Bonjour bonjour * tente de se faire toute petite, et évite les projectiles*, je sais que ça fait un mois que je n'ai pas publié. A mon grand regret je vous l'affirme, on dit merci aux ordis portable trop fragiles, aux petits cousins qui s'amusent avec vos touches, et à Packard Bell pour leur rapidité, tellement pas efficace en réparation.

Alors veuillez agréer bien gentiment mes excuses les plus plates. Ou vallonnées si vous voulez, ça marche quand même.

Celui-là, c'est un petit mélange de tout et n'importe quoi, fait une première fois puis suite à un bug d'ordi,qui a pas prévenu du tout, et qui m'a fait perdre TOUT mes dossiers, refait. Ecrit pendant des cours, recorrigé chez moi, modifié, et supprimé une partie. Je lui ai tout fait subir. Alors bon, je ne m'attends pas à ce qu'il soit aussi bien que je l'aurais souhaité... Mais bon, c'est mon côté pessimiste qui parle. Mon côté plus joyeux et sociable vous dirait que je me suis bien amusée à écrire la première partie et que j'ai encore farfouillé un peu plus dans les tréfonds du personnage d'Ailis, et que honnêtement, ça fait du bien. Je crois que j'ai laissé la psychopathe qui est en moi en profiter un peu, c'est pas tout les jours qu'elle s'amuse celle-là.

Et puis sinon, bonne année à tous ! (oui, je sais on est le 18 janvier, c'est tard tout ça tout ça, mais on est en France, alors ça doit pas vous choquer tellement,et en plus Gad Elmaleh est d'accord avec moi).

Bon mes chers enfants, voici enfin venu le temps, tant attendu par vous tous, des réponses aux reviews. *Prend un ton mystique et fait de grands gestes avec les bras, pensant avoir l'air d'un mage*

elicia-massen: L'humour ne fait jamais de mal, sauf quand on attrape un fou rire tellement puissant qu'on a des crampes aux abdos, mais je pense que ça compte pas, parce qu'après on peut avoir un ventre hyper musclé. Et, ça, c'est la classe. Sinon, non je l'ai pas fait exprès du tout, elle est drôle parce qu'il m'était évident qu'elle l'était. Son histoire m'était tellement évidente que je n'ai fait que la retranscrire comme j'ai pu, et merci des compliments.

Alicia Constel: Non non elle n'a pas tué Jane, mais tout sera expliqué dans le chapitre suivant (Je savais pas où la placer dans celui-là, ha ha, ça craint comme excuse). J'aurais bien voulu écrire pendant les vacs, si je n'avais pas une famille envahissante, qui casse tout sur son passage ( Je crois que ce petit morveux va m'entendre toute sa vie pour m'avoir abimé ma touche R, ma touche Espace et Alt Gr. Oui, je suis rancunière). Oui Oui (oui vas-y oui-oui, Oui Oui ! Désolé, j'étais obligée de la sortir) il va finir transformé, vampire hyper canon, qui a gravement trop de classe pour nous petits yeux d'humaines et tout et tout, mais va y avoir du suspens quand même, sinon ce serait plus drôle hein, et puis j'aurais pas dévoilé comme ça tout ce qui va se passer, je suis pas si tête en l'air.

Volterra : Tout d'abord : Bienvenue parmi Ailis, moi, mes délires passagers et ma schizophrénie. Ça fait un jolie «nous» tout ça. Pour répondre à ta toute première review, j'aurais une question : A quoi t'attendais-tu exactement ?

Maintenant,pour la deuxième review : Alors, c'est une histoire que peu de personne aimerons, puisque elle n'a rien d'originale. J'étais en cours (comme trop souvent) , en train de penser à Twilight (Comme à mon habitude), j'étais seule à ma table puisque mon très agréable (Hum hum) professeur de Maths-Anglais(matière inutile et qu'on m'a gentiment forcée d'accepter et qui me fait me lever le Mercredi matin pour une heure de cours) avait décidé qu'avec ma camarade nous discutions trop et l'a faite venir au premier rang. J'ai donc passé l'heure dans mes pensées twilightiennes, je dérivais à droite à gauche sur le sujet, quand tout à coup je me suis dite «Mais pourquoi tout les vampires qui boivent du sang humain dans Twilight sont tous forcément méchants ?» Et là : Paf ! Illumination. «Peut-être pas tous...» Ailis venait de jaillir dans ma tête, j'ai écrit le premier chapitre pendant la demie-heure de cour qu'il me restait et l'ai publié le matin même sur FanFiction..

Blasée ? Oui, elle pense qu'elle en a trop vu pour être surprise, je pense qu'elle a tord. (Ou comment se faire passer pour folle en 1minute.)

SydneyB : Ailis, c'est un peu de nous tous, elle n'a rien d'exceptionnel en soit, mis à part qu'elle soit un vampire, alors on a tous des choses en commun. Je me retrouve moi-même en elle de temps en temps, bien que je n'ai rien d'une cynique professionnelle. Merci pour tout. Sinon, ton pseudo, c'est en hommage à la Grande Sydney Bristow, agent double de son état ?

Chapitre 8 : Il y a plusieurs façons de mourir.

D'une allure féline, je me tournais vers les hommes saouls. Ils m'avaient cherchés. Parfait. Ils allaient me trouver. Adoptant une position d'attaque, j'avançais, le pas lent et calculé au millimètre près. L'adrénaline montait doucement en eux, ils semblaient figés sur place, à la fois choqués et fascinés.

J'imagine qu'il était rare qu'une femme seule s'affronte à une bande de losers ivres. Et qu'il était d'autant moins fréquents que celle-ci ressemble plus à une prédatrice sur-entrainée qu'à une princesse en détresse. Une voiture passa sur la route jusqu'à présent déserte, éclairant la rue sombre et sans réverbère. L'un d'eux recula vers a porte du bar derrière son dos en apercevant clairement mon visage, un autre se décala de façon à être caché par les deux plus costauds du groupe. J'eus un rire bref en les voyant ainsi, comme de vulgaires animaux sans défense. Le plus téméraire de la bande, celui qui m'avait hélé une minute auparavant, adopta une position défensive, pensant peut-être faire le poids.

L'imbécile !

Le rêve est plus doux que la réalité mon pauvre petit.

Voulait-il mourir ? C'était comme il voulait, moi, un meurtre de plus ne me dérangeait pas du tout, ce n'était pas comme si il pouvait me battre de toute façon. Je lui sourit, le fixant sans ciller, la distance entre nous deux était réellement réduite à présent. Trois mètres. Deux. Un.

- Bonsoir, dis-je de la voix la plus suave que j'avais.

Il frissonna, recula instinctivement, détourna le regard. Il paniquait. Excellent.

- B...euh, bonsoir, balbutia-t-il. J'éclatais de rire devant son air intimidé.

- La proposition de tout à l'heure tient toujours ? Parce qu'elle m'intéresse particulièrement.

- Ah, bah euh... Oui oui.

Ses amis le saluèrent vivement, fiers de lui lorsqu'il se détourna d'eux. Il se pavanait, s'imaginant sans doute que je pouvais avoir une quelconque attirance envers lui. Vrai. Mais pas de la façon dont il le souhaiterait. La seul chose que je trouvais attirant chez lui était son sang, bien qu'il me parut tout de même banal. Il n'avait vraiment rien d'intéressant. L'attrapant par la manche de sa veste en cuir plus qu'usée, je l'amenais dans une ruelle sombre et déserte. Si l'on exceptait le chat fouillant dans une poubelle près de nous, qui déguerpit d'ailleurs rapidement en sentant la présence d'un autre prédateur. Je l'accolais sur le mur en brique humide. Mes bras tendus vers les extrémités de sa gorge. Son pouls palpitait rapidement sous sa peau, ses yeux étaient fuyants, sa peau s'humidifiait avec la sueur sortant de ses pores.

- Alors, dis-moi un peu, comment tu t'appelles ?

- Jo.. John. John Decker. Et vous... euh, toi ?

- Tu n'as pas besoin de le savoir. Il n'y a aucune raison que tu le saches. Mais, comme je suis curieuse, j'aimerais apprendre quelque chose: quel âge as-tu ?

- Vingt-trois ans, pourquoi ? Murmura-t-il tout aussi terrifié, je le vis sortir son portable de la poche de son jean, tout en tentant de se faire discret. Ses mains me semblèrent tenter de composer un numéro. J'avais pourtant essayé d'employer un ton rassurant. Sa compagnie ne m'était plus agréable, j'étais lasse de jouer la gentille.

- Eh bien, mon cher John, je me vois dans le devoir de t'informer qu'aujourd'hui, et après vingt trois ans, s'achève ta vie.

- Allô ? Allô ? Ici Police 911, répondez s'il-vous-plaît !

Je lui pris rapidement son portable des mains, et le broyais dans mon poing.

- Bien essayé, mais c'est pas la police qui va pouvoir te sauver, ni aujourd'hui, ni une autre fois. Tu m'as manqué de respect, je vais te faire manquer le reste de la vie que tu aurais pu avoir.

Et sur ces mots, je lui brisais la nuque. Puis, je lui mordis la jugulaire, buvant prestement son sang. Ni hypnotisant, ni dégoutant, juste banal avec un arrière goût alcoolisé et quelques gouttes d'adrénaline pour le plaisir de l'assaisonnement. Pas aussi bon que celui de l'ange. Ces pensées me ramenèrent a mon but premier. J'avais un homme à sauver, une première en soit, j'étais mille fois plus douée pour faire le contraire, cependant le souvenir du visage de l'inconnu me revint en mémoire et je lâchais le corps inerte pour me diriger vers l'hôpital. L'impression étrange que le sang de cet individu ignoble ne représentait rien m'envahit. Il n'avait rien de particulier, rien qui pu attirer mon attention, au contraire du mourant m'attendant dans la forêt. Je me hâtais encore plus si c'était possible. Le vent tourbillonnait dans mes cheveux, fouettant au passage mes joues, il y avait peu de chance qu'un automobiliste puisse me voir même si je restais sous la lumière artificielle, j'étais trop rapide pour leurs yeux. En chemin, je transformais mon apparence, la sécurité était de mise à partir de maintenant.

S'introduire dans l'édifice fut une chose aisée. Trouver du sang également, bien qu'il aurait fallu que je saches son groupe sanguin. Dans le doute, je pris du O positif et négatif, ne voulant pas risquer sa vie d'avantage.*

En ressortir en fut une autre bien plus compliquée. Déjà, il fallait que j'arrête de respirer et que j'évite de penser aux poches de sang dans ma veste, ensuite que je me concentre pour paraître humaine. N'ayant pas le courage nécessaire pour m'en créer une, je pris l'apparence du corps de jeune fille fragile et banale que j'avais pu posséder des siècles auparavant, ce qui me permettrais de ne pas trop me focaliser sur mes traits. Avoir l'air sereine et vivante n'était pas si facile en soit. Mais il m'était beaucoup plus aisé de circuler dans une ville en ayant une apparence différente, ce qui m'éviterait de gâcher du temps, et d'avoir à commettre une erreur.

Sur le chemin qui me menait à mon point départ, les pensées présentes dans mon cerveau n'étaient dirigées que sur une unique direction : l'ange, et la culpabilité qui accompagnait la mention de sa souffrance, qui était le résultat de ma seule et unique faute. Étrange sentiment par ailleurs. J'aurais pu avoir l'impression que le monde entier se décimait par ma seule faute, que les guerres plus violentes les unes que les autres n'existaient qu'à cause de moi que je ne me serais pas sentie plus mal. Ça en devenait même inquiétant. Il ne m'était jamais arrivé de me mettre dans un état pareil jusqu'à maintenant, et qui plus est pour un humain. Une part de moi avait honte, une autre part, dont la taille était ridiculement petite par rapport à l'autre, était fière que je puisse ressentir une émotion autre que la haine, l'envie ou la mélancolie qui m'envahissait parfois. J'étais enfin arrivée près de l'homme à l'agonie. J'enlevai ma veste, étalai son contenu sur le sol terreux. Pas le temps pour faire dans le médicalement correct. Les poches de sang, les seringues, le tuyau, du courage et de la volonté, tout ce qu'il me fallait posséder pour ce qui allait suivre.

Je fouillais dans ses poches, cherchant un quelconque papier d'identité, espérant y trouver la carte de son groupe sanguin. Son portefeuille était introuvable. J'étais incapable de savoir comment le sauver si je ne savais pas cela. Mes mains se firent frénétiques, et enfin, je trouvais son porte-monnaie dans la poche intérieure de son manteau. Des cartes de crédit, une carte d'identité et un passeport au nom de Chayton Hamner. Original. Plus que le mien, qui n'est pourtant pas très courant. Un nom sur le visage de cet inconnu, mais toujours pas de carte, son passeport vers la vie était toujours porté disparu. Et, au moment ou je commençais à désespérer, je la trouvai, pliée en deux, un coin déchiré, mais bel et bien là. B+ tout ce qu'il me fallait savoir.

J'ôtais sa chemise, raccordais le tuyau à la poche et à la seringue plastifiée. Toutes ces heures à regarder des séries médicales à la télé ne me seraient finalement pas vaines, je me surpris à penser que l'accès à la technologie pouvait avoir du bon, au moins pour les situations d'urgences et pour les cas d'ennuis profonds. Portée par un réflexe aussi idiot qu'humain, j'inhalais profondément, cherchant sans doute à me concentrer. Très mauvaise initiative. Le feu qui ravagea ma gorge à cet instant fut autant, sinon plus, puissant que celui qui m'avait amené à l'attaquer la première fois. Les faits me semblèrent si lointain que cela en fut troublant, l'erreur ne remontait pourtant qu'à vingt cinq minutes auparavant. Je ravalais le venin qui s'était logé dans ma bouche, il était hors de question que je lui fasse plus de mal que je lui en avais déjà fait. Ma détermination à le garder en vie m'ébranla, depuis quand étais-je donc capable de ressentir de telles émotions ? Pas de réponse. Je coupais court à mes questionnements futiles. J'avais une vie à sauver. Une vie à sauver, quelle bizarrerie, quelle innovation. Ce dénommé Chayton était en train de renverser tout ce qu'il y avait en moi, jusqu'à la plus petite parcelle, et je crois que je lui en voulais un peu de transformer ma routine habituelle et insipide en cet ahurissante intensité d'événements trop riches en émotions.

Je pris l'aiguille dans ma main, contrôlant ma force pour ne pas la briser, et visa la veine sur son coude, en enfonçant la seringue, la partie métallique sembla rencontrer quelque chose de dure et se brisa. Je retirais l'aiguille de son bras, et contemplais les dégâts. Que s'était-il donc passé ? Je pris la seconde, restée dans ma veste, et réitérais le même processus, changeant de bras cette fois-ci. Même résultat. La vague de panique qui m'envahis à cet instant fut sans précédant. Comment allais-je pouvoir le sauver ? Et, perspective qui m'emplit d'un sentiment non-identifié, qu'allais-je faire si il mourrait ? Mon manque de réponses à ces interrogations ne me surpris même pas, je n'avais aucune solution à tout ce qui se passait autour de moi depuis que je l'avais rencontré. Ce qui m'agaça encore une fois, même si à contrario de la fois précédente mon ire m'était adressée.

La nuit qui était inhabituellement calme auparavant devint bruyante. Les cris devinrent plus fréquent, plus horribles, plus poignants. J'avais l'impression qu'il vivait milles morts, sa souffrance transcendait les limites de l'entendement. Je frissonnais souvent, sursautais parfois, suppliais le vide deux fois. Rien n'y fit. Il s'époumonait sans s'arrêter. Son corps me paraissait à la fois différent et plus reconnaissable. Il criait des phrases dépourvues de sens. Il demandait de l'aide, hélait parfois des noms qui m'étaient inconnus, profanait, hurlait d'avantage encore. Le temps me semblait figé, presque inerte. Le monde était ailleurs. Je n'étais pas en mesure de savoir quoi faire pour l'aider.

«Éteignez le feu ! Je brule ! À l'aide ! »

En entendant ces mots, le souvenir de ma transformation me revint à la mémoire avec une force étonnante, je compris l'évidence que je m'étais manifestement dissimulée à moi-même : Il était en train de devenir un vampire. Ce qui n'était absolument pas une bonne chose en soit.

*Pour toutes celles qui ne le sauraient pas, le groupe sanguin d'une personne est très important lorsqu'il s'agit de transfuser du sang, puisque si le sang n'est pas compatible avec celui du transfusé, il peut mourir. Et si Ailis prend du sang O, c'est parce que c'est le seul qu'il est possible de transfuser à tout les groupes. (Oui, j'ai retenu quelque chose de mes cours de l'année dernière, enfin presque... Si il y a des erreurs, dites le moi... On sait jamais, l'ambiance était festive en SVT.)

Et pour finir. J'ai une publicité très importante à faire pour une histoire très très bonne, et pourtant j'aime pas la pub, je trouve que ça fait perdre du temps. Mais là, c'est tellement génial qu'il faut que vous lisiez ça. De l'excellence à l'état pur. Je pense que son perso s'entendrait bien avec ma petite Ailis. Il s'agit «D'une Nouvelle Perspective» de Tata Grimma. Que j'admire, qui publie plus vite que son ombre, et à qui j'ai promis cette petite page de pub.

Bonne journée à tous.