Hello ! Eh non je ne suis pas morte, bien vivante ! Je
Viens vous livrez un nouveau chapitre de
'Taste me'' !
On se retrouve en bas car…
« The ring » ne me fera plus grand-chose pour le moment !
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Chapitre 4 : Amitié
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PV EDWARD
- La Boétie Edward, et pas la Poétie, articula-t-elle en retenant de rire devant mon regard désemparé. Je plongeai ma tête entre mes paumes de main en expirant du mieux que je pouvais. J'étais à bout, mon crâne était sur le point d'exploser. Si je continuais ça n'allait pas tarder.
- Ca ne serre à rien de continuer aujourd'hui, je n'imprime plus rien…
- On n'a bien bossé c'est vrai, acquiesça-t-elle en soupirant avant de refermer son cahier alors que je m'allongeais sur mon lit en soupirant.
- Ouais… Ca suffit pour aujourd'hui… Et puis c'est les vacances !
- Hum hum… Bon… je vais te laisser tranquille, m'informa-t-elle en rangeant son classeur dans son sac. Je pris appui sur mes coudes, pour l'observer davantage.
Ses cernes violacés étaient toujours présents, mais elle était d'une beauté sans nom. Ses boucles cuivrées auréolaient parfaitement son visage en cœur. Mais elle avait encore maigri. Chaque jour je la trouvais un peu plus belle qu'il n'était possible. L'envie de caresser ses joues me démangeait de plus en plus mais je m'y refusais. Elle penserait que je suis complètement dingue.
L'étais-je ?
La petite ride qui se trouvait entre ses deux sourcils s'accentua lorsqu'elle se rendit compte que je la détaillais encore une fois. C'était devenu comme une habitude avec Bella. L'inspecter sous toutes les coutures était une activité des plus fascinantes qui était au summum du flippant.
- Il y a un problème Edward ?
- Hum… Non, je me demandais ce que j'allais avoir pour Noël, mentis-je alors qu'elle souriait timidement à ma réplique.
- Qu'est-ce que tu as demandé au papa noël ? Se moqua-t-elle doucement en reportant son regard sur son sac.
- Pas mal de trucs, rétorquai-je en riant. Je sais déjà que ma mère va cuisiner pour vingt alors qu'on sera sept, heureusement qu'on a Emmett sinon on aurait de sacrés restes.
Son rire raisonna comme un doux carillon à mes oreilles. Délicieuse mélodie qui me provoqua un exquis frisson le long de l'échine. Je la fixais encore une fois… Elle semblait mal à l'aise et se mordit férocement la lèvre inférieure, comme si elle s'était permit quelque chose qui lui était interdit.
- Vaut mieux avoir ton frère en photo qu'à table apparemment.
- Tout à fait… Et toi, qu'as-tu demandé ? M'enquis-je curieux alors qu'elle replaçait une de ses mèches folles derrières son oreille.
- Rien… murmura-t-elle en fronçant les sourcils, gênée.
- Vraiment ?
- Ouais. Je ne veux rien alors pourquoi demander une chose inutile, hein ? C'est vrai… En plus ce serait embêter mon oncle pour rien…
Je fronçai les sourcils en me pinçant l'arrête du nez. Que voulait-elle dire par 'embêter'. Noël était un moyen de se réunir avec les personnes que l'on aime… Etait-ce une corvée pour elle ? Pour son oncle ?
- Ce n'est pas faux… Mais… Mais à noël tout le monde à son cadeau !
Elle ria doucement en allant vers la porte de ma chambre pour l'ouvrir tranquillement.
- J'ai déjà eu le mien, je te rassure.
Elle se figea en baissant les yeux comme perdue dans ses pensés.
- Ah bon ? C'est quoi ?
-Eh bien… Euh…Je… je dois y aller, bonnes fêtes Edward. Déclara-t-elle en hochant rapidement la tête sans me laisser le temps de plus la questionner.
J'aurais voulu me lever mais je ne pu que la regarder quitter ma chambre. Instinctivement, je m'étais posté devant ma fenêtre afin de la voir quitter la villa. Sa frêle petite silhouette apparut aux côtés de sa camionnette. Elle jeta son sac dans la remorque de son antiquité. Un sourire fendit mon visage. Bella détestait que je la critique. J'avais eu le malheur de demander une fois, si les freins étaient toujours réactifs, ce qui m'avait valut un flot de regard noir de sa part.
Mais c'était les seuls moments, où je découvrais une Bella décontractée et sociable avec une répartie comme j'aime et qui était bien trop rare. Malgré toutes nos séances de travail, je n'avais pas pu me détacher de mon envie de savoir ce qu'elle me dissimulait. Pourquoi était-elle si lointaine par moment, alors que la seconde d'après elle pouvait être amicale et chaleureuse. Bella était une énigme à elle toute seule. Mon énigme ?
D'accord alors là j'étais crevé ! Totalement crevé. Soupirant, je quittai mon antre pour retrouver ma famille en bas. Mes frères s'amusaient à jouer aux nouveaux jeux que les parents avaient décidé de leurs offrir. Je m'engageai dans la cuisine alors qu'Esmée s'activait à préparer le repas. Délicieux à en croire l'odeur.
- Alors mon chéri votre séance de travail c'est bien passée.
Je m'installai sur une des chaises en attrapant une tomate du bout des doigts avant de la porter à mes lèvres.
- Bof… Bella est un bon prof mais je n'arrive pas à retenir tous ces trucs…
- Hum… Acquiesça-t-elle brièvement avant de s'essuyer les mains. Elle est charmante cette jeune fille.
J'ouvris et refermai plusieurs fois la bouche sans qu'aucun son n'en sorte.
- Elle est bizarre ouais, s'exclama Emmett en débarquant dans la cuisine.
- Emmett !
- Quoi ? Fit-il innocemment en haussant les épaules. Elle est toujours toute seule…
- Et pour toi ça veut dire qu'on est bizarre ? Intervient Jasper en levant les yeux au ciel.
- Ben ouais !
- Et toi, tu bouffes bien comme quatre ! Et on ne te dit rien.
- Qu'est-ce que tu insinues comme par là blondie ? Questionna de manière menaçante mon armoire à glace de frangin.
- Ca suffit les garçons ! Si vous avez de l'énergie à revendre allez mettre la table ! Asséna ma mère en tendant les assiettes à Emmett qui se renfrogna alors que Jasper fanfaronna en lui tirant la langue, jusqu'à ce qu'Esmée le rappelle à l'ordre.
-Toi aussi tu étais inclus dans la corvée ! Railla Emmett à mon égard.
- Hey ! J'ai bossé pendant plus de deux heures alors laissez moi un peu tranquille.
- Mouais… Je dirais plus que vous avez travaillé quelque chose d'interdit au moins de 16 ans.
- Pff… Idiot ! Bella n'est pas comme ça ! Affirmai-je en roulant des yeux.
- Ah c'est pour ça qu'elle a courut pour quitter la maison. T'es pas à la hauteur petit frère !
Bella était partie en courant ? Pourquoi ?
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PV BELLA
Je venais de quitter la demeure de Cullen presque au pas de course. Rester seule avec Cullen dans la même pièce avait un effet presque étrange sur moi. Je n'arrivais pas à définir ce qu'il se passait lorsqu'il me fixait mais je n'étais pas vraiment dans mon élément. J'avais davantage l'impression d'être une bête de foire. Rien que d'y penser j'en avais la nausée, j'étais destinée à finir mes jours avec cette étiquette. (NC / Perso moi ça ne me gênerais pas d'être fixait par Edward comme Bella l'est !)
Je fixais pensivement la route sinueuse de Forks qui m'éloignait de la forêt où vivait mon trouble sur patte. Mordillant ma lèvre, je crispai mes mains sur le volant jusqu'à atteindre des jointures blanchâtres. Facile avec une peau telle que la mienne. Repenser à ses gestes si nonchalant et hypnotisant me déboussolaient plus que de raison.
Quand il s'était étendu sur son lit et que ses cheveux s'étaient docilement rependus sur mon oreiller, je n'avais pu m'empêcher de l'observer à la dérobée. Quand ses doigts avaient frôlé les miens, quand ma conscience m'avait réprimandée je n'avais pu m'empêcher de conserver le peu de chaleur qu'il m'avait transmit.
Mon cœur ne t'emballe pas ! Pitié ne refais pas ça. Vous mes mains ne tremblaient plus ! Assénai-je mentalement.
Depuis que je côtoyais Edward, mes nuits se faisaient plus douces, plus sécurisantes. J'avais tant besoin d'y croire encore. De croire qu'une douceur même illusoire m'était accessible. J'avais besoin de croire comme un enfant que l'innocence n'était pas disparue sur cette terre. Même si mes mots étaient usés, j'avais besoin de croire en ce sentiment réconfortant. Sentiment qui me faisait avancer à travers les épreuves où je demeurais seule.
Mon cœur arrête de répéter que sessourires te chamboulent. Mon cœur arrête de brimbaler en pensant à seslèvres qui se faisaient douces pour me parler !
Inspirant fortement, pitié faite que je puisse reprendre le dessus, je profitais de l'essence des pins de la région. Voila une bonne chose que m'apportait Forks, la nature. Non sans difficulté, je m'engageai vers la réserve Quileute où je vis les indiens vaquer à leurs occupations. Fébrilement, je descendis de ma camionnette alors qu'une masse de muscle m'intercepta pour me faire tournoyer dans les airs. Je reconnu facilement la chevelure de l'amérindien, douce, soyeuse aux couleurs ébènes.
- Loca ! Ca fait un bail !
Ses mains, qui m'agrippaient fortement, me firent gémir alors que je tentais de le chasser de mon esprit.
- Salut Jake. Tu pourrais me reposer, ce n'est pas que tes élans d'affections sont désagréables mais là je peux plus respirer… Marmonnai-je en tentant de m'extirper de son accolade bestiale.
- Oups… Désolé, j'avais oublié que tu avais la force d'une crevette… Faut dire que tu te fais rare par ici… Maugréa-t-il en faisant la moue.
Je me figeai en baissant les yeux pour détailler longuement le bout de mes chaussures. Ma gorge se noua alors que je sentis une main rassurante pressant mon épaule. Pitié pas ça… J'expirai bruyamment en fermant les yeux.
- Je suis désolée Jacob, mais j'ai pas mal de choses à gérer…
- Je sais… Je suis égoïste. Excuse-moi mais ça me rend malade de ne pas te voir.
Je souris jaune à sa remarque avant de triturer mes doigts dans tout les sens jusqu'à lâcher une complainte plaintif. Je venais de laisser échapper la chaleur que m'avait procurée Edward. Mes mains avaient tourné à un violacé alarmant ce qui n'échappa pas à mon ami qui s'empressa de les frotter énergiquement en m'ordonnant de rentrer avec lui. Sans rechigner, je me laissais guider.
Jacob était le seul ami que j'avais et qui avait su me donner l'envie de continuer à avancer, même s'il était un poil surprotecteur avec moi. Ceci avait toujours été une des causes de nos disputes. Que dirait-il si je lui parlais des émotions que me fais vivre Edward ?
Pitié mes mains ne tremblez plus et toi mon cœur n'y pense même pas ! N'oublie pas qu'il pourrait te déchirer !
J'étouffais, suffoquais. Une fois dans sa maison, je m'installai instinctivement dans le canapé, qui avait connu des temps meilleurs, pour me sentir entourée. Certains ressorts étaient visibles à cause des jeux stupides de Jacob et de ses amis. Rien n'avait changé, l'écran plasma était toujours, là, siégeant en maître absolu dans le salon. Mon oncle adorait venir ici pour regarder ses fameux matchs avec Billy, le géniteur de Jacob. Tandis que ce dernier et moi nous baladions dans la réserve, blasés par ses amusements télévisuels.
- Tiens.
- Merci. Rétorquai-je aimablement en saisissant la tasse que me tendait mon ami alors qu'il s'installait à mes côtés.
Un sourire timide mais sincère barra mon visage, heureuse de sentir sa présence contre mon flanc.
- Comment tu te sens ?
Je roulai des yeux en me pincent les lèvres.
- Combien de fois comptes-tu me poser la question ? M'agaçai-je en fermant les yeux pour me contenir. Jamais je n'aurais du lui en parler !
- Le nombre de fois suffisantes pour que je sois rassuré. Alors quoi de neuf ?
- Hum… Je… Comme d'habitude…je…
- Oui ? M'incita-t-il.
- Je donne des cours à Cullen, lâchai-je avant de me mordre la lèvre inférieure, appréhendant sa réaction. Calme, il me fixait à la recherche d'un indice.
- Quel genre de cours ?
- Philosophie, me bornai-je à répondre alors que ses épais sourcils se froncèrent sévèrement, agacé que je le laisse dans le vague.
- Oh ! Tu gagnes combien ?
- Rien, murmurai-je sachant parfaitement que Jacob devait me dévisager comme si je venais de lui annoncer la fin du monde. Mon regard fuyant s'attela à la contemplation de mes mains, une nouvelle fois. Fichu acte nerveux.
- Pardon ? Tu es bien Isabella Swan ? La fille qui se démène corps et âmes pour trouver un job ?
- Rah ! Jacob arrête ! Qu'est-ce qu'il y a de si étonnant à ce que je file un coup de main ? Je ne suis pas si fauchée que ça tu sais. Et puis Edward semblait désespéré alors…
Je laissai ma phrase en suspend ne sachant que répondre. Devais-je plaider sa cause ?
Non toi mon cœur ne bondit pas ! Et vous mes mains ne vous serrez pas !
- Mouais… Tu es trop gentille… Croassa-t-il.
- Hum…
- Je suis sûr qu'il profite de toi…Ca doit être encore un de ses types qui ont que le cul dans le crâne ! Railla-t-il impitoyable.
Je levai les yeux vers lui en sentant la colère me gagner. J'avais l'impression d'être devenue un animal ayant le besoin de montrer les dents pour se défendre et montrer son mécontentement. Fronçant à mon tour les sourcils à l'instar de mon ami, je tentais de trouver la voie la plus détachée qui m'était permis.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Tu ne le connais même pas !
- J'en sais assez sur ce type pour ne pas avoir confiance.
- Ah oui et qu'est-ce que tu sais sur lui ? Vas-y je t'écoute ! M'emportai-je en croisant les bras contre ma poitrine.
- Il est pété de tune.
- Quoi ?
- Il est pété de tune, répéta-t-il en articulant comme s'il me parlait d'une langue étrangère.
- Et alors…
- Et alors il est sûrement un fils à papa qui dès qu'il ne veut plus un truc il le jette et il va ailleurs ! C'est la même chose avec toi. Il va se servir de toi et dès qu'il aura épuisé toutes tes ressources il ira voir autre part.
- Tu te trompes, Edward n'est pas comme ça… Et puis c'est que des cours…
- Alors pourquoi il ne te paye pas en retour ?
- Parce que je lui ai proposé, mentis-je en serrant la mâchoire une nouvelle fois.
- Ah oui ? Laisse-moi en douter ! T'es plutôt du genre : 'moins on me côtoie, mieux je me porte. '
Touchée !
-Hum… Ok c'était son idée ! T'es content ? M'emportais-je en le fusillant du regard.
- Ravi ! S'exclama-t-il avant de rire devant ma mine vexée. Il se reprit avant d'ancrer son regard dans le mien. Mais Bella, si je te dis ça c'est parce que je tiens beaucoup à toi.
Il saisis une de mes mains pour la serrer entre les siennes alors qu'un sourire tendre se dessina sur son visage. Ses doigts emprisonnèrent mon poignet lorsque j'essayais de lui reprendre. Je soupirais en essayant de maintenir le regard sur sa main.
- Jacob… Tu sais que je t'aime… Mais… Pas comme ça… Balbutiai-je alors que son souffle chaud me fit tressaillir.
- Tu n'en sais rien… On n'a jamais essayé !
- Et je ne veux pas qu'on essaye... On est ami et je trouve ça suffisant. Affirmai-je en prenant une distance plus convenable.
- Je n'en suis pas si sûr que toi ! Mais ce n'est pas grave. Du moment que c'est moi que tu préfères… J'attendrais Bella. J'attendrais jusqu'à ce que tu craques.
Je n'aimais pas trop la tournure que prenaient les choses. Je perdais le contrôle et ceci était inadmissible dans ma situation. Je ne pouvais me permettre de blesser mes amis… Enfin mon ami. On comptait bien trop sur ma force, me laisser aller, serait comme partir en enfer.
- Je n'en n'ai jamais eu l'occasion, m'obstinai-je en sentant ma voie chevrotante.
Comment pouvais-je soutenir son regard ? Jacob était le genre de garçon qui n'écoutait seulement ce qui lui plaisait, en l'occurrence pas ce que je m'entêtais à lui répondre. Je pinçais mes lèvres. J'étais lasse de ses confrontations qu'il semblait l'amuser à entretenir.
- Il y a quelqu'un d'autre ?
- Non ! M'exclamai-je en sentant mon cœur faire un bond lorsque le visage de Cullen apparu devant mes yeux.
Son image était si entêtante, je flanchais. C'était si étrange que je sentis mes joues s'empourprer alors que Jacob se racla la gorge. Son regard en disait long. Il était si intense et si noir que les abysses elles même pouvaient en être envieuse.
- Si tu ne veux rien me dire… Je comprendrai, affirma-t-il d'une voix songeuses alors que je secouais la tête en souriant, reconnaissante qu'il ne cherche pas plus loin.
Etonnant, car ça ne ressemblait pas à Jacob. Je sentis son pouce caresser délicatement le dos de ma main de manière si apaisante que j'aurais pu m'endormir sur le champ. La chaleur qu'il dégageait m'était presque indispensable, je mentirais si je disais détester son contact. Il était le seul être à avoir été doux et chaleureux avec moi. Eléazar était comme mon père. Plus réservé et taciturne. Je devais tenir ça aussi de lui.
J'esquissai un sourire en y repensant. Je portais leur héritage. C'était eux qui me constituaient. Les savoir présents près de moi d'une manière aussi viscérale était grisant.
- Tu sais Bella, du temps j'en ai à revendre ! Et je compte l'utiliser à bon escient avec toi.
- Ce ne sera pas le cas… Grommelai-je alors qu'il fut secoué d'un petit rire.
- Ce n'est pas ça qui va m'arrêter Bella.
Je soupirai une nouvelle fois en sachant qu'il me serait difficile de le rembarrer une nouvelle fois.
- Ce que je veux dire Jacob, c'est de ne pas attendre plus qu'une simple amitié venant de moi.
- Je suis patient… Bien, alors qu'est-ce que tu comptes acheter pour noël ?
- Hum…
Je sortis mon porte-monnaie de ma poche pour sortir deux billets de 5 dollars et un de 10. Ce n'était pas très glorieux, mais c'est tout ce qui me restait. Des centimes traînaient dans les recoins rares de mon portefeuille. Que pouvais-je payer avec ça ? Les boutiques à Noël, même à Forks c'était hors de prix pour moi. Port Angeles était l'endroit où j'aurais le plus de chance à trouver mon bonheur.
Après tout, mon oncle et moi avions, nous aussi, le droit à un noël comme tout le monde. Je sortis de ma torpeur alors que mon ami se racla la gorge en comptant rapidement mon argent.
- Ouais… Avec ça et… 30 dollars, tu peux trouver quelque chose de pas mal.
- Range ton argent Jake, je ne veux pas de ça, crachai-je méchamment.
- C'est un cadeau Bella !
- Je n'en veux pas.
- Mais un cadeau ne se refuse pas. Et puis, il n'est pas pour toi mais pour ton oncle.
Je fermai les yeux en essayant de me contrôler. Jacob était quelqu'un de bien, de trop bien pour moi. Depuis qu'il savait, il ne me regardait pas comme une bête de foire et n'avait jamais eu pitié de moi. Etre avec lui était comme me sentir normale et comme les autres, ni plus, ni moins. Il m'acceptait même avec mes défauts, tel que j'étais. Il était le seul à me connaître parfaitement.
- Tu sais Jake… Je… Je ne pourrais jamais envisager de ne plus être ton ami, avouai-je en callent ma tête contre son épaule comme pour me donner du courage avant de continuer. Je ne sais pas comment je tiendrais le coup sans toi… Alors s'il te plait ne gâche pas tout…
- Je n'en es nullement l'intention, je veux juste être avec toi Bell's.
Il s'agrippa plus fortement à mes doigts, comme pour me faire comprendre qu'il ne me lâcherait jamais. Je soupirai une énième fois en sachant pertinemment que la force physique de mon ami était bien supérieure à la mienne.
- Ne crois pas que je craque, ronchonnai-je.
- Je sais que tu n'en es pas loin.
- Je ne veux pas que tu ais de faux espoirs. Je ne suis pas ce genre de fille.
- Quelle genre de fille ?
- Celle qui sorte avec des garçons… Et tout ce qui s'en suit.
- Tu pourrais, c'est toi qui te fous une barrière…
- Ca c'est mon problème Jacob.
- Ce que tu peux être têtu ! Lança Jacob en se levant. Bon on y va ?
- Où ?
- Acheter le cadeau d'Eléazar pardi !
A contre cœur, je me levai à mon tour en grognant pour la forme.
- Ce que tu peux être têtu ! Dis-je à mon tour en levant les yeux au ciel sous le rire de mon ami. Pas contre c'est moi qui conduis.
- Bien sûr…
Nous retournâmes rapidement à ma camionnette en laissant planer un silence de plomb. Il était rare qu'avec Jacob on garde le silence. Il était plutôt du genre à me taquiner jusqu'à me faire sortir de mes gonds, mais la rien… Je descendis ma fenêtre pour laisser la fraîcheur hivernale de Forks embaumer l'habitacle. Je repensais aux pins de la bourgade et à lui. Comme toute à l'heure, inévitablement, mes pensés convergèrent vers lui.
- Tu as froid ? Demandai-je.
- Non, tout va bien, je suis habitué aux températures depuis le temps.
- Moi, je ne m'y ferais jamais.
J'observais mon ami à la dérobée qui affichait son sourire amical mais triste. Etait-ce à cause de notre échange ? J'avais eu tord de l'encourager, mais sa présence m'était nécessaire. J'étais si égoïste avec lui. Les yeux rivés sur le pare-brise, je sentis la culpabilité m'assaillir. Et si je me mentais ? Et si Jacob, c'était lui ? Le bon ? Non, personne ne me méritait, vraiment personne. Je n'étais qu'une coquille vide qui attendait quelque chose… Enfin… Non, je n'attendais rien.
Une fois arrivés à Port Angeles, nous investiguions tout les magasins qui étaient à notre porté. Les rues étaient toutes décorées par des guirlandes et autres décorations typiques de noël. La journée passa rapidement et je trouvai très vite mon bonheur sur les conseils avisés de Jacob.
Au bout de quelques pâtés de maisons de chez mon oncle, je vis les maisons décorées de manière sobre mais accueillantes, je soupirais en y pensant. A la maison, seule une couronne était présente et rien d'autre. Elle était disposée sur la porte d'entrée à l'extérieur. J'avais pris l'initiative de l'installer pour faire bonne figure. L'intérieur, demeurait le même. Mon oncle n'aimait pas célébrer noël et je ne pouvais pas réellement partager son avis… A vrai dire, je ne l'avais jamais fêté… Et je ne préférais pas savoir à quoi ça ressemblait si je ne pouvais jamais l'expérimenter. Ca j'en étais certaine.
Alors ? Pas trop déçu
J'espère que vous n'avez pas trop entendu car
C'est vrai que cela fait longtemps que vous
L'attendiez. Je dis encore merci à ma super
Correctrice qui se démène pour corriger
Rapidement mes fictions
