Bonsoir à toutes et tous !

Me revoila enfin ! Je sais l'attente à été longue mais comme quelques uns sont au courant, j'ai eu une perte de motivation avec beaucoup de chose qui sont arrivés ses derniers temps… En bref l'histoire de ma vie XD En tout cas je m'excuse au près de toute les personnes qui me soutienne de se retard mais quand l'envie n'y ait plus c'est dur. Je remonte tranquillou la pente alors c'est repartie. En espérant que ce chapitre vous mette en appétit pour les suivants. Merci aux filles sur Facebook pour leur soutient ! Dont mon tyran qui turait le monde avec un de ses plats que j'adore. Encore merci à la douce Jackye qui est un rayon de soleil par ce temps affreusement dépriment et à mon homme pour son soutient.

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture !

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Chapitre 16 : Lasse

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PV EWDARD

J'avais essayé de l'appeler encore et encore mais sans grand résultat. Elle recommençait à faire la sourde d'oreille à mes appels et ça commençait à m'agacer prodigieusement. Je ne trouvais toujours pas le sommeil depuis que Bella savait que c'était moi qui l'avais embrassée.

Et merde ses baisers étaient comme une drogue. Une pur sans être coupée avec quoique ce soit. Appuyant au hasard sur une des touches du piano, je laissai la note aigue raisonner dans le salon qui était désert. Glissant mon doigt sur la touche glacée, je contractai ma mâchoire alors qu'une vague de dégout me submergea pour m'engloutir en entier.

Levant mon regard vers la pille de partitions, la vision de leur présence m'était insupportable. Du revers de ma main, je balayai la surface noire de mon piano en faisant valdinguer toutes les feuilles. Eparpillées au sol, je ne pris pas la peine de les rassembler. Je m'en foutais. A cet instant je n'avais envie de rien d'autre que de ne plus rien ressentir.

« Un menteur hypocrite doublé d'un lâche. »

« Un menteur hypocrite doublé d'un lâche. »

« Un menteur hypocrite doublé d'un lâche. »

Cette phrase tournait en boucle non stop depuis la nuit dernière. Les dents serrées à l'instar de mes poings, je courbai mon dos pour reposer mes avants bras sur mes cuisses. Expirant, je soufflai d'agacement.

- J'espère que tu ne comptes pas tout laisser en plan ?

Levant les yeux pour observer mon frère sous mes cils épiaient, je crispai davantage mon maxillaire en grognant.

- Je ne suis pas d'humeur Jasper.

Il leva les mains devant lui en signe de défense.

- Hey, je suis juste venu pour te dire que les parents mangent en tête à tête ce soir.

J'opinai avant de passer une main sur mon visage.

- Jasper.

- Ouais ?

- Tu aurais une minute ?

- Bien sûr.

Refermant la porte, il fit quelques foulées pour s'installer à mes côtés avec une grâce qui lui était propre tout en remontant légèrement les pans de sa chemise qui le gênait pour s'asseoir. C'était celle qu'Alice préférait. Il devait sans aucun doute aller la retrouver sous peu pour vaquer à leur occupation habituelle.

- Je t'écoute.

- L'autre soir… J'ai été voir Bella. Et je l'ai retrouvée avec leur cabot.

- Oh ! Est-ce qu'ils étaient entrains de…

- Non ! Rétorquai-je véhément en imaginant que cela aurait pu être le cas. Il parlait et quand Bella m'a vue disons… Qu'elle n'en était pas ravie.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé?

- Elle sait tout, de A à Z. Je n'ai aucune idée sur la manière dont elle l'à découvert mais elle m'a balancé ma cape en pleine figure et m'a fait comprendre qu'elle ne voulait plus me voir.

- Ca peu se comprendre, tu lui as caché pas mal de chose.

Arquant un sourcil, je le fixai longuement avant de lever fièrement le menton.

- Je te ferai dire que j'ai suivi tes conseils et ceux de ta chère et tendre. Alors tes constatations foireuses tu les gardes pour toi.

- Hey ! Ce n'était que des conseils, libre à toi de les utiliser.

- La prochaine fois je m'en passerai… Enfin s'il y a une prochaine fois. Elle m'a clairement fait comprendre que je ne l'intéressai pas.

Sans prévenir, Jasper m'attrapa par le col de ses deux mains et me mit face à sa rivière d'azur pénétrante qui avait prit des teintes effrayantes.

- Mais tu as de la merde dans les yeux bon sang ! Ca va faire des mois qu'avec les autres on te fait des allusions, on lui fait des allusions pour que vous mettiez les choses en clair. Tu crèves d'envie d'être avec elle, tout comme elle en crève d'envie d'être avec toi. Maintenant le truc qui bloc c'est ton putain d'égo et cette frayeur de passer pour un « looser » auprès de tes petits copains. Il serait temps de grandir ! Débita t-il tout en me secouant sans me laisser le temps de respiré.

- Mais t'es malade ou quoi ?

Massant machinalement ma gorge, je remis mon col en place alors que Jasper bondit rapidement sur ses deux jambes.

- J'ai juste envie que tu ouvres les yeux. Il serait grand temps !

- Et c'est sa ta solution, me secouer comme un prunier ?

Levant les mains devant lui il souffla.

- On peut toujours essayer.

- J'ai l'impression de communiquer avec Emmett.

- Eh bien dans ce cas… Je te laisse à tes grandes réflexions, coincé !

- Je ne suis pas coincé !

A grande enjamber, Jasper s'empressa d'aller se placer près de la grande porte en soupirant.

- Oh que si tu l'es !

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J'étais sorti. Je devais sortir. Je déambulais l'esprit embué dans les rues de Forks. Les gens erraient sans prêter attention les uns des autres me bousculant parfois. Tournant la tête vers une des vitrines je vis ce type qui était passé voir Bella. Sam. Oui c'était bien lui. Rapidement, je pénétrai dans la boutique alors qu'il faisait la queue. Me plaçant derrière lui, je raclai ma gorge.

- Bonjour !

- Hum… Bonjour.

- Vous vous rappeler j'étais au garage avec Bella, lui rappelai-je maladroitement.

Il fronça les sourcils avant de laisser des plis au coin de ses yeux adoucir son regard. Il esquissa un bref sourire qui n'atteignit pas ses fentes exténuées.

- Ah oui ! Hum… Comment va-t-elle ?

- Je ne sais pas. Je ne l'ai pas revue depuis un moment… Elle le voit toujours ce petit garçon… Seth ?

Le visage de l'indien se teint d'une expression de tristesse alors que sa posture s'affaissa timidement. Sa carrure plutôt imposante s'embla s'être ébranlée quelques secondes comme si il avait tenté de soupeser un malheur inavouable. Inspirant la gorge serré, il me fixa brièvement.

- Seth vient de mourir…

Les yeux écarquillés, je me gardai de respirer pendant les secondes qui avaient précédé l'annonce. Le cœur battant, je sentis mes paumes de mains devenir moites et ma peau pâlir sous l'annonce. Bella le savait-elle ? Si c'était le cas, elle devait être ébranlée et en pleure à ce moment. Comme un typhon de perdition, les pensés dans mon crâne se faisaient incertaines et troubles.

- Pardon ? Mais je croyais…Je suis vraiment désolé, je…

- Ce n'est rien, souffla t-il en saisissant son verre.

- Mais comment Bella l'as rencontré ?

- Son oncle et lui était en chimio ensemble…

- Et vous, vous étiez son médecin ? Demandai-je la gorge nouée, partagé entre l'angoisse et la curiosité d'en savoir davantage sur Bella.

- Son conseiller… Enfin, j'étais son conseiller. Il était tombé sous le charme de Bella lorsqu'elle venait pour donner un coup de main à l'hôpital.

- Elle venait à l'hôpital ? Répétai-je désarçonné.

- Hum… Oui, souvent sur les heures de cours, pour accompagner Seth et son oncle. Je croyais que vous le saviez… Je suis désolé.

- Je… Mais… Quand est-ce que c'est arriver pour Seth ?

- Il y a quelques jours maintenant. Je suis désolé mais faut que j'y aille.

D'un signe de tête, il quitta le bar en trainant les pieds comme si chaque foulée demandait une concentration titanesque. Je n'avais pas pus le quitter du regard jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse dans la lumière vive de midi. Alors que le barman me demanda ce que je désirai, je l'ignorai royalement et quitta à mon tour la pièce. Ne contrôlant plus aucun de mes mouvements. Grimpant dans le véhicule, j'écrasai la pédale d'accélération pour me diriger droit chez les Swan.

Je n'avais pas pris la peine d'ouvrir les fenêtres ni même d'admirer les pins qui avoisinaient les routes de Forks. La seule image qui hantait ma tête était celle de Bella qui dormait tranquillement, portant encore les marques de sa douleur qui striait ses joues. Le cœur brimbalait, j'enfonçais ma tête contre l'appuyé de mon siège alors que mes doigts s'apparentaient à des serres. Comme si j'avais la nécessité de sentir quelque chose de réelle sous mes doigts.

Retrouvant une respiration correcte, je sentais une pression s'exercer sur mon ventre. Il y avait beaucoup trop de choses que Bella avait subies seule. Beaucoup trop. Sans m'en rendre compte, mes lèvres se mirent à trembler sans mon consentement et la honte enserrait mon cœur. Je ne voulais pas la perdre.

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Frappant comme un dément, je cognai de toutes mes forces contre la porte.

- Bella ouvre ! Aboyai-je en m'appuyant contre l'encadrement de la porte.

Elle ne répondit rien alors que la fureur fit bander mes muscles sans que je puisse me contrôler. J'étais loin d'être de nature violente, mais là il m'était impossible de faire autrement. Je paniquais à l'idée même qu'elle puisse faire une connerie. J'aurais jamais du la laisser, seule. Mes tripes pouvaient se retourner rien qu'à l'idée que Bella puisse être en danger. Frappant une nouvelle fois comme un forcené, je n'obtenus aucune réponse.

Putain Bella répond, l'implorai-je.

Au bout de quelques secondes, j'entendis un léger craquement. Puis la porte s'ouvrit sur mon ange. Les cheveux emmêlés et complètement désordonnés, une brosse à dents dépassant de sa bouche tandis que ses cercles immenses semblaient éreintés.

Bravo Cullen ! Avec tout ce qu'il lui arrive, tu m'étonnes qu'elle ne dorme pas.

Réalisant ma présence, elle haussa ses sourcils en grimaçant alors qu'elle ôta la brosse à dents de sa bouche.

- Cullen ?

- Tu vas bien ? Tu n'as rien ? Tu…

- Hey t'as pété une durite ou c'est ta période du mois, se moqua-t-elle en croisant ses bras contre sa poitrine généreuse.

- Je suis au courant pour ton oncle. Je suis au courant pour tout… Pour Seth.

Question subtilité on repassera !

- Quoi ?

- Bella je veux t'aider…

- Qui ?

- Je…

- Qui bordel ?

- Sam, murmurai-je craintif de sa réaction.

- Putain de merde. Il va m'entendre…

Alors qu'elle enlisa ses mains dans ses cheveux, elle les empoigna fermement avant de tirer sur ses boucles. Elle était bien plus belle que dans mes souvenirs malgré les cernes qui balisaient son visage. Je la vis inspirer rapidement avant de se frotter les yeux. Son tee-shirt des Clash remonta légèrement et dévoila la peau laiteuse de son ventre. Déglutissant, je détaillai le grainage de sa peau. Ciselé comme de la porcelaine elle était parfaite. Sa peau devait être chaude et soyeuse à souhait. Sans pouvoir m'en empêcher, je passai ma langue sur mes lèvres pour les humidifier.

- Je veux que tu gardes ça pour toi Cullen.

- En échange de quoi ?

- Pardon ?

Lentement je m'approchai d'elle pour la dominer de toute ma hauteur. En réalité elle était vraiment petite et menue. L'envie de la protéger brûlait chaque partie de mon corps et j'avais l'irrépressible désir de saisir ses hanches et de les plaquer brutalement contre moi pour mieux la sentir contre les miennes. Plonger mon visage dans son cou gracile et inspirer son odeur. Humer encore et encore son effluve fruité. Elle me fixa intensément, patientant d'entendre ma réponse alors que je me tâtonnais à lui faire part de ma demande. Je ne pouvais pas faire ça. C'était dégueulasse. Je serais le pire salaud. Pourtant c'était comme inévitable.

- Je veux que tu m'accordes une soirée par semaine. En tête à tête, assénai-je avec aplomb alors que ses yeux devinrent comme des soucoupes.

- Tu me fais du chantage ? Cracha-t-elle écœuré.

Déglutissant difficilement, je ne pouvais pas m'arrêter maintenant. Son regard n'était qu'haine et colère alors que ses pommettes étaient totalement écarlates et ses yeux ne formèrent à présent que deux petites fentes. Mince elle était vraiment désirable. Fermant les yeux, inspirant intensément alors qu'une nouvelle vague de désir à l'état pur m'envahissait. Je fis l'erreur de lorgner à la dérober ses lèvres et je sentis mon cœur rater un battement.

Ses baisers.

Sa bouche avait été tellement douce pendant qu'elle tremblait sous la mienne. Tout comme sa langue. Aller et venir lentement et y retourner pour goûter encore. Bella savait comme me rendre normal. Elle connaissait la formule parfaitement. Elle savait comme me calmer face à ce sale cabot. Je la voulais et ce depuis des mois. Je la voulais pour moi, et rien que pour moi. A moi. La voix rauque, je ne cillai pas pour autant ce qui m'impressionna moi-même :

- C'est à prendre ou à laisser.

Serrant les dents, je la vis inspirer à son tour à plein poumon avant de passer une main sur son crâne avec la paume de sa main. Elle semblait réfléchir aux différentes options qui lui restaient. Comme si elle cherchait à refaire fonctionner correctement son cerveau, elle accéléra le va et viens sur sa tête. Emmêlant par la même occasion sa jungle capillaire. Mollement, elle laissa tomber sa main le long de son corps tout en soufflant résignée.

- Tu ne veux pas autre chose ? Je pourrai faire tes devoirs de philo ou…

- Non.

- Et si je refuse ?

Une lueur de défis brillait férocement dans ses pupilles brunes. Elle cherchait à me déstabiliser mais c'était raté, je savais ce que je voulais et je l'aurais.

- J'irai le dire à qui veux l'entendre aux lycées, et ce dès lundi ! Mentis-je alors qu'elle hoqueta de terreur.

Ce n'était pas la meilleure idée que j'avais eue mais Jasper avait raison. Si je voulais être avec elle, il me fallait tout lui expliquer, même si je devais la forcer. Raclant sa gorge, elle baissa les yeux pour fixer un point invisible.

- Comment peux-tu me faire ça ? Tu m'avais dis que jamais tu me feras de mal intentionnellement…

Ses tremolos m'arrachaient le cœur sans répit. Seigneur j'étais un putain de con. Durcissant les traits de mon visage, je placardai la mine la plus impassible sur mon faciès en prenant la peine de la fixer de haut comme pour mettre une distance vital.

- C'est simple, je ne suis qu'un menteur hypocrite doublé d'un lâche, répétai-je mot pour mot ce qu'elle m'avait dit trois jours plutôt.

Tandis que ses lèvres tremblèrent et que ses mains ne formèrent que des poings, des hauts le cœur assaillir ma poitrine en des assauts de plus en plus violents. Elle releva le regard vers moi, les yeux brillant… Merde elle pleurait ? Non surtout pas ça ! Se redressant en bombant sa poitrine, elle renifla peu glorieusement.

- On se retrouve ce soir à 19h00, murmura-t-elle en tentant de reprendre contenance.

- On se retrouve chez toi ?

-Est-ce que j'ai vraiment le choix ?

- Pas vraiment.

Elle se racla la gorge avant d'afficher un de ses sourires crispés et presque hargneux.

- Très bien… A présent, si tu veux bien m'excuser, j'ai des choses à faire.

- Hum… A ce soir alors ?

- Ouais c'est ça !

Tournant les talons, j'entendis la porte claquer dans un bruit sourd. Bon ça c'était plutôt bien passé.

PV BELLA

Je n'avais pas réussi à me résoudre d'aller à la rencontre de mon oncle sans passer par ici. Dès que j'avais atteint la lisière de la forêt, je n'avais plus sentis aucune hésitation. J'avais marché, trébuché et encore une fois marcher pour finir par trébucher une énième fois. J'avais même eu l'audace de courir à toutes jambes dans les bois les plus éclairés dont les rayons transperçaient les branchages des arbres majestueux.

Longeant les rivières qui fourmillèrent en petit flux, j'avais soigneusement évité de suivre celle qui menait à la Push. Je n'aurais eu la force de revoir Jacob. Je n'en avais pas l'envie non plus. Depuis que Cullen était passé chez moi, j'ai tout perdu. La raison était en première position. A travers ma course folle, je n'avais croisé aucun bruit humain pour mon plus grand plaisir.

Quelle chance de m'y balader un jour où les Quileute restaient tapis dans leur réserve. Aucun interrogatoire ni séance de psychologie. C'était parfait ainsi et sans embuche. Continuant ma cavalcade, je ne posais plus un regard au sol, me fiant à la chance qui me couvait aujourd'hui.

Bientôt une heure que je galopais dans les entrailles humides de Forks et je ne comptabilisais aucune blessure. C'était sûr, aujourd'hui devait être un jour de chance. Mon corps semblait s'allégé, flotter et mes jambes se soulevaient, touchant à peine le sol, tout comme le faisait Alice. Ainsi donc, j'étais capable de grâce. Laissant un sourire fleurir sur mes lèvres, je me réprimai un gloussement peu glorieux.

Alice me manquait. Ca s'en était certain. Elle et ses fantaisies faramineuses qui me faisaient bien souvent rouler des yeux. Mais je devais reconnaître que sans ce petit démon en jupon mes journées auraient été bien plus fades qu'elles ne l'étaient. Feuilles et branches opposaient moins d'obstacles, bien au contraire, elles s'effaçaient pour mon plus grand bonheur.

Sans aucune crainte, je progressais encore une fois plus loin. A croire que la forêt m'accueillait en son sein avec amitié et hospitalité. Levant mon regard vers le ciel, j'hochais légèrement de la tête. Le ciel, vidé de son azur habituelle, se figeait comme à chaque fois d'un gris terne et dépriment. Du fond du bois je le vis enfin.

Majestueusement ancré dans le sol. Déployant ses racines, dévastant la terre qui tentait de le recouvrir. J'avisai le chêne imposant qui avait repoussé de lui les autres fûts. M'approchant de lui, je vis un tapis de mousse en guise de dossier s'étaler sur son tronc. Se dressant là devant moi, il avait quelque chose d'hypnotisant, un arbre tel que lui qui avait traversé des années, des siècles devaient receler d'un nombre incalculable d'expériences.

M'avançant en son seuil, je me permis d'effleurer la mousse qui le recouvrait et je sentis un frisson secouer mon corps. A ce moment, une immense félicité m'envahit. Une chaleur sortait de mes entrailles noueuses lorsque je pris place en son sein. Apaisée, je glissai mon corps contre lui, songea à réciter une prière comme l'aurait fait ma mère, mais la fatigue me rattrapa bien trop rapidement. J'irai voire mon oncle dans quelques heures.

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Debout près de la porte à hublot de la chambre de mon oncle, je remuai mes doigts moites qui trahissaient mon malaise. Je n'avais pas le courage de rentrer. Je sentais mes pieds ancrés dans le sol, sans pouvoir m'en détacher. Le service était si tranquille et calme que cela en devenait morbide.

Je jetai un regard mal à l'aise au patient qui faisait une petite promenade dans les couloirs bien trop blanc de l'hôpital. Les doigts serrés sur le pied à perfusion qu'il devait garder à ses côtés. Il n'y avait pas si longtemps Eléazar avait lui aussi fait partie de ce genre de patients aux regards las, désespérés. Malgré toute sa ténacité, le patient semblait tomber dans un gouffre de perdition.

Je détestais l'idée de revoir mon oncle prostré dans l'une de ces chambres, allongé sans pouvoir rien faire. Je ne voulais pas qu'il ait une nouvelle fois à subir et à lutter contre cette douleur. D'après la secrétaire, les testes n'allaient arrivés que dans quelques jours. Tout en essayant de me préparer au pire, je priais tout de même pour avoir le droit d'avoir un miracle, même infime.

Pénétrant dans la salle sans avoir oublier les précautions d'usage. Rapidement, mon regard tomba sur la silhouette de mon oncle recroquevillé sur le lit d'hôpital miteux. Mon dieu il avait l'air si épuisé et fragile. Malgré son ossature généreuse, il semblait facilement ébranlable.

Quelques mèches grises qui s'étalaient sur le lit soulignaient les cernes violacées. Ses cils pointaient en une ombre fortement marquée sur ses pommettes saillantes. Je ressentais, sans pouvoir me retenir, une vague de révolte que sa chevelure puisse être ravagée par une nouvelle séance de chimiothérapie.

J'avançai doucement vers le lit évitant de faire le moindre bruit. Mais mon oncle ne dormait pas. Il se retourna rapidement avec un léger sourire qui n'atteignit pas ses yeux. Malgré tout il était chaleureux et brillant.

- Ma puce… comme je suis content de te voir.

M'avait-il dit de sa d'une voix ténue qui me remuait les trippes. Il tendit le bras et s'emparait d'une de mes mains pour la serrer bien fort.

- Comment ça se passe à la maison et en cours ?

Triturant lentement mes doigts, je déglutis péniblement avant d'opiner faiblement de la tête.

- Ca va… dis-je, ne mentant qu'à moitié.

Il s'installa rapidement sur le bord du matelas tout en grimaçant. Ses avant bras tremblaient sous le poids de l'effort. Il tenait toujours ma main dans la sienne et la serrait légèrement.

- Je m'inquiétais de te savoir seule à la maison. On ne sait pas ce qui peut arriver…

- Je vais bien. Je pense plutôt que c'est à moi de m'inquiéter pour toi. Oh tonton… Ca me fait tellement peur de te savoir ici.

Raffermissant sa prise sur ma main, il esquissa un sourire triste qui m'arracha littéralement le cœur de la poitrine.

- On savait tous les deux que ça allait se passer ainsi.

- Dis pas ça ! Tu vas t'en sortir, tout comme la première fois…

Dans la chambre, le long silence qui planait me donnait la nausée. Secouée de haut le cœur, je glissai mon regard sur nos mains jointes. La sienne était froide et rugueuse à la blancheur affolante.

- Si nous parlions plutôt de tes études ma puce. Tu as regardé les écoles qui pourraient te plaire ?

Penchant la tête sur le côté, il patienta avec une lueur indescriptible au fond de ses deux puits. Inspirant avec force, j'étirai mes lèvres en leurs coins alors que ma bouche se faisait davantage pâteuse.

- Oui. Je pensais tenter ma chance en section d'art supérieur.

- Vraiment ? Ce serait merveilleux ! Tu as tellement de talent, je suis sûr que tes parents auraient été si fiers de l'apprendre.

- Mais je n'irai pas, concluais-je en réduisant son sourire à une mine intriguée.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il faut qu'on se concentre sur ta guérison. Tu dois être entouré et…

- Bella arrêtes et écoutes attentivement ce que je vais te dire. Je sais bien comment tout ceci va se finir.

- Mais…

- Et je n'ai pas à me plaindre, j'ai déjà eu une deuxième chance qui m'a offert beaucoup de choses. Je refuse que tu perdes ton temps à t'occuper de moi. J'ai fais la paix avec cette maladie. J'ai accepté qu'elle fasse partie de moi.

Baissant les yeux, je fixais une nouvelle fois nos mains réunies en une union bien trop distincte. La mienne vigoureuse et la sienne lasse laissant apparaître ses tendons sous la peau laiteuse. Ce n'était pas juste.

- Combien de temps ? Depuis combien de temps tu t'occupes de moi ? Mon dieu, j'ai honte de l'admettre ma puce…

Secouant la tête vigoureusement, je me penchai légèrement vers lui.

- Tu n'as pas à l'être, tu as toujours pris soins de moi, soufflai-je avec douceur.

- Tu es comme ma fille Bella. Tu t'es toujours occupée de ma petite personne, il serait temps que tu trouve quelqu'un qui prenne soins de toi.

- Je sais prendre soins de moi seule, murmurai-je alors qu'il porta une main à mon visage.

Effleurant le haut de mes pommettes du bout de son index, il peina à sourire. La douleur devait le tirailler de part en part et l'ampleur de ses cernes me faisait frémir.

- Je sais que tu le peux, je t'ai bien trop protégé alors que ce n'était pas nécessaire. Tu es forte Isabella Swan. Je désire simplement que tu n'ais peur de rien de ce qu'on puisse t'offrir. Promets le moi !

Hochant la tête en sentant ma gorge se nouer, je serrai davantage sa main dans ma mienne alors que les larmes s'exhibèrent sur mes joues rougies. Le souffle silencieusement saccadé, je me jurai qu'il était grand temps de grandir à mon tour.

- Je t'aime tant…

- Je t'aime aussi tonton…

Alors que mon oncle glissait dans un sommeil profond provoqué par la quantité assommante de médicaments, je m'extirpai de la chambre. Tandis que je frottais mes yeux pleins de larmes, mon regard tomba sur une silhouette qui se découpait dans l'encadrement de la porte.

Carlisle s'y tenait, un air compatissant gravé sur son visage. A petit pas, je m'avançai vers lui et me planta fièrement devant lui. Incapable de parler, je le dévisageais longuement et l'enlaçais profondément en pleurant à chaud de larmes. D'une de ses mains, Carlisle caressa ma tignasse brune d'un geste apaisant. La voix tremblante, je susurrai difficilement.

- Ca ne va pas… Pas du tout.


Ayé ! J'espère que sa vous plait toujours autant ! Sa commence à avancer, pas super bien pour Bella je le reconnais, mais ça avance. Comme dis Jackye, Edward a enfin pris se … enfin c'est prit en main :') Je vous remercie encore mille et une fois pour toute votre patience et navré si des fautes persistent, nous faisons au mieux :) J'essaye de vous postez le chapitre 17 bientôt ) Pour Noël ce serait pas mal !

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