Bonjours à tous !

Tout d'abord je tiens à remercier toutes les personnes qui ont encouragé pour le bac que

J'ai décroché ! Je suis enfin en vacances ! I'm Free Xd

Enfin bref, je vous poste ce nouveau chapitre

qui va vous apporter énormément de réponses dans la fiction.

Beaucoup était sur le point de craquer pour savoir le truc de Bella.

On va passer à la deuxième partie de la fiction :D

Je merci une nouvelle fois toute les personnes qui me soutienne c'est vraiment

un moteur extraordinaire et sa donne plus envie d'écrire, logique !

Je n'ai pas pu répondre à tous vos messages mais je vous remercie encore une fois.

Encore merci à Jackye pour sa correction afin de vous rendre la lecture bien plus agréable.

On se retrouve en bas !

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Chapitre 14 : Le chevalier Noir

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PV BELLA

Pourquoi fallait-il qu'on mette autant de fois à l'épreuve en si peu de temps ? La semaine c'était déroulé à une vitesse affolante, accompagnée de coups de téléphones d'Alice tout les soirs. Je devais bien avouer que ceci me permettait de me sentir moins seule le soir. J'avais toujours du mal à m'endormir mais bien souvent, le souvenir d'Alice, de Rosalie ou bien d'Edward m'apaisait et me permettait de retrouver le sommeil.

La silhouette de cette femme s'affirmait tellement, à chacune de mes nuits. S'avançant vers moi toujours avec cette même aspiration à la violence. Je me réveillais bien souvent en sueur, les mains agrippant désespérément mes draps comme un point d'ancrage. J'avais l'impression de devenir folle. Je n'en n'avais pas eu la force d'en parler avec qui que ce soit.

Sam savait déjà que j'étais épuisée aussi bien mentalement que physiquement. Je ne voulais pas qu'il me prenne en plus pour une dingue. Tout au long de la semaine, je ne m'étais pas éternisée à l'extérieur. J'étais restée cloîtrée chez moi en espérant que mes hallucinations s'arrêtent.

Je jetai un coup d'œil sur la housse qui contenait ma tenue. Avec dégoût, je la scrutai en espérant pouvoir la faire disparaître de ma vue. Elle me narguait. Cette tenue, me narguait depuis maintenant une semaine. Je revoyais le lutin insisté pour me payer la totalité de mes achats.

Pour elle apparemment, ce n'était pas un souci de dépenser. Malgré tout, je me dégoutais d'avoir accepté de la laisser dépenser pour moi, c'était égoïste et déraisonnable. Tant pis, je ferais des heures supplémentaires chez les Newton pour lui rendre ses 160 dollars d'achats. Après tout, une fois la soirée passée, je pourrais aller les rapporter.

Timidement, je me rallongeai remontant les couvertures jusqu'à mon cou scrutant malgré l'obscurité, ma chambre. Je mis quelques temps à m'habituer à la noirceur de la pièce, et scrutais le plafond en soupirant. Le calme de la nuit était bien trop déstabilisant pour moi. C'était comme si le temps venait de se soustraire à ses règles pour me torturé davantage.

Tentant de faire le vide, je cherchais une distraction pour me faire oublier mes frayeurs. Lentement, je rabaissais mon regard pour balayer une nouvelle fois de mes yeux la chambre. Toutes ces peluches me firent grimacer… Elles prenaient une toute autre apparence sous ce faible éclairage.

J'avais l'impression d'avoir dix ans depuis toujours. Eléazar ne me l'avait jamais fait remarquer. Après tout, il n'avait jamais eu besoin de me le rappeler. Pourtant, je n'étais plus une gamine. Non ! Avec tout ce que je faisais, j'étais loin d'en être une, même si mon oncle se plaisait à le croire.

Il fallait que je m'en débarrasse et vite.

Soupirant de frustration, je laissai mon esprit vagabonder vers… Edward. Encore une fois. C'était vraiment effrayant la façon obsessionnelle dont il infiltrait mon esprit. Je fermais mes paupières et je le voyais. C'était vraiment… étrange. Il avait été si mignon la dernière fois. Sa façon de s'énerver sur ses amourettes m'avait fait fondre. Je me souviens de ses joues rosies et sa pomme d'Adam se déplacer lorsqu'il déglutissait.

Il avait même cette petite lueur si fascinante qui résidait dans ses pupilles. Il avait parlé de cette fille avec une telle dévotion que n'importe qu'elle femme aurait priée être le centre de son attention... Malheureusement, je le détestais pour ça. Mais je ne pouvais m'empêcher de reconstituer son odeur, son toucher, sa manière de passer sa main dans ses cheveux.

A cet instant, je pouvais sentir mon bas ventre me brûler, crépiter d'un feu qui c'était déjà allumé... Oui une fois : pour Edward. Hésitante, je glissais ma mains sous les couvertures, relevant l'ourlet de mon débardeur, je caressais lentement mon ventre ainsi que mon nombril pour finalement descendre vers l'élastique de mon jogging. Dépassant la barrière de ce dernier, je m'immisçais sous ma culotte en soupirant d'aise.

Le visage en feu, je clôturais mes paupières pour voir le visage angélique d'Edward. Son regard incandescent, ses lèvres pleines, son nez droit, sa mâchoire carrée et ses cheveux désordonnés… Tout y était parfaitement retranscrit. Mordillant furieusement ma lèvre inférieure, je cajolais de manière éhontée mon intimité en sentant ma toison chatouiller le bout de mes doigts. Sans pouvoir m'en empêcher, je resserrais rapidement mes cuisses pour emprisonner ma main.

Une soudaine moiteur se fit sentir sur mes doigts. Encouragée, je laissais ces derniers s'engouffrer un peu plus dans la chaleur humide de mon intimité. Je sentais une boule de tension se former dans mon estomac. C'était si bon. Associer Edward à ce désir me fit irrémédiablement gémir de plaisir.

Mon dieu, c'était si… Je ne perdis pieds que lorsque j'effleurai un petit paquet de nerf. Ondulant mon bassin, je sentis des muscles, qui m'était jusqu'à lors inconnus, se contracter. Mon envie pour Edward était insoutenable, je voulais tout de lui. De ses mains sur mon corps ainsi que de ses lèvres. Je voulais toucher son torse musclé sans vergogne et le goûter sans trêve. Je ne pouvais plus m'arrêter, tout contrôler m'était hors de portée.

J'espérais juste qu'Eléazar ne débarque pas à l'improviste. Je me mis à frotter un peu plus vite alors que je roulais sur le côté pour me retrouver face à ma tête de lit. Me cambrant en ondulant plus que de raison des hanches, je gémissant le prénom d'Edward sans honte. J'avais envie de sa douceur.

Imaginer sa main à cet endroit déclencha un frisson de plaisir qui fit accélérer mon rythme cardiaque et nourrit de nouveau ce feu. Mes seins réagissaient également au quart de tour pour ce dresser fièrement jusqu'à caresser lentement le tissu de mon débardeur. Une fois le premier soubresaut passé, ma main poursuivit sa découverte et je plaquai la paume de ma main sur le haut de mon sexe, accentuant de plus en plus la pression au point précis où le petit bouton de plaisir se logeait.

Tous mes sens étaient en alertes. Cela arrivait par vagues successives dans mon cerveau, comme des décharges électriques, d'autant plus fortes qu'elles avaient été contenues pendant de longues années. Années contre lesquelles je pestais de n'avoir pas connue Edward avant.

- Mon dieu Edward… Gémissais-je silencieusement.

J'aurais donné n'importe quoi pour qu'il puisse me donner autant de plaisir. Trempée, je soupirai alors que mes pensés commençaient à ce faire incohérentes. Il me devenait de plus en plus difficile de retenir mes plaintes. A tel point que je du mettre l'avant de mon bras, resté libre, en travers de ma bouche afin d'étouffer tout bruit suspect.

Seigneur.

Continuant mes caresses, j'entrouvris mes lèvres tandis que mon bassin se fit plus pressant sur ma main. Le plaisir devenait d'autant plus fort que pendant ce temps les images continuaient à affluer derrière mes yeux voilés. Les sensations étaient de plus en plus puissantes et merveilleusement décadentes.

Mes doigts s'insinuèrent entre mes lèvres intimes, qui agaçaient mon clitoris. Je sentais mon sexe gonflé et inondé, plein de désir. Je revoyais ses longs doigts fins qui seraient habiles dans l'exploration. Je gémissais de plus bel, sentant le plaisir monter inexorablement. J'enfonçai un doigt, puis deux dans mon sexe trempé imaginant une poigne viril d'Edward sur mes hanches, partageant mon plaisir. Je me tordais de contentement, je pensais me connaître par cœur mais mon excitation ce soir me semblait insatiable.

Mon imagination, mes fantasmes sur Cullen décuplaient le plaisir que me procuraient mes doigts. Je sentis aisément les ondes de jouissance de plus en plus vives monter en moi et me brûler les entrailles. Certainement l'orgasme dont parlaient tant les autres filles pendant les cours, je ressentais tellement bien la présence d'Edward en moi, même s'il était le fruit de mon délire, que je m'attendais à le voir éjaculer en moi et à ressentir sa semence se répandre dans mes entrailles. J'étais presque au bord de mon apogée.

J'avais plus que tout envie de lui. Je me redressai, callant mes talons, les cuisses largement ouvertes, je me caressais de toutes mes forces. Je sentis cette boule de tension exploser à l'instant où mes muscles vaginaux se crispèrent brutalement alors que mes yeux roulèrent sous mes paupières de leur propre chef.

Je roulais rapidement sur le ventre en enfouissant mon visage dans mon oreiller afin d'étouffer ma jouissance. Je restai abattue sur le matelas, mes doigts encore enfoncés en moi et je les laissais là, continuant à me caresser mais tout doucement, à peine un effleurement juste pour calmer mon corps tremblant et retrouver mon souffle...

Enfin je réalisais. J'avais fantasmé sur Edward au point de me caresser et de jouir pour lui. Moi qui voulais jouer avec lui, j'étais plutôt mal parti. Seigneur…Comment ferai-je à présent pour le regarder en face sans flancher ? Cela avait été tellement délicieux que je ne pouvais m'empêcher d'imaginer ce que serait d'avoir une telle expérience avec Edward.

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18h30

Ce soir était le grand soir comme aimait le dire Alice. Débarquant comme des furies, elles avaient inverti les lieux sous le regard amusé de mon oncle qui ne se lassait pas de me taquiner. Trainant des pieds, je m'étais rendue dans ma chambre et m'exécutant aux ordres de mes deux tyrans. Alice c'était appliquée à me coiffer pendant que Rosalie me maquillait avec difficulté à cause de mes plaintes contre Alice.

- Bella arrête de gesticuler comme ça, tu es impossible !

- C'est l'hôpital qui se fout de la charité, tu m'arraches les cheveux. Je n'ai aucune envie de devenir chauve ! Persifflai-je alors que Rosalie roula des yeux blasée de nos disputes.

- Il faut souffrir pour être belle.

- Alors pour moi c'est la torture !

Sifflant par pur esprit de contradiction, Alice brossa rapidement mes cheveux avant de s'emparer d'un fer à bouclé qu'elle avait rapporté pour l'occasion. Redessinant avec précision, sa petite langue pincée entre ses deux lèvres, elle s'afféra à rendre la lourdeur de ma chevelure plus avantageuse. Rosalie avait tracé un trait fin au niveau de mes yeux afin d'agrandir mon regard malgré le loup qui les cacherait. Connaissant mon caractère, elle ne m'avait pas peinturluré d'un tas de produits. Un léger far à joue et un brillant pour lèvre, elle avait jugé son œuvre terminé.

- Tu peux aller te changer !

- Tu ne pense pas qu'il aurait été préférable que je le fasse avant ? Raillai-je.

- Mais non voyons. Ton costume a une fermeture éclair dans le dos. Aucune chance d'abîmer notre travail !

Vaincue, je lui arrachai la housse des mains pour aller m'enfermer dans la salle de bain. Alors que je me retournais vers la glace, j'eu un mouvement de sursaut. La personne qui se trouvait face à moi était… époustouflante ? Gesticulant idiotement, je remuai mon bras ainsi que mon torse pour constater que c'était bel et bien moi.

J'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre. La fille en face de moi était un appel à la débauche et à la luxure. C'était bien loin de ma personnalité. J'étais beaucoup plus du genre à être invisible. J'enfilai rapidement mon costume qui s'apparentait à une robe aux allures du 17 ème siècle. Le décolleté laissait voir mes épaules ainsi que la naissance de ma poitrine. Au couleur bleu nuit, je tournais sur moi-même en me tordant afin de m'inspecter sous toutes les coutures.

Je devais admettre que le résultat était appréciable. Lissant nerveusement le tissus au niveau de mes hanches, je poussai un soupire d'encouragement. Retournant dans ma chambre, je vis les filles déjà prêtes et vêtues de leurs costumes. Alors qu'Alice amorça une parole, elle se stoppa net en me détaillant outrageusement. Alors que les secondes passèrent, je me mis à rougir en me raclant la gorge.

- Je sais…Ça ne me va pas… C'est trop…

- Tu plaisante ? Tu es parfaite Bella ! Rétorqua jovialement Rosalie en sautillant vers moi.

- Tu trouves ?

- Merde Bella si je n'avais pas Jasper, je crois que je tournerai…

- C'est bon Alice, je pense avoir compris, riais-je espérant couper court à la conversation. Vous êtes déjà prêtes ?

- Bien sûr ! Nous avions prévu le coup ma chère madame chocolat ! Répondit Rose en souriant.

- Je suis touchée…

- Et puis Bella, c'est ta soirée ce soir ! S'extasia Alice alors que Rosalie lui donna un coup de coude.

- Comment ça ?

- Ben tu vas pouvoir t'amuser pour une fois ! Bafouilla t-elle en souriant.

- Dites moi les filles, qu'elle est le but de votre complot ?

- Un complot ? Il n'y a aucun complot voyons Bella, n'est-ce pas Alice.

- Oui aucun ! Rien, nada, niente, nothing, nichts euh… Ничто…

- Bon quand t'aura fini ton tour du monde on pourra peut-être y aller, rouspéta Rosalie en la fusillant du regard.

Je les fixai intensément, l'une puis après l'autre, peut convaincue. Une fois prête, nous descendîmes pour aller rejoindre mon oncle qui se trouvait dans le salon, appareil photo en main. Lorsqu'il me découvrit, il s'était figé en écarquillant les yeux.

- Bella ? Tu… Tu es… vraiment très jolie ma puce.

Rougissant je souris en me mordant furieusement la lèvre.

- Merci… Ca fait bizarre… Riais-je maladroite en désignant ma tenue.

Lentement, il s'empara de mes mains et les serra fortement dans les siennes.

- Je sais que je vais me répéter… Mais si tes parents te voyaient… Mon dieu ils seraient si fiers.

Ses yeux épuisés et cernés abritaient une telle lueur de joie que mon cœur éclata dans ma poitrine. Sans pouvoir me retenir, je me jetai dans ses bras et l'enlaça contre moi. Me refusant de pleurer, je le serai davantage alors qu'il en fit de même. Peu de démonstrations étaient de mise entre moi et mon oncle mais je voulais qu'il sache à quel point je serais toujours là pour lui, quoi qu'il m'en coût. Je vis les filles s'éclipser vers l'extérieur pour nous laisser plus d'intimité. Je les en remerciais mentalement.

- Je t'aime tellement… Murmurai-je en reniflant.

- Moi aussi…

Délicatement, je me détachai de son étreinte en riant.

- Je crois que si on n'arrête pas, ça sera digne des films à l'eau de rose, chuchotai-je en écrasant une larme. Et puis tu es chérif !

- Oui… Hum… Ce n'es pas une bonne image pour les jeunes, grogna t-il en bombant légèrement son torse.

- Tu es sur que tu ne veux pas que je reste avec toi ?

- Bella ! Grogna t-il en souriant.

- Quoi ? Je m'inquiète pour toi… Je sais bien qu'on est dans le rouge depuis quelques temps avec les examens…

- Tu t'inquiètes beaucoup trop.

-Je ne m'inquiète jamais assez ! Rétorquai-je croisant mes bras contre ma poitrine.

- Tout va bien se passer. Et puis j'ai pris une dose suffisante.

- Tu as l'air tellement fatigué…

- J'ai travaillé au poste à trier des papiers, c'est assez redondant et fatiguant.

- Il n'y a pas que ça qui joue… Tu sais bien que ton état n'est pas bon !

- Je vais bien… Et puis s'il y a un problème, j'appelle Billy.

Peu convaincue, je penchai la tête sur le côté en soupirant.

- Je veux que tu profites de cette soirée pour t'amuser. Tes amies sont venues t'aider et vous aller bien profiter de cette soirée. Tu es tellement jeune ma Bella pour t'occuper de ce type de problème.

-Ca me fait peur… Je n'ai pas l'habitude de ce genre de chose…

- Ne t'en fais pas, tu t'y feras.

- Je serais à la maison pour minuit. Et je t'accompagne demain.

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20h30

Grimpant à contre cœur dans la voiture d'Alice, j'installai sur mon visage le loup que m'avait acheté cette dernière. Il était ravissant mais je ne comptais pas le converser. Scrutant le paysage qui défilait, je me pouvais m'empêcher de penser à Edward… Allait-il être là ce soir ? Mon cœur tambourinait à cette pensée. Que portait-il ? Il est vrai qu'il avait été distant pendant la semaine et restait très peu de temps en ma présence.

Son attitude avait quelque peu changé. C'était étrange… Il avait été distant et perdu dans ses pensées. M'en voulait-il d'avoir ri sur le fait qui se soit entiché de quelqu'un ? C'était possible. Les hommes étaient bien curieux à comprendre alors j'avais lâché l'affaire depuis bien longtemps.

Mais… Il allait peut-être venir avec cette fille ! Les mains moites, je crue que mon cœur c'était une nouvelle fois arrêter. S'ils s'embrassaient devant moi. Avec la même ferveur qu'il avait eue pendant le cours de littérature… Je ne le supporterai pas… Secouant la tête, je me redressai correctement, tentai de passer une main dans mes cheveux mais je m'abstenais lorsque je croisais le regard d'Alice dans le rétroviseur.

Saleté de sensibilité à deux balles !

- Je continue à croire que c'est une mauvaise idée d'y aller !

- Ne soit pas si pénible Bella !

Je fusillai le lutin qui tenait le volant du regard tandis qu'elle continuait à fixer la route. Comme une enfant, je croisai les bras, et me mit à bouder en fixant l'horizon. Nous étions à mi-chemin vers le lycée, et je sentais déjà une boule se former dans mon estomac.

Dieu cette soirée allait-être bien longue !

- Je me demande encore comment tu as fais pour me convaincre ! Et convaincre mon oncle !

- Le talent ma chère ! Le talent ! Ton oncle est un homme charmant.

- J'aurais pu travailler ce soir, grommelai-je.

- Il y a autre chose que le boulot dans la vie madame chocolat.

- Mais je dois te rembourser…

- Tu-tu-tu… Je t'ai dis que c'était un cadeau !

- Un cadeau de 160 dollars. C'est beaucoup trop, croassais-je en avançant mon buste vers elle.

- Tu ne vas tout de même pas refuser un cadeau…

Je ne cherchai pas à répliquer. Le stress me rongeait assez pour accaparer toute mon attention. Je me tordais les doigts jusqu' à gémir. J'entendis Rosalie soupirer en demandant à Alice d'appuyer sur le champignon. Maudissant intérieurement la blonde autant que je félicitais Alice qui répliqua qu'il fallait faire languir les garçons. Après tout, plus nous prenions du temps à aller jusqu'au lycée, plus ma torture s'abrégeait rapidement.

21h00

Pendant tout le trajet, je ne bronchais pas alors que Rosalie se recoiffait en parlant avec Alice. Elles étaient aussi belle l'une que l'autre, à côté je faisais vraiment… tâche. Rosalie avait opté pour mettre en valeur son physique de blonde sculpturale en s'habillant d'une robe bustier rouge qui s'évasait légèrement au niveau de ses hanches. Ses cheveux relevés en chignon romantique où elle laissait quelques mèches folles tomber dans sa nuque. C'était sur qu'Emmett allait rester près d'elle toute la soirée.

Alice, elle, avait optée pour un costume beaucoup plus contemporain. Catwoman. Complètement habiller de cuire, elle avouait clamer haut et fort que c'était un cadeau à Jasper pour leur première fois. Bien évidement, j'avais stoppé rapidement la conversation. La vie sexuelle d'Alice ne me regardait pas et je n'avais aucune envie de débattre sur le sujet.

Le parking était bombé de monde. J'avais rapidement repérer la Jeep d'Emmett qui trônait dans le deuxième ranger. Lui qui se plaignait de ne jamais pouvoir être prêt de l'entrée, là il n'avait plus rien à dire !

- Bien la dance nous appelle les filles !

Danser ? J'avalais avec gaucherie ma salive et je restai tendue comme un arc.

- Ben alors Bella tu descends ?

- Je… je peux vous attendre dans la voiture, tentai-je alors que les yeux d'Alice se rétrécirent.

- Alors là hors de question ! J'ai bataillé avec toi pendant deux heures pour te faire cette coiffure donc tu vas me faire le plaisir de ramener tes petites fesses.

Obstinée dans ma démarche d'échapper à une exposition, je fixai Alice de manière déterminée. Elle souffla avant de rouler des yeux.

- Tu veux vraiment que j'appelle Emmett pour t'extraire de la voiture ?

Vaincue, je soupirai en priant de ne pas m'étaler de tout mon long. Dieu merci, Rose semblait remarquer ma détresse et m'offrit son bras lorsque je descendis du véhicule. Elle continua de me soutenir tandis que j'inspectais chaque personne qui passait devant mes yeux. Certains avaient optés pour un costumer qui ne masquait très peu de chose, d'autres pour l'humour et certains pour la sobriété.

Sobriété, j'aurais beaucoup aimé mais Alice avait choisie. Et quand Alice dit, mieux vaut faire !

Nous nous approchâmes de la table où l'on vendait les billets. Je remarquai que c'était Vanner qui tenait la caisse. C'était assez amusant de le voir à une fête d'étudiant. Lui qui aimait l'autorité excessive semblait aussi impatient que moi à ce que la fête se termine. Finalement j'avais un point commun avec ce type. Il me sonda du regard, éberlué par ma présence.

T'en fais pas mon vieux moi aussi j'y crois toujours pas !

Après avoir acheté nos entrées, Rosalie et Alice, me trainèrent de force à l'intérieur du gymnase en s'extasiant sur cette « merveilleuse soirée ». La décoration était tout simplement affreuse. On comprenait facilement pourquoi les organisateurs avaient choisi de se rabattre sur des lumières tamisées. Des ballons dignes des anniversaires pour gosses étaient installés sur une rangée alignée à l'entrée. Je ne pu m'empêcher de sourire amèrement. Finalement l'enfer devait avoir un visage qui s'y comparait.

Seigneur si vous pouviez m'envoyer une petite crise cardiaque !

Tentant de me fondre dans la masse, je fixai mes pieds en comptant chacun de mes pas. Me laissant guider par Rosalie, je sentais les regards de mes congénères me brûler l'échine. Ca commençait.

Je redevenais le monstre de Forks. Du moins une curiosité.

Grommelant des expressions peu glorieuses, je repérai Jasper et Emmett déguisés à leur tour. Ils se trouvaient près du buffet, évidemment. Jasper portait un costume qui semblait sortir des années 1900. Tout à fait son genre, élégant, distingué...

Veston et pantalon à pince sombre. Un carré de soie entourant son cou dissimulant les pointes et une rose dans sa poche de veston. Il était très beau mais bien moins qu'Edward. Lorsqu'il vit Alice, il laissa fleurir un sourire sur ses lèvres avant de tendre la rose à cette dernière qui gémissait devant son merveilleux Jazouner. Tout comme Emmett.

Ce dernier était le plus simple à repérer par sa carrure. Il avait opté pour le costume du fantôme de l'Opéra, incluant la cape qu'il s'empressa de faire voler pour imiter Batman…

Enfin, il me semble.

Rosalie soupira en roulant des yeux exaspérée par son comportement alors que je ne pu m'empêcher de pouffer devant son comportement enfantin. C'était rafraîchissant de voir quelqu'un qui ne cherchait pas à se prendre au sérieux et se moquait de son image. Si Edward suivait son exemple, il serait bien plus heureux… Du moins j'aimais y croire.

- Vous en avez mis du temps ! S'exclama son amoureux.

- Il nous fallait nous pouponner, hein Bella ?

- Tu parles d'une torture ! M'esclaffai-je en plissant des yeux.

Je vis Jasper étouffer un rire avant d'être fusiller du regard par Alice. Dieu merci il y avait une personne qui compatissait à mon sort. Pourtant… Il en manquait une. Gigotant maladroitement d'un pied sur l'autre, je pris l'air le plus détacher qu'il m'était possible.

- Hum… Edward… Edward n'est pas là ?

- Non… Il n'était pas bien. Rétorqua Jasper en enlaçant tendrement sa moitié.

- Rien de grave j'espère ?

- Non ne t'en fais pas Bella… Surement un début de grippe.

- Je suis sûr qu'il aurait aimé être là, pouffa sans grâce Emmett sous le regard noir de sa compagne.

- Hum…

Je scrutais les couples qui s'étaient déjà formés, plongeant ma main dans le réceptacle à chips. Le mélange des époques et des styles étaient intéressant à observer. La technique d'approche de certains garçons était aussi très drôle. Après tout Sam n'avait pas tord, les adolescents étaient tous identiques dans leur comportement.

Prêt à tout pour combler leur besoin primaire. Embrasser, coucher, faire l'amour, baiser, tirer son coup…. Peu importe le terme, la moitié des étudiants allaient finir leurs soirées sur ces actions. Je restai aux côtés d'Alice et Jasper qui s'amusaient à nous faire un mauvais remake de love story.

Tenir la chandelle.

Voila ce qui me restait à faire. Rosalie et Emmett avaient imité l'autre couple. Je n'avais jamais vue Emmett être aussi… tendre. Rapidement, ils allèrent tournoyer avec grâce sur la piste. Au début, Alice avait tenté de me pousser à y aller mais j'avais réussis à l'en dissuader.

Elle m'avoua être triste de me laisser seule dans mon coin. Je la rassurai mainte et mainte fois que ceci ne me dérangerait pas de rester assise. Si j'avais su j'aurais emporté de quoi lire. Je croisai le regard de Stanley et de Newton qui étaient entrain de se tripoter comme à l'accoutumer. Elle sembla étonnée de me voir ici. Elle me lança un regard alors que je découvris Laureen entourée de ses copies conformes. Elle ne me reconnu pas.

Après tout cette soirée n'était peut-être pas si mal. Je plongeai mon nez dans mon verre de punch en songeant à Edward. Il était seul chez lui. Peut-être qu'il avait envie de compagnie. C'est vrai… Je pourrais peut-être me rendre chez lui avec quelques parts de gâteaux. Il l'avait bien fais avec moi... Si je ne disais rien à mon oncle et que je m'éclipsais discrètement, je pourrais lui remonter le moral. Je fixai mon verre en souriant. J'avais envie de le revoir. Juste le voir me suffirait.

Ca y est Swan tu craques. Allons bon où sont tes bonnes résolutions ?

- On est seule ma jolie ?

Je levai la tête et tombai nez à nez avec Newton qui me déshabillait de son regard libidineux. Son visage poupon était reconnaissable entre mille, tout comme ses yeux azur qui semblaient bouffis. Il m'offrit un sourire… éblouissant ? Du moins c'est à quoi il s'évertuait à retranscrire. Pour moi s'apparentant davantage à une grimace.

- Je suis avec des amis.

- Hum… Et comment tu t'appelles ma belle ?

- Tu ne m'intéresses pas alors merci de m'épargner ton numéro à deux balles ! Crachai-je sans le ménager.

Il me fixa avec des yeux ronds et amorça un geste pour ôter mon loup. Je stoppai l'ascension de sa main en saisissant son poigner. Je le serra de toutes mes forces pour le décourager. Il se retira de mon emprise en massant son poigner.

- Non mais t'es folle !

- Tu n'as pas à me toucher. Articulai-je sèchement.

- Complètement barrée !

Je soupirai de soulagement lorsqu'il tourna les talons pour rejoindre ses amis. D'un geste possessif, Jessica plaqua sa main sur le torse du blond en me jetant un regard glacial. Brave Jessica ! Toujours présente pour écarter ses jambes ! Je souri en voyant le reste du lycée m'ignorer sans prêter la moindre attention à ma présence. Pour une fois, personne ne m'avait pris pour cible et je pouvais respirer.

C'était si agréable que je me délectais des sensations. Voir du monde sans interagir avec eux était rare et non déplaisant. Mais toutes les activités de ce genre m'ennuyaient rapidement.

- Je vais rentrer Alice.

- Pourquoi ? Il n'est que 22h00. Reste encore un peu.

- Je suis las de rester à observer les autres. Je veux rentrer.

Elle me fixa longuement avant de soupirer. Avais-je gagné ?

On dirait bien !

- Patiente encore quelques minutes Bella ! S'il te plait ! Pour moi ! Tu ne t'es pratiquement pas amusée de toute la soirée…

Ou pas…

- Qu'est-ce que ça changera ?

- Tu me combleras de bonheur !

- Je crois que Jasper peu bien s'en charger, croassai-je.

- Je le pense aussi ! Intervient l'intéresser alors que je ria sous cape.

- Allez Belly ! Reste ! On va bien se marrer !

Emmett me mit une frappe amicale dans le dos et je crus que mes poumons c'étaient détachés de ma cage thoracique. Toussotant je lui lançai un regard noir qui le figea.

- Désolé petite chose.

- Tu es vraiment aussi délicat qu'un ours ! Grognai-je.

- Oh ! Tu n'es pas en morceau ! Petite chose.

- Arrête de m'appeler comme ça !

- Comme ça quoi ? Petite chose.

Alors que j'allais répliquer, j'entendis Rosalie lâcher un petit cri de surprise.

- Ca y est, gloussa Alice alors que j'étais complètement hors de moi.

J'allais lui demander de quoi elle parlait, quand soudain, semblant crever le ciel, surgit, dans toute sa magnificence, un chevalier noir. Malgré son visage masqué, on pouvait facilement deviner un regard insondable. Sa mâchoire carrée assurait sa fougue et son élégance. Ses lèvres pleines et parfaitement dessinées me rappelaient celles d'Edward. Son chapeau élégamment posé sur son crane, lui-même recouvert d'un léger foulard noir, me cachait sa parfaite chevelure.

Coiffé de plumes noir ébène, on dirait celle de corbeau, son allure pouvait qu'être majestueuse. Des murmures s'élevèrent devant cette arrivée céleste. Il était de ces hommes qui vous retournaient sans le moindre effort mais qui ne vous prêterais jamais la moindre attention.

Tant de grâce, digne de celle d'un félin. Il était grand à la carrure athlétique. Le torse recouvert d'une étoffe à l'instar des abysses. Il n'avait pas son pareil. On ne voyait que trop qu'il était fort et beau. Je vis Laureen se trémousser jusqu'à lui pour se placer devant lui. Sans lui prêter attention, il la contourna alors qu'Alice éclata d'un rire mélodieux suivit de Jasper.

Lentement, je le vis s'approcher de moi. Je pensais m'être endormie. Comme tomber du ciel, il saisissait ma main délicatement pour la porter à ses lèvres. J'écarquillai les yeux lorsqu'il retroussa légèrement ses lèvres. La panique s'empara de moi. On aurait dit un ange, superbe et lumineux. De ses lèvres, il posa un chaste baiser qui chamboulait mon âme et ma raison. La grâce qu'avaient ses lèvres à se mouvoir était simplement exceptionnelle. C'était comme une caresse.

Existait-il encore un homme avec de telles qualités de gentleman ? Eh bien oui. J'en avais la confirmation. Seul lorsque j'étais enfant, j'y avais crue... A cause de ses fichues contes. Mais là, j'avais la sensation de redevenir cette enfant. C'est alors, que je reconnue le prince que j'avais tant rêvé. Le visage en feu, je n'osais plus bouger. Il m'attira contre lui avec agilité tandis qu'une légère ligne arquer s'imprimait sur ses lèvres.

Il était parfait.

Je me laissai faire alors qu'il m'entraînait sur la piste sous les regards furieux de la population féminine. Newton me dévisagea en laissant son regard poupon viré au rouge.

Colère, jalousie ? Je m'en moquais.

Me mordillant la lèvre, je le laissai déposer ses mains sur ma taille. Recouverte par des gants de soie noire, je me grisais à la sensation de sa poigne virile et rassurante. Laissant glisser mes mains, vers son cou. J'aurais tant aimé jouer avec la naissance de sa chevelure, mais j'étais bien trop occuper à faire attention de ne pas tomber. Crochetant timidement ma main, je ne déverrouillai pas mon regard du sien.

Le souffle me manquait. Suffoquant silencieusement, je cru tressaillir quand un coin de sa bouche s'ourla avec finesse une énième fois. Tout en lui respirait la sensualité. Il leva un pied pour débuter un léger mouvement. Mal assurée, je me laissai guider une nouvelle fois. Je fixais rapidement mes pieds, anxieuse et complètement paniquée de lui écraser le pied ou encore le blesser.

Je me figeai lorsque mon chevalier délaissa d'une main ma taille pour déposer deux de ses doigts sous mon menton et relever mon visage. Il approcha son visage du mien et déposa un baisé sur ma joue. Se reculant rapidement, il reposa sa main sur mes hanches et amorça un nouveau pas. Etonnamment, je ne fis aucune fausse note. Il me suffisait de garder mon regard ancré dans celui de mon prince. Sa cape noire, voltigeait lentement autour de nous tout comme ma robe.

Le bruissement de cette dernière me rappelait les danses féeriques que j'admirais lorsque j'étais enfant. Je lui adressai un timide sourire qu'il me retourna, jusqu'à m'éblouir. Je clignai des paupières à plusieurs reprises. Comment faisait-il ? Aucune importance. Dans ses bras, il me semblait flotter. Un sentiment étrange me submergea. La plénitude ? Etait-ce cela ? J'avais l'impression de me trouver sur un nuage. Aucun de nous deux n'eut l'idée de parler, il n'y en avait pas la nécessité.

Chevalier emmènes moi ! Revenons au pays d'autrefois. Et comme avant, lorsque j'étais enfants, je trouvais l'instant d'une facilitée déconcertante. Il me suffisait de me laisser bercer en appréciant la douceur de mon chevalier. Mon doux et tendre chevalier. Je perpétuai mon observation. Appliquée, je tentais de déceler chaque détail qui pouvait m'aider à mettre un nom sur mon prince.

Pourtant, à chaque tentative, je me laisser succomber dans ses yeux qui s'apparentaient à un liquide, topaze doré, ou un or liquide. C'était sans aucun doute des lentilles. Pourquoi dissimuler tant son apparence ? Avait-il peur qu'on le reconnaisse ?

Que je le reconnaisse.

Peut-être redoutait-il les futurs commérages. Je ne lui en voulais pas. Non. Comment le pourrai-je ?

Poussée d'une force qui m'était inconnue, je fis glisser une de mes mains sur son épaule. Caressant tendrement son cou, je remontai lentement jusqu'à sa joue. Je remarquai qu'il avait fermé ses yeux chrysolithe.

Soupirant de bien être contre la paume de ma main, je frémissais de plaisir lorsque son souffle s'abattit contre ma peau. Si délectable. Mon cœur s'affola lorsqu'il rouvrit ses paupières pour me regarder intensément.

Combien de temps dansions-nous ? Etait-ce si important de le savoir ? Non décidément non. Je jetai un rapide coup d'œil aux alentours. Je repérais rapidement Alice qui était crochetée au bras de son bien aimé.

Levant un pouce en l'air tandis que Jasper me gratifiai d'un sourire bienveillant. Je vis Emmett rire en disant quelque chose au blond alors que Rosalie lui asséna une petite tape derrière son crâne. Surement dépité du comportement de son amoureux, elle roula des yeux avant de me sourire.

Je me sentis secouée par un petit rire alors que mon chevalier continua de me fixer. Sans rien dire, je déposai ma tête contre son torse. Palpitant à une vitesse, son cœur me berçant comme une mélodie.

Sécurisant.

A cet instant, un cocon rassurant c'était former nous englobant tous les deux. Sa chaleur m'envahissait à l'instant où j'encerclai sa taille de mes bras. Je sentis sa joue se déposer sur mon crâne, et sentis la pression de ses lèvres sur ce dernier. Il ne m'en fallut pas plus pour me faire partir dans un autre monde. Je reniflai légèrement humant son odeur. Mentholée !

Edward ?

Etait-ce lui ? Pourtant Jasper m'avait assuré qu'il ne se sentait pas bien…Je me décollai de son torse viril et inspecta une nouvelle fois son faciès. Du moins, le peu qu'il me révélait.

- On se connaît ? M'enquis-je en penchant la tête.

Je voulais entendre sa voix. Je voulais avoir la confirmation. Malheureusement, il secoua la tête de droite à gauche, s'épargnant d'émettre le moindre son. Il me fallait trouver autre chose.

- Es-tu d'ici ?

Il hocha légèrement sa tête.

- Et… sais-tu qui je suis ?

Il opina une nouvelle fois. Je me dégageai de son étreinte en plissant mon nez. Il me fixa interdit, sans bouger.

- Alors pourquoi vouloir danser avec moi…

Saisissant mes mains, il l'entraina loin des autres personnes qui étaient présentes. A l'extérieur, il réussissait à trouver un endroit sans aucun étudiant. Jugeant la comédie terminée, Je m'arrêtai subitement alors qu'il s'arrêta pour me faire face. N'osant pas le fixer directement dans les yeux, je déposai mes mains de chaque côté de son visage.

Mordant ma lèvre furieusement, je souhaitais ardemment que se soit Edward qui se trouve derrière ce masque. Il était si grand qu'il m'avait fallu me mettre sur la pointe des pieds pour l'atteindre. Alors que j'amorçais un geste pour ôté son loup, il s'empara de mes poignés pour me stopper.

- Pourquoi ? Murmurai-je comme un enfant. Je veux savoir qui…

Je ne pu terminer ma requête qui déposa son index sur mes lèvres.

- Chut… fut tout ce qu'il me dit.

Il laissa glisser son doigt sur mes lèvres, c'était lui. J'en étais certaine. Il était le seul à être aussi doux avec moi, le seul à avoir cette odeur envoutante, cajolant ma joue tendrement. Je remuai ma tête de manière à ce qu'il continue son geste. Il se pencha lentement vers moi, jusqu'à effleurer ma bouche de ses lèvres.

- Non… Pas sur les lèvres, susurrai-je alors que son sourire s'agrandissait.

Non pas sur mes lèvres ! Même si j'en tremblai de désir. Bien que mon cœur lui soit mis à nu, je ne pouvais le laisser gagner si facilement. Assoiffée de sa peau, j'enfouissais mon visage dans sa nuque déposant un baisé sur son cou après avoir abaissé le col.

Posséder par son odeur, je ne pu m'empêcher d'y parsemer une myriade de baisés incontrôlés lui arrachant un grognement. J'avais l'impression que je ne pouvais plus m'arrêter. Les assauts devinrent rapidement souverains. Jamais je n'avais été aussi entreprenante avec un homme. Mais Edward était un homme qui avait le pouvoir de me rendre différente.

Il faut croire que le punch était alcoolisé. Parfait.

Je crus perdre pied lorsqu'il rabattit mes cheveux sur le côté pour à son tour me goûter. Vaincue par sa performance, je jetai ma tête en arrière pour lui donner un meilleur accès à ma nuque. Gémissante de plaisir, je ne pensais jamais me mettre dans un tel état. Son nez recouvert par son loup noir, frôla ma mâchoire pour laisser place à sa bouche. Il tentait à nouveau de me faire plier. Je le détestais autant que je l'aimais pour essayer de le faire.

Explorant la base de mon cou, il encensa mes clavicules mises à nues sous ses yeux par des baisés tendre et emplis d'adoration. Prenant son visage en coupe, je le relevai vers moi. Les yeux se verrouillèrent sur les miens tout comme les miens ne pouvais se détacher de ses joyaux.

Je sentais une nouvelle fois mes joues chauffer sous le regard incandescent de mon amant. Enflammée et passionnée, je le vis se lécher de sa langue rose ses lèvres humides. Même sa langue était une perfection qui amenait à des chemins de pensées lubriques.

Je laissai ma bouche picorer la sienne en fronçant les sourcils. Tâtant le terrain avec douceur, il me laissa choisir la suite des opérations. Il déposa ses lèvres sur la commissure des miennes alors que je glissai mes mains sous son chapeau en souriant. Ses mains, sous ses gants de soies, dessinèrent mes lèvres tendrement pour réussir à dénuder mes obsessions.

- Embrassez-moi monsieur, l'implorai-je en souriant.

Il prit en coupe mon visage et se remit à picorer mes lèvres avec douceur. En une caresse, ses lèvres pleines roulèrent sur les ères, je les laissais batailler contre les miennes pour finalement lui laisser l'accès à ma langue. C'était donc bel et bien lui. La façon de me toucher, de m'embrasser de me sourire… Tout de lui respirait Edward. Aventurant ses mains jusqu'à mes hanches, il explora charnellement ma nuque, mes épaules, ma poitrine, dans des frôlements dont lui seul avait le secret. Ce n'était pas des attouchements déplacés, il prenait le soin d'éveiller chaque parcelle de mon corps.

Et sa fonctionnait. Comme à chaque fois, pensais-je.

D'une poigne virile, il me plaqua contre le mur en collant son bassin contre le mien m'arrachant un grognement primitif qui le fit sourire. Je ne pouvais m'empêcher d'onduler mes reins de manière indécente ce qui déclencha un bruit plaintif de mon amant.

Je voulais l'aimer comme personne ne le pourrait jamais. A la passion, jusqu'à la folie s'il le fallait. Mais je voulais l'aimer ce soir, jusqu'à me consumer pour lui. Pour tous ses gestes, sans méchanceté. Ma peau que lui seul semblait savoir calmer et sa tendresse qui m'aide à avancer… Je voulais tout lui rendre.

Rapidement, je plaçai mes mains sur ses joues, pour l'attirer davantage contre moi. Quitte à ce qu'il fonde en moi, je le voulais. Je voulais le sentir contre moi. Qu'il sente à qu'elle point mon amour pour lui me dévore.

Je t'aime Edward.

A bout de souffle, il plaqua violement ses mains de chaque côté de mon visage, et se pencha une nouvelle fois sur mes lèvres.

- Tu comptes ne jamais me dire qui tu es ?

Pour réponse, il enfouissait son visage dans mon cou. Je souri alors que son odeur peu commune me titillait les narines.

- Je voudrais vraiment le savoir… T'entendre me le dire.

Lentement, il frôla de son nez ma nuque avant de déposer un baisé sous le lobe de mon oreille. Perdant pied à une allure folle, je déposai délicatement mes mains contres son torse pour le sentir sous mes doigts. Il n'avait pas le droit de me mettre dans cet état. Le repoussant timidement, je sentis ses lèvres quitter ma peau et me faire face.

- Je n'ai pas pour habitude d'embrasser des inconnus mais je peux faire une exception, soufflai-je alors que ses lèvres s'ourlèrent.

Tendrement, il déposa ses lèvres contre les miennes en une nouvelle caresse. Je ne pensais pas qu'on pouvait être chamboulée de cette manière par un simple contacte. Il avait su me rendre si vivante et belle queles larmes n'avaient pas tardé à perler sur mes lèvres. Je sentis mes joues chauffées rapidement alors qu'il me couva de son regard. J'y décelai de la tendresse et une douceur infinie.

En faite, cet être était angélique ! C'était mon Edward.

Nous nous étions installés à l'écart des autres en discutant de tout et de rien. Enfin surtout moi, puisqu'il n'avait pratiquement pas ouvert la bouche. Installer sur un vieux banc qui se trouvait au bord de la salle de fête, on entendait la musique qu'était diffusée pour la fête. Les minutes passèrent et je tentais en vain de connaître son identité mais il n'en démordait pas.

Il ce bornait à hocher la tête et lorsqu'il sentait son identité mise en péril, il se penchait et suçotait ma peau. Ce qui avait le don de faire rouler mes yeux de leur propre chef. Je ne pensais pas qu'on pouvait si facilement tomber sous le charme d'un homme. C'était dingue. Au point qu'il avait même réussit à me faire oublier mes paroles par ses gestes tendres et légers. Il était attentionné à tout et avait déposé sa cape sur mes épaules alors que je grelottais en subissant le froid de l'hiver. Il m'avait ouvert ses bras, et je m'y blottissais avec plaisir. Son torse dur et sculpté se soulevait et s'affaissait alors que ma tête s'y reposait.

Je me laissais bercer par le rythme saccadé de son organe vital. Je le sentis hésitant, lorsque sa main se déposa dans mes cheveux pour glisser sur ma nuque qu'il caressa du bout de ses phalanges. Attendrie par ses gestes, je remuai mon épaule dénudée qu'il s'empressa de cajoler tandis que je me mis à câliner son buste d'apollon.

- Merci d'être là, susurrai-je d'une voix que je voulais luxurieuse alors qu'il embrassait le sommet de mon crâne.

Je relevai la tête tout en gardant mes mains sur lui. Je les remontai lentement vers ses épaules et j'y crochetais de mes mains. Il était si beau que je me damnerai pour ne pas le quitter. Le garder près de moi, et ce, pour toujours. Je me moquais de tout à cet instant, de mes obligations, des autres élèves. Je voulais juste ses lèvres pleines sur moi.

Alors que je m'apprêtai à m'emparer pour une énième fois de ses lèvres, j'entendis l'alarme de ma montre se déclencher. Merde ! Il était déjà si tard ? Pourquoi fallait-il toujours que les moments où je me sentais enfin vivante, soient si violement interrompu. A contre cœur, je m'extirpai de son étreinte pour me lever sous son regard interrogateur.

Eh oui mon ange, je dois partir…

- Je dois y aller… Je... J'ai un couvre feu à respecter, grimaçai-je en soupirant.

Il attrapa mon poigner et resserra son emprise sur ce dernier et m'attira vers lui jusqu'à ce que je me trouve entre ses jambes. Je frémis, non pas à cause du froid, car j'avais toujours sa cape sur mes épaules pour me protéger, mais à cause du contacte électrique qu'avait été provoqué par notre connexion physique.

- Reste… M'implora t-il.

- Quoi ?

- Reste.

- Seulement si tu me dis qui tu es, répliquai-je la voix râpeuse.

Si il ôtait son masque et me laisser l'admirer, ceci voudrait dire qu'il tient réellement à moi, sinon, c'était juste un divertissement… Ou je ne sais pas trop quoi. Pour seule réponse, il détourna son regard en baissant la tête. Mon doux prince, je n'ai que toi alors réponds moi. Je le suppliai du regard en m'approchant de lui. Il n'en releva pas pour autant la tête tandis que je soupirais en fermant les yeux.

- Donne-moi au moins un indice, le suppliai-je à mon tour. Juste un.

Tendrement, il déposa sa tête contre mon ventre et m'encercla de ses bras puissants en soupirant. J'aurais voulu glisser ma main dans ses cheveux et y enliser mes doigts, mais ce fichu chapeau m'en empêchait. Le sentir contre moi, sachant que ceci ne se renouvellera jamais, je sentis mon cœur se compresser violement dans ma poitrine. Je réalisais enfin…

J'allais partir et il allait m'oublier

C'était pour ça qu'il ne voulait rien me dire. Il était parfait et une fois l'excitation de la soirée passée, il n'aurait plus rien à faire avec moi. Comme toujours. Au bout du compte, il n'avait pas changé. Il n'avait même pas essayé. Je sentis mes nerfs lâcher. Je ne pouvais plus contenir tout ce qu'il m'avait offert, sa faisait trop mal…

Jamais je n'aurais imaginé devoir m'abstenir à vouloir hurler. Brutalement, je relevai la tête en sentant mes traits de visage se durcir. Il était lâche et je le détestais pour ça ! Finalement, c'était lui qui avait joué avec moi… Et il avait gagné. Je détestais aimer Edward Cullen.

- Si tu ne veux pas me dire qui tu es, je comprends… Je te laisse, bonne soirée ! Crachai-je violement.

Je me défis de son étreinte en tentant de dissimuler mes larmes. Alors qu'il semblait m'appeler mais je fermais hargneusement les yeux en espérant qu'il cesse ses plaintes, je m'empressais de retrouver Alice qui dansait collé serré avec sa moitié.

- Alice…

- Bella alors comme ça se passe avec ton prince, demanda t-elle d'une voix mélodieuse.

- Je veux rentrer ! Ordonnai-je sèchement le visage baissé alors que les larmes menaçaient de perler sur mes joues.

Elle était au courant. C'était obligé… Elle aussi m'avait mentit. Elle m'avait manipulée comme lui, l'avait fait. Aucune raison de lui épargner mon dégout pour Cullen et mon humeur. Mes jambes étaient en coton et c'était à peine si j'arrivais à calmer les palpitations déraisonnées de mon cœur.

- Quoi mais… Bella qu'est-ce qu'il t'arrive ? Il s'est passé quelque chose.

- Je veux juste rentrer chez moi, raillai-je la voix chevrotante.

Lorsqu'elle vît mon visage, elle se figea avant de bafouiller devant le regard perdu de Jasper.

- D'accord… ok alors… Je… Tiens voila mes clefs. Tu veux que je te raccompagne ?

- Non ! Non c'est bon… J'ai besoin d'être seule.

- Très bien.

Elle passa tendrement une main sur mon visage et rabattis l'une de mes mèches folles derrière mon oreille en m'offrant un sourire rassurant. Touchée par sa bienveillance, j'enroulai mes bras rapidement autour d'elle pour l'étreindre en lui soufflant un merci amère malgré tout. Elle me sera plus fort en retour avant de me détacher d'elle.

- Mais et toi ? Ca ne te dérange pas…

- Non, ne t'en fais pas ! Jasper me raccompagnera.

Ce dernier acquiesça le visage inquiet.

- Merci…

- Fait attention sur la route.

Je chopai les clefs rapidement alors que je vis au loin mon chevalier se hâter de me rejoindre en poussant les jeunes autours de lui. Ni une ni deux, je m'empressai de partir en ignorant une nouvelle fois ses appels qui me tuaient littéralement. Je ne lui laisserais plus aucune chance. Rapidement, je me glissai dans la voiture d'Alice en éclatant en sanglots. J'avais difficilement réussis à mettre la clef dans le contacte. Démarrant sur les chapeaux de roues, je serrai rapidement le volant en pleurant de tout mon saoul.

Je te déteste Cullen…

Je te hais, je t'exècre.

Et ce à jamais… Je t'aimerai.

Furieuse contre moi, j'appuyai sur l'accélérateur en soupirant. Je voulais faire de sa vie de la merde, comme l'étais la mienne mais il était devenue tellement important pour moi que je m'en voulais. J'aurais du me tenir à mes règles. Veiller sur mon oncle. J'avais été égoïste. Plus jamais je ne commettrai cette erreur.

Si je devais en souffrir, alors soit, je subirai sans gémir, sans glapir. Je fronçai les sourcils lorsque je flairai l'odeur mentholée d'Edward. Intriguer, je jetai un œil dans le véhicule et remarqua que j'avais toujours sa fichue cape sur mes épaules.

Déboulant dans l'allée, je soupirai en m'extirpant du véhicule en ôtant le tissu de mes épaules. Le faisant chevaucher sur mon bras droit, je soupirai en retirant mon loup de mon visage. Je fronçai les sourcils lorsque je vis l'entrée de la maison éclairée. Je me précipitai à l'intérieur en balayant du revers de ma main, les larmes et les marques qui avaient marqué ma peau.

- Tonton je suis rentrée !

-…

- Tonton ?

Je souriais en le voyant affalé sur le fauteuil la tête baissée ainsi qu'une bouteille de bière en main, le poste toujours allumé. Secouant la tête dépitée, je déposai la cape d'Edward sur mon canapé en m'approchant de mon oncle. Délicatement, je lui retirai la bouteille des mains pour la déposer sur la table basse du salon. Plaçant une main sur son épaule, je le secouai tendrement en riant.

- Aller réveilles toi…

-…

Bizarrement, il ne réagissait pas. Mon oncle avait un sommeil lourd, mais pas à ce point. Paniquée, je le secouai davantage sans avoir la moindre réaction de sa part. Complètement perdue, je me mis à trembler en saisissant le téléphone pour composer le numéro des urgences alors que les sanglots me tiraillaient. Je savais qu'à cet instant ça avait recommencé.


Ok ok ! C'est sadique comme fin mais je pense que

Sa vous à éclairer. Notamment le fait que Bella ait acheté

Autant d'affaire ^^ .

Je dois avouer que je suis impatiente de connaitre votre avis sur cette

Soirée ! Edward a bouger un peu ses jolies petites fesses mais il n'a pas

Assumé jusqu'au bout.

Merci à Dazzling qui est mon cobaye pour chaque chapitre et qui m'a beaucoup aidée pour l'élaboration du costume d'Edward :)

Pour le prochain chapitre, le poste mettra un peu de temps, car ma correctrice à un mariage qui s'organise et nous préférons que l'évènement passe pour ensuite corriger correctement le chapitre. Mais ne vous en faite pas je continue d'écrire, ainsi les chapitres seront prés. Le poste arrivera fin juillet, début aout.

Voila, j'attends avec impatience la suite ! Faîte pété ma boite mail !