Bonjour tout le monde !

Et oui me revoilà avec un nouveau chapitre tout beau tout neuf

Qui a été une nouvelle fois corriger par ma maman du site : Jackie qui

Se décarcasse à corriger à la vitesse de l'éclair. J'espère que pour ceux qui sont en vacances tous ce passe bien et que vous avez un minimum de beau temps pour profiter de la mer et du calme. Personnellement j'ai pas mal avancé une nouvelle fiction qui serait bientôt publier (déjà 5 chapitres d'écris) vous pouvez aller sur mon blog où le résumer est présent ainsi que des bonus.

Je tiens aussi à faire un petit mot. J'ai rejoins il y a peu le répertoire StarBucKs-TwiLiGhT qui est tout simplement sublime. Je vous conseille d'aller y faire un tour. Vous ne pouvez que trouver votre bonheur et les web miss sont très gentils.

Je tiens également à vous remerciez de tout votre soutient c'est toujours super de recevoir tout vos avis. Encore merci tout tous sa. Merci aussi à mon cobaye et dealer de bit-lit qui lit en avant première les chapitres pour m'aider à améliorer les mauvaises choses.

Bon sans plus parler, je vous laisse lire la suite. Il est vrai que j'avais coupé à un moment sadique. Mais que voulez vous, on ne se refait pas xD

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Chapitre 15 : À La Traîne

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PV BELLA

Les mains en sueur, d'un regard vif, je balayais nerveusement la salle. J'observais les visages fugaces ainsi que les ombres qui s'agitaient dans tout les sens. Certaines personnes hurlaient d'autres pleuraient. Mon cerveau avait du mal à recenser tout ce qui venait de se passer. Ma poitrine était compressée depuis, peut-être deux heures… Du moins depuis tout le temps où l'ambulance avait amené mon oncle ici, j'avais l'impression d'avoir été déconnectée du monde extérieur. Le bal, Edward, ses lèvres sur les miennes… Tout ça me semblait avoir été un rêve. Je ne pouvais pas tout enregistrer.

J'avais l'impression d'être sur un terrain miné. Je jetais un regard à la femme du secrétariat qui s'afférait à trier des dossiers en soupirant, surement épuisée à en juger son visage cerné. Ce soir il y avait du monde. Après tout un vendredi soir, les jeunes qui sortaient, devaient faire partie de la majorité des patients. J'en avais vu certains qui étaient arrivés dans un piteux état. Les dossiers s'entassaient alors que les familles en ébullitions glapissaient sans raison. Les patients se décomposaient lorsqu'un médecin leur annonçait les nouvelles.

Certainement de mauvaises comme souvent. Nerveusement, je plissai le tissu de ma robe alors que je scrutai toutes les blouses blanches qui étaient susceptibles de me donner de bonnes nouvelles de mon oncle. La dernière vision que j'avais eue de lui, était son corps inerte, livide, étendu sur le brancard que deux hommes avaient guidé prudemment. Il semblait avoir si froid et souffrir sans pouvoir se battre. Moi qui le voyais toujours inébranlable, et sur de lui.

Pendant tout le trajet, j'avais tenu sa main du début à la fin, sans la lâcher. Elle avait été si froide et si lourde que mon cœur eu un soubresaut à cette pensée. Ce n'était pas la première fois que ceci c'était produit. Il y a quatre ans. Oui quatre ans qu'il s'était retrouvé allongé sur un de ses putains de lit d'hôpital avec tout ces tubes qui le maintenaient à mes côtés.

Le verdict avait été sans appel : tumeur cancéreuse située au cerveau. Je n'avais pas tout de suite compris. Tout ce que j'avais trouvé, avait été de serrer la bible de ma mère contre ma poitrine en reniflant. Après tout, quelle réaction une gosse de treize ans peu avoir ? Mais la seule chose que je me rappelais, était que j'aurais donné n'importe quoi pour prendre sa place. Il ne pouvait pas partir ainsi. Ce n'était pas juste. C'était surement une des raisons pour laquelle l'injustice me mettait hors de moi. Le plus étrange était que je n'avais pas pleuré. Je n'en n'avais pas eu la nécessité. Je m'étais empressée de me rendre dans les toilettes de l'hôpital pour vomir. Depuis, je n'avais ressenti aucune sensation, du moins j'avais un mal fou à les distinguer. Sauf avec lui.

A présent, je m'efforçais à rendre sa vie plus simple et la mienne également. Pas d'amies, pas de petit copain et pas de sorties. Ainsi il n'était jamais contrarié. Si j'étais restée à ses côtés ce soir, j'aurais pu agir et il ne serait pas dans un tel état. Ceci aurait impliqué que je ne sois pas amie avec Alice et Rosalie, ainsi qu'avec Jasper et Emmett.

Et surtout, que je ne sois pas tombée éperdument amoureuse d'Edward. J'aurais du m'abstenir à ma première vision des choses. J'aurais dus les ignorer et poursuivre ma vie d'avant sans rien laisser paraître. Plonger dans ma réflexion, je n'avais pas remarqué qu'une personne s'était approchée de moi.

Reniflant peu glorieusement, je relevai mon regard de la paire de chaussures de cuire vers l'homme en me figeant d'effroi. Je me plongeai dans deux pupilles azur qui me scrutaient avec bienveillance. Malgré toutes ses tendresses, j'avais toujours la gorge nouée et la moiteur de mes mains m'agaçait prodigieusement.

- Bella comment te sens tu ?

- Comment va mon oncle ? Demandai-je d'une voix laconique en ignorant sa question.

Il soupira en s'installant à côté de moi alors que ne daignait pas suivre son déplacement du regard. Les bruissements de sa blouse me rappelaient le frottement de la cape d'Edward sous mes doigts. D'un ton professionnelle Carlisle répondit :

- Son état est stable et…

Je lui jetai un regard dur devant son hésitation. Je n'avais rien à lui reprocher, loin de là ! J'avais toujours vu Carlisle comme un homme bon et juste mais les dernières vingt-quatre heures avaient été éprouvantes alors ce serait lui qui en pâtirait.

- Et ?

- Il est toujours endormi. Il a eu une rupture. Mais tu es arrivé au bon moment Bella.

Il déposa une de ses mains sur mon épaule et la pressa tendrement. J'aurais voulu plonger mon visage vers son buste et pleurer de tout mon saoule mais je savais que je n'y arriverai pas. Il n'était pas là pour me servir de psy mais pour me donner les résultats et agir en conséquence. Malgré tout, j'appréciai l'infime contacte qu'il avait institué entre nous. Un peu de chaleur humaine n'était pas rebutante.

- Est-ce qu'il a souffert ? Le questionnai-je en relevant mes iris qui me piquaient vers le médecin.

Le regard toujours aussi tendre du patriarche Cullen se fit compatissant alors qu'il secoua la tête négativement. Soulagée, je me remis à fixer le sol en encerclant mon visage de mes mains diaphanes. Je n'aurais pas supporté qu'il puisse souffrir. Déjà, j'aurais du être là. Jamais j'aurais du céder…

- Il a failli y passer… Encore un fois, murmurai-je.

- Bella… Ton oncle est à une phase où j'aurais besoin davantage d'informations sur son mode de vie.

- Comment ça ?

- Le cancer est agressif et il n'y a plus grand-chose à faire à part soulager les douleurs.

- Vous voulez dire que… C'est foutu ?

Pour seul réponse, il baissa son regard vers le sol pour s'y perdre dans sa contemplation. La réponse était donc « oui ». J'allais donc perdre la dernière bonne chose qui me restait.

-Il me faudra lui dresser un nouveau dossier. A-t-il déjà eu des antécédents dans vos familles ?

- Je… Je ne pense pas qu'il y ait un truc dans ce genre, avouai-je à demi-mot peu sûr de moi. Il suit un traitement. Il prend du Nucant.

- Hum… Depuis combien de temps ?

- Je ne sais plus trop… trois ans ? Peut-être quatre…

J'avais tellement mal à la tête qu'il m'était presque impossible de rester concentrée sur la conversation. La fatigue était bien trop présente même si je me bornais à la repousser. Une sorte de brouillard planait dans mon cerveau et me donnait une sainte envie de m'arracher les cheveux et de déballer toutes mes tripes. Seul remède pour me sentir moins vaseuse. C'était bien trop pour moi. Je rêvais de pouvoir tout stopper juste pour quelques minutes de repos.

- J'ai besoin d'une date précise Bella.

- Je ne m'en souviens plus… Merde ! Pleurnichai-je en agrippant désespérément ma tignasse alors que sa main se posa sur mon dos pour faire des allers et venue apaisant.

- Bella tu es épuisée. Tu devras aller te reposer et attendre…

- Hors de question. Je vais rester et… aboyai-je avant qu'il ne me coupe.

- Tu ne seras d'aucune utilité ici.

Il avait raison même si ça me tuait de l'admettre. J'entrouvris mes lèvres pour me forcer à respirer. Mon estomac se souleva et de la bile me remonta dans la gorge. Je n'étais même pas capable de veiller sur lui. J'étais pathétique. Comme la dernière fois. Je répétais les mêmes erreurs de croire que les choses allaient enfin s'améliorer.

- Et puis dans cet accoutrement tu te fais remarquer.

Fronçant les sourcils, je compris que j'étais toujours avec cette robe de soirée. J'entendis le médecin se lever en lâchant un léger rire qui me fit tiquer.

- Tu vois, tu es tellement fatiguée que tu ne t'en étais même pas rendue compte.

Grimaçant, je me levai, chancelante en espérant que mes jambes me porteraient jusqu'à la maison. C'était loin d'être gagnée. Se raclant docilement la gorge, Carlisle prit mon visage en coupe et releva mon visage vers le sien. Je comprenais d'où Jasper tenait son calme olympien et sa bienveillance. Je me noyai volontiers dans ses deux saphirs alors que les muscles de mes épaules semblaient se détendre un à un.

- A présent, tu vas aller te reposer. Tu es venue avec l'ambulance ?

J'opinai légèrement sans quitter ses pupilles alors que mes dents lacéraient subtilement ma lèvre humide. Je ne pouvais rien faire d'autre qu'attendre. Rien de mieux que pour mettre davantage mes nerfs à fleur de peau.

- Très bien dans ce cas, je vais appeler un taxi. Tu as une adresse chez qui aller ?

- Je préfère rentrer chez moi.

- Bella il faut un soutient dans ce genre de situation. Désires tu venir à la maison, peut-être que…

- Non ! Je préfère être seule. Je préfère pour tout remettre en place.

Je n'avais aucune envie d'être la chose à consoler. Non, ce n'était pas mon point fort. Accepter la compassion n'était pas la perspective qui m'enchantait le plus. Que faisaient les gens dans mon cas ? Ils s'apitoieraient surement dans les bras, d'un ami, d'un mari, d'une femme…

J'en avais aucune idée, alors autant survire mon ressentis. Me jaugeant du regard, il glissa lentement son regard de mes cernes à mon teint blafard. Les joies de l'insomnie. Je ne dormais presque pas de peur de ne pas pouvoir agir au bon moment. Imaginer mon oncle périr tandis que je suis dans les bras de Morphée me glaçait le sang, cause de mon allure de mort.

- très bien. Mais s'il y a quoique ce soit, appelle le centre d'accord ?

J'approuvai d'un signe de tête. Sans ajouter quoique ce soit, il se leva laissant les pans de sa blouse épouser parfaitement son corps de mannequin. Je vois d'où Edward tenait sa gestuelle, méditai-je. Alors qu'il allait se dématérialiser au bout du couloir, je me mis à trottiner jusqu'à lui sous le regard désapprobateur de la secrétaire. Je sentais ma mâchoire se crisper d'elle-même et ma poitrine brûler comme si une bête avait trouvé foyer dans mon corps. Je jetai un regard noir à la secrétaire qui tenta de le soutenir avec une expression choquée. Va te faire foutre !

- Euh… Attendez !

- Oui Bella ? Tu as besoin de quelque chose ?

J'allais enfin en avoir le cœur net. Reprenant ma respiration, même si l'effort fut minime, je déglutis rapidement alors que ma gorge me piquait horriblement. Essuyant mon front du revers de ma main, je savais que ma voix allait être rauque.

- Je voulais savoir comment va Edward ?

Intriguer, Carlisle fronça les sourcils en se grattant l'arrête de son nez en souriant perdu.

- Edward va parfaitement bien. C'est gentil de t'en inquiéter.

- Je… Enfin comme il était souffrant…

- Souffrant ?

- Oui, Jasper m'a dit qu'il avait la grippe.

La bouche légèrement entrouverte, il passa une main sur son visage lumineux et bomba légèrement sa poitrine en déployant ses larges épaules.

- Il n'a jamais eu la grippe Bella. Tu as du mal comprendre.

Un silence. J'ouvris plusieurs fois la bouche avant de la fermer pour afficher un pâle sourire.

- Ouais, c'est surement ça, sifflai-je en sentant les traits de mon visage se durcir.

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La maison était bien trop vide. Aucun bruit, pas âme qui vive, c'était affreusement silencieux. Je m'étais rapidement changée sans m'attarder dans ma baignoire. Une douche rapide, je m'étais vêtue d'un peignoir que je possédais depuis mes quatorze ans. A présent il m'arrivait aux genoux. Preuve que je n'avais pas grossis depuis toutes ces années.

Je m'inspectai rapidement dans le miroir en soupirant. Qu'est-ce qu'il avait bien pu me trouver ? J'étais maigrichonne, et banal avec une réputation peu glorieuse. Une tête à faire peur et des cheveux que je peinais à discipliner. Laureen avait raison, j'étais une putain de merde. D'un geste rapide, je pris le premier drap de bain qui se trouvait à ma portée et l'arrangea de manière à dissimuler la glace. Je reculai d'un pas pour observer le résultat. Je ne me voyais plus et c'était… bien.

Allongée sur le dos, les bras en croix, j'étais comme dans un état second. J'arrivais facilement à capter les pulsations du silence. Les craquements ténus du parquet de ma chambre, le tic-tac de mon réveil et les légers bourdonnements des insectes qui se baladaient sans but. J'avais l'impression d'être enfermer dans une bulle et de ne plus pouvoir en sortir. Je tendis mon bras, sans bouger le reste de mon corps, je m'emparai de ma bouteille d'eau et des somnifères qui trônaient sur ma table de chevet.

Amenant les cachets à mes lèvres, je sentis la bile soulever une nouvelle fois mon estomac mais ceci ne m'empêcha pas de les avaler, poussé par le liquide gelé qui parcourait mon larynx et l'insensibilisa contre la douleur de la température. Soupirant, j'étendis la cape d'Edward sur le haut de mon corps en créant une petite boule au niveau de mon visage où j'y enfouissais mon nez pour y respirer à plein poumon. Je m'y intoxiquai promptement. Son odeur mentholée était toujours imprégnée dans le tissu de la cape pour mon plus grand plaisir. C'était sécurisant de sentir sa présence de cette manière.

Putain d'addiction, pensai-je en m'assénant une claque mentale.

Malgré que ce ne soit que sensitif je m'en moquais. Ses baisés salés sur mes lèvres me firent gémir. Le goût de sa langue chaude et de ses lèvres humides me hanteraient bien plus d'une nuit. Je n'avais pas honte d'avoir cédé à ses caresses, mais jamais je ne pourrais me pardonner que mon cœur s'emballe en sa présence. De l'inédit…

Bien malgré moi, il avait réussit à m'envouter pour me contrôler dans une transe indestructible. Je ne savais pas si c'était à cause de son visage d'adonis, de sa peau si finement grainée ou bien son air suave aux intonations de Don Juan. Peut-être que ma fascination pour lui était due à son allure d'apollon, ou bien par la grâce de sa cambrure ou bien l'élégance distinguée de ses gestes. Mais je me réprimais de trouver autant de points susceptibles de me faire tiquer de cette manière. Je me devais de me délivrer de ses emprises passagères sur mon cœur.

Je m'étais promis de ne plus l'approcher, de ne plus céder à l'exquise ambigüité qu'il dégageait par ses regards félins. Frustrée, je fis l'erreur d'humer une nouvelle fois le drapé que je détenais fermement entre mes frêles doigts. Dieu un jour peut-être je réussirai à me foutre dans le crâne que ce roi du désirable se foutait éperdument de moi. Pourtant, raisonner de cette manière m'amènerai à effacer le souvenir de ses lèvres et je m'y refusais.

J'étais masochiste mais je me soignerai plus tard.

Mon bel ami, je le laisserai hanter mes songes, surtout dans les plus honteux et érotiques qu'il puisse m'apporter, mais ce serait tout. Je m'efforcerai de le fuir comme une chimère qui ne serait jamais mienne. Je m'efforcerai de le haïr et de lui mentir et de ne plus jamais oser croire que je sois sa faiblesse. Etonnement détendue, mes paupières se firent rapidement lourdes et ne désirant plus me battre, je me laissai emporter là où seule je pourrais contrôler les choses.

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Malgré les cachets, j'avais passé une nuit dès plus exécrable. Enfin si on pouvait qualifier ça de nuit. Les rêves s'étaient succédés dans des scénarios diverses mais tous aussi catastrophiques les unes des autres. Alors que la nuit était fraîche, j'étais en sueur et j'avais l'impression d'étouffer. Je relevai mon regard vers les chiffres lumineux de mon radio réveil : 4h00. Ces fichus cachets étaient une arnaque ! Agacée, je repoussai la cape d'Edward qui avait fini par se froisser en boulle pour s'étendre sur ma nuque. Assise, le cul enfoncé dans le matelas du lit, je passai une main sévère dans ma chevelure.

Très bien. J'étais bonne pour le retour à la case insomnie.

Je pouvais encore sentir les ressors exercer une pressions dans mon dos endoloris. Dieu, il fallait que je change ce foutu matelas. Enfin quand j'aurais de quoi payer le reste. Les sifflements du silence parvenaient encore une fois à mes oreilles. Ce n'était don définitivement pas un putain de rêve. Toutes ces choses c'étaient donc bien produites. Comme pour en être sûre, je bondis du lit pour me rendre à la chambre d'Eléazar. Une fois dans la pièce sobrement décorée, je soupirai de frustration.

Me callant contre le mur de la chambre, je me laissai glisser lentement près de sa table de chevet en sentant la fatigue me paralyser. J'avais dormis mais apparemment pas assez. A qui la faute ? Ces saletés de cachets ne donnaient pas l'effet escompté. Repliant mes jambes contre ma poitrine, j'encerclai de mes bras mes genoux pour mettre mon visage dans le creux sécurisant. Je crois que c'est dans des moments comme là, que je regrettais de ne pas avoir d'animal de compagnie. Au moins, j'aurais pu avoir un ami à qui me confier, ou quelqu'un avec qui partager mes angoisses.

Je savais parfaitement que Betty aurait aimé que je l'appelle et reste coucher chez elle, mais c'était au dessus de mes forces. Surtout que je savais parfaitement que j'aurais du tout lui déballer et je n'en avais aucune envie. Le sofa de Betty était agréable pour une nuit digne des plus grands insomniaques mais je n'étais prête à voir quiconque. Mes paupières se fermèrent de leur propre chef. Soupirant pour la énième fois, j'amorçai un mouvement vers le tiroir de sa table de chevet et tapota l'intérieur en souriant. Je savais qu'il en avait toujours une avec lui. Après l'avoir saisit, j'effleurai la couverture du bout de mes doigts. Sa bible était bien plus abîmée que la mienne.

Je me souviens que lorsque j'étais gosse, et que nous devions aller à la messe à pied, il me lisait un verser alors que je chantais pour mes parents en souriant. Il avait toujours eu ce truc pour me donner envie d'aller accorder quelques heures à notre seigneur. Bien souvent sur le chemin du retour, la pluie avait fait son apparition et détériorait les précieux pages de l'ouvrage.

A huit ans, j'avais trouvé la bonne idée de les sécher une à une aux séchoirs pour ne pas avoir à en racheter une. Le bon point était que mon oncle avait ri à ma tentative désespérée et avait décidé d'en acheter une nouvelle pour la messe et faire bonne figure auprès des autres fidèles. Délicatement, je soulevai la première de la couverture qui menaçait de se déchirer au moindre mouvement brusque. Je la parcourus en soupirant de ne pouvoir distinguer correctement les lignes. Mon mal de crâne quotidien me lacérait radicalement mes tempes.

Agacée, je me levai rapidement pour me précipiter dans ma chambre. Rassemblant violement toutes mes peluches, j'en passai certaines sous mon bras, alors que les autres se trouvaient serrées entre ces derniers comme dans un étau. Je descendis rapidement les marches sans manquer de m'étaler de tout mon long. J'ouvris difficilement la porte d'entrée afin de me rendre près des poubelles. Furieuse, je jetais balançais sans ménagement les peluches en refermant avec difficulté le couvercle. Le rabaissant plusieurs fois sans me préoccuper du bruit que le claquement produisait, je parviens tout de même à le refermer.

Dieu que cette journée avait été royalement merdique. J'étais lessiver, mais je ne parvenais pas à trouver le sommeil avec toute cette agitation. C'était surement à cause de ça. Je sursautai lorsque je sentis quelque chose effleurer mes chevilles avec douceur. Baissant mon regard, je découvris une boulle de poil noir ébène. Courbant son dos pour se cambrer, j'entendis un faible miaulement s'échapper de sa gorge.

Lentement, je me baissai vers lui, attendris, je le caressai maladroitement de ma main moite. Le poil glissait difficilement et restait presque coller à mes doigts. Appréciant mon geste, l'animal se courba sous ma main afin de s'y abriter et ronronna de satisfaction. J'effectuai des vas et viens sur son dos pendant une dizaine de minutes. Après tout, personne ne m'attendait à l'intérieur. Il fallait que je patiente jusqu'à l'aube. Il me suffira de m'habiller rapidement et de me rendre à l'hôpital.

- Au moins toi tu n'as pas grands chose à penser…

En guise de réponse, il s'étira lentement allongeant ses pattes avant, pour réitérer son action avec celle à l'arrière. Je me relevai rapidement, faisant craquer mes rotules. Il fallait que je rentre, même si je n'en avais aucune envie.

Notre maison s'apparentait bien plus à un musée qu'à un foyer. Mon oncle n'avait jamais pu se résigner à vendre les meubles de mes parents. Pour lui c'était comme les renier, salir leur mémoire.

Pour moi, c'était comme une torture volontaire qui me rappelait que je ne savais rien d'eux à part les dires de mon oncle à leur sujet. Je tournai brusquement les talons, alors que mon cœur se comprima dans ma poitrine dans une douleur aigue.

- Manquai plus que sa… Soupirai-je en posant mes mains sur mes hanches. Ok écoute je ne suis pas du genre sociable et j'ai pas mal de problèmes alors vaut mieux pour toi que tu trouve un autre foyer.

Sans me prêter la moindre attention, l'animal fit des ronds sur le canapé avant de s'y installer et de me fixer de ses yeux abyssal. Il ressemblait à ceux d'Edward… Secouant la tête, je pris un air austère.

- N'essaye même pas de m'attendrir c'est raté ! Quoi t'as nulle part où aller ?

Déposant sa tête sur ses pattes avant, les moustaches légèrement penchées, il semblait me solliciter du regard alors que je soupirais. Je passai une main sur mon crâne et la fit revenir en avant enlisant davantage mes cheveux. Putain de merde.

Pour une fois que le bon dieu m'avait entendue, il n'avait pas mis longtemps à se mettre à l'ouvrage. Je ne pouvais pas le garder… Je serai incapable de m'en occuper convenablement. Je me laissai tomber sur le canapé à l' opposer du félin en soupirant pour la énième fois. Sans émettre le moindre bruit, il se hissa sur mes jambes afin de s'y couché en ronronnant.

- Bordel, jurai-je en pinçant l'arrête de mon nez. Toi aussi t'es tout seul ?

Il mit un coup de langue sur ma main et semblait si paisible. Vaincue, je passai une main moite sur mon visage en jetant ma tête en arrière. Je pense que j'ai battu tous mes records avec tout ça. Je me sentais poisseuse et collante, j'avais transpiré de manière impressionnante et la faim tiraillait mon estomac. Rapidement je m'étirais sur le canapé avant de prendre le félin dans mes bras. Ses poils lisses et souples titillaient ma peau diaphane qui était recouverte par une fine pellicule de sueur. Une bonne douche s'imposait.

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2 jours plus tard

Jacob avait insisté pour que je vienne souper à la réserve. Il avait certainement peur que je reste seule. Même si à présent j'avais Berlioz je ne pouvais pas dire que mes journées étaient plus occupées. Je mis de quoi manger à Berlioz ainsi que de l'eau avant de lui caresser rondement son dos cambré.

Son pelage ébène sous les spots de la cuisine semblait briller qu'à l'accoutumé. Je me perdis dans la contemplation des nuances de noirs qui semblaient jaillir sous mes yeux de manière interminable. Il ressemblait aux cheveux de mon oncle. Couleur jet. Il avait les même. Je clôturai mes paupières alors que ma poitrine se compressa.

Mon dieu, son image se projetait un HQ dans mon esprit. C'était comme gravé sous mes paupières. Cette image était la plus ressente, elle remontait à hier. Il avait été transféré dans une chambre à part avec des tas de machines qui clignotaient sans cesse, preuve qu'il était toujours en vie. Maintenu en vie était le terme le plus juste.

Je lui avais pris sa main libre et l'avais tenue pendant tout le temps qui m'était permis à ses côtés. Il semblait paisible et toute trace de souffrance était balayée de son faciès. Gardant mes faiblesses pour moi, je me mis à parler de tout et de rien, mais surtout de Berlioz.

Je savais qu'il n'avait jamais été un fana des bêtes mais il serait rassuré de savoir que quelque chose me permettais de me sortir tout ce foutoir de la tête. Il m'aurait surement remonté les brettelles d'avoir ramené un animal sauvage à la maison, même si Berlioz avait déjà les attitudes un chat de maison. Il était une charge financière en plus mais je ne pouvais me résigner à l'abandonner. Je savais parfaitement ce qu'on pouvait ressentir lorsqu'on était exclu.

Essuyant du revers de ma main mon nez, je soupirai en jettent un coup d'œil au buffet de la cuisine. La pile de factures ne désemplissait pas et les avis d'impayés devenaient de plus en plus fréquents. Je savais parfaitement qu'on était dans le rouge. Le salaire de mon oncle et le mien étaient directement injectés dans les frais d'hôpitaux.

Ajouter à ça les cours, le gaz, l'électricité, l'eau et les courses… Ca s'annonçait serré. Soupirant, je passai une main dans mes cheveux en déglutissant difficilement. Je n'arrêtais pas de penser à quoi nous pourrions nous passer pendant quelques temps. Le téléphone ? Mauvaise idée si un problème survenait je serais mal pour appeler les secours. La nourriture. Hum… Je ne prenais déjà pas grand-chose et on se passait du pain et des articles superflus. Je n'avais aucune idée de quoi faire.

Rageusement, j'enfournai la cape d'Edward dans ma besace avant de fermer cette dernière. Une fois le diner avec Jacob fait, je passerai chez les Cullen et je la déposerai dans la boîte aux lettres ou bien au pied de leur porte d'entrée. Je ne pouvais pas la garder, ce n'était pas envisageable si je désirais remonter la pente. Je ne lui donnerais pas en personne.

J'y avais pensé pas mal de fois mais je savais parfaitement que je pouvais flancher dès que ses émeraudes m'auraient cernée. C'était une sacré merde mais je n'avais aucune envie qu'il me prenne pour sa nouvelle groupie. Groupie…

Mince ! Ça fait tellement tarte. Je me souvenais même que je m'étais demandé si j'arriverai à respirer sans assistance. Sortant de la maison, je sortie mes clefs de ma poche en vérifiant que mon portable était toujours allumé, on m'avait demandé mon numéro personnelle au cas où mon oncle décidait de revenir parmi nous. Ce que j'espérai de tout mon cœur.

Grimpant dans ma vieille Chevrolet, je soupirai en callant mon crâne contre l'appuie tête. Je jetai un coup d'œil dans le rétroviseur. J'avais une tête de déterré. Livide et les yeux cernés. Super pour un remake de Thriller. Je n'aurai aucunement besoin de maquillage. Frottant vivement mes yeux, j'espérai que Jacob ne jouerait pas les mères poule pour une fois.

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- Merci Jake pour l'invitation, c'était plutôt cool.

Il arqua un sourcil en me jetant un regard étonné.

- Pourquoi, pensais-tu que ça allait être barbant ?

- Non jamais avec toi, mais te connaissant, tu aurais essayé de me convainque de rester à la réserve avec Billy et toi.

- Je te signale que j'ai essayé ! Se moqua t-il alors que je coupais le moteur. Deux fois même.

- Ouais mais tu as été moins lourd que d'habitude.

Alors qu'il grommela, je lâchai un petit rire amusé. J'actionnai rapidement l'ouverture de ma ceinture en affichant un pâle sourire. Jacob avait vraiment le don de trouver quelque chose à répliquer pour me faire esquisser un sourire. Même une connerie, ça me faisait penser à autre chose. Mais là il était temps que je me retrouve seule.

Faire comme si j'arrivais à surmonter toutes ses choses n'était pas dans mes cordes, surtout avec mon état de fatigue. En vérité, je m'écrasais, et m'effondrais à chaque minutes, c'était désolant et pitoyable mais c'était la réalité. Tandis que je soupirai pour me donner contenance, je sentis ma main immense de l'indien recouvrir la mienne en un doux cocon.

- Bella…

- Je vais bien.

- Tu es sur ?

- Pas vraiment… Mais c'est comme ça. Murmurai-je en retirant ma main de dessous son abri brun.

Alors que je m'extirpai du véhicule, je le vis. Campant sur les marches de mon perron, les épaules voutées, la tête baissée examinant nerveusement son portable. Il portait son caban épais dont il avait soulevé le col ce qui lui donnait un air revêche. Ses lèvres fines d'une belle couleur vermeille contrastaient encore plus avec sa peau laiteuse alors que ses pommettes hautes étaient davantage creusées à cause des ombres.

Merde il était canon.

Prenant l'air le plus impassible, je priais qu'il se barre et vite. Le sang pompait dans les veines alors que le vent glacial me gelait littéralement les membres. Lorsqu'il releva son regard vers moi, je savais que ça allait être bien plus dur que je ne l'avais imaginé. Mais qu'est-ce qu'il pensait ? Qu'il pouvait se pointer la bouche en cœur pour que dise amen ? J'avais l'impression de rejouer cette scène en boucle.

Qu'il aille se faire foutre !

Bravo Cullen tu as réussis à foutre en l'air ma soirée, songeai-je en serrant mes poings.

- Cullen qu'est-ce que tu fais ici ?

- Bella ? Euh… Salut comment vas-tu? Me salua t-il nerveusement en se levant d'un bon ignorant Jake.

- Je vais très bien !

Au ton de ma voix, il releva ses pupilles dans ma direction en se tendant comme un arc.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? Répliqua t-il en fronçant les sourcils.

- Je vois que tu vas mieux.

- Pardon ?

- Ta grippe, Jasper m'avait dit que tu étais mal en point.

- Ah oui… Je m'en suis vite remis.

C'est ça… Prend moi pour une merde maintenant, raillai-je mentalement.

- Ouais, le repos y a que ça de vrai ? N'est-ce pas ? Mais…

Je sortis sa cape qui était mise en boule de mon sac sous son regard médusé. Tu ne t'y attendais pas à celle là mon pote ?

- Bella…

- …Je me suis dis que ça irai mieux si tu te couvrais ! Raillai-je en lui jetant sa cape à la figure.

Il lâcha un râle de désespoir emprunt d'une supplication douloureuse.

- Bella laisses moi…

- La ferme ! Je n'ai aucune envie de t'écouter ! Tu es un menteur hypocrite doublé d'un lâche !

- Enfin tu t'en rends compte, ironisa Jacob alors que je lui jetai un regard noir qui fit stopper son hilarité voyant que je n'étais pas d'humeur.

Reportant mon attention sur Edward, je me rendis compte qu'il c'était avancé vers moi, réduisant la distante de sécurité entre nos deux corps. A quoi jouait-il ?

- Bella si tu me laissais m'expliquer tu comprendrais…

- Combien de fois tu me l'as sortie celle là ? Je t'avais déjà laissé une deuxième chance mais apparemment tu t'en balances. J'espère que tu t'ais bien amusé parce qu'à présent c'est fini, et cette fois c'est pour de bon ! Je ne veux définitivement plus rien avoir avec un gosse prétentieux et pété de fric comme toi Cullen. Maintenant barres toi !

- Non.

Eberluée, je lui jetai un regard menaçant alors que Jacob serrait si fort sa mâchoire que je m'attendais à tout instant que ses dents éclatent en mille morceaux. Même si son épais pull recouvrait son torse, je devinais que les muscles de l'indien gonflèrent sous la rage.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?

- J'ai dis non. Je ne te laisserai pas.

- Putain Cullen ! A quoi tu joues sérieusement ? Intervient Jacob en se postant devant l'apollon.

Je n'avais jamais remarqué à quel point Edward semblait menaçant lorsque ses muscles se bandèrent sous la colère. Pourtant il n'avait aucun droit de l'être ! D'accord il était tout simplement sexy en diable avec cette expression sur son merveilleux faciès.

Malgré le faite que je sois furieuse contre lui, une putain de partie de moi, et dieu qu'elle était têtue aurait fait n'importe quoi pour plaquer mes lèvres sur les siennes. Revoir des images fictives de son corps sur le miens me donnait juste envie de bondir sur lui.

- Qu'est-ce que tu ne comprends pas mon vieux quand la demoiselle demande que tu te tires? Grogna l'amérindien en crispant -si c'était possible- davantage sa mâchoire.

Un grognement sourd monta dans la poitrine de l'apollon jusqu'à ses lèvres. Je m'attendais à voir pousser sous leurs mentons une caroncule et une crête sur leurs crânes. L'idée qu'Edward puisse se mettre dans de tels états justes pour me parler me retournait l'estomac.

Jacob était un gars super. Mais je le soupçonnais de jubiler de la situation qui lui donnait une raison pour tenter de péter la gueule de ce dernier. Il m'avait blésée, et lorsque ça venait de lui, c'était bien plus douloureux et dur à supporter que d'habitude.

- Je veux lui parler, et ce n'est pas un cabot qui va m'en empêcher !

- Bella, rentre à l'intérieur !

- Pardon ? C'est la meilleure ! Pour qui tu te prends ? T'as aucun droit pour me donner des ordres ! Glapissais-je en serrant mes poings.

- Il a raison. Rentres je n'ai pas envie que tu vois quoique ce soit si ça tourne mal. Répliqua Edward dans un grognement primaire.

- Toi encore moins !

Alors qu'il n'était qu'à quelques centimètres l'un de l'autre ils s'immobilisèrent pour se mitrailler du regard. Moi, j'étais au centre et ce que je voyais me semblait totalement absurde. On aurait dit un combat de coq. C'était stupide. Pourtant, je savais qu'ils étaient aussi têtus l'un que l'autre et que ça allait dégénérer si je n'intervenais pas de suite.

- Aller espèce de connard qu'est ce que tu vas faire ? Il paraît que ta même pas les couilles d'assumer tes fréquentations, se moqua l'indien.

- Ce ne sont pas t'es affaires !

- Quand ça concerne Bella ça me regarde.

- T'es pas son petit copain alors retourne à ta gamelle.

- ça ne saurait tarder ? Cracha t-il alors qu'Edward me lança un regard d'interrogation. Putain arrêtes de la regarder ! Ordonna Jacob en agrippant le col d'Edward.

Il n'était pas aussi costaud que Jacob mais la fureur le rendait bien plus puissant. Jamais je n'avais vu un tel regard d'une telle intensité dans ses iris. Mes bras serrés autour de mon corps, je sentis la fraîcheur de Forks maltraiter mon corps. L'air autour de mon corps m'enveloppait de la tête au pied comme une immense couverture.

Mes lèvres tremblèrent durement alors que Jacob grogna à l'instar d'Edward. Pourtant les grognements d'Edward me rappelaient irrémédiablement ses baisés lorsqu'il appuyait ses lèvres sur les miennes en une douce pression, tout comme son bas ventre contre le mien. Portant ma main à ma bouche, je soupirai mais me repris rapidement. Edward se défit brutalement de l'étreinte de l'indien.

- Me touche pas espèce de connard !

- Alors ne parles pas d'elle de cette façon. C'est pas un putain de morceau de viande, jura mon apollon.

Sans m'y attendre, je vis Jacob pousser violement Edward en arrière. Je lâchai un hoquet de surprise. Sans ciller, Edward se positionna de manière à rétorquer à une éventuelle attaque de la part de Jacob.

- Bella s'il te plaît rentres, dit Edward en gardant son attention sur l'indien qui arqua son dos.

Je cru que j'allais vomir lorsque je vis le regard haineux des deux garçons. J'en voulais à Edward mais je ne voulais pas qu'il soit blessé, ni lui ni Jacob. J'avais déjà une personne en danger par ma faute. Cette agressivité n'avait pas lieu d'être, surtout pour moi. Le cœur serré, je m'imposai devant Jacob en le saisissant par le bras.

- Vous n'allez pas recommencer !

- Putain Bell's je t'ai demandé de rentré. C'est entre lui et moi.

- Arrêtes tes conneries toute de suite c'est clair ?

Il arqua un sourcil en lâchant un rire qui sonnait non à la plaisanterie, mais à l'agacement.

- C'est à moi que tu dis ça ? Tu te fous de ma gueule ? Arrêtes un peu de te voiler la face Bella ! Tu dis que tu le détestes mais à la moindre merde, tu prends son parti !

- Arrêtes ça Jake.

- Qu'est-ce que tu crois ? Qu'il va changer parce que tu lui accordes une chance. Mais putain réalises, il se fout royalement de toi.

- C'est faux ! Aboya le concerner en s'avançant avant de se poster à mes côtés. Jamais Bella je ne voudrais te faire du mal intentionnellement.

- Putain comédien en prime ! Siffla l'indien.

Il amorça un geste vers moi, de sa main, il caressa ma joue en souriant tendrement. Mais Jake stoppa son geste en le poussant une nouvelle fois sous un gémissement.

- La touche pas ! T'as compris !

- ça te rend dingue hein ? Répliqua Edward d'une voix traînante.

- De quoi tu parles ?

Edward me lança un regard espiègle qui ne me disait rien qui vaille. Mes entrailles se nouant de manière phénoménale m'arrachant un gémissement d'anticipation.

-ça te rend dingue de te demander si je ne l'ai embrassé, une fois ou peut-être plus. Tu te demandes si j'ai déjà goûté ses lèvres.

- Va te faire foutre !

- Ca t'empêche de dormir ? Continua t-il en ignorant la parole de Jake alors que ce dernier respirait de manière saccadé.

J'avais l'impression que ce dernier allait sauter à la gorge de mon apollon. Il était méconnaissable, tout comme Edward. Son aplomb et sa ténacité ne semblait pas lui ressembler. Il était vraiment beau. Malgré tout, je lui en voulais d'envenimer ainsi la situation et me rappelais à quel point ses baisés avaient été parfaits.

Salaud !

Lentement, Edward se pencha vers Jacob avec se satané sourire plaquer sur ses lèvres.

- Eh bien je vais répondre à ta question.

- Edward tait toi ! Articulai-je une énième fois d'un ton qui se voulait menaçant.

- Je l'ai embrassé. Plus d'une fois. Et j'ai aimé ça. Et elle aussi vu qu'elle en redemandait vu ses gémissements.

Je sentis tout mon corps me brûler comme si j'étais sur le point de brûler vive. Le regard enflammer d'Edward était si intense que je sentais mes jambes tremblaient. Les sensations de notre soirée ensemble se renouvelèrent une nouvelle fois pour piquer mon épiderme. Le cœur battant, je sentais qu'il me voulait à cet instant. Je relevai mon visage vers un Jacob hors de lui, ce qui eu le don de refroidir mes envies.

- C'est vrai ?

- Jake…

- Tu crois que je te sors des craques hein ?

- Bella c'est vrai ce qu'il raconte ? Ignorant les relances d'Edward.

- Ouais… Ouais c'est vrai, murmurai-je comme honteuse.

- Qu'est ce qui est vrai ?

- On… On s'est embrassé…

- T'as aimé ça ?

- Jake.

- Répond ! Hurla t-il ce qui eut le don de me faire sursauter.

- Je… Jake…

- Putain je te demande une réponse simple !

- Fiches lui la paix, s'interposa Edward de toute sa hauteur devant moi après avoir effacer toute trace d'arrogance pour laisser place à un regard terrifiant.

Ce n'était plus Cullen qui fait rempart entre Jake et moi.

- Ne réponds pas à sa place !

- Jacob s'il te plaît, murmurai-je.

- Ok !

Jacob plissa ses yeux, puis leva ses mains en l'air en signe de reddition.

- C'est bon j'ai compris le message. Je me tire.

- Jacob je t'en pris…

Sans me prêter la moindre attention, je vis Jacob se dématérialiser dans la pénombre de l'ombre en claquant ses talons au sol. J'amorçai un pas en plissant à mon tour mes yeux pour tenter de voir dans quelle direction il était parti.

Je crois que je viens de perdre mon meilleur ami. Mon cœur se pressa dans ma poitrine en imaginant ma vie sans Jacob. Il était un des piliers principal de mon existence. Il était toujours là pour moi, pour me soutenir et en signe de remerciement, tout ce que j'avais trouvé était de le rejeter.

- Bella… Je…

Les yeux baignés de larme, j'ancrai mon regard dans les pupilles d'Edward. J'avais l'impression que ses yeux me caressaient d'un geste lent. Il amorça un pas vers moi en écartent ses bras pour ensuite m'encercler de ces derniers.

Je me laissai faire sans protester. Il était un appui élémentaire alors que mes jambes menacèrent de céder. Il était comme dans mes souvenirs. Puissant et chaud. Un cocon exquis. J'agrippai son haut en sentant des soubresauts déferler dans ma poitrine.

Malgré tout, je me refusais de pleurer, j'avais juste besoin de sentir une présence à mes côtés même celle d'Edward… Surtout là sienne. C'était égoïste mais je m'en moquais. Je sentis ses bras se serrer davantage alors que ses lèvres se posèrent sur mon crâne.

- Je sais que tu m'en veux… Mais prend tout ce que tu veux de moi.

Pour seule réponse, je me fondis une nouvelle fois contre son torse puissant. Ses larges épaules se voutèrent pour me protéger alors que je tremblais à son contacte. Il était si différent lorsque nous étions ensemble. Si bon, si beau et doux.

Tant de douceur était inhabituelle dans tous les sens du terme. Remontant mes mains contre ses pectoraux, je dessinai ses muscles tendus par-dessus son fin tee-shirt. Je le sentis frémir contre mon corps, c'étais si bon de se sentir appréciée par un homme. Non mais… A quoi je jouais ? Je m'extirpai de son étreinte comme si je m'étais brûlée tandis qu'Edward fronça les sourcils.

- Je vais rentrer.

- Je veux savoir ce qu'il se passe Bella.

- Rien qui te regarde.

- Je veux d'aider.

- Je ne t'ai rien demandé ! Tu en as fais assez, murmurai-je me détournant de lui pour monter les marches de mon perron.

- Tu le pensais ce que tu as dit ?

Alors que j'étais dans l'encadrement de ma porte, je reportai mon regard vers lui en fronçant mes sourcils. Perplexe, je rabattis une mèche folle derrière mon oreille.

- De quoi tu parles ?

- Que tu avais aimé m'embrasser

Piquant un far, je baissai mon regard en laissant mes cheveux dissimuler mon visage.

- Rentre chez toi ! Sifflai-je.

PV EDWARD

Refermant la porte de sa maison, je sentis mon cœur manquer des palpitations. Lentement, je descendis mon regard jusqu'à ma main qui détenait toujours ma cape. La portent à mon visage, j'y enfonçai mon nez pour respirer à plein poumon. Une douce vibration me traversait les tripes, je détectai son odeur fruitée chatouiller mes narines. Caché, accablé, je la callais contre ma poitrine en souriant.

Je m'orientai vers l'arrière de la maison, pour m'assurer que Bella aille se coucher sans problème. Je savais que si je voulais avoir des réponses claires, il me faudrait les trouver par moi-même.


Voila les choses commence à ce dévoiler pour vous mais pas pour Edward

Il reste encore pas mal de chose à apprendre sur ce que dissimule Bella…

Je vous remercie infiniment de votre patience et de votre gentillesse

C'est vraiment rafraichissant de partager quelque chose avec des gens qui

Profite simplement une passion commune.

Je compte sur vous pour faire péter ma boite mail !