Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, cette histoire m'appartient.

Bonjour à vous toutes ! Comment sa va bien aujourd'hui ?

Me revoilà avec un nouveau chapitre ^^ Oui

Sa été rapide. J'ai vue le Trailer de Révélation et c'était… Waouh !

Je pense être comme pas mal de personnes : FRUSTRER ! XD

Bella est magnifique et on a 2 secondes de la scène de lune de miel et c'est encore une fois : Waouh !

Perso, c'est plutôt agréable de l'avoir vu avant de passer mon bac. Oui c'est sûrement le chapitre avant mon bac. Je posterais sans doute le week end prochain ou celui après parce que je révise et sa prend du temps, plus la fatigue.


Enfin bref… Malgré le mauvais temps qui règne, je réponds aux non-inscrits :

CamilleSaskiaMarius76 : Je vois que tu fais partie du groupe 'anti-Jacob' XD Ne t'en fais pas moi non plus je l'aime je suis team Edward si sa peut te rassurer. Mais Jacob est un appuie important pour Bella.

4U : Merci beaucoup pour ton commentaire. Tu en veux plus ? Eh bien il y a 36 pages d'écrites dans ce chapitre alors je pense que c'est le plus long pour le moment.

First fan : Ah ! Ma lectrice passionnée ! Je suis vraiment heureuse que tu apprécies de plus en plus ma fiction. C'est un réel bonheur de recevoir tes avis. Bella ne se laissera pas faire mais elle n'ai pas non plus insensible à Edward. En même temps qui le serait ? Promis je ne casserais pas notre barre à sexe XD Eddy restera en un seul morceau.

BEA : Qui te dit que Bella est malade ? ^^

PatiewSnow : Contente que tu es aimée les clins d'œil à Eclipse. Ne t'en fais pas pour Laureen elle ne va pas s'en sortir comme ça. Mais Bella est la tête de turc de Forks alors il lui faut du temps avant de réagir malgré son sacré caractère.


Encore merci à Jackye qui se bat corps et âmes pour

Me faire améliorer mon vocabulaire ! Ainsi qu'à toutes les lectrices inscrites qui me laisse une trace de leur passage.

Sur ce, Bonne lecture !

PS: Petit conseil pour lire, je vous conseil de mettre en mode 'black' et de mettre 1/2

C'est beaucoup plus agréable. Enfin je dis sa, je dis rien ^^

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Chapitre 10 : Progresser.

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PV BELLA

Régulant ma respiration à la mélodie, je fixais inerte un point face à mes yeux. Sentant ma poitrine se redresser puis s'affaisser paisiblement, je me laissai aller aux notes qui se diffusaient dans ma chambre. Jouant avec les manches bien trop longue de mon haut, je soupirais priant que le temps passe plus rapidement. Malheureusement mon vœu n'était pas réalisable, même avec la meilleure volonté du monde.

Allonger sous les couvertures, je jetais un cou d'œil aux pilules qui se trouvait sur la table de nuit. Je ne pouvais plus supporter leur vue. J'avais réussis à tomber malade en rentrant à la maison et résultat, j'avais fini par rester cloîtrée ici avec les reproches de mon oncle en prime.

Je m'en voulais déjà pas mal de lui avoir infligé ce problème en plus. Lui qui s'inquiétait plus que nécessaire pour ma santé, avait failli faire une attaque lorsqu'il m'avait vu trempée jusqu'aux os. Sa première réaction avait été celle d'une mère poule et la seconde était de revenir le flic de Forks.

Bien entendu, je lui avais dissimulé les… désagréments de la journée. Laureen, Edward… Je ne voulais pas l'inquiété davantage. Il avait bien à faire avec ses propres problèmes. Difficilement, j'avais appelé Betty afin d'être excusée. Dieu merci, peu de personnes fréquentaient le magasin en ce moment. Quand à ma camionnette, c'était Jacob qui me l'avait ramenée à mon domicile.

Jacob. Heureusement qu'il était à mes côtés pour ne pas craquer, même si il était bien trop zélé avec ma personne. Il m'avait interrogée avec application sur la raison pour laquelle j'étais rentrée seule. Bien décidée à lui cacher la vérité pour une fois, je m'entêtais à éluder ses questions.

Vaincu, il m'avait divertie pendant quelques heures avant de rentrer chez lui me laissant à nouveau seule avec mes réflexions. Seule, je ne l'étais qu'à moitié. Edward cohabitait avec mon esprit. Emprunt à une obsession insoutenable, il me hantait sans répit. Tout de lui était inscrit dans mon esprit.

Me languissant de son odeur, de ses lèvres, je ne pouvais supporter en davantage. Combattre cette chimère en était épuisant. Son regard hypnotique me bloquait dans toutes mes réflexions qui aboutissaient à des échecs. Cela ne faisait qu'une seule journée que je passais loin d'Edward. Durant toute cette journée je me sentais complètement vide.

Je ne pouvais plus rester cloîtrée, ici sous peine de devenir complètement folle. J'avais fais ce fichu devoir de math et Angela était passée pour me donner les miens. Gentiment, elle avait accepté de transmettre le devoir à Laureen sans me questionner. C'était un des aspects qui me faisait apprécier Angela. Jamais elle ne m'avait jugée, elle se contentait de me parler de banalités évitant d'aborder les sujets fâcheux. Une journée de retard, ce n'était rien. Barbie n'allait pas m'en faire tout un plat, après tout j'étais absente pour une raison valable.

Ne voulant plus y penser, je bondis avec difficulté de mon lit, je poussais les couvertures avec dégout et posais les pieds au sol. Une douleur lancinante me traversa de part en part à au niveau de mon crâne. La pièce semblait tanguer. Jurant de façon peu agréable, je titubais maladroitement pieds nus jusqu'à mon armoire, attrapant une salopette en jean et un pull bleu qui avait appartenu à la fille de Betty lorsqu'elle avait mon âge.

Je me souviens qu'elle me l'avait offert pour par cette attention. mes 15 ans. Même si célébrer mon anniversaire n'était pas mon activité favorite, j'avais été touchée, Betty avait l'art et la manière de trouver ce qui pouvait me fait plaisir.

Après m'être chaudement habillée, je descendis aussi rapidement que possible au salon où je vis mon oncle me sonder du regard en plissant ses yeux. Ça n'allait pas être aussi simple que je le pensais. Tentant un sourire enjôleur, il soupira en croisant les bras contre son buste.

- Où vas-tu ?

- Au garage, j'ai quelques réparations à faire sur ma camionnette.

- Ce n'est pas sérieux ! Il y fait un froid de canard et tu vas attraper la mort ! Grogna t-il alors que je levais les yeux aux ciels.

- Ça va aller, je t'assure ! J'ai pris de quoi me couvrir, affirmai-je avant d'éternuer sans aucune grâce.

Mince.

- Je ne pense pas que ce soit très recommandé… Tu devrais appeler Jacob, il dira oui j'en suis sûr !

- Je n'ai pas l'intention de le déranger pour si peu. Ça ne va pas me tuer, soupirai-je exaspérer de sa surprotection. Aller… Tonton… S'il te plaît !

- Très bien ! Je te laisse y aller, mais je te veux dans ton lit quand je rentre ce soir. Et que tu aies pris tes médicaments contre la fièvre.

- Comme d'habitude…

Je tournai les talons rapidement avant de me poster devant la porte.

- Au faite, je l'es ai mis dans la poche avant !

Il acquiesça en souriant. Je me dirigeai vers le garage pour m'afférer aux réparations de ma camionnette non sans éternuer.

PV EDWARD

Nerveusement, j'appuyai fébrilement sur la sonnette sentant le trac me ronger. Comment réagira-t-elle ? Et si elle me claquait la porte au nez ? Après tout cela ne m'étonnerais pas, et cela serait justifier. Je n'avais pas pu attendre davantage pour la retrouver et pour savoir pourquoi elle était aussi radicale avec moi. J'ai été poussé par Alice, qui avait compris les grandes lignes de ma fascination pour Isabella. Maudit Jasper, il n'avait pas su tenir sa langue.

Il est vrai qu'Alice arrivait à en faire ce qu'elle en voulait. Il ne résistait pas à deux ou trois mots doux de sa compagne. Dieu merci, Emmett ne savait pas ce que je ressentais pour Bella. Moi-même, je n'en avais aucune idée. C'était étrange, mais loin d'être désagréable, bien au contraire. A chaque fois que je ressentais toutes ces sensations au près d'Isabella, je me transcendais, j'en demandais encore plus pour faire durer le plaisir.

- Bonjour, je peux vous aidez ?

- Hum…Je suis Edward Cullen un camarade de classe de votre nièce. Je voudrais parler à Isabella… Je suis venu lui apporter les devoirs, me justifiai-je en désignant mon sac.

Il me jaugea du regard avant de frotter son menton en souriant maladroitement.

- Elle est dans le garage.

- Oh… Je pensais qu'elle était malade.

Il soupira en passant son gilet. Un court silence gênant s'installa entre son oncle et moi. Je me tendis à la vue de son arme de service. Espérons qu'il ne sache rien de compromettant sur moi. Je n'étais encore à l'épreuve des balles… Dommage. Il releva son regard vers moi et je vis le même cerne violacer que sa nièce. Son regard était triste et vitreux que j'aurais voulu trouver quelque chose pour l'apaisé. Je me contentai de lui sourire.

- Ma nièce ne tient pas deux minutes sans rien faire.

- Je n'en doute pas. Bella à l'air très indépendante…

- Elle tient ça de sa mère.

Je le fixais surpris qu'il me dise ça. Lui aussi apparemment car pour faire diversion il se racla la gorge en détournant son regard pour redevenir le chef Swan aux allures sévères.

- Bon je dois aller travailler, annonça t-il d'un ton abrupte.

- Oh ! Eh bien merci… Je…

- Fait attention avec ma nièce, asséna t-il sèchement alors que je le suivais tendu comme un arc. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous deux mais je t'ai à l'œil mon garçon.

- Ne vous en faites pas, je ne veux pas lui faire de mal… Je ne fais que lui apporter les cours qu'elle a ratés et je la laisse se reposer.

- Tu as intérêt ! Sur ce bonne journée à vous deux.

- Euh… Merci.

Je m'effaçai de l'entré pour le suivre à l'extérieur. Il monta dans sa voiture de fonction en démarrant rapidement pour quitter mon champ de vision. Mains enfoncer dans les poches de mon caban, je soupirais en espérant qu'avec Bella ce serait plus envisageable de parler. Prudemment, je m'arrêtais devant l'entrée du garage.

Etrangement, il n'y faisait pas si froid. Un établi en désordre se trouvait contre un mur à gauche où une porte en bois vieillis se trouvait. Sûrement un autre à accès à la maison des Swan. Un crucifie y était accroché au dessus de cette dernière. Décidément, la foi était une chose importante pour cette famille.

Secouant la tête, je vis deux pieds dépasser de la camionnette délabrée d'Isabella. Surement allongée sur une planche à roulette, elle recula légèrement me laissant voir ses fines jambes apparaître. J'approchai anxieusement en passant une main dans mes cheveux en me raclant la gorge qui était aussi sèche que le Sahara.

Comment Isabella fait-elle pour me mettre un tel stress en si peu de temps ? Elle avait un contrôle tel sur ma personne que çà en devenait ridiculement déroutant. Ne sachant pas comment me manifester, je me contentai de tousser en espérant ne pas à avoir à recommencer.

- Je sais ce que tu vas me dire ! Tu es malade et ce n'est pas raisonnable d'attraper plus amplement froid mais ça va ! Elle ria légèrement avant de se mettre à rouler pour s'extirper de dessous le véhicule. Qu'est-ce qu'il y a…tu ne…

Je vis ses pupilles s'agrandir de surprise à l'instant où elle sortie de dessous sa cachette en me sondant rapidement. Les lèvres légèrement entrouvertes, elle se mordit ces dernières rapidement avant de reprendre un visage froid et fermé. Je constatais que sa pâleur était bien présente tout comme ses cernes et ses lèvres mauves.

- Qu'est-ce que fait ici ?

- Je venais voir comment tu allais. Et t'apporter les devoirs, fis-je en tapotant sur la lanière de mon sac que je tenais fermement dans l'une de mes mains.

Elle reporta son attention sur le dessous de sa camionnette et soupira.

- On me les a déjà apportés. Angela est passée.

- Ah… Je n'étais pas au courant, mentis-je.

- Eh bien à présent tu le sais. Tu as fais un détour inutile, je suis en un seul morceau, tu peux rentrer chez toi.

Je savais très bien qu'Angela s'était occupée de récolter les cours de Bella, j'avais juste espéré qu'elle me laisserait profiter de sa présence pendant quelques instants. Je n'allais pas repartir sans être sûr qu'elle soit apte à me pardonner. Je savais parfaitement que l'autre cabot profiterait de la situation pour s'imposer et rallié Isabella à sa cause.

- Je voulais aussi te raconter les potins du lycée, assénai-je en pouffant alors qu'elle me dévisagea sans sourire.

- Comment savais tu où j'étais ? Me questionna t-elle sèchement.

- Ton oncle. Répondis-je en penchant ma tête sur le côté. D'ailleurs, ne devrais-tu pas être dans ton lit ?

- Tu ne devrais pas rentrer chez toi ? Eluda t-elle visiblement agacée de ma persévérance.

- J'ai du temps libre.

- Tu vas t'ennuyer.

- Je ne pense pas m'ennuyer avec toi, lâchai-je sans réfléchir.

D'un geste rapide et sec, elle pencha sa tête afin de m'apercevoir et elle plongea son regard dans le mien pour me sonder. Mordillant sa lèvre inférieure, elle clôtura ses paupières avant de froncer ses petits sourcils et plisser son adorable nez. D'une voix inhabituellement rauque, elle reporta son attention sur sa camionnette.

- Je suis navrée mais il faut que finisse ça.

- Je peux te regarder faire, dis-je en retirant mon caban.

Je le déposai sur le dossier du siège qui était situé près de la camionnette et de Bella. S'agrippant au pare choc dénudé de protection, elle fronça davantage les sourcils en plissant ses yeux. Laissant apparaître une simple ligne sur ses lèvres, elle soupira bruyamment en crispant ses doigts sur sa prise voyant que j'ôtais mon caban.

- Qu'est-ce que tu fais Cullen ?

- Je m'installe.

Elle grommela en essayant son front du revers de sa main y laissant une faible marque noire s'afficher fièrement sur le haut de ce dernier. Elle était à croquer. Je me serai volontiers jeter sur ses lèvres mais elle n'aurait surement pas apprécié ce geste. Après tout elle m'avait confessé avoir ressentie que du dégout pendant notre baisé. N'avait-elle pas eu envie de recommencer après notre premier échange ?

Elle se glissa à nouveau sous le véhicule et se remis à l'ouvrage, laissant raisonner les chocs entre ses outils et le métal de la voiture. Gêné par le silence glacial qu'Isabella entretenait, je me m'installai rapidement sur le siège avant de prendre la parole.

- Je ne savais pas que tu t'y connaissais en mécanique.

Elle laissa un silence stressant s'immiscer avant de me répondre rapidement.

- Je connais les bases seulement.

Je jetai rapidement un coup d'œil aux pièces qui étaient exposées sur un tissue blanc et noir. Aligner soigneusement, la moitié des pièces devaient être sur le point de rendre l'âme. Elle avait surement du les trouver dans une décharge ou encore les acheter dans les premiers prix.

- Tu remets ta caisse en état avec des pièces récupérées ?

- Je remets de la vie avec des choses inanimées, rectifia t-elle en souriant pour la première fois.

Un sourire moqueur certes mais un sourire tout même présent.

- Tu t'entends bien avec ton oncle ?

- Si tu tiens à rester ici, rend toi utile et colle le complètement, ordonna t-elle en désignant le pare choc.

Je m'exécutai sagement en souriant devant son ton autoritaire. Ça la rendait encore plus séduisante.

- C'est oui ou non ? Demandai-je amusé par sa tentative de diversion.

- Eh bien vue qu'il est né bien avant l'injection hydraulique… On peut dire que oui.

- Alors cette voiture c'est ta chose ? Demandai-je en riant alors qu'elle resserrait un boulon en grimaçant légèrement avant de tousser légèrement.

- On peut voir les choses de cette manière.

- Intéressant, murmurai-je pensif.

Elle lâcha un petit rire amer avant de feindre l'enthousiasme en réitérant son action à plusieurs endroits.

- Tu as des tas de capacités et du potentiel Bella. Pourquoi perdre autant de temps avec cette fichue voiture ?

- Je n'ai pas dis ça, mais bon c'est un peu vrai, grignai-je alors qu'elle se redressa pour s'adosser à sa voiture.

Elle se tourna maladroitement vers la camionnette et tapota tendrement le pare choc de cette dernière.

- Ne l'écoutes pas il est jaloux.

- Oui. Très jaloux, acquiesçai-je en laissant naître un sourire.

C'était à moitié vrai, j'aurais voulu la même attention qu'elle portait à sa camionnette. Elle éclata de rire en me fixant curieusement. Se mordant la lèvre, elle laissa apparaître ses merveilleuses rougeurs que j'affectionnais tant. Envahissant la surface de sa peau, j'aurais voulu y passer mes doigts comme l'autre jour. Mais je m'abstenais. Elle semblait me laisser lui parler et il me fallait gagner sa confiance. Petit à petit, voila ce que m'avait conseillé Jasper et je comptais appliquer avec soin ses précieuses recommandations.

- Ça fait plaisir de te voir sourire. Ça te rend plus belle, avouai-je avec véracité alors qu'elle devint écarlate tandis que mon cœur battait à tout rompre.

Jamais je n'aurais cru ceci possible. Jamais je n'aurais imaginé être empli de désire pour Isabella et que cette envie soit déclenchée par de banale de rougeur. Mais la chose que je venais de comprendre était que Bella n'avait rien de banale. Loin de là ! Elle était unique. Il fallait être fou ou bien aveugle pour ne pas s'en rendre compte.

Seigneur qu'elle me libère de l'emprise qu'elle avait sur moi, même si je savais que ceci ne se ferait jamais. De plus, je ne le voulais pas.

- Ne penses pas que je ne t'en veux plus… Parce que n'est pas le cas, répliqua t-elle mal à l'aise.

- Rassure-toi, je ne le pensais pas. J'ai été… con.

- Je ne te contredirai pas à ce sujet.

Très bien, nous rentrions dans le vif du sujet et je me sentais de moins en moins sur de mes propos. Les mains moites et le sang battant à tout rompre dans mes tempes, je sentais ma gorge s'assécher très rapidement. Trop rapidement.

- Je sais se que tu as pu ressentir l'autre fois je…

- Non je ne pense pas, rétorqua t-elle en claquant sa voix.

Honteux, je baissai la tête en passant une énième fois ma main dans ma chevelure pour l'empoigner fortement.

- Je comprends parfaitement que tu me haïsses, je le mérite. Je n'ai fais que t'enfoncer davantage au lieu de t'aider. Mais Bella, même si ça ne le justifie pas, j'avais mes raisons.

- Je sais.

- Comment ça ?

- Jasper a abordé brièvement le sujet, fit-elle en haussant brièvement les épaules.

Je la fixai légèrement irrité que Jasper est pu lui expliquer à ma place. C'était à moi de lui parler. Semblant se rendre compte de mon agacement, Isabella m'offrit un léger sourire qui n'atteignait pas ses yeux, cernés.

- Il m'a dit que tu m'expliquerais, peut-être un jour. Ne soit pas fâché contre lui. Il n'a fait que répondre à une de mes questions.

Elle avait posé des questions sur ma personne à ma famille ? Pourquoi ? Je l'intéressais donc un peu ? Mon cœur se gonfla d'espoir à cette constatation. Je comptais donc un minimum pour elle. Encouragé par cette découverte, je lui offrir un faible sourire en coin.

- Tu as des questions à me poser ?

- Pourquoi fréquenter Mike et sa bande ?

- La popularité, me bornai-je à répondre. Je ne veux pas de la même vie qu'à Phoenix, assénai-je en serrant les poings.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé là-bas ?

Je plongeai mon regard dans le sien perplexe alors qu'elle soupirait en retirant ses gants en toiles jaune. Les mots assiégeaient mon cerveau mais restait bloquer dans ma gorge. Que penserait-elle de l'ancien Edward ? J'avais peur qu'elle me trouve ridicule. Un gamin qui avait peur du regard des autres, c'était ce que j'étais au plus profond de moi.

- Ne t'en fais pas, plus rien ne me choc. Et si tu penses que je divulguerais tout je n'en ferais rien. Ce n'est pas mon genre de m'abaisser à ce niveau.

Voyant que je ne répondais pas, elle pencha sa tête sur les côtés avant de remettre rapidement ses gants et de se repositionner, prête à se glisser sous la camionnette.

- Si tu ne tiens pas à en parler je comprendrais. Je n'aime pas forcer la main.

- Je t'en parlerais une autre fois… Pas maintenant.

Elle acquiesça en souriant franchement.

- Pas de problème. Je te laisse le temps de préparer ton petit discours.

- Vous moqueriez vous de moi mademoiselle Swan ?

- Ce n'est pas mon genre je…

- Bella !

Je vis un gosse de dix ans débouler vers nous en courant en claquant une porte de voiture. Il se jeta au cou de mon ange et plaqua un baisé sur sa joue avant sautiller dans tous les sens. Il me faisait penser à Alice.

-Salut Seth !

- Seth ! Hurla un homme.

Il était assez grand et imposant. Ses cheveux d'un noir de jais étaient rasés. Sa peau était cuivrée à l'instar de celle du sale cabot. Etait-il de la même famille ? Peut importe. Lui avait l'air bien plus calme et patient. Il s'arrêta à notre hauteur et soupira en voyant l'enfant déblatérer des paroles sans s'arrêter.

- Salut Bella.

- Sam

- Hey Bella! J'ai vue un robot immense et tout... Y avait même des lumières qui surgissaient dans tout les sens et des monstres qui n'arrêtaient pas…

- Calme-toi un peu. Arrêtes deux secondes. Alors lui c'est Anthony, répliqua Bella en me souriant malicieuse.

- Edward, rectifiai-je alors que le gosse me salua rapidement tout comme Sam légèrement gêné du comportement de l'enfant.

Bella souri rapidement avant de répondre au gamin en chuchotant amusé.

- C'est un agent double ! Faut pas le croire.

Seth hocha la tête avant de reprendre son monologue avec débordant d'énergie.

- Allez on va faire un tour ensemble hein ? On y va ? Allez Bella !

- Seth pas aujourd'hui je suis en mission spéciale, continua Bella en jouant la comédie.

- Allez ! Je suis sûr que mes parents ne diront rien ! Tenta l'enfant qui commença à monter dans le mont charge de la camionnette.

- Ça suffit Seth remonte dans la voiture, le réprima sévèrement Sam en voyant le petit protester.

L'enfant, soupira vaincu et descendit, avachit comme s'il soutenait toute la misère du monde sur ses épaules. Je fixais la scène, attendri du regard bienveillant d'Isabella sur l'enfant. Bella était décidément une source d'étonnement perpétuelle. On aurait dit une mère veillant sur son enfant et le couvant du regard avec bienveillance.

- Une prochaine fois promis ! Le réconforta Isabella en ébouriffant ses cheveux.

- C'est vrai ?

- Promis, acquiesça Bella. Croix de bois, croix de fer, je te jure je bouffe un vers !

Seth éclata de rire tandis que j'étouffai un rire devant la mine déconcertée de Sam. Ce dernier toujours planté devant nous, fixa mon ange, le visage impassible.

- Bella je peux te parler, interviens l'indien sérieusement.

- T'en fais pas Sam, tu te débrouilles très bien ! Affirma t-elle en affichant une mine arrogante et assurée sur son merveilleux faciès.

Le dit Sam soupira et retourna dans la voiture, suivit de Seth qui sautillait en riant. Après être remonter dans la vielle voiture, le petit garçon se pencha de la fenêtre en affichant un sourire resplendissant, mais la mine assez marquer. Bizarre pour un enfant de son âge.

- Fais gaffe à tes fesses !

- Fais gaffe à tes fesses, répéta Isabella en souriant.

Je ne l'avais jamais vue sourire de cette manière. Il était bien plus que sincère. Il me chamboulait plus que raison. Elle soupira fortement laissant affaisser ses épaules en fixant la voiture s'éloigner.

- Comment tu les as connus ? Demandai-je alors que la voiture quittait notre champ de vision.

- C'est des amis… Rétorqua t-elle tristement.

- Qu'est-ce qu'il a Seth ? Il est… hyper actif… Ou un truc dans le genre ?

- Juste en pleine période, que l'on nomme communément : préadolescence, affirma t elle songeuse.

- Je ne me souviens pas avoir été comme ça à son âge.

- Ah oui et comment étais tu ? S'enquit-elle en souriant.

- Je ne saurais pas vraiment le dire.

- Hum… Un petit garçon bien sage… Se moqua t elle en battant des cils.

- Ou pas… Riais-je en me remémorant le nombre d'âneries qu'avec mes frères avions fait. Et toi ?

- Il me semble que j'ai toujours été comme ça.

- Comme quoi ? Me renseignai-je curieux.

- Bizarre.

Elle avait craché le mot en se callant contre le pare choc en fixant ses mains. Je m'installai à ses côtés, au sol en fixant devant moi.

- On dirait que tu te moques de se que pense les autres. Tu es… toi. Murmurai-je alors qu'elle fronça les sourcils en secouant la tête.

- Ouais. Mais on ne sait pas ce que je suis, rétorqua t- elle amère.

- C'est bien tu sais.

- Hum… J'ai du mal à le croire parfois… Souvent même.

- Je t'envie, lâchai-je sans la regarder.

- Ah oui ? Qu'est-ce que tu m'envies ? Le fait d'être la bête noir de Forks ? De devoir supporter tous ces regards qui te rappellent que tu n'es pas normal ou les insultes à tout va ? Demanda t- elle rudement.

- Non… J'envie ta force Bella.

- Je ne suis pas forte, loin de là !

- Tu ne le vois pas, mais tu es admirable Bella. Ça se voit rien qu'avec ce gosse. Il a l'air de beaucoup t'aimer.

- Te répondre serait ridicule, fit-elle en s'essuyant les mains à l'aide d'un vieux chiffon avant de le jeter près de mon siège.

Je remarquai qu'elle avait une ligne noire qui barrait son front et contrastait avec son visage sérieux et sa peau laiteuse. Je ne pu m'empêcher de rire en voyant le tableau.

- Qu'est-ce que j'ai dit qui soit si drôle ?

- Tu as une marque ici, me justifiai-je en désignant son front en souriant.

- Oh… Le jour où je n'aurais pas de tâches sur moi…

Elle tenta de la faire disparaître en vain, et elle l'étala plus qu'autre chose.

- Laisse-moi faire.

Je m'emparai du torchon qu'elle avait jeté et riait d'avance alors qu'elle écarquilla les yeux comprenant mes intentions. Positionnant ses mains devant elle, elle me jeta un regard sévère avec un léger sourire aux lèvres.

- Non, repose se torchons, tu vas aggraver les choses !

- Tu penses que c'est ça qui va me faire changer d'avis ? Fis-je alors qu'elle se leva d'un bon en reculant le plus possible.

- Tu vas le regretter, ma vengeance sera terrible !

- Je prends le risque !

Je la poursuivis en riant. Elle était rapide et avait l'avantage de connaître les lieux. Tentant de la garder à porter de vue, je la vis grimper l'escalier pour débouler dans un petit couloir au couleur taupe. Ouvrant à la volée une porte, elle essaya de me la claquer au nez, mais sa force comparée à la mienne était rien.

- Tu es coincée Miss Swan.

- Je peux très bien sauter par la fenêtre !

J'abaissai le mouchoir pour me jeter sur elle et saisir ses jambes sans qu'elle ne puisse réagir.

- Arrête Cullen ! S'exclama t- elle en riant.

- Arrêter quoi ?

- De faire le gamin, tu es grotesque.

- Peut-être mais au moins tu seras couchée, répliquai-je en la jetant sur son lit.

M'entrainant dans sa chute, je me retrouvai au dessus de son petit corps. Ses pupilles plongées dans les miennes, j'avais l'impression de ne plus jamais pouvoir m'en défaire. Je plaçant mes mains de chaque côté de son visage en n'osant à peine bouger. Ses mains contre mon torse, elle devait sentir à quel point mon organe vital était malmené. Son rire, tout comme le mien était un vague souvenir et c'étaient tus à l'instant où nos corps étaient entré en contacte.

Son souffle saccadé balayait la surface de mon épiderme et m'offrait d'exquis frissons tout le long de l'échine. Le freesia. C'était l'odeur qui la composait à cet instant, il me berçait sur son cœur si chaleureux. Chacun de mes sens étaient exacerbés de ne pouvoir agir. Il n'y avait rien qui pouvait y remédier, j'étais tétanisé.

Je brûlais d'envie de redessiner par mes doigts, par mes lèvres, par ma langue, chaque parcelle de sa peau, chaque endroit. Même les plus intimes inaccessibles et la faire mienne. Pouvoir nicher mon visage dans son cou et y respirer son odeur.

Lentement, je glissai une de mes mains près de ses cheveux qui étaient éparpillés sur le matelas et auréolaient son visage angélique et fin. Sa peau si parfaite et diaphane ressemblait à de la porcelaine et était si douce. Son souffle accélérait tout comme les pulsations de mon cœur dans ma poitrine qui semblait menacer de quitter son enclot. Jouant avec une de ses mèches, je la vis tracer un chemin par ses pupilles de mes yeux à mes lèvres. Ouvrant puis refermant sa bouches, elle n'en sortis aucun son.

- Me pardonnes-tu ? Susurrai-je avec une voix dont j'ignorais l'existence.

Je réussissais à y déceler du désir, de l'envie et surtout de la frustration. Isabella fit glisser ses mains contre mon torse pour les remonter sur mes épaules. D'un geste audacieux, elle déposa timidement une de ses mains contre mon cou afin d'atteindre la naissance de ma chevelure et joua avec. Une nouvelle fois, elle m'arracha un frémissement. Je déposai mon front contre le sien sans effectuer une seule pression.

- Je m'y efforce…

- Mais ce n'est pas gagné, n'est-ce pas ? Grimaçai-je en observant rapidement ses lèvres qu'elle malmenait pour une énième fois.

- Désolée. Ce n'est pas si facile pour moi Cullen.

- J'attendrais. Je t'attendrais…

Je rabattais une de ses mèches folles derrière son oreille. Une fois mon action fini je la vis, les yeux clos, le nez plissé tout comme ses sourcils. Alors que je poussai davantage notre contacte, je caressai délicatement sa joue du bout de mon nez, descendant jusqu'à sa mâchoire. Elle stoppa ma main en rouvrant les yeux laissant apparaître sa moue perplexe.

- Qu'est-ce que tu fabriques ? Murmura t- elle la voix chevrotante.

- Rien… C'est juste… Je vais y aller. Tu dois te reposer maintenant… articulai-je avec difficulté sentant le désire me dévorer les entrailles.

- Je ne suis pas fatiguée ! Grogna t- elle en rechignant alors que je plongeai à nouveau mon regard dans le sien.

- Tu as mauvaise mine. De plus ton oncle m'en voudrais que tu ne sois pas au lit, il n'a pas l'air de m'apprécier.

- Il rentre tard. Comme à chaque fois. Et puis, ce n'est pas toi qu'il déteste mais… la gente masculine en général, marmonna t- elle en m'offrant un sourire d'excuse.

- Raison de plus pour te reposer, répliquai-je en m'écartant d'elle à contre cœur.

Après tout, officiellement, je n'étais passé que pour seulement lui apporter ses cours et prendre de ses nouvelles. Je remontai délicatement les couvertures sur elle avant de lui sourire tendrement. Sans pouvoir m'en empêcher, j'écrasai mes lèvres contre son front en tentant de lui transmettre tout le déchirement qu'elle provoquait en moi.

Je me relevai lentement, laissant les lèvres se rejoindre. M'écartant légèrement, je vis mon Isabella, les paupières closes, lèvres entrouvertes elle lâcha un soupire de… bien être ? Lorsqu'elle laissa réapparaitre ses deux splendeurs chocolatées, elle semblait troubler. Je lui souria tendrement en rabattant une énième fois une de ses mèches.

Mais elle ne me le retourna pas. Déçu, je me levai rapidement de son lit, et me dirigeai vers la porte sans me retourner.

- Attends !

- Oui ? Tu as besoin de quelque chose ?

- Tu…Enfin est-ce que… Tu es pris… ce soir ? Balbutia t- elle en jouant nerveusement avec ses couvertures.

- Non, j'ai aucun projet, pourquoi ?

- Je me disais que si tu voulais… On pourrait peut-être…Enfin… Laisses tomber.

- Tu veux que je reste ? Demandai-je étonné.

- C'est idiot.

- Ça ne me dérange pas, rétorquai-je en souriant.

- Tu n'es pas obligé, souffla t- elle en baissant son regard.

- Ton oncle veut que je fasse attention à toi.

- Je n'ai pas besoin de nourrisse, croassa t- elle en croisant ses bras contre sa poitrine d'un air autoritaire.

- Hum… Je vais tout de même rester.

- Dans ce cas, je vais aller préparer à manger, annonça Bella en repoussant les couvertures en grimaçant.

- Non toi tu reste couchée. Je vais commander des pizzas.

- Hors de question. Je t'invite et la moindre des choses c'est…

- Arrête de discuter et allonge-toi maintenant ! Assénai-je avec autorité alors que je voyais qu'elle ne refusait que pour la forme.

Elle s'exécuta en s'enfonçant sous les couettes alors que je déposais le chiffon dans un coin de la chambre. Préférant rester impassible, j'évitais de croisé son regard alors qu'elle boudait comme une enfant gâtée.

- Où est le téléphone ?

- En bas dans la cuisine, près du placard, répliqua t-elle en boudant.

- Très bien.

Je jetai un coup d'œil à sa table de chevet en soupirant.

- Et je veux que tu prennes ces fichues comprimés.

- Je n'aime pas leur goût.

- Bella ! On dirait une gosse de six ans ! Marmonnai-je désespéré.

- Est-ce qu'un enfant de six ans peut faire ça ? Demanda t- elle avant de faire une grimace improvisée qui m'arracha un sourire.

Faussement dépité, je quittai la chambre de Bella pour aller trouver l'objet de ma convoitise. Je n'avais pas vraiment détaillé l'endroit dans lequel vivait Isabella. A chaque pas que j'effectuais, j'inspectais rigoureusement chaque détail qui pouvait m'être utile afin de savoir ce que me cachait Bella.

L'ambiance qui était dégagé de l'endroit était très anglaise et vieillot. Malgré tout, rien ne s'accordait réellement. On aurait que chaque objets avaient été déposé sans avoir été questionné sur son emplacement.

Arrivant au salon, je fis le tour de la pièce en détaillant tout les objets. Une cheminée en brique rouge, trônait au centre du mur qui se situait en face de l'entrée. Des rideaux jaune et noir étaient suspendus sur les tringles de fenêtres. Les abats jours étaient tous jaunis et usés, sûrement à cause de la cigarette ou de la chaleur de l'ampoule.

Sur une veille commode du salon, le portrait d'un homme et d'une femme d'une trentaine d'années était présent. Souriant et respirant la joie qui tenait dans un leur bras un petit paquet emmitouflé. Un bébé sûrement. Mon attention fut attirée par une feuille de journal épinglée à cette photographie.

« En mémoire à Renée et Charlie Swan.

Décédé dans un accident de la route, le jeune couple a trouvé la mort après avoir heurté un camion. La police a déclaré : ' l'homme qui conduisait le camion n'était pas en état de sobriété et a perdu le contrôle du véhicule.' Après avoir été dégagé du véhicule, l'homme a été conduit aux urgences contrairement à sa femme qui est décédée sur le coup… »

- Ce sont mes parents.

Je sursautai en lâchant un petit cri de surprise pour me retrouver face à Isabella. Elle laissa naître un léger sourire sur ses lèvres avant de me tendre un téléphone.

- Pour une fois que c'est moi qui te surprend. Je dois dire que c'est amusant !

- Je suis désolé… Je ne voulais pas…

- C'est bon. Je ne te ferais rien Cullen. La curiosité est le propre de l'homme non ?

Elle s'approcha de moi en déposant le combiner dans ma main de libre et me prit le cadre photo pour le réinstaller à sa place.

- Ta mère est vraiment très belle.

- Etait, rectifia t- elle en s'asseyant lourdement dans un fauteuil en tissus rouge du salon.

Reposant sa tête sur son poing, elle fixait la photographie en laissant un coin de ses lèvres remonter délicatement, elle pencha sa tête sans lâcher du regard l'image. Je pouvais voir ses pupilles briller de façon étrange mais qui n'étaient pas tristes. De la nostalgie était sans doute inscrit dans son regard hypnotique.

- Oui…Était. Tu lui ressembles beaucoup, je trouve.

- Merci… C'est très gentil. Rétorqua t- elle d'un coup gênée en rabattant une de ses mèche folle derrière son oreille.

Elle se mordit la lèvre inférieure en me sondant de son regard chocolaté. M'en lasserai-je un jour ? Elle quitta mes pupilles pour poser les siennes sur ma main en affichant une mine impassible.

- Il serait temps d'appeler.

- Oui… Ce serait une idée.

Elle débarrassa la table basse du salon en chassant les objets du revers de sa main tandis que je passais la commande téléphonique. Sans pouvoir m'en empêcher, j'observai en catimini toutes ses attitudes, pour en apprendre davantage sur mon ange.

Tous les gestes qu'elle faisait, me donnaient des frisons dans le corps. Sa manière de rabattre des mèches derrière son oreille, de froncer ses sourcils lorsqu'elle était intriguée me retournait plus que de raison. Elle était si belle. Sa manière de répondre, de se comporter me faisait fondre littéralement. Elle se redressa en faisant une moue amusée.

- Je pense que le livreur attend une réponse Cullen.

Gêné d'avoir été pris à l'observer, je lui tournai le dos en répondant rapidement à mon interlocuteur sentant le rouge me monter aux joues.

La soirée s'était déroulée de façon étrange. Je n'avais pas cessé de l'observer et je crois qu'elle en avait fait de même. Mais lorsque je croisais son regard, elle détournait le sien en rougissant furieusement avant de prétendre devoir aller chercher quelque chose.

C'était tout à fait charmant. Encore une fois, je me retrouvais seul dans le salon, mais cette fois parce qu'elle devait aller ouvrir au livreur. Assis sur le canapé, je patientais sagement après y avoir déposé un plaide couleur taupe pour la protéger du froid.

Même si elle n'arrêtait pas rechigner en prétendant qu'elle n'était pas en sucre, je préférais être sur qu'elle n'attrape pas plus mal. C'était peut-être ridicule, mais cette simple attention me rassurait.

- Eh voila !

- Ça sent bon…

- Et ça à l'air bon ! S'exclama t- elle en déposant la pizza fumante sur la table basse qui siégeait devant moi.

Elle s'installa à côté de moi et ouvrit le carton pour laisser apparaître la pizza. Nous avions opté pour une grande pizza avec garnitures. Après avoir allumé la télévision, nous avions décidé de laissé la première chaîne et de discuter de tout et de rien en mangeant.

J'avais appris pas mal de choses pendant notre conversation et remarquait que nous avions les même centres d'intérêt. Je fixais la télévision en souriant comme un idiot. Mais il y avait de quoi.

J'étais seule avec la fille de mes pensées entrain de manger une pizza devant un vieux feuilleton ennuyeux. Que demander de plus ? J'étais heureux qu'elle m'ait demandé de rester à ses côtés et de bien vouloir de ma présence. Il était tant de mettre les choses au clair entre nous deux.

- Je peux te poser une question ?

- C'est déjà le cas…

- Très drôle.

- Je trouve aussi, rétorqua t- elle en continuant de fixer l'écran.

- Non sérieusement. Pourquoi n'avoir rien dit aux autres pour ce qui s'est passé ?

- Je n'en voyais pas l'intérêt. C'est du passé. J'aurais du réagir d'une façon différente tout comme toi. Autant oublier maintenant.

- Merci, murmurai-je en souriant.

- Je ne l'ai pas fait pour toi.

- Merci tout de même, soufflai-je.

Elle roula des yeux en se callant davantage dans le canapé en souriant.

- Tu es décidément dérangé Cullen.

- Alors on est deux, répliquai-je en passant mon bras derrière sa tête.

- Mais en bien je te rassure ! Continua t- elle en détournant son regard vers le mien pour plonger ses pupilles dans les miennes.

Electrisé une nouvelle fois par l'intensité de son regard, je me penchai vers elle sans la lâcher du regard. Inspirant profondément, je perdis tout contrôle lorsque son odeur assaillie mes narines une énième fois. Levant une main pour la déposer sur sa joue qui chauffait, sous le rythme effréné de mon amour. L'enroulant de mon bras libre, je la vis se tendre perplexe et m'interroger du regard. Je laissai mon pouce effectuer des petits ronds apaisant sur sa joue.

- Merci d'être là Cullen… Edward, chuchota t- elle en fixant mes lèvres tout comme moi je fixais les siennes.

- Merci de bien vouloir de moi… Je… Je voudrais essayer quelque chose.

Je m'approchai de son visage en gardant ma concentration sur ses tentations charnues. Je la vis se lécher ses lèvres avant de mordiller ces dernières. Je savais très bien les sensations qu'allait me procurer le toucher des lèvres de Bella. Douces, humides et pleines, je voulais en profiter et prendre tout mon temps.

- Mais qu'est-ce qu'il ce passe ici ? Hurla une voix bourrue.

Tout comme Bella, je sursautai en lâchant un petit cri de surprise. Isabella, jeta un regard vers son oncle qui semblait énervé et se leva d'un bon comme si elle venait de se brûler.

- Monsieur, je …

- Tonton, je peux t'expliquer. C'est ma faute…

- Je pensais que l'on avait été clair Isabella, lâcha t-il en nous fusillant du regard.

Elle baissa son regard au sol en espérant qu'il soit indulgent à en juger sa posture, il était loin de me serrer dans ses bras.

- Je n'étais pas fatiguée et je me sens bien ! Ce n'est qu'un rhume ! Affirma t- elle en avançant pour se poster devant lui.

D'un coup, je me sentais affreusement coupable. C'était de ma faute, si j'avais refusé de rester, Bella serait entrain de se reposer et n'aurait pas de problème.

- Qu'est-ce qu'il fait là lui ? Demanda son oncle furieux en me désignant du regard.

- Je…

- Je lui ai demandé s'il voulait rester avec moi pour la soirée. Tu devrais être content, tu me rabâche sans cesse que tu n'aimes pas quand je suis seule à la maison. Et « lui » à un nom et c'est Edward ! Termina Isabella visiblement irritée des propos de son oncle.

- Tu n'as pas à me parler sur ce ton jeune fille ! Grogna t-il sévèrement.

- Tu n'as pas non plus à lui manquer de respect !

Je restai sans voix devant la défense d'Isabella à mon égard. Ses petits poings étaient complètement serrés pour laisser ses jointures apparaître plus blanche que je ne l'aurais cru. Se lançant des éclaires du regard, je ne savais qui je devais défendre. Isabella était vraiment effrayante au possible. Le visage du chef Swan était déformé par la colère et ses traits étaient complètement tirés. La fatigue et l'énervement étaient un mauvais mélange chez les Swan.

- Tu devrais rentrer, me murmura t- elle en m'offrant un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.

- Mais tu…

- C'est bon. J'ai eu bien pire.

- Ok… Je t'appelle, lui chuchotai-je à l'oreille.

J'aurais voulu déposer un baisé sur sa joue, mais son oncle m'aurait tué. A contre cœur, je saluai rapidement ce dernier qui me le retourna d'un ton glaciale. Mon dieu alors qu'avec Bella la situation semblait s'améliorer, à présent c'était avec son oncle que sa pêchait. Déchiré de laisser seule Isabella affronter son oncle, je me postai derrière la maison de Swan patientant de voir un signe de vie de la part de mon ange.


Alors ? Verdict ?

Fleurs ou… pruneaux XD

Bella et Edward, sa évolue mais la relation avec l'oncle n'est pas au

Beau fixe :s

Oui, je sais je coupe au mauvais moment !

Merci encore de me lire. J'attends vite vos réactions et avis.

Bisous