Chapitre 11:
Rue de White Chapel, 15 novembre 1888 après la résurrection d'Aimée
Aimée courut à la vitesse vampirique vers le cris qu'ils venaient d'attendre. Quand elle arriva un homme était à terre, il avait une trace de morsure au cou, en plein dans la carotide. Il était mort, on l'avait vidé de son sang. Aimée sut de suite l'auteur de ce crime. Elle avait transformé Agathe en monstre. Dans la précipitation, elle n'avait pas réfléchie. Agathe était un vampire apeuré ne sachant pas contrôler sa soif de sang. Aimée devait la retrouver avant qu'elle ne fasse trop de victime. Elle devait avant se nourrir elle même, cela faisait 38 ans que le vampire en elle n'avait pas mangé. Elle partit chercher une proie facile dans les bas fonds de Londres.
Deux jours étaient passés et Aimée ne trouvait toujours pas Agathe, les seules signes de vie qu'elle avait de sa fille était des cadavres vidés de leur sang. Si Aimée ne pouvait pas sauver les victimes de sa fille, elle pouvait au moins essayer de cesser l'activité macabre des éventreurs. Elle devait rencontrer Andrew le soir même aux Docks. Elle allait revoir l'assassin de sa fille et devait garder son sang-froid. Elle devait faire passer le bien de la couronne avant le sien. Andrew était arrivé à l'heure et l'attendait près de la berge.
"Oh Vous avez trouvé des vêtements, ricana-t-il, bravo !
-Gardez vos réflexion pour vous, Andrew.
-Bien, pourquoi avoir arrangé ce rendez-vous ?
-Je veux faire un marché.
-Et quel genre de marché ? demanda-t-il curieux.
-En échange de l'arrêt de vos activités à Londres, je vous donne la seule chose qui peut me sauver la vie. C'est aussi une des seules armes sur Terre qui peut me tuer. Versez une larme de joie humaine dans ce liquide, dit-elle en sortant un pendentif blanc de sa poche. Un seul contact avec et je meurs.
-Intéressant, souffla Andrew qui s'approcha d'Aimée en s'appuyant sur sa canne.
-Vous serez le seul être sur Terre qui pourra me tuer.
-J'accepte, je ne tuerais plus personne à Londres, dit-il. A Londres et seulement à Londres j'entends bien.
-Et dans toute la Grande Bretagne.
-Et dans toute la Grande Bretagne" répéta-t-il.
Aimée lui tendit le pendentif et avant de le donner à Andrew, elle fit signer à celui-ci un contrat qu'elle garda. Elle partit à la vitesse vampirique. Andrew se sentait fort. Il n'avait plus besoin de tuer pour l'instant. Le lendemain, il prépara ses valises et quitta Londres pour l'Afrique.
De nos jours, chez Aimée
James s'était enfermé de son bureau. Cela faisait un jour qu'il essayait de contacter John. Il désespérait, il avait mis longtemps avant de trouver où Aimée avait caché les frères Druitt et maintenant qu'il savait où ils étaient. Il lui était impossible de les contacter. Au moment où il allait abandonner, il trouva le numéro d'une petite supérette non loin des bungalows qu'Aimée leur avait prêté. Avec un peu de chance, ils allaient faire leurs courses là-bas et le commerçant pourrait leur faire parvenir son message. Il appela le numéro qu'il avait trouvé, après quelques sonneries un homme décrocha.
"Supérette des îles, j'écoute.
-Bonjour j'aimerais savoir, si vous connaissiez un homme chauve, blanc, assez grand...
-Un anglais ? demanda l'homme au bout du fil.
-C'est exact.
-Il est en face de moi, voulez-vous que je vous le passe ?
-Oui, ça serait parfait."
Après quelques secondes, James entendu la voix de John. Cela lui fit bizarre, car il ne l'avait pas vu, ni entendus depuis sa mort. Pour lui, John et les Cinqs étaient du passé. Un passé qui était très loin derrière lui.
"Allô ? dit la voix rauque de John.
-Oui, c'est James, répondit-il après un petit instant, je voulais savoir si Andrew était avec toi.
-Il est dans son bungalow, pourquoi ?
-Aimée a... elle est dans une sorte de coma.
-Quoi ?! Que s'est-il passé ? s'inquiéta John.
-C'est une longue histoire. As-tu déjà vu ton frère avec un pendentif blanc ?
-Euh... Oui, répondit John après avoir réfléchie quelques instants, il n'arrête pas de jouer avec.
-C'est vrai ?! s'enthousiasma James. Il faut que vous l'ameniez le plus vite possible. Les boucliers électromagnétiques sont désactivés, tu peux te téléporter chez Aimée.
-D'accord, je viens dans à peu près une heure."
John raccrocha, James courut annoncer la nouvelle aux autres.
John quitta la petite supérette sans ses articles, il se téléporta dans le bungalow de son frère. Andrew était comme à son habitude en train de se prélasser au soleil sur sa terrasse.
"Andrew, on va à Londres, prends ta veste, ordonna John.
-Puis-je savoir pourquoi nous devons nous rendre à Londres ? demanda Andrew toujours allongé sur son transat.
-Aimée a besoin de nous, dit simplement John.
-Il fallait le dire plus tôt ! dit Andrew en se levant du coup. Tu penses qu'elle va me donner combien cette fois ? 10 000 $ 20 000 ? proposa-t-il.
-Dépêche toi, nous n'avons pas de temps à perdre. Prends le pendentif blanc, tu sais celui que tu as toujours sur toi.
-Pourquoi je le prendrai ? demanda Andrew méfiant.
-Prends le c'est tout !"
Andrew n'eut même pas le temps de protester, ils étaient déjà dans le salon d'Aimée. Au même instant, James sortait de son bureau.
"Oh vous êtes déjà là ! s'exclama-t-il. Venez les autres sont en bas."
Les frères suivirent James jusqu'à l'ascenseur dissimulé derrière un miroir. Personne ne se parla. John scrutait discrètement James du regard et James en faisait de même. Andrew s'appuyait sur sa canne et sifflait la marche funèbre. Cela exaspérait et énervait John par dessus tout, il donna une coup de pied dans la canne de son frère qui manqua de s'étaler sur le sol froid de l'ascenseur. Cela fit sourire James. John n'avait pas changé et était toujours aussi...impulsif. Ça lui rappelait le temps des cinqs. James essuya une petite larme qui roulait sur sa joue jusque quelques instants avant que les portes de l'ascenseur ne s'ouvre. Il fit passer les frères devant lui.
Tout le monde s'était rassemblé en bas à l'infirmerie au près d'Aimée, depuis son arrêt cardiaque, ils restaient toujours au près d'elle. Seule Helen était remonter prendre l'air avant que les Druitt arrivent. Quand ils, vampires et humains confondus, virent les frères arriver ils se levèrent et se précipitèrent vers eux.
"Et j'arrive tel un messie ! dit Andrew en faisait une révérence le sourire aux lèvres. Merci, vous pouvez m'applaudir.
-N'en fait pas trop quand même, mon frère.
-John, tu as raison, rester humble est la clé du pouvoir.
-Le boiteux se prend pour un dieu ! rit le jeune Christopher. Les humains sont vraiment hilarants.
Les sourires du dit boiteux s'effaça laissant place à une grimace de rage.
-Sale mioche, tu as intérêt a retirer ce que tu as dit si tu ne veux pas souffrir dans d'affreuse souffrance.
-Andrew mais où sont passées tes bonnes manières ? demanda John d'un ton calme.
-Vous avez le pendentif ? questionna sèchement Marcus.
-Peut-être, répondit Andrew qui avait repris son sourire.
-Oui il l'a, répondit John. Andrew donne lui.
-Il y a un temps où c'était toi qui obéissait à mes ordres, John.
-C'est bien Andrew, tu te fais une raison. Maintenant tu en parle au passé."
Andrew prit le pendentif en grognant, il le lança à Marcus qui essaya de l'ouvrir en vain.
"L'avez-vous déjà ouvert au par avant ? demanda Marcus après avoir passé quelques minutes à essayer d'ouvrir le pendentif blanc.
-J'ai essayé mais je n'ai jamais réussi, répondit celui-ci.
-Je ne comprend pas, souffla Marcus la voix tremblante.
-Mon roi, est-ce que c'est...? Est-ce un faux ?" hésita a demander Dieter.
Le roi ne lui répondit pas de vive voix mais envoya le pendentif de l'autre côté de la salle et criant de rage. Le pendentif laissa un petit trous à l'endroit de l'impact. Marcus pleurait maintenant.
"Elle est perdue, dit-il entre ses larmes.
-Non... souffla Helen que personne n'avait entendus arriver. C'est pas possible ! Il doit y avoir un autre moyen !
-Je suis désolé, répondit Claudia, mais c'était notre dernière chance. Toutes mes condoléances"
