Chapitre 10:
QG du MI6
Harry n'avait pas de nouvelle d'Aimée depuis qu'il avait laissé s'échapper Helen. Elle ne l'avait pas du tout contacté et il commençait à se demander ce qui se passait. Ils avaient une mission à remplir et Aimée était la seule à avoir les plans de l'arme. A chaque fois qu'Harry l'appela il tombait sur son répondeur, à croire qu'elle était vraiment morte. L'enquête stagnait, car Aimée avait beaucoup d'informations que les autres agents qui enquêtaient avec eux n'avaient pas. Aimée avait toujours fait cavalier seul. On pouvait ne pas avoir de nouvelle d'elle pendant quelques jours et la voir revenir souriante avec le dossier bouclé. Mais en ce moment c'était différent, Aimée étant déclaré morte, elle ne pouvait pas aller à droite et à gauche sans risquer de griller une nouvelle fois sa couverture.
Harry espérait qu'Aimée ne s'était pas laissée dépasser par les retrouvailles avec sa sœur et avait un peu pensé à l'enquête. Il prit la décision d'appeler sur son numéro personnel. Il savait qu'elle allait lui faire une crise, car elle détestait qu'un collègue l'appel sur cette ligne mais il en était du bien de la couronne. Il composa le numéro et après quelques sonneries James décrocha:
"James Watson, j'écoute ?
-Bonjour, James, c'est Harry.
-Oh Harry, comment allez-vous ?
-J'irais bien si Aimée m'avait comme prévu donnés les plans que je lui avais demandé. Vous pouvez me l'a passer, s'il vous plaît ?
-Ça ne va pas être possible, dit tristement James. Aimée n'est pas disponible.
-La couronne est en danger, alors dîtes à Aimée de venir tout de suite.
-Aimée est souffrante mais je vais vous apporter les plans.
-Non, je vais plutôt venir les chercher.
-Je ne crois pas que..."
Harry avait déjà raccroché. James remit le téléphone sur son socle puis partit chercher le plan. James se dirigea directement vers la bibliothèque, Aimée rangeait toujours les choses importantes là-bas. A peine eut-il le temps de les trouver que Harry était déjà là. Il alla lui ouvrir.
"Vous avez trouvé les plans ? demanda Harry.
-Oui, les voici, dit James en les lui tendant.
-Merci beaucoup, James. Dîtes à Aimée que je lui dit bonjour et lui souhaite un bon rétablissement, dit-il en tournant les talons.
-Je le ferai, sourit James. Ah Harry, l'appela-t-il.
-Oui ? demanda-t-il en se retournant.
-Vous n'auriez pas vu Aimée porter ou toujours avoir près d'elle un pendentif, un blanc je crois.
-euh Non, je ne crois pas, pourquoi ?
-Pour savoir, au revoir, bonne journée."
James referma la porte.
Harry partit en direction de sa voiture les plans sous le bras. Il les mit dans son coffre, puis monta dans son voiture. Une fois assis, il sortit son téléphone.
"Allô, c'est Harry, dit-il. C'est bon j'ai les plans, je vais aller les détruire et je te reoins..."
James alla rejoindre les autres dans le jardin d'hiver. Tout le monde avait une tasse de thé, sauf le petit Christopher et l'autre petite fille qui eux avaient un chocolat chaud. Marcus racontait l'histoire de son peuple.
"Pendant l'âge d'or, nous étions les plus puissantes et les plus influentes personnes au monde. Un jour les humains ont commencé à se révolter. Au début ce n'était qu'un petit groupe mais ils avaient tué l'un des nôtres. Alors ce fut la révélation pour eux, nous n'étions pas immortel. Cela fit très vite le tour de la méditerrané et plusieurs groupes se mirent à se révolter. La guerre commença, les humains contre les phénomènes. Au bout de deux ans mon père décida de calmer le jeu, la trève ne dura qu'un mois. Alors, il décida de nous créé moi ainsi que trois de mes sœurs. Nous étions les médiateurs. Nous devions rétablir l'ordre entre les deux camps. Nous avions des pouvoirs, enfin nous avons toujours mais il faut que l'on soit tous les quatre réuni pour que nos pouvoirs soient au maximum. Sur les quatre nous ne sommes plus que deux, moi et Aimée. Aria est décédée en Terre Creuse et je n'ai plus de nouvelle d'Ava.
-Vos parents aimaient bien les A, constata Will.
-Mon père à appelé toutes ses filles avec un prénom commençant par A et tous ses garçons avec un prénom commençant par M. Mon père a toujours été un peu bizarre, sourit Marcus avant de reprendre. Nous avons essayé d'arrêter les affrontements mais nous n'y arrivions pas. Nous perdions beaucoup d'homme, nos armées s'affaiblissaient. Mon père décida de mettre en stase les personnes ne pouvant pas se battre. Quelques jours avant que l'on perde la guerre mon père supplia les Praxiens de nous prendre, mes sœurs et moi. Ils acceptèrent. Aria décéda un an plus tard. Après son décès, moi, Aimée et Ava faisions des aller-retour entre la surface et la Terre Creuse. Nous voyagions dans le monde entier, usions de nos pouvoirs pour nous amuser sur les humains. Nous faisions bêtises sur bêtises. Aimée et Ava ont deux mauvais caractères et n'arrêtaient pas de se disputer, à chaque fois elle se réconciliaient. Mais un jour elles s'en sont venus aux mains. Deux vampires énervés dans une petite citée ne fait pas bon ménage. Elles ont tout saccagé. Suite à ça Ava est partis et depuis on ne l'a jamais revue. Petit à petit, moi et Aimée avons pris des chemins différents. Elle s'est installé à Londres et moi à Paris. Après la suite vous la connaissez, la Cabale a traqué Aimée, elle s'est rajeunie et elle est devenue Aimée Magnus.
-Comment se fait-il que quelque vampire soit encore en vie après ce qui est arrivé à Balasaam ? demanda Helen curieuse.
-Les vampires ne sont pas resté groupé, répondit un des vampires qui se nommant Dieter. Certains ont voyagé à travers le monde, la cité de Balasaam n'était qu'un lieu de culte et de retrouvaille. Une fois par an, nous fêtons notre résurrection, ce n'est qu'à cette fête que tous les vampires du monde entier sont réuni. Heureusement pour nous, le bombardement c'est passé en dehors de la période de fête.
-Après ce drame qui a éliminé un quart de notre population, continua une jeune femme, Claudia. Notre roi, Marcus, à proposé de construire une sorte de Balasaam mais à Paris.
-J'ai acheté tout un pâté de maison. Nous sommes un petit village, au milieu de Paris. Au milieu, nous avons un grand jardin avec autour tous nos bâtiments importants.
-Mon roi ? interpella Dieter. Je réfléchissais pendant que vous étiez en train de conter votre histoire. Une légende dit que les médiateurs ont exactement le même sérum. Si c'est le cas, pourquoi ne pas donner le votre à Aimée ?
-Parce que comme vous l'avez dit, c'est une légende. Certe nos sérums ont la même couleur, ce qui est une chose troublante. Mais nous n'avons fait aucun test pour confirmer ces dires. Si je lui donne mon sérum et que cela ne lui fait rien, je n'en aurai plus et Aimée sera toujours dans le coma. Ça ne nous avancerais à rien.
-Aimée tenait un journal, dit soudainement Helen. Elle y consignait tout. Si elle a continué à en faire, peut-être qu'à l'intérieur, il y a marqué où est son sérum. James tu ne serais pas où il est ? demanda-t-elle.
-Si, il est dans sa chambre, je vais le chercher, dit-il en partant.
-Espérons qu'elle est marqué où il est, souffla Will."
James descendit quelques minutes plus tard avec une trentaine de carnet. Aimée écrivait en plusieurs langues, ils mirent plusieurs heures a traduire une trentaine de page. Il y avait de l'anglais, du chinois, de l'allemand, du français, du zoulou, de l'arabe, du latin, un peu de grec mais surtout beaucoup de sanguine vampiris. Il y avait des fois cinq langues dans un même paragraphe. Les périodes étaient mélangée et ses propos étaient irrationnelles. Parfois, elle parlait de fait s'étant passé à Munich pendant la deuxième guerre mondial et quelques lignes plus tard du concert des Rolling Stones au Madison Square Garden. Il était impossible de s'y retrouver. Des litres de café furent bu, des centaines de bouteille de Châteaux-Margaux furent vidée par Tesla, de nombreuse tasse de thé furent ingurgitée par Magnus et Watson pendant les jours qu'ils avaient mis à déchiffrer les journaux d'Aimée. Ce fut finalement Henry qui trouva la fameuse information dont ils avaient besoin. Elle était annotée en minuscule en bas d'une page parlant du passage à l'an 2000.
"Le contrat est signé, j'échange mon sérum avec A. ce soir, lu Henry.
-J'aurai pus être content si vous aviez trouvé à qui elle l'avait donné, dit Christopher avec sa non nonchalance maintenant légendaire. Il n'y a qu'une initial, tout ce que nous avons fait n'a servi à rien. Mon roi, je propose que l'on abrège ses souffrances et qu'on rentre à Paris.
-Christopher si ça avait été votre sœur, commença Marcus, vous n'auriez jamais... En fait si vous auriez abandonné depuis longtemps. Vous savez pourquoi ? Parce que vous êtes un lâche et un égoïste. Bravo Henry, félicita-t-il après un petit silence et en se tourna vers ce dernier, nous avons enfin une piste. Quelqu'un à une idée sur l'identité de ce A ?"
Magnus et Will échangèrent un regard. Ils pensaient à la même personne. Ce A pouvait, et même devait être Andrew. Ils en étaient presque sûrs. Helen hésita quelques secondes avant de répondre à Marcus. Elle savait que quand elle dirait Andrew Druitt, une nuée de regard se ruera vers elle, la questionnant ne sachant pas qui était Andrew. La vie d'Aimée était en danger, elle devait la faire passer avant; qui t'a avoir à tout avouer. Christopher avait compris le mal être qu'il y avait à cet instant entre Will et Magnus. Il connaissait lui aussi l'existence d'Andrew. Il décida d'offrir une fleur à Helen.
"Je sais qui est ce A, dit-il avant qu'Helen puisse parler. C'est un certain Andrew, Andrew Druitt.
-Druitt ? s'étonnèrent les personnes connaissant John Druitt.
-Oui Druitt, confirma Christopher.
-C'est une bonne nouvelle, souri Dieter. Mon roi, je crois que votre sœur est presque sortit d'affaire.
-Où est ce Mr Druitt ? demanda Marcus.
-Je n'en sais rien, répondit l'enfant.
-Savez-vous si John Druitt à un quelconque rapport avec ce fameux Andrew Druitt ? demanda James curieux.
-J'ai crus comprendre qu'Andrew avait un frère du nom de John mais vous savez je ne connais aucun des deux. C'est seulement Aimée qui m'en a parlé.
-Vous connaissiez ma sœur ? demanda Marcus étonné.
-Oui, on s'est vu plusieurs fois, mentit Christopher. C'est pour cela que je suis venus avec vous.
-Johnny avait un frère ? demanda Tesla un peu largué.
-Oui, il m'en avait vaguement parlé après qu'on ait abusé de... de plein chose, sourit James en y repensant.
-Peut-être que John Druitt peux nous aider ?" demanda la petite fille experte en technologie qui n'avait pas parlé de tout le séjour.
Tout le monde se retourna vers la fillette au cheveux doré et aux joues rosie à cause de l'attention qu'on lui portait. Les adultes, humains et vampires confondus, la regardait d'un regard attendrissant.
"Le problème, c'est qu'on ne sait pas où il est, dit Will avec un sourire mielleux à la petite fille.
-En fait si je sais où il est, dit Watson un peu gêné. Il..."
James fut coupé par un long Bip assourdissent , c'était l'électrocardiogramme d'Aimée. Son cœur venait de s'arrêter.
