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CHAPITRE 5 : Nouvelle
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PV BELLA
Comme chaque matin, je me réveillais, pantelante, en espérant que tout soit normal. Enfin, le plus normal possible. J'avais mal dormis… Encore et ce même cauchemar qui se répétait inlassablement mais qui se faisait moins violent grâce à Edward. Souvent quand je m'allonge je pense à eux. Parfois, je me vois à leur côtés, cela me berce et m'endors. Tout y est figer alors que quand je m'éveille, tout va vite, beaucoup trop vite...
Je m'installai en tailleur tout en frottant rigoureusement mon visage.
Après avoir immergé, non sans difficulté, je descendis les marches en laissant ma peau nue se délecter du bois. La sensation était généralement grisante. La lumière avait déjà percé les fenêtres de ses rayons et formais des halos de sa lumière.
Je m'encerclai de mes bras en appréciant le silence qui pesait dans la maison. Il était agréable et même doux. Mon mutisme avec la plupart des êtres était étrange. Il ne me faisait pas sentir silencieuse… Il me plaisait de l'être même.
Je n'aimais pas réellement parler. Il me semblait que moins converser et plus agir était beaucoup plus intéressant. Selon moi, la parole est une arme de stupidité pour les Hommes. J'avais la prière et… le dessin pour m'exprimer. Je ne le partageai qu'avec moi-même. J'étais sûrement égoïste. Mais qu'avais-je à offrir ?
RIEN…
Mon oncle était attablé à la cuisine, une tasse de café fumante devant lui avec le journal du matin entre les mains. Je fus surprise de le voir habiller en uniforme, aujourd'hui. La couleur de ses cheveux et de sa moustache, constatait très peu avec sa tenue. Nous étions le 24 décembre. La neige c'était bien imposer dans les rues de Forks et je n'avais jamais vu une circulation aussi difficile et laborieuse.
- Tu travail aujourd'hui ? Demandai-je timidement en m'asseyant en face de lui alors que je me servais mon petit déjeuner qui se constituait d'un bol de céréale et d'un verre de jus d'orange.
- Oui… Il y a Sam qui c'est désister. Je le remplace aujourd'hui, dit-il en pliant son journal pour le déposer à sa gauche.
- Tu finiras à qu'elle heure ?
- Tard, je pense… 22h00…
- Oh ! Mais… personne ne peux te remplacer ? Tentai-je de savoir.
- Non, tu sais la plupart de mes collègues ont leur noël pour le passer en famille, et puis sa nous ferra pas de mal cette prime.
- Hum… Tu ne devrais pas travailler autant, l'argent je peux en trouver… Je… Madame Newton m'a dit que je pouvais venir bosser quand il devait y avoir des remplacements…
- Non Bella, tu n'as pas à faire sa, ce n'est pas à toi de travailler…
- Sa va, je t'assure ! Et puis j'ai bientôt 18 ans, je peux te filler un coup de main de temps à autre. Sa va pas me tuer… Soupirai-je en ponctuant la fin de ma phrase par un petit rire amère.
- Merci ma puce mais, ce n'est pas ce genre de train de vie que tu devrais avoir… Tu donne déjà des cours au fils Cullen et…
- Je n'ai rien de mieux à faire… le coupai-je rapidement. Et puis je croyais que tu appréciais les Cullen.
- Je ne prétends pas le contraire. Mais au lieu de donner des cours tu devrais être avec tes amis… Au cinéma… Je ne sais pas se que font les jeunes de nos jours mais… Sort, vois du monde.
J'aurais bien ris si la situation n'était pas si tendue. Sortir avec quels amis ? A moins que je m'en invente cela m'étonnerais que je sorte ou que se soit avec des jeunes de mon âge.
- Ce n'est pas vraiment mon truc… J'aime être seule.
Comme réponse, il soupira avant de frotter mon crâne pour emmêler un maximum ma tignasse matinale avant de disparaitre de la maison non sans m'avoir dit de ne pas l'attendre pour dîner. Lorsque j'entendis la porte claquer, je soupirai de frustration.
Mon dieu qu'il était dur de faire semblant ! Surtout devant mon flic d'oncle. Toujours à l'affut de la vérité sa en devenais éreintant. Mais si je le faisais, c'était pour lui, et rien que pour lui.
Bon au moins une chose était sur c'est que aujourd'hui allait encore être un jour comme les autres. Il n'y avait juste la neige qui était dérangeante et… c'est tout. Je déjeunai rapidement avant d'aller enfiler un jean, un pull qui avait connu de meilleures jours et tout se qui s'en suit avant de prendre mon sac. Je sortie de la maison, non sans avoir vérifié que tout était fermer avant de me diriger vers ma camionnette orange à la peinture laquer.
Merci Billy !
Je l'inspectai sous toute les coutures pour conclure par un soupire. Mince, je ne pouvais pas l'utiliser ! Vue le temps sa aurait été du suicide, autant me jeter de la falaise de la Push.
Tans pis j'allais y aller à pied. Après tout le magasin Newton était à trente minutes d'ici. Je marchai rapidement en tenant fermement la bretelle de mon sac non sans avoir mis ma capuche sur la tête. Les maisons voisines semblaient chaleureuses et provenir d'un autre monde. Un monde merveilleux qui ne m'appartiendra sans aucun doute jamais.
A chaque minute, j'espérais qu'un peu de soleil me soit offert à travers les nuages de la bourgade mais rien ne vient. Le froid hivernal fouettait dangereusement ma peau pour me faire frissonner. Si j'avais su, j'aurais essayé de trouver une paire de gants autre que mes mitaines pouilleuse qui s'effilochaient. Mes doigts étaient frigorifiés. Je les secouai de temps à autres pour m'assurer que le sang circulait parfaitement.
Je soupirais de soulagement et de reconnaissance en voyant l'enseigne de la boutique illuminer. Je réajustai ma capuche en espérant que la mère Newton accepte que je bosse aujourd'hui. Au moins je serais au chaud et je me ferais un peu de fric. Je ne sentais plus mes pieds tandis que j'accélérais ma marche pour pouvoir me réchauffer.
Alors que je poussai la porte d'entrer, la clochette suspendue au dessus de la porte résonna dans un doux carillon alors qu'une vague de chaleur m'envahissait.
Vive le chauffage !
Je soupirai une nouvelle fois de bien être en rabattant ma capuche en arrière lorsque je vis une grande femme blonde. Madame Newton était le genre de femme bien sous tout rapport avec un certain penchant prononcé pour les ragots dont regorgeait la petite ville de Forks.
Elle avait été la premier à connaître la date d'arriver des Cullen. Bien avant mon oncle se que je dois dire m'avait bien fais sourire. Présidente du club féminin de lecture de la ville, elle était connue de tous et les hommes la dévisageait souvent avec envie se qui était assez gênant lorsque j'assistais aux scènes de flirtes qu'elle m'affligeait lorsque j'étais dans les parages.
Comme tout le samedi, elle c'était accoutrer d'une tenue qui lui allait à la perfection. Ses cheveux blonds qui étaient à l'instar de son fils, relevés par une pince noire pour marquer le contraste de sa peau blanche.
Elle était magnifique. Contrairement à la mienne, elle ne faisait pas malade, ni livide mais pure et sans anomalies visible. Souvent quand je voyais les femmes de son âge, je me demandais à quoi ma mère aurait bien ressembler.
Mon oncle m'avait confié que Renée était d'une beauté à couper le souffle. Des yeux qui aspirait l'innocence à l'état pur, des lèvres charnues et parfaitement dessiner pour un visage ovale en forme de cœur.
Tout sa je l'avais vu en photo. Celle où mes parents m'avaient offerts mon premier chevalet. J'y étais représenté avec une mine boudeuse, tenant deux pastels dans mes mains aux côtés de ma mère qui m'embrassait tendrement sur ma joue. Je détestais regarder cette photographie.
J'avais l'impression de les trahir en ne pouvant me rappeler de se souvenir. Je n'avais que quatre ans et l'un des moments de bonheur que j'avais partagé avec eux était parti à l'oubliette. Alors que je me mordis la lèvre inférieure, je jetai un regard rapide à travers mes cils vers ma patronne à temps partielle.
Contrairement à moi, elle ne m'avait pas vue, comme à chaque fois. Etais-je si transparente ? Parfois j'avais l'impression d'être là, à observer le monde environnant mais sans pouvoir interagir avec. Comme si à chaque instant, je pouvais être effacé de la réalité. Pourtant, je m'y étais habituer et espérait que se don marche en présence de Laureen et de ses troupes, mais rien n'y faisait.
Malgré tout, elle était heureuse que je sois là pour faire tourner sa boutique. Surtout heureuse de voir que quelqu'un fasse le boulot de Mike qui était sûrement entrain de s'envoyer en l'air derrière les gradins du lycée ou faire je ne sais trop quoi avec Jessica ou une autre.
Timidement, je m'approchai d'elle en raclant ma gorge afin de capter son attention.
- Euh… Bonjour madame Newton. Je voulais savoir si vous aviez besoin de personnelle ?
Elle acquiesça en souriant sans me poser de question, ni même savoir si j'étais sûr de vouloir travailler aujourd'hui. J'étais certaine qu'elle ne se rappelait pas de mon prénom. J'étais souvent nommer comme étant : « la tarée du coin » ou « la nièce du chérif. »
Pas très glorieux…
Alors que je retirais mes mitaines en me dirigeant vers les vestiaires du personnel, je la vis s'habiller d'un long manteau en fourrure avant de partir. Comment une femme comme elle pouvait posséder des choses pareilles ?
Elle qui brandissait à chaque occasion l'argument de la protection de la faune et de la flore. Hypocrite ! Comme à chaque fois, je déposai rapidement mes affaires aux pieds des cassiers en priant que personne ne touche à mes affaires.
Après tout je n'avais rien de précieux dans mon sac. Ni agenda électronique, ni I-pod. Je n'avais pas vraiment le luxe de m'acheter toute cette technologie, exception faite pour mon portable, acheter de force par mon oncle. Economiser était le maitre mot que je m'étais imposé et qui dirigeait ma vie. Payer, encore payer et toujours payer…
De plus, si on m'en mettait un dans les mains, je ne saurais m'en servir. Faire démarrer mon ordinateur était déjà un exploit en soit. Je traversai les rayons à la recherche de Betty. Cette femme était un trésor. Si gentille, si compréhensive. Du moins avec moi. Elle avait la cinquantaine, les cheveux grisonnant souvent retenue par un cerf tête ou un bandeau coloré. Son air sévère était souvent présent sur son visage mais jamais dans ses attitudes.
Raison de plus pour mes camarades de me chambrer. J'avais peu d'amis et les seuls que j'avais étaient largement plus âgés que moi mais ça, je m'en moquais. J'étais au moins accepter pour qui j'étais et non pour se que j'avais.
- Bonjour ! M'exclamai-je en me positionnant devant avec un sourire crisper.
- Bella que fais tu ici ma belle ?
- Je suis venue bosser, je sais que pendant la période de noël, il n'y a pas beaucoup de personnel, rétorquai-je en haussant des épaules.
- Parce qu'il y a personne qui vient acheter des affaires de sports ! S'exclama ma collègue alors que je levai les yeux au ciel.
- T'es bien là toi et je n'ai rien de mieux à faire alors…
Jamais surtout besoin d'argent ! Etrange de se rendre compte que sa vie est dirigée par des évènements futiles au point de s'abaisser à les subir. Je n'avais vraiment pas grand-chose d'extraordinaire à offrir pour changer la phase du monde.
- Je vois… Et tu compte passer ton noël, ici ?
- Ouais… On dirait bien, murmurai-je en accrochant mon badge à mon pull.
- Bella…
- Qu'est-ce qu'il faut mettre en rayon ? Demandai-je feignant l'enthousiasme pour ne pas subir un flot de reproche.
Je posai mes mains sur mes hanches en espérant qu'elle coupe court toute discussion. Elle soupira en marmonna dans sa barbe tout en me menant à la réserve. Elle m'indiqua brièvement les différents paquets à mettre en rayon. De différentes tailles aux contenus différents. Décidément je détestais ses foutus carton de livraison. A chaque fois que je les déballais j'arrivais à me blesser.
Je crois que mon meilleur exploit fût de me couper avec le scotch de chantier qui permettait de refermer le carton. Je me rappelle que la pauvre Betty avait tourné de l'œil lorsqu'elle avait du désinfecter la plaie et j'avais dus la secouer pour la réveiller.
Difficilement je portai les cartons contenant les balles de tennis pour ensuite les disposer comme la mère Newton le voulait. Soit de manière à ne pas à avoir trop tendre le bras. Les clients n'étaient pas en sucre ! Les allés et retours, je ne les comptais plus de peur de choper un mal de crâne, j'avais déjà un mal de rein pas possible à force de tenter de décupler mes maigres forces pour tout transporter.
- Bella !
- J'arrive ! Hurlai-je en courant rapidement dans les rayons.
Je trouve facilement Betty qui était entrain de cocher l'inventaire de manière plus que studieuse. Les lunettes sur le bout de son nez, elle les réajusta à l'aide de son doigt tout en écrivant quelque chose sur une feuille jaune de commande.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandai-je en enfonçant mes poings dans mes poches de jeans.
Les marques rouges qu'avais faites les fortement du carton n'était pas très jolie, il manquerait plus qu'elle me tape une crise de nerf et me renvoyé chez moi. Ça non merci. Bosser me permettait d'oublier un lapse de temps non négligeable pour moi.
- Il faut que tu livres un truc.
- Aujourd'hui ? M'étonnai-je avant de passer une main dans mes cheveux.
- Oui aujourd'hui. Tiens, voila l'adresse.
Je saisis la note et la parcourra rapidement avant de me mordre la lèvre inférieur. Manquait plus que sa… Avais-je noyé des chatons dans une vie antérieure pour subir ça aussi ?
- Ya un problème ?
- Euh… C'est que… Je suis venue… à pied.
- Quoi ? Avec se froid ? Qu'est-ce que dirais ton oncle si il savait que…
- Non ! S'il te plait ne lui dit rien… Il se fait déjà assez de soucis comme sa ! Je ne veux pas en rajouter une couche. Je n'avais pas de pneu neige, alors je me suis servis de mes jambes, c'est tout.
- C'est tout ? Tu t'es amusé à marcher pendant trente minutes avec -5° dehors… Te connaissant c'est un miracle que tu ne te sois rien casser en chemin !
Je roulai des yeux en soupira.
- Je suis entière ! Répliquai-je en me reculant pour qu'elle puisse me voir de ses propres yeux.
- Avec une sale mine, ronchonna t-elle en plissant les yeux.
- Je te remercie ! Autant de compliment sa touche, ironisai-je en callant mes bras contre ma poitrine comme pour empêcher de voir mon cœur bondir de ma poitrine.
- Bella, je dis juste que se que tu fais ne sers pas à grand-chose…
Sa voix se cassa avant même d'avoir terminé sa phrase. Sûrement à la vision du visage froid et fermer que j'apparentais aux autres personnes qui essayais de me parler.
- J'ai compris… Sa ne sers décidément à rien, tu es une vrai tête de mule. Allez tiens les clefs de ma voiture.
- Mais toi ?
- Je te rappelle que j'habite à deux pâtés de maison d'ici et que tu n'en a pas pour longtemps non plus… Si tu as un problème tu m'appelle.
- C'est vrai…
Alors que j'emboitais le pas en arrière pour sortir, non sans avoir pris mes affaires, elle m'interpella en fronçant les sourcils.
- Fais attention à toi Bella…
- T'en fais pas… J'ai l'habitude de me débrouiller.
En gage de réponse elle m'adressa un sourire compatissant avant de retourner œuvrer. La route jusqu'au point de livraison avait été bien plus court que je ne l'aurais voulu. Je me répétais mentalement tout se que je devais faire avec précision pour donner le change avec merveille. Respirant un bon coup je passai une main dans mes cheveux avant de sonner. Lorsque la porte s'ouvrit que sentis mes jambes sur le point de céder.
- Bella ?
- Salut… murmurai-je en fuyant son regard.
Son ténor… Son doux ténor fit accélérer idiotement mon cœur et les palpitations de se dernier me résonnait jusque dans mes tempes. Idiote ! Rapidement, je fermai durement mes paupières et les rouvris pour essayer de reprendre contenance.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je bosse, affirmai-je en lui montrant le colis avec un sourire d'excuse.
- Le jour de noël ? S'enquit-il méfiant.
Que pensait-il ? Que j'étais ici parce que je voulais une excuse pour le voir. Le pauvre, il était bien loin de la vérité ! Ce n'était pas par plaisir que je jouais les livreuses.
- Ouaip'. Rester à la maison à rien faire sa peut être… éprouvant. Je préfère me rendre utile, rétorquai-je avec aplomb.
- Oh ! Je vois… Hum… Je suppose que c'est pour moi ça…
Je jetai un coup d'œil au colis avant de froncer les sourcils et de mordiller ma lèvre inférieure.
- Pas vraiment. Je crois que c'est pour Emmett, d'après le message.
- Sa doit venir des mes parents. Avec Emmett cacher un cadeau est plus dur que de trouver le saint graal.
Je ria doucement avec lui avant de me stopper en sentant le vent fouter une nouvelle fois mon visage.
- Tiens.
- Merci…
Un silence de gêne s'installa quelque instant avant que je me grattai nerveusement la joue en me mordillant une nouvelle fois la lèvre inférieure.
- Bon, ben… Je dois y aller, j'ai encore du boulot. Mentis-je alors que je savais que la seule chose que je devais faire était la mise en rayon… Passionnant !
- Oh ! Ok… Tu finis tard ?
Je haussai les épaules avant de jeter un coup d'œil à ma montre.
- Sa dépend de la masse de travail. Pourquoi ?
- Ben… Je…je… Enfin…
Il passa nerveusement sa main libre dans ses cheveux avant de me fixer intensément. Si je n'avais pas… Si je ne devais pas, j'aurais espérer qu'il y est quelque chose d'entre que des cours et des colis entre nous deux, mais ceci n'était pas vrai…. Juste des 'si '. Futile et méprisant 'si'.
- Tu veux peut-être entrer quelques minutes. Ma mère est entrain de couper la dinde. Alors si sa te dis…
- Quoi ? Non ! Non, merci c'est très gentil Edward mais j'ai déjà se qu'il me faut assurai-je en tapotant ma besasse.
- Ah oui c'est quoi ?
- De quoi ?
- Ton repas.
- Oh… hum… sandwich à la dinde, avouai-je en baissant les yeux vers mon sac en sentant ma gorge se nouer.
- Et c'est pour sa que tu refuse mon invitation ? Se moqua t-il en désignant du menton ma sacoche.
Vexer de sa remarque je fronçai les sourcils en croisant les bras. Non mais pour qui il se prenait ? Pour le bon samaritain ? Je n'ai pas besoin qu'il me fasse la charité. J'en avais une sainte horreur. Sa et du regard qui accompagnait ses propos. C'était de la pitié à l'état pur, je l'avais vue mainte et mainte fois.
- Qu'est-ce que tu insinues ? Demandai-je sèchement alors que son sourire se réduisait rapidement.
- Eh bien… Je… Enfin… Il y a mieux comme repas et…
- Tu veux dire que c'est une tare de manger un sandwich plutôt que de la dinde tout droit sortie du four ?
- Non Bella, tu m'as mal compris…
- Si je crois que j'ai parfaitement compris ! M'énervai-je alors que je vis une silhouette arriver derrière un Edward confus.
- Bella ! Comment sa tu ?
Je n'eu pas le temps de répondre, qu'Alice m'étreigne fortement contre elle avant de froncer les sourcils et de se tendre comme un arc.
Cette fille, je devais l'avoir vue deux fois dans toute ma vie et jamais elle ne m'avait adressé la parole. Comme la plus part des gens. Après tout je ne pouvais pas l'en accuser. Qui voudrait se lier de quelque doit qui soit avec la bête de foire de Forks ?
- Mais tu es gelé ! Viens te réchauffer…
- Hum… Alice… Merci mais j'ai du boulot, réussis-je à murmurer alors qu'elle secoua la tête.
- Je suis certaine que sa peut attendre ! Aller viens ! C'est la fête aujourd'hui.
Je soupirai en jetant un œil à la voiture de Betty en espérant ne pas rentrer trop tard. Epuiser de la voir me fixer, attendant une réponse de ma part, j'abdiquai en évitant Edward le plus possible.
- Alice…Bon d'accord mais une minute hein ?
- Oui bien sûr ! Assura t-elle en tapant dans ses mains.
Edward s'efface pour me laisser passer et referma la porte se qui coupa court à toutes la douleur que le froid entretenait depuis quelques minutes. Tirée par Alice, je me laissai guider en me rabâchant mentalement que se ne serait que pour un tout petit moment. Rien qu'un.
Alors qu'une délicieuse odeur atteignit mes narines, je sentis mon ventre se tordre de douleur pour me rappeler ma condition humaine. Il était 19h00 et je n'avais rien mangé depuis se matin.
Quelle torture ne me fut pas imposer, lorsque je vis une table magnifiquement dresser avec toute la famille d'Edward attabler. Ils étaient tous bien habiller contrairement à moi qui fais tâche dans le décor.
Tous avaient les yeux fixés sur moi et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'avais honte de ma position. Je jouais nerveusement avec l'ourlet de mon pull espérant que le silence soit rapidement rompu pour que je puisse partir le plus rapidement possible.
Une chose est sûr c'est que j'étais bien loin d'être à l'aise ici. Je ne venais que comme professeur pour Edward et rien d'autre. Je croisais les Cullen aux lycées mais sans m'arrêter sur eux et inversement de leur côtés.
J'étais la gentille petite Bella qui donnait un coup de main et qui était la bizarrerie de Forks se qui me convenait à vrai dire.
Esmée sembla lire dans mes pensés et se leva pour venir m'accueillir à l'instar d'Alice. Chaleureusement. Pour être honnête, je mentirais si je disais que l'accolade bienveillante d'Esmée me déplaisait. Non… Elle était sans cesse une expérience des plus rechercher.
Elle était douce et sensible au besoin de tous. Mon oncle l'appréciait pour ceci tout comme moi. Pendant quelques secondes, une partie de moi jubilait à l'idée d'imaginer que se petit scénario soit des plus crédible. Etre dans les bras de ma mère.
- Bella, comment va tu ma chérie ?
- Bien… Et vous ?
- Très bien. Tu te joindras bien à nous pour le repas ?
- Oh… euh…
Je fixai la dinde prédécouper, qui fumait dans le plat avec envie avant de me gifler mentalement. Médiocrement, je forçai un sourire timide devant la mine rayonnante d'Esmée.
- Je… Hum… je ne crois…
- J'avais proposé à Bella de rester et elle accepter maman, mais elle a un peu de boulot alors elle ne pourra pas s'éterniser. Intervient Edward qui était légèrement resté en retrait.
Le sourire d'Esmée s'agrandit à l'annonce que venait de faire son fils. Moi je maudissais Edward d'avoir fait espérer sa mère et de ne pas avoir accepté ma décision. Alors que je détournai le regard vers se dernier pour le fusiller du regard, j'entendis Alice sautiller en tapant dans ses mains.
- Bien je vais chercher un couvert en plus ! Edward tu vas venir me filer un coup de main !
- Mais… Ok.
- Je suis heureuse que tu sois là Bella, c'est agréable de t'avoir parmi nous… Poursuivit la femme aux cheveux caramel en me prenant par les épaules pour me guider.
- Merci Esmée.
Alors que Jasper se décala en souriant, j'osais à peine toucher le dossier de la chaise tant ma gêne était à son paroxysme. J'avais l'impression de m'imposer pendant un moment intime. Je ne pouvais qu'à peine déglutir alors que je tirai lentement ma chaise devant le regard compatissant de Jasper.
A peine j'avais posé mes fesses sur le siège que je sentis mes mains se crisper sur la table. Elles étaient humides, à la limite de l'inondation. J'aurais tant aimé avoir plus de salive pour m'hydrater à cet instant.
Je fus sortie de ma torpeur à l'instant où un raclement de gorge se fit entendre. Je me rendis compte que Carlisle m'avait adressé la parole et que je ne l'avais pas écouté.
- Pardon… je suis désolé… Je ne vous ai pas écouté… Pardon…
- Sa vois Swan, mais au moins j'aurais entendu le son de ta voix, s'exclama amuser le colosse qui était face à moi se qui eu pour effet de me faire rougir jusqu'à la racine.
- L'écoute pas c'est un idiot ! Me souffla Jasper docilement après il se retourna vers son frère. Toi par contre ne pas t'entendre serait parfois un plus !
- Qu'est-ce que tu raconte Blondie ! On aime ma voix suave et rauque ! Pas vrai Bella…
- Euh… Oui… sûrement…Si tu le dis…
Jasper éclata de rire devant ma réponse peu assurer tandis qu'Emmett afficha un regard déconfit.
- Tu n'aimes pas ma voix Bella ? Demanda t-il avec un air enfantin.
Mince je me tordis les doigts essayant de trouver une excuse mais rien ne me viens. Lamentablement j'ouvris et refermas ma bouche sans qu'un son n'en sortis.
- Je suppose que si… Même si j'ai entendu mieux ! Réussi-je à répondre sans bégayer.
- A oui qui ?
- Euh… Jacob !
- Qui est Jacob ? S'enquit Emmett en souriant.
Bien décidé à lui répondre, je laissai naître un sourire sur mes lèvres alors qu'Alice et Edward débarquèrent couverts en mains. Alors qu'Edward se pencha pour mettre mes couverts de chaque côté de l'assiette, je pu sentir son odeur mentholé assaillir mes narines et eu pour résultat de bloquer tout les mots dans ma gorge.
C'était si… étrange. Je sentais mes mains trembler et mon cœur se remettre à bringuebaler lorsque le torse d'Edward se pressa contre mon dos. Je pouvais sentir la présence indécente de ses lèvres au dessus de mon crâne. J'avais l'impression de perdre pieds si vite que je serai mes poings pour me resserrer alors que mes ongles s'enfoncèrent dans mes paumes.
- Bella sa va ?
Je devais être bizarre car Alice me fixa avec une mine mi-amusée mi-inquiète. Mon cœur eu un rater lorsque je vis que toute la famille Cullen m'observait attentivement à présent.
- Oui, ne t'en fais pas…
Emmett croisa les bras en souriant pour se pencher davantage vers moi tandis qu'Edward se recula pour aller s'assoir. Mon dieu sa chaleur me manquait… J'avais l'impression que le cocon qu'il m'avait fait à son insu se fissurait aussi vite qu'il c'était créer.
- Alors Bella qui est ce Jacob ?
- Un ami, murmurai-je déboussoler par le trouble qu'Edward me fit ressentir.
- Juste un ami ?
- Oui… Un bon ami.
- Mais t'es sûr que…
- Elle t'a dit que c'est un ami Emmett, gronda soudainement Edward se qui me fit sursauter sur le moment.
Pourquoi réagissait-il si… violement ? Gêner par la réaction excessif d'Edward, je rabaissai sans plus de cérémonie mon regard sur l'assiette en espérant que la conversation change au plus vite. Je ne voulais pas être la cause d'une dispute entre les frères Cullen.
- Rho sa va Eddy, t'es jaloux ou quoi ? Aïe Rose ! Sa fais mal !
- Tu ne l'as pas volé, s'exclama cette dernière en roulant des yeux.
Edward ronchonna après son frère avant d'être interrompu par Carlisle qui coupa court à la dispute. Tout était délicieux. Je n'osais pas me servir et c'était Alice qui insistait toujours pour savoir si je voulais plus de viande ou encore des légumes se qui permettait à Emmett de faire des insinuations qui me faisait perdre l'usage de la parole.
Dieu merci Rosalie le remettait en place par une petite tape sur la tête après m'avoir offert un sourire compatissant.
Rosalie Hall était loin d'être comme le prétendait Laureen et ses compères. Elle n'était pas froide ni snobe avec les autres, mais juste réserver. Elle ne semblait pas avoir un grand mal à s'exprimer avec les autres mais gardait tout de même une distance de sécurité. Une façon de se protéger sans doute.
Je n'étais pas habituer à être avec autant de monde en même temps. C'était toujours très compliquer de savoir si je pouvais me servir ne serait-ce qu'un verre d'eau ou encore un morceau de pain. Alors que la buche fut dévorée essentiellement par Emmett, Alice se leva en souriant devant tous les autres membres de la famille.
- Bon je commence ! Seigneur, je vous remercie pour se succulent dîner et pour être réunis avec mes amis et ma vrai famille merci !
- Emmett ?
- Hum ouais….
Il s'enquit de remercier tout se qui lui avait été offert dans l'année comme chacun de ses amis et parents. Lorsque se fut à mon tour, un silence s'installa rapidement dans la pièce et tous les regards convergèrent une nouvelle fois vers moi.
Je cherchai rapidement se que je pouvais dire, mais rien ne me vient à l'esprit. Je fus extirpé de ma torpeur lorsque je sentis ma poche de jean vibrer.
Rapidement je sortis mon portable sous la table pour ne pas être vue des autres. Lorsque j'ouvris le message textuelle, je sentis ma gorge se nouer et devenir livide. Mon cœur venait d'accélérer à un point où ce dernier menaçait de quitter ma cage thoracique à tout instant. L'air me manquait, je sentais une transpiration désagréable se former en fine pellicule le long de mes tempes.
Recouvrant mes esprits, je levai les yeux vers mes hôtes tout en rangeant mon portable dans ma poche de jean. Edward me dévisagea longuement en fronçant les sourcils comme pour déceler ce qui me dérangeait.
Pourquoi me fixait-il ? Ah oui ! Ils attendent une réponse. Je tentai de me remémorer toutes les paroles des autres mais rien ne pouvait calquer à ma vie. Je sortis la première chose qui me vient à l'esprit.
- Euh… Merci pour le dîner, soufflai-je en fixant mon assiette avant de me lever de table comme si je m'étais brûler. Je dois y aller… Sinon je vais avoir des problèmes.
J'avais envie de vomir. La bille était au bord de mes lèvres, prête à jaillir de mon être. Sa recommençait encore une fois. Je sentais mon cœur se serrer. Ça ne pouvait pas…ça ne devait pas !
- Oh déjà ? S'enquit Alice avec une moue plus que déçue. Tu reviendras nous voir, hein, Bella ?
Surprise de sa demande, je me remis à jouer avec l'ourlet de mon pull en fixant mes doigts. Pourquoi devais-je toujours être le centre d'attention ? Je devais partir d'ici et vite, couper court était la solution.
- Oui…je suppose…
- Super ! On pourrait faire du shopping ensemble ? A port Angeles il y a de superbes boutiques ! On pourrait se faire une journée entre filles !
- Oh… euh… Pourquoi pas mais là je dois y aller. Insistai-je en reculant un peu effrayer des l'attentions d'Alice à mon égard.
D'une je détestais le shopping, et de deux, je n'avais pas vraiment les moyens et le temps de faire ce genre de choses. Rapidement je saluai tout le monde en les remerciant encore une fois de m'avoir accueillie. Edward se leva et insista pour me raccompagner à la voiture sous le regard espiègle d'Alice.
Sans un mot, je marchais devant, tandis qu'Edward était sûr mes talons. Mon pas était rapide et sec mais mon compagnon ne semblait pas en souffrir et me rattrapait facilement à chaque fois. Je le remerciais tout de même de ne pas me questionner sur mon envie de partir. Lorsque j'atteignis le véhicule, je me retournai vers Edward en offrant un sourire crisper.
- Merci beaucoup, mais tu sais tu n'étais pas obliger.
- Sa m'a fait plaisir.
A ses mots je ne pu m'empêcher de rougir alors qu'il leva une main pour effleurer ma joue en souriant.
- J'aime la façon dont tu rougis… C'est… fascinant, avoua t-il alors que je me sentais figer devant sa caresse.
Sa peau était incroyablement douce. J'aurais tant aimé voir sa paume glisser sur ma joue.
- Je déteste ça… C'est ridicule.
- Tu ne devrais pas penser sa. C'est tout à fait charmant.
Charmant ? J'avais quelque chose de… charmant ?
- Hum… Je… Je vais y aller, on m'attend au magasin. On… on se voit plus tard ? Mentis-je en réussissant à ne pas trop bégayer.
Il se contenta d'hocher la tête en laissant tomber sa main le long de son corps. Je montai rapidement dans le véhicule en m'interdisant de croiser son regard qui était malicieux. Je pense que ma fin se fit lorsque ses lèvres se retroussèrent pour me sourire.
Timidement je lui retournai en enclenchant le moteur, priant de ne pas faire de fausse manœuvre devant lui. Alors que je quittais l'allée de la villa, je ne pu m'empêcher de jeter un regard au rétroviseur pour le voir planter au même endroit me saluant d'un signe de main.
A présent, je ne pouvais plus en douter, je tombais contre ma volonté amoureuse d'Edward Cullen et je savais que c'était mal. Secouant la tête à cette idée ridicule, je compasa le numéro de Betty.
Voilà un nouveau chapitre de bouclé !
Je ne l'es pas fais corriger car ma Bêta est malade (rien de grâve rassurer vous)
et je ne voulais pas lui mettre la pression.
Plus long que d'habitude ! On est environs aux milieux. Je pense aller jusqu'à 10-12 chapitres
tout aux plus et les faires assez long comme-celui-ci.
Alors des idées sur la suite des évènements ?
Merci de vos coms, vos encouragements etc... N'oubliez pas un review ne coûte rien et me motive parce
qu'en se moment j'en ai vraiment besoin. Encore merci d'être au rendez vous.
