Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire m'appartient.

SURPRISE !

Me revola après une semaine de travail acharner pour rendre mon dossier d'art à tant avec une crève carabinée. Je suis navré pour ce retard mais enchainer le dossier plus les révisions c'est dur !

En tout cas, j'ai été très mais très agréablement surprise par le nombre de reviews reçu sincèrement sa m'a toucher !

Et surtout donner envie d'allonger cette fiction de plus de chapitre !


Réponses aux non- inscrits :

First fan : Mon dieu tout tes reviews sont un réel bonheur et de vraies motivations. Je suis vraiment fière d'avoir des lectrices dans ton genre. Tu aime la réaction de Bella ? Hey bien se n'est pas fini ! Edward n'aura pas qu'à claquer des doigts pour avoir notre Bella. Elle n'a pas une vie facile et n'est pas du genre à être le style de fille qui à l'habitude de parler avec des personnes autres que Jacob ou Eléazar. Et surtout qui n'à pas l'habitude de sortir avec un garçon. Enfin bref, je ne dirais rien de plus XD

CamilleSaskiaMarius76 : Eh oui ! Pas mal de monde ont pensés que Jasper serait plus du côté de Bella après l'histoire de l'altercation. Mais n'oublier pas que Jasper et Edward sont frère et que Jasper est assez mature. Son personnage est très intéressant à travailler et à exploité. Je veux plus développer que sur Esclave des sens.

Liliix : Voyons n'en veux pas à Edward ! Il a compris qu'il allait devoir se décarcasser ! La scène de Roméo et Juliette j'y tenais beaucoup. Je trouve que cette preuve est vraiment magnifique. C'est l'une de mes préférer ! Je dois bien avouer que sa fait clicher mais je trouve ce livre magnifique et que certains passage seraient intéressant à incruster pour l'histoire, surtout qu'à présent Edward à l'ouvrage.

Team Edward : Pauvre Edward ! Pourquoi autant le flageller ? XD Il a surement des raisons pour c'être comporter de cette manière ? Non ? Mais il n'a été très cool et il c'est plutôt mal comporter. Mais pour ce qui est d'assumer sa va lui prendre du temps.

aulandra17 : Merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis vraiment heureuse que mon travail te plaise autant.

Diana : Edward, Espion ? Oui mais très mauvais !

PatiewSnow : Jacob VS Edward n'est pas fini ! Jacob est têtu et culotter tandis qu'Edward est aussi obstiné et obséder par Bella. Qui va gagner ? XD Quel suspense ? Pour ce qui est la relation Edward/Bella, ce sera lentement et surement.


Voila ! Encore merci pour tout vos encouragement sa aide réellement ! Merci

Merci à ma maman du site Jacky pour la correction !

Bonne lecture !

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Chapitre 9 : Dérailler

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- Je suis totalement contre ce que l'on est entrain de faire.

- Alors pourquoi me suivre ? Maugréai-je en fronçant les sourcils.

- Parce qu'Alice m'y a obligé ! Répliquai mon frère en levant les yeux au ciel.

- Comment un être aussi craintif et chétif peut-être aussi agacent et envahissant ?

- Le talent Edward ! Elle appelle ça le talent ! Rétorqua t-il en agitant son index devant mes yeux retenant un rire. Mais plus sérieusement frérot, tu devrais lui dire se que tu ressens pour elle !

- C'est-à-dire ?

- Qu'elle te rend dingue ! Se moqua t-il en lâchant un léger rire.

- Ahaha très drôle, ironisai-je en tournant la tête pour cacher ma gêne.

Oui il est vrai qu'elle me rendait dingue. Complètement dingue… Il fallait tout de même l'être un peu pour suivre quelqu'un et épier ses moindres faits et gestes. Me voila voyeur à présent ! Bravo Edward de mieux en mieux.

Malgré tout, je ne pouvais détacher mon regard de cet ange. Elle m'avait ensorcelé par le charme de ce dernier. J'aimerais lui dire à quel point elle m'est devenue comme essentielle, à un tel point que sa présence est devenue mon addiction personnelle et à quel point je suis fou de ne pas la connaître. Fou de ne pas pouvoir la protéger à ma guise, fou de savoir qu'elle ne supporte pas ma compagnie. Fou de me dire que je gouterais peut-être plus jamais ses lèvres.

Jasper me sortie de ma torpeur en posant sa main sur mon épaule.

- Ils sont entrains de rentrer.

Sans rien dire, je hochai la tête et m'avança vers l'entrée du cinéma, Jasper sur mes talons. Je la vis avancer d'une grâce divine en compagnie de l'indien qui se rapprochait d'elle avant de se stopper devant une des portes rouge recouverte de velours. Bella s'appuya contre le comptoir de nourriture et affichait un sourire amusé. Durement, je tendis la coupure de vingt dollars à l'ouvreuse en ignorant son sourire surfait.

- Monsieur ?

- Oui ?

- Pour quel film ?

Je lançai un regard à Jasper qui haussa les épaules tandis que je soupirais en passant une main dans mes cheveux. Je me penchai vers la femme qui battait des cils de façon exagérée.

- Le même que le couple qui vient de passer, fis-je légèrement aguicheur en lui offrant mon imparable sourire en coin.

Je grimaçai légèrement au mot couple mais elle ne sembla pas s'en formaliser au vue des ses pupilles écarquillées et noircies. Se ressaisissant difficilement de mon effet elle se mit à rougir avant de prendre la monnaie.

- humm… Très bien… Tenez.

- Merci !

Sans plus m'attarder, je récupérai les billets qu'elle me tendit, ignorant son numéro de séduction sous le rire de Jasper. Ce dernier se calla dans un coin alors que je surveillais de loin Bella et le petit con. Une fois dans la salle, nous nous installâmes au fond pour avoir une meilleure vue sûr eux.

Dominant la salle, je les vis s'installer dans les premiers rangers, en bout. Peu de personnes étaient présentes à la séance.

Appuyant sa tête sur son poing, Jasper pencha cette dernière en focalisant son attention sur l'écran en soupirant. Moi, je ne pouvais détacher mon attention d'Isabella. Elle jeta ses cheveux en arrière avant de se caller dans son fauteuil me laissant juste voir le haut de son crâne.

Me calant à mon tour dans mon siège, je ne pouvais m'empêcher d'haïr ma condition. C'aurait dut être moi qui aurait dut être à ses côtés et non cette espère de chiot mesquin. Profitant de l'attente avant le film, je saisis mon sac et en sortie l'ouvrage que j'avais emprunté au professeur.

Jasper m'observa du coin de l'œil sans rien dire tandis que je tentais de l'ignorer du mieux que je pouvais. Je plongeai dans l'ouvrage espérant pouvoir aller plus loin que dans mes précédents essais. Reprenant ma lecture où je l'avais abandonnée.

Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures ! (Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre.) Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ?
Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! Voilà mon amour ! Oh ! si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien... Elle se tait...

Mais non son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus. Belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent.
Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! Que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue !*

Je laissai naître un sourire sur mes lèvres à la réplique de Roméo. Pauvre fou, tu es épris d'elle bien avant que de comprend ce délicieux sortilège. Je commençais à comprendre le caractère de ce type. Déstabilisé par l'anormalité de ses sentiments et de la situation. S'il savait, ô combien pour moi la tâche de ne pouvoir être aux côtés d'Isabella était ardue.

Comparer Isabella aux astres était une ignominie. Elle ne pouvait être comparée à rien qui puisse exister, elle était bien au dessus de cela. Un ange était qualifié, dans les termes les plus simples de perfection absolue. Alors comment les comparer ?

Continuant ma lecture, je pouffais en me remémorant le conseil de Benvolio à son ami : cesse de penser à elle. Il ne le pourra jamais plus. Elle était inscrite en lui et ce à tout jamais. Tout comme Bella était inscrite en moi.

- Tu te sens bien ?

Je détachai mon regard de l'ouvrage pour jeter un œil à mon frère qui avait arqué un sourcil en souriant.

- Très bien. Pourquoi cette question ?

- Je ne vois juste pas matière à rire avec ça. Rétorqua t-il en désignant mon livre du menton. Je croyais que tu détestais cette pièce.

- Hum… J'ai changé d'avis, fis-je en rangeant rapidement l'ouvrage dans mon sac qui s'écrasa au sol.

- C'est de pire en pire. Fait en sorte qu'Emmett ne l'apprenne pas.

Je me figeai totalement à sa remarque. Emmett ! Je l'avais complètement oublié. Mon dieu ça allait être ma fête ce soir…

Jasper n'eu pas le loisir de me questionner davantage. Plongé dans l'obscurité, seule la lumière que projetait l'écran me permettait d'entrevoir la silhouette de Bella. Décidé à ne pas laisser cette soirée prendre une tournure regrettable, je gardai les yeux rivés sur eux.

Nonchalamment, le sale cerbère feignait de s'étirer et déposa son bras sur le dossier de Bella. Cette dernière tourna la tête dans sa direction avant de reporter son regard sur l'écran. Bouillonnant intérieurement, je sentais mes nerfs être mis à rude épreuve, ce que je pense que vit Jasper.

- C'est décidé je vais lui démonter la tête ! Crachai-je en étant sur le point de me lever alors que mon frère me rattrapa par la manche de ma veste.

- Putain Edward calme toi !

- Non mais t'as vu ! Pour qui il se prend se clébard ?

- Il ne fait rien de mal…

- Mais bien sûr ! Ca te plairait de le voir tripoter Alice en lui faisant le vieux truc du bras ? M'emportai-je alors que j'étais tenté de bondir sur l'indien.

- Non, bien sûr que non mais…

- Mais quoi ? Raillai-je agressivement.

- Mais avec Alice on est ensemble… Et toi et Bella vous êtes… Enfin … Et puis d'après ce que tu m'as raconté de votre accrochage, je ne pense pas que se soit une bonne idée qu'elle te voit botter le cul de son ami.

- Hurmf… Je te jure je vais aller lui dévisser la tête à ce petit pervers, grommelai-je en m'installant une nouvelle fois dans le siège.

- Il est plus grand et baraquer que toi. A ta place, j'y réfléchirais à deux fois avant d'aller me battre contre lui, pouffa t-il tandis que je lui lançais un regard noir.

- Bruce Lee était plus petit que moi, rétorquai-je en haussant les épaules. Mais c'est épidermique, dès que je le vois… j'ai envie de lui péter la gueule !

- Ce n'est pas la solution… Mais ils auraient pu aller voir un autre film, grogna Jasper en s'enfonçant davantage dans son siège.

Je retournai mon regard vers ce dernier qui malgré le peu de lumière, semblait être dans le feu de l'action. J'avais oublié à quel point il avait horreur des films où le sang, les entrailles et tout ce qui se trouve dans le corps humain apparaissaient à l'extérieure de ce dernier.

Je vis la première victime supplier d'un cri strident un homme tenant fermement une hache avant de beugler de douleur. Le réalisateur avait bien trop abusé du sang. Des éclaboussures démesurées giclèrent sur le tueur ainsi que la caméra se qui brouilla notre vue. C'était lourd au bout d'un moment et peu réaliste. Jasper gémissait en s'accrochant fermement aux accoudoirs, enfonçant davantage ses doigts dans le cuire du fauteuil.

- Merde, je sens que je vais dégueuler, se confessa –t il en plaquant une main sur sa bouche sans quitter l'écran du regard.

- Chochotte ! Ricanai-je.

- La ferme !

- Tu devrais aller aux toilettes… Je reste là. Affirmai-je alors qu'une autre victime se fit empaler par le psychopathe.

- Je crois que c'est une bonne idée.

Sans plus de cérémonie, il bondit de son siège en courant vers la sortie. Dieu merci nous nous étions mis dans le fond de la salle et peu de personnes assistaient à la séance. Sans plus tarder, je reportais mon attention sur Bella qui semblait être toujours dans le feu de l'action. Je remarquai malgré tout que l'indien avait retiré son bras du dossier d'Isabella. Sans pouvoir me retenir, je ne pu réprimer un sourire satisfait.

Gamin ? Peut-être mais j'avais gagné d'une certaine manière.

Une fois le film terminé, je sortie de la salle inquiet pour Jasper. Il n'avait pas réapparu et le connaissant il devait se vider dans les toilettes. Toquant avec prudence aux seules toilettes, je me raclai la gorge.

- Jasper ça va ?

J'entendis un bruit de chasse d'eau, puis un loquet et pour finir, le visage décomposé de mon frère apparaître dans l'entrebâillement de la porte. Livide était le terme le plus approprier. Un léger voile de transpiration recouvrait sa peau diaphane. Le pauvre, il était toujours aussi réceptif aux films qualifiés de gore.

- Pas vraiment… Je te retiens avec tes idées !

- Je ne pouvais pas savoir.

- Ouais ben la prochaine fois, je passe mon to…

Sans avoir le temps de terminer sa phrase, il me claqua la porte au nez et dégurgita une nouvelle fois dans la cuvette des toilettes. Je dodelinais de la tête en soupirant. Si Emmett avait été avec nous, nous aurions eu le droit à des moqueries sans fin…

- Edward ?

Retenant ma respiration, je me figeai en sentant mon corps devenir plus lourd qu'à l'accoutumer. Oh ! Parle encore, ange resplendissant !

Fermant les yeux rapidement, je tentai de me ressaisir tandis que mon cœur brimbalait de façons exagérées comme à chaque fois que je me retrouvais face à Isabella. Son odeur de freesia si douce et subtile titillait habillement mes narines. Lentement, je me retournais pour la découvrir encore plus belle. Son petit nez plisser, ses sourcils à l'instar de se dernier et sa lèvre inférieur lacérer.

- Bella… Hum… Salut, la saluai-je la gorge nouée.

Mon anxiété doubla lorsqu'elle plissa ses yeux en penchant sa tête sur le côté.

- Ca va ? Tu es… tout blanc.

- Oh… Euh… Un pop corn mal passé, me justifiai-je en passant une main dans mes cheveux alors qu'elle affichait une mine peu convaincue.

- Ok… Je dois y aller, fit-elle en montrant son ami du doigt.

- Attends.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je peux te parler.

- Non.

- Pourquoi ? Demandai-je désespéré…

- Parce que je n'en ai aucune envie. Pas maintenant.

- Mais tu m'as dis que…

- Plus tard. Je ne pense pas qu'on soit dans l'endroit le plus… adéquate pour parler.

- Quand ?

- Je ne sais pas…

- Tu cherches à m'éviter, assénai-je triste de cette constatation.

- Non, bien sûr que non ! C'est juste que… J'ai du mal à supporter ta présence !

Sur ce, elle tourna les talons et partie à petites foulées pour se diriger vers l'indien qui me fusillait du regard.

PV BELLA

Je crois que mon cœur c'est arrêté de battre. Lorsque je l'avais vu, mes dents s'étaient mises à malmener ma lèvre qui avait l'impression de revivre la scène du cours de littérature. Le cœur battant, je tentais de garder un visage neutre quand Jake me tendit les bras. Malgré les pulsations affolantes de mon sang dans mes tempes j'espérais follement que mes rougeurs oublieraient de se manifester.

- Qu'est-ce qu'il te voulait cette fois ?

- Me parler.

- Il va te faire chier comme ça tout le temps ?

Nonchalamment, je haussai les épaules souhaitant que ce soit le plus naturelle possible. Savoir Edward non loin de moi me rendait toujours mal à l'aise. L'air me manquait et mes jambes menacèrent de céder sous mon poids. Jamais je ne pouvais prévoir son attitude. Allait-il être gentil et amical ou bien le petit gosse de riche arrogant et snobe ?

- Tu veux que je lui règle son compte ? Il pourra plus t'harceler de cette manière.

- Il ne m'harcèle pas… Tu exagères, rétorquai-je sèchement en croisant mes bras contre ma poitrine.

Pourquoi fallait-il qu'il soit si extrémiste dans ses propos ? Il n'avait aucune raison d'en vouloir à Edward. Moi oui, mais lui aucune. Et au fond de moi, je ne tolérerais pas qu'il lui manque de respect. C'était décidé, je devais complètement dingue.

Mais je réalisais qu'à cet instant… Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Nous avait-il suivit ? Non c'était complètement dingue. Ne disait-on pas que le monde était petit ? Mais à ce point tout de même c'était dérisoire.

Jacob lâcha un petit rire sans joie avant de passer son bras sur mes épaules.

- Je ne pense pas. C'est tout de même étrange qu'on se retrouve dans le même cinéma que lui… Et puis il devait être sûrement accompagné.

Il tourna sa tête en direction d'Edward avant de rapprocher ses lèvres de ma joue pour y déposer ses dernières. Il resta ainsi bien plus longtemps qu'il n'était nécessaire. Je le sentis sourire contre ma peau, tandis que mes joues chauffaient dangereusement. Pourquoi fallait-il que je sois si impressionnable lorsque j'étais gênée?

Mon idiot d'ami s'en rendit compte et me rapprocha davantage au point de me coller à son torse sculptural. D'un éternel sourire arrogant, il reprit de manière bien plus décontracté :

- S'il n'y a pas de problème alors allons-y. Je suis sûr que ton oncle et Billy doivent être entrain de se languir de notre arrivée.

Je hochai la tête incapable de réagir autrement alors que Jacob m'entraina avec lui. En catimini, je lorgnai Edward qui me fixait blessé en fronçant les sourcils, la mâchoire serrée. Peut-être étais-je trop dure avec lui ? Il m'avait pourtant jetée devant ses amis et n'avais ni cherché à me parler après ni même me soutenir. Finalement, mon ancienne attitude était la meilleure à adopter.

Ne surtout pas se laisser attendrir par son regard de chien battu. Il m'avait eue une fois. Et ce fut amplement suffisant pour ma part. J'apprenais vite. Heureusement pour moi.

La tête haute, je grimpais sur la bécane de Jacob en enfilant d'un geste maladroit mon casque rouge et noir que je haïssais de tout mon être. A chaque fois que je le mettais, j'avais le droit aux moqueries des autres Quileutes. Surtout celle de Quil, le meilleur ami de Jake.

Ce dernier avait pour habitude de me prendre pour cible avec ses taquineries enfantines. Mais je l'appréciais. Depuis quelques jours, je ne pouvais m'empêcher de le comparer à Emmett et ceci me renvoyais irrémédiablement à Edward. A lui. J'avais fais la découverte effrayante du nombre de fois aux quelles j'avais pensé à lui.

Penser à qui pouvait bien être Edward.

Resserrant mon étreinte sur Jacob, je laissais la sensation grisante de la vitesse s'emparer de ma personne. Fermant les yeux, je me sentais comme libre. Si j'avais pu, j'aurais laissé mes bras s'écarter et accueillir la force du vent sur moi. Mais à chaque fois je me réprimais de le faire.

Je sentis mon cœur se dégonfler lorsque la réserve fut à porter de vue. Adroitement je vis Jacob s'engager dans l'entrée, des silhouettes familières étaient présentes devant la maison des Black. Soufflant rapidement, je posai un pied au sol en retirant mon casque, manquant de m'étaler de tout mon long. Un pouffement se fit entendre. Je le reconnu immédiatement en affichant un visage faussement sévère.

- Surtout ne dit rien !

- Je n'en n'avais pas l'intention, s'exclama Jacob en souriant.

Dans un geste synchronisé, je m'avançais vers les indiens qui me souriaient. Emily qui était la tante de Jacob, me prit dans ses bras pour une étreinte amicale tandis que Quil se tenait en retrait, un léger sourire aux lèvres. Emily était une femme d'une beauté incomparable et d'une gentillesse à l'instar de sa beauté. Cheveux noir et peau cuivré elle était mariée avec Sam, un des indiens hauts placés dans la réserve et des plus compréhensibles. Roulant des yeux, je ne pu m'empêcher de laisser fleurir un sourire sur mes lèvres.

- Quil. Fis-je monocorde se qui déclencha le rire de l'amérindien.

- Enfin tu as décidé de te pointer !

- Ouais, Jacob n'a pas arrêté de nous parler de votre sortie, intervient Embry en me saluant de la main.

- Tu crois que je dois l'appeler ? Fit Quil en papillonnant des yeux, imitant Jacob.

- Non je ne devrais pas.

- Et si elle ne répond pas…

- Bon tant pis je l'appelle ! Continua Embry avant de pouffer sous le regard noir de Jacob qui se tortillait aussi mal à l'aise que moi.

- Ca suffit vous deux !

- Ben quoi ? C'est vrai.

- Quil a raison tu nous as bassinés avec ça pendant plus de trois jours… Au fait Bella c'est vrai que tu donnes des cours à Cullen ? S'enquit-il en grimaçant.

- Je donnais.

- Oh ! Il c'est passé quelque chose…

Je me sentis me raidir irrémédiablement. Fusillant Jacob du regard, mon cœur c'était accéléré sans pouvoir se contrôler à l'image d'Edward qui surgissait dans mon esprit. Lui, ses lèvres entre-ouvertes qui m'avaient touchée par leur grâce. Angélique et doux, voilà comment Edward avait été lors de son baisé. Mon pauvre cœur ne pourrait donc jamais cesser de brimbaler à ce souvenir ? Mon dessein de l'oublier était-il décidément impossible ?

- Mon oncle est ici ?

Emily acquiesça accompagnant son geste d'un sourire rassurant. Je le lui retournai maladroitement avant de pénétrer chez les Black, Jacob sur mes talons. L'ignorant du mieux que je pouvais, je restais impassible face à ses sourcils durement froncés. Je vis rapidement mon oncle affalé sur le canapé aux côtés de Billy qui tenait dans sa main une Samuel Adams** décapsulée dans sa main droite. L'autre se brandissait fièrement suivit de grommellements des deux hommes.

Ils regardaient un match, encore !

- Eh bien je vois que ça travail dur ! Raillai-je en croisant mes bras contre ma poitrine de façon autoritaire.

- Tiens Bella ! Ca fait un bail.

- Ouais… Ca roule toujours on dirait !

Le vieil indien lâcha un rire rocailleux en jetant sa tête en arrière pour me sourire de toutes ses dents. Le même sourire que celui de Jacob.

- Je peux toujours danser. Tu es devenue une jolie jeune fille.

- C'est parce que tu ne m'a pas vu le matin, riais-je gênée par ses propos.

Billy… Cela faisait plus de quatre mois que je n'avais pas pu le voir. Venir ici c'était fait rare pour moi. Je n'en avais plus le temps et cette pensée me tuait littéralement. Ils étaient comme une famille pour mon oncle et moi. Jamais je n'aurais pu continuer mes études sans eux.

- Qu'avez-vous fais de votre après midi les jeunes ?

- Cinéma, répondit Jacob en s'approchant de nous.

- Vraiment ? S'enquit mon oncle en haussant les sourcils de façon subjective.

Désespérée, je roulais des yeux en soupirant. Je ne voulais pas qu'il s'imagine que Jacob et moi avions eu un rencard. Après tout, je ne savais même pas ce que c'était réellement. Un rendez-vous galant… Fleur… dîné… Romance… Ce n'était que des mots pour moi, et ça me convenait parfaitement.

- On a été voir un film d'horreur. Du sang, de l'adrénaline… C'est mon truc…

Mon oncle écarquilla ses yeux en me fixant hébété tandis que Jacob et son père éclatèrent de rire. La fin de journée se déroula comme d'habitude.

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Fermant les yeux, je me laissais emporter par la beauté de la musique qui déversait ses notes dans ma chambre. Il était aux alentours de 23h00 et je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Edward hantait inlassablement mes pensés. Lui, son sourire, ses émeraudes et ses… lèvres. Douces, délicates, accueillantes, chaudes. Ses baisés passionnés et tendres me rendaient si étrange que mon cœur ne pouvait s'en remettre.

Pourrai-je, un jour, penser à lui sans l'associer à une tendresse qui m'était inconnu ? Ou bien tout simplement l'oublier ?

Non ce n'était pas dans mes capacités. Malgré tout il le fallait. Ce n'était qu'une représentation, qu'un mensonge… Il avait vue une partie de ma vie… Et s'il découvrait ce qui se passait ? Tout le monde serait au courant et ceci n'était pas envisageable !

La semaine suivante, je m'étais évertuée à l'évité avec brio. Lorsqu'il débarquait dans un des couloirs, je faisais demi tour à vive allure et m'enfermait dans un endroit sûr. Sécher ne m'était pas autoriser. Une aide nous était verser chaque mois, mais je devais être un minimum présente en cours sous peine de perdre cette contribution financière. La perdre m'était intolérable alors je le fuyais. Plus simple et plus efficace.

J'avais très peu côtoyé Alice, Rosalie ou bien encore un Cullen cette semaine. Je pouvais à tout moment tomber sur lui et échouer dans mon envie d'être transparente. Pour aujourd'hui, j'avais déjoué facilement le hasard d'une rencontre avec lui. Scrutant en catimini le couloir, épaules voutées, je rabattais ma capuche de sweet. Dieu merci le prof de littérature se trouvait en séminaire et les cours avaient été annulés.

La fraîcheur s'était invitée une nouvelle fois dans la bourgade de Forks. Fixant le sol, je marchais rapidement lorsque je sentis un choc. Dans quoi m'étais-je cognée ! Timidement, je relevai la tête en me figeant sur place.

Espérant être passée inaperçue, je tentai de contourner mon obstacle mais ce dernier empoigna mon bras fermement pour me replacer face à lui. Je soupirais en baissant une nouvelle fois les yeux.

- Que puis-je faire pour toi Laureen ?

- Déjà tu ne me tutoies pas espèce de bizarrerie et de deux je veux que tu fasses mon devoir de math.

Je grimaçai en entendant le mot math. Ce n'était ma matière préférée. Je n'y excellais pas mais je m'en sortais honorablement. N'entendant pas une réponse de ma part, elle s'avança vers moi en positionnant ses mains sur ses hanches, un sourire malsain se dessinant sur ses lèvres.

- Il paraît que tu as embrassé Edward Cullen, c'est vrai ?

Electrisée à l'entente de son prénom, je sentis mes joues chauffer. Cherchant à me ressaisir, je baissai les yeux vers le sol me badinant lamentablement.

- Oui… Enfin… C'était pendant le cours de littérature… C'était un exercice d'interprétation.

- Comment tu as pu oser l'embrasser ? Fit-elle en feignant le dégout après m'avoir observée de haut en bas.

- Je ne lui avais rien demandé.

- Je ne te crois pas ! Si tu essaye quoi que se soit avec lui, je peux te jurer que tu le regretteras.

- Tu me menace ? M'enquis-je avec une force que je pensais inconnue.

- C'est plus un conseil. Il serait regrettable que ton oncle perde son travail, non ? Vous êtes déjà assez pauvre, il serait dommage que tu ne puisses plus te fournir aux secours populaire. Surtout pour tes fringues.

Son escorte de poupée Barbie personnel gloussait de sa répartie alors que je réajustais la lanière de mon sac mal à l'aise. Comme à chaque fois. Je n'étais pas le genre de fille qui s'intéressait à la mode et je n'en voyais pas la nécessité ! Je lui aurais bien fait bouffer sa manucure mais une contre six… J'avais perdue d'avance.

- Je pense que le message est passé. C'est clair ?

- Limpide, soufflai-je avant de les contourner le cœur battant à tout rompre.

- Hey Swan ! Le devoir, je le veux demain.

Je ne me retournai plus et me précipita en dehors du bâtiment. Ca faisait quelques temps déjà que Laureen n'avait pas cherché à me faire faire des heures supplémentaires. La petite scène avec Edward avait sans aucun doute jouée dans la balance. Elle devait être rouillée pour m'en faire baver. C'était surement l'entrainement. La seule chose dont j'avais peur c'était pour mon oncle. Son travail était toute sa vie. Il vivait grâce à ça. Le perdre serait une catastrophe pour lui. Célibataire et solitaire il n'avait rien d'autre.

Montant dans ma bonne vielle Chevrolet, je m'installai confortablement dans l'habitacle glacial. Tournant le contacte, je n'entendis rien. Réitérant l'action plusieurs fois je m'agaçai rapidement contre ce dernier.

- Dans la journée des galères voici le numéro deux, raillai-je en m'acharnant sur la clef du véhicule.

- Tu as un problème ?

Sursautant, je relevai mon regard du tableau de bord je vis un ange. Une échappe rouge enroulée autour du cou, les lèvres, contrairement aux miennes rosies et pleines et emmitouflé dans un caban noir. Je m'imprégnais non sans regret de son odeur mentholé malgré tout le mal qu'il me fait à être aussi beau et désirable.

- Non aucun, répliquai-je sèchement alors que je vis Laureen nous fixer de loin.

- On ne dirait pas…

Me balançant violement contre mon siège les mains crispées sur le volant, j'expirais bruyamment en fixant droit devant moi.

- Tu as l'intention de te moquer de moi ?

- Je ne me moque pas de toi… Bella. Je suis venu t'aidé.

- Eh bien ce n'est pas vraiment l'impression que tu donnes !

Je soupirai et sortis du véhicule en saisissant mon portable.

- Tu peux me laisser tranquille s'il te plaît.

- Je n'ai pas l'intention de te laisser seule.

- Ca ne t'avait pourtant pas déranger de le faire la dernière fois.

- Bella…

- Non, fiches moi la paix.

- Pourquoi tu rends toujours les choses si compliquées ? Soupira t-il en passant une de ses mains dans ses cheveux. Dieu qu'il était beau !

- C'est toi qui les compliques ! Je te demande juste de m'oublier.

-Je ne peux pas… Je me sens responsable de toi Bella.

J'écarquillai des yeux avant de rire amèrement.

- C'est la meilleure, on ne me l'avait jamais faite celle là !

- Je suis très sérieux. Pourquoi m'évites-tu ?

- Ecoutes Edward… Je ne suis pas ton amie, toi et moi on a rien en commun et je ne veux rien avoir à faire avec toi, c'est compris ?

- Je ne te crois pas ? Asséna t-il en me bloquant le passage.

Il ne me laissait donc aucune autre alternative. La Bella du début devait revenir en force.

- Ah bon ? Alors explique-moi pourquoi j'ai eu envie de vomir quand tu m'as embrassé ? Mentis-je sans tremolo.

- Ca n'avait pas l'air de t'avoir dégouter si j'ai bonne mémoire !

Si tu savais Edward à quel point je n'ai pas cessé d'y penser. Si tu savais à quel point tomber amoureuse de toi avais été facile. Bien trop facile. Mais je ne suis pas comme toi… Qu'importe que ces sentiments m'aliènent, je les effacerais avec rigueur.

- Je jouais la comédie. Je suis plutôt douée pour ce genre de chose.

- Pourquoi être ainsi Bella ? Je viens m'excuser et je veux te dire que…

- Je n'en n'ai rien à faire de tes excuses ou que sais-je. Je veux juste qu'on m'oubli et vivre sans problème. Etre seule. Moi et personne d'autre ! Hurlai-je avant de partir en courant mais Edward me rattrapa par mon poigner et me rapprocha de lui violement.

J'heurtai son buste et pus sentir ses muscles contre mes doigts. Si j'avais pu, j'aurais fais glisser ses derniers contre sa peau et l'aurait embrassé à pleine bouche.

- Tu étais où ces derniers jours ?

- Ces derniers jours ? Mais tu viens ici tout les jours ? Eludai-je en souriant faussement espérant qu'il passe à autre chose.

- C'est quoi le problème chez toi ?

- Chez moi ? Le même que chez lui, chez toi, fis-je en désignant les personnes une à une avec un air supérieur.

- J'n'ai pas envie de rire avec toi Bella.

- Envie de rire ? Désolée de gâcher tes espoirs mais tu n'as jamais été vraiment drôle Cullen.

- Qu'est-ce que tu as ? Soupira t-il en me sondant alors que je fronçais les sourcils.

- Moi rien…

- C'est Laureen ? Elle te pose des problèmes, s'enquit-il inquiet en lui jetant un coup d'œil.

- Pas à ma connaissance. Je pense que son problème en ce moment c'est son vernis à ongle.

- Je suis sérieux.

-Et toi tu en as des problèmes ? Demandai-je en réussissant de me détacher de son étreinte.

- Moi ? Je…

- Qu'est-ce que je raconte Edward Cullen n'a aucun problème, répliquai-je avec tout le cynisme qui m'était possible de rassembler.

- Tu ne me connais pas ! Affirma t-il durement alors qu'il serrait sévèrement les poings et crispa sa merveilleuse mâchoire masculine.

- Je pense que si…

Avançant un pas vers lui, ses yeux plongés dans les miens je pouvais y lire de la colère et de la fatigue. Il était épuisé de toute cette merde ? Eh bien on dirait que nous sommes deux. Je posai ma main sur son crâne en clôturant mes paupières. Il devait être perdu mais me laissa faire.

- Ton père travail dans l'hôpital, il adore son travail. Il rêve de te voir dans une grande école et s'enquit de tout les détailles de ton dossier. Contrairement à tes frères tu préfère être populaire et assurer une vie paisible au bahut. Tu détestes les romans à l'eau de roses car pour toi c'est irréelle. Tu déteste la philo et le français mais si tu fais des efforts c'est pour ta mère et tu aimerais plus souvent jouer au piano qu'étudier. Alors comment c'était ?

- Surprenant. Mais comment tu sais que je fais du piano ? Me demanda t-il ahuri.

- Tes doigts. Tu as des mains de pianiste.

Interloqué par ma déduction, il les plaça devant lui et les examina rapidement.

- Tu as fait attention à mes mains ? S'enquit-il en laissant naître un sourire enjôleur sur ses lèvres.

- J'observe… C'est tout.

- Hum… Quand les gens n'apportent pas d'intérêt à quelqu'un, ils ne les observent pas ainsi, asséna t-il en se rapprochant davantage de moi.

- Qu'est-ce que tu crois ?

- Que je t'intéresse mais que tu n'as pas envie de te l'avouer.

Me tortillant mal à l'aise, je réajustai mon emprise sur mon sac et repris un visage fermé.

- Tu regardes trop de film Cullen.

Je tournai les talons rapidement sans lui laisser le temps de me rattraper une nouvelle fois. Je jetai un coup d'œil autour de moi et vis Alice les yeux écarquillés tout comme Rosalie, retenues par leurs compagnons respectifs.

Laureen, elle tapa dans ses mains, un léger sourire satisfait sur ses lèvres alors que mes yeux se remirent à me piquer. Ce ne fut que lorsque j'étais hors du parking que je m'autorisais à pleurer. Je devenais complètement folle.

Malgré avoir déversé toute ma colère et ma haine sur lui, il n'avait rien fais à part m'écouter. Rien d'autre. Pourquoi ne pouvait-il pas être comme tous les autres et m'oublier ? C'était surement plus divertissant ainsi pour lui.

Je le haïssais de pouvoir me torturer aussi facilement. N'existait-il pas un remède contre Edward Cullen ? Une purification, un antidouleur, contre ce que je ressentais en sa présence. Epuisée, je réduisis la vitesse de ma course. Sentant des gouttes de pluies s'écraser sur ma peau, je soupirai encore une fois.

- Ce n'est pas mon jour !

Sa ne manqua pas. La pluie se déversa en une rafale impressionnante pour me tremper jusqu'aux os. C'est tremblante, que j'aperçus ma maison en soupirant. J'allais enfin pouvoir être seule.


*Extrait tiré de Roméo et Juliette

** Bière américaine

Bon voila, ce sera tout aujourd'hui (30 pages XD).

Je vais tenter de vous postez le chapitre rapidement comme mercredi après-midi et le reste de la semaine je ne bosse pas.

C'est une bonne nouvelle !

Je pourrais donc finir le chapitre 10. Avec un peu de chance, ce week end.

En attendant je pars manger et vous dis à bientôt et j'attend vos avis !