Collision
Disclaimer : Tous les personnages appartient à la série Games of throne ainsi qu'à leur créateur le grand : George R.R. Martin. Seule Anne m'appartient. Je ne fais que m'amuser avec ses personnages.
N'hésité pas à commenter pour donner votre avis sur le chapitre ainsi que sur la suite.
Merci également à ceux qui me suivent et qui ont prit la peine de donner un avis.
Sur ce bonne lecture.
II.
À son départ des terres du Val, Catelyn Stark n'avait pas quitté l'épais manteau de fourrure qu'affectionnait le peuple du nord.
L'odeur des loups de ses enfants était incrustée dans les poils qui ornaient le col de l'habit.
Elle ne put s'empêcher de tirer dessus pour y enfouir son nez et d'y respirer à plein poumons.
Immédiatement, un sourire de fierté barra ses lèvres.
Bien que l'aube soit glaciale, elle se confortait dans l'idée du rentré enfin chez elle et d'y respirer l'air hivernal.
Ils lui manquaient tant.
Tous.
Même Jon Snow qu'elle ne portait pourtant pas dans son cœur ainsi que Théon Greyjoy la pupille de son époux qui était aussi arrogant qu'agaçant.
Bien qu'il soit effronté, elle devait avouer qu'il était une partie bien présente de Winterfell dans son cœur. Celle qui la rendait folle mais qui ne ferait pas de Winterfell ce qu'il était.
Jetant un regard sur les plaines et collines du Val qui réalisaient des formes extraordinaires, Catelyn eut la gorge serrée à l'idée que ses terres allaient être sujettes à de farouches batailles.
Elle savait, qu'à présent Jon Arryn mort, sa sœur ne resterait que très peu de temps en vie.
Sa folie là ne consumerait aussi rapidement qu'un feu embrasant une botte de foin.
Bien que Robert Arryn soit l'héritier légitime, il était beaucoup trop jeune et instable pour pouvoir diriger un royaume comme les terres du Val.
Qui obéirait à un enfant qui continuait de s'allaiter au sein de sa mère et enchainait les caprices ?
Il sera certainement mort avant d'avoir pu scruter la salle du trône à la place de sa mère.
Catelyn connaissait parfaitement la soif de pouvoir de certaines maisons qui n'hésiteraient pas à déclarer la guerre à un enfant.
Aussi insignifiant soit-il.
Entendant un raclement de gorge, Catelyn pivota sur ses talons et vit l'un de ses hommes bombé le torse, fièrement, pour lui annoncer que les chevaux étaient scellés et qu'il n'attendait que ses ordres pour faire le chemin du retour.
Acquissent simplement, Catelyn ne désespéra pas de saluer, peut-être une dernière fois, sa jeune sœur.
Elle ne pouvait la quitter ainsi.
La culpabilité de la laisser seule ici avec juste son fils et sa folie, la rongeait au plus profond de son être.
Secouant la tête, elle vit un des gardes de sa sœur s'approcher d'elle. Toujours une main sur son épée et le visage sévère.
Elle reconnut ce dernier qui devait exécuter la sentence d'Anne. Redressant son menton, Catelyn tenta de faire bonne figure face à cet homme qui le répugnait.
- Ma sœur ne sort pas pour nous saluer avant notre départ ? S'enquit Catelyn.
Le garde se renfrogna bien plus que Catelyn l'aurait cru, avant de lui répondre brièvement.
- Lady Arryn ne désire pas voir la bâtarde davantage. Elle vous souhaite un bon voyage, par ailleurs.
- Sortir de la salle du trône était sans aucun doute d'une dangerosité sans limite, ricana la noble en haussant ses sourcils.
Sans davantage laisser le temps au garde de répondre, elle lui tourna rapidement le dos pour s'adresser au siens.
- Nous-y-allons.
Montant avec l'aide d'un de ses hommes, Catelyn observa d'un air dédaigneux le garde qui n'avait pas lâché du regard la bâtarde qui était près d'un des chevaux.
Son regard n'avait rien de bienveillant, ni même de compatissant mais rempli de lubricité qui eut pour résultat d'écœurer davantage la Lady.
Pourtant un détail l'interloqua soudainement et ne put s'empêcher de dire :
- La fille de Jon n'a pas de cheval à elle, ni de bagage.
Cette question eut le don d'arracher un rire caustique au garde et de reporter son regard sur elle.
- Pourquoi donc ? Elle n'a jamais assez bien travaillé pour en avoir un. De plus se serait gâchée une bête pour rien. Pour ce qui est des affaires ce qu'elle porte est amplement suffisant.
- Comment puis-je donc la ramener à Winterfell sans quelle soit morte d'épuisement ?
Le garde haussa les épaules.
- Comme le fait Lady Arryn lors de ses déplacements madame. Elle l'attache à l'un de ses cheveux et la fait marcher à l'arrière du peloton de garde. La gamine est résistante physiquement, vous pouvez me croire.
C'était ainsi que sa sœur traitait cette enfant, comme une simple esclave.
Bien trop en révoltée pour répondre au propos de l'homme, elle ordonna à l'un de ses serviteurs de la prendre avec lui.
Mikken, le forgeron se prêta volontaire et souleva de terre Anne pour la positionner correctement sur l'animal.
Ainsi, elle pensait que par ce simple geste, elle rendrait le voyage d'Anne bien moins épuisant.
Sans plus de cérémonie, Catelyn et les siens partirent loin des terres du Val non sans un sentiment d'anxiété.
Galopant à travers les contrer, Anne senti le vent caresser violemment son visage.
Elle ne put s'empêcher de l'enfouir contre le dos de Mikken.
Il avait insisté afin de participer à cette expédition qu'avait entreprise sa maitresse. Il savait qu'à Winterfell, ils pouvaient se passer de quelques temps de sa présence.
Serrant les reines en cuir de l'animal, il se pencha légèrement vers la nuque de ce dernier pour ne faire plus qu'un avec le cheval.
Sentant les frêles mains de sa passagère, il dévissa sa tête pour la regarder :
- Accroches-toi plus à moi petite, lui ordonna-t-il.
En un hochement de tête, elle colla sa poitrine davantage contre le dos de l'homme. Ses joues entrèrent en contacts avec la douce cape en fourrure de l'homme.
Ses mains enserraient son torse et elle se promit de ne jamais le lâcher jusqu'à ce qu'il lui ordonne.
La vitesse l'effrayait.
On lui avait déjà raconté l'effet de l'adrénaline que le galop d'un cheval procurait mais elle ne pouvait l'apprécier avec l'air glacé qui congelait ses extrémités.
Elle préférait cela qu'a agoniser sur les sols froids de Lady Arryn.
Elle ferma les yeux tandis que le trop de quantité d'air dans ses poumons la fit suffoquer.
Elle imaginait l'âtre de la demeure Arryn qui abritait les flammes dont les nuances de rouge l'avaient toujours fasciné.
Virevoltant devant son regard, elle sentait ses joues réchauffée par cette sensation illusoire.
Elle n'avait eu que cela pour confort durant son séjour chez les Arryn. Du moins lorsque Lady Lysa Arryn y concédait.
Tandis que ses cheveux voltigeaient autour d'elle, elle ne put s'empêcher de se concentrer sur la respiration haletante de l'animal qui la portait.
Il lui rappelait les siens qui, chaque jour après un effort épuisant, s'imposait à elle.
Ils étaient souvent présents la nuit lorsqu'un cauchemar lui tenait compagnie ou lorsqu'elle était recroquevillée sur sa paillasse espérant s'assoupir sans être réveillé.
Elle entendait toujours en un écho son souffle qui s'écrasait contre le sol de pierre.
Sentant le cheval accélérer son allure, elle lâcha un léger cri dévoilant sa frayeur au cavalier qui esquissa un sourire, amusé.
Il comprit qu'elle n'avait jamais chevauché.
Les mollets nus d'Anne connurent les souffrances que le vent peut infliger à des blessures récentes.
Plissant ses fines paupières sous le coup de la douleur, Anne senti ses yeux la piquer atrocement.
L'humidité qui en résultait lui donnait des haut-le-cœur.
S'effondrer en larmes sur un cheval au galop ne lui apporterait rien de mieux qu'une attitude ridicule.
Pourtant, à présent, devait-elle encore ravaler ses larmes devant tous et s'isoler pour s'écrouler sous son malheur ?
Éclater en sanglots avait été, bien souvent, un luxe qu'on ne lui avait pas accordé.
Tout comme un point d'ancrage.
À cette idée, elle serra davantage son emprise sur le corps du cavalier. Le cuire qui l'habillait la faisait transpirer des mains, pourtant elle tenue bon en serrant les dents.
Malgré tout, elle ne put s'empêcher de laisser sa joue décoller du dos de Mikken afin que sa gorge s'étire. Sa tête alla en arrière comme porter par la seule force du vent qui la faisait temps souffrir.
Ses doigts glissèrent sur le cuire de Mikken, qui attrapa une des mains de la jeune femme pour la ramener vers lui.
- Si tu veux avoir l'impression d'être libre, accroches-toi mieux que ça gamine ! Résonna la voix bourrue du forgeron.
Sur le chemin, Catelyn avait prié de trouver une auberge au plus vite. Mikken avait appuyé cette idée en claquant des dents alors que la pluie s'était mise à tomber.
Alourdie par l'humidité, la superbe chevelure auburn de Catelyn Stark pendait, pitoyablement, tandis que sa tresse se détériorait minutes après minutes.
Elle reconnaissait bien là la pluie du nord. Elle était froide, hargneuse, et virait à la glace si rapidement.
- Vous deviez vous couvrir ma Dame, conseilla Mikken qui défendit de sa monture laissant à Catelyn le loisir de voir Anne.
Elle se moquait bien que son anonymat s'envole en éclat ainsi que son apparence à l'heure actuelle. Après tout, elle se trouvait quasiment sur les terres de Winterfell, bientôt elle pourrait retrouver les siens.
Tout ce qu'elle voulait était la chaleur d'un lit confortable et d'un diner qui lui remplirait le trou béant que creusait la faim dans son estomac.
L'auberge à laquelle la troupe s'arrêta n'avait rien de luxueux. Seuls quelques hommes s'y trouvaient présents ce qui fit soupirer de bien-être Catelyn.
S'approchant du bar, Catelyn observa Mikken qui alla converser avec le gérant qui accepta leur demande de séjourner pour la nuit.
Tendant une clef au forgeron, ils purent s'éclipser rapidement dans la chambre sans trop s'exposer aux yeux de tous.
Lorsqu'elle entra dans sa chambre, Catelyn vit Anne s'arrêter au seuil de la porte, fixant toujours ses pieds.
À cette vision, Catelyn sent sa gorge se nouer.
Anne peina à rester en équilibre à cause de ses pieds endoloris pourtant elle n'émit aucune plainte. L'habitude sans aucun doute.
- Anne approche.
La jeune fille vacilla lorsqu'elle fit un pas mais, n'en releva pas la tête pour autant.
- Nous allons manger, tu dois mourir de faim, annonças Catelyn avec douceur.
À ses mots, Anne releva la tête, révélant la peur dans son regard.
- Il y a quelque chose qui ne va pas ?
Elle ne répondit pas et se contenta de fixer d'un air étrange Catelyn qui ne sut si elle devait mouvoir ou non. Pourtant lorsque la jeune femme ouvrit la bouche Catelyn fut étonnée de son timbre de voix.
Elle l'aurait pensé légèrement rauque et non si mélodieux.
- Puis-je parlais ma Dame ?
- Bien sûr. Tu es libre de tes paroles mon enfant.
Anne se crispa.
Lysa Arryn lui avait dit la même chose avant de la faire attacher à un pilier pour qu'elle soit fouettée jusqu'à épuisement pour avoir demandé où était parti son père.
Elle prit pourtant son courage à deux mains.
- Préférez-vous que je vous paye vous ou bien vos gardes ?
- Ma sœur ta donnait de l'argent. S'enquit Lady Stark surprise d'un tel geste venant de sa sœur.
- Non.
- Alors qu'est-ce que tu insinues par : « payez-moi ou mes gardes » ?
Anne parut étonner des propos tenus par la sœur de sa belle-mère et ne put que baisser la tête pour se donner de la contenance.
- Lady Arryn ne vous a rien dit.
- À quel propos ?
Expliquer par des mots assécha rapidement les lèvres d'Anne.
Le dégoût d'elle-même lui prit aux tripes et elle se traita intérieure d'idiote.
Pourquoi avait-il fallu qu'elle la ramène ?
- Chez Lady Arryn j'avais un travail, expliqua-t-elle brièvement.
- Il te permettait de manger.
- Oui.
Catelyn esquissa un sourire de soulagement. Ainsi sa sœur n'avait pas été si mauvaise qu'elle aurait pu le penser.
Sa folie n'avait donc pas atteint un stade terrifiant.
- Ne t'en fais pas mon enfant. À Winterfell, nous te trouverons un travail.
- Je ne sais pas faire grand-chose, avouai Anne tout en tordant nerveusement ses doigts. Lady Arryn ne m'employait qu'à peu de tâches.
- Il y a toujours des choses anodines à réaliser, tenta de la rassurer Catelyn.
Ce dernier tourna le dos à Anne afin d'enfouir son visage dans son bagage dans l'espoir d'y trouver un vêtement de change pour la jeune femme.
Catelyn ne pouvait accepter qu'elle termine le voyage vêtu des habits des esclaves du Val.
- Si tu me disais ce que tu faisais chez ma sœur, je saurais ce à quoi tu correspondrais le mieux.
- Je rendais des services, se contenta-t-elle de répondre.
Catelyn ne put s'empêcher de laisser échapper de ses lèvres un petit rire cristallin qui terrifia Anne de la tête aux pieds.
Pourtant Lady Stark ne le remarqua pas, trop occuper à se débattre contre les boules de tissus épais que continuait son sac de voyage.
Ils étaient si chauds et moelleux qu'elle savait qu'elle devrait convaincre Anne de les porter.
- Tu es beaucoup trop vague pour que je sache. Tu nettoyais les sols ? Tu raccommodais les tenues de Lysa ? Faisais-tu les marchais pour la nourrir ? T'occupais-tu de ses chevaux ?
- Non. Lady Arryn ne permettait pas que je mette un pied dehors. Elle disait que je ne méritais pas d'être vue.
Fronçant les sourcils, Catelyn continua sa recherche dans son bagage.
- Où travaillais-tu alors ?
- Dans une chambre, lâcha Anne dans un soupire.
- Mais qu'y faisais-tu ?
- Ce qu'on attendait de moi, rétorqua brièvement Anne ce qui figea totalement Lady Stark dans ses mouvements.
Cette dernière se redressa lentement comme si l'idée de se retourner l'apeurait. Lorsqu'Anna croisa le regard de Catelyn, elle fut étonnée de voir autant d'horreurs.
La simple idée de la voir dans la même pièce qu'elle devait l'écœurer autant que lui avait répété Lady Arryn.
Si je te garde, dis-toi que c'est parce qu'on me paye un bon prix pour toi. Comme quoi même avec la pire des tares on peut en tirer quelque chose de positif.
Ravalant ses larmes, Anne ouvrit la bouche sans qu'aucun son ne puisse en sortir.
Pouvait-elle parler ? Partir ?
Subir les propos silencieux de la noble était bien plus que ce qu'elle pouvait endurer pour aujourd'hui.
- Vous voulez que je sorte.
Anne avait dit cette phrase non comme une question mais comme une affirmation qui avait les sonorités les plus justes pour le cœur de Lysa.
Sa voix était brisée par la peine et la douleur ce qui déchira le cœur de la noble.
Elle avait assez d'expérience pour savoir que le regard se portait à cet instant Catelyn Stark était la quintessence même de l'écœurement et de la honte.
Le berceau qu'elle n'avait pas quitté depuis sa naissance.
Depuis que l'humanité avait posé son regard sévère sur elle.
Perdue dans sa torpeur, Lady Stark remarqua le regard émeraude de la jeune fille la fixer désespérément comme si elle attendait une réaction de sa part.
Bonne ou même mauvaise.
Se reprenant rapidement, Catelyn laissa de côté son bagage et reprit une figure rassurante.
- Non je ne veux pas que tu sortes. Nous allons manger ensemble.
À présent, Anne ne put s'empêcher d'observer Lady Stark d'un regard méfiant.
Ce genre de test lui avait été tant de fois imposé qu'elle ne sut réellement si accepter ou refuser était possible.
Catelyn appela le forgeron et lui passa commande du repas tandis qu'Anne sembla avoir prit racine dans le plancher de la chambre.
Une fois la porte fermée et le repas en cours de préparation, Lady Stark alla jusqu'à la petite table en bois, et s'assit avec grâce, propre au noble, sur une des chaises qui faisaient face à Anne.
Anne, elle, s'approcha lentement, contourna Lady Stark et se laissa tomber au sol près de ses pieds.
- Il y a assez de chaises pour nous deux, taquina Catelyn.
- Je…
- Tu n'as pas faim ?
- Si ma Dame.
- Alors assieds-toi sur une chaise.
Elle ne bougea pas de sa position ce qui irrita légèrement Catelyn qui sentit la fatigue prendre le dessus sur ses nerfs.
- Mais enfin, viens t'assoir de suite !
Lorsqu'Anne releva son regard brillant, les traits du visage de la noble qui avait durci se détendirent aussitôt.
- Anne… Je suis navrée…
- Les putains ne mangent pas avec les gens qui sont respectables tel que vous ma Dame, claqua Anne d'un coup de langue.
- Tu… Catelyn secoua la tête, bouleversé de tout son être comme jamais elle l'eut été. Tu n'es pas ce genre de personne.
- C'est ce à quoi les nouveaux et ancien Dieux m'ont destinée, continua-t-elle avec une fermentée qui étonna Catelyn. Lady Arryn me l'a dit. Chaque jour ceci était ma leçon, ma Dame.
Catelyn sent sa mâchoire tombée et son cœur palpité à vive allure.
Elle observa la jeune fille à ses pieds et se surprit à se demander combien d'hommes avaient pu abuser d'elle.
Dix ? vingt ? Cinquante ?
Une prostituée de l'auberge de Winterfell n'avait certainement pas côtoyé autant d'hommes qu'Anne. Elle en était certaine.
Ceci expliquait aisément le regard déplacé des gardes sur la jeune femme.
Déglutissant avec difficulté, Catelyn tapota lentement l'assise qui était à côté d'elle.
- Viens t'assoir à mes côtés, s'il te plaît.
Capitulant à l'ordre de sa maîtresse, Anne s'exécuta avec lenteur sous le regard soulagé de la noble.
Une fois face au dos de la chaise, la jeune femme sembla hésitée mais sa main se posa docilement sur le dossier pour le tiré vers elle.
Rapidement, elle se glissa entre ce dernier et la table pour siéger face à Catelyn.
Elle fut rapidement mal à l'aise. Ses jambes tremblaient et son attitude nerveuse révélait à Catelyn la crainte qui l'embaumait.
Ne sachant pas comment agir, elle laissa ma voix agir sans le moindre accord de son cerveau.
- Tu verras, à Winterfell une vie différente de chez ma sœur t'attend. Bien que l'endroit soit moins accueillant que le Val, les paysages y sont tout autant impressionnants.
- J'aime la nature et le froid n'effrayait pas, se contenta de répondre Anne.
- Alors tu seras bien…
Du moins, elle l'espérait…
