Bonjour, bonjour. Voici mon second chapitre de la vie d'Ailís. Il a été fait en plusieurs étapes, la première pendant un de mes cours de section européenne, la deuxième en histoire, et enfin la dernière aujourd'hui. Je m'excuse par avance si ça ne concorde pas très bien, j'ai fait ce que j'ai pu au niveau des transitions, mais je ne voulais pas tout modifier.
Je tenais à vous remercier pour les reviews, ça me fait un drôle de sentiment que je n'avais encore jamais expérimenté avant.
Dodie57 : Merci beaucoup. Et puis, la voilà la suite. Je prie pour qu'elle te plaise aussi.
Pierrafeu : L'originalité, c'est mon truc. Non, je blague. Faut juste remercier les cours de section européenne endormant et une imagination vagabondante. Au niveau du style, je ne peux que te remercier de ce compliment.
Phanis : Merci pour les conseils, c'est vraiment sympa. Le cynisme m'a directement été inspiré par l'apathie de mon prof, c'est pour dire. Je suis vraiment heureuse que ça te plaise.
Lulibou : J'adore ton pseudo, il est très mignon ( désolée, j'ai pas pu m'en empêcher ). Oui, c'est surtout le fait d'être de l'autre côté du miroir qui m'a intéressée sur cette idée. ( je suis une machine à idée, mais je les aboutis rarement, puisque je leur trouve toujours un défaut ).
Je vous remercie encore, à tout ceux qui m'ont reviewer, ou même tout ceux qui ont simplement lus sans laisser de review. Et je vous promet d'essayer de lire vos histoires, dès que j'en trouverais le temps ( d'ailleurs, faut que je pense à mon DM de maths à rendre ). Bonne lecture.
Ce qu'il y a de bien concernant l'Écosse, c'est que grâce à son climat tout sauf tropical, je peux chasser aussi bien le jour que la nuit. Ce qui est, en toute honnêteté, un avantage très conséquent. Étant donné que c'est ma principale activité depuis quatre cents ans. Je chasse toujours un peu partout, allant d'un village à l'autre pour trouver ma victime de la semaine, comme vous allez au supermarché faire vos courses. Sans jamais avoir vraiment de point fixe où quoi que ce soit d'autre.
J'ai bien essayer de m'intéresser à d'autres choses, mais ça n'a pas marché du tout. Il faut dire qu'à l'époque de mes « tentatives », les loisirs, dont la profusion me surprendra toujours autant, étaient :
- Le tricot, qui est selon moi la pire des occupations du monde entier.
- La peinture à l'huile, à part des paysages et des fruits, et la nature c'est beau mais chiant, je ne vois pas tellement ce que j'aurais pu peindre. Peut-être les cadavres de mes proies, non quand même pas, je suis un monstre mais tout de même, j'ai mes limites. Et puis ça aurait fait un peu moche sur le mur de mon salon.
- La musique, j'ai arrêter de pratiquer cet art à partir de la septième fois où j'ai explosé le violon que j'avais dans les mains, par inadvertance ou énervement. Mais largement plus souvent par énervement.
- Et le whisky. Eh bien quoi, je suis écossaise oui ou non ?
Ce dernier n'a malheureusement eu aucun effet sur moi. Les autres demandant bien trop de concentration et de patience, qualités qui ne font pas parties de celles que l'on m'a attribué, j'ai abandonné très rapidement. J'ai donc passé l'essentiel de ma pseudo-vie à vagabonder à droite à gauche sur toute l'étendue de mon pays. C'est tout de même devenu lassant au bout de la cinquième fois. Mais je ne me plains pas. Et puis, je n'aurais personne à qui raconter ma peine.
La solitude est une chose à laquelle je n'ai jamais vraiment pensé, mais je la sens toujours près de moi. Comme une ombre un jour de grand soleil, une chose qui ne vous quitte jamais réellement. Et ce, même si vous vous efforcez de ne pas y songer.
Au fil des années, je me suis tout de même trouvée une maison vide qui était à l'abandon, et j'ai acheté des meubles grâce à l'argent de mes proies que je volai pour me payer mes vêtements et mes affaires de toilette.
Le temps suivant son cours sans se préoccuper des changements qu'il apporte, les années se sont succédées les unes aux autres, nous voici maintenant au XXI ème siècle, sans que je m'en sois réellement rendue compte.
J'ai certes vu les décennies et ses progrès défiler devant mes yeux sans pour autant y accorder une grande importance. Après tout, le temps ne nous importe pas lorsque l'on est immortel. Mais je m'en suis aperçue aujourd'hui même, le temps à passé plus vite que je ne l'aurais cru. Plus vite que ce qui était sans doute permit, plus vite que moi.
S'il y a bien une chose que je regrette concernant le progrès, c'est que maintenant lorsque je chasse, je dois me méfier de tout. Cette nuit, justement, j'avais déniché une proie à l'odeur vraiment alléchante. Jusque là rien de bien terrible, mais au moment où j'allais pénétrer dans sa maison pour la tuer, un bruit assourdissant a tonné dans toute l'habitation. J'ai compris ensuite qu'il s'agissait d'une alarme lorsque la police est arrivée et que j'ai du m'enfuir en emportant le cadavre avec moi. Je l'ai enterrée dans mon jardin entre mon saule pleureur et mes hortensias, c'est un joli petit coin, surtout en été. À midi, lorsque le soleil atteint son apogée, les rayons qui traversent le feuillage de l'arbre font des reflets magnifiques. J'imagine que c'est là que j'aurai voulu qu'on m'enterre, si je pouvais mourir, cela va de soit.
Non, en vrai il n'y a pas que l'avancée de la technologie qui me dérange. Il y a aussi l'autoroute construite à deux kilomètres de chez moi il y a trois ans. Bonjour la pollution et le bruit. Adieu tranquillité et paix. Bon, c'est vrai que ça met un peu plus d'ambiance et que c'est plus facile de tuer de simples touristes, mais ils ont souvent des enfants. Et je me suis toujours interdite de ne jamais assassiner le moindre enfant. Question de principe, je suppose. Alors je me restreint souvent sur les habitants des petits bourgs écossais. J'aurais pu déménager, mais j'aime ma maison, elle est grande, très jolie et en plus elle a gardé son aspect d'origine d' il y a trois cents ans.
Ah, oui l'autre jour j'ai oublié de vous mentionner quelque chose au sujet de ma « condition » de vampire. J'ai une sorte de don qui fait que je peux prendre l'apparence de n'importe qui, très pratique au passage pour se permettre de chasser sur le même territoire pendant aussi longtemps que je l'ai fait, sans jamais me faire repérer par qui que ce soit.
La plupart du temps j'opte pour une jeune femme à l'allure frêle et banale, c'est ce qu'il y a de mieux pour passer inaperçue dans une grande ville. Pour les petites, je me fais souvent passer pour une étudiante, dont l'origine est souvent changeante.
-Tchécoslovaque. Je n'ai jamais apprise à parler cette langue, mais j'invente des sons qui peuvent y ressembler à peu près. Et ça marche quand même.
-Russe. Pour ce personnage là, le mieux c'est de se balader en short et tee-shirt, d'avoir les yeux bleus et les cheveux blonds cendrés. Qui d'autre qu'une russe ne mourrait pas de froid en Écosse ?
-Italienne. Le must c'est de parler très très vite, de faire de grands gestes avec les bras, et ça passe tout seul.
-Américaine. Il faut que je prenne un air totalement blasé par ce qui m'entoure, que j'ai un bronzage à toute épreuve et que je mâchonne tout le temps un chewing-gum.
-Chinoise. Il n'y a qu'une chose d'absolument primordiale, avoir un appareil photo. C'est tout ce qu'il faut.
Peut m'importe en fait, il faut juste que j'ai une idée bien précise de la personne que je veux devenir dans la tête, et hop, je le suis. La première fois que ça m'est arrivée, j'avais juste voulu redevenir humaine, j'avais encore en tête le portrait que ma mère avait fait faire de moi à peine deux mois avant sa mort et, d'une pierre deux coup, ma transformation. Je dois dire que lorsque je me suis vue dans le miroir j'ai failli crier, mais je me suis reprise. Pas question d'avoir peur, même devant moi-même. J'ai gardé cette apparence pendant environ cinq heures, mais maintenant je suis capable de la faire durer plus longtemps. Du moins quand c'est une forme que j'ai déjà plusieurs fois prise et à laquelle je me suis habituée.
Le pire c'est que les gens y croient toujours autant qu'à l'époque où ils étaient persuadés qu'il y avait vraiment un monstre dans le Loch Ness. Ridicule, mais pratique. J'ai été fouiller ce lac de fond en comble personnellement , rien que pour le plaisir, je n'y ai absolument rien trouvé d'intéressant, juste quelques cadavres lestés, une canne à pêche, des poissons en tout genre et une vieille barque.
