VIII

PDV De Lay

Suho était vraiment sur ses gardes avec moi ces derniers temps.
Comme si j'étais fais de verre.

Il portait des cols roulés.
Il ne me touchait pas.

Et il dormait dans sa chambre.

Je n'avais vraiment rien voulu dire ou faire qui puisse l'ennuyer.

Mais c'était ma punition pour l'histoire du carnaval.

Je soupirais et m'allongeais dans mon lit, les mains derrières la tête.

Il faisait chaud dans cette chambre. Je décidais donc d'enlever ma chemise et une sensation de fraîcheur parcourue mon corps.

J'entendis ma porte s'ouvrir et quelqu'un entrer.
C'était Suho. Il avança mais fit bien attention de s'arrêter un ou deux mètres avant mon lit. Je lui souris.

« Salut »

« Je suis juste venu te dire bonne nuit. » Il sourit tandis que j'essayais de ne pas froncer des sourcils.

« Oh, d'accord. » dis-je en essayant de mon mieux de ne pas paraître perdu. Suho m'embrassa sur la joue, comme il le faisait avant.

Je décidais tout de même de tourner la tête pour que nos lèvres se rencontrent. Sachant qu'il allait me rejeter, je me dépêchais de passer mes mains autour de sa tête pour le rapprocher. D'abord, il tenta de me rejeter mais j'étais plus fort et le maintenais serré contre moi. Après deux secondes de résistance, il se détendit et me rendit le baiser. Je léchais sa lèvre inférieure du bout de ma langue et il entrouvrit la bouche pour moi. Je dominais aisément, explorant les moindre recoins de sa bouche.

« L-Lay-ah ahhh » haleta-t-il. Je sentais qu'il essayait de me rejeter, n'appréciant même pas ce que nous voulions tout les deux. Je mordis doucement sa lèvre, pour le persuader d'écouter son corps et pas son esprit. Il abandonna rapidement, se serrant contre moi.

Une de ses mains caressait mon visage et l'autre mes cheveux. Je sentais les formes de son corps bien que mon édredon me séparait de celui-ci. J'enlevais donc mon édredon afin que nos corps se touche et il frissonna de plaisir, me donnant la chair de poule à mon tour. Je le collais à moi, en bougeant bien ma jambe entre les siennes afin de faire des frictions et d'appuyer sur l'endroit sensible. Il gémit tout en m'embrassant, ce qui me donna la tête qui tourne. Mes mains caressaient son torse à travers son t-shirt et je pouvais sentir ses muscles bien découpés. Je m'éloignais de la bouche de Suho, nous permettant de respirer un peu. Puis j'embrassais sa clavicule saillante et suçais son cou, jusqu'à ce qu'une marque rouge se forme. Ensuite, Suho releva la tête, laissant entrevoir encore plus de peau. Affamé, j'embrassais son cou, ses joues puis retournait à sa bouche, où je laissais ma langue prendre possession de la sienne. Je sentis la pression dans son pantalon, et en la sentant, la mienne se forma à son tour.

C'était tellement bon, tout ça parce qu'il m'avait privé pendant une semaine. J'essayais de me rappeler si ça l'avait perturbé. Mais je penses que ce n'était que moi. Bref.

Je lui arrachais son t-shirt, impatient de dévorer sa peau.

Mes mains trouvèrent le chemin sous son pantalon. Je commençais à caresser l'objet de mes désir, qui était maintenant totalement dur. Ses hanches se frottèrent contre les miennes, nous faisant tout deux gémir de plaisir. J'attrapais l'objet de mon désir et commençais à faire des va-et-viens doucement, pour l'embêter.

« P-Plus vite L-Lay » gémit-il en m'embrassant. Je l'embrassais un peu plus bas. Mes lèvres effleurèrent brièvement sa paume d'Adam, puis je léchais ses clavicules et continuais mon chemin vers son abdomen tout tirant sur ses bas.

Mes mains n'avaient pas quittées l'objet de mes désir, tandis que je faisais habilement tourner ma langue dans sa fente. Je ne quittais pas son visage des yeux. Je le pris entièrement dans ma bouche ensuite et observais la façon dont ses sourcils se fronçaient sur ses paupières mi-closes. Elles se pincèrent quand je passais ma langue sur son membre dur, et ses yeux roulèrent tandis que je bougeais la tête.

Il n'était toujours pas détendu : il retenait ses hanches de bouger et s'agrippait aux draps de mon lit.

« Je ne suis pas fait en verre Suho-ah, je ne me casserais pas si tu me touches, » dis-je en sentant les vibrations dans mon corps. Sa main agrippa immédiatement mes cheveux, et ses hanches commencèrent doucement à bouger.

« T'arrêtes pas, » marmonnais-je en embrassant la base de son sexe. Il lâcha un grognement si profond et bestial que ma _ devient dur comme elle ne l'a jamais été. J'embrassais une dernière fois l'objet que j'avais attendu pendant 2 ans et retournait à sa bouche.

« L-Lay-ah, » soupira-t-il tandis que je titillais la peau tendu de ses fesses.

« Dis-moi si je dois arrêter ou aller moins vite, » dis-je en le regardant sérieusement. Il acquiesça et m'embrassa furtivement. Je laissais entrer un doigt dans son intérieur et il mordit un peu trop fort ma lèvre inférieure. J'ignorais le frisson qui parcourait mon dos, il devait souffrir bien plus que moi.

Quand il se détendit, je glissais un autre doigt à l'intérieur. Il tira d'un coup sec sur mon pantalon, et je jetais tout les vêtements qui me restaient.

Une chose étrange se passa ensuite.

Il domina nos baisers et je le laissais faire.

Je me concentrais sur mes doigts pendant qu'il m'embrassais. Quand il sembla vraiment détendu, je glissais un troisième doigt. Je courbais légèrement les doigts, essayant de trouver ce que j'allais heurter encore et encore plus tard.

Il émit un grognement puissant et arrêta de m'embrasser, haletant, le dos tendu et voûté.

« Ahh... Ahhh, Lay c'est bon là... » Il frappa l'endroit une dernière fois, mais je ne pouvais plus retenir mon corps

« L-Lay ! » grogna-t-il.

« Ça fera peut-être mal, n'aie pas peur de me dire si c'est le cas, » le rassurais-je en alignant mon _ avec son trou. Il hocha la tête.

PDV De Suho

Je hochais la tête.

Je m'en foutais que ça fasse mal, je le voulais tellement.

Ensuite, il se glissa en moi, et je glapis, griffant son dos. Ça faisait vraiment mal. Je sentis de la buée naître dans mes yeux. Lay se baissa et embrassa mes paupières. Il embrassa le bout de mon nez avant de s'attaquer passionnellement à mes lèvres. Je sentis une de ses mains masser doucement ma jambe et l'autre, ma taille.

La douleur disparut mais pas l'inconfort. Je m'accrochais à lui lorsqu'il grogna qu'il allait bouger.

Il bougea doucement, et je savais qu'il prenait sur lui pour se contenir. L'inconfort se transforma en plaisir et je bougeais inconsciemment mes hanches.

« P-Plus vite » Je ne pouvais retenir mes gémissements plus longtemps. Lui aussi, il grogna tout en s'enfonçant plus vite en moi.

Je ne savais que Lay était si fort.

Lay s'enfonçait dans différents endroits -que j'ignorais jusque là, cherchant quelque chose à l'évidence.

Je sentis une vague d'euphorie monter en moi lorsqu'il heurta un de ses endroits et je gémis en jetant ma tête en arrière, mes mains étaient moites et mon corps se raidit de part en part.

Lay s'enfonça encore dans cet endroit et je ne sentis plus mes jambes. Ses doigts agrippèrent mon sexe et commencèrent à le titiller. J'étais parcouru d'une intensité extrême de part en part.

« Lay je vais- » Je me répandis sans avoir le temps de finir, en jetant un peu sur nos poitrine. Je gémit, atteignant l'orgasme. Lay vient peu de temps après, répandant sa chaleur en moi. Il grogna et s'effondra sur moi, mais sans sortir de mon corps.

« Merci, » il me sourit, fatigué « Merci, mon ange. »

Mon cœur fit un bond et j'observais son magnifique visage, les yeux clos et les lèvres gonflé, marquées par mes morsures. Je me pelotonnais contre lui, installant ma tête dans le creux doux et chaud de son cou. Il m'entoura de ses bras et son souffle se calma.

« Suho, je t'aime. »

« Je t'aime aussi, mon Lay. » répondis-je sans hésitation. Ses yeux se plissèrent lorsqu'il sourit.

« Merci, merci beaucoup. » marmonna-t-il en caressant mes cheveux.

« Non, merci à toi » lui répondis-je endormi.

Lay commença à respirer plus profondément et je sentis le sommeil me gagner à mon tour.

Je ne sais pas pourquoi j'avais résisté.

Je ne sais pas pourquoi je pensais qu'il était trop fragile pour mon appétit.

Il m'a montré que son appétit était aussi gros que le mien, si ce n'est plus.

Et je n'aurais jamais pensé être en dessous.