Chapitre 9
Aimée était allongée sur un des lits de l'infirmerie. Elle semblait sereine, Nikola et James étaient au près d'elle. Ils ne voulaient pas la perdre, personne ne le voulait mais pour eux c'était différent. Aimée en avait ramené un à la vie et était la vie de l'autre. Nikola, après être passé par la colère, était dans une phase de silence et de réflexion. Il tenait la main d'Aimée et gardait ses yeux rivés sur elle. James quant à lui, avait le regard dans le vide et réfléchissait, il réfléchissait toujours beaucoup, un peu trop même. Il pensait à la manière dont les choses allaient tourner si Aimée ne se réveille jamais. Comment allait se passer la suite, si à l'inverse elle se réveillait. Qu'allait-il se passer entre elle et Nikola ? Et son destin, à lui, le Dr James Watson, allait-il retrouver son monde d'avant ? Sa relation avec Aimée allait-elle être oublié ? James sourit à cette réflexion, toutes ses relations s'étaient terminés de la même manière. Il n'y avait jamais de fin, en fait ses relations avaient été oublié par les principaux intéressés. Cela avait toujours été comme cela, James Watson était condamné à mourir malheureux en amour, entouré de personne qu'il avait aimé à un certain moment de sa vie autrement qu'en amitié.
James regarda Nikola puis Aimée, le destin avait réuni ces deux-la de nombreuses fois. James n'avait rien à faire ici, dans cette pièce. Il était la cinquième roue du carrosse. Il se leva de son siège et quitta la pièce. Laissant ainsi seuls, Nikola et Aimée, comme cela aurait dû l'être depuis bien avant.
Flash Back
15 novembre 1888
Je laissai tomber le bout de papier au sol, puis dévalai l'escalier à toute vitesse. Heureusement, le fiacre que nous venions de quitter était encore là. Je montai à l'intérieur et demandai au chauffeur d'aller le plus vite possible à l'adresse que je lui avait indiqué. Il n'hésita pas longtemps quand il reçut dans le creux de sa main plusieurs pièces d'or. Le fiacre traversa la ville à vive allure, mais pas assez vite à mon goût, chaque seconde comptait. Dans un moment de réflexion, je remarquai que ma tenue n'était pas faîte pour des missions de terrain. Mon corset était extrêmement serré et j'avais une robe à la dernière mode de Paris. C'est à dire qu'elle était resserré au genou, courir avec m'était mission impossible. Je sortis ma dague de mon corset et découpa ma robe pour pouvoir courir librement. J'essaya de défaire quelque peu mon corset mais si je le défaisais trop ma robe allait craquer. Le fiacre fut à peine arrêté que je descendis.
"Madame, je vous"... le chauffeur s'arrêta surprit de ma tenue.
Je ne lui répondis pas et m'élançai dans le dédale de ruelle. Je criai le nom d'Agathe dans la rue, ma voix se perdait dans les profondeurs de la ville. Les passants se retournaient sur moi. Une femme bien coiffée et bijoutée, une femme métisse qui plus est avec le reste d'une robe qui semblait riche, criait dans la rue. Les passants me prenaient pour une aliénée. J'arriva dans une autre ruelle et là j'entendis un crie qui me glaça le sang. C'était Agathe.
"Maman !" cria-t-elle. Je me retourna, elle était au main de John. Il avait mis son canif sous la gorge de ma fille.
"Je t'ai connu plus habillée, Aimée, souffla John.
-Et moi, je t'ai connu plus sombre, rétorquais-je. Lâche-la John, elle n'a rien à voir dans cette affaire.
-Mais elle sait tout.
-Elle ne dira rien, je t'en fait la promesse."
John commença à relâcher Agathe.
"John que fais-tu ? demanda un homme caché dans l'ombre. Cette petite en sait trop, tue-la, ordonna-t-il.
-John ne l'écoute pas, tu ne vas quand même pas tuer ta nièce ?
-John tue-la.
-Helen ne te le pardonnera jamais.
-John, Helen t'aimera toujours et encore plus quand tu auras tué cette gamine.
-Andrew, vous allez la fermer maintenant ! criais-je. John écoute moi, je peux t'aider, alors laisse Agathe partir.
-Tue la ou sinon je m'en prends à Helen !"
La réaction de John fut sans appel, en une fraction de seconde il trancha la gorge d'Agathe. J'éclata en sanglot, je n'en voulais pas à John. Il était tellement perdu. Je sortis mon pistolet et visa Andrew.
"Tu n'aurais jamais dû naître, Andrew."
Je tira sur lui mais John l'avait déjà téléporté. Je me précipita sur Agathe. Ma tête tournait, mes souvenirs me revenaient en mémoire. Ma fuite en Terre Creuse, la Cabale qui me cherchait sans relâche. Mon don, et si je... Je me coupa les veines de mon poignet gauche. Je fis couler mon sang dans sa bouche. Je n'étais pas sûre de ce que je faisais mais j'espérais juste que ça allait marcher. Comme Nikola et moi étions des vampires, j'avais pensé qu'en lui donnant mon sang, j'allais réveiller ses gènes vampiriques. Je vis John réapparaître devant moi. Je me levai et avançai vers lui.
"Tue moi, soufflais-je en le regardant les yeux dans les yeux.
-Non, je ne veux pas. Je n'ai jamais voulu.
-Tue moi et tout sera fini.
-Non ! Je ne te tuerais pas ! cria-t-il.
-Fais-le ! Aie confiance en moi, John" je lui caressai la joue et lui fit un semblant de sourire. J'entendais les autres arriver, il m'appelait. Je pris la main de John, dans laquelle il y avait son couteau. Et me poignarda moi même."Tu es le prochain sur la liste, John. Enfuis toi, et vite.
-Non, je peux pas te laisser, je vais t'amener chez un médecin.
-Ne t'inquiètes pas, John, lui souriais-je. On ne se débarrasse pas si facilement de moi."
Il me tenait dans ses bras, ne sachant que faire. Je l'embrassa sur la joue puis lui murmura.
"Enfuis toi et fait attention à Andrew.
-John éloigne toi d'elle, cria Peter en le visant avec son arme.
-Pars, ils ne comprendront pas."
John se téléporta, Helen courut jusqu'à moi. Je tomba dans ses bras. Elle était en larme, elle s'agrippait à moi. Mon père s'approcha de moi, il comprit mon regard et me laissa partir. Tout le monde me croyait morte, mon père leur demanda de partir. Seuls Nikola et Peter restèrent. Quand les autres furent parti et hors de ma vue. Mon père déclara:
"C'est bon Aimée, ils sont parti.
-Je le savais, père, dis-je en ouvrant les yeux et en me relevant.
-Aimée, tu es vivante ? s'écria Nikola.
-Mais comment se fait-il...? demanda Peter.
-C'est compliqué, répondais-je. Aïe j'avais oublié la sensation de la régénération, dis-je pendant que ma blessure se refermait.
-Dear God, ton ventre ! Il s'est... paniqua Peter. Oh my god... Il... Il"
C'en fut trop pour ce cher Peter, il perdu connaissance.
"Un vampire, dit Nikola le regard carnassié. Nous sommes les deux derniers de notre espèce. Pour honorer notre race, nous devons repeupler la Terre.
-Bien que ce soit un vampire, Aimée est mariée, déclara mon père après un raclement de gorge. Je ne vous autorise pas à la regarder de cette manière et ni de lui parler comme ça.
-Désolé monsieur, s'excusa Nikola.
-Sans doute l'euphorie du moment, souriais-je. Comment va Agathe ? demandais-je ne voyant plus son corps.
-Agathe ? s'étonna-t-il. Nous n'avons pas vu Agathe.
-Comment ça vous ne l'avez pas vu ? m'inquiétais-je.
-Aimée, on aurait dû ? demanda Nikola inquiet.
-Oh mon dieu qu'est-ce que j'ai fait..."
Un cris de terreur se fit attendre dans une rue voisine. Je me mis à courir dans la direction du cris. L'homme était mort, on l'avait mordu au cou. On l'avait vidé de son sang. J'avais créé un monstre...
Fin du FlashBack
Serre du jardin d'hiver
Magnus et Marcus étaient assis à la table de la serre. Marcus regardait Helen droit dans les yeux.
"Je ne sais pas qui a fait ça mais il est fort, très fort. Mais heureusement, nous pouvons utilisé le sérum de vie, souri-t-il. Elle n'aura aucune séquelle et ça sera comme si rien ne s'était passé.
-Merci mon dieu, elle va allez mieux ? demanda Helen soulagé.
-Oui mais je ne sais pas, où il est. Vous voyez quand un vampire naît, on récupère du liquide amniotique ainsi que du sang des deux cordons ombilicales...
-Des deux cordons ? Vous avez deux cordons ? s'étonna Helen.
-Oui vous n'avez jamais remarqué qu'Aimée avait une cicatrice à la nuque ?
-J'ai jamais vraiment regardé.
-Bon, je continue, le tout nous donne un mélange particulié. Il n'est jamais pareil, chez certain il va être bleu, d'autre rouge. Ce liquide ne peut être utilisé qu'une fois et il est extrêmement précieux. Il peut sauver la vie d'un vampire quand rien d'autre ne peut le sauver. Habituellement, on le garde sur soit, toujours à porter de main. Aimée est tellement prévenante, cela m'étonne qu'elle ne l'a pas. Vous ne savez pas où il peut être ?
-Vous savez, il y a quelques jours, je pensais ma sœur morte et j'étais loin de penser que c'était un vampire. Alors, je ne sais pas du tout où ce liquide peut être.
-D'accord, savez-vous qui pourrait m'aider ?
-Demandez à James."
Sur une île privée des caraïbes
Un homme était allongé sur une chaise longue en train de regarder l'océan. Il avait dans le creux de sa main un magnifique pendentif. Il était d'un blanc éclatant. Il le fit tournoyer au dessus de son cocktail, le sourire aux lèvres. Il vit son frère passer devant lui pour aller dans son propre bungalow.
"John, viens trinquer avec moi ! interpella l'homme.
-Je n'ai aucune envie de boire avec toi, Andrew, dit John en ne le regardant même pas.
-Comme tu veux mon frère !"
Il rangea le pendentif dans la poche de son short.
"Tu m'as offert l'éternité et ta vie et je t'en remercie, à toi Aimée" Il leva vers le ciel son verre et le but d'une traite.
