisses en plan avec une review du chapitre 7, dans l'attente, l'angoisse! Lol! Merci pour tes reviews, c'est très généreux!
Et pour Stéphanie de Monaco, Peter ne fait bien sûr pas référence aux Inconnus vu qu'ils N'EXISTENT PAS ENCORE, c'est juste que j'aime l'intertextualité. °est contente d'avoir sorti son mot savant°

Mad-Chan : mais dis donc, t'en as fait mine de rien des embrouilles toi ! Ça tu l'as dit. Plus encore qu'on ne le pense -.-;.
C'est cool que tu n'aies pas été déçue si on t'en a dit du bien, moi j'ai relu mes premiers chapitres récemment et... greuh. Ça s'est amélioré mon écriture, non . ;?

Lord Ma-koto Chaoying : Tu lis des fics Harry Potter sans aimer Harry Potter, toi? Quelle drôle d'idée! Lol!
En fait, je préfère ton écrit à la série originale... Mais ma fic n'est rien sans les livres originaux :). Merci en tout cas, c'est très gentil.

laurwyn : Ben oui, je finis comme ça, j'allais pas tout mettre dans le chapitre 14, non plus... Surtout quand on voit la longueur qui a été nécessaire au chapitre 15! Enjoy!

Maffie : Sadiquesadiquesadiquesadiquesadiquesadiquesadiquesadiquesadique. Tu ne mérites même pas de RaR. Mais merci quand même °big grin°.

-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-

15. Actes manqués
(ou A serie of unfortunate events)

Je suis encore à moitié endormi. Embarqué dans une sombre histoire de cornemuses en kilt que je poursuis au lassot sur le dos d'une très grande bouillotte cornue, je me trouve à ce point agréable à la limite du sommeil, où mon rêve se poursuit encore mais où j'ai déjà conscience de me trouver dans la tiédeur douillette d'un lit. Soudain, ma source de chaleur - la bouillotte? - disparaît. Je tends aussitôt les bras pour la rattraper. Elle se débat un peu, mais je l'aggripe fermement.
« Mmmmh! j'émets, ce qui signifie "reste tranquille, bouillotte".
– Sirius»
C'est moi, ça! Merveilleux.
« Bisou je ronronne en passant bras et jambes autour de ma bouillotte géante et parlante - c'est tout de même étrange, cette histoire, non?
– Lâche-moi
– Non»
J'ouvre les yeux paresseusement et dépose un gros bisou sur la joue de la bouillotte grognonne, qui serait peut-être bien Severus, tout compte fait.
« Sirius Laisse-moi me lever.
– Encore un peu»
Chaud. Confortable. Parfait.
Il gigote encore un peu. Puis s'immobilise.
« Il faudrait que tu arrêtes de dormir ici.»
Je cligne des yeux, oubliant pour de bon les cornemuses.
« Hein?
– Ce n'est pas bien que tu dormes dans mon lit.
– Pourquoi "pas bien"? Ça te fait faire des rêves coquins?» je le taquine. J'effleure son bas-ventre. « Je suis toujours prêt à t'aider pour ça»
Il arrête ma main d'une poigne un peu trop ferme.
« Tu es un individu obscène!» s'indigne-t-il.
Je dois me retenir de rire.
« Allons, Severus On sait tous les deux comment ça marche.
– Tu Tu! s'étrangle-t-il. Ce n'est pas ce dont je voulais parler, d'abord!
– Ce n'est pas la peine de t'énerver.
– J'essaie d'être sérieux!
– Pour quoi faire?
– Ça ne va pas Si ça continue, tu comprends tu vas t'y habituer. Écoute-toi, tu dis "toujours" comme si ça allait durer! Mais c'est faux Dans une semaine, c'est la fin des vacances.
– Tu es tellement hypocrite, je marmonne après un moment.
– Je te demande pardon!
– Ce dont tu as peur, ce n'est pas que je m'y habitue, c'est que tu t'y habitues.»
Silence.
Il se dégage de mon étreinte.
« Severus Tu ne peux pas cesser un peu de penser à la suite et simplement profiter du moment présent?»
Il me regarde, l'air presque triste.
« Non, désolé, je ne peux pas.»

O - O - O -

"Cher et tendre Moony,
Sache que si je t'écris ce n'est pas pour savoir ce que tu fais chez Lenna, ceci est et doit rester strictement entre vous. À la vérité, je n'ai aucune envie d'apprendre que tu passes tes journées à t'adonner au péché de la chair, ce qui briserait à jamais cette image du candide Remus si précieuse à mon cur. Bien sûr, si tu avais besoin de te confier ou de demander conseil, je serais toujours là pour toi. Les amis sont faits pour ça.
Si je rédige cette lettre à ton intention, c'est en fait pour te donner de mes propres nouvelles. Je ne sais que trop bien que je suis celui de tes amis qui te manque le plus, et quelle constante souffrance cela doit engendrer pour toi, aussi serais-je cruel de ne pas te tenir au courant du déroulement de mes vacances avec Severus. Qui se déroulent à merveille! Je n'ai jamais passé autant de temps en tête à tête avec quelqu'un qui ne soit pas James depuis que mon ami imaginaire s'est suicidé des suites de sa dépression nerveuse. Et pour une raison ou pour une autre, je peux de nouveau dormir sans Pookie.
Plus de détails dans une lettre ultérieure?
J'espère que tu t'amuses bien, jeune dépravé.

–Padfoot

PS : Si tu crains de me choquer avec certains détails de tes ébats avec Lenna tels que les lieux, ou les accessoires, ne t'inquiète pas. Jamais je ne me permettrai de te juger, Moony."

O - O - O -

Déjà six jours de vacances ensemble. Six jours qu'on travaille. C'est vrai que nous avons beaucoup de devoirs pour la rentrée et que c'est plus motivant à deux, mais ce n'est tout de même pas la perspective que j'avais de ces vacances - enfin, le partage du lit mis à part.
« Il faudrait passer à la bibliothèque chercher de la documentation pour le devoir de Défense Contre les Forces du Mal, remarque Severus en m'adressant à peine un regard. Tu y vas ou j'y vais?
– Tu y vas Et je t'accompagne», je décide avec un sourire enjoué.
Il lève les yeux.
« Dans ce cas, vas-y seul, on ne va pas se déplacer tous les deux.
– Pourquoi pas? je réagis, sur la défensive. Le problème, c'est "se déplacer" ou bien "tous les deux"?»
La plume qui caressait son menton se fige, et il la repose sur ses feuilles de cours.
« C'est bon, j'ai compris.» Il a l'air fâché quand il se lève. « Viens, alors.»
Il me donne la désagréable impression d'être un chien qui vient de forcer son maître à l'emmener faire sa promenade, mais je décide d'être conciliant. Il est clair que quelque chose ne va pas, bon. Mais Severus a toujours eu un sale caractère, il n'y a qu'à attendre que ça passe. Voilà. Très bien. C'est ce que je me dis et me répète depuis quatre jours.
« Tu sais ce que j'aimerais vraiment faire parfois? lui dis-je comme nous émergeons des sous-sols. Ce serait qu'on arrive main dans la main dans la Grande Salle, et qu'on déjeune ensemble, comme ça.
– On est très bien à déjeuner dans le dortoir, hausse-t-il les épaules.
– Non, ce n'est pas ce que je veux dire C'est juste que, des fois, j'aurais envie que tout le monde sache.»
Il fronce les sourcils.
« Quelle drôle d'idée!
– Ça ne t'arrive jamais? Ne serait-ce que pour voir leur tête
– Ça n'apporterait que des ennuis!
– Mais en oubliant les conséquences, juste une fois?»
Il a l'air très désemparé.
« Je suppose»
Nos façons de penser doivent avoir quelque chose d'incompatible.
Je me rapproche pour marcher plus près de lui. Doucement, presque nonchalamment, je glisse ma main dans la sienne. Il baisse aussitôt des yeux stupéfaits.
« Pourquoi tu fais ça?
– On ne s'est jamais tenu par la main.
– On n'a jamais marché sur la tête non plus, ce n'est pas une raison!
– C'est si absurde pour toi?
– On est au beau milieu d'un couloir
– Il n'y a personne! Les autres sont des gens normaux, qui ne se lèvent pas à huit heures le matin et ne se couchent pas avec les poules.
– Je ne t'ai pas forcé à adopter mon rythme.
– Je sais! Je veux juste passer le plus de temps possible avec toi, d'accord?»
Nos mains se sont séparées.
Nous restons silencieux jusqu'à la bibliothèque. Là, nous choisissons les livres presque sans échanger un mot. En arrivant au rayon des sorts d'attaque, nous tombons sur deux filles de première ou deuxième année. Le dos tourné, elles ne nous ont pas vus arriver.
« pourrait se servir de ça pour lui cramer les cheveux
– C'est pas un peu dangereux?
– Ça lui fera les pieds, à Miss Parfaite!
– Mais il ne faut pas que Gwen sache que c'est nous Elle est dangereuse»
Il n'en faut pas plus à Severus pour agir. Il vient silencieusement, sournoisement se placer derrière les deux filles et se penche au-dessus du livre qu'elles regardent.
« Vous savez qui est encore plus dangereux?»
Elles poussent un cri perçant, jettent le livre en l'air et s'enfuient à toutes jambes. Severus les regarde disparaître d'un air satisfait.
« Quelles petites pestes.
– Tu savais que Gwen avait des ennemis? je m'étonne.
– Il fallait s'y attendre. Les gens sont jaloux, renifle-t-il.
– Il faut dire qu'elle le provoque un peu "Je suis une enfant précoce, je suis merveilleuse"
– Tu ne l'as jamais aimée, réplique-t-il avec dédain.
– Autrement dit, mon avis compte pour du beurre?
– Précisément.»
Il commence à me taper sur le système.
« Je vais déjà emprunter ces livres-là, je lance d'un ton hargneux. Occupe-toi du reste.
– D'accord.»
"D'accord"! Il se fiche de moi!
C'est d'un pas furibond que je regagne les cachots.
O -
J'émets un long bâillement et m'étire langoureusement, courbaturé à force d'être assis sur le sol à potasser des livres. Severus baisse aussitôt les yeux quand je surprends son regard sur moi. Je baisse les bras en soufflant.
« Qu'est-ce qu'il y a?
– Rien.»
À quatre pattes, je m'avance jusqu'à être tout près de son visage absorbé par la lecture.
« Tu es sûr?
– Mais oui!»
Je tente de sonder son expression, sans grand succès. Il porte le même masque fermé depuis des jours. Je reviens à ma place et contemple les livres et les rouleaux de parchemin avec découragement.
« J'en ai marre de travailler!»
Pas de réponse.
« C'est lundi, demain. Deuxième semaine. Si on sortait un peu? Hein? Dis? Severus?
– Où voudrais-tu qu'on sorte? Tu te plains du manque de distraction chaque fois qu'on va dans le parc
– Allons à Blaircastle! Tu sais, le village moldu dont je t'ai parlé!
– Euh Oui, mais tu m'as également dit qu'on trouvait les portoloins pour là-bas à Pré-au-Lard, or nous sommes à Poudlard et on ne risque pas d'avoir une autorisation de sortie.
– Je te l'accorde Mais si je connaissais - ceci est purement hypothétique bien sûr - un moyen de se rendre à Pré-au-Lard sans que personne ne le sache Tu viendrais?
– Sans que personne ne le sache? répète-t-il, suspicieux.
– Ni vu, ni connu!»
Il lui faut, semble-t-il, un effort surhumain pour lâcher :
« Pourquoi pas, mais
– Ça tombe bien, je connais un moyen!
– Tu me surprends énormément.
– Je suis un homme plein de surprises, je réponds, ignorant le ton sarcastisque. Alors on y va, tu veux bien? Je te rappelle que j'ai quelque chose à te montrer, et puis c'est tellement drôle de voir tout ce qu'ils ont été inventer pour tuer les sorcières
– Je t'ai déjà dit que tu avais un sens de l'humour très particulier?
– C'est mieux que pas d'humour du tout», je tire la langue.
Nous restons un instant les yeux dans les yeux.
« Pourquoi tu souris comme ça? fait Severus, pas très rassuré.
– Pour rien Je t'imaginais juste dans ta tenue de Moldu.
– Ah. Oh. C'est vrai qu'il va falloir porter ces trucs» Il secoue la tête. « Tu ne te sens pas tout nu sans robe par-dessus le pantalon, toi?
– Pas vraiment. Tu veux te mettre tout nu pour voir la différence?»
Il ferme les yeux, sans doute d'exaspération.
« C'était pour rire, je marmonne piteusement.
– Je sais.»
Cette tension est insupportable. Je me force à rire :
« On va avoir une de ces touches, l'un à côté de l'autre, moi en bab et toi dans ton espèce de costume trois pièces!
– Si tu as honte, ne te force surtout pas.»
Je retourne à la rédaction de mon devoir en soupirant.

O - O - O -

"Distingué Padfoot,
Cesse de projeter tes fantasmes sur mon couple, cela te donne un air désespéré qui ne correspond guère à l'image du Sirius épanoui que je chéris tant. Propose-les plutôt à Snape - Severus? Oh! je ne sais pas si je pourrai m'habituer à ça.
Je te rappelle que Lenna habite la capitale, nous avons donc bien assez à faire comme cela rien qu'en promenades et en attractions. Londres est une ville fascinante. Nous y passons des journées plutôt mouvementées, bien que tout nous semble si PAISIBLE quand tu n'es pas dans les parages. (Ne le prends pas mal, Padfoot, tu sais qu'au fond je t'aime presque bien.) Il se trouve que j'apprécie le cinéma plus que je ne l'aurais cru possible. Je ne vous laisserai plus choisir le programme, James et toi, maintenant que je sais qu'il existe des films sans explosions dedans.
Mais que faites-VOUS de vos journées, toi et S.? Est-ce que S. sait vraiment s'amuser, ou me fais-tu encore marcher?
Bonne fin de vacances.

Moony.

PS : Tu ne m'as jamais parlé de ton ami imaginaire, Padfoot. Comment a-t-il mis fin à ses jours - si ce n'est pas indiscret?"

O - O - O -

Après avoir emprunté le passage secret qui conduit dans l'arrière-cour de la Maison des Transports et acheté un aller-retour en portoloins pour deux, nous arrivons à la gare de cars qui relie le village au reste du monde. Comme d'habitude, l'atterrissage n'est pas des plus confortables.
« Aouch! Ça, ça fait très mal, Sirius. Fais attention où tu mets ton coude la prochaine fois.
– Euh, navré. Je crois que j'ai le dos brisé. Je vais peut-être devoir rester couché sur ton ventre pour toujours, ce qui dans d'autres circonstances serait très romantique, mais
– Ne dis pas n'importe quoi.»
Severus se redresse, me forçant à faire de même.
« Il fait fichtrement froid, non? dit-il en se mettant debout.
– Et encore, ton pardessus a l'air beaucoup plus chaud que mon manteau, je fais d'un ton chagriné en triturant la petite fourrure au bout de mes manches. Tu ne voudrais pas me réchauffer un peu?
– Tu ne sais pas lancer de sorts de chauffage?
– Ben Si, mais j'espérais»
Je ne finis pas ma phrase, pris d'un léger étourdissement tout comme je me remets sur mes pieds. Une douleur fugitive vrille dans ma tête et je porte la main à mon front.
« Sirius? Ça va?»
Je lève les yeux, surpris et bêtement heureux de le voir si sincèrement inquiet.
« Ça va», je réponds sans cesser de le fixer.
Quoi que j'aie eu, c'est déjà passé.
Severus se recompose rapidement et regarde autour de lui.
« Alors, qu'est-ce que tu voulais me montrer?»
O -
« Elle est magnifique, non?
– Qu'est-ce que c'est que ce truc?
– Une Guzzi 850 T année 1975!
– Mais encore?
– Huit cent quarante-quatre centimètres cube je trépigne en posant mes mains sur la vitrine qui me sépare de l'engin de mes rêves. On peut monter jusqu'à cent quatre-vingt à l'heure avec cette merveille!
– Tu veux dire qu'on se déplace avec ça?»
Je me tourne vers Severus.
« Tu n'as jamais vu de moto de ta vie?
– J'en ai entendu parler Je crois
– C'est le moyen de transport le plus fabuleux qu'aient inventé les Moldus!»
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas l'air convaincu.
« Ça prend beaucoup plus de place qu'un balai. Ça vole, au moins?
– Non, ça roule Mais on pourrait la faire voler! Ce serait grandiose.
– C'est illégal de détourner des objets moldus, Sirius.
– On peut obtenir une autorisation! C'est long et compliqué, certes
– Et tu te donnerais tout ce mal?»
Je souris.
« Personne ne vérifie jamais les autorisations.»
Il lève les yeux au ciel.
« De toute façon, c'est hors de prix. Dois-je te rappeler que tu es un étudiant sans source de revenu et presque sans parents?
– Qu'importe! Je vendrai mon corps!»
Curieusement, Severus a soudain les yeux plus ou moins exorbités.
« Je plaisante, bien sûr. Bien sûr!
– Tu me jures que tu plaisantes?
– Évidemment, pour qui tu me prends?
– Pour un cinglé un peu trop déterminé à obtenir ce qu'il veut.
– Oui, bon, je concède. Mais ce serait vraiment en dernier recours. Oh! j'ai une idée! Et l'encre à dessin?
– L'encre à? Non.
– Mais si! Ce serait un peu long à dessiner bien sûr, mais avec une bonne photo et un très très grand parchemin
– Ça ne marcherait pas.
– Pourquoi?
– Pour les mêmes raisons que tu ne peux pas simplement en faire apparaître une avec un sort d'Apparition! C'est trop complexe comme mécanique. L'encre à dessin, ça ne donne que des enveloppes vides qui font ce que tu t'attends à ce qu'elles fassent. Un papillon, une fleur, c'est bien, mais ta moto, elle s'écroulerait sous toi.
– Tu en es sûr?
– Puisque je te le dis!
– Qu'est-ce qui me prouve que ce n'est pas juste parce que tu ne veux pas que j'aie une moto volante?
– Eh bien Absolument rien», admet-il. Il fait un tour sur lui-même en tapant du pied pour se réchauffer. « Bon, il y a autre chose à voir dans ce village? Ton Gouzi-truc me fait mal au yeux tellement ça brille.
– N'est-ce pas qu'elle est belle? Tu as vu la forme évasée des pots d'échappement, c'est absolument» Je croise son regard. « Hem. Oui, on n'a qu'à faire un tour, ce n'est pas immense. Et on finit par le plus drôle : les magasins.»
O -
« C'est à peine croyable, murmure-t-il comme nous passons le seuil de l'échoppe "Le Gibet de Salem".
– Viens voir, il y a des tas de bouquins démentiels pour reconnaître un balai volant d'un balai normal, ce genre de trucs. La plupart ont été écrits par des gens d'ici!
– Les Moldus sont pitoyables» ricanne-t-il.
Je le dévisage en fronçant le nez. Je ne serais pas allé jusqu'à émettre ce type de généralisation, personnellement. Mais le moment est mal choisi pour me quereller avec lui à ce sujet.
Nous nous trouvons dans une petite boutique étriquée à l'odeur de désodorisant bon marché et aux étagères en bois croûlant sous les babioles en tous genres. Des promotions sont faites sur le rayon Vampires & Loups-garous, modeste comparé à celui consacré aux Sorcières, qui prend les deux tiers de la place. C'est à la fois choquant, et amusant par le côté charlatan. Severus est fasciné.
« Et attends un peu de voir les jouets pour enfants!» je lui glisse en me rapprochant de lui.
C'est presque inconsciemment que je pose ma main dans le bas de son dos, mais je ne manque pas de remarquer qu'il s'écarte aussitôt. La sensation de vertige de tout-à-l'heure revient brièvement. Je tousse un peu, et me résous avec un frisson à crever l'abcès une fois pour toute.
Severus s'est penché pour examiner un aérosol d'eau bénite repousse-sorcière.
« Dis, Severus je fais avec lassitude. Est-ce que tu m'en veux?»
Il ne se retourne pas, ce que je juge mauvais signe.
« De quoi est-ce que je t'en voudrais?
– De ce qu'il s'est passé mercredi matin», dis-je prudemment.
Je me sens incapable d'employer de mots crus avec lui. Pourtant, avec James, on peut discuter sans aucune gêne d'onanisme, ou de masturbation, ou bien, disons-le, de branlette - mais ça a sans doute à voir avec le fait qu'on se connaissait déjà l'âge où on a découvert ça. N'empêche, que ce soit avec Severus que j'aie à dresser des périphrases, je trouve cela insensé.
Il soulève un mini bûcher vendu avec une figurine de sorcière à brûler soi-même et l'examine attentivement.
« Non, je ne t'en veux pas.
– Alors qu'est-ce qu'il y a? je m'emporte. Parce que depuis tu fais un bond de trois mètres si je te touche et c'est à peine si on s'embrasse et
Moins fort! s'exclame-t-il en abaissant les mains frénétiquement.
– Il n'y a personne de Poudlard, ici
– Mais il y a des gens!
– Et alors? On se fiche de ce qu'ils pensent, on ne les connaît pas.
– Premièrement, c'est le genre de conversation qu'on a en privé, avance-t-il avec une certaine justesse que je ne suis pas d'humeur à lui accorder. Ensuite, je sais que tu crois vivre dans le monde des ours en peluche et des barbe à papa, Sirius, mais redescends sur terre de temps en temps. Les gens d'ici en sont encore à vouloir brûler les sorcières.»
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais le coup des ours en peluche, je trouve cela très bas.
« Et alors quoi? Tu crois qu'ils vont nous lapider en place publique?
– Je crois que je n'ai pas envie de me confronter au regard de gens comme ça.»
Et il s'en va vers un présentoir d'amulettes de protection contre les envoûtements, comme si tout avait été dit. Au lieu de le rejoindre, je prends la direction de la porte et sors dans la rue, poings dans les poches. Marre de ce type. MARRE.
Pourtant, malgré moi, je compte chacun de mes pas dans l'attente de
« Sirius!»
Je ne m'arrête pas, pas avant qu'il ne m'ait rattrapé et forcé à faire volte-face.
« Qu'est-ce qui te prend?
– Qu'est-ce qui me prend? C'est la meilleure! Je te fiche la paix, sois content!
– Mais enfin qu'est-ce que tu me chantes?
– Je croyais que tu voulais qu'on se cache parce que je suis Sirius Black et que tu es Severus Snape. Mais en fait, c'est juste parce qu'on est des garçons, c'est ça?»
Il reste sans voix.
« Un silence qui en dit long», je fais, d'un ton plus méprisant que je ne l'ai souhaité.
Je reprends mon chemin, furieux et blessé.
« Sirius! Triple abruti, attends!»
Il me retient en arrière, me fait tourner vers lui et, chose qui me paraît totalement irrationnelle sur l'instant, m'embrasse. Et ce n'est pas un petit baiser. C'est un baiser qui réussit à faire fondre ma rage et ma rancur, à chasser le froid qui m'avait pénétré et à apaiser la douleur suffocante dans ma gorge; un baiser comme on en voit dans les films moldus quand arrivent les mots "the end"; le genre de baiser qui, lui, ne rechigne pas à dire je t'aime.
« Sirius, souffle-t-il contre mon visage. Tu sais bien que ce n'est pas Enfin, si, peut-être un peu, mais
– Tu es quelqu'un de très contradictoire, j'observe.
– Je ne suis pas très doué pour» Il a un soupir abattu. « Rentrons, tu veux bien?
– Après ce coming-out grandiose en plein milieu de la place du village, cela me paraît sage.»
Stupéfait, Severus lève la tête. C'est jour de marché et il y a pas mal de monde sur la place. Et pas mal de monde qui échange des commentaires scandalisés en nous regardant, il faut bien le dire.
J'éclate de rire devant la mine déconfite de Severus.
« Il faudra que je mette une perruque si je veux revenir voir ma moto, à présent!»

O - O - O -

Severus entre dans le dortoir avec un bol de chocolat chaud.
Bien installé dans son lit, j'éternue pour ce qui me semble être la centième fois depuis que nous sommes revenus à Poudlard. Il met une main sur mon front.
« Tu es chaud, constate-t-il.
– Merci, toi aussi.
Sirius, s'impatiente-t-il. Tu devrais aller à l'infirmerie.
– Mais non, je vais bien, je tousse en attrapant le bol qu'il me tend. On n'attrape pas un rhume juste en
– En passant des heures dans le froid avec un ridicule manteau hippie pas assez épais? Je crains que si.
– Je n'avais pas vraiment froid, tu sais, j'ai juste dit ça pour que
– C'est sans importance! Tu es malade!
– Non, ça va, c'est juste que je juste que je - aaah - juste que - ATCHOUM! Juste que j'éternue, mais sinon je me porte bien.»
Il a une ombre de sourire. Puis il regarde ailleurs. Puis il revient à moi. Puis il s'éloigne du lit, mais ce n'est que pour en faire le tour et s'installer du côté libre, près de moi.
Comme il ouvre enfin la bouche pour parler, je laisse échapper un nouvel éternuement retentissant.
« Pardon, pardon, pardon, je fais en reniflant misérablement. Qu'est-ce que tu allais dire?»
Il a un petit rire et, un peu hésitant, se penche pour déposer un baiser sur mes lèvres.
« Tu as encore le nez tout froid, remarque-t-il d'un air très sérieux.
– Je m'enrhumerai plus souvent à l'avenir, si c'est tout ce qu'il faut pour que tu cesses de me rejeter - ce qui n'est pas très logique, tu sais, parce que normalement c'est là que tu devrais t'inquiéter que je te refile mes
– Tu exagères tout, coupe-t-il. Je ne voulais pas avoir l'air de te rejeter
– C'est raté, je glisse entre deux gorgées de chocolat brûlant.
– C'est juste par précaution. Notre situation devient un peu incontrôlable, non?
– Et c'est un problème?»
Il est consterné.
« Tout a l'air tellement simple pour toi!
– Ça l'est! Je t'aime et, désolé si ça te choque, mais une partie de moi refuse que ça soit platonique!
– Mais c'est cela qui ne va pas Enfin, ce n'est pas normal, tu sens que ce n'est pas normal, n'est-ce pas?
– Je ne suis pas sûr de bien comprendre. C'est un peu tard pour te découvrir homophobe, tu sais?
– Oui, non, mais non. Ce n'est pas du tout C'est juste qu'au début ça ne se passait pas du tout comme ça. Alors pourquoi
– Severus, c'est normal. Si cette évolution n'existait pas, enfin, réfléchis, personne ne ferait d'enfants!
– Mais on ne peut pas faire d'enfants dit Severus, l'air complètement perdu.
– Et tant mieux, ça nous fait déjà un soucis de moins!
– Oui, mais du coup il n'y a rien qui justifie une attirance de ce type. Ça n'a rien de de naturel. On n'a pas été faits pour ça, et pourtant
– Si tu me permets d'intervenir, la nature a quand même dû hésiter pas mal sur ce point, sinon elle aurait conçu la prostate autrement. Mais vas-y, vas-y, continue.
– Euh» Je lui ai manifestement fait perdre le fil de ses pensées. Je devrais culpabiliser de briser ainsi l'immense effort qu'il est en train de fournir en essayant de démêler ses réflexions pour moi. Je sais que je le devrais. « Oui. Non. Bon. Reste que je ne suis pas complètement à l'aise avec l'idée, voilà.»
Je soupire. Ou plutôt, je tousse, j'éternue, et je soupire.
« Tu réfléchis trop.» Puis, innocemment, tout en portant le bol à mes lèvres : « Écoute un peu moins tes idées tordues de Serpentard grincheux, et un peu plus ton pauvre petit corps assoiffé de débauche sexuelle.»
Je n'ai pas pu m'en empêcher. Severus doit révéler les mauvais côtés de ma personne.
« Tu es obscène! s'exclame-t-il avec effroi.
– Réaliste, Severus, réaliste.
– Dire que j'aurais pu être heureux, avec une gentille fille qui aurait respecté mon besoin de pudeur, et qu'il a fallu que je te récolte, toi, se lamente-t-il.
– Mais tu aurais quand même pu tomber plus mal sur le plan physique, hein? je souris de toutes mes dents.
– Peuh. Bellâtre, va.
– Mais ton bellâtre personnel, ce qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir!
– Oui, dit-il pensivement après une légère pause. Mon Sirius.»
Bon sang. Pourquoi dit-il des trucs pareils? Moi je plaisante et lui, il dit des trucs pareils! Et je suis censé agir comme si de rien n'était? Je devrais peut-être me mettre au yoga
Pour me donner le temps de retrouver un semblant de paix de l'esprit, je pose mon bol encore à moitié plein entre mes genoux et m'affaire à arranger mes oreillers.
« Attends, je vais t'aider.»
Il n'a rien compris, lui. Ce n'est pas le moment d'être serviable.
Il redresse les oreillers, les secoue un peu, m'invite à m'y appuyer de nouveau d'une main sur l'épaule, et lorsqu'il prolonge le mouvement en se penchant pour prendre mes lèvres, avec cette fois plus de détermination, c'en est définitivement fini de ma pauvre paix de l'esprit.
« Tu es sûr que tu n'en as pas envie? je grimace.
– Je n'ai pas dit que je n'en avais pas envie En fait, c'est plus ou moins ça le problème.
– Mais quel crétin!» je l'embrasse.
Il ne fait rien pour m'arrêter lorsque je déboutonne le haut de sa chemise stricte; en vérité je ne tarde pas à sentir ses mains passer sous les pans de ma propre chemise - moins stricte, mais tout aussi encombrante.
« Tu es sexy dans cette tenue, je souris contre ses lèvres.
– Tu es sexy malgré cette tenue», rétorque-t-il.
Et au moment où je me dis que oh Merlin, ça y est, on va aller jusqu'au bout maintenant, youpi youpla, eh bien juste à ce moment-là, je sens ma gorge s'enflammer horriblement et je pars dans une monstrueuse quinte de toux. Je ne peux plus m'arrêter de tousser, encore et encore, et j'entends Severus s'écrier dans un nouvel accès de maniaquerie chronique :
« Attention, le bol!»
J'ouvre les yeux juste à temps pour le voir s'élancer en avant et s'emparer du bol de chocolat qui a failli se renverser sur les couvertures, le brandissant bien haut. Mais à l'endroit où il s'appuie sur son autre main, le tissu glisse du bord et il se trouve entraîné la tête la première à bas du lit. Mon rire me fait tousser de plus belle
C'est un Severus passablement éclaboussé de chocolat qui se remet péniblement sur ses pieds.
« Je crois que je vais aller me faire examiner par Pomfrey.
– Ce serait avisé, en effet.»

O - O - O -

« Ce n'est pas un rhume, diagnostique Pomfrey.
– Je savais bien que ce n'était rien», je fais en me levant, soulagé.
Pomfrey me fait rasseoir d'une main ferme.
« C'est la grippe.
– La grippe?
– Vous allez devoir rester ici pour la nuit.
– Quoi! Mais non, c'est juste un coup de froid!
– Non, c'est le virus de la grippe, Mr Black, et vous êtes contagieux. Rassurez-vous, demain matin il n'y paraîtra plus.
– Mais je ne veux pas rester ici!
– Il le faut pourtant. Dites-moi, est-ce que vous pensez que vous avez pu contaminer quelqu'un au cours des trois derniers jours?
– Euh Contaminer comment?
– Est-ce que vous avez éternué ou toussé a proximité de quelqu'un? Eu un contact physique par lequel le virus aurait pu véhiculer?»
J'imagine que rentrent dans cette catégorie les étreintes fiévreuses et baisers passionnés?
« Mais la grippe, ce n'est pas grave?
– Pas tant que ça ne se change pas en épidémie, dit-elle sévèrement.
– Je vois» Je toussotte dans mon poing. « Il se pourrait bien que j'aie accidentellement contaminé Severus Snape.»
Pomfrey lève les yeux au ciel.
« J'aurais dû m'en douter.
– H Hein?
– Vous vous êtes encore battus?
– Oh! Hum, oui, voilà, c'est ça. Battus. Haha.
– Je vais le faire convoquer immédiatement.»
Madame Pomfrey envoie un fantôme au dortoir du Serpentard.
« Ça veut dire qu'il va passer la nuit ici lui aussi?
– S'il est atteint, oui commence l'infirmière, avant d'ouvrir de grands yeux : Oh, non, Snape et Black dans la même pièce! Il faut que je trouve le moyen de prévenir un désordre!
– Ce n'est pas vraiment la peine, vous savez
– Pas de bagarre dans mon infirmerie! crie presque Madame Pomfrey. Vous n'êtes pas censés sortir dans un état pire que celui dans lequel vous êtes entrés!»
Je me console de cette méprise en me disant que si elle savait la vérité, elle n'aimerait pas non plus l'idée de nous laisser dans la même pièce.
Severus ne tarde pas à arriver. Pomfrey m'exile dans le dortoir le temps de l'examiner, et il a l'air plutôt énervé lorsqu'ils me rejoignent.
« La grippe! grogne-t-il.
– Ce n'est vraiment rien, le rassure Madame Pomfrey.
– Je ne peux pas croire que tu m'aies refilé la grippe!
– Je ne pouvais pas savoir!
– Du calme! intervient aussitôt Pomfrey en tendant les bras vers chacun d'entre nous. Mon infirmerie est un lieu de repos et de paix. Vous allez vous mettre chacun à un bout de la pièce et je vais tirer un rideau entre les deux. Et vous prendrez aussi une potion de sommeil pour cette nuit. En attendant, je ne veux pas vous entendre, c'est compris?»
Je maugréé un acquiescement m'exile au fond du dortoir en regrettant de ne pas avoir amené Pookie.
Je suis plutôt surpris, alors que je retire mes vêtements pour enfiler la chemise de nuit de rigueur, de capter des vibrations reconnaissables dans ma poche de pantalon.
"Tu te sens mieux?"
J'ai bien envie de le bouder, mais je ne peux finalement pas m'y résoudre.
"Et toi, tu es de meilleure humeur?"
"Tu voulais quoi, que je joue les prévenants devant Pomfrey?"
Ben Oui, en fait.
"Non, tu as raison" Au moins, par écrit, je n'ai pas à me forcer à avoir l'air de le penser. "Ça va, j'ai juste la tête qui tourne un peu. Pas sûr que ce soit dû à la grippe, cependant. Tout à l'heure, c'était vraiment"
"Graou" est-il un mot du dictionnaire?
"C'est cela. Ou peut-être qu'au contraire, c'était la grippe qui te faisait délirer, qui sait?"
"Je sais encore ne pas confondre fièvre et désir intense, Severus. La fièvre n'a pas le même type d'effets secondaires."
Petite pause durant laquelle je l'imagine bien tournicoter sa plume dans sa main avec embarras.
"Dommage, j'aimais bien l'excuse de la fièvre en ce qui me concerne."
"Excuse? Quoi, tu cherchais encore une explication rationnelle?"
"Bien trouvé, non?"
"Severus, tu n'as même pas encore un seul des symptomes de la grippe.
"
"Je te l'accorde. Un point pour ton charme naturel."
"Heureux de te l'entendre dire! Ha! D'ailleurs, devine dans quelle tenue je suis en ce moment?"
"Je ne tiens pas particulièrement à le savoir."
"En caleçon! Il est joli en plus, rouge avec un petit lion jaune"
"Merlin."
"C'est pour rire, bien évidemment. Severus? Tu as jeté le parchemin par terre?"
"Non, mais j'y réfléchis."
"C'est terrible de se dire que tu es juste derrière ce rideau et que je ne peux pas te voir Fichue Pomfrey!"
"On rentre au dortoir demain matin."
"Oui, mais Ne bois pas ta potion de sommeil ce soir."
"Et je la cacherais où, sous mon oreiller?"
"Severus, enfin! On a vu les sorts de Disparition en cinquième année, oui ou non?"
"Dis-moi, ça t'arrive de simplement faire ce qu'on te demande sans faire comme si les règles ne valaient que pour les autres?"
"Honnêtement? Je n'en vois vraiment pas l'intérêt."
O -
Il doit être aux environs de minuit lorsque je me glisse silencieusement hors de mon lit. Je traverse le dortoir et passe le rideau en m'attendant vaguement à ce qu'une alarme se mette à hurler et qu'un projecteur m'éclaire en pleine figure - mais non. La vitre en verre poli, de la porte du dortoir ne révèle qu'un noir complet de l'autre côté. Pomfrey dort sûrement sur ses deux oreilles à l'heure qu'il est.
J'arrive au lit de Severus, où il repose sur le côté, me tournant le dos. Je pose une main sur son épaule.
« Severus?»
Aucune réaction. Je grimpe sur le lit.
« Allez, tu fais très bien semblant de dormir. Ouvre les yeux, maintenant.»
Je me penche au-dessus de son visage à moitié enfoui dans son oreiller, mécontent. Il a pris cette fichue potion? Je le renverse sans ménagement sur le dos et m'assois sur ses jambes pour le défier. Il émet à peine un petit grognement dans son sommeil.
« T'es vraiment pas drôle», je bougonne.
Je me laisse tomber sur le flanc à son côté.
« Je m'en fiche que tu dormes. J'ai bien passé la moitié de la nuit à te regarder dormir, une fois Cela paraît drôlement loin maintenant, cette fois où je t'ai retrouvé dans les cachots et emmené à l'infirmerie. D'ailleurs, je n'ai toujours pas complètement fait payer aux salauds qui t'ont fait ça»
La respiration de Severus s'est faite très silencieuse. Huh? Suspicieux, je choisis le test de faire courir ma main sur son torse, plongeant sous les couvertures. Je vais jusqu'à l'embrasser, ma main au niveau de ses hanches et descendant encore Il se met à finalement à remuer et se dégage brusquement.
« T'es pas bien de profiter d'un homme endormi!
– Endormi comme moi, oui! Pourquoi est-ce que tu as fait semblant?
– Parce qu'après coup je me suis rappelé ta brillante idée de "faire ça dans un lieu public".
– Ça alors! Tu m'as percé à jour!
– Tu es un grand malade, Sirius Black.
– Hé, qu'est-ce que tu crois, c'est pour ça que je suis à l'infirmerie.»
Je me glisse sous ses couvertures.
« Qu'est-ce que tu crois être en train de faire!
– Chut Tu vas réveiller Pomfrey.»
Je me blottis contre sa poitrine avec contentement. C'est tout de même là que je suis le mieux
« Oh, bordel» je l'entends marmonner.
Et il se retourne sur le côté pour attraper mon visage entre ses mains et m'embrasser.
« Mmf»
Je sens ses hanches se coller aux miennes, et il ne tarde pas à y avoir pas mal d'agitation là-dessous. Et là, c'est ma faute, peut-être?
« Je suis désolé Sirius, mais je crois qu'on ne va plus pouvoir dormir ensemble.»
Je sais que ce n'est pas une bonne idée; je suis bien placé pour savoir que ce n'est pas une bonne idée, vu que c'était mon idée au départ.
« Oh, bien. Il va falloir faire avec, dans ce cas», je gémis néanmoins, ayant une conscience aiguë de ses mains sur moi et les désirant partout où elles ne sont pas encore.
Nos enlacements avides nous amènent vite à nous débattre avec nos chemises de nuit. Et c'est alors, bien sûr, que nous entendons du bruit à l'extérieur et que nous voyons un rai de lumière passer sous la porte.
« Merde merde merde»
Je saute hors du lit et regagne le mien au moment où j'entends la porte du dortoir s'ouvrir dans un grincement chaleureux. Je me terre tout au fond de mes couvertures, d'où je plains Severus qui doit faire semblant de dormir après ça.

O - O - O -

Vénéré Moony,
Tu seras enchanté d'apprendre que pour une fois, j'ai suivi un de tes conseils et j'ai décidé de partager mes fantasmes avec Severus. Il y répond d'ailleurs mieux que je ne l'aurais cru. Malheureusement, le mauvais sort semble s'acharner contre nous Je te raconterais bien des détails, mais ce genre de révélations doit aller dans les DEUX SENS, Moony.
Dis-moi un peu : comment, si Londres est une ville si enthousiasmante, le récit que tu en fais peut-il être si ennuyeux? (Ne m'en veux pas, Moony, tu sais qu'au fond je te trouve presque intéressant.) Un film sans explosion n'a guère d'intérêt, mon cher. À moins qu'il y ait des vaisseaux spatiaux et des monstres géants, bien sûr.
Pour ce qui est de mon ami imaginaire, il s'est jeté par la fenêtre de ma chambre, trop désespéré par la vie à Grimmauld Place. Oui, c'est une triste histoire, je ne te le fais pas dire. Pas tant pour lui que pour moi, qui me suis retrouvé tout seul là-bas.

–Padfoot

PS : Tu crois que tu vas me faire avaler qu'un garçon en pleine santé comme toi se contente de cinéma et de promenades avec sa copine? Oh, mais j'y suis! Que faites-vous précisément dans les salles obscures des cinémas, Moony?

O - O - O -

J'ouvre la fenêtre pour chasser une odeur de fauve.
« On sent tout de suite qu'on est dans un dortoir de Gryffondors», plaisante Severus avec un rictus.
Je n'osais pas la faire.
Je lui présente rapidement les lieux. Bon, je vais être honnête, ce n'est pas complètement innocemment que j'ai emmené Severus dans mon dortoir ce mardi après-midi.
J'insiste d'ailleurs subtilement sur l'emplacement de mon lit, mais il ne semble pas réagir. Notre problème à nous, les Gryffondors, c'est que personne ne comprend quand nous sommes subtils, parce que personne ne s'y attend. Ou bien parce qu'on fait semblant de ne pas comprendre, oui, aussi.
« Le lit de Potter, crache Severus. Je me demande ce qui me retient de le réduire en tas de cendres.
– Hum» Je m'imisce entre lui et le lit. « Moi.»
Ses yeux crépitants de haine restent fixés au lit de James. Je commence à croire qu'il va y mettre le feu rien qu'en le regardant.
« Severus. Pas d'incendie dans mon dortoir. Tu te rappelles?
– Bien, alors je pourrais ensorceler son matelas pour qu'il soit humide en permanence
– NON, Severus, je Tu sais faire ça? Je veux dire, NON.»
Il fait un pas en avant. Je l'arrête d'une main. Hein? Oui, bien sûr, sous la ceinture.
« Ha, d'accord, c'est bon!» s'écrie-t-il en reculant aussitôt.
Reprenant une allure digne, il se retourne vivement vers le lit d'en face, faisant curieusement voler une cape imaginaire.
« Je peux jeter un il aux affaires de Lupin? demande-t-il, s'intéressant déjà à la malle de Remus.
– Bien sûr que non! je m'exclame en me précipitant dessus. Pschit! Laisse ça! Il y a des protections magiques dessus de toute façon!»
Il abandonne enfin lorsque je m'étale à plat ventre sur la malle.
« Et ça, donc, c'est ton lit Je l'aurais deviné.
– Ah oui?
– Je me doutais que tu étais bordélique.»
Bordélique? Moi qui avais fait l'effort de faire mon lit!
« C'est toi qui es maniaque!»
Il me jette un regard noir. Ce qui signifie qu'il sait parfaitement que j'ai raison.
Je grimpe joyeusement sur le lit pour m'emparer de l'ourson posé sur l'oreiller et le brandir avec fierté.
« Voilà Pookie! Pookie, Severus. Severus, Pookie.»
Severus contemple la peluche un certain temps avant de la désigner du doigt :
« Tu m'as confondu avec cette chose?
– Comment ça, cette chose? Tu ne trouves pas que c'est l'ours en peluche le plus adorable que la terre ait jamais porté?
– Il lui manque un
– Mais celui qui reste brille tendrement, tu ne trouves pas?
– Il a une oreille tout abîmée
– Oui, mâchouillée, tu peux le dire. Tu ne t'imagine pas ce que c'est réconfortant pour moi.
– Et puis il est tout pelé par endroits
– Mais il est encore doux aux autres! Touche!
– Je n'y tiens pas, il est sûrement plein de mites.
– Tu ne comprends rien. C'est un nounours qui a une histoire, voilà tout! Tu veux que je te raconte comment il est devenu borgne?
– Non, merci, ça ira.»
Il s'asseoit sur mon lit en regardant autour de lui.
« C'est très rouge et or, en fait, chez vous.
– C'est chaleureux, non? Voire aphrodisiaque j'ajoute en me décalant un tantinet vers lui.
– Les rumeurs sur toi et Potter sont donc fondées? fait-il avec un rictus.
– Euh Non. Non, c'était juste une tentative pour te mettre dans mon lit.»
Et autant pour la subtilité.
« Tu ferais mieux de demander directement.
– C'est vrai?
– Oui.
– Alors tu veux bien?
– Non.»
Je laisse échapper bien malgré moi un drôle de gargouillis.
« C'était quoi, ça? hausse-t-il un sourcil.
– L'expression de ma frustration et de mon ressentiment, je présume.
– Je suis désolé, mais rien que d'imaginer que Potter dort à côté, ça me révulse.
– Mais justement, il ne dort pas à côté, puisqu'il n'est pas là.
– C'est pareil.
– Ah, non.
– Si.
– Non.
– Si!
– Je t'assure que ce n'est pas du tout pareil.»
Il regarde le lit vide de James. Il revient ensuite à moi et hausse les épaules, ce qui équivaut, j'évalue rapidement, à une invitation au viol. Non? Oh, tant pis, trop tard.
« Eh
Je l'ai renversé sur le lit et je me retrouve à quatre pattes au-dessus de lui la seconde qui suit. L'esprit artistique qui m'habite prend le temps de remarquer que le noir, sur l'édredon rouge, c'est vraiment très joli.
« Sirius, je suis très sérieux.
– Je le suis tout autant»
Ainsi que mes caresses et mes baisers, auxquels il ne peut s'empêcher de répondre plutôt favorablement. Au début.
« Si tu ne me laisses pas tranquille, je hurle.
– Chaque chose en son temps», je souris.
Il abandonne encore tout un moment, puis me repousse.
« Laisse tomber. Faire ça devant ton ours en peluche, je ne peux pas.»
J'ai un regard pour le pauvre Pookie sur l'oreiller. En fait, ça me gêne aussi, quelque part.
« Qu'à cela ne tienne, je le range dans la malle.
– Non, Sirius. Non, comme dans "non, je refuse". Pousse-toi de moi.
– Mais est-ce que c'est un non comme dans "non, je ne veux pas"? Parce que c'est ce qui fait toute la Aaah!
Ouhouh
Un truc surgi de nulle part s'est jeté dans mes cheveux. Severus ouvre de grands yeux.
« Formol?
– Ouhouh!» hulule furieusement la bestiole en me donnant des coups de bec, tant et si bien que je finis par m'effondrer lourdement sur le sol.
Mis à bas par un hibou. J'ai certainement connu des moments plus glorieux dans ma vie. Je ne sais pas si ma fierté va s'en relever, mais moi, difficilement.
« C'est une carte postale de Gwen!» j'entends Severus annoncer.
Je me redresse d'un coup, le dos en marmelade. Même à l'autre bout du monde, Gwendolyn trouvera toujours le moyen de me pourrir la vie!
« Je peux savoir pourquoi elle a dressé son hibou à me lascérer le crâne? je m'offusque.
– Ah, oui, au fait, ça va? demande-t-il tout en lisant.
– À ravir je grogne.
– Gwendolyn va bien aussi!
– Alors je suis comblé.
– Je suis bien content aussi.
– Severus
– Mmh?
– Ta chère cousine a envoyé son hibou m'attaquer.
– Ce n'est pas comme si tu ne l'avais pas cherché
– Quoi?
– Oh, elle a gagné un concours de luge!»
Je lui prends la carte des mains et la parcours brièvement sans écouter ses protestations.
"Je ne te ferai pas de chantage pour que tu me racontes ce que Sirius et toi faites sous la couette, mais rappelle-toi que j'ai des moyens de persuasion."
Je relève la tête, interdit.
« Si Gwendolyn et moi on ne s'entend pas, c'est peut-être parce qu'on se ressemble trop.
– Hin. Ne te vante pas.
– Je te demande pardon?
Elle est extraordinaire.
– Tu t'entraînes pour être aussi odieux ou c'est naturel chez toi?
– Je ne fais que dire la vérité!
– Eh bien épouse-la!»
Je m'empresse vers la sortie.
« Où Où tu vas encore? Sirius! Reviens enfin!»
Il se précipite à ma suite.
« Tu ne m'as pas rendu la carte!»

O - O - O -

La lumière s'allume de nouveau entre les deux lits voisins. Je soupire.
« Sirius
J'ai sommeil!
– Je me suis excusé! Qu'est-ce que tu veux de plus?
– Rien! Je veux juste dormir
– Mais pourquoi tu dors dans ce lit-là?»
Je me tortille dans les draps pour me tourner de l'autre côté et lui faire face.
« Tu veux que je vienne dans ton lit?
– Je Non. Je veux que tu arrêtes de bouder dans ton coin.
– Je ne boude pas! Tu l'as dit toi-même hier soir à l'infirmerie. On ne va plus pouvoir dormir ensemble.
– Oui, certes, je l'ai dit, mais Tu avais fait ces trucs avant, et je n'étais pas dans mon état normal
– De toute façon, tu avais raison. Il ne faut pas qu'on prenne ce genre d'habitudes.»
Je fais l'ultime effort d'attraper ma baguette pour éteindre la lampe. Mais j'ai à peine le temps de retrouver une position confortable que la lumière jaillit de nouveau.
« Mais c'est trop tard! se plaint Severus.
– Ngh?
– Mon lit a l'air tout tout vide, maintenant!
– Donc tu veux que je vienne dans ton lit.
– Je n'ai pas dit ça
– Alors bonne nuit.»
J'éteins la lampe. Elle ne se rallume pas, cette fois; au lieu de quoi j'entends Severus marmonner et se retourner dans tous les sens. Dommage que je sois trop fatigué pour m'en réjouir parfaitement J'ai fait du balai pendant des heures. Juste pour lui faire la tête d'un endroit où il n'irait pas me rejoindre. C'était chouette, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de balai pour le simple plaisir de voler.
Alors que ces pensées aériennes commencent à m'emmener loin de mon lit, je sens un poids au bout du matelas. Il passe par dessus mes jambes
« Écoute, Sirius»
Je brandis ma baguette en direction du menton de Severus.
« Je peux devenir très méchant lorsque je manque de sommeil.
– Je sais très bien pourquoi tu es fâché
Merlin! je m'enfouis le visage dans mon oreiller. On verra ça demain matin!
– Non! Je ne vais pas réussir à trouver le sommeil et je refuse que tu dormes si j'en suis incapable.»
Je lève la tête avec horreur.
« J'ai enfin la preuve que tu ne m'aimes pas!
– Il faudrait savoir si ce sont mes fesses ou mon cur qui t'obsèdent.»
Je me redresse d'un bond.
« Comment peux-tu dire ça? Cesse de te poser en victime!
– Je suis victime! Tu as vu comment tu m'as sauté dessus aujourd'hui?
– Ne t'en fais, ça ne risque pas de se reproduire. Bonne nuit.»
Je remonte les couvertures avec humeur. Severus, interloqué, ne bouge pas d'un millimètre. Une minute s'écoule avant qu'il ne balbutie enfin :
« Co Comment ça, ça ne se risque pas de se reproduire?»
Je n'en crois pas mes oreilles.
« Plus de vilains attouchements sur ta personne, c'est promis! Restons chastes et purs! Tu es content?»
Il me dévisage avec consternation. Je repasse en position assise, excédé.
« Qu'est-ce qui ne va pas encore?
– Tu ne penses pas sérieusement ce que tu dis?
– La fatigue est sûrement en cause mais Tant pis, j'essaierai de voir ça comme un nouveau défi lancé à mon amour pour toi.»
Il frappe son front entre ses mains.
« Ne te désole pas pour moi, Severus. J'irai voir ailleurs pour mes besoins physiques et j'enverrai ces personne te narguer en te décrivant le coup grandiose et le corps sublime que tu as refusés.»
Il reste prostré.
« Bien, si tu n'as aucune objection Fais de beaux rêves, Severus.»
Je replonge dans mon oreiller. J'entrevois Severus qui me tourne le dos comme pour descendre avant que mes paupières ne se ferment toutes seules. Sauf que, je réalise bientôt, il ne descend pas.
« Je t'aime»
Est-ce que je dors déjà?
« Mais tu le sais très bien alors je ne vois pas pourquoi tu me forces à le dire. Je me sens parfaitement ridicule et plus nu que sans robe par-dessus le pantalon Si seulement tu prenais un peu conscience de tous les efforts que je fais pour le stupide Gryffondor ami de Potter que tu es, tu n'aurais pas besoin que je te le dise.»
J'arrête son mouvement pour s'en aller. Je le retiens en arrière, je le ramène à moi, dans le creux du lit, je rabats les couvertures sur lui avec autorité. Je sais que je le serre trop fort mais il n'émet pas une protestation, se laissant aller entre mes bras comme jamais auparavant. Il doit être très fatigué, lui aussi. Je l'ai bien fait tourner en bourrique aujourd'hui.
« Merci», je lui murmure, et je pose ma joue contre sa nuque, parfaitement installé pour une délicieuse nuit de sommeil.

O - O - O -

"Honorable Padfoot,
Tu t'enfonces le doigt dans l'il jusqu'au coude si tu t'imagines que j'ai la moindre envie d'être hanté par des images mentales impliquant mon meilleur ami tout nu - sans parler d'une certaine autre personne non moins dénudée. Ce n'est donc pas ainsi que tu obtiendras des révélations sur moi et Lenna, mais continue à chercher (c'est amusant). De toute façon, je suis quelqu'un de trop ennuyeux, n'est-ce pas, pour qu'une quelconque scène torride de ma vie ne parvienne à éveiller ton intérêt racontée par moi.
Au sujet des soucoupes volantes et des monstres des films moldus, je suis perplexe. Les Moldus ont une excuse, mais toi, Sirius, un sorcier! On voit de vrais monstres chaque semaine en cours; comment peux-tu te laisser abuser par des extraterrestres en carton-pâte?
Toutes mes condoléances pour ton ami imaginaire. Avait-il un nom à graver sur sa tombe? À quoi ressemblait-il de son vivant? Et Pookie dans tout ça?

Dans l'attente de réponses à ces questions préoccupantes,
Moony.

PS : Toute image mentale indésirée entraînera l'arrêt définitif de cette correspondance."

O - O - O -

Je me refuse à réveiller Severus le lendemain matin. Il est dix heures et il dort encore! Ce mercredi est à marquer d'une pierre blanche.
Mercredi? je réalise. Déjà une semaine
Prenant rapidement conscience du danger qu'il y a à me rappeler mercredi dernier trop en détails, je me décolle de Severus et sors du lit. Je décide de répondre à la dernière lettre de Remus en attendant que mon réfugié de la nuit dernière ne se réveille enfin. Ma plume étant à sec, je me mets en quête d'un pot d'encre dans mes affaires, mais ne trouve que celles de Severus que je contemple avec perplexité. Je ne sais toujours pas à quoi sert la dernière, celle qui porte l'appellation mystérieuse de "théomélane", et je dois confesser que l'inscription "à manipuler avec précautions" sur le bouchon m'inquiète quelque peu. Ce Serpentard a certainement une trop grande confiance en ses potions pour que ça ne m'explose pas à la figure.
Je dépose malgré tout le pot d'encre sur la table. Je le défie du regard un long moment. Il reste désespérément muet. Ce n'est pas que j'aie peur C'est juste que je refuse de mourir vierge.
Finalement, la curiosité l'emportant sur le reste, je dévisse le flacon avec d'infinies précautions, tous les sens en alerte. Mais aucune explosion ne survient alors que je pose le bouchon de côté. Plus suspicieux que jamais, je trempe la plume dans le liquide d'un noir sans fond. C'est si noir en vérité qu'aucun reflet n'indique l'endroit où l'encre devrait rencontrer la lumière. Et pourtant, ma plume en ressort complètement blanche. Je me gratte la tête. Il y a une pointe de plume argentée coincée à l'intérieur du capuchon; je la fixe à ma plume, mon attention à son comble. Je procède pour la plonger dans le liquide étrange, quand une ombre se penche sur mon épaule. Je sursaute si brutalement que j'en lâche la plume avec un petit cri.
« On dirait un voleur pris sur le fait, ricane Severus.
– Tu m'as fait peur!
– Je vois cela. Je croyais que les Gryffondors étaient sans peur et sans reproche?
– J'étais concentré!
– Et dire que j'ai troublé un instant si exceptionnel.
– Allez vous faire foutre, mon petit monsieur.
– Tu aimerais bien, hein?»
Mon rougissement est dû à l'effet de surprise. Il me vole mon humour, le salaud.
« C'est cela, continue à faire comme si j'étais le seul.»
Au lieu de me contredire, il jette un il aux affaires disposées devant moi et remarque :
« J'espère que tu ne comptes pas te servir de cette encre pour répondre à une lettre.»
Je plaque instinctivement la main sur la lettre de Remus. Il n'y a pas le nom de Severus dans celle-ci, mais il ne faudrait vraiment pas qu'il se doute que Remus sait tout Évidemment, mon geste ne fait qu'attirer son attention.
« Qu'y a-t-il, c'est la lettre de l'une de tes maîtresses?
– Comment as-tu deviné? je souris.
– Il se trouve que j'ai déjà réussi à subtiliser la moitié de ces lettres et à les cacher sous mon matelas.
– C'était donc toi! Moi qui croyais que la moitié de mes maîtresses m'avaient oublié!»
C'est étonnant comme ce simple jeu suffit à allumer une lueur de jalousie dans ses yeux.
« Je te ferai oublier toutes tes maîtresses.
– Toutes?
– Jusqu'à la dernière.»
Il a l'air vraiment dangereux en cet instant et, pour une raison ou pour une autre, j'adore cela.
Je tends le cou pour réduire la distance entre nos lèvres et il se charge de traverser les centimètres restants. Ses longs doigts se posent sur ma gorge et le baiser devient un peu plus qu'un baiser de "bonjour, comment ça va ce matin, bien dormi?". Severus se fait si possessif que j'en viens pour la première fois à me demander quel rôle il occuperait au lit. Comme ce n'est évidemment pas le genre de pensées à avoir alors que j'échange un des meilleurs baisers de ma vie, je ne tarde pas à laisser échapper un gémissement plaintif qui vibre contre les doigts de Severus et la langue de Severus et, bon sang, il faut arrêter ça tout de suite. Je pose ma main sur son poignet pour libérer mon cou et m'écarte doucement.
« Je vais oublier trop de choses si je ne fais pas attention», dis-je en guise d'excuse.
J'essaie de me convaincre que ce n'est pas du désir que je lis dans ses yeux et inspire profondément. Savoir se relaxer est devenu capital.
« Qu'est-ce que tu fais? me perturbe Severus.
– J'essaie de faire disparaître le début de bosse dans mon pantalon, je réponds un peu abruptement.
– Ah»
Il rouvre la bouche pour parler, marque un temps d'hésitation, puis dit finalement :
« Tu as essayé la théomélane?»
Mais je sais que ce n'est pas ce qu'il voulait dire.
« Non, pas encore.»
Je suis soulagé lorsqu'il s'éloigne pour prendre la chaise adjacente.
« Fais bien attention à ce que ça n'entre pas en contact avec ta peau.
– Pourquoi?
– Tu sais bien que je ne te dirai rien», fait-il avec un rictus.
Grognant, je reprends la plume en main et la trempe dans le flacon. Lorsque je la retire, une goutte tombe sur la table De minuscules flammes jaillissent l'espace d'une seconde, puis se retirent en laissant, plus qu'une tache, une gravure d'un noir intense dans le bois de la table. Je déglutis.
« Je suppose que ce n'est pas que de la pyrogravure?
– D'un côté, si, sauf que ça marche sur n'importe quelle matière et pas seulement le bois. C'est pour cela qu'il est mieux d'éviter que cela entre en contact avec la peau, croit bon de souligner Severus.
– Tu crois que je peux me faire un tatouage avec?
– Un tat!» Force est de constater qu'après tout ce temps, j'arrive encore à le surprendre. « C'est indélébile même par la magie, Sirius!
– Merveilleux!
– Ne fais pas cela!
– Pourquoi?
– Ce serait un acte impulsif et irraisonné!
– N'est-ce pas là toute la beauté de la chose?
– Il y a des conséquences à prendre en compte, on ne fait pas ce genre de choses à la légère!
– Pourquoi?
– Parce que ça doit faire mal!
– On ne peut pas savoir avant d'essayer, pas vrai?»
Severus fronce les sourcils.
« Rassure-moi, on parle toujours de tatouage?
– Bah oui
– Alors ça va.»
Mon petit doigt me dit qu'il a l'esprit un peu focalisé sur une seule chose ce matin, ce qui ne serait pas pour me déplaire si cela ne ressemblait pas à de la paranoïa.
« Et ça grave vraiment n'importe quoi? je reprends.
– En lettres de feu, confirme-t-il.
– Alors il faut absolument que je l'essaie sur!»
Je laisse ma phrase en suspens en maudissant ma spontanéité.
« Sur?
– Un truc que j'ai trouvé» Avec James, Remus et Peter. « par hasard.
– Un truc?
– Douche. Vêtements. Je te montre.»
O -
C'est au milieu du couloir qui rejoint un dortoir serpentard. Il y a une pierre ronde à hauteur d'épaule, qu'on peut desseller en pressant celles qui l'entourent dans l'ordre correct, et derrière se trouve un pentacle qui nécessite l'aide de la baguette magique pour laisser place à une poignée qui ouvre le mur sur un couloir. Pas plus compliqué que cela.
Severus est éberlué.
« Quand est-ce que tu as trouvé ça?
– Euh Une nuit d'insomnie.
– Quand tu n'arrives pas à dormir tu sondes les murs du château?
– Parfaitement. Comment crois-tu que j'ai eu connaissance de toutes les pièces secrètes dans lesquelles je t'ai emmené?»
Il reste dubitatif.
« Et qu'est-ce qu'il y a au bout de ce couloir?
– C'est tout le problème.»
Il me suit dans le passage secret, qui se fait de plus en plus irrégulier jusqu'à une porte étrangement de guingois. Je lui désigne les inscriptions au-dessus de la porte.
« Je crois que ce sont des runes.
– On dirait qu'il en manque la moitié
– Et c'est là que la théomélane intervient! Tu es doué en runes?
– Je me débrouille
– Alors aide-moi à déchiffrer.»
En vérité, c'est plus d'une nuit que nous avons passé sur cette porte avec mes amis. Quand Remus a reconnu les runes inachevées, nous avons essayé d'utiliser des sorts de gravures mais rien n'y a fait, la pierre est inattaquable. Du moins, semblait-il La théomélane s'imprime dedans avec une étonnante facilité.
Ainsi, lettre par lettre, nous complètons les inscriptions.
« "Ouvre une porte sur" je traduis approximativement. C'est quoi, ça?
– Un ansuz.
– Tu es sûr? Ça donnerait "ouvre une porte sur" "toi-même"? Cela n'a aucun sens.
– Ne me demande pas, si tu ne me fais pas confiance!»
Je termine le tracé de la dernière lettre. Et aussi simplement que cela, une fine poignée métallique apparaît sur le battant.
« Ça marche! je m'écrie, débordant de joie.
– Cela fait une demi-heure qu'on est là-dessus et tu ne savais même pas si ça allait marcher?
– À ton avis, qu'est-ce qu'il y a derrière?
– Un autre couloir avec une autre porte verrouillée au bout.
– Ne parle pas de malheur!»
Avec excitation - excitation stimulée par la présence de Severus juste dans mon dos? - j'abaisse la poignée et tire la porte.
Elle s'ouvre sur une chambre lumineuse, entièrement tapissée de rouge et au sol recouvert de fourrure fauve. Des rideaux ocres encadrent de larges fenêtre donnant sur je ne sais quel extérieur. Et en plein milieu, il y a un grand lit en forme de cur paré de velours pourpre.
« Qu'est-ce que c'est que ce truc? s'effraie Severus.
– C'est incroyable! je m'extasie.
– Sirius, n'entre pas, c'est sûrement un piège.
– Mais non, c'est» J'ai une illumination. « C'est tout simplement une pièce qui fait apparaître ce dont on a besoin! Il y en a une autre comme ça, à Poudlard
– Qui a besoin d'un lit en forme de cur? fait Severus, sceptique.
– C'est pour l'ambiance, je me justifie. On n'a qu'à refermer et penser très fort à quelque chose qu'on voudrait avant d'ouvrir de nouveau, tu vas voir Euh Qu'est-ce que tu veux?
– Je ne sais pas, moi. Je ne touche pas à ça.
– Bon, j'ai perdu mon livre de Soin aux Créatures Magiques et il m'en faut un neuf. Je me concentre là-dessus, et la pièce va être remplie de» J'ouvre la porte. « livres.
– Tu n'as pas dû te concentrer assez fort», ricane Severus.
C'est exactement la même pièce.
« Je ne comprends pas
– Il y a des miroirs au plafond?
– Bon, euh, il y a un truc qui cloche, je m'empresse de refermer. En fait, c'est peut-être une pièce qui donne ce que l'on veut au fond de soi
– Tu veux des miroirs au plafond!
– CESSE de perturber mes réflexions, je te prie, SEVERUS.
– Quand on voit à quoi ça mène
– Oui, c'est sûrement cela, la porte sur soi-même. Ça doit avoir un lien avec les fantasmes.
– Et bien sûr, dans ton cas, c'est un fantasme sexuel.
– Et bien sûr, dans ton cas, ce serait un agitateur à chaudron.
– Je ne fantasme pas sur les ustensiles de potion!
– Ce n'est pas ce que je voulais dire! je grimace. Tu as l'esprit tordu des fois!
– Moi? Ce n'est pas moi qui ai fait apparaître ce nid d'amour ridicule!
– Eh bien, pourquoi est-ce que tu ne me montres pas ton fantasme pas sexuel?
– Pou Pourquoi est-ce que quoi? Quoi?
– C'est ton tour, non?»
Il va pour protester, mais finalement se ravise par orgueil.
« Pourquoi pas. Je n'ai rien à cacher.»
Comme je me contente de sourire, il approche sa main de la poignée avec appréhension. Avant de l'actionner, il prend soin de se placer de biais pour limiter mon champ de vision. Puis il jette un il derrière la porte.
« Oh, Merlin.»
Il la repousse aussitôt, mais je la bloque juste à temps.
« C'est tout à fait grotesque, veut-il me persuader.
– Laisse-moi voir!»
Je force l'entrée, me glissant derrière le battant avant qu'il n'ait eu le temps de me retenir.
« Wow.»
C'est aussi une chambre, mais beaucoup plus petite. Le luxueux plancher est recouvert d'un épais tapis blanc. Les murs sont d'un vert très sombre, et l'éclairage pour le moins tamisé. Aucune fenêtre, mais des voiles blancs qui flottent mollement autour d'un lit à baldaquin carré, contre le mur d'en face. Les draps sont de satin noir, et la tête de lit est formée de sinueux barreaux de fer forgé où je remarque
« Est-ce que ce sont des menottes?»
Severus me tire violemment par le bras à l'extérieur de la pièce.
« On va s'en aller d'ici. Tu as une idée pour condamner cette pièce?
– Après avoir eu tant de mal à l'ouvrir? Sûrement pas!
– Tant pis, je me passerai de ton aide.
– Il faudra d'abord me passer sur le corps!
– Tu ne penses donc qu'à ça?»
J'ai un petit rire.
« Tu es bizarre aujourd'hui, Severus. Quelque chose te travaille?»
Il croise les bras d'un air grognon. Une idée me traverse l'esprit.
« Eh, tu n'es pas curieux de
– Non.
– Laisse-moi au moins finir! Tu n'est pas curieux de voir ce qui apparaît si on ouvre ensemble?
– J'avais gagné du temps en te répondant une première fois : non.»
Je le fixe, contrarié.
« Tu recommences à faire la moue, Sirius.
– Je ne fais pas exprès.»
Ses yeux restent collés à ma bouche un moment. Tout à coup, il se détourne et commence à marcher deci delà en faisant des mouvements nerveux avec les bras. Puis il me fait de nouveau face avec une expression parfaitement posée. Qui s'effondre instantanément.
« Sirius arrête! s'exclame-t-il à bout de nerfs, comme si j'y pouvais quelque chose. C'est horrible quand tu fais cette tête, j'ai l'impression d'être une espèce d'individu vil et méprisable du style à voler sa sucette à un bébé!» Il marque un temps. « Il n'y avait aucune allusion d'ordre sexuel dans cette phrase.
– Je sais. Désolé, mais moi je ne sais pas cacher ce que je ressens alors, si ça te gêne, ne me regarde pas.
– Très bien! Tu me diras quand tu auras fini.»
Et il me tourne le dos. Mais il ne tarde pas à jeter un il par dessus son épaule.
« Bon Si on ouvre la porte, c'est juste pour voir, hein?
– Bien sûr!» je réponds, le sourire jusqu'aux oreilles.
Il soupire et s'approche aussitôt de la porte et posant fermement la main sur la poignée. Il n'y a pas assez de place et mes doigts se mélangent aux siens. La poignée s'abaisse.
L'instant d'après n'est que confusion. Nous devons avoir une poussée sur la porte avant de la tirer, et voilà qu'elle s'ouvre dans l'autre sens. Nous nous affalons à l'intérieur de la pièce.
« Oh, c'est doux, dis-je dans la moquette angora.
– Hnf! renchérit Severus à mes côtés.
– Ça sent quoi?»
Il tire son visage de la fourrure noire, la lèvre légèrement retroussée.
« Gingembre.»
Je considère la moquette avec un genre de crainte.
« Comment peut-il y avoir une moquette aphrodisiaque dans une école!
– Je m'inquièterais plus de savoir ce que nous faisons sur un moquette pareille, grommelle Severus.
– Pour l'instant, on ne fait encore rien
– C'est vrai, ça. C'est gâcher.
– Tu - hein?»
Il a un drôle de sourire, avant de se lever pour refermer la porte, constatant qu'elle n'a pas la même forme ici qu'à l'extérieur. Il commence à étudier la pièce et je ne tarde pas à l'imiter. Je caresse du plat de la main les murs tendus de velours violet, tandis que Severus examine d'un il critique les petites fenêtres à vitraux bleutés. Ici une petite table murale avec des alkékenges, là un énorme tas de coussins dans lequel je ne manque pas de plonger au passage. C'est très douillet. Un peu trop chaud, peut-être Lorsque notre petit tour s'achève, nous nous retrouvons en face du grand lit et nos regards se croisent très brièvement.
Nous nous asseyons chacun d'un côté du lit, un peu tendus.
« Tu
– Oui?
– Hein?
– Qu'est-ce que tu disais?
– Rien.
– Oh. Je croyais
– Oui?
– Rien.»
Severus regarde autour de lui.
« La déco, tout cela, c'est bien, mais c'est un peu
– Trop.
– Oui. Ici, ça manquerait de
– Spontanéité.
– Voilà.
– Je suis d'accord.
– Oui.»
J'ai la satisfaction de voir que si le lit lui-même est désespérément sobre, les oreillers, au moins, sont en forme de curs. Ils sont tous chauds sous mes doigts
Je rebondis un peu sur le matelas. Confortable. J'ôte mes chaussures et m'étend sur le lit. TRÈS confortable.
« Sirius, qu'est-ce que tu fais?
– Viens essayer ça Severus, c'est fabuleux.
– Crève.
– Tu es trop méfiant. Et tu es en train de te priver d'un morceau de paradis
– Ce n'est qu'un lit!
– Ha, non, ça, non, ce n'est pas qu'un lit.»
Je sens la matière douce et légère des draps blancs sous mes doigts, frémissants au moindre déplacement d'air, et je ferme les yeux. Tous mes muscles se relaxent; pour sûr il y a de la magie là-dedans.
« Bon, très bien!»
Je sens à peine le poids de Severus qui grimpe sur le matelas, mais je n'en ai pas moins un petit sourire au lèvres.
« D'accord, c'est confortable. Mais bordel, Sirius, ne fais pas un tête pareille juste pour un matelas.
C'est le pied!» j'exhale.
Là encore, je sens à peine Severus bouger, et pourtant, lorsqu'il se retrouve assis à califourchon sur moi, j'ouvre les yeux bien grands.
« Mais que?
– Alors comme ça, tu te satisfait d'un matelas?»
Serait-il capable d'être jaloux d'un matelas? Il a le même rictus inquiétant qu'un peu plus tôt, sur la moquette. Il se penche sur moi, s'appuyant sur ma poitrine, et lorsque ses cheveux tombent de chaque côté de mon visage, lorsqu'il est assez près pour que je sente son souffle chaud sur mon visage, son sourire s'étire, et il s'écarte brusquement avec un ricanement moqueur.
« C'est trop facile de te faire marcher.»
Il descend de moi avec nonchalance.
« Comment peux-tu être aussi cruel? je siffle.
– Que dire? J'aime ça.
– Tu ne vas pas t'en tirer comme ça!»
Je le ceinture, il se débat, et la bataille s'engage en rien de temps.
« Quel abruti! Lâche!
– Je parie que tu es chatouilleux?
– Non, Sirius, NON - ha ha ha - c'est déloyal!
– Eh! Tu m'as mordu!»
Je finis par le clouer sur le lit en immobilisant ses avant-bras de chaque côté de sa tête.
« C'est malin, les draps sont tout défaits.»
Je récupère mon souffle sans répondre. C'est fou, je suis Sirius Black, il est Severus Snape, j'ai mon genou entre ses cuisses, il est complètement à ma merci et tout ce dont j'ai envie c'est de lui arracher ses vêtements - et ce qui suit. Severus doit bientôt prendre conscience de cela, car son sourire fadit.
« Lâche-moi.»
Je rougis inexplicablement et libère lentement ses bras en me redressant.
« Je suis désolé»
Seulement, il se redresse en même temps et capture mes joues pour m'attirer dans un baiser. L'instant d'égarement passé, je le presse contre moi et il semble vraiment évident qu'il y a des couches de vêtements en trop dans cette histoire. Si évident que même Severus s'en aperçoit et s'attaque à taton aux boutons de ma robe dans mon dos. Avant de se raviser.
« C'est vraiment ridicule de faire ça ici (Il introduit ses longs doigts dans l'ouverture de ma robe.)
– Je nous trouve plutôt bien installés pourtant (Je laisse des baisers dans son cou.)
– Tu trouves normal qu'on nous serve un lupanar sur un plateau? (Son autre main parcourt mon torse.)
– Rien ne m'étonne plus dans les quartiers des Serpentards. Salazar aurait été un pervers que ça ne m'étonnerait pas vraiment. (Je caresse négligeamment le haut de ses cuisses.)
– Moi, je trouve ça louche. Si ça se trouve il y a des appareils photo cachés Et Dumbledore reçoit les clichés directement dans son bureau.»
Je le regarde droit dans les yeux.
« Si c'est une tentative pour me couper l'envie, c'est vraiment, vraiment bien essayé, mais c'est raté.
– Je dois avouer que cela n'a pas marché sur moi non plus
– C'est pour cela que tu as ta main là, alors.
– Mmh, bien possible.
– N'est-ce pas obscène, mon cher Severus?
– Totalement.»
Tout se passe trop bien, m'alerte la voix de l'expérience.
« Sirius?
– Chut. Ça ne devrait plus tarder.
– Quoi donc? Si tu attends le flash des appareils photo, je dois te prévenir que je doute qu'il y en ait réellement.
– Non, non. Normalement, c'est exactement le moment où l'un de nous deux doit être éjecté du lit pour une raison quelconque.»
Severus pose une main sur mon épaule.
« Sirius, écoute. Il n'y a pas de Pomfrey, pas de hibou, pas de grippe et pas de bol de chocolat. En plus, j'ai un bocal de lubrifiant dans ma poche.»
J'avale ma salive de travers.
« Non, Sirius, ne refais pas le coup de la quinte de toux
– Depuis combien de temps tu l'as!
– Depuis le début des vacances. Tu croyais que j'allais risquer de me retrouver démuni avec toi dans mon lit?
– Tu Tu es le plus grand hypocrite que la terre ait jamais portée.
– Allons donc! Je suis juste prévoyant.
– C'est pour cette raison que tu portes des robes qui se boutonnent devant?
– N Non! c'est juste plus pratique à boutonner!
– Et à déboutonner» j'ajoute, joignant le geste à la parole.
Mais Severus attrape mes poignets.
« Attends
– Je ne voudrais surtout pas te contrarier, mais c'est le genre de choses pour lequel plus on est nu, mieux c'est.
– Ces fenêtres laissent entrer beaucoup trop de lumière, tu ne trouves pas?
– Severus. Tant que tu n'es pas trop vert et que tu n'as pas un globe occulaire à la place du nombril, je préfère sincèrement te voir.
– L'humour n'est pas la solution à tout!
– Qui fait de l'humour?» Je me baisse sur l'ouverture de son col pour embrasser le triangle de peau blanche à l'air libre. « J'aime cet endroit là» Je défais le bouton suivant et produis un nouveau baiser. « Celui-là aussi
– Ne sois pas si bête
– Celui-là aussi»
Je poursuis ma lente descente, jouant de la langue et des dents, et les mains sur mes épaules cessent de me repousser pour se contracter avec force. Je rencontre bientôt un téton rose que je titille avec canaillerie.
« D'accord, c'est bon! s'exclame Severus. J'ai compris, ce n'est pas le peine de
– Toujours tellement sensible
– Je ne suis pas
– Tu as la chair de poule. Pourtant tu n'as pas froid, n'est-ce pas?»
Severus, très légèrement rouge, émet un son indistinct. Je l'embrasse sur les lèvres et passe le drap défait au-dessus de nous, comme pour l'empêcher de s'échapper. Non qu'il semble en avoir l'intention, je note comme il lève ma robe pour la faire passer par-dessus ma tête.
« Mmh - Sirius, ce drap qu'est-ce que tu as fait?
– Je n'ai rien fait, pourq?»
Je lève les yeux pour constater que le drap défie quelque peu la gravité, gonflé comme une voile, formant un cocon autour de nous.
« J'adore ce lit.»
Severus chasse le drap et entortille mes manches pour m'empêcher d'en sortir mes poignets, se dressant sur ses genoux. L'image des menottes me revient avec une certaine frayeur.
« C'est le lit que tu adores? demande-t-il.
– Toi, c'est différent, je t'aime.
– Quelle est la différence?
– Eh bien, le lit, j'ai au moins de bonnes raisons de l'apprécier.»
Il a un sourire en coin et dégage mes bras des manches d'un geste vif. Je finis hâtivement d'ouvrir sa robe pour en extraire son torse délicieusement nu et le serrer contre le mien. Il frissonne dans l'étreinte enveloppante. Je m'enivre de toute cette chaleur. Mes mains glissent de son dos à l'intérieur de son pantalon Son ventre se contracte tandis que l'une d'elles l'effleure pour s'occuper de la fermeture du pantalon.
« Sirius appelle-t-il contre ma bouche.
– Mmh
– Tu sais, le peu que j'ai eu d'éducation sexuelle ne concernait que des individus de sexes opposés
– Le peu d'éducation sexuelle que j'ai eue, j'ai préféré l'oublier», je rigole.
Je tire sur son pantalon, dévoilant ses hanches, et je continue :
« Mais il y a un petit livre bleu à la bibliothèque Je n'aurais jamais cru trouver cela à Poudlard, mais il est très très instructif» je souris dans un baiser.
Severus retombe sur ses talons.
« Tu veux parler de ce petit livre bleu rangé tout en bas de la dernière étagère du rayon biologie?»
J'ouvre des yeux ronds.
« Tu l'as lu aussi?»
Severus s'assoit tranquillement sur le matelas, se reposant sur ses bras, dépliant ses jambes devant lui, aussi naturellement qu'il est possible de le faire avec un pantalon descendu à mi-cuisse.
« C'est vrai qu'il est très instructif, même si j'ai eu du mal à croire tout ce qui y était écrit. Et il y avait une page cornée»
Oh. La page cornée.
« Dois-je déduire de ton expression rêveuse que tu t'en rappelle aussi?»
Je rosis.
« Je suggère qu'on laisse tomber la page cornée pour le moment Ce n'est pas de notre niveau.»
Je me penche en avant pour prendre ses lèvres, plaçant un bras de chaque côté de son buste frèle. Il avance une main vers ma braguette et je sens mon excitation franchir un nouveau seuil.
« Tu crois qu'un cerveau humain peut survivre à ça?
– N Nnh?
– C'est ce que je pensais»
J'obéis à l'impulsion d'embrasser cette peau lisse et blanche et ce magnifique nombril dénué de tout globe occulaire.
« Arrête ça grommelle-t-il. Si tu crois que je ne vois pas tes manuvres pour me déshabiller avant toi
– Pas vrai!
– Alors, à genoux.»
Je déteste quand j'obéis par réflexe. Les bras levés pour ne pas gêner ses mouvements, ma poitrine frôlant la sienne, je capte une étincelle de malice dans les yeux de Severus.
Je déteste moins quand Severus profite de ce qu'il baisse mon pantalon pour me caresser les fesses.
Son regard descend brièvement.
« Me voilà rassuré.
– Quoi?
– Tu n'as pas vraiment un caleçon rouge avec un lion jaune.»
J'éclate de rire.
« Évidemment que non!» Je passe une main dans son dos. « Je n'en ai jamais trouvé»
Severus se tend légèrement.
« Tu n'en trouveras pas dans mon caleçon, tu sais.
– Mais je préfère ce qu'il y a dans ton caleçon
– Ah, ben, toi alors, tu sais tourner un compliMENT
Ça, c'était le moment où nos bas-ventres sont entrés en contact.
« Je vais mourir avant la fin, se lamente Severus.
– On n'a encore rien commencé Il y a deux caleçons en trop.
– J'ai une idée! Si finalement on arrêtait tout et on allait s'entraîner chacun de notre côté avant de réessayer?
– Ha ha ha! Enlève ce caleçon ou je le fais moi-même.
– Et pourquoi tu n'enlèves pas ton caleçon, toi?
– Bon, alors on le fait ensemble.
– C'est stupide.
– Tu es trop compliqué!
– La tenue d'Adam n'a jamais été ma préférée, figure-toi.
– C'est une faute de goût.»
Je lui impose un baiser avant qu'il ne puisse émettre une nouvelle protestation. Je prends ses mains pour les placer sur les bords de son damné caleçon et je le laisse continuer seul pour m'occuper du mien. Ce n'est déjà pas facile de faire ça à genoux, alors en s'embrassant, je ne vous raconte même pas.
« Att Attends, je»
Je détourne la tête pour me débarrasser enfin du sous-vêtement et lorsque je reviens à Severus, il s'est assis et contemple l'ultime pièce de tissu entre ses mains avec consternation.
Ok. Ne pas regarder en bas.
« Laisse tomber, Sirius, tu n'arriveras pas à me fixer dans les yeux éternellement», fait Severus, très légèrement moqueur.
Je regarde en bas.
« Bien. Bien. Je Bien. Félicitation, c'est un garçon.»
Je n'ai encore jamais vu d'autre érection que la mienne, d'accord?
Je m'approche à quatre pattes au-dessus de lui pour mieux voir derrière la barrière de ses jambes.
« Bon, Sirius, ça devient gênant.
– Je ne peux pas croire que je sois responsable de ça
– Que ça ne te fasse pas prendre la grosse tête», ironise Severus.
Je relève la tête, pour constater que celle de Severus est juste là. Il est très bien, ce nez.
C'est un baiser timide et rougissant, fébrile et hésitant, et la barrière des jambes s'affaisse; ce sont encore des mains qui s'aventurent et s'égarent, la bosse d'une omoplate, le renfoncement d'une salière, la courbe d'une hanche, la rivière de la colonne vertébrale et les dénivellations des côtes. Je caresse la fine ligne de poils noirs qui part de son nombril, caresse son érection, et ses tremblements deviennent les miens et sa chair de poule couvre ma peau. Il se rattrape sur ses bras, tombe sur ses coudes, lève vers moi des yeux plus grands et plus expressifs que d'ordinaire. Ma voix est tout d'un coup un peu rauque.
« Tu Tu préfères peut-être qu'on fasse tu sais dans l'autre sens?»
Il secoue la tête.
« Je préfère que ce soit ta responsabilité si ça ne se passe pas bien.
– Je te remercie de ta confiance, je me sens beaucoup mieux maintenant.
– Le sarcasme ne te va pas, Sirius. Prends plutôt ça.»
Et il tire un bocal de la pile de vêtements. J'espère que je ne rougis pas.
« Avec ça, ça ne devrait pas être catastrophique.
– Tu n'as pas encore ajouté ton grain de sel dans la recette? je m'inquiète.
– Juste de façon à ce que ce ne soit pas catatrophique.»
Je suis bien obligé de lui faire confiance, pas vrai?
« Merlin, ce que c'est visqueux.
– Je t'en prie, Sirius, tais-toi
Je l'embrasse en gloussant et profite de son incapacité à parler pour
« Mnh - SIRIUS!
– Oui mon amour?
– Enlève ton doigt de là tout de suite.
– Navré, mais il est assez peu conseillé de sauter cette étape.
– Je ne veux rien savoir c'est ahahahaha, arrête de bouger
Amusant comme il peut avoir un rire de dément en certaines circonstances bien précises.
« Ne sois pas capricieux, Severus.
– J'aimerais t'y voir!
– La prochaine fois, peut-être Et de deux!
– Gnh J'ai changé d'avis, halète-t-il. Je te déteste.
– Ne dis pas cela avant que j'aie localisé
– AHAHAHA, bordel de mer lin!
– Ça doit être là», je conclue joyeusement.
Severus agrippe un gros oreiller entre ses bras pour y enfouir son visage. Je viens au-dessus de lui et écarte l'oreiller.
« J'ai réussi à te faire rougir.
– Embrasse-moi, idiot», réplique-t-il d'un air buté.
Ses bras s'enroulent autour de mon cou tandis que je laisse momentanément son pauvre derrière en paix pour m'absorber dans le baiser dévorant. Mes mains viennent surélever ses fesses et Severus murmure un «vas-y» dans le creux de mon épaule.
Comme je m'enfonce lentement en lui, Severus se met à respirer très vite, ses ongles marquant mon dos, et pousse un gémissement indescriptible. Si je n'en pousse pas, c'est que j'ai soudainement oublié comment respirer; traversé par un plaisir intense et inconnu qui m'oblige à marquer une pause par respect pour ma santé mentale.
« Tout va bien?
– Nnh» acquiesce Severus.
Si me mouvoir en lui semble d'abord d'autant plus maladroit que la sensation m'en coupe les jambes, c'est bientôt un mouvement mutuel et nécessaire, et je me noie dans sa chaleur et ses cris et ses soupirs et ses yeux, ses yeux si noirs qui s'entrouvrent pour moi et qui ne reflètent que moi, et mon nom qui agite ses lèvres et ses lèvres qu'il enfouies dans mes cheveux, qui viennent recouvrir les miennes pour mélanger nos sons. À quoi bon une chambre extraordinaire, je n'ai plus conscience de rien d'autre maintenant, que lui et moi et toutes les façons dont on peut se toucher pour devenir indivisible. Ses convulsions entraînent les miennes et c'est vraiment trop bon, trop grand et trop fort pour ce qu'il reste de ma force.
Je me recroqueville sur la poitrine de Severus qui se soulève très haut, et descend si bas que j'ai chaque fois l'impression déroutante et grisante de tomber en lui.
Il finit par se retourner sur le flanc et je glisse sur les draps étonnamment frais.
« Tu es lourd, souffle-t-il en remontant le drap sur nous.
– Moi aussi.
– Je t'aime.
– Toi-même.»

O - O - O -

"Entêté Moony,
Je ne vois pas le problème qu'il y a à m'imaginer nu, je puis t'assurer que la vision en est tout au moins délectable. Cependant, étant désormais un homme comblé, je me ferai magnanime et ne te décrirai pas ce que tu perds en te contentant d'aller voir des films inintéressants avec ta Serpentard - ha, non, vraiment, comme si je pouvais croire à ça.
Par une troublante coincidence, mon ami imaginaire s'appelait lui aussi Sirius, ce qui convainquit mes parents pendant longtemps qu'ils avaient un fils schizophrène. Pookie a bien sûr toujours été là pour moi, mais il faut se rendre à l'évidence : sa conversation est assez pauvre. Sirius, en revanche, avait une répartie incroyable.
Rien d'autre à ajouter, je ne vois pas ce que je pourrais dire si tu ne veux pas que j'évoque combien la peau de Severus est douce quand il me tient dans ses bras et comme il est merveilleux de - stop, oui, je sais, j'ai compris, méchant Padfoot. Ce n'est pas normal, la cousine de Severus qui a onze ans meurt d'envie d'entendre ça, elle. Mais cette gamine n'est pas normale, j'oubliais. Et toi non plus, d'ailleurs. Je me rends compte que je suis vraiment très mal entouré.

–Padfoot

PS : C'est trop court les vacances."

O - O - O -

« J'aimerais bien savoir comment tu as eu connaissance du livre bleu, Severus.
– Et toi, alors?
– Non, toi!
– Toi!»
Je soupire. Ne nous disputons pas pour notre première discussion sur l'oreiller.
« Dans un lointain passé, James et moi, encouragés par Remus, nous étions fixé pour but d'inventorier tous les livres de la bibliothèque. C'était sans intérêt et nous avons fini par nous trouver des occupations plus constructives, mais certains ouvrages m'avaient tout de même marqué. Fin. À toi.
– Je suis tombé dessus en allant réemprunter La reproduction des méduses australe en Antarctique.
– Excuse-moi? Pourquoi voulais-tu ce livre idiot?
– Parce que, après l'avoir rendu, je me suis rendu compte que ça m'intriguait vraiment de savoir comment elles faisaient.
– Qui?
– Les méduses. Pour se reproduire. Comme c'est évoqué dans le titre, vois-tu.
– Oh.»
Beurk.
Severus se met en position assis et me regarde avec un sourire sournois.
« Vas-y.
– Quoi?
– Demande-le moi. Je sais que maintenant, tu veux savoir.
– Sûrement pas! Moins j'en sais sur ces bestioles, mieux je me porte!
– Menteur! C'est sans importance, je vais te raconter quand même.
– Non!
– Quand vient la saison des amours, la méduse australe migre vers le nord, là où ses prédateurs sont plus rares, et
In the tooown where I was booorn lived a maaan
– Et le mâle se place alors au milieu d'un banc de femelles et lâche un nuage de spermatozoïdes qui vont - ou ne vont pas - trouver leur chemin jusqu'à leur destination finale»
Severus, bras levés, tend et détend les doigts pour mimer la projection. Je grimace.
« Pauvres méduses. Tu réalises un peu? Pas le moindre contact» Je viens dans son giron. « Elles doivent endurer une vie sans aucune partie de jambes en l'air - d'ailleurs on dirait quoi, partie de tentacules en l'air? Ha, je suis bien content de ne pas être une méduse
– Pour la dernière fois, Sirius, ce que nous avons fait ne peut être associé à de la reproduction.
– Oh, ce n'est pas bien grave. Il y a quand même des compensations.»
Severus acquiesce d'un baiser, et je décide qu'aujourd'hui est une bonne journée.

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Noooon ne me demandez pas de corriger les fautes d'orthographe, pas MAINTENANT, je n'en peux plus.
Il est fini, na! Fi-ni. Ha. Fini. Joli, ce mot.
Plus que 4 chapitres! À je ne sais pas quand pour le chapitre 16... Moins de trois mois j'espère, haha. Ha.
Bisous les gens.

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