*regarde à partout* Eh non vous ne rêvez pas, je sors bien de ma cachette pour venir vous livrez un nouveau chapitre !
Oui enfin il était tant ! Je dois bien vous dire que j'ai pas été sympa à vous faire poiroté, vraiment. Mais dans la vie on n'a pas toujours ce qu'on veut et le parcours pour atteindre l'ordinateur mais aussi l'inspiration est semé d'embûches. Un nouveau chapitre assez triste qui souligne un tournant dans la fiction.
Je dois avoué que j'aime écrire Taste Me parce qu'elle me permet de lâcher beaucoup de chose. J'ai envie de la poursuivre encore, mais j'ai toujours peur d'être blasé par certaine chose. De perdre l'envie et la motivation comme ça m'est arriver pendant quelques mois où écrire était devenue trop éprouvant et presque une obligation.
J'ai suivis les conseils d'une amie qui m'a dit de faire le point sur ce que je voulais. Et j'ai compris que j'avais juste envie de créer un monde, alors que je continue. Parce que j'aime faire partager ce qui me passe par la tête et quoi que je dise, quoi qu'il se passe, Fanfiction m'à apporter beaucoup autant qu'il m'a parfois blasé.
J'ai rencontré des lectrices extraordinaire, j'adore correspondre avec vous. J'adore débattre avec vous, faire connaissance. J'ai aussi rencontré des auteurs qui m'ont tendu la main et m'on non seulement apprit à avancer dans l'écriture mais aussi dans la vie.
A présent. Nous sommes reliés par cette histoire d'une manière où d'une autre. Ce que vous lisez c'est comme faire connaissance. C'est le but de Fanfiction, être liés par l'écriture de Bella / Edward, alors ne vous prenez pas la tête.
Lisez pour le plaisir.
Ne prêtons plus attention aux bêtises qu'engendrent des personnes pour du virtuel. Ne faite pas la même erreur que moi, ne vous laissez jamais abattre par des personnes qui ne compte pas. Soyons Peace et rendons FF son rôle d'origine : le lieu de partage et d'échange correcte.
Sur ce long monologue (où j'ai du perdre du monde), je remercie également F', ma F', Dieu, qui m'a fait l'honneur de corriger ce chapitre pour qu'il vous soit livré avec le moins de faute possible. Petit coucou à Jackye et à son bout de chou. Je pense fort à toi ma belle ! Tu as tout mon soutient.
Je ne sais plus si j'ai répondu aux inscrits. Si ce n'est pas le cas, je m'en excuse mais avec ma vie perso j'ai tout zappé. Donc pardon, si je ne vous ai pas répondue, cela ne se reproduira plus.
Réponse aux non inscrit :
- grigrise : Merci beaucoup pour ton commentaire, je ferai de mon mieux pour poursuivre dans ma lancer.
- fa2toi : Ne t'en fais pas pour les deux zigotots ils en baveront des ronds de chapeaux ! Merci pour ton avis et ta réaction.
- AQnni : je suis heureuse que mes écris t'on plus autant. C'est toujours très plaisant à entendre ! Merci de ton commentaire.
-izzie : Ne t'en fais pas Edward réagira, et pas super bien je pense. Mais il faudra patienter parce que beaucoup de chose reste à être élucidées.
- Sloubi : Oui j'ai vraiment et je suis toujours sadique avec mes personnages, notamment Bella, mais d'autre souffrirons encore un peu *sourire sadique*.
Chapitre 18 : Décision
PV BELLA
Ce fut lasse, défigurée et avec toujours le même teint blafard que j'étais retournée au lycée de Forks. Mes pieds avaient trainé tout le long du chemin, usant mes chaussures plates. La piteuse pancarte n'avait pas changé depuis vendredi et les regards déconcertés non plus, bien qu'ils soient plus appuyés.
Contrairement aux autres fois, ils me brulaient, m'embrasaient, me rongeaient totalement avec un sentiment d'erreur qui me surplombait à chacun de mes pas. J'avais l'impression qu'ils arrivaient à me broyer les os.
Je marchais d'un bon pas pour oublier la mauvaise humeur qui flottait autour de moi comme une enveloppe invisible. Tandis que je traversais le couloir, mains dans les poches et capuche de rigueur, tous semblaient me dévisager avec dégout. Pour changer. Le cœur en alerte, je resserrai mon emprise sur les lanières de mon sac à dos qui pesait bien plus que je ne le croyais.
C'est en m'efforçant de donner le change avec une attitude nonchalante que je me rendis en cours de français. Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur que je me mis à presser le pas pour gagner une place près de la fenêtre. Si je devais subir une dernière fois ce cours autant profiter du soleil qui perçait les ombrageux nuages de Forks. Bras croisés, je les laissais reposer sur la table, la tête dévissée pour garder mon attention sur le paysage lumineux. Les élèves affluaient dans la classe dans le boucan qui leur était propre. Un frémissement me traversa littéralement.
Jetant un rapide coup d'œil aux nouveaux arrivant, je détournai aussi vite la tête, soulagée de ne pas voir Edward, Laureen ou encore Emmett. Je ne pense pas qu'une nouvelle rencontre inopinée aurait été encaissable. Je me noyais dans tous ses souvenirs qui m'entrainaient encore plus bas dans la déprime.
Lorsque nous nous étions quittés, Emmett n'avait pas été convaincu par mes sourires forcés, ou par mes affirmations bien trop molles, bien que je l'aie espéré de tout cœur. C'était en le raccompagnant avec hâte vers la porte d'entrée que nous nous étions quittés dans un silence ambigu. Je ne savais pas si c'était par gêne ou bien par respect qu'il avait gardé le silence mais je lui en avais été reconnaissante.
C'était à cet instant que j'avais compris le point de non retour que j'avais atteint.
Le soir lorsque je caressais distraitement Berlioz, je me surpris à penser à Emmett. Ainsi c'était vrai. Il y a des gens formidable qu'on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidable parce qu'on les rencontre au bon moment. Emmett faisait partie de cette catégorie de personnes.
Lui qui donnait l'impression d'une brute épaisse n'était qu'en réalité un enfant qui semblait s'être développé trop vite. Laissant fendre un mince sourire sur mon visage, je me reconnus rapidement en lui.
J'étais son opposé mais le comprendre était un jeu d'enfant. Rapidement, du moins assez à mon sens, le cours débuta avec la même effervescence mais mon obsession de liberté ramena mon regard distrait à la fenêtre.
Peu m'importait de ne rien écouter, je n'en ressentais ni le besoin, ni l'envie. Je n'avais qu'un désir. Celui de m'isoler totalement de l'ambiance lourde et néfaste qui m'était destinée. Tellement de personnes me voyaient, pensaient me connaitre mais ce n'était pas le cas. Loin de là. Pour dire, je ne me connaissais pas moi-même.
Il se pouvait très certainement, que je ne sus pas toujours ce que je faisais mais j'essayais d'améliorer les choses, pourtant tout mes efforts me paraissaient inutile. La vie ne doit pas se résumer à une succession de banalités… Pourtant la mienne me semble résumer à une succession d'erreurs dont l'objet du délit n'est que moi.
Je n'ai jamais été délivrée de la moindre manière, j'ai toujours été étouffée par mes craintes enfantines. Si mon oncle devait partir, alors j'aimerais tout simplement lui parler. Entendre sa voix sortir dans des tonalités rocailleuses.
J'accepterais même sa respiration saccadée et difficile. Sa main ancrée dans la mienne se serrerait comme l'autre fois et je ne prêterais aucune attention à la différence de température de nos deux corps. Au contraire, je l'apprécierais car comme le disait mon oncle, « Quelque soit nos différences, Dieu l'a voulu. »
Foutaise ! Bien sûr que je m'en soucierais. Je serais rongée par l'impuissance comme maintenant. Lorsque je déglutirais, j'aurais la lourde tâche de retenir les sanglots qui pourraient éclater. Je ferai face, impassible face à sa déchéance comme je l'avais fait pour Seth. Jusqu'à son dernier souffle.
La théorie paraissait facile, pourtant, la pratique serait-elle aussi évidente ? La douleur n'était que trop réelle. Elle était si lourde et omniprésente. Elle était comme un spectre qui patientait dans l'ombre d'une pièce, prêt à surgir au moment où je serai le plus affaibli. Le soucis, était que je l'étais constamment.
Observant les branches du grand chêne se plier légèrement sous le vent, je me surpris à l'admirer. Il résistait à tout. Il était fascinant, captivant par cet aura de force qu'il émanait. Il était si beau et grand que toutes les fibres de mon corps le jalousaient, l'enviaient si ardemment que le venin me montait aux lèvres. Les lèvres pincées, je le soupçonnais de me narguer par la grandeur de sa présence.
Levant mes yeux vers le ciel, je ressentis l'intensité de la lumière comme étant une punition à ma convoitise. Lui aussi était puissant, majestueux et inébranlable. Serait-ce là bas que mon oncle finirait ?
Mes parents m'y surveillaient-ils comme on me l'avait apprit lors de mes lectures bibliques ou n'était-ce qu'un mensonge éhonté pour couvrir l'incertitude ?
En réalité, je ne connaissais rien réellement. J'avalais les paroles qu'on me sortait parce qu'on me le disait.
Serrant les poings, je sentis la colère s'infiltrer dans mes veines. J'étais totalement stupide. Réellement. Je détournai mes yeux du paysage pour retourner dans mon enfer. Là où j'avais perdu espoir.
Je m'étais résignée, aucun espoir n'existait pour moi. Et celui qui m'avait motivée à me battre, à supporter la souffrance qui pesait sur moi chaque jour, chaque heure. Mais parfois l'oubli restait le meilleur moyen de lutter contre la douleur qui m'assaillait
Sentant mon cœur brimbalant dans ma poitrine, je surpris mes yeux s'humidifier tout comme mes joues qui étaient devenues chaudes. Je sentais les larmes rouler sur ma peau diaphane alors que la voix rocailleuse du professeur résonnait dans la salle.
Essuyant les traitresses du revers de ma main, je priais que le cours se termine rapidement. C'est l'estomac retourné que j'attendis la sonnerie qui ce déclencha au bout de quelques minutes. Ni une ni deux, je m'appliquai à sauter sur mes deux jambes pour déguerpir d'ici, arrachant au passage mon sac qui séchait sur le bureau.
Alors que je m'extirpais de la salle de cours, je me surpris à me cambrer légèrement en arrière pour respirer l'air ambiant. Elle était aussi putride que d'habitude.
Peut-être même plus. Rabattant ma capuche sur ma tête, j'enfonçais mes mains aux fonds de mes poches trouées. L'impression d'être toujours autant observée me retournait encore plus que d'habitude.
Je sentais la sueur dégouliner le long de mes tempes. J'accélérais le pas comme à mon arrivée, baissant la tête le plus bas possible.
- Bella ! Hey… Attends !
Me figeant sur place, je penchais légèrement mon visage sur le côté pour voir une brune courir vers moi. Rapidement, je reconnus Angela qui me rejoignit avec hâte, tentant de maintenir une des bretelles de son sac qui semblait faiblir. Les joues rouges et le souffle court, je me forçai à ralentir l'allure devant une telle vision.
- Ca va ? Fit-elle d'une voix essoufflée tandis que je ne daignai pas la regarder.
Haussant les épaules, je continuais d'avancer sans réellement avoir une destination spécifique.
- Bella ! Je voulais te dire que je n'étais pas au courant pour le truc sur internet…
- Oh ce n'est… Attend, qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Ce truc sur internet, reprit-elle en articulant davantage. Sérieusement si j'avais su, je t'aurais prévenue…
Fronçant les sourcils, je fis demi-tour, laissant Angela en plan. Courant à vive allure dans les couloirs du lycée en direction la bibliothèque. Je bousculais quelques élèves sans prêter attention aux insultes anodines, préférant garder mon attention sur mon objectif et mon souffle.
Je vis enfin la porte en bois, surplomber d'un panneau indiquant ma convoitise. Je balayais l'entrée du regard alerte, je m'échinais à trouver un ordinateur libre. Par bonheur, il restait une place. Sans plus attendre, je m'installais devant l'engin et lançait l'allumage. Cliquant sur Google, je pris une grande respiration avant de pianoter :
Isabella Swan|
Et là, l'horreur s'offrit à mes yeux. Un photomontage de moi dans une position équivoque entourée d'inscriptions plus ou moins aguichantes. Mon numéro de téléphone était joint ainsi que mon adresse. Les lèvres tremblantes, je descendis mon curseur.
Pétrifiée, je découvris une phrase qui fut elle aussi accompagnée d'une photo de moi chevauchée par un homme tout droit sortie d'un site porno. Fixant la phrase qui clignotait de manière indécise, je sentis une vague de dégout me submerger.
Malgré le bourdonnement dans mes oreilles et mes sanglots étouffés, La conclusion qui me paraissait floue depuis quelques jours s'imposa à moi : Ma vie était fichue.
.::.
Je laissais le peignoir s'écraser au sol tandis que mon corps nu se reflétait dans le miroir à pied de la salle de bain. Je m'observais avec attention. Je regardais mes mains. Il y avait tant de marques que je ne comprenais pas… comment mon corps avait put en accueillir autant ?
Inclinant mon visage à gauche puis à droite, je repérais quelques entailles qui avaient échappé au désinfectant. Levant la tête vers l'allogène suspendu au plafond, je me mis à déglutir. J'avais été si longtemps trahi.
Et l'impression de devenir impalpable se confirmait au fur et à mesure que le temps passait pour me dévorer comme un animal affamé. Le silence qui régnait dans la maison me laissa un goût amer de solitude et d'incertitude.
Le mépris aime le silence, il flotte dans l'obscurité comme une ombre maléfique engloutissant toute la lumière sur son passage. Sentant mes cheveux titiller ma peau contusionnée, je me mordis la lèvre inférieure, oubliant quelques secondes que cette dernière était totalement explosée dans sa largeur.
Les mèches serpentaient jusqu'à ma poitrine pour former un collier soyeux. Inévitablement, je ne pus m'empêcher de poser ma main sur ma tignasse acajou pour la mettre en un désordre que je lui connaissais trop bien.
Le cœur palpitant, j'abaissai mon regard non sans avoir inspiré profondément. Examinant les flacons avec intention, je tendis la main vers le plus prêt. Empoignant l'objet avec réticence, je déglutis tout en m'installant dans la baignoire.
La surface était glacée. Lâchant un petit rire, je me surpris à trouver la coïncidence coquasse. Ourlant mes lèvres pour un sourire désabusé, je callai mon corps dans le moulage de la baignoire, déposant mes bras sur les rebords de cette dernière. A cet endroit, il y faisait moins froid. Jetant un regard au petit flacon marron transparent que je tenais dans ma main gauche, je me surpris à trouver cette fin logique.
Depuis le début j'avais pris un mauvais virage. Du moins une ou deux fois. Tout au long de ma vie, j'avais creusé mon chemin dans la peine et l'accablement. Maltraitée, égarée, incomprise, miss catastrophe…
Fautive et toujours dévalorisée mais pourtant j'étais encore ici. J'aurais tellement aimé qu'on me dise que je n'étais pas une moins que rien mais que du moins j'étais presque parfaite. Mais je n'en pouvais plus.
Il y avait tant de haine qui m'enveloppait, me collait à la peau. Je faisais tout ce que je pouvais pour chasser mes démons mais rien n'y faisait. Otant le capuchon blanc qui retenait les gélules prisonnières du tube, je ne lâchai pas du regard les flacons.
En réalité c'était la solution, enfin ma solution. J'avais tout essayé sauf ça. Peut-être avais-je eu tord de prolonger mon mal ? De faire semblant, pour stimuler ma vie. Glissant une main sur mes lèvres je me surpris à voir le visage d'Edward apparaitre devant mes yeux.
Le cœur palpitant à vive allure, j'eus l'impression de sentir sa bouche contre la mienne. Ce doux contact, légèrement pimenté par l'urgence d'être surprise me frappa de plein fouet. Il m'avait touchée tant de fois qu'en donner le nombre exact m'était impossible.
Ses mains étaient passées sur ma peau nue avec tant de tendresse que le souvenir me fit vaciller. Esquissant un léger sourire, je remontais ma main contre ma joue rougie pas les souvenirs.
Il l'avait embrassée, elle aussi. Ses lèvres s'y étaient attardées, son nez l'avait frôlée. Soupirant d'aise, je grimaçais lorsque l'écorchure de ma lèvre fut malmenée légèrement. Mais tout de suite un frisson chassa la sensation. L'idée des bras d'Edward m'enveloppant comme lors de la soirée fut comme une sensation chimérique.
Puissant et chaleureux, ils avaient emprisonné ma taille et m'avaient ramenée contre lui. Je m'étais blottie, enfouie dans cet océan de bonheur, laissant son parfum me mouler un manteau imaginaire. Inclinant la tête en arrière, je sentis les larmes glisser sur mes pommettes saillantes, longeant le creux de mes joues pour se laisser tomber sur ma poitrine. Mouvant lentement les lèvres, je jetais un regard sur le flacon.
Il représentait tant de convictions, d'échappatoires, mais Edward les démolissait, les ébranlait en une simple apparition, en une simple pensée.
On disait que les pensées de deux êtres qui s'aiment terminent toujours par se retrouver, pourtant je me questionnais en m'endormant dans mes draps. Une seule et même question : lui arrivait-il encore de penser à moi ?
Moi je pensais à lui. J'y songeais bien plus que la raison le tolérait. Il emplissait mon esprit, il était mon horizon dans chaque direction qui s'imposait à moi. La gorge nouée, je sentis un nouveau frisson me dévaster l'échine et coloré davantage mes joues.
Elles étaient brûlantes. La sensation était si grisante que je ne pus m'empêcher de laisser mes paupières s'abaissers d'elles-mêmes. Dans mon imagination, Edward me souriait, il me voyait, il me faisait vivre par ses deux pupilles d'émeraudes. Il me faisait vibrer par sa voix rauque, il me faisait vaciller sous ses lèvres.
Comment pouvais-je, à présent osais dire que j'allais l'oublier ? Comment pouvais-je lui siffler de tel propos ? J'avais tenté l'expérience mais c'est face à un échec cuisant que je m'étais retrouvée. Edward faisait parti de ces personnes qui passaient dans nos vies et qui restaient gravés dans nos mémoires pour toujours quoi qu'il en soit sans que l'on puisse interférer.
Il avait laissé une marque, une cicatrice sur mon cœur, le contusionnant de bonheur, effaçant les blessures accumulées. Le problème n'était pas la douleur, je m'y étais habituée. Non le problème était la douleur qu'il pouvait éprouver qui me tuait à petit feu lorsque j'étais loin de lui. Je l'aime, toujours, depuis le début, à en crever…
Je l'aime souriant, déprimé, emmerdeur, abruti, dégradé. Il était le récepteur de tout cet amour inutile que j'ai en moi et qui ne demande qu'à éclater au grand jour. Pourtant je l'avais ignoré, détesté… Mais plus je l'ignorais, plus je tombais amoureuse de lui.
C'était comme une maladie. Je toussais. Une fois puis deux pour me mettre à frissonner. C'était fichu, le mal était fait. Dépendre de lui et plus seulement de moi-même, m'affaiblissait me torturait..C'était tout ce que je redoutais.
Pourtant écouter mon cœur tambouriner dans ma poitrine lorsque ses lèvres s'étaient déposées sur les miennes, j'avais eu la certitude qu'on pouvait peut-être mourir d'un baiser de sa part. S'il fallait quitter cette terre, je voulais la quitter ainsi.
Me redressant lentement, je quittais la baignoire, jetant au passage les gélules dans la poubelle près de la porte. Marchant lentement jusqu'à l'entrée, je m'emparais du téléphone. Chaque touche que je pressais fit accélérer mon rythme cardiaque et fit affluer les larmes à mes yeux. M'installant dans le fauteuil, je me figeais tout en conservant l'appareil contre mon oreille.
- Allo ?
- Emmett ? C'est Bella…
PV EDWARD
Alors qu'Emmett disputait pour la énième fois une partie de consoleje lançai un regard perplexe à mon ordinateur dont les lignes étaient noircies puis supprimées à tout bout de champ. J'avais passé le plus clair de mon temps à tapoter sur la surface de la table du salon. Aucune tournure ne me paraissait assez bonne pour être lue par Bella.
Il y avait à la fois si peu et tant à lui dire, même si je ne prononçais pas ses mots, ils étaient réellement ancrés dans mon être. Levant mon regard de l'écran, je me surpris à imaginer son visage fendu par un sourire bienveillant qu'elle montrait bien trop peu. Ainsi elle était lumineuse et mon cœur manquait un battement alors que le rouge lui montait aux joues. Je secouai la tête tout en sentant le ridicule m'envahir.
Même face à un écran, je ne trouvais pas les mots. La gorge nouée et les mains moites, je ne pus m'empêcher de passer une main dans mes cheveux sous la nervosité qui m'envahissait. Et si aucun mot ne correspondait à ce que je ressentais ?
J'en avais déjà tant utilisé et de manière si maladroite que les poser sur une feuille, une nouvelle fois me paressait osé et déplacé de ma part. Mais la question primordiale qui subsistait était comment allais-je lui remettre ?
Allait-elle le lire ou tout simplement déchirer la feuille en morceau avant de la jeter devant mes yeux ? C'était drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un. C'était une expérience incroyable mais tellement douloureuse. Sans nouvelles d'elle, tout s'écroulait autour de moi.
- Bordel Jasper mets sur pause !
- Ah ça non ! Je suis sur le point de gagner, grogna ce dernier avant de tordre son bras dans l'espoir que la voiture suive le mouvement.
Gigotant d'un air sauvage, il sortit son portable de sa poche avant d'aboyer un allo. Rapidement je vis les traits de son visage se détendre, laissant place à une certaine tendresse. C'était très certainement Rosalie.
Pourtant l'intonation de sa voix fut alerte et empressée et la tendresse qui l'avait habitée quelques secondes laissa place à un visage débordant d'angoisse. Ses sourcils s'étaient froncés à l'instar des miens.
- Bella, que se passe t-il ?
Cette seule phrase attira mon attention et celle de ma famille. Suspendu aux lèvres d'Emmett, je lorgnais chacun de ses hochements de tête alors que mes doigts s'enfonçaient dans le bois de la chaise. Bon sang que pouvait-elle bien lui raconter ? Pourquoi s'était-elle tournée vers lui ? Je sentis mon sang battre à tout rompre dans mes tempes et mes joues chauffées sous mon souffle haletant. Bella… Bondissant sur mes deux pieds, je m'approchais à grandes foulées d'Emmett, saisissant le téléphone sous ses gesticulations ridicules.
- Bella qu'est-ce qu'il se passe ?
- Edward ? Entendis-je dans un soufflement.
- Bella où es-tu ?
- Edward, passe-moi Emmett…
- Non dis-moi !
Je vis mon frère se dresser, raide comme la justice, ses mains le long de son flanc. Son visage crispé m'affola. Non pas pour avoir le malheur d'avoir à faire à ses poings mais pour ce qui pouvait arriver à Bella. Serrant davantage le cellulaire dans ma main, la patience me quitta peu à peu. Rien ne pouvait m'empêcher de l'aider.
- Edward repasse moi Emmett, maintenant, siffla-t-elle.
- Je viens te chercher, rétorquai-je, ignorant ses propos.
.::.
Je n'ai perdu personne ? Tout le monde est encore devant son écran sans avoir lâcher l'affaire ? ^^ S'il vous plait me détesté pas de couper là ^^ Autant que je sois sadique jusqu'au bout non ? Après tout, je ne vais pas faire les choses à moitié. Peut-être arriverons-nous à 600 avis ? Nous pouvons le faire ! :D
