Bonjour chers lectrices/lecteur (j'ai des doutes sur ce fait, mais si il y a des garçons qui lisent mon histoire, qu'ils se manifestent !). J'ai un avis plutôt mitigé sur ce chapitre, dès fois je me dis que je l'aime bien, et parfois je le déteste. Alors à vous de voir.
Lulibou : Oh, exact, c'est vrai que les allemands ont des goûts vestimentaires un peu choquant (mais largement moins que ceux des filles anglaises, j'en suis toujours pas remise... Bouh ). J'ai bien ris en lisant ton commen... euh reviews. ( amis skyblogiens... )
Love-Edward-Vampire : Si, j'ai bien compris ce que tu as voulue dire. Mais, interrogation du jour. J'ai le droit de pleurer par trop plein d'émotion ou pas ? Merci, ta reviews m'a fait vraiment vraiment plaisir. 'D
Cinderella191 : Wahou ? Réellement ? Je suis gênée moi maintenant... Tu as réussi à me faire rougir ( et je t'assure que c'est rare... ). Il est peu probable qu'elle devienne plus humaine dans les chapitres suivants, mais avec le temps... (j'en dis pas plus, je vais dévoiller toute mon intrigue ). Tomber amoureuse, est une chose qu'elle ne pense pas possible. ( Et me voilà qui parle comme un vieil écrivain qui connait son perso par coeur... Oui, enfin, c'est vrai que j'ai façonné sa personnalité, alors, je peux dire que non. Pas pour l'instant en tout cas. )
Je vous avais promis de vous décrire ce qu'est ma vie de tous les jours. Autant vous dire que ça manquerait singulièrement d'action, et que la majeure partie d'entre vous s'endormirait en me lisant ( encore un autre avantage dans le fait d'être un vampire : Je ne me sens jamais fatiguée, moi je pourrais me lire infiniment. Mais il n'y aurait aucun intérêt à ce que je le fasse, alors ce n'est pas la peine d'essayer ) .
J'ai donc pris la décision de partir à la conquête du monde. Et pas seulement ma contrée chérie. Non, je compte bien visiter le monde entier. De l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud. J'ai cumulé assez d'argent pendant les derniers siècles pour me le permettre, certes de façon très peu honnête, mais de l'argent c'est de l'argent, peu m'importe sa provenance.
J'ai donc décidé que je ferais d'abord le tour de l'Europe, parce que je vis dans ce continent et que je vais m'éloigner progressivement. Pas parce que la séparation avec ma contrée natale serait trop difficile, non, c'est juste que je veux y aller en douceur et prendre mon temps.
C'est tout ce que j'ai, du temps, après tout. Je me répète sans doute en vous le disant mais j'ai jusqu'à la fin du monde pour profiter de tout, alors je peux me permettre de trainer en longueur quelques fois, ça ne changeras absolument rien.
D'ailleurs, rien n'a changé dans ma vie depuis ces quatre siècles, mis à part le monde qui m'entoure. Ah, si, j'ai fait installer l'électricité chez moi et je regarde des émissions insipide toute la journée. Ou je « surfe » sur internet. J'ai d'ailleurs toujours trouvé ce nom ridicule, « surfer ». Ce n'est pas comme-ci on prenait une planche, qu'on mettait une combinaison en plastique absurde et collante et qu'on barbotait dans l'eau trop salée de l'océan; du moins d'après ce que j'en sais.
Bref, j'étais installée dans un avion en direction de Paris, et entourée de proie potentielle qui me tentent inconsciemment, soit, mais qui le font quand même. J'ai pourtant pris des précautions, j'ai été chasser cette nuit et j'ai déniché trois personnes, ce qui devrait me contenter pour plusieurs semaines.
Mais, à ce moment là, je n'avais qu'une envie, c'était de laisser mon instinct prendre le dessus. Je ne devais pas, je le savais, et c'est pour ça que je me suis enfermée dans les toilettes pour essayer d'atténuer leurs odeurs trop tentante et trop présente dans cet engin confiné et rempli d' humains.
Je tentais de me contrôler, je savais qu'à tout instant je pouvais me laisser happer par mon instinct, j'ai cessé de respirer, mais ça ne m'empêchais pas d'entendre encore leurs pulsations cardiaques et leurs pouls vibrer sous leurs peaux frêles et si proches de moi. Non. Ne pas y penser. Ignorer la présence d'une centaine de proie autour de moi. Ça pourrait paraître facile, ça ne l'est absolument pas. Garder le contrôle de soi-même est une chose que l'on ne considère jamais assez lorsqu'on en a pas besoin. À cette heure la, je ne pensais qu'à cela.
Cela faisait presque deux heures que j'étais là, cloitrée dans une cabine, seule et assoiffée. J'avais pris une place en première classe et me voilà reléguée aux cabinets, l'avion est une invention géniale d'un point de vue purement théorique. C'est ce qui m'avait décidée, la pratique m'en a démontré le contraire. Je ne savais pas si mon pouvoir allait encore réussir à me donner cette apparence pendant encore longtemps. L'utilisation de mon don me donne encore plus soif, j'imagine que c'est ma version personnelle de la fatigue. J'aurais préféré être morte de fatigue que de devoir subir le tiraillement incessant et douloureux dans mes entrailles. Mais c'est pas moi qui choisit.
Une hôtesse à la voix fluette et avec un léger accent du Yorkshire a annoncé l'atterrissage imminent. Enfin. J'allais pouvoir bientôt respirer, au sens littéral du terme. Se priver du sens olfactif est une chose étrange, et gênante. Ce serait comme ne plus rien sentir du tout pour un simple humain, à part que ça m'arrange grandement de ne pas y être forcée à l'heure actuelle. Je ne pense pas que les gens auraient bien réagis s'ils m'avaient vu tuer leurs compagnons d'infortune. Je n'aurais jamais pu tous les tuer avant qu'ils ne s'en rendissent compte. Et puis, il y avait des enfants avec eux, c'était dons hors de question. Fin de mon monologue personnel.
L'avion a atterri, les gens commencent à descendre un par un en suivant les consignes de sécurité d'une femme au sourire commercial, avec des cheveux soigneusement attachés en un chignon élégant et au tailleur bleu marine impeccable. Il me semble qu'elle doit sembler belle aux yeux des humains.
Pour moi, elle était insipide. Même son odeur me déplaisait, elle portait de l'eau de Cologne, un déodorant à la vanille synthétique et son sang manquait de sucre. Elle devait être au régime.
Attendez une minute, j'ai respiré. Où était passée mon envie meurtrière de tout à l'heure qui m'a conduite au fond de l'avion ? Peut-être que le fait que les trois quart des personnes en soient déjà sorti m'a aidé, mais je ne ressentais aucune soif. Cétait étrange.
Mais bon, chaque chose en son temps, là je devais aller retrouver mes valises sur le tapis roulant. Et aussi aller voler une voiture dans le parking, mais c'est une autre histoire.
Les aéroports sont toujours remplis de badauds pressés, qui vont dans tous les sens et ne font pas attention aux personnes aux alentours. Un peu comme moi. Sauf que moi, je feint, je sais à quelle distance sont les gens, ce qu'ils font et disent. S'ils sont énervés ou calme. Il suffit juste d'être attentif, et accessoirement d'être un vampire, mais c'est pas obligé.
Je n'ai pas pris toute mes affaires, juste une petite partie, ce qui constitue tout de même cinq grande valises pleines à rabord. Et j'ai vraiment tenté de ne prendre que mes préférées. Puisque je me trouvais à Paris, capitale de la mode, je risquais de repartir avec le double des affaires que j'avais déjà. J'allais aimer cette ville.
Il est vrai que j'aurais pu porter toute mes valises sans en pâtir le moins du monde, mais ça aurait fait louche tout de même. Alors je me trimbalais un chariot qui fait un tintamarre assourdissant, mais qui passe inaperçu.
Il me fallait une voiture, je n'aurais pas eue la patience et le self-control nécessaire pour attendre un taxi et ne pas tuer le chauffeur. Je n'avais aucune idée de où se trouve le parking, il faudrait que je regarde les plans. Je n'aimais pas faire cela.
Il y a toujours des codes de couleurs, des petits gribouillis fait par des enfants et des symboles partout. Et c'est terne comme œuvre d'art, un plan. On sent que l'artiste ne c'est pas impliqué dans ce qu'il a fait, c'est froid, ça n'a pas d'âme non plus. Ça me rappelle trop moi en fait.
Un vampire mal dans sa peau, c'est une bizarrerie parmi les bizarrerie. Un peu le comble de l'ironie, oui, un peu.
« - Mademoiselle, vous allez bien ? » Cette simple interrogation m'a sortie de mes idées noires.
« - Oui, ça va. Juste un petit moment d'égarement. » C'était vrai, je m'étais égarée dans mes songes, pendant plus de temps qu'il n'y paraissait. Peut-être un quart d'heure.
La vieille femme en face de moi me regardait, un peu intriguée et fascinée.
« Vous êtes sure ? Parce que vous êtes tout de même drôlement pâle. » Pâle ? Je n'étais pas censée être pâle avec l'apparence que j'avais prise, j'étais censée être très bronzée. Je regardais ma main, elle était blanche. Oh, non.
