Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, cette histoire m'appartient.

Me revoila avec un peu de soleil, un peu de calme et de musique et un nouveau chapitre de bouclé !

Je tiens à vous remerciez pour l'enthousiasme que vous prodiguez à cette fiction, c'est vrai bon à chaque review ! Lire vos commentaires et vos avis sont vraiment extra et super boostant !

Je n'ai pas pu répondre à tout le monde mais je réponds au non inscrit :

Sukii : merci beaucoup pour tout tes reviews c'est vraiment très agréable ! Oui Edward est assez salaud sur ce coup là ! Mais il va se rattraper. Enfin j'espère.

Sonia : En effet comme je l'es dis sur le chapitre précédent, cette fiction est BASEE sur le film « le temps d'un automne » mais juste le caractère des personnages. Mais la trame sera différente, je te rassure la fin ne sera pas du tout la même. Je ne dis rien de plus ! XD

first fan : Mon dieu je ne t'avais pas répondu au chapitre précédent et j'en suis confuse. Je suis vraiment heureuse que tu apprécie mes écris c'est très jouissant de savoir que son travail procure tant de plaisir aux autres. Etriper Edward ? Oui il le mériterait mais je pense que là… tu vas revoir son sort XD Ne t'en fais pas Bella n'est pas du genre à ramper à ses genoux sur un claquement de doigt :) Loin de là. Ce sera peut-être l'inverse.

Jazz : Oui comme tu dis il y a une partie qui me tenait à cœur de mettre. Bella ne finira pas comme elle, mais peut-être que… enfin bref je ne dirais rien XD

PatiewSnow : En effet Edward à été un mufle XD

Encore merci à Jackye pour avoir corrigé se chapitre à une vitesse incroyable. Et à Dex-DaZzLinG qui attends son combat de coq avec impatiente.

Bonne lecture !

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Chapitre 8 : Jalousie et chaire

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PV EDWARD

Voilà maintenant cinq jours qu'Isabella m'évitait et ne voulais plus répondre à mes appels. La première fois elle avait décroché, mais après avoir entendu mon 'allo' elle avait raccroché sans me laisser le temps de lui parler davantage.

Cinq jours où je devenais complètement fou, à tourner comme un lion en cage dans ma chambre. Mon problème était le suivant : elle me détestait et je ne pouvais le supporter. La savoir me haïr me tuait littéralement. Mais comment lui en vouloir ?

Je n'avais fais que la repousser et l'humilier devant une bonne partie du lycée. La laissant tout de même loin de moi. Mais ces cinq derniers jours étaient devenus un véritable enfer pour moi. Depuis cinq jours, elle passait ses midis en compagnie de mes frères et Rosalie et Alice.

Elle avait l'air de s'ouvrir à ma famille. Souriante quelque fois pour les rares moments où elle me laissait voir son visage. Ses cernes violacés étaient toujours présentes et ses absences mystérieuses s'étaient reproduites deux fois dans la semaine. La première fois fut le mercredi puis le jour suivant.

Il m'avait été impossible de l'épier pour calmer ma soif d'elle. Jasper et Emmett parlaient bien souvent de leurs journées lors du diner et donc sans pouvoir s'en empêcher : de Bella. Jasper l'appréciait beaucoup mais nous avais avoué qu'elle était bien souvent distante avec eux et ne participait que très peu à la conversation.

Le plus invraisemblable était qu'elle n'avait rien dit à propos du comportement que j'avais eu à son égard. Elle avait donc préférer se taire ? Pourquoi ? Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Avait-elle peur que je lui fasse du mal si elle racontait notre échange ? Pourquoi aurait-elle peur après tout…

Epuisé, je me laissai tomber sur mon lit en empoignant ma tignasse cuivrée en espérant que toutes ces putains de questions cessent de me tourmenter de cette manière. Pourtant lorsque je clôturais mes paupières je ne pouvais cesser de la voir. Elle était belle et bien gravée à l'intérieure de mon être. On pourrait bien m'écorcher vif, que son image resterait à tout jamais imprimée dans ma mémoire.

Le temps passait. Même si cela me semblait impossible, chaque tic-tac de l'horloge soit aussi douloureux que les pulsations de mon sang sous cet hématome invisible qui régnait sur mon cœur. Cette douleur de savoir que j'avais rendu cet être pur malheureuse pour une simple histoire de fréquentations.

Ce temps s'écoulait de manière inégale et soporifique mais il passait pourtant. Même pour moi. Confirmer par la voix rocailleuse d'Emmett qui provenait du salon et m'annonçait qu'il était l'heure d'y aller.

A reculons, j'acceptai mon sort en espérant pouvoir revoir Isabella. Paradoxale ! Si je ne tenais pas à devenir complètement fou, il me fallait lui parler et lui raconter. Ne serait-ce que la voir.

Tout lui expliquer. Lui dire que je voulais être avec elle mais que c'était compliqué. Que je voulais continuer notre relation comme avant. Et peut-être même… sortir ensemble. Montant dans ma Volvo, je ne songeais à rien d'autre qu'à Isabella.

A quoi ressemblerais le rendez-vous parfait pour Isabella ? Démarrant sur les chapeaux de roues je me demandais ce qui lui plairait. Préférait-elle les hommes machos ou les romantiques sensibles ?

A vrai dire, je ne savais pas grand-chose d'elle. Mon cerveau rassemblait toutes les informations que j'avais récoltées sur Bella mais, lorsque je me garai sur le parking du lycée, je me rendis compte que la seule chose que je savais d'elle, ce résumait à… rien.

Scrutant ce dernier, je vis la camionnette défraichie, de Bella, dans toute sa splendeur à l'écart des autres véhicules. C'était du Bella tout crachée ! Une bouffé d'espoir s'engouffra dans mon être et un sourire s'imprima sur mes lèvres.

Au moins, elle était présente aujourd'hui. La première étape était déjà faite et ce n'était pas le plus dur. Rapidement, je retrouvai le groupe qui était pour la plupart adossé au van miteux de Tyler. Un vrai cercueil roulant dans lequel Newton et les autres mataient des magasines de cul. Il est vrai que j'avais pas mal de difficultés avec ce type.

Il avait cette tendance à glorifier, tout comme Mike, sur ses performances sexuels à qui veut l'entendre. Il se disait populaire avec la gente féminine et nous le prouvais à chaque sortie où il rapportait une nouvelle conquête.

M'approchant d'eux, je vis Alice me faire signe de l'autre côté du parking. De dos, un ange était posé à ses côtés. Répondant à Alice par un signe de main, Isabella, se retourna vers moi pour me dévisager durement.

Hésitant, je tentai un sourire timide en sa direction mais elle ne sembla pas vouloir me le retourner. Tournant la tête vers Alice, cette dernière gesticula en fronçant les sourcils alors que Bella sembla lui répondre. Relevant son regard vers moi, mon lutin préférer essayait de comprendre l'habitude d'Isabella à mon égard.

Je me contentai de contempler quelques secondes Isabella avec une moue protectrice sur les lèvres. Même si elle ne désirait pas ma présence, je ne la lâcherais pas d'une semelle.

Non seulement je n'avais pas envie qui lui arrive quelque chose mais aussi parce que le mystère que représentait Bella me rongeait. Et Bella elle-même m'obsédait.

Alors que je me retournais pour aller vers mon groupe d'amis, je pouvais sentir un regard me brûler l'échine. Tournant discrètement la tête, je vis Isabella m'observer en catimini sans ciller, la tête légèrement rentrée dans son col de parka. A l'instant où elle vit que je l'avais surprise à me lorgner elle s'empourpra en baragouinant je ne sais quoi à Alice.

Etait-elle aussi fascinée par ma personne que je l'étais par elle ? Alors que Jessica commençait à se lancer dans un monologue abrutissant, j'observais Bella, parfois, parce que j'étais incapable de m'en abstenir.

Me tenir loin d'elle me semblait être bien plus compliqué que je ne l'avais prévu. Elle se tenait à présent de profil et semblait blasée par les pantomimes d'Emmett qui avait l'air d'être fière d'une de ses blagues idiotes.

Des palpitations se déclenchèrent dans ma poitrine lorsque je vis Bella sourire légèrement tandis que la montagne de muscles qu'est Emmett devient livide devant Jasper qui souriait, méditant. Elle était si belle. La clarté étrange de son rire faisait accélérer mon rythme cardiaque à une vitesse folle. Comme à chaque occasion où je la voyais ainsi.

- T'as vue la bizarrerie tape l'amitié avec ta famille ! S'indigna Jessica.

- Ouais… Mais je m'en tape. Mentis-je en profitant de l'occasion pour jeter un coup d'œil à Bella.

Une légère brise se leva et fit virevolter sa chevelure d'acajou. Elle y glissa sensuellement sa main pour aplatir ses cheveux qui gênait sa vision. Les rassemblant derrière ses oreilles en réajusta son parka pour se protéger du froid. Je haïssais sa main. La vision de la chevelure folle me nouait la gorge. J'aurais voulu être celui qui y glisserait sa main.

- Franchement y a des gens qui ne savent même plus quoi faire pour se divertir ! Poursuivit Mike en détaillant Isabella du regard.

Regard qui me déplaisait fortement et qui appuyait un peu trop sur elle. Mon cœur eut un soubresaut puis commença de battre à coups redoublés lorsque Isabella lança son sac sur son épaule en emboîtant le pas dans notre direction suivit des autres. J'aurais peut-être la chance de saisir l'effluve de son odeur.

Alors que les commentaires de mes 'amis ' allèrent de bon cœur sur mon ange, je fixais Bella avancer de façon gracieuse jusqu'à moi. Elle semblait concentrer sur sa démarche alors que ses lèvres bougèrent légèrement sans émettre le moindre son. Elle ne daigna pas lever le regard du bitume. Je la vis froncer les sourcils à l'instant où son bras effleura le mien.

C'était encore une fois grisant. Même se ridicule petit contacte entre nous deux me rendait… étrange. Une nouvelle fois. L'instant semblait se dérouler au ralenti comme dans tous ces films débordant de guimauves qu'Alice et Rosalie chérissaient. Moi qui en avais une sainte horreur, je devais bien avouer que la façon dont se déroulait le scénario était d'une certaine manière dés plus agréable.

Impatient, j'attendais l'heure qui précédait l'heure du repas. Une heure de littérature me tendait les bras aux côtés d'Isabella. Malheureusement pour moi les heures défilèrent à une vitesse loin d'égaler une formule un.

Mais je prenais mon mal en patience, je savais que je serais rapidement au côté de Bella. Pour le moment, c'était Jessica qui était à mes côtés et en était plus que ravie. Maquillage, vêtements, et parfois allusions plus que lourdes, elle n'arrêtait pas de tenter de me faire la conversation.

Je bénissais le ciel de me libérer lorsque la sonnerie retentie. Sans plus attendre, je me précipitai vers la salle de littérature en espérant arriver après Isabella. Ainsi il ne resterait qu'une place. Celle à ses côtés. Arriver devant la salle, elle était là.

Installée à la même place, comme à chaque cours de littérature. Fixant un point invisible devant elle avec une grande concentration. Légèrement avachie sur ses avant bras, elle portait un pull noir aux manches trop longues avec lesquels elle jouait régulièrement. Signe qu'elle était nerveuse.

Respirant un bon coup, je m'élançais pour rejoindre ma place à ses côtés en affichant un sourire en coin. Tirant lentement ma chaise, je la vis se raidir lorsque je m'installais avec toute la délicatesse qu'il m'était possible.

La scruter pendant quelques minutes me semblait la meilleure solution. Les bras croisés, elle me jetait un coup d'œil rapide non sans ôter sa petite ride entre ses deux sourcils. A l'instant où j'ouvris la bouche pour lui parler, le prof entra dans la salle laissant tomber sa sacoche sur le bureau.

Ce type était toujours fagoter de son éternel caban noir, les cheveux coiffés sur le côté et les lunettes sur le bord de son nez. Une chemise blanche dont le col sortait nonchalamment de son veston. Il était l'un des enseignants que j'appréciais le plus. D'un geste fluide, il retira son manteau pour le déposer sur le dossier de sa chaise. Il sortit deux bouquins de sa sacoche et les déposa sur son bureau avant de se poster devant celui-ci.

- Bien, bonjour à tous !

Un 'bonjour' sonore se fit entendre dans la classe alors que le prof pris un des ouvrages sur son bureau et le brandissant à la vue de tous.

- Aujourd'hui, on attaque Shakespeare avec une lecture de Roméo et Juliette. Je pense, que vous en avez tous déjà entendu parler.

A cette annonce, les filles gloussaient de concert tandis que les garçons soupiraient d'agacement. Y compris moi. Je détestais Roméo. Il était si idiot. Il se disait aimer Rosaline mais à l'instant où il croise le regard de Juliette il en oublie totalement l'existence de son amour pour Rosaline. Je pense que c'est pour une de ces raisons que j'ai tant eu du mal à poursuivre la lecture de cette œuvre. Je n'arrivais pas à saisir l'attraction que détenait Roméo sur les jeunes femmes. C'était un homme à femme, un vulgaire coureur de jupon.

- Monsieur on ne peut pas faire autre chose ? Demanda Ben en soupirant alors qu'Angela lui lança un regard noir.

Mentalement, je soutenais la demande de Ben. Si je pouvais me dispenser de romance à l'eau de rose, j'en serais parfaitement satisfait. Je lorgnai rapidement Isabella qui se contenta de rester figée, un léger sourire sur ses lèvres vermillon. Triturant ses manches, en jouant avec une petite ficelle de laine troubler l'harmonie de la forme de ces dernières.

- Non, c'est une très belle œuvre et pour que vous l'appréciiez à sa juste valeur une mise en scène est nécessaire, ajouta le professeur satisfait de son effet.

Il scruta la classe en méditant pour fixer avec insistance ma voisine puis moi en souriant sournoisement. Mon dieu, non !

- Monsieur Cullen et mademoiselle Swan, vous allez nous faire le plaisir de lire la scène de la rencontre.

Bella se tendit comme un arc en s'accrochant à la table tandis que je fixais le prof qui nous tendait deux ouvrages. Je me contentais de les fixer avec rebus en sentant ma gorge se nouer et mon cœur se remettre à palpiter. Devant notre manque de réactions, il leva les yeux au ciel.

- Faut-il que je vous mette une heure de colle pour que vous réagissiez ? Fit-il en nous inspectant derrière ses verres épais.

A contre cœur, je vis Bella, pousser sa chaise afin de rejoindre le prof. Je fis de même en saisissant l'ouvrage de manière hésitante alors que Bella rechercha la scène et me tendis l'ouvrage d'un geste durement. Le prof, lui s'installa au fond de la classe et attendis que nous soyons prêts. Bras croisé contre sa poitrine, appuyer contre le mur d'en face.

- Bien ! Edward tu commences avec la réplique de Roméo. Je ferais les autres personnages.

- Ok. Euh… Quelle est cette dame*… commençai-je lasse.

- Stop. Edward qu'est-ce que tu me fais ?

- Ben je lis le texte, rétorquai-je penaud en cherchant un regard compatissant dans la classe.

- Si tu lis ainsi alors tu dois vraiment t'ennuyer, et tu ennuieras tes camarades et moi-même par la même occasion.

- Vous ne m'avez pas dis de jouer, juste de lire, rétorquai-je en soupirant.

- Eh bien lorsque je vous demande une lecture, je désirerai d'y voir un réelle jeu d'acteurs. Dit-il à l'ensemble des élèves avant de reporter son regard sur nous. Bon on reprend Edward. Mets-y un peu plus de vie. On n'a pas non plus toute la journée.

Prenant contenance, je reportais mon regard sur Bella qui attendait que je daigne prendre la parole. Allons-y. Plus vite j'aurais fais ce que me demande le malade, plus vite se sera fini.

- Quelle est cette dame qui enrichit la main de ce cavalier, là-bas ? Demandai-je lascivement alors que le prof joua le jeu.

- Je ne sais pas, monsieur.

- Oh ! Elle apprend aux flambeaux à illuminer ! Sa beauté est suspendue à la face de la nuit comme un riche joyau à l'oreille d'une Éthiopienne ! Beauté trop précieuse pour la possession, trop exquise pour la terre ! Telle la colombe de neige dans une troupe de corneilles, telle apparaît cette jeune dame au milieu de ses compagnes. Cette danse finie, j'épierai la place où elle se tient, et je donnerai à ma main grossière le bonheur de toucher la sienne. Mon cœur a-t-il aimé jusqu'ici ? Non jurez-le, mes yeux ! Car jusqu'à ce soir, je n'avais pas vu la vraie beauté, répliquais-je en fixant Isabella avec dévotion tandis qu'elle se contenta de tripoter les pages en fixant le livre.

- Passons le dialogue entre Tybalt et les Capulets. Continue Edward, me sollicita t-il en s'assaillant.

J' hochai la tête en lisant mentalement la réplique, je souris en sachant pertinemment que cette corvée pouvait m'aider avec Isabella. En bonne élève, je saisissais la main de Bella qui releva la tête interloquée de mon geste mais ne pipa pas mot. Me rapprochant légèrement d'elle, je captai son regard avant de reprendre :

- Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d'effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser.

- Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n'a fait preuve en ceci que d'une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains que peuvent toucher les mains des pèlerins et cette étreinte est un pieux baiser. Fit-elle presque sévère.

Elle était incroyable. Elle ne lisait pratiquement pas le livre et semblait chercher quelque chose dans mon regard. Déstabilisé, je secouai légèrement la tête. Sur mes lèvres naquit un tendre sourire dont j'espérais qu'elle apprécie l'apparition. Roméo n'était peut-être pas si idiot.

- Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?

- Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière. Répliqua t-elle en effectuant un pas vers moi, ses yeux toujours ancrés dans les miens, je me sentis une nouvelle fois chavirer par sa dévotion à jouer Juliette.

Me jeter sur ses lèvres était la seule pensée qui habitait mon cerveau à cet instant. Le cœur au rythme d'un tambour de guerre, je collai mon bassin au sien en soupirant. Sa chaleur me réchauffa instantanément.

- Oh ! Alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir. La suppliai-je en fixant aimablement mes tentations charnues.

- Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières, susurra t-elle tandis que je plongeais mon regard brûlant dans le sien

- Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l'effet de ma prière.

Je me stoppai en voyant Bella rougir furieusement. Le silence qui régnait dans la salle ne semblait pas me toucher contrairement à cette tension, plus que palpable qui habitait nos deux corps.

Je relu rapidement la phrase et compris se qui déclencha ses rougeurs. Timidement, je me penchai vers elle en fermant les yeux. Hésitant, comme un homme qui tergiversait avant d'embrasser une femme. C'était ce genre de moment parfait d'anticipation qui pourrait durer des heures afin de profiter de la douceur de cette attente avant l'apothéose. Lorsque ses lèvres effleurent les miennes, je ne pu m'empêcher de fondre sur sa bouche.

Douce et chaude bien meilleure que je me l'étais imaginé. Mon cœur c'était emballé à la minute même où le contacte de mes lèvres sur les siennes c'était effectué. Chastement, je remuai mes lèvres contre les siennes avant de m'en détacher à contre cœur.

Haletant, je cherchais ses pupilles qui étaient toujours cacher sous ses paupières closent. Mon sang bouillonna sous ma peau pour incendier littéralement ma bouche. Erratique, Bella agrippa incertaine la naissance de ma chevelure pour jouer avec d'une main. Collant sa tête contre la mienne.

- Vos lèvres ont effacé le péché des miennes. Terminai-je en un murmure.

- Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu'elles ont pris des vôtres, rétorqua t-elle dans un souffle en se mordant la lèvre inférieur.

- Vous avez pris le péché de mes lèvres ? Ô reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché.

Une nouvelle fois, je me penchai sur ses lèvres pour les goûter à nouveau. Mon dieu pourrai-je vivre sans ne plus jamais y goûter ?

Impossible !

Elle était comme une drogue, une addiction qui vous marquais sans mal. Mais dont on sortait difficilement intacte. Mes lèvres s'ouvrirent légèrement alors qu'elle répondit plus avidement à mon baisé.

Ma main avait prudemment quitté la sienne marmoréenne pour trouver le chemin jusqu'à sa joue. Effectuant de douces caresses, je la sentir tressaillir contre mes doigts. Sa peau était si douce lisse et délicate je ne pouvais m'empêcher de sourire et de souder mon front au sien. Elle soupira en malmenât de plus belle sa lèvre. J'y passai mon pouce pour stopper ce gâchis tandis qu'elle ouvrait sa bouche pour me laissait inhaler son haleine fraîche.

- Vous avez l'art des baisers. Affirma mon ange en effleurant à son tour ma main contre sa joue en approchant dangereusement ses lèvres des miennes.

Je m'apprêtai à déposer un léger baiser sur les siennes lorsqu'un claquement retentis dans la salle pour nous faire sursauter tout deux et percer notre bulle. Le prof se leva de son siège en traversant l'aller, un sourire plaqué sur ses lèvres. Le reste de la classe l'imita et nous eûmes droit à une ovation impressionnante. Je croisai le regard d'Angela qui pétillait tout comme celui de son compagnon Ben qui me gratifia d'un clin d'œil. Je réalisais se qui venait de se passer.

J'avais embrassé Isabella Swan. Et je ne pouvais plus raisonner de manière cohérente. Je scrutais le reste de la classe et je pouvais voir que la plus part des filles avaient une lueur sauvage dans le regard tandis que les garçons semblaient ahuris par la scène. Passant une main sur mes lèvres, je tentais de reprendre pied mais se fut tout le contraire.

- Bravo à vous deux ! Le baiser n'était pas obligatoire mais… je ne pouvais pas attendre mieux. On y croyait dur comme fer. Dit moi Bella, tu connaissais ce passage ?

- Hum… je…je…Je connais le livre par cœur… C'est un de mes favoris, répondit-elle en tendant l'ouvrage au professeur après avoir fini de bégayer.

- Parfais… Dans se cas, retournez vous assoir.

Sans plus de cérémonie, Isabella s'empressa de s'exécuter alors qu'elle fixait de nouveau ses pieds. Je l'imitais avec un sourire niais sur mes lèvres tandis que le prof poursuivit le cours. Réinstaller au côté de Bella, je croisais les bras en la dévisageant sans vergogne. Je venais d'embrasser un ange.

Dans mes rêves les plus fous je n'aurais jamais pu imaginer une sensation telle. Pas n'importe lequel mais le plus beau et le plus doux des êtres que j'avais eu la chance d'approché. Naïf et sauvage à l'état brute, ses lèvres m'avaient laissé entrevoir un monde parfait et sans fausse note.

Déglutissant péniblement, elle se contenta de m'ignorer et de se refugier derrière son rideau d'acajou mordillant furieusement sa lèvre. A l'instant où je mis mon manuel entre nous, je la vis se raidir sur son siège et me toisa.

Son visage trahissait cette fois des émotions surprenantes. Hostilité et colère. C'est se que je sondais sur son angélique fasciée. Malgré sa froideur envers ma personne, je ne pouvais qu'être fasciné par ses traits si parfaits. Isabella était mon anathème. Et ce pour toujours.

- Qu'est-ce que tu as à m'observer ainsi ? Demanda t-elle la voix chevrotante.

- Je ne fais rien de mal, me justifiai-je en souriant maladroitement.

- Pourquoi… Pourquoi m'avoir embrassé ? Devant tout le monde…

- Parce que c'était écrit, éludai-je en contemplant sa réaction.

Elle fronça les sourcils.

- Pourquoi me demandes-tu ça ? Murmurai-je d'une voix harmonieuse.

- Pour rien !

- Il y a bien une raison…

- Non aucune. Mais ne recommence pas.

Aussitôt qu'elle eut fini sa phrase, elle s'abrita derrière ses cheveux une nouvelle fois. Malgré sa réaction, j'avais la conviction qu'à l'instant où je l'avais embrassé quelque chose de fort c'était passé. Elle ne m'avait pas repoussé, ni même giflé mais peut-être regrettait-elle de ne pas l'avoir fait. Je ne lui en aurais pas voulu mais mon cœur ne s'en serait jamais remis.

J'avais tenté tout au long du cours d'attirer son attention mais rien n'y faisait. Elle se contentait de fixer sa feuille de cours totalement figée, au bord de sa chaise. Une fois que la fin du cours se fit entendre, elle se précipita pour ranger ses affaires et sortir furibonde sans me laisse la chance de l'accoster.

Le coup du baisé était définitivement pas passé. Pourtant je n'arrivais pas à culpabiliser. Lui avoir volé un baisé, puis un autre avait été la plus belle chose que j'avais faite depuis que je connaissais ma fascination. Quittant à mon tour la salle de cours, je m'en retournai à mon cassier. Il était situé aux côtés de celui de Ben et Angela.

Déposant mes bouquins dedans, je le refermai sans précaution en retournant vers la salle de littérature espérant que le prof y serait encore. La chance semblait de mon côté aujourd'hui. Me raclant la gorge, il délaissa ses copies pour poser son regard ébène sur moi.

- Edward ? Que puis-je faire pour toi ? Me demanda t-il en ôtant ses lunettes.

- Je voulais savoir s'il m'était possible de vous emprunter un des deux ouvrages ?

- Mais nous avons une bibliothèque pour assouvir votre soif de lecture Edward.

- Justement, je pense que les ouvrages que je convoite son déjà empruntés.

- Hum… Il fouilla dans sa sacoche en cuire marron et en sorti un des bouquins en feignant un sourire sévère sur ses lèvres. Je te le confis. Disons jusqu'à la fin du trimestre.

- Ce sera amplement suffisant. Affirmais-je en tournant les talons. Merci monsieur.

- Oh au faite Edward !

- Oui ?

- La prochaine fois vous et mademoiselle Swan exprimez votre affection physique en dehors de mon cours. Je ne tiens pas à devoir calmer une horde d'hormones d'adolescents. Ria t-il alors que je sentis le rouge me monter aux joues.

- Oui… monsieur. Bonne journée.

- A toi aussi.

Soufflant de soulagement, je rangeai mon bien dans mon sac. A présent, j'avais une chance, d'en savoir plus sur Isabella. Elle aimait cette histoire tragique, je voulais savoir pourquoi. Peut-être ceci était la solution à mon problème avec elle.

Balayant du regard la cantine, je vis sa silhouette frêle, dos à ma personne rayonné seule à une table. Il en était que ma famille devait déjà être sur le parking à discuter. Finissant une heure plus tôt que moi, ils profitaient toujours de la tranquillité pour se retrouver.

Avançant prudemment jusqu'à elle, je me postai derrière une des chaises.

- Je peux m'assoir ?

- Je ne pense pas que les bancs du self m'appartiennent.

Lentement, je m'installai à sa gauche tandis qu'elle se décalait. Je soupirai en passant une main sur mon visage pour croiser mes mains sur la table en me penchant vers elle.

- Bella… Même si ça semble inutile… Je tiens à m'excuser… Pour mon comportement devant les autres… J'ai été nul. Je ne pensais pas que tu le prendrais de cette façon… Tout comme pour… le baisé…

-Tu savais que le cœur humain crée assez de pression quand il pompe le sang pour le propulser à 9 mètres. , dit-elle en gardant son regard fixer sur son bouquin, ignorant mes excuses.

- Bella, je suis entrain de faire un effort là… Soupirai-je en passant une main dans mes cheveux alors qu'elle serra sa mâchoire en laissant naître un sourire tordu sur ses lèvres.

- Tu ne devrais pas c'est trop d'honneur.

- Bella arrêtes un peu de….

- C'est quoi le prix ?

-Quoi ? Demandai-je perdu.

-Le prix du pari ?

-Tu crois sincèrement que je joue avec toi… déduisais-je en cherchant son attention.

- Qui m'aurait dit que tu aurais réussis par répondre correctement un jour à une de mes questions ? Ironisa t-elle en affichant un sourire insolent.

- Je veux qu'on soit ami… Toi et moi…

Brutalement elle ferma son livre, et se tourna vers moi, le visage fermé et ses lèvres ne formais plus qu'une ligne.

- Non.

- Quoi ? M'étranglai-je ahuris de son ton catégorique.

- J'ai dis non.

- Pourquoi ?

- Parce que tu n'as aucune idée de ce que c'est que d'être ami avec quelqu'un, railla t-elle.

- Je crois que je sais ce que c'est !

Elle secoua la tête énervée avant de se lever de sa chaise.

-Tu ne sais pas ce que tu veux, alors trouves toi une autre tête de turc pour tes cours privés. Moi. Je démissionne.

Alors qu'elle quittait le self sous le regard de tous, je me mis à courir pour la rejoindre.

- Et toi tu le sais ? Tu crois que personne ne peut être bien avec toi mais c'est faux, certifiai-je en saisissant son poigner pour qu'elle me regarde.

- Et pourquoi je le croirai? Me demanda t-elle irritée en scrutant le couloir désert.

- Parce que tu ne pourras plus te réfugier dans ta bible ou tes cours… Et ça… ça te fais flipper de savoir que quelqu'un peu t'apprécier !

- Tu te mets le doigt dans l'œil ! Cracha t-elle avant de se dégager de mon étreinte fébrile.

- Non ! Tu as peur d'être avec moi.

Elle secoua la tête en ferment les yeux avant de se pincer l'arrête du nez. Elle s'empressa de me quitter tout en fuyant mon regard.

- Je ne veux plus te voir, murmura t-elle en poussant la porte pour se précipiter à l'extérieur.

Non, je ne pouvais pas la laisser partir sans rien faire ! Une nouvelle fois je m'élançai à sa poursuite pour me retrouver sur le parking. Elle était de dos, discutant avec un type assez musclé à la peau bronzée et aux cheveux noir ébène coupés courts. Mais à peine plus grand que Bella.

Je serrai une énième fois ma mâchoire lorsqu'il commença à s'approcher un peu trop d'elle. Avant que ça ne « dégénère », je m'avançai jusqu'à eu d'un pas rude et assuré. Le type leva son regard vers moi en plissant les yeux comme si il allait montrer les dents. Qu'est-ce qu'il avait à me dévisager ce connard ? Rapidement, je reconnu l'indien comme étant le type sur la photo : Jacob. Ce dernier chuchota quelque chose à Isabella, qui se retourna pour me fusiller du regard.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Te parler.

- Je pense que l'on c'est tout dis il y a à peine cinq minutes. A moins que ce ne soit passé dans mon esprit tordu.

Comment faisait-elle pour changer d'attitude aussi rapidement ?

- Tu ne m'a pas réellement laisser m'exprimer, assénai-je en voyant l'autre cabot me lancer un regard noir.

- Désoler mais je n'ai pas envie d'écouter tes niaiseries encore une fois…

- Tu es vraiment têtue, déclarai-je en affichant un demi-sourire sans joie. Mais saches que je le suis plus que toi, repris-je beaucoup plus sérieusement.

Plissant son petit nez, comme un chaton furieux persuadé d'être un tigre elle renifla en se tournant vers son ami.

- J'ai bien réfléchie Jacob, pour le cinéma et c'est d'accord. Finalement j'ai plus de temps à dépenser à présent. Autant l'utiliser à bon escient.

Le dit Jacob laissa ses lèvres s'étirer et entrevoir ses dents blanche tout en me fixant d'un air satisfait. Pour ma part, je me sentais plus que mis à l'écart alors que j'avais envie de lui faire disparaître son sourire tordu. Etait-ce une, des façons, que Bella avait trouvée pour se venger ?

Si c'était le cas elle avait réussit. A quoi jouait-elle ? Je sentais mes muscles se contracter lorsque le clébard fit un clin d'œil à Bella. Si elle ne me détestait pas, j'aurais arraché la tête à ce sale clébard. C'était puéril mais j'en avais une féroce envie. Je le détestais sans même le connaître. Je savais ce qu'il faisait et je le détestais pour ça.

- C'est d'accord ma belle.

-Parfait on y va alors. Cullen. Me salua t-elle alors que l'indien lui tendit un casque qu'elle enfila rapidement en m'ignorant.

- Je ne te laisserais pas partir avant que je ne puisse t'expliquer, dis-je en me postant devant la moto de l'indien la suppliant du regard.

Ce dernier se saisit du guidon et se pencha vers moi serrant la mâchoire à son tour.

- T'as pas compris Cullen ? Elle ne veut pas te voir. Elle n'a plus rien à faire avec toi maintenant dégages.

- Ce n'est pas à toi d'en décider, crachai-je en ancrant mes pupilles dans les siennes.

- Tu crois franchement que tu es assez bien pour elle ? Laisses-moi rire !

- J'en suis sûr. De plus attends sa réponse pour savoir ce qu'elle désire.

- Je sais ce que Bella veut, siffla t-il en tentant de m'intimider davantage.

- Cà suffit-vous deux ! S'exclama t-elle en posant une de ses mains sur nos torses pour nous repousser mais le seul effet qu'il eut, fut de me donner un frissonner.

- Edward. Tu devrais y aller, murmura –telle comme pour essayer de m'apaiser.

- Pas avant d'avoir pu m'expliquer Bella… Dis-je en la fixant tendrement.

- Edward… Arrêtes de faire ça ? Me conjura t-elle alors que je postais face à elle d'une démarche féline. Je tentais de me placer de façon à pouvoir sentir son odeur mais aussi de manière à pouvoir me retenir de l'encercler de mes bras.

- De faire quoi ?

- Tenter de m'éblouir.

Ses yeux noisette plongèrent dans les miens et je me sentis chavirer. Je ne répondis rien, me contentant d'écouter le son de sa voix. Pour l'apprendre par cœur. Mais l'idée de la quitter me rendait anxieux. J'étais anxieux d'être loin d'elle. La savoir avec lui, dans une salle sombre, seul me faisait rager littéralement.

Je remarquai qu'elle me fixait tristement, j'aurais tout donné pour réduire cette distance infinie et la toucher, mais je craignais qu'elle n'apprécie guère mon geste. Le cabot se racla bruyamment la gorge. Voyant que je ne bougeai pas, Bella reprit en soupirant.

- Tu gagnes… Nous parlerons plus tard si tu y tiens tant. Maintenant tu devras y aller. Ça te convient ?

- Parfait, mais fait attention à toi Bella, lui demandai-je en jetant un œil à l'indien qui affichait un sourire tordu.

- Elle est entre de bonnes mains ! S'exclama ce dernier alors que je grognai de façon inaudible.

- Ils y en auraient des meilleurs, murmurai-je alors qu'Isabella fronça les sourcils de nouveau.

- Qu'est-ce que tu insinues Cullen ? Me demanda l'amérindien en s'approchant de moi de façon menaçante.

- Rien qui ne soit pas vrai.

- Tu ….

- Ça suffit Jake, on y va maintenant ! L'admonesta Bella en agrippant son bras pour le forcer à la suivre.

- Ne te marres pas Cullen ! Grogna Jacob tandis qu'un sourire narquois s'amplifia sur mon visage.

Montant sur la bécane de m'amérindien, Bella enroula fermement ses bras autour de la taille de ce dernier qui me lança un regard mauvais.

- Colles-toi bien contre moi ma belle… Surtout dans les virages.

- Arrêtes tes bêtises et démarres, siffla t-elle.

Faisant ronronner le moteur, il quitta en quelques secondes le parking devant mes yeux. Les savoirs, lui et elle. Seule dans le noir. Assis l'un à côtés de l'autre, coller serrer… Non je ne pouvais pas le supporter. Et s'il tentait quelque chose… Alors que je me tortillais dans l'espoir de savoir où il allait je me mis à courir jusqu'à ma Volvo. Alice vit mon visage fermer et se posta à côté de ma portière.

- Tout va bien Edward ?

- Ouais, ne t'en fais pas. Je dois juste… aller acheter un truc.

- Quel truc ?

- Un truc… éludai-je légèrement agacé de perdre autant de temps.

- Dis moi je l'ai peut-être.

- Cela m'étonnerait, répliquai-je en claquant la porte de mon véhicule et démarrant le moteur. Alice frappa à la fenêtre et me fit signe de la descendre.

- Quoi encore.

- Ne fais pas le con.

- De quoi tu…

- Tu devrais aller chercher ton truc, rétorqua t-elle en me faisant un clin d'œil avant de reculer de ma voiture et de rejoindre les autres.

Ne cherchant pas plus loin, je démarrai ma voiture. Port Angeles était sûrement la ville où ils allaient se rendre. Il est vrai que c'était là où se situait le cinéma le plus proche et le plus convenable. Arriver au bord de la ville, je trouvai une place isolée pour m'assurer que ma présence ne serais pas détectée.

Je trouvai rapidement le cinéma de la ville. Le Lincoln Theatre* était le plus fréquenté par tout les jeunes de Forks. Bella ne devait surement pas faire exception.

Sa devanture ancienne était surement le genre de mon ange. Je me réfugiai dans une des ruelles qui donnait une vue dégagée sur l'entrer du cinéma. Me concentrant sur la masse qui affluait devant le cinéma, je n'entendis pas la personne qui déposa une main sur mon épaule.

- Calme, c'est juste moi.

- Merde jasper ! Tu m'as foutu la trouille. On ne t'a jamais appris à ne pas surprendre les gens de cette manière.

- Et toi que ce n'est pas très jolie de cacher des choses à tonton Jasper ! Qu'est-ce que tu fabriques…

- Rien ! M'exclamai-je bien trop rapidement en espèrent qu'il lâche l'affaire.

- Qu'est-ce que tu me caches ?

- Rien, répétai-je en articulant.

- Bizarre, je ne te crois pas, rétorqua t-il en plissant les yeux.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que tu as un comportement étrange depuis trois jours et plus le temps passe, plus tu agis comme un taré.

- Je n'agis pas comme un taré !

-Tu ne dors presque pas et tu te mets à jouer du piano à 4h00 du matin. Tu restes devant l'ordinateur pendant des heures… Je commence sincèrement à m'inquiéter pour toi frérot !

- J'ai juste du mal à dormir, éludai-je.

Pourtant c'était vrai. Je n'y parvenais pas. Je n'arrêtais pas de me retourner le cerveau pour me rappelle le nom de ce fichu médicament. Je me revoyais tenir le flacon dans ma main, entrain de lire l'étiquette. Mais cette dernière demeurait vierge de toute écriture. Putain de mémoire défaillante !

- Mouais… Ça n'explique pas ce que tu fais dans une ruelle entrain d'épier les gens comme un voyeur.

Fronçant les sourcils, il laissa naître un sourire sur ses lèvres en quittant la pénombre de la ruelle. Mais qu'est-ce qu'il fabriquait ?

- Tiens ce n'est pas Bella avec le type costaud ?

Je le rejoignis pour vérifier ses dires.

- On dirait…

- Ben viens on va les saluer ! Hey ! Bella ! S'exclama t-il alors que je le tirai violement vers moi pour ne pas que Bella le voit.

- La ferme ! Chuchotai-je en me penchant légèrement pour la voir.

Elle était retournée dans notre direction en fronçant les sourcils. Plissant les yeux elle s'avança vers nous en penchant la tête. Alors que son ami scrutait les affiches avec concentration. La panique s'empara de moi lorsqu'elle se trouva à quelques mètres de nous.

- BELLA ! Croassa l'indien en souriant.

- Quoi ?

- Tu viens, la séance va débuter !

- J'arrive ! S'écria t-elle méfiante avant de jeter un dernier coup d'œil dans notre direction.

Au bout de quelques secondes, elle secoua la tête et repartie en direction de l'indien qui l'accueillit avec un sourire. Je grognai lorsqu'il lui fit un clin d'œil avant de pénétrer dans le cinéma.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? Chuchota t-il alors que je levai les yeux au ciel.

- Je… Elle n'a pas à savoir que je suis ici.

- Pourquoi ?

- Parce que ce serait… gênant.

- En quoi ce serait gênant ?

- Je… Je…

Jasper fronça les sourcils tandis que je bégayais cherchant une excuse mais rien ne me vient. Jasper me fixait perplexe avant de me regarder, les yeux écarquiller.

- Ce n'est pas vrai… Ne me dit pas que tu l'espionnes !

- Non… je… Enfin… Pour quelles raisons je ferais ça hein ? Riais-je nerveusement.

- Je n'en sais rien à toi de me le dire !

- C'est compliqué.

- J'ai tout mon temps.

Piéger, je passai une main dans mes cheveux pour me donner du courage alors que Jasper s'adossait au mur, sourire aux lèvres, attendant mes explications.

- Ecoutes… C'est tout frais et je ne sais pas ce qui m'arrive. Ce n'est pas moi ça.

- De quoi ?

- De suivre une fille, de chercher une façon d'attirer son attention, d'être aussi nais. Éructais-je en agrippant mes cheveux.

Je sentais toute la tension que j'avais accumulée me quitter par un simple souffle. Jasper posa une main sur mon épaule.

- Edward ? Je vais te poser une question et je veux que tu me répondes de la manière la plus franche.

Je hochai la tête en redoutant ce qu'il allait me demander. Jasper était l'intuitif et l'altruiste de la famille. Bien souvent il était le «négociateur » comme l'appelait Emmett. Toujours présent pour intervenir pendant les conflits.

- Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre toi et Bella ?

- Eh bien… On s'est embrassé… Enfin, je l'ai embrassée après l'avoir… jeté devant mes amis. Rectifiai-je gêné.

- Oh ! C'était quand ?

- Aujourd'hui pendant le cours de littérature. On devait lire une scène de Roméo et Juliette et je… J'ai du confondre la fiction avec la réalité… Riais-je nerveusement en me pinçant l'arrête du nez.

- Hum… Et quand tu dis jeté…

Je lui expliquai la scène dans les moindres détails en redoutant sa réaction. Jasper c'était rapprocher d'Isabella comme tout les autres. Une fois mon récit complet, il me dévisagea avant de souffler en passant une main sur son visage.

- T'es dans une sacrée merde !

- Merci de ton soutient. Plus ce serait de trop !

- Arrête. Tu n'es pas vraiment en position de jouer de tes sarcasmes Eddy.

- Ne m'appelle pas comme ça ! Articulai-je sèchement alors que je reportai mon attention sur Bella et l'autre cabot qui faisaient la queue.

- Et ce type. C'est qui ?

- Son ami. Enfin, c'est ce qu'elle me dit.

- Tu sais la jalousie est un vilain défaut !

- Je ne suis pas jaloux… Juste inquiet. Je ne lui fais pas confiance.

-A Bella ?

- Non, l'autre gusse.

Jasper soupira en passant une main sur son visage et se colla contre le mur en penchant sa tête.

- Je suis totalement contre ce que l'on est entrain de faire.


* Réplique tiré de l'œuvre de W. Shakespeare

33 pages plus tard…

Alors dite moi tout !

Vous aimez toujours ?

Alors oui Edward va… ramez XD

Que pensez vous de la première confrontation de coq ^^ ?

Fleurs, tomates ?

Eh oui Jasper entre en scène et va soutenir Edward.

Laisser moi une petite trace de votre passage ) sa fait toujours plaisir !