Voilà, le chapitre est en liugne, j'espère qu'il vous plaiera. Je le trouve pas top, assez rébarbatif, mais il était nécessaire pour avancer dans l'histoire lol.
Encore un grand merci à Hosttwilight, ma voisine en quelque sorte, comme quoi, le monde est tit.
Allez, bonne lecture à tous, quelques révélations en perspectives.
Edward faisait face à son frère. Une vague de calme l'assaillit brusquement.
« N'essaies pas avec moi Jasper. C'est une mauvaise habitude, et c'est gentil à toi d'ouvrir ce sujet si épineux à mon goût »
« Je sais ce que tu penses Edward, mais tu ne comprends pas ».
« Et bien non, justement. C'est immoral ce que tu lui fais Jasper. Tu t'en rend compte au moins !? »
« Evidemment, j'en viens même à détester ce pouvoir par ce qu'il peut me faire faire ».
« Ne te trouves pas d'excuses. C'est toi qui contrôles ton pouvoir, pas le contraire »
« Je le sais bien, mais ce n'est pas si simple. Comment réagirais tu à ma place, si c'était ton humaine dont tu pouvais contrôler les sentiments ? »
« N'échanges pas les rôles, c'est toi et Alice. Et tu ne contrôles pas ses sentiments, tu ne fais qu'orienter ses émotions. C'est bien pire. Tu te voiles la face Jasper, j'espère que tu le sais. »
« Je ressens ce qu'elle ne ressent plus, et ça me tue. Tu ne peux pas comprendre. »
« Ce que je comprends, c'est que tu fais du mal à ma sœur. Et il faut que cela cesse. »
« Ne te prends pas pour le grand frère protecteur, tu es comme moi. Si tu n'avais pas usé de ton pouvoir, tu ne t'en serais pas aperçu »
« Mais je ne le contrôle pas mon pouvoir, contrairement à toi »
« Tu ne comprends pas, de toute façon, tu ne comprendras jamais, parce que tu n'as jamais été capable durant toute ton existence de trouver l'amour parmi tes semblables. La preuve, tu te sers de tes aptitudes de vampire pour séduire une pathétique humaine; mais Edward, réfléchis, crois tu vraiment que Bella serait sous ton charme si tu n'étais qu'un humain. Qu'est-ce qui l'attire chez toi ? Ta beauté ? Tu l'as hérité de ton état de vampire. Tes dons ? Tu as eu le temps de les perfectionner depuis que tu es seul. Ton mystère? C'est encore grâce au fait d'être un vampire. Ton éloquence si particulière? Tu la tiens de ta naissance, au 19è, tout le monde parlait comme toi. Tu veux que je te dise la vérité, elle t'aime parce que tu es un vampire. C'est nouveau pour elle, je suis sûre qu'elle a des montées d'adrénaline dès qu'elle est à tes côtés. Un jour elle pourra se dire qu'elle a flirté avec la mort.
Moi, je n'ai jamais rien caché à Alice. On s'est aimé dès le premier regard. Tu ne connais pas l'amour Edward, alors, cesse d'essayer de me faire la morale !!!!! »
S'en fut trop pour Edward. Tout au long de leur conversation, le ton n'avait cessé de monter, au point que les Cullen arrivèrent. Carlisle agrippa Edward pour l'empêcher de se jeter sur Jasper. Alice faisait face à Jasper. Esmée se tenait entre ses deux fils. Rosalie et Emmet assistaient à la scène sans trop la comprendre. Emmet se tenait prêt à intervenir au cas où l'un de ses frères aurait l'idée d'attaquer l'autre.
Edward fulminait. Ses traits étaient déformés par la fureur. Son frère avait frappé là où ça faisait mal. Il le regarda dans les yeux et parti en courant.
Carlisle se tourna vers Alice. Il lui demanda si tout irai bien. celle-ci acquiesca. Elle se tourna vers son mari. Elle lui pris la main et l'entraîna dans la forêt.
Le reste de la famille retourna à la villa non sans inquiétude.
Edward courrait à travers les arbres. Il courrait aussi vite qu'il pouvait. C'était sa façon à lui de se calmer. S'il était si en colère, c'est que Jasper avait certainement vu juste. Si c'était le contraire. N'aurai-t-il rien tenté pour garder Bella ? D'une certaine façon, il était dans la même situation. Bella était certainement amoureuse du vampire et non de l'homme qu'il était, ou qu'il avait été.
Il accéléra encore. Il avait envie d'aller voir Bella, de lui demander pourquoi elle restait avec lui. Et si c'était par peur ? Si elle avait peur de lui ? Edward essaya de sortir cette idée de son esprit. Après tout, elle lui avait déjà dit et témoigné tout son amour. Que demander de plus ? Lui-même ne pouvait lui donner plus. Il sentait qu'au fur et à mesure que leur histoire avançait, Bella était de plus en plus demandeuse d'affection. Il ne pouvait dépassé la limite, il pourrait la blesser, voir la tuer. Après les visions d'Alice, il avait envisagé de la transformer. Mais il ne pouvait s'y résoudre. Elle refuserait à coup sur, et puis il ne voulait pas la priver de son âme.
C'était si frustrant de ne pas pouvoir lire ses pensées. Mais d'un autre côté, c'était mieux. Il ne pourrait pas s'en servir pour mieux la satisfaire. Il devrait être comme un « homme normal » face à la femme qu'il aime.
Ses pas l'emmenèrent devant la maison de Bella. Il se tenait dans l'ombre de la haie. Bella n'était pas chez elle, il n'entendait pas un bruit, dommage, il voulait tant être avec elle. Elle seule saurait l'apaiser. Il retourna alors à la villa en prenant garde de ne pas se faire surprendre.
A quelques kilomètres de là, Alice était assise en tailleur, face à Jasper, qui la surplombait de toute sa hauteur. Ce dernier finit par s'asseoir en face d'elle. Alice ressentit une vague de gêne, de pardon, puis d'excitation. Elle secoua la tête comme pour chasser ces émotions.
« Jasper, ça suffit ! Je suis tellement désolé, mais tout ça va trop loin. Tu as failli te battre avec Edward. L'issue aurai pu être terrible. J'ai entendu ce que tu lui as dit. Je ne t'en pensais pas capable. Tu as cherché les mots qui le blesseraient le plus. »
« Il ne voulait pas me comprendre Alice, mais, je t'aime. »
« Moi aussi Jasper, mais plus comme avant. Je n'en peux plus Jasper. Cette situation m'épuise, elle dure depuis bien trop longtemps. Il faut arrêter de se voiler la face. On va finir par se détester. »
« Parce que ce n'est pas encore le cas Alice ? Ne me détestes-tu pas ? Je sais que tu souffres, et c'est à cause de moi. J'en suis bien conscient. »
« Ce n'est pas toi qui me fait souffrir Jasper, mais cette situation, ce que tu fais, ce que tu es, ou du moins, ce que tu deviens. Je ne te reconnais plus »
« Mais j'ai toujours été comme ça. Je suis un monstre, je le sais depuis ma création. Mais tu t'es entêtée à vouloir voir du bien en moi, alors qu'il n'y en a pas »
« Tu te trompes, je sais qu'il y en a. Bien plus que tu ne peux l'imaginer. Seulement, je ne veux plus. Je t'ai aimé, et je sais qu'une partie de moi t'aimera toujours, mais pas de la même façon. Si on continue, on se gâchera. Je sais que le bonheur nous attends, mais pas ensemble »
« Alors il vaut mieux que je parte. »
« Non, je ne veux pas. Si tu pars, tous les efforts que tu as fait seront vains. Tu redeviendra comme avant. Tu es fort Jasper, je sais que tu surmonteras ça. Tu trouveras celle qu'il te faut »
« Mais je l'ai trouvé, seulement, elle ne veut plus de moi. »
« Jasper, je t'ai aidé à trouver ce qui est bon en toi. Il te faut l'exploiter maintenant. Je sais que ça sera peut être dur, mais accepte le. J'espère qu'un jour tu y arriveras et que tu me considèreras comme une amie. Seulement une bonne amie. »
« Mais je t'aime Alice »
« Non, tu m'aimais, je n'étais pas assez fantaisiste à ton goût, je le sais. J'ai eu beau faire des efforts, il te manquait toujours quelque chose. A toi de le trouver maintenant. »
Alice se leva. Elle regarda Jasper. Il avait l'air si misérable, assis sur le sol. Mais elle n'en pouvait plus, si elle ne faisait rien, elle allait se détruire.
« Jasper, je vais demander à Esmée et Rosalie de m'aider à aménager une pièce supplémentaire pour moi. Je ne peux plus rester dans notre chambre, j'y ai autant de bons que de mauvais souvenirs. »
Sur ce, Alice tourna les talons et parti calmement vers la villa. Si elle avait pu pleurer, elle l'aurai fait. Elle ne se rappelait plus la sensation des larmes, mais elle était secouée de soubresauts. Elle les assimila à des sanglots. Lorsqu'elle arriva à la villa. Elle expliqua la situation à sa famille. Du moins, une partie seulement. Elle leur annonça juste sa séparation. Elle ne voulait pas parler des tentatives de Jasper pour la reconquérir depuis quelques mois Elle avait trop honte pour ça.
Dans la forêt, Jasper n'avait pas bougé d'un poil. Il était figé. Il venait de perdre l'amour de sa vie. Sa première envie fut de partir loin d'ici. De s'enivrer de sang jusqu'à oublier son Alice. Mais il ne pouvait pas. Alice lui avait demandé de rester, et il l'aimait trop pour lui désobéir. Et puis, peut-être avait-il encore une chance de la reconquérir, mais sans utiliser ses pouvoirs cette fois.
S'il se montrait attentionné, elle retomberait sûrement dans ses bras. Il fallait qu'il fasse tout pour lui faire oublier son comportement passé.
Mais il devait d'abord des excuses à Edward. Il avait été beaucoup trop loin avec lui. Alice avait raison. Il ne pensait pas les mots qu'il lui avait dit, il voulait simplement lui faire mal. Il voulait passer sa colère sur lui. Essayer de se trouver des excuses. Il avait été minable.
Il resta encore plusieurs heures sans bouger. Lorsqu'il se leva, la nuit commençait à tomber. Il arriva devant la villa. Il hésita à enter, il avait honte. Mais il lui fallait assumer ses erreurs avant de songer à se les faire pardonner. Il pénétra dans la maison. Dans le salon, il n'y avait que Carlisle et Emmet. Ce dernier leva la tête à son arrivée.
« Hey mec, tu sais, se faire plaquer, ça arrive à des milliards d'humains, et ils s'en remettent, alors en tant que vampire, tu devrais y arriver aussi »
« Excuse son manque de tact Jasper. Ce qu'il veut dire, c'est qu'on est avec toi si tu as besoin. Mais d'abord, je pense que tu as des excuses à présenter à certaines personnes. »
Carlisle était vraiment un père. Il savait être paternel, mais également autoritaire. Il ne jugeait jamais ses fils, quoi qu'ils fassent, mais faisait tout pour leur inculquer les bonnes valeurs.
Jasper hocha la tête et monta à l'étage. Il entendit les femmes de la maison ensemble. Il passa son chemin et se retrouva devant la chambre d'Edward. Il ne savait comment se faire pardonner. Il s'était comporté comme le dernier des imbéciles. La porte s'ouvrit alors d'un coup.
« Je suis bien d'accord avec toi. Tu n'es qu'un abruti. Mais tu es mon frère, et s'il fallait passer par là pour te faire ouvrir les yeux, alors tant pis » Edward le regardait dans les yeux. Il y avait toujours un brin de colère dans son regard.
« Je suis vraiment désolé Edward, pour tout. Ce que je t'ai dit, mais aussi tout ce que j'ai fais. Et si je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner, je t'assure que je le ferai. »
« Tu as su viser juste Jasper, et je suis en colère. Pas contre toi, mais contre moi. Car je sais que quelque part, tu avais raison. Je ne vaux pas mieux. »
« Non, je t'assure, je n'en pensais pas un mot. Je peux te jurer que c'est faux. Bella t'aime, ça se voit. Pas besoin de mon pouvoir pour le sentir. Quand elle est à tes côtés, elle est heureuse, amoureuse et en aucun cas craintive. Je voulais me défouler, et j'ai réussi, mais je m'en veux, je t'ai menti. Tu vaux mieux que ça Edward, tu vaux mieux que moi. Oublies ce que j'ai pu te dire, je t'en prie. »
« Il me faut réfléchir seul, tu comprends ? Tu m'as déstabilisé. »
« Je sais, c'est-ce que j'ai voulu faire sur le moment. »
« Et bien félicitation Jasper, tu as réussi. Ca ira mieux dans un moment, maintenant va-t-en s'il te plait. »
Jasper s'en alla. Il rentra dans sa chambre. Il ouvrit un placard. Alice avait déjà pris toutes ses affaires. C'était officiel, son mariage était fini. Il se tourna et trouva l'alliance de sa femme sur le lit. Il l'a pris et la fit rouler entre ses doigts. Il regarda la sienne. Il songea à l'enlever, mais il ne pouvait pas, c'était au dessus de ses forces. A la place, il alla chercher une chaîne en or qu'il avait dans ses affaires et y fit glisser l'alliance d'Alice. Il accrocha la chaîne à son cou et s'allongea sur son lit. Il ferma les yeux et essaya de faire le vide en lui.
A l'autre bout de la maison, Alice était désormais seule dans sa nouvelle chambre. Elle était assise sur son lit, la tête entre les mains. Elle essayait de creuser dans l'avenir. Elle voulait s'assurer que tout se passerait bien.
Elle ne voyait rien d'inquiétant, mais rien de bien net non plus. Elle pensait à ce qui s'était passé depuis quelques mois.
Ca avait commencé par une vision où elle voyait Jasper avec une autre femme vampire. Edward l'avait rassuré. Il avait lu les pensées de Jasper et rien ne s'était passé. Mais un cap était franchi. Elle était tombé amoureuse de Jasper dès son réveil en tant que vampire. Elle n'avait rien connu d'autre. Jasper, lui, avait connu beaucoup de femmes. Malgré son inexpérience, il l'avait aimé. Mais à présent, il commençait à se lasser. Elle le sentait. Elle avait essayé d'être la plus sexy possible, d'être expansive. Mais ce n'était pas dans ses habitudes. Elle était plus discrète.
Elle voulait changer, voir d'autres horizons. Jasper s'en été rendu compte. Elle avait alors ressenti de plus en plus fréquemment des vagues de désir. Au début, elle céda sans se poser de questions. Elle faisait de plus en plus l'amour avec Jasper. Mais elle commençait à en avoir marre, elle se sentait sale, comme un objet. Elle ne ressentait plus de plaisir, elle simulait.
Elle essayait de ne pas y penser, mais Edward l'avait percée à jour. Il avait essayé de lui parler, mais elle n'avait pas voulu lui répondre. Elle se sentait fautive.
Elle continua à ressasser ses pensées toute la nuit. Comme la majorité des habitants de la villa.
Dimanche passa à une vitesse phénoménale. Les Cullen avaient annulé leur sortie. Bella faisait tout ses devoirs. Le soir, elle fut rejoint par Edward. Il lui raconta ce qui s'était passé.
« Alice et Jasper se sont séparés. C'est définitif, ça vaut mieux. »
« Comment va Alice? »
« Elle essaie de ne pas y penser. Elle aménage sa nouvelle chambre. Pour Jasper aussi c'est dur. Lorsqu'ils se croisent, il y a pas mal de malaises et de tensions, mais je pense que ça va se résorber. »
« Pourquoi tu ne dirais pas à Alice de venir chez moi quelques temps. Elle ne croisera plus Jasper, ça leur ferai du bien à eux deux non ? »
« Je ne sais pas, tu sais, elle est fragile, j'ai peur pour elle, et pour toi aussi. Elle a un énorme sentiment de culpabilité, je ne sais pas quoi faire pour l'aider, et j'ai peur qu'elle craque et que tu sois en danger. »
« Moi en danger avec Alice ? tu plaisantes j'espère ? Ecoutes, je vais en parler à mon père, et si Alice est d'accord, elle viendra passer quelques jours chez moi. Tu l'emmènes chasser à bloc demain, comme ça, on sera tranquille. »
« Je lui en parlerai, même si je pense qu'elle doit déjà être au courant. Mais je te préviens, elle a changé. »
« En quoi? »
« Tu verras toi-même mardi. Maintenant dors. Demain, tu as cours. Je t'aime. »
« Moi aussi je t'aime »
« Je le sais, maintenant. J'en suis sur.»
Bella s'endormit rapidement. Edward la regarda toute la nuit, il savait que son amour pour elle était réciproque. Il la quitta au petit matin.
La nuit chez les Carter fut plus agitée. Le dimanche avait été des plus tranquille. En fin d'après midi, Nathan avait tenu à voir une vidéo où sa mère et lui jouaient ensemble. En pleine nuit, le petit garçon se réveilla en sursaut et en larmes. Il poussa un hurlement. Lukas se précipita dans sa chambre. Il prit le garçonnet dans ses bras. C'était encore un cauchemar. Il le cajola et le berça pour calmer ses sanglots. Son fils se calma enfin et s'endormit dans ses bras. Lukas resta avec lui le reste de la nuit. Il avait mal de le voir comme ça. Un enfant si jeune ne devrait pas souffrir autant. Il ne savait comment faire pour qu'il aille mieux. Le chemin était encore long. Il ne dormit pas le reste de la nuit.
Une nouvelle semaine commençait, et il n'avait toujours pas pu avoir une place à la garderie.
Demain, il reverrait ses nouveaux camarades. Il avait hâte d'en revoir certains, comme la gentille Bella ou la mystérieuse Alice, mais il préférait en éviter d'autres comme les deux abrutis du lycée.
Il respira un grand coup, et se leva en direction de la douche.
Voili voilou, j'espère que vous êtes arrivé au bout sans vous endormir ou autre.
Si vous avez quoi que ce soit (conseils, critiques, encouragements ou autres), n'hésitez surtout pas, à bientôt!
