Me revoilà !

Comment allez-vous ?

Je suis ravie que mon dernier chapitre ait été tant apprécié !

Alors voici la suite, je dois avouer que j'avais une boule dans la gorge en l'écrivant. Je crois aussi que vous allez vouloir commettre un meurtre ! XD

Je ne dis rien de plus et vous laisse savourer le chapitre (36 pages)

Merci à Jackye pour son travail parfait qui se perpétue à chaque fois. Pour chaque chapitre. Merci encore pour tout vos encouragement !

PS : Vous pouvez me contacter sur mon Twitter, le lien se trouve sur mon profil.

Bonne lecture.

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Chapitre 13 : Une journée harassante

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La semaine c'était une nouvelle fois déroulé sous le signe de l'ignorance entre Cullen et moi. Il lorsqu'il me voyait, il me lançait un regard complice avant de passer devant moi sans me prêter la moindre attention. C'était vraiment étrange.

Je déambulais tranquillement dans les couloires, lorsque je croisais le regard lumineux d'Alice. Pris de panique, j'amorçai un pas en arrière, alors qu'elle lâcha le bras de son compagnon pour s'élancer, guillerette vers moi.

- Alice…

- N'oublis pas ! A 15h00 devant chez toi.

- Je ne risque pas d'oublier… grommelai-je en réajustant la lanière de mon sac.

- Ne fais pas cette tête ! On va bien rire. Surtout qu'avec Rosalie on t'a prévenu un petit itinéraire des meilleurs magasins de vêtements.

- Super… Une prise de tête, soufflai-je en mordillant ma lèvre.

- Tu me remercieras quand on aura déniché des merveilles. Tout comme une certaine personne.

Fronçant les sourcils, je penchai la tête avant de la secouer dépité par le comportement d'Alice.

- Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir.

- Voyons Bella, chuchota t-elle en secouant son doigt devant mes yeux.

- Alice, je dois aller en cours alors à plus tard.

- Oui bien sûr.

Sans rien dire de plus, elle tourna les talons pour aller retrouver Jasper et crocheter son bras autour du sien avant de déposer un baisé sur ses lèvres. Ils étaient attendrissants. Il n'y avait qu'à regarder la façon dont leur corps réagissait lorsqu'ils étaient ensemble pour comprendre à quel point ils étaient amoureux.

Je devais bien avouer que je les enviais. Ils avaient l'air si heureux sans que ça n'en soit écœurant. Malgré tout ce que j'avais dis à Alice, j'étais heureuse de passer une journée en compagnie d'Alice et Rosalie, même si je devais subir la case shopping.

La matinée se déroula comme à l'accoutumer. De manière ennuyante et épuisante. Je ne revis pas Alice. Dieu merci ! Vue l'état de fatigue que je contenais, je crois qu'elle aurait pu me faire signer n'importe quoi, pourvue qu'elle me laisse souffler. Cette fille était un réel tyran aux cheveux sauvages.

L'heure du midi avait sonné et j'avais du me rendre à mon casier afin de me décharger de certains bouquins qui m'encombraient. Bien entendue Laureen s'y trouvait avec ses caricatures et discutaient du costume qu'elles allaient porter.

Chacune s'extasiant sur mon tortionnaire qui ne se lassait des éloges hypocrites en remuant sa chevelure blonde épaisse qui voltigeait dans les airs.

Je ne pouvais m'empêcher de la comparer à Rosalie. Elles étaient bien différentes en touts points. Rosalie était une blonde sculpturale, brillante dans ses études et le cœur sur la main ainsi que follement amoureuse d'Emmett.

Contrairement à Laureen qui était vile, hypocrite, superficielle et n'était pas du genre à avoir inventé la poudre ! C'était surement pour ça que Laureen ne supportait pas Rosalie. La jalousie devait diriger la moitié de ses faits et gestes. Navrant.

Me dissimulant le plus possible derrière ma porte de casier, j'écoutais avec intention leur conversation.

- Et toi Laureen tu comptes y aller accompagnée ?

Je l'observai dans l'ouverture mince qui se trouvait au niveau des fines charnières de mon casier. Un sourire aux lèvres, elle y porta son rouge à lèvres qu'elle appliqua avant de pincer ses lèvres et de ranger le tube dans son sac Channel.

Merci papa, raillai-je écœurée.

- Je pensais chasser sur place. A moins qu'Edward ne me supplie de l'accompagner.

- Il ne peut dire que oui ! Affirma sottement une fille qui se dandinait du haut de ses escarpins compensés rouge qui juraient avec le reste de sa tenue.

- Je sais bien. Après tout il ne trouvera pas mieux !

Blasée, je roulai des yeux en sentant le fou rire me gagner. Je me mordis l'intérieur de ma joue.

- Il ne pourrait pas refuser ! S'exclama fièrement une autre fille. Tiens le voilà ! Gloussa t-elle alors que j'enfonçai davantage mon visage dans mon casier.

- Tiens Edward !

- Laureen, entendis-je une voix rauque.

Je clôturai mes paupières en souriant. C'était bien sa voix. Rauque et suave comme d'habitude. Ses talons avaient cessé de claquer au sol, il avait sans doute du s'arrêter pour écouter Laureen. Je sentis mon cœur se compresser dans ma poitrine comme la dernière fois. Dieu que c'était désagréable.

- Tu sais que le lycée organise un bal et je me disais que si on y allait, toi et moi, on serait le couple far de la soirée, certifia t-elle d'une voix exagérément doucereuse.

Etrangement à cet instant, j'avais l'envie incontrôlable d'aller lui faire ravaler son putain de comportement. Mais je n'en fis rien. Qu'étais-je pour Edward à part une connaissance ? Rien.

Cette constatation eue pour effet de balayer d'un coup mes envies de meurtre. Sagement, je patientais, cachée dans l'attente de la réponse de Cullen qui ne se fit pas attendre.

- Ecoutes Laureen, je n'ai pas l'intention d'y aller avec toi. Je n'ai même pas l'intention d'y aller !

Au bout de quelques secondes, je crue qu'elle s'était étranglée avec sa propre salive à entendre un long silence qui s'ancrait dans la conversation, jusqu'à ce que son rire niait résonne dans l'enceinte du couloir.

- Ah Edward ! C'est aussi marrant qu'un toit ouvrant sur un porte avion !

-Un toit ouvrant sur un sous marin, inculte ! Persiflai-je discrètement.

- Je suis désolé mais tu ne m'intéresses pas…. Sur ce, excuses moi mais j'ai à faire.

Sans lui laisse le temps de répliquer, il tourna les talons et poursuivit son chemin jusqu'à quitter l'horizon. Dieu merci, il ne m'avait pas vue. Je soupirai de soulagement alors que Laureen bouillonnait de rage en insultant Cullen de tous les noms.

Finalement, il remontait grandement dans mon estime. Je souriais avant de me réprimandé d'une gifle mentale à penser à Edward. Je m'étais gardée de lui adresser la moindre pensée méliorative. Il ne pouvait pas gagner si facilement. J'en avais marre de son charme à deux balles qui me rongeait plus que de raison.

Je fus sortie de ma léthargie, lorsque la porte de mon casier se referma violement sous mon nez, manquant de m'écraser les doigts, me trouvant rapidement face au visage furieux de Laureen.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- J'avais besoin de déposer des livres, me justifiai-je bêtement en désignant mon sac.

Elle haussa les sourcils en me sondant d'un air supérieur qui avait le don de me faire sortir de mes gonds.

- Allé casses toi ! M'ordonna t-elle en balayant l'air du revers de sa main.

Ne cherchant pas à m'en prendre davantage, je jetai mon sac sur mon épaule alors qu'Angela débarquait avec une pile de journaux dans les bras. Il est vrai que la nouvelle édition devait être prête ce soir. Pauvre Angela.

Alors qu'elle avançait à l'aveuglette, elle trébucha et bouscula un Laureen qui tentait de redessiner ses yeux à l'aide d'un crayon. Je pouffai lorsque son visage se vît barré d'une ligne noire tandis que ses traits de visage se déformaient d'horreur.

Elle lâcha un cri de terreur avant de foudroyer la pauvre Angela qui tenta de rassembler toutes les éditions qu'elle transportait. Du haut de ses talons, la blonde s'imposa à l'éditrice en plaçant un de ses talons sur le papier qu'Angela tentait désespérément de prendre.

- Non mais tu ne peux pas faire attention !

- Excuses moi Laureen, je n'ai pas fais exprès, murmura la voix chevrotante de la brune.

- Il va falloir changer tes lunettes la binoclarde ! Siffla agressivement Laureen.

Elle mit un coup de pied dans la masse de feuille qu'Angela avait réussit à rassembler en riant, suivit de l'écho de ses copies conformes. Je vis les mains d'Angela trembler alors qu'elle remontait ses lunettes sur son nez en reniflant.

Comprenant la tournure de la situation, je décidai d'intervenir en me plaçant devant Laureen qui m'observa de haut en bas.

- Je t'avais dis de te casser !

- Elle t'a demandé pardon, alors fous lui la paix. Répliquai-je peu rassurée, tout en ancrant mes pupilles dans les siennes.

- C'est la meilleure, tu ouvres ta gueule maintenant !

- Ecoutes, ce n'ai pas parce que Cullen n'a pas voulue que tu ailles avec lui au bal que tu dois t'acharner sur les autres.

A la phrase elle, amorça un pas rude vers moi en me fusillant du regard. Merde ! J'avais été un peu loin peut-être.

- Mais pour qui tu te prends ? Tu es une merde. Et les merdes restent à leur place et font pas chier le monde.

Sans pouvoir me contrôler, je me mis à rire à gorge déployée devant son regard ahurit.

- A présent tu es philosophe ? Impressionnant.

- La ferme !

- Quoi ? Tu ne supportes pas qu'on te fasse remarquer à quel point ta connerie peut atteindre des sommets extravagants, la provoquai-je les nerfs à vif sous le regard amusé d'Angela.

Avant que j'eu le temps de dire ouf, la blonde agrippa ma gorge et me plaqua contre les casiers métallique du lycée. Je sentis un cadenas pénétrer ma chaire, ce qui me fit siffler de douleur. Elle enfonça ses ongles dans ma peau alors que je suffoquais sous les cris d'alerte d'Angela.

- Ecoute-moi bien espèce de petite conne. Réessayes encore une fois de sortir du rang et ton connard d'oncle à plus de job et toi tu peux dire adieux à toutes les facs. Et là il n'y a plus de seconde chance !

Je hochai la tête complètement pétrifiée devant la rougeur de son visage et ses yeux qui semblaient être injectés de sang. Devant ma peur, elle laissa ses lèvres s'étirer méticuleusement avant de reculer et lâcha son emprise sur ma gorge.

J'avais l'impression de ne pas avoir pu respirer pendant des jours. Je sentais ma jugulaire pulser à une vitesse impressionnante alors que la chaleur qui avait envahit ma peau irradiait intégralement toute ma personne.

La bile qui menaçait de se déverser hors de moi semblait jouer les yoyos alors que mon cœur tambourinait frénétiquement dans mon cœur. Lentement je massai du bout des doigts ma gorge endolorie.

Elle tourna les talons pour se poster devant la pauvre Angela qui n'avait pas osé bouger d'un pouce devant la violence dont avait fait preuve la blonde. Cette dernière passa outrageusement une main dans ses cheveux avant d'afficher un air supérieur.

- Et toi Weber, je veux un article sur ma performance de pompon girl du dernier match. Je veux une photo avec mon bon profil et prépares une colonne pour mon couronnement de reine du bal. Ah oui une dernière chose. Swan n'oublis pas que certains endroits te sont interdits, comme la cantine. J'espère que je suis claire.

Je hochai fébrilement la tête tout en serrant mes poings alors qu'elle semblait rayonner de bonheur devant ma défaite. Si je n'étais pas si faible, et si mon oncle n'était pas impliqué dans l'histoire, je l'aurais sans doute étripée sans vergogne.

- Parfait ! Dans ce cas tout est dit. On y va les filles, il faut que je choisisse ma tenue.

Alors qu'elle quittait notre horizon suivi des autres, qui imitaient son attitude, je vis Angela se précipiter vers moi le regard complètement paniqué.

- Bella tout va bien ?

- Ça va… J'ai une marque ? La questionnai-je impassible en désignant ma gorge.

- Non il n'y a rien… Mais merci beaucoup Bella. Vraiment, si tu n'étais pas venue je crois que ça aurait…

- C'est bon, c'était rien, m'agaçai-je en agrippant mon sac alors que je sentais encore les doigts de Laureen presser ma gorge.

Pour une fois, aucune marque était visible, donc aucun bobard à sortir à mon oncle. Parfait ! Pourtant ça me faisait un mal de chien lorsque je déglutissais.

- Je ne sais pas comment te remercier !

- Ne dis rien et ce sera parfait.

- Mais Bella, elle s'amuse à te faire du chantage !

- Ce n'est pas la première fois… Je survivrais, affirmai-je en levant la tête de manière orgueilleuse.

- Mais…

- S'il te plaît, laisses tomber… L'implorai-je alors que je sentais mes lèvres trembler.

Elle soupira en s'emparant de sa pile de journaux tout en m'adressant un sourire rassurant sur son visage. Je la vis vaciller et souris à mon tour.

- Tu as besoin d'un coup de main, m'enquis-je en désignant la masse qu'elle détenait entre ses bras qui menaçait de s'écrouler une nouvelle fois au sol.

Elle lâcha un petit rire en opinant rapidement.

- Ce ne serait pas de refus ! Merci beaucoup.

Je lui ôtai une partie du tas et le mis sous mon bras en soufflant un 'de rien'. Je n'aimais pas que l'on me soit redevable. C'était horriblement gênant et le contact humain me mettait généralement mal à l'aise. Comme le disait si bien Laureen, on ne côtoie pas la merde. On la regarde, on la dénigre, mais ça s'arrête là !

Angela tenta de conduire une conversation civil mais je m'entêtais de lui répondre par des 'oui' ou des 'non' ou alors je me contentais d'hocher la tête avec un petit sourire forcé. La routine.

Je ne la détestais pas mais, je n'aimais pas m'étendre sur de longs discours. Comprendre mes congénères n'avait jamais été ma première préoccupation, c'était généralement lassant.

Rapidement, nous nous retrouvâmes au QG du journal de l'école, où je vis une dizaine d'élèves gesticuler dans tout les sens. Certains brandissaient des journaux, d'autres hurlaient de ne pas avoir eu de donuts. Une vrai petite fourmilière !

Angela me fit entrer en premier, afin de suivre ses directives, je zigzaguais entre les tables et les élèves non sans me faire bousculer. Elle m'indiqua, en souriant, une table vierge d'objet afin d'y déposer les catalogues. Je m'exécutai comme un bon petit soldat tout en examinant les alentours.

L'ambiance générale n'était pas si déplaisante. Toutes ses effusions étaient agréables à ressentir. L'odeur de l'encre fraîche titillait mes narines. Je la respirais pleinement en laissant naître un sourire sur mes lèvres. Sa me rappelait ma mère. Elle avait été journaliste au Times et avait été une des étoiles montantes du journalisme.

Bouffée par la curiosité, je scrutai les journaux que j'avais portés avec l'aide d'Angela. Ce n'était que des anciens numéros de Forks qui traitaient du bal annuel. C'était toujours la même présentation, seule la photo du couple gagnant changeait et généralement c'était un couple assortie digne de Barbie et Ken.

Raison de plus pour ne pas m'y rendre !

Secouant la tête, je la relevai en riant, cherchant Angela du regard. Je la vis, les bras crochetés au cou de Ben qui la couvait du regard. Gênée de devoir les interrompre, je tournai les talons et quittai la salle de rédaction pour me diriger vers la bibliothèque.

Comme à chaque fois, il n'y avait personne. Après tout, les jeunes de Forks avaient d'autres préoccupations un vendredi midi que de venir dévorer un bon livre. Je m'installai dans le rayon littérature romantique et me laissai glisser au sol, ôtant mon sac pour le déposer à mes côtés.

C'était le rayon le plus isolé.

Je l'ouvris rapidement et sortie une petite barquette d'asperges que j'avais conservé pour mon repas. Je ne pouvais me permettre de dépenser de l'argent à la cantine. Le lycée avait augmenté les prix, ce qui n'arrangeait rien à mes histoires. De plus, je ne désirais aucune nouvelle confrontation avec ma tortionnaire.

Lentement, je commençai à manger ma barquette en grimaçant sous le goût. C'était vraiment écœurant ! De plus, la douleur invisible de ma gorge me fît faiblement tressaillir. Rapidement, je jetai le légume dans la sauce que contenait le récipient en plastique avant d'entendre une voix rauque intervenir et me faire sursauter.

- Tu sais que tu n'as pas le droit de manger ici ?

- Il n'y a pas de panneaux. Et personne ne passe par ici… Mais attends… Tu n'as pas peur d'être vu… avec moi ? Murmurai-je en scrutant les alentours inquiète d'être vue avec lui.

- Ils ne sont pas là. Leur dernier cours a été annulé, alors ils ont préférés partir, m'expliqua t-il en s'adossant au rayon face à moi.

Du moins presque face à moi. Les rayons étaient tellement étroits que l'on pouvait presque se toucher. Je fronçai les sourcils avant de remettre correctement la barquette sur mes cuisses.

- Sans t'attendre ?

- Oui… La solidarité n'est pas trop leur truc, ria t-il en jetant sa tête en arrière pour la caller contre les étagèrent.

A cette action, je vis sa pomme d'Adam ressortir davantage et remonter lorsqu'il déglutissait. C'était… captivant… je fus surprise de la douceur qui émanait de son regard.

- Je vois… Donc tu es seul…

Il l'opina légèrement en m'observant intensément sans flancher. Savoir que ses émeraudes m'examinaient, me mettait mal à l'aise. Je me sentais transpercée de part en part par ses yeux. Je m'emparais lentement d'une asperge qui trempait piteusement dans la sauce contenue dans le récipient de plastique.

Je mâchonnai lentement l'extrémité en laissant la mayonnaise coller le long de ma mâchoire. Du revers de ma main, je l'ôtai croisant une nouvelle fois les pupilles noircit d'Edward. Timidement, je portai mon index à mes lèvres en suçotant l'extrémité qui avait conversé le liquide.

- Tu n'as pas faim ? Requis-je alors qu'il me fixait sans répondre.

Je baissai mon regard sur mes mains avant de prendre une bouchée en l'observant discrètement sous mes cils. Il passa rapidement une de ses mains dans ses cheveux avant de laisser ses lèvres à peine s'ourler.

- Je n'ai pas très faim.

Sa voix rauque et suave, étrangement déformée, m'envoya un courant électrique que je tentai en vain de repousser. Assénant la même sentence à mes autres doigts, je le vis déglutir péniblement avant de toussoter sans me lâcher du regard, tandis que je sentais mon visage me brûler.

Tant pis, j'avais choisis de le toucher de la même manière qu'il l'avait fait avec moi. Autant aller jusqu'au bout à présent. Reprenant contenance, je lui offris un sourire désinvolte.

- Tant pis pour toi. Ça m'en fera plus.

De mon pouce, je caressais ma lèvre inférieure, recueillant la substance en gémissant de manière peu audible. Mais à en croire le regard d'Edward, il avait été assez fort pour qu'il entende. Lacérant ma lèvre en une douce torture, je penchai ma tête sur le côté en le fixant sans vergogne.

- Tu vas bien ?

- Je me porte comme un charme… Comment… Comment va Seth ?

Pourquoi cherchait-il à me parler ? Ma stupide petite démonstration avait fonctionné ? Je baissai mon regard en scrutant mon assiette mal à l'alèze avant de soupirer lourdement.

- Il va bien… Il m'a même parler de toi, avouai-je en ricanant.

- Vraiment ? Et qu'as tu dit ?

Merde ! Te taire de temps en temps Swan ça peut-être pas mal, non ?

J'haussai les épaules en sentant mon visage chauffé rapidement. Maladroitement, j'arrachai des morceaux de mie avant de les rouler entre mes doigts et les projeter devant moi, sous le regard amusé d'Edward.

- Quoi ton discours sur ma personne était si mauvais ?

- Non… Mais il m'a posé des questions étranges.

- Du genre ?

- Non non, je ne dirai rien ! Fis-je en m'enfonçant contre les rayonnages.

- Je vois… Tu m'as dénigré au près de lui c'est ça ?

- Peut-être, me moquai-je en reniflant peu glorieusement.

- Hum… Il a l'air de beaucoup t'aimer.

Sans pouvoir m'en empêcher je pouffai en continuant de jeter des boulles de mie sans prêter attention à Edward.

- Disons que l'on se comprend assez bien. C'est assez simple de lui parler et vis versa…

- J'aimerai bien te comprendre moi aussi.

Interloquée, je relevai le visage vers lui et scrutai ses prunelles qui c'étaient verrouillées sur moi. Comme à chaque fois, cela en était troublant, même parfois, désarmant. Gênée, je tentai de dissimuler mon visage derrière mes cheveux tombants en un rideau épais.

- Tu t'en sors pas mal… T'as réussi à me retrouver ! Riais-je faiblement.

- Alors j'ai trouvé ta planque ?

- Je pensais pas que tu y parviennes, avouai-je amusée de son enthousiasme face à la découverte en jetant mes ordures dans un sac plastique.

Je le scrutais rapidement du regard en souriant. On aurait dit un gosse un matin de noël. Son visage fendu par un sourire angélique qui le rendait resplendissant.

Son profil était parfaitement dessiné, me laissant contempler paisiblement sa mâchoire viril et carré, se nez aquilin et ses lèvres pleines et attrayantes. Ses deux émeraudes se firent malicieuses lorsqu'il me fixa.

- Tu es le premier à venir ici… avec moi.

- Vraiment ?

- Eh oui, vraiment, soupirai-je sentant un malaise m'envahir alors que mes joues chauffaient une nouvelle fois.

Saleté de tare ! Il n'y avait pourtant rien d'extraordinaire ! C'était un lieu public alors pourquoi avoir l'impression de partager une partie infime de mon intimité ?

-Même Jacob ?

J'acquiesçai en fronçant les sourcils tandis qu'Edward passa une main dans ses cheveux en ourlant délicatement ses lèvres qui s'étirèrent d'un côté.

- Quoi ?

- Je voulais te poser une question.

Tendue, je penchai légèrement ma tête sur le côté en attentant qu'il continue mais il n'en fit rien et se pinça l'arrête de son nez.

- Je t'écoute.

- Je voulais savoir… si… Si toi et Black vous… êtes ensemble ?

Etonnée de sa question, je ne savais pas si je devais rire et me réjouir qu'il puisse être jaloux ou bien lui hurler dessus pour oser me poser une telle question. Mes lèvres serrées ne devaient à présent, former une ligne blanche me permettant de me contenir.

- Pourquoi crois-tu ça ? Le questionnai-je impassible.

- Je ne sais pas… Il vient souvent te chercher, et tu… Tu as dis à Mike que c'était ton copain alors…

- Tu pensais que je sortais avec lui.

-Oui.

- Jacob est quelqu'un que j'aime énormément, mais de manière fraternelle. Purement fraternelle. Mais parfois, j'ai l'impression que ça va au-delà, menti-je, en voyant ses poings se serrer.

- Tu l'aimes alors ? Me questionna t-il d'un ton sec qui contredisait avec son expression abattu qui déformait ses traits.

Je laissai s'échapper un petit rire amer de ma gorge avant de frotter mon front.

- Comment peut-on savoir si on aime quelqu'un si on n'a jamais aimé de cette manière ?

- C'est quelque chose que l'on ressent. Et c'est très étrange comme sensation. Ça peut-être violent mais délectable.

Je crus que mon cœur c'était arrêté à l'instant où il débita sa phrase. Les yeux écarquillés, je le sondai interdite devant ses propos.

- Je n'y crois pas, Edward Cullen serait-il amoureux ? Riais-je le visage en feu.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle là dedans…

J'écarquillai les yeux devant son visage fermé et son ton ferme. Dieu qu'il était beau. Même en colère il était parfait. Ses pupilles noircies par la colère le rendaient vraiment beau au possible. Je me sentis idiote d'avoir pu le blesser de cette manière. Je me sentais tiraillée entre ma culpabilité et mon égo qui hurlait victoire.

Pourtant ses joues rougies le rendaient si attirant ! Si je n'avais pas été si… anormale, j'aurais espéré qu'il veuille de moi. Timidement, je ravalai mon ardeur et triturai mes doigts furieusement. J'avais horreur qu'il puisse me mettre dans cet état.

- Hum… C'est juste que toutes les filles te courent après dans le lycée alors quand elles apprendront la nouvelle ce sera quelque chose.

- Je ne compte pas me lancer tout de suite…

- Pourquoi pas ?

- Je ne sais pas… Je dois avouer que ça me fais peur. Et puis j'attends le bon moment. Je veux faire les choses bien.

Gênée, je détournai mon regard face à lui, le cœur au bord des lèvres.

- Je pense qu'elle serait idiote de ne pas vouloir la même chose que toi, murmurai-je la voix chancelante.

- Tu crois ?

- Ouais… Mais elle n'attendra peut-être pas éternellement. Non ?

- Tu crois que je devrais lui en parler maintenant ?

Je haussai les épaules en sentant mon cœur se presser dans ma poitrine. Malgré l'air indifférent que j'avais tenté de lui vendre, à l'intérieur, je croyais suffoquer. C'était incroyablement déplaisant.

Je ne savais pas moi-même ce qui se passait. Edward était amoureux ? Soit, j'étais heureuse pour lui. Même si au fond de moi, c'était un trou béant qui se creusait.

- C'est à toi de voir. Mais pour le moment, il me faut retrouver Alice.

- Déjà ?

- Je pense que si je n'y vais pas, elle me fera subir la pire des tortures ! Déjà que je défis l'autorité de mon flic d'oncle pour toi… Fis-je sérieusement.

- Oh Bella, je ne veux pas que tu aies des problèmes par ma faute je… Je vois que tu te moques de moi.

- Navré mais c'était trop tentant, avouai-je riant de bon cœur devant sa moue réprobatrice.

- Je te fais pour un fois rire non ?

- Oui. Pour une fois…

Il se releva, frotta ses mains et m'aida à me relever m'offrant un sourire qui fit accélérer mon pauvre cœur. De ses bras puissants, il me soulevait et m'attirait contre son torse. Ancrant mon regard dans le sien, je m'y noyai en quelques secondes.

Dieu ! Moi qui détestais les clichés, j'y plongeais les deux pieds dedans ! Le plus inquiétant était que j'y prenais goût. Je ne m'étais pas aperçue de la perfection de sa peau et de sa poigne si virile sur mon corps. Je déposai mes mains contre son torse en mordillant ma lèvre.

- Je vais y aller, soufflai-je en me dégageant de son étreinte.

- Tu veux que je te raccompagne ?

- Merci mais Jacob vient me chercher.

- Jacob, répéta t-il en me défiant du regard, voulant faire réagir.

Pourtant je n'en fis rien et me contenta de froncer les sourcils en tournant les talons, le saluant d'un geste bref de la main. Jacob avait été ravi d'apprendre que mon oncle ne chérissait pas l'idée de me voir côtoyer Edward.

Pourtant il appréciait les Cullen. Mais depuis une semaine, il avait confié la tâche fastidieuse à l'amérindien de me ramener à la maison après les cours ainsi que de m'amener en cours, de peur à ce que je tente une escapade improvisée.

Je détestais cette décision, mais je m'y tenais ne voulant pas aggraver les choses. Notre situation titillait déjà un gouffre qu'un élan de rébellion ne pouvait être toléré. Après tout mon oncle avait tout fait pour moi, et tentait de m'offrir une vie agréable.

Seul Jacob semblait heureux de la décision d'Eléazar. Lui qui ne supportait pas Edward était satisfait et soutenait mon oncle à chaque fois. Ça en devenait agaçant. Le même manège se déroulait et je me retrouvais une trentaine de minutes plus tard chez moi.

Plantée dans l'entrée, sourire aux lèvres, je vis Alice m'adresser un sourire radieux qui éclaira son visage pâle. Vêtue d'un perfecto noir et d'un jean taille basse, elle s'approcha de moi pour me faire la bise sans me laisser le temps de réagir.

- Tu… Tu es déjà là ? M'exclamai-je étonnée.

- Voyons Swan, le shopping n'attend pas !

- Je vois ça… Mais Rose n'était pas censée venir aussi ? La consultai-je en balayant l'entrée du regard. Je pensais qu'elle nous accompagnerait.

Oh oui, ça je le voulais plus que tout ! Rose avait cette capacité à pouvoir refreiner les envies impulsives, d'achats du lutin. Après Jasper, bien entendu.

- Ne t'en fais pas ! Elle nous rejoint directement au centre commercial. Comme je te l'ai dit, nous allons respecter un planning, annonça t-elle fièrement en tapotant la poche supérieur de sa veste.

- Je peux le voir ?

- Alors là n'y compte pas !

Grimaçant devant son enthousiasme, je la vis plisser des yeux, comme si elle tentait de faire une mise au point. Au bout de quelques secondes, elle prit un air choqué avant de pointer son petit doigt devant ma figure.

- Ne me dis pas que tu veux tenter de saboter cette sortie.

- Non ! Voyons Alice tu commences à me connaître ! Raillai-je.

- Ne fais pas l'enfant Isabella, on va bien s'amuser !

- Tu vas bien t'amuser… Je n'ai pas pour projet futur de devenir ta poupée vivante.

- Mais Bella, pour le bal que comptes-tu te mettre sur le dos ?

- Je te l'ai déjà dis, je n'ai pas l'intention de m'y rendre.

- Et moi je te jure que tu vas y aller et même si je dois t'y traîner, cracha t-elle en callant ses points fermement serrés sur les hanches.

- Heu… c'est une technique de persuasion ? La questionnai-je amusée.

- Tout à fait !

- Navrée mais ça ne fonctionne pas avec moi, décrétai-je en croisant mes bras contre ma poitrine en boudant. De plus même si je décidais de m'y rendre, mon oncle serait contre.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il… Parce qu'il ne voudra pas, éludai-je pitoyablement.

- Hum… Pourquoi ne pas aller lui demander ?

- Non ! Alice non ! M'exclamai-je alors qu'elle sautillait déjà dans le salon en saluant Eléazar qui se trouvait une énième fois las dans son fauteuil de toile, bière en main.

Vaincue, je poussai un soupire de découragement tout en passant une main dans mes cheveux. Je comptais mes pas nerveusement en espérant qu'Alice n'en fasse pas trop et que mon oncle refuse que je m'y rende.

Pas que je n'avais pas envie, mais j'avais peur de m'exposer toute une soirée aux regards des autres étudiants du lycée. Les attroupements, en général, n'étaient pas mon fort, tout comme la parlotte avec mes paires. Il me fallait bien avouer, que les conversations des lycées m'étaient sans intérêts et me laissaient indifférente.

Elles étaient amères, sans gout et fades. Lorsque je passais le seuil de la porte du salon, je vis mon oncle, poser un regard interloqué où je pouvais lire un mélange d'amusement et d'étonnement.

- Tu veux aller à ce bal ?

Seigneur Ça sonnait comme ses fichus contes où l'héroïne devait aller à cette soirée pour rencontrer son prince. Foutaise ! La soirée serait composée d'une bande d'ados qui se souleraient jusqu'à ce qu'ils soient décidés à coucher ensemble…

- Hum… Je…

- Bien sûr qu'elle veut y aller Eléazar, déclara Alice comme si ça coulait de source.

Eléazar ? Alice était la première personne de mon âge, à ma connaissance, à appeler mon flic d'oncle de cette manière.

- Hum… Mon oncle tritura sa moustache à son extrémité, le regard dans le vide. Frottant son menton, il pencha sa tête sur le côté, avant de l'appuyer contre son poing fermé. Et cet… cet Edward sera présent ?

Je vis Alice me jeter un regard amusé et satisfait alors que je piquais un far, je baissai la tête en espérant qu'elle ne cherche pas à comprendre mon attitude infantile. Pourquoi fallait-il de que réagisse ainsi à chaque fois que Cullen intervenait dans une conversation ?

La voix chevrotante et sans enthousiasme particulier, je lui avouai que je le désirai. Il poussa un petit soupire devant le regard impatient d'Alice qui semblait bouillonner d'impatience.

- Ça ne te ferais pas de mal de voir des jeunes de ton âges et Jacob pourrait t'accompagner.

- Non ! Tu sais bien qu'il y a une initiation Quilete ce jour là !

- Oui c'est vrai…

- Ne vous en faites pas Rosalie et moi-même allons surveiller votre nièce !

- Bon… Dans ce cas… Je n'y vois aucun problème.

- Tu… Tu es sûr ? M'assurai-je vainement tandis que mon oncle avala une gorgée du liquide continu dans la bouteille en secouant lentement la tête.

J'étais cuite !

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Comme prévue, Alice m'avait amené au centre commercial de Port Angeles où nous avions retrouvé sur place Rosalie près de sa décapotable. Je ne comprenais pas les sautillements incessant de Rosalie, jusqu'à ce qu'elle m'expose point par point les différents magasins à 'dévaliser'.

Je me sentais pâlir à la citation de chaque magasin. Le pire fut à l'énonciation du magasin 'Victoria's secret'. J'avais tenté de m'esquiver par divers subterfuges mais cela ne fit pas son effet escompté.

Chaque boutique avait été inspectée minutieusement alors au bout de la dixième, je m'étais affalée sur un des bancs en bois du centre sous le regard réprobateur des filles.

Le magasin que je redoutais tant avait été le pire. Alice et Rosalie m'avaient torturée par diverses tentatives afin de connaître mes mensurations. Une fois l'information en leur possession elles c'étaient précipitées dans diverses rayonnages en brandissant diverses articles afin que je les essaye.

Bien entendu, il me fallait sortir de la cabine et leur faire un défiler sous le regard des autres clients. Et à chaque fois, je baissais mon regard en tentant de cacher mon visage rougi d'embarras derrière mon rideau acajou.

Je ne sais pas pourquoi, mais elles avaient essayé de me persuader que je n'avais pas à avoir honte mon physique. J'avais opiné sans rien dire mais j'étais loin d'en être persuadée.

Après avoir été sur que nous avions ce qu'il nous fallait pour cette soirée. Les filles m'avaient raccompagnée chez moi en me rappelant qu'elles passeraient afin de m'aider à me préparer.

Une fois à la maison, je constatai qu'il n'y avait personne. Je montai rapidement à l'étage, déposai mes sacs dans ma chambre en souriant devant la quantité astronomique qu'Alice avait réussit à me faire acheter. Cette fille était décidément diabolique !

Epuisée, je décrétai qu'une bonne douche devait être de mise. M'allongeant dans ma baignoire, je callai ma tête contre le haut de cette dernière. Les cheveux dansèrent légèrement sur l'eau qui les rendait bien plus foncer qu'à l'accoutumé. Je déposai mes bras de chaque côté de la baignoire en soupirant au contact glacé de la surface.

Le contraste de l'eau brulante sur mon corps endolorie et de la surface était tellement agréable que mes yeux roulèrent de leur propre chef. Clôturant mes paupières, je régularisai pour que ma poitrine s'affaisse délicatement, troublant légèrement le remue-ménage de l'eau. Je me laissais bercer par le bruit subtil lorsqu'elle s'écrasait contre les parois.

C'était incroyablement silencieux. Trop même. D'habitude je me soulais avec les corps qui m'entouraient. Comment dire ! Je me sens seule ! Depuis ma naissance, je luttais m'accrochant à quelque chose qui donnerai un but à ma vie.

Le seul qui avait persisté dans ma vie avait été le bonheur de mon oncle. Il était ma seule motivation dans ce monde de dingue. M'accoudant au rebord de la baignoire, je penchai ma tête sur mon poing et soupirais en repensant aux menaces de Laureen. J'en avais pris l'habitude mais à présent je ne savais plus quoi faire.

Devais-je en parler à quelqu'un ?

Non ! Assurément non. Je ne pouvais prendre aucun risque. Le père de Laureen était un homme du genre influant qui pouvait vous faire virer si son putain de Cognac n'était pas assez frais. Imaginer ce genre de personne haut placée me donnait toujours la nausée.

Saleté de classe sociale.

Je m'étais jurée qu'un jour, avant de crever la gueule ouverte, je leur rendrai la monnaie de leur pièce et voir, juste une fois, la peur leur tirailler les entrailles. Ce jour là, je rendrais les armes là tête haute.

Souriant de mon idée, je laissai mon dos glisser contre la coque de la baignoire en retenant ma respiration qui gonfla exagérément mes joues. Une fois submergée du liquide, j'ouvris mes yeux et découvris mes cheveux virevoltants dans une danse lente au dessus de mon visage.

C'était une vision enchanteresse et même ensorcelante. Du bout de mon index, je soulevai une mèche qui gênait la vision brouillée qui m'était offerte. J'avais l'impression d'être totalement isolée comme je le désirais. Je n'entendais même plus le sifflement du silence. C'était comme si je baignais dans du coton.

Expirant par habitude, je vis des bulles se créer à l'entrée de mes narines afin de remonter à la surface et ce détruire. Sereine, je clôturai mes paupières lentement profitant du calme.

Soudain, je sentis quelque chose plonger à mes côtés. Curieux, mais je n'y prêtai pas attention. Quelques secondes plus tard, cette chose se reproduisait. Agacée, j'ouvris les yeux et vis une ombre penchée vers moi souriant sournoisement avant d'amorcer un geste vers moi comme pour me saisir à la gorge.

Paniquée, je me débâtis rapidement jusqu'à me retrouver hors de l'eau. M'entourant de mes propres bras, je scrutais la pièce en tremblotant par le changement de température. Je ne me souvenais pas avoir baissée le chauffage. Mes dents claquaient rapidement, je sentais les gouttes de sueur se mêler aux gouttes d'eau.

La gorge nouée, je m'empressai de saisir une serviette afin de m'y enrouler en grelottant. Les cheveux ruisselant, je ne prêtai pas attention aux traces que je faisais à cause de l'eau. Les lèvres tremblantes, je passai une main sur mon visage en soupirant.

J'avais pourtant bien vue quelque chose, enfin quelqu'un. C'était une femme il me semble. A en croire sa taille fille et ses longs doigts fins et manucurés ainsi que sa chevelure dégoulinante, c'était une femme. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ici ? Comment était-elle entrée ? Ce n'était une personne de mes connaissances… Non.

Prenant mon courage à deux mains, je tournai la poignée et tirai lentement la porte vers moi. Le grincement de cette dernière eut le dont de faire accélérer mon rythme cardiaque. Il fallait vraiment que je pense à les graisser. Chancelante, je posai un pied hors de la salle de bain, priant que la femme ne tente pas de me sautée dessus.

Une fois dans le couloir, je progressai sur la pointe des pieds en me penchant vers l'escalier. Rien ne me semblait anormal. Étrange. Prudemment, je me rendis au rez-de-chaussée en inspectant chaque recoin mais il n'y trouva rien.

Convaincue qu'il n'y avait personne, je remontai m'habiller d'un débardeur, puis d'un bas de jogging avant d'aller m'enrouler dans mes couvertures en laissant ma lampe de chevet éclairer faiblement la pièce.

Je ne pouvais pas rester dans le noir, j'étais en alerte aux moindres bruits qui se produisaient. Le temps sembla passer lentement alors que j'étais restée en position fœtale pendant plus deux heures.

Allongée dans mon lit, je soupirais en raffermissant ma prise sur les draps alors que ma porte de chambre grinçait. Rapidement, je vis la tête de mon oncle épuisé, passer dans l'entrebâillement.

- Je ne te dérange pas ?

- Non, entre.

Il afficha un léger sourire amuser de ma réponse et amorça un pas vers moi tandis que je me redressais convenablement. Délicatement, il s'installa au pied de mon lit en plissant violement ses yeux avant de se figer. Affoler, je crapaütai rapidement à quatre pattes jusqu'à lui en tentant de ne pas me prendre les pieds dans mes draps.

- Ça va ? Tu veux…

- C'est bon, juste la fatigue.

- T'es sûr ?

- Oui oui tout va bien… Je suis venu savoir comment c'était passé ta journée.

Soupirant, je me laissai tomber en arrière afin de me retrouver assise tandis que je tentais de faire abstraction de certains points.

- C'était mieux que je l'aie imaginé. Alice à été sympa et Rose aussi.

- Je suis heureux de te voir ainsi. Tu me rappelles ta mère quand tu es comme çà.

- Je sais, rétorquai-je agacée de la comparaison.

Etonné de ma réaction, je vis mon oncle hausser les sourcils. Moi-même je ne compris pas ce qui m'avait pris mais je n'avais pas pu m'en empêcher. C'était sorti contre mon gré comme une libération. Mal à l'aise je passai une main sur mon visage en souriant à mon oncle.

- Pardonnes-moi… Je suis un peu fatiguée par toute cette journée.

- Je comprends. Aller ! Siffla t-il gentiment en désignant mon lit du menton. Tu devrais dormir à présent. Tu as les traits tirés.

Sans rechigner, je m'exécutai en rampant sur mon lit jusqu'à me glisser sous mes couvertures. Tendrement, je sentis mon oncle soulever mes mèches rebelles avant de passer des doigts épais sur mon front pour une caresse. Apaisée par ce contact, je laissai mes paupières s'alourdirent lentement.

- Tu as tellement de responsabilités ma puce, murmura t-il tendrement. Tu ne devrais pas subir autant de pression pour tout çà…

- Ça va. Je vais bien, répliquai-je sentant un sanglot menaçant de faire son apparition.

- Fait de beaux rêves Bella.


Alors ?

Fruit pourrit ou un wagon de tournesol (ouais j'adore les tournesols :- D )

Dite moi tout ! Et continuer de faire exploser ma boite mail elle adore sa !