Me revvvoiiillla !

Oui pas mal on remarquer que

C'est une fiction basé sur le film : « Le temps d'un automne. »

Je vous rassure quelques 'passage' peuvent être présent mais la

Trame sera différent, alors oublier le film XD.

Enfin bref tout ça pour vous dire que je vous remercie de tout votre soutient. Pas mal d'entre vous se sont confessez en m'avouant avoir été googoler le nom du médicament ! Pas bien ! XD

Je tiens à signaler qu'une personne est sur le chemin de percer le secret de Bella ! Eh oui ! Je vous promets un peu plus d'indices. Il faut dire que le nom a pas mal aidé mais n'oublier pas que je suis assez… sadique !

Enfin bref… Trêve de Blabla et place au chapitre !

MERCI A JACKYE qui a prit le temps de corriger ce chapitre ! Encore merci à elle !

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Chapitre 7 : Soutient

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PV BELLA

Alors que la pause de 10h00 était annoncée, je flânais dans les couloirs du lycée un léger sourire aux lèvres en repensant aux vacances. Je n'avais jamais autant sourit en si peu de temps. Je me rappelle que lorsque mon oncle était rentré du poste et qu'il m'avait vue, je crois qu'il m'a prit pour une folle.

Malgré tout mes efforts pour le dissimuler, je m'étais laissé envahir par tous ces sentiments qui s'emparaient de moi. Ils étaient si forts et me donnaient l'impression de flotter. Cependant, ma joie retombais comme un souffler, lorsque l'épisode des médicaments ressurgissait comme un lion sur sa proie dans mon esprit.

Comme une idiote, j'avais réagis au quart de tour et sorti l'excuse la plus bidon et la plus improbable qui m'était venue à l'esprit : mes règles… Tout ce que j'espère à présent c'est qu'il y ait cru sans se poser de question. Pourtant son regard m'avait transmis toute l'inquiétude dont il avait fait preuve et ceci m'avait à la fois touché et terrifier. Terrifier qu'il sache et qu'il cherche à s'éloigner.

Lorsque je le vis, je sentis mon cœur brimbaler de manière considérable. Ses lèvres sur ma joue. Sa bouche si chaude. J'en ai rêvé toutes mes nuits sans m'en lasser.

Il est vrai que je n'étais pas habituée à tant de douceur et d'attention. Mon oncle était plutôt… bourru et pour lui une rapide étreinte était le bout du monde. L'étalage des sentiments n'avait jamais été le point fort des Swan.

Alors le fait qu'Edward soit aussi prévenant m'avait bouleversée plus que de raison. Je me souviens être restée sans voix contre la commode de l'entrée alors qu'il disparaissait dans sa Volvo métallisée. J'avais vivement songé à avoir rêvé mais il n'en était rien.

Caressant timidement une nouvelle fois ma joue je ne pus m'empêcher de détester Jacob. Je le détestais d'avoir appelé pour me prévenir que les motos étaient remises en états. Dans d'autres conditions, j'aurais sauté de joie à cette maigre annonce mais là, je ne pouvais que le haïr de son acte involontaire.

Coller mes livres contre ma poitrine, comme pour conserver son organe vitale dans son enclot me semblait être le seul geste, sans maladresse qui m'était possible de faire. J'inspirai et expirai profondément, en espérant ne pas me prendre les pieds et me rétamer devant lui.

Il était tellement beau et si gentil que me ridiculiser devant lui me condamnerai à finir ma vit cloîtrée dans ma chambre, enfermée à double tour. Je me mis à lacérer ma lèvre inférieure, asservie par la vision de cet homme, si viril mais tellement délectable. Il éclata de rire apparemment amuser de la blague d'un de ses amis.

Je remarquai qu'aucun membre de sa famille ou encore Alice et Rosalie n'étaient présents à ses côtés. Peut-être ne voulaient-ils pas se sentir étouffé ? Je pouvais bien le comprendre, c'était ma condition de vie. Etouffée par tous ces jours qui défilent en attendant… quelque chose, ou tout au moins espérer trouver quelque chose.

Prenant mon courage à deux mains, je m'avançais timidement dans sa direction en espérant ne pas croiser tout de suite son regard, sinon j'étais perdue. A quelques pas de lui, je pouvais sentir son odeur de menthe assaillir mes narines pour dégorger dans tout mon être.

Je me postai devant lui sous le regard désapprobateur de ses amis qui me questionnèrent du regard sur ma présence. Jessica, elle me fixait dégoutée que je puisse l'approcher à une telle distance, tandis que Mike me fixa d'un air suffisant alors que Tyler me fixait avec un sourire sournois. Mais je m'en moquais, j'étais présente pour Edward et rien que pour lui.

C'était étrange, mais agréable de me savoir apprécier par quelqu'un autre que Jacob ou Eléazar. Oui, Edward me l'avait prouvé la dernière fois et je savais que c'était à mon tour de faire un pas... Du moins je crois que c'est ainsi que fonctionne ce genre de choses. Alors je le ferais car il était le premier à vouloir me connaître. Pleine d'espoir, je me raclai la gorge pour attirer son attention.

- Hum… Edward… On… on se voit après les cours ? Osai-je demander en lui offrant un sourire sincère alors que je réajustais mes livres contre ma poitrine.

Un long silence suivit ma demande sous le regard incrédule et ahurit des autres élèves qu'il considérait comme ses amis. Edward leur adressa un regard en se passant la main dans les cheveux puis se tourna vers moi pour me servir son sourire en coin arrogant.

- Alors là tu peux rêver.

Le sourire que j'avais laissé apparaître naturellement, fondit comme neige au soleil alors que ses amis éclatèrent de rire. C'était comme une déchirure brûlante qui me transperça de part en part. Le rire léger d'Edward me martelait avec soin et application tout en résonnant dans ma tête comme un écho. Il me fallu quelques minutes le temps de retrouver la parole.

- Excuses-moi…-je… Balbutiai-je en serrant mes livres pour me protéger et me contenir.

Je ne pouvais pas leur donner une nouvelle raison de se moquer de moi, il y en avait déjà assez à l'heure actuel. Non ça je ne devais pas… Mais… Pourquoi me rejetait-il ? Je sentais le sang battre à tout rompre dans mes tempes. C'était affreux et pénible… Bien plus pénible qu'à l'accoutumer. Mes yeux me piquaient et mes lèvres tremblotaient d'elles-mêmes.

- T'as pas compris ? Il ne veut pas de toi. Maintenant dégages Marie* ! Asséna Jessica en balayant mes mots du revers de sa main alors qu'Edward fuyait mon regard. Quel lâche.

- Mais…je…

Je secouai la tête de droite à gauche sans pouvoir continuer ma phrase et je tournai les talons en entendant les remarques des autres peu dissimulées à mon égard. A chaque pas que je réalisais, je sentais mon cœur se comprimer dans ma poitrine.

Je retrouvais ce sentiment qui m'habitait depuis toujours. Le sentiment que depuis ma naissance, je me décompose lamentablement. Maintenant, rien ne va comme je le voudrais. Pas si étrange, à quoi m'attendais-je ? A une journée différente ?

Différent ? Non, il était juste comme les autres : hypocrite, faux… Bon acteur, ça il l'était ! Edward était finalement bien ce que je pensais. L'archétype du type populaire et superficiel. Rien d'autre. Je fonçais vers les toilettes de l'école en bousculant plusieurs personnes sur mon chemin.

Certains me dévisageaient, d'autres me lançaient leurs piquent habituels mais je m'en moquais. Les brimades de mes congénères me semblaient floues. Je poussai la porte des sanitaires pour m'isoler dans une cabine et pleurer enfin de tout mon saoul. Je me recroquevillai sur la cuvette en retenant tout de même les spasmes qui menaçaient de me secouer. M'autoriser à pleurer oui mais pas céder plus… Du moins essayer.

Des hauts le cœur me prirent alors que je plaquai une main contre ma bouche en espérant pouvoir me retenir. Malgré tout mes efforts, je ne pu retenir la nausée qui me chamboulait. D'un geste fluide et rapide, je descendis de la cuvette afin de soulever le couvercle de cette dernière et me laisse tomber au sol pour me laisser aller. Une courte libération mais si enviable.

M'adossant au mur des toilettes, en remettant mes cheveux hors de ma vue, je sentis des sueurs froides sur mon front. Clôturant mes paupières, je tentais de canaliser ma respiration en espérant de toutes les fibres de mon corps garder mon sang froid comme à chaque fois.

C'était si pénible… Là, juste au niveau de ma poitrine et de mon estomac. Une sorte de creux, de vide semblait s'amuser à se former. Il semblait si immense déjà, si imposant. Je me sentais ridicule… non, le mot était beaucoup trop faible. Pourquoi est-ce qu'il avait réagit ainsi ? Pourquoi c'était-il amuser à jouer au saint Bernard avec moi si c'était pour me traiter de la sorte devant ses amies ?

Je n'avais jamais imaginé avoir autant honte. Moi et… mes pensés tordues pouvions chasser toute les douleurs, mais Edward Cullen avait réussit à nous désarmer et ça me tuait littéralement. J'avais l'impression de me consumer rien que pour lui, rien que pour son sourire insultant et son rire mortifiant.

Je me sentis décharnée. Il m'était dur de respirer. Je suffoquais sans m'en rendre compte. Etrangement, je n'arrivais pas à m'habituer à ces pressions sur mon cœur. Je finirai asphyxiée, c'était certain. J'avais l'impression de vaciller du plus haut des sommets mais sans aucune sécurité. Pourtant, je n'étais qu'un être humain qui a ses limites. Et les miennes, Cullen les avaient dépassées avec brio.

Finalement aujourd'hui, ne changeait pas des autres. C'était un mauvais jour. Et comme à chaque fois que quelque chose comme ça m'arrivais, j'envisageais de sécher les cours. Après tout, qui le remarquera ? Personne, ils mettraient mon absence sur le dos de mes activités étranges et je serais tranquille. Oui c'était une bonne idée.

Le garage de Jacob serait la cachette idéale, mais le seul problème serait, Jacob. Il me poserait beaucoup de trop de questions, il était beaucoup trop pragmatique avec moi. Il n'y avait que la Push pour être sûr de pouvoir me vider totalement. Alors que je cogitais à mes projets de l'après midi, que quelqu'un frappa à la porte des toilettes.

- C'est occuper ! Croassai-je la voix rauque.

- Bella, c'est Rosalie ouvres moi s'il te plait.

Sa voix était empreinte de douceur et de confiance que je ne pouvais pas m'empêcher d'effleurer la poigner. Rapidement je passai le dos de ma main sur mes joues en espérant ne pas ressembler à un lapin albinos.

Je poussai un soupire pour me donner le courage en me recomposant un visage serein, tira la chasse d'eau et ouvrit pour tomber sur Alice et Rosalie, le visage inquiet. Le lutin eut un hoquet de stupeur en découvrant mon visage. Comment le savais-je ? Grâce à l'expression choquer qui s'était installer sur ses traits parfaits.

- Tu vas bien Bella ? S'enquit cette dernière dans un murmure tandis que je me mordis nerveusement la lèvre en priant de pouvoir être le plus naturelle possible.

- Oui… Oui pourquoi sa n'irait pas ?

- Eh bien tu n'avais pas l'air bien toute à l'heure.

Je me figeais. Non. Elle n'avait pas vue la scène pitié ! Je déglutis péniblement tout en implorant que ma voix ne me trahisse pas.

- Pourquoi vous dites ça ?

- Parce que tu avais l'air pressé et assez déstabilisé vue la façon dont tu as bousculé les élèves.

- Tu as de la force, grimaça Alice en frottant son bras.

- Oh ! Fut tous ce qui me vient à l'esprit. Désolée… J'étais pressée…. Je voulais…

- Te réfugier dans les toilettes ? Me coupa Rosalie en étirant un coin de ses lèvres.

- Apparemment. Rétorquai-je penaude.

- Qu'est-ce qui c'est passé ?

- Rien… Soufflai-je légèrement agacée espérant qu'elles me fichent la paix.

- Oh je vois… Lauren te cherche encore, demanda Rosalie ignorant mon ton alors que je fronçais les sourcils.

Que répondre ? 'Non c'est Edward, je crois qu'il a voulu faire une bonne action pendant les fêtes alors il s'est révéler d'une manière qui m'a profondément touchée. Mais en réalité c'est un autre Mike, un autre Tyler'… Non je ne pouvais lui répondre ça…

- Hum… Dans le mille.

Mais comment savait-elle ça ? Généralement, personne ne parlait du fait que Lauren avait fait de moi son cerveau attitré. Il vrai que je faisais ses devoirs de littérature car pour elle, aligner deux mots à la suite, était une des tâches les plus compliquée que les profs nous demandait. Mais en échange, elle me laissait tranquille sans cracher son venin sur moi pendant toute une semaine.

- Tu veux qu'on aille régler le problème ? Demanda Alice surexcitée en cognant son poing dans la paume de sa main. J'écarquillais les yeux choquée de ses propos. Personne ne m'avait demandé ça.

- Pardon ?

- Oui ! Rosalie la chope par ses rajouts et moi je lui ruine ses Jimmy Choo !

- Non c'est gentil, mais sa ne servira à rien… Parce que se n'est pas de sa faute, complétai-je mentalement.

- D'accord, dit Rosalie visiblement déçue. Mais alors tu manges avec nous !

- Mais je…

- Tu nous dois bien ça vue que la dernière fois tu es partie comme une voleuse ! Et c'est non négociable ! Asséna Alice en souriant.

Vaincue, j'acquiesçai en soupirant alors qu'Alice sautillait en tapant dans ses mains et Rosalie affichait un sourire satisfait. Dans quoi m'étais-je encore embarquée ? Alors que Rosalie amorça un pas, je me raclais la gorge en me mordant la lèvre.

- Hum… Vous me laissez deux minutes… J'aimerai me rafraîchir…

- D'accord ! On t'attend de l'autre côté, affirma Rosalie tout en prenant Alice par le bras pour l'embarquer avec elle.

Une fois la porte fermée, je me tournai vers la glace en soupirant. J'avais connu pire… Je me détaillais scrupuleusement avant de m'asperger le visage d'eau, maladroitement. Me relevant pour me dresser piteusement, je regardais mes pupilles et réalisais que je venais de faire une crise de nerf pour un mec… Pour un simple type dont je ne connaissais presque rien.

Jacob avait finalement raison. Comme souvent. J'avais été trop gentille… Trop naïve aussi. Je me souviens que je l'avais accusé de l'avoir juger trop vite mais en réalité, c'était moi qui m'étais bien trop vite emballée sur la personnalité d'Edward. C'était un profiteur qui n'avait en tête que son image de type mystérieux qui ne pouvait pas être approché par n'importe qui. Le seul problème était que j'étais n'importe qui !

C'était donc simple. Chacun reprendrai sa vie de son côté pour réduire les casses. Il ne restait que cette solution plausible à mes yeux. Pour la première fois je m'étais ouverte à quelqu'un et pour la dernière fois je ferai confiance à quelqu'un.

Calmée, je sortie des toilettes pour rejoindre Alice et Rosalie qui me sourirent de concert alors que je me contentais d'hocher la tête pour confirmer que c'était bon. C'est à reculons, que je les suivis jusqu'à la cafétéria en espérant passer inaperçue, et de ne surtout pas croiser Cullen. Je vis Alice gesticuler en sautillant, main en l'air en direction d'une table. Je reconnu sans mal Jasper et Emmett qui y étaient déjà installés avec leur plateau.

- Tu viens Bella ?

Une nouvelle fois j' hochai la tête pour éviter de parler. Je ne savais pas encore si ma voix déraillerait ou si elle serait roc. Je n'avais pas envie de le savoir. Timidement je saisissais un des plateaux du self pour imiter les deux autres filles.

Détaillant les comptoirs en soupirant. J'avais l'impression que plus j'avançais, plus il m'était impossible de prendre ce qui me plaisait. C'était bien trop cher et je n'en avais pas les moyens. Je me résignai finalement par prendre le même sandwich qu'à chaque fois. Il m'avait l'air encore bien plus dégarni qu'à l'accoutumer, pourtant le prix était le même.

- Tu ne prends que ça ? S'enquit Alice en arquant un de ses sourcils parfaits.

- Il faut croire.

- Mais ce n'est pas un repas ! Tiens prend ça et ça. M'ordonna t-elle en empilant une quantité excessive de nourriture.

- Alice, stop ! M'exclamai-je plus fort que je ne l'aurais voulu mais ceci eu l'effet de l'arrêter.

- Quoi ?

- Je ne peux pas prendre autant de choses, dis-je en désignant mon plateau.

Effarée, je le fixai longuement alors qu'Alice posa ses mains sur ses hanches.

- Et pourquoi non ?

- Parce que je ne peux pas me le permettre…

- Mais je n'ai jamais dis que c'est toi qui allait payer tout ça, répliqua t-elle en souriant.

- Non ! Alice non. Je ne veux pas que tu payes… Ce n'est pas dans mes principes…

- Eh bien cela fait partie des miens.

- Je ne veux pas qu'on me fasse la charité ! M'emportai-je alors que ce fut à mon tour de caler mes mains contre mes hanches.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire Bella.

- Excuses-moi Alice… J'ai du mal à… savoir comment me comporter avec les gens. C'est… nouveau. M'excusai-je alors que les traits de son doux visage se firent plus tendres.

- Ne t'en fais pas Bella ! Tout se passera avec brio maintenant que nous sommes amis.

- Ami ? Répétai-je perplexe tandis que son sourire se fit ardent.

- C'est si dur à croire ?

- Non, c'est juste que je trouve ça trop précipité… On ne se connaît pas vraiment.

- Et bien à partir d'aujourd'hui ça va changer ! S'exclama t-elle en tendant une carte à la caissière.

Cette dernière la glissa dans une fente électronique avant de la rendre à Alice sans un mot. Cette dernière me regarda.

- On va manger.

- Mais il faut…

- Je te l'es dis que tu n'aurais rien à payer.

- Alice…

- Tututu… Ne discutes pas et viens manger.

Encore une fois j'abdiquai en soupirant. Alice avait décidément le don de me faire faire ce que bon lui plait. Comptant mes pas mentalement, je sentis ma gorge se serrer au fur et à mesure que nous nous approchions de la table.

Une fois arrivées à la table, Rosalie et Alice, embrassèrent leurs moitiés tandis que je restais plantée droit comme un 'i' devant la scène. C'était affreusement gênant. Tenir la chandelle, voila le rôle que je sentais tenir pour la durée du repas. Heureusement, Jasper s'aperçu de ma gêne et tapota la place à ses côtés.

Je lui souris maladroitement en gage de remerciement tandis que je balayais du regard la pièce en soupirant. Il n'était pas là. Dieu merci.

- Alors Belly ! Tu as compris qu'on ne mordait pas ? S'exclama la montagne de muscles située à ma gauche.

- Je… eh bien…

- Laisses-la respiré ! Elle a du supporter les remarques acides de Mallory, intervient Rosalie en me souriant.

- Qu'est-ce qu'elle a encore fait ?

- Rien… Rien d'extraordinaire… Mystifiai-je balayant ses paroles de la main en souriant comme pour m'excuser de mon mensonge.

- Tiens au fait Eddy manges avec nous ?

- Non il préfère rester avec ses amis, au passe temps de sous développer, ironisa Jasper en détournant son regard vers une table bien précise.

Je laissai mon regard dériver dans la même direction que lui et je vis Edward installer aux côtés de ses amis. Jessica le collait de manière presque indécente mais Edward ne sembla pas s'en formaliser se qui me fit mal, bien plus mal que je ne l'aurais cru. Il releva son regard de son assiette pour ancrer ses pupilles dans les miennes.

Ses émeraudes semblaient torturées et blessées. Je fronçai les sourcils en essayant de comprendre son attitude. A quoi jouait-il ? Regrettait-il son comportement ?

Non !

Il m'avait eu une fois avec son côté sensible et sincère qu'il arborait faussement à la perfection. Ce ne sera pas une nouvelle fois. Je ne me laisserais pas avoir. Plus jamais. Car plus jamais je le laisserai m'approcher. Lançant un regard froid et distant, je me détournai de lui pour reporter mon attention vers ma table.

- Pourquoi ne mange t-il pas avec vous ? Les questionnai-je d'une voix dure.

Jasper arqua un sourcil étonner de mon changement de ton, mais ne me questionna pas.

- Quand on est arrivé ici, nous avons été facilement acceptés, et ce grâce à ce que l'on possède. On a vite compris se qui intéressait les autres mais Edward a préféré continuer sur la lancée du mec populaire. A Phoenix, il n'a jamais été populaire, il était genre renfermé, alors il a saisit l'opportunité qu'on lui a tendu.

- Je vois… Mais à quel prix ? Murmurai-je.

- Au prix de prendre la grosse tête ! S'éclaffa Emmett. Hey Rosie !

- Arrêtes de dire des bêtises Emmett ! Edward n'est comme ça qu'avec ces abrutis « d'amis », rétorqua Rosalie en désignant la table de Cullen du menton.

- Abrutis. Le mot est faible Rosie ! Déclara Emmett avant de rire à gorge déployé.

- C'est vrai que lorsque Mr Masen nous a parlé des annales de bacs, Jessica avait compris le mot annal dans l'autre sens du terme, pouffa Jasper tandis qu'Emmett gesticula pour prendre la parole.

- Non ! Non le meilleur c'était en cours d'histoire lorsqu'on avait parlé de pillages de villes. Et que les ennemies avait mis la ville à sac, Jessica avait levé la main pour demander : 'Monsieur comment on fait pour mettre une ville dans un sac ?'.

Sans pouvoir m'en empêcher, j'explosai de rire sous le regard satisfait des autres et choqué de celui des tables alentours. Il est vrai que c'était la première fois depuis des années que je n'avais pas autant ris, de plus le rire d'Emmett ne m'aidait pas à m'arrêter. Je me tenais les côtes en imaginant la tête du prof devant la demande de cette cruche de Jessica. Mes côtes me faisaient un mal de chien mais c'était si bon de rire que je ne voulais plus m'arrêter.

PV EDWARD

Mon cœur se tordait de douleur à l'image du regard attristé et blesser d'Isabella. J'avais l'impression que mon cœur brulait de lui-même lorsque son rire résonnait dans le self. Ses cheveux virevoltant dans les airs, dansaient une danse si sensuelle que je ne pouvais en décrocher mon regard. La vision de cet ange riant de bon cœur me retournait sans que j'en aie le moindre contrôle.

Cette image m'avait hanté pendant toute la fin de journée. Poétique et délicate vision, je ne pouvais que me la ressasser en une litanie agréable mais déchirante. La voir rire aux blagues de mes frères me fit serrer la mâchoire avec force.

Il ne devrait y avoir que ma personne qui puisse la faire rire et sourire. C'était incroyablement égoïste, surtout avec mon dernier comportement, mais je ne pouvais m'en empêcher. Isabella me rendait si étrange qu'il m'était difficile de déceler les sentiments que je ressentais en sa présence. De plus ils étaient bien plus troubles depuis notre journée ensemble. Il me fallait lui parler, lui expliquer.

C'est ainsi que je me retrouvais devant sa maison, installer dans ma Volvo, cherchant la meilleure approche pour qu'elle m'écoute. Nerveusement, je vérifiais mon apparence en m'inspectant dans le rétroviseur à de multitudes de reprises. Désordonnant puis réordonnant pour désordonner une nouvelle fois mes cheveux, je sentis une bouffer de stress envahir tout mon être.

Au bout de trente minutes d'intenses réflexions, je m'étais décidé à sortir de la voiture pour aller frapper gauchement à sa porte. J'entendis des bruits de pas et le parquet craquer sous son poids. Il était incroyable de sentir son cœur cogner de cette manière dans ma poitrine. Lorsque la porte s'ouvrit je vis Isabella afficher un sourire de courte durée pour me fusiller du regard et bloquer l'entrée.

-Qu'est-ce que tu veux ?

- Je suis venu pour bosser la philo mais… On dirait que tu es en colère… Affirmai-je en passant une main dans mes cheveux.

- Eh ben toi ! On peut vraiment rien te cacher, cracha t-elle amèrement alors que je pinçais l'arrête de mon nez en cherchant quoi répondre.

- Ecoutes, je voulais que l'on continue de bosser ensemble, sa m'aide pas mal…

Elle hocha la tête se creusant ses joues, pensive. J'épiai discrètement ses lèvres rosies avant de m'en retourner à ses pupilles.

- D'accord. Bien évidement, tu ne souhaites que personne du bahut soit au courant… D'après se que j'ai pu comprendre…

- Ouais, je voudrais surprendre mes parents et les autres… Rétorquai-je peu convainquant.

- Oh oui ! Et on pourrait se voir en dehors des cours sans que les autres le sachent !

- Ouais c'est ça ! On dirait que tu lis dans mes pensées ! Rétorquai-je avec soulagement.

J'allais pouvoir me « servir » d'elle encore un peu pour améliorer mes notes ainsi que profité de sa compagnie. Surtout profiter de sa présence. Elle sourit désabusée en triturant légèrement les mains dans ses poches de jeans avant de me fixer avec une soudaine froideur.

- Dans ce cas saurais-tu lire les miennes à tout hasard ?

Je la dévisageai en remarquant que ses yeux chocolat avaient perdu cette étincelle que j'avais vue la dernière fois lorsqu'elle m'avait parlé. Elle soupira et fit demi-tour en s'apprêtant à refermer la porte.

-Bella… qu'on soit ami, toi et moi… C'est plus compliqué que tu ne le penses, soupirais-je en espérant qu'elle revienne me voir. Espérant de pouvoir… la toucher…

Elle se calla dans le cadre de la porte pour me faire face. Son regard se perdit dans le vague ce qui me serra le cœur encore une fois. Son regard était le même que celui où je lui avais parlé la première fois : Dur.

- Tu sais Edward, quand on c'est parlé, j'ai pensé que tu étais quelqu'un de bon. Que tu étais différent des autres et que tu ne me prenais pas pour la bête noire de Forks mais juste pour Bella… Mais enfaite, tu me fais réaliser que je me suis plantée sur toute la ligne. T'es pire que les autres… Ah oui une dernière chose, n'essayes pas de me faire croire que tu veux être mon ami, parce que c'est faux.

Sur cette dernière parole elle ferma la porte en plantant ses pupilles dans les miennes ou je vis une dernière fois tout le dégoût et la rancœur qu'elle tenait à mon égard. Bêtement, je restais immobile devant le porche en cherchant quoi faire. La seule chose qui me vient à l'esprit, frapper à sa porte.

- Bella, ouvre… On peu en parler…

-…

- Je t'en pris… Je… C'est compliqué tout ça et… Bordel ! Exportai-je en agrippant fermement ma tignasse.

Un petit reniflement me répondit et j'inspirai calmement afin d'essayer de me modérer. Je ne pouvais pas péter un câble parce qu'elle ne voulait pas m'ouvrir. Restes calme Cullen.

- Bella… S'il te plait laisses-moi juste au moins t'expliquer…

- Tires-toi ! Cracha t-elle alors que je pouvais entendre ses pas s'éloigner en même temps que mon cœur se broyait par son rejet.

Mais comment lui en vouloir ? Tout était de ma faute… Désespéré, je tournai les talons jusqu'à ma Volvo pour m'éloigner le plus loin possible de Bella.

PV BELLA

Alors que je me relevais du sol en reniflant peu glorieusement, je vis mon oncle me regarder inquiet

- Tout va bien Bella ? S'enquit mon oncle ignorant quelques secondes les rapports qu'il lisait.

- Oui, ne t'en fais pas, le rassurai-je en cachant mon visage grâce à mes cheveux.

- C'était qui ? Dit-il en désignant la porte.

- Personne.

- Mmm… Tu avais l'air… énervé, d'après ce que j'ai entendu.

Je me laissai tomber sur le canapé avant de caller mes jambes contre ma poitrine.

- C'était juste un malentendu. Rien de grave…

- Tu en es sûr ?

- Oui… Parfaitement. Répondis-je agacée. Sinon, ton travail ? Comment ça se passe ?

- Comme d'habitude. Des chats sur des toits à aller chercher, Billy, les matchs…

- Je ne pense pas que regarder des matches à la Push avec Billy fait partie de tes attributions de chérif ! Me moquai-je gentiment alors qu'il se renfrogna.

- Il n'y a rien de bien passionnant à part toute cette paperasse.

- Je te l'ai déjà dit, tu ne devrais pas…

- Bella ça va aller.

- Ouais, mais… ça me fait peur… Murmurai-je la voix tremblante.

- Moi aussi…

- Après demain… Tu sais… Je pensais ne pas aller en cours… Pour pouvoir… Enfin tu sais…

- On n'est pas obligé d'y aller Bella.

- Je veux y aller ! Assénai-je en fronçant les sourcils.

- Ce sera épuisant ma puce.

- Je m'en moque ! Je veux y aller… Eh puis le médecin l'a recommandé tu le sais bien…

- Parfait… Tu gagnes.

Je laissai naître un sourire sur mes lèvres tandis que mon oncle referma le dossier qu'il lisait.

- Et sinon pour ces cours avec le fils Cullen ?

- Oh ! Ça… Edward… Il n'a plus besoin de mes services, rétorquai-je sèchement alors que mon oncle fronçait les sourcils.

- Vraiment ? Tu as donc un don pour l'enseignement.

A sa remarque je ne pu m'empêcher de rire de bon cœur malgré la douleur du souvenir d'Edward et de nos maigres moments de complicité.

- Non, je ne crois pas.

- Hum… C'est parce qu'il y a quelque… chose … Enfin… Vous vous…

- Quoi ?

- Eh bien tu sais… Toi et lui… enfin… Balbutia t-il en laissant des rougeurs envahir ses joues.

- Oh ! Non ! Pas du tout ! Je t'assure… Je… Ce fut à mon tour de rougir furieusement.

- Ne t'en fais pas Bella, je comprendrais parfaitement. Tu es en âge d'avoir un… petit ami. Fit-il en grimaçant sur le mot 'petit ami'.

- Mais je t'assure que lui et moi… Rien. Je suis sûr que je ne suis pas son genre de toute manière, affirmai-je en riant nerveusement mais le cœur serré.

Non c'était certain, je ne serais jamais avec Edward Cullen. Nous n'avons jamais vue d'adonis tomber amoureux d'une banalité telle que moi.

- Pourquoi dis tu ça ?

- Mais enfin… Regardes-moi ! Lui ordonnai-je en écartant les bras de mon corps.

- Je te regarde et je ne te trouve en rien désagréable Bella. Tu es bien plus jolie que la plupart des jeunes filles de l'état.

- Tu dois commencer à perdre la tête, me moquai-je en secouant la tête alors que les rougeurs avaient repris place sur mon visage une nouvelle fois.

- Peut-être, mais quand je te regarde, j'ai l'impression de voir ta mère. Tu lui ressembles tellement, soupira t-il nostalgique alors que je baissai la tête gênée.

Moi qui ne connaissais presque rien d'elle… J'avais honte d'être si ignorante de tout ce qui la concernait. Je m'enfonçai davantage dans le coin du canapé en appuyant ma tête contre le dossier en souriant.

- Parles-moi d'elle… Encore. S'il te plait, j'en ai besoin.

- Et bien…Tu as ses cheveux bruns, et son expression innocente et enfantine. Tu as la même forme de visage qu'elle. Tu as cette petite ride entre tes sourcils lorsque tu es inquiète ou perplexe que ta mère avait aussi. Tu tiens la couleur de ta peau d'elle. En revanche tu as les yeux…

- De mon père, murmurai-je en souriant.

- En effet. Tout comme ton côté entêté, se moqua t-il doucement.

- Ah oui ?

- Oui

Il souri en posant ses bras sur les accoudoirs avant de poursuivre, heureux de me voir attentive à son récit.

-Lorsque nous avions emménagé ici, tes parents c'étaient croisés et ça a été le coup de foudre. Je me souviens le nombre de fois que ton père est venu à la maison pour voir Renée. Au début, il se plantait devant la porte avant de tournée les talons intimidé par la réaction de ta mère. Mais au bout d'un mois, il a prit son courage à deux mains et l'a invitée au cinéma pour pouvoir faire plus ample connaissance. Après… Ca à continuer et ton père lui a demandé si elle ressentait la même chose que lui et elle a dit que oui. Puis ils ont finis leurs études et ont emménagé ensemble avant de se marier et de t'avoir.

- C'est romantique, avouai-je à moi-même alors que mon oncle acquiesça faiblement.

- Ton père malgré ses airs insensibles était prêt à décrocher la lune pour elle, je peux te l'assurer.

- J'aimerai connaître le centième de ça, admis-je en crochetant mes bras autour de mes jambes.

- Je suis sûr que tu le trouveras… Hum… Jacob est un gentil garçon.

Je relevai vivement la tête pour croiser le regard de mon oncle qui semblait gêner de la tournure de la conversation. Je plissais les yeux en fronçant les sourcils sachant parfaitement ce qu'il voulait dire.

- Tu sais très bien que Jacob est comme mon petit frère… Jamais je ne pourrais… ressentir plus à son égard.

- Il est pourtant toujours prêt à t'épauler lorsque tu ne vas pas bien. Et puis vous vous entendez à merveille.

- Justement, on s'entend bien mais ça s'arrête là. Jacob est… trop zélé avec moi.

- Trop zélé ?

- Oui… J'ai sais qu'il veut mon bonheur mais… Parfois j'ai l'impression d'être surprotégée avec lui. Ca en est étouffant. Eh… Je ne sais pas, il manque… Ce truc.

- Hum… Mais maintenant que tu en as terminé avec le fils Cullen, tu devrais aller le voir à la réserve. Il en serait heureux. Je ne veux pas que tu délaisses tes amis Bella, me gronda t-il en saisissant la télécommande poser sur la table basse située devant lui.

- Oui… Passer du temps avec lui me ferait sans doute que du bien. Abdiquai-je en comprenant que la conversation était désormais close.

Après avoir passé deux minutes aux côtés de mon oncle et surtout lassée du baseball, je quittai le salon et me dirigea vers ma chambre pour prendre mon téléphone. Je composai rapidement son numéro en me répétant mentalement ce que j'allais lui dire.

- Allo ?

- Jake, c'est Bella.

- Tiens loca ! Ça fais un bout de temps qu'on ce n'est pas vue.

- Deux semaines, répliquai-je en souriant.

- C'est vrai. Je te manque au point que tu comptes les semaines ?

- Idiot, dis-je en levant les yeux au ciel tandis que son rire raisonnait dans le cellulaire.

Quoi que je dise, Jacob était toujours la meilleure personne pour me faire sourire dans toutes les situations.

- Dis-moi, aurai-je le plaisir de connaître la raison de ton appel ?

- Bien sûr ! Voilà je me disais qu'après les cours on pourrait essayer les bécanes que tu as réparées.

- T'es sûr ?

- Oui pourquoi ? Tu as changé d'avis ?

- Non ! Non… C'est juste que je pensais que tu avais mieux à faire, voilà tout.

Je fronçai les sourcils en me laissant tomber sur mon lit en fixant de suite le plafond.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Ben tu as les cours de Cullen.

Je sentis mon cœur se serrer à l'idée que plus jamais Edward ne serait attentif à mes paroles et mes gestes. Sentant ma gorge faire de même que mon cœur, je m'empressai rapidement de répondre à mon ami.

- C'est fini.

- Pourquoi ? Il est si brillant que ça ? Ricana t-il.

- Disons que nous n'avions pas la même manière de voir les choses… Enfin bref tu es d'accord ?

- Oui bien sûr et peut-être qu'après on peut se faire un cinéma ?

- Jacob…

- Ok, ok… Va pour un tour en moto loca.

- Merci.

- J'en pris… Bon eh bien à Vendredi Bella.

- Oui, à vendredi Jake.


En référence à la sainte vierge. (De plus c'est le deuxième prénom de Bella).

D'accord… Vous détestez Edward ? Je vous entend d'ici XD

Alors que pensez-vous de son comportement avec Bella ?

Idiot, non ?

Dans la suite, je vous promets un PV EDWARD, sa vous dit ?

Parce qu'il est vrai que Bella est assez… étrange dans ses réactions mais

Vous comprendrez pourquoi.

Sinon c'est la huée ou les applaudissement ? XD

Pour cela… 3.2.1 REVIEWER ! ^^