Chapitre 13

Helen, John et Marcus faisaient face à une maison assez modeste. Le soleil se levait sur LA, les fêtards rentraient chez eux et les travailleurs partaient au travail. Ils s'avancèrent vers le petit portail de la maison de Cherie Currie et sonnèrent.
"J'espère qu'elle est debout" dit Marcus un peu anxieux.
Quelques minutes plus tard, une Cherie rayonnante sortie sur son perron. Elle tenait dans ses bras un petit chat persan qui voulait s'échapper et retenait à l'intérieur de chez elle un chien qui n'arrêtait pas d'aboyer.
"Bonjour, c'est pour quoi ? demanda-t-elle. Jett taie-toi ! ordonna-t-elle à son chien.
-Excusez-nous, de vous dérangez aussi tôt, commença Helen, vous êtes bien Cherie Currie ?
-Oui, c'est bien moi.
-Pouvons-nous vous parler, ça à propos de Aimée Magnus, dit Marcus.
-Aimée ?! s'écria-t-elle. Désolé, j'ai des choses à faire, dit-elle en commençant à rentrer chez elle.
-Attendez, cria Marcus en se postant devant Cherie en un battement de cil. Si vous ne nous aidez pas, elle va mourir.
-S'il vous plaît aider nous, supplia Helen toujours de l'autre côté du portail.
-D'accord, je sais ce que vous voulez. Entrez."
Marcus, John et Helen la suivirent à l'intérieur. Sa maison était plutôt simple et moderne. Elle les invita à s'installer sur le canapé de cuir noir qui faisait face à une grande baie vitrée donnant vue sur un magnifique jardin. Elle servie à Helen et John un thé et puis s'installa sur un fauteuil en face d'eux.
"Elle m'avait prévenue, elle m'avait dit qu'un jour. Elle reviendrai pour le récupérer. Ça a dû vous surprendre de découvrir qu'elle me l'avait confié. Ça peut paraître étonnant qu'Aimée aie vécu dans un monde de sexe, de drogue et de Rock, surtout quand on voit comment elle est maintenant. Je me souviens la première fois que je l'ai vue. On venait d'achever un concert, qui était vraiment fabuleux ! Nous étions dans les coulisses et notre grand Kim Fowley complimentait notre prestation. Dans le brouhaha de l'agitation du public, des coulisses et de Fowley, nous entendîmes des talons claquer dans le couloir. Kim se décomposa, il se tourna lentement vers la porte qui s'ouvrit au même moment. Elle était magnifique, son glamour et sa classe contrastait avec l'univers de provocation qui nous entourait. Elle était délicatement maquillée et habillée. On se demandait ce qu'elle faisait là, les filles allaient faire des remarques sur sa présence mais Kim les en empêcha comme si il en avait peur. Elle nous sourit délicatement et nous dit "Pour des filles, vous faîtes du bon rock." Je m'entendais à ce que Joan dise quelque chose mais elle n'en fit rien. L'ambiance était tendue et elle nous impressionnait tous. Heureusement, Kim reprit ses moyens et nous passâmes une bonne soirée. Elle était si gentille et elle semblait parfaite. Pour Joan, elle était trop parfaite, trop riche, elle n'avait pas assez de blessure mais pour moi rien n'était à redire. Elle m'avait charmé. Après le départ d'Aimée, Kim me prit à part, il me conseilla de ne pas trop m'approcher d'elle. Il ne croyait à aucune religion, pour lui il n'y avait aucun dieu mais ily avait bien un diable et pour lui si le diable devait être représenté, on représenterait Aimée. Pour lui elle était maléfique. Mais je la fréquentai quand même, je m'étais attaché à elle mais un jour, elle disparut. Personne ne savait où elle était. Ce n'est quand 1983, que je l'ai revue. Un jour, alors que j'étais en plein désert du Nevada. J'ai vue une voiture à l'arrêt sur le bas côté, elle semblait en panne. Alors je me suis arrêté pour voir si on avait besoin d'aide. Je la reconnue avant de l'avoir vus. Elle n'arrêtait pas de jurer contre la pauvre voiture. Quand elle me vit, elle me sourit comme si de rien n'était, comme si on s'était vu la veille. Elle refusa mon aide, elle venait d'appeler un dépanneur mais je restai quand même avec elle. Nous parlâmes de tout et de rien jusqu'à ce que le dépanneur arrive. Avant de me quitter, elle m'enlaça et me dit au revoir à la manière d'un adieu. Elle me glissa dans la main un pendentif et une lettre. Je n'ouvris la lettre qu'une semaine après. Elle m'avait écrit combien elle avait été désolé de partir sans nouvelle mais elle n'avait sois disant pas eu le choix. Elle m'expliqua, qu'il fallait que je garde le pendentif au péril de ma vie. Elle me donna aussi une technique pour ne pas le perdre.
Cherie caressa une petite bosse sur son bras
-Vous...?
-J'ai versé le liquide dans une petite capsule et puis je me la suis mis dans le bras.
-Ingénieux, souffla Marcus.
-Certe c'est ingénieux, mais la question est plutôt comment on va vous la retirer ? demanda John.
-Nous allons la ramener chez Aimée et là-bas je pourrais lui enlever, dit Helen.
-Vous voulez bien nous accompagner ? demanda Marcus.
-Oui bien sûr, je pourrais faire n'importe quoi pour Aimée."

Londres, quartier des Docks
Harry gara sa voiture devant un grand et vieux entrepôt. Il sortit de l'habitacle des plans dans les bras. Il mit ses lunettes de soleil sur son nez bien que les nuages cachaient le Soleil et se dirigea vers l'entrée du vieux entrepôt. Il frappa à la porte, un homme passa sa tête entre l'entrebâillement de la porte. Harry lui dit un mot de passe et l'homme le laissa passer. L'intérieur était tout l'inverse de l'extérieur. Tout était richement décoré, des tableaux étaient accrochés aux murs, des statues trônaient un peu partout. Harry traversa un couloir et se retrouva dans une grande salle de réunion, où se trouvaient plusieurs personnes assise autour d'une table. Harry les salua d'un signe de tête et se posta devant eux. Il sorti de leur étuis les plans et de sa poche son briquet.
"Les Services secrets ont dit qu'ils avaient les plans de l'arme qui allait tuer la Reine, Il alluma son briquet et mit feu aux plans. Mais de quels plans parlent-ils ? s'ensuit un tonnerre d'applaudissement.
-Bravo H. mais quand est-il de l'agent Magnus ? demanda un homme chauve, au nez crochu. L'arme a-t-elle tenu ses promesses ?
-Je ne sais pas grand chose de l'Etat de Magnus mais elle n'a pas l'air d'aller bien. Son frère est là, l'équipe du Sanctuaire est toujours sur place et la grande surprise est que les Druitt ont été aperçus.
-Mes très chers, je crois que le temps de l'agent Aimée Magnus est révolue, dit une femme en se levant et en levant son verre de champagne. Les autres se levèrent aussi.
-Et comment se porte notre "arme" secrète ? demanda un homme de petite taille et bien en chair.
-Très bien, répondit Harry, maintenant elle nous obéit. Nous avons mis du temps à l'apprivoiser mais nous avons réussis.
-Combien de mort ? demanda une jeune femme blonde.
-Dois-je vraiment vous le dire ? dit Harry après avoir rit jaune.
-Oui, c'est important, répondit un homme d'une quarantaine d'année. Combien de nos hommes sont morts en dressant cette bête ?
-Nous pouvons être heureux, seulement seize de nos hommes sont morts depuis le début de sa captivité.
-C'est remarquable, applaudit l'homme chauve de tout à l'heure.
-Je dois disposer" salua Harry après avoir remercié d'un signe de tête l'homme chauve.

Il quitta la salle de réunion et s'engagea dans un couloir qui était très sombre. Il n'y avait plus de décoration au mur, le sol et les murs étaient fait de béton. Au bout du couloir, deux gardes gardaient une porte. Pour passer la porte, Harry dû présenter une carte, donner ses empreintes digitales et dire un mot de passe. Après avoir passer la porte, il se trouva dans un laboratoire. Il salua les scientifiques d'un oeil distrait. Il s'avança vers le fond de la salle, où se trouvait une grande vitre. De l'autre côté de la vitre, était une cellule où se trouva attaché une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de quatorze ans. Harry se posta devant elle et la fixa.
"Je hâte de voir leurs têtes quand ils verront que notre véritable arme, c'est toi. Ma chère Agathe, tu vas accomplir de grandes choses."