Note : Vraiment désolée pour l'attente. Plusieurs raison à cela.
La raison principale, c'est que j'avais besoin des fins alternatives pour en finir pour de bon avec cette fic. Chiche et moi, c'est du passé. La rupture a été un peu douloureuse, malgré le soulagement qui l'accompagnait. Je n'ai plus très envie d'y penser désormais.
La seconde raison c'est qu'en changeant d'ordinateur il y a presque un an maintenant, je n'ai pas transféré le fichier des bonus sur le nouveau. Ça m'a vachement aidée à oublier ces fichus bonus. Je me suis dit que vous aviez oublié aussi. Certaines reviews m'ont pourtant détrompée récemment.
Pour finir, je suis partie en Espagne, donc ça fait trois mois que je n'ai même plus accès à ce fichier, laissé en France. Je viens seulement de le récupérer. Je vais m'y remettre, le cœur plus léger qu'autrefois. Les scènes coupées étaient déjà tout prêtes puisque ça ne demande aucun travail en soi, donc les voici ! Désolée pour ce bonus un peu minable, mais c'est pour dire "me revoilà".
°°°
II – Les scènes coupées
Les scènes qui sont parties à la poubelle pour une raison ou pour une autre… D'intérêt très inégal, il va sans dire. J'ai mis toutes celles qui étaient d'une longueur un peu respectable, ça pourra jamais être pire que les scènes coupées des DVD d'Harry Potter ;p.
Mode d'emploi : petit résumé (entre parenthèses et en italiques) pour vous aider à situer le passage, éventuel extrait °o°entre trucs comme ça parce ffnet fait même chier avec les crochets°o° paru dans le chapitre pour la continuité.
- Chapitre 6 : Baston ! -
(Début du chapitre : de bon matin, Severus se rend à la bibliothèque, et Sirius ne tarde pas à arriver pour l'enquiquiner.)
°o°
Black se contente de m'épingler d'un regard vraiment, vraiment noir.
Parfait, je suis le plus fort à ce jeu-là.
Je le fixe pareillement.
Un bon moment.
J'esquisse un rictus méprisant… et aussitôt, sans que j'aie eu le temps de voir venir quoi que ce soit, le Gryffondor me donne une claque.
Éberlué, je porte ma main à ma joue.
« Mais que… ?
– Tu as perdu ! rigole-t-il.
– Excuse-moi ?
– Tu as souri le premier ! Donc tu as perdu. »
J'offre à Black une expression de consternation la plus totale.
°o°
« Tu n'as jamais joué à ça, quand tu étais gosse ?
– Je ne jouais pas beaucoup quand j'étais gosse. »
Maintenant c'est lui qui semble décontenancé.
« Même pas à l'école ?
– Je ne suis pas allé à l'école.
– Oh, je vois, un précepteur ? Il est vrai que la plupart des Serpentards n'aiment pas mélanger leurs enfants au bas peuple, murmure-t-il sarcastiquement, comme pour lui-même, avec une moue écœurée.
– Alors toi, pour donner des leçons sur les préjugés, tu repasseras !
– Mais c'est vrai, non ?
– En ce qui me concerne, je réplique sèchement, je vivais dans un endroit trop isolé pour trouver une école éloignée de moins de plusieurs kilomètres, et mon… » – je déglutis péniblement – «… mon père préférait me dispenser un enseignement lui-même. »
Je ne devrais pas avoir cette conversation. Pourquoi suis-je en train de discuter de mon enfance avec Sirius Black ? Il est certainement la dernière personne à qui je désire en parler.
« Eh bien, ça a dû te changer, Poudlard », note Black. Arrête de faire semblant d'être intéressé, sale Gryffondor. Mais au fait, il est issu d'une famille serpentard !
« En effet, dis-je avec amertume, j'ai pu découvrir que les enfants de mon âge dont je désespérais de faire la connaissance étaient tous plus… "décevants" les uns que les autres.
– Pourquoi, ils ne se vautraient pas devant toi pour te servir de carpette ? »
J'ouvre la bouche pour répliquer vertement, mais décide finalement de ne rien dire. Je n'ai pas à me justifier auprès de lui.
°
°
- Chapitre 7 : Le fauteuil -
(Première version du début du chapitre, directement à la suite du chapitre 6 où Severus s'en est pris plein la tronche : après une nuit à l'infirmerie et une discussion matinale animée, Sirius laisse Severus se faire soigner et rentre à son dortoir.)
Je referme la porte le cœur léger.
Rien de tel qu'un bon fou rire pour commencer la journée. Même si un fou rire avec Severus Snape, je n'aurais jamais cru que cela m'arriverait un jour. Avant hier matin, je n'aurais même jamais cru qu'il soit capable de faire autre chose que ricaner méchamment. Quand je l'ai entendu, quand je l'ai vu, j'ai failli en tomber de ma chaise.
Hé, finalement, c'est lui qui est tombé.
Je monte quatre à quatre les marches de la tour.
Des chacras… N'importe quoi… Je pouffe en y repensant. Ce mec est vraiment trop…
Con.
Je m'arrête au beau milieu de l'escalier.
C'est ça, oui, con. Bien sûr. Je ne peux pas le supporter.
Je m'appuie au mur, me sentant soudain très mal.
Enfin… admettons que je le supporte. À peu près.
Je lève les yeux vers la volée de marches qu'il me reste à gravir et soupire. Il est trop tôt et je manque de sommeil. Fichus cauchemars… On devrait être autorisé à circuler en balai dans les couloirs.
Je traîne péniblement mon pied jusqu'à la marche suivante, puis l'autre, et ainsi de suite jusqu'en haut. Et à chaque nouveau pas, je me répète :
« Snape n'est qu'un pauvre type, un Serpentard de la plus pitoyable espèce, je le méprise, je le déteste… »
Arrivé devant le portrait de la grosse dame, j'ai carrément le moral dans les chaussettes.
« Qu'avez-vous dit ?
– Pax et felix », je répète un peu plus distinctement.
Stupide mot de passe, et stupide bonne femme, et stupide Snape, et stupide, stupide, stupide Sirius…
J'ai vraiment eu très peur hier soir. J'ai vraiment cru qu'il était… Il ne bougeait plus. Je ne suis pas un monstre. Je ne voulais pas ça. Même un bâtard de Serpentard ne mérite pas de crever seul dans un cachot humide.
Sirius, franchement. Si tu veux devenir Auror, il faudrait peut-être que tu sois capable de voir un cadavre sans avoir envie de fondre en larmes.
Fait chier.
J'ai besoin d'une douche. Brûlante.
°
(Au petit déjeuner suivant, après la longue discussion avec James dans la salle de bain interrompue de temps à autres par un Remus fatigué.)
« Bon sang, Peter, ton appétit me surprendra toujours.
– Ma mère dit qu'un bon petit déjeuner…
– … est le premier pas vers une bonne journée, je sais. »
Il me sourit avant de mordre sauvagement dans sa tartine.
« Ta mère est quelqu'un de très sensé », apprécie Remus en trempant un pain au chocolat dans son bol. Il se tourne vers James et moi. « Lequel de vous deux me trouve rachitique, déjà ?
– Ah, tiens, ça aussi, tu as entendu…
– Je m'en serais passé.
– Euh… glousse James. C'était pour rire, voyons… Bon, moi je vais dehors, il fait beau pour une fois. Tu viens, Padfoot ?
– Humpf ffhm ! je proteste en brandissant mon petit pain au lait entamé.
– Allez, viens, tu finiras dehors », insiste-t-il en me donnant une tape sur l'épaule.
Nous sortons de la Grande Salle et, comme nous nous engageons dans le couloir, je repère un peu plus loin une silhouette familière. Il est déjà sorti de l'infirmerie ?
« Tiens, Sirius, regarde ! m'appelle James. Ton amant de la nuit dernière ! »
°
°
- Chapitre 9 : N'importe quoi -
(En sortant de la salle d'étude au début)
Arrivé sur le seuil de la porte, j'hésite. Où est-ce que je vais ? Je me demande par où est parti Severus. Enfin, Snape. Severus. Snape. Severus. Oh, qu'importe ! Je ne veux plus le voir. Je voudrais oublier qu'il existe, juste un moment. Un moment de répit…
Je me décide finalement pour une promenade au clair de Lune sous ma forme canine.
Je m'engage dans l'escalier menant au rez-de-chaussée quand soudain…
« Eh, Padfoot ! »
Je me retourne et ressens une joie sans nom en voyant James approcher.
« Qu'est-ce que tu fous là ? dit-il. Tu ne devais pas bosser…
– James ! je m'exclame d'une voix plaintive en me jetant dans ses bras.
– …avec Snape ? … Euh, Sirius… Tu fais quoi, là ?
– Un câliiin !
– Oui, je vois ça… Tu vas bien ?
– Nooon ! »
Il me tapote le dos.
« Bon, Sirius, je ne voudrais surtout pas te vexer, mais les câlins, ce n'est plus trop de notre âge…
– Je suis si malheureux…
– D'accord, mais si ça ne te dérange pas, tu pourrais peut-être pleurer sur mon épaule dans le dortoir, parce que si quelqu'un arrive on va nous prendre pour deux folles en pleine rupture. »
Je m'écarte vivement.
« Tu as raison.
– Comme d'hab', fait-il avec un clin d'œil. Allez, viens cocotte. »
Il fait un mouvement de tête en direction de la tour de Gryffondor. J'ai un petit rire.
« Je te suis ma poule », je réplique en lui emboîtant le pas.
Il caquette en réponse.
Je me rends compte qu'en deux minutes, il a réussi à me faire retrouver le sourire.
« Vas-y, raconte-moi tout, pourquoi tu n'es pas avec Snivellus ? Ce n'est quand même pas lui qui t'a changé en jeune fille éplorée ? »
Le contredire. Vite.
« Non, non, bien sûr… Je… Je ne l'ai même pas vu…
– Ah bon ? Vous ne deviez pas vous retrouver pour travailler… et plus si affinités ? raille-t-il.
– Il n'est pas venu…
– Non ! Ne me dis pas que tu t'es fait poser un lapin par Snape ! rigole James. Ça, c'est la meilleure ! »
Il continue à rire en secouant la tête.
Je me mords la lèvre. Pourquoi je lui ments ?
« Alors, si ce n'est pas Snape, c'est quoi ?
– Eh bien… Ce n'est pas évident…
– Attends, on arrive. »
Nous nous arrêtons devant le portrait de la Grosse Dame.
« Mot de passe ?
– Lac gallinaceun », répond James.
Le tableau pivote aussitôt. Nous entrons dans la salle commune, et ce n'est qu'une fois la porte du dortoir refermée derrière nous que James me prie de continuer.
NdA Lac gallinaceun signifie 'lait de poule'… Private joke .
°
°
- Chapitre 10 : Comme chien et chat -
(Sur le canapé, au début : Severus papouille un Sirius pas si endormi que ça, et Sirius empêche joyeusement Severus de lire – oh la la, je peux pas croire que j'aie écrit des trucs aussi neuneus XD.)
°o°
Il me dévisage quelques instants, et se met à rire joyeusement en s'adossant de nouveau à l'accoudoir.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
– Tu rougis à chaque fois ! »
Je ne sais pas si j'ai rougi, mais tout le sang s'évacue de mes joues à ces mots.
J'étais pourtant passé maître dans le contrôle du rougissement, me semblait-il. Ce type a une très mauvaise influence sur moi, je me répète pour la centième fois au moins.
°o°
Je vais pour protester quand je m'aperçois qu'il a ramassé mon livre et le parcourt avec intérêt. Incrédule, je touche sa main pour m'assurer qu'il ne s'agit pas d'un hallucination. Il relève la tête sans cesser de sourire.
« Oui ?
– Tu te sens bien ?
– Oh ! Je ne me suis jamais senti aussi bien, du moins durant les deux minutes qui se sont écoulées depuis la dernière fois que j'ai eu le privilège d'embrasser ces lèvres si…
– Ça va ! je le coupe, vaguement catastrophé. Un simple "oui" m'aurait suffi !
– Non, je n'ai pas réussi à te faire rougir cette fois…
– Parce que c'est un jeu ?
– Évidemment.
– Abruti.
– Je vais finir par croire que chez toi ce mot a une connotation affective.
– Je traîte Madley d'Abruti.
– D'accord, ce mot n'a pas de connotation affective. À moins que tu ne sortes avec Madley, bien sûr. Sors-tu avec Timothy Madley, Severus ? »
Je le dévisage avec la plus totale consternation.
« Tu ne réponds pas… Est-ce un aveu ? Tu sais, je ne suis pas du genre à partager… »
C'est cela qu'on appelle "partir en live", je crois ?
« Surtout avec quelqu'un comme Madley…
– Sirius, tu es un…
– Abruti ? suggère-t-il.
– J'allais dire cinglé, mais abruti fonctionne aussi. Et repose ce livre, enfin, à quoi tu joues ?
– Euh… Je lis. C'est ce qu'on fait en général avec ces petits paquets de feuilles reliées et couvertes de gribouillis.
– Mais cela ne t'intéresse pas !
– Il semble que si, puisque je suis en train de le lire.
– Tu n'es pas obligé de faire semblant de t'intéresser à ce qui m'intéresse. N'attends pas cela de moi. »
°
°
- Chapitre 16 : -
(Severus s'inquiète parce que les gens commencent à jaser autour d'eux. Sirius essaie de calmer le jeu.)
°o°
– Des rumeurs, il y en a toujours eu, surtout à mon compte et au tien ! Elles s'éteignent vite, et si on fait comme si de rien n'était, personne ne se doutera qu'il y a bel et bien un fond de vérité…
– Tu appelles ça un fond de vérité ! Si on se met à t'observer un tant soit peu, on trouvera largement de quoi faire courir des bruits pour les deux décennies à venir… !
– Pourquoi moi ?
– Parce que tout le monde te connaît. Si tu avais pu être sans intérêt comme la plupart des gens, ce serait beaucoup moins préoccupant.
– Je suis vraiment désolé d'être une bombe sexuelle.
– Tu n'as rien de plus constructif à dire ? »
Il hausse les épaules.
« Plaquons tout et menons une vie de bohème à travers le monde ?
°o°
– Sirius, il va falloir qu'on se voie moins. Peut-être qu'il faudrait que tu retournes à ton dortoir maintenant, et qu'au moins un de nous deux aille dîner dans la Grande Salle ce soir. »
Sirius hoche juste la tête. Hum. C'est le moment où tu dois dire que tu veux rester, non ?
« C'est ce que tu veux ? » fait-il simplement.
Mais non ! Dis que tu veux rester !
Je suis incapable de répondre, ma colère remplacée par un certain désespoir. C'est trop nul la vie.
Sirius ramasse son sac et commence à y ranger ses affaires.Je le regarde s'activer en me rongeant un ongle.
« Eh… »
Il se redresse aussitôt.
« Oui ?
– C'est… C'est à moi, cette robe. »
Je sens poindre le commencement d'une moue de contrariété dans son si joli visage. Il ne va rien dire. Il va bouder, je vais bouder, chacun dans son dortoir, et je vais passer la pire soirée de ma vie.
« Attends, je vais t'aider », dis-je tout à coup en me levant.
Je lui prends gentiment son sac des mains et en renverse tout aussi gentiment le contenu sur le sol.
« Abruti. »
Je retourne m'asseoir tandis qu'il regarde ses affaires éparpillées en se grattant la nuque.
« J'ai du mal à te suivre, parfois, tu sais.
– La soirée "dépression" est prévue pour demain, on ne va pas commencer à bouleverser le planning. »
Il penche la tête de côté comme pour considérer cette réponse, puis vient s'affaler à mes pieds, se servant de mes jambes comme dossier.
« Tu vas déprimer, sans moi, alors ?
– Non, bien sûr que non, j'aurai enfin la place de m'étaler dans mon lit.
°o°
– Et tous tes camarades de chambrée officiels vont revenir. Quatre contre un, tu y gagnes.
– Ne m'en parle pas. Les ronflements me manquaient…
– Je ne ronfle pas ?
– Non. Tu marmonnes, tu bouges, et accessoirement tu as les mains baladeuses, mais tu ne ronfles pas.
°o°
