Titre : Je te détruirais

Auteur : Orlane

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.

Résumé: Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.

RAR:
- Emily: Salut la miss ! Merci pour tes reviews. Et voici la suite. Bonne lecture.
- Liloo: Je suis contente que la suite t'ai plu. Pour Wen, ce n'était pas vraiment prévu au départ (comme beaucoup de choses) mais sa mort s'inscrit dans le récit... Enfin voilà, je vais rien dire de plus sinon y'a plus de suspens Bonne lecture.
- Cicou: Merci pour ta review. C'est vrai que Mélindra n'a pas trop essayé de tuer le médecin parce qu'il l'empêchait de se lever mais certaines blessures vous clouent au lit. Sinon pour le reste, l'histoire t'apportera vite des réponses (j'espère). J'espère que la suite te plaira aussi. Bonne lecture.
- Aich': Merci de m'avoir laissé une review , ca fait toujours autant plaisir.

-- Merci à toutes de m'avoir donné votre avis concernant mon titre. LA mention est donc adoptée. Bonne lecture.--

Note: Bonjour! Comment est-ce que vous allez bien ? Me revoici avec un nouveau chapitre qui comprend le retour en Angleterre, une rencontre avec le Nain et bien sûr, l'Ordre du Phoenix... Voili voilou. J'espère que ça vous plaira Bonne lecture

Chapitre 2

Le taxi se gara dans une grande rue de Los Angeles et déposa ses passagères qui devaient faire partit des passagers les plus étranges qu'il avait jamais conduit… Mais il était chauffeur de taxi et ça faisait partit de son travail que de conduire des gens bizarres à travers Los Angeles… Il descendit pour les aider à prendre leur bagage puis s'en alla après avoir demander son compte pour le voyage.

- C'est quoi ces bagages ? Demanda Mélindra en voyant les deux grosses valises à roulettes de Kate.

- Mes affaires.

- Tes affaires ? T'en as autant que ça ? Tu es au courant qu'on peut les rétrécir ?

- Mélindra, il y dans ces valises toutes mes affaires. Y comprit mes meubles. Alors je ne peux pas réduire plus.

- Oh.

La femme eut un sourire amusé.

- Alors comme ça, c'est par là l'ambassade Anglaise?

- Oui, il y a un bureau dans l'une des succursales ministérielles. Suis moi.

Mélindra emboîta le pas de Kate. Mais avec une allure beaucoup moins soutenue. Marcher n'était pas l'exercice le plus facile quand on avait un trou de quinze centimètre au ventre.

- Tu vois, j'avais raison avec le fauteuil roulant. Dommage que je n'ai pas pu le garder. On risque d'être en retard.

Mélindra lui tira la langue mais suivit néanmoins Kate vers la station de métro non loin de là. Elles descendirent dans les sous sols de Los Angeles et Kate avançait d'un pas décidé vers une entrée du personnel. Il y avait un boîtier pour ouvrir la porte. Kate en composa un rapidement et la porte s'ouvrit sur un hall.

- C'est plutôt pas mal leur aménagement. En Angleterre, on passe par une ancienne cabine téléphonique.

- Je sais.

Et Kate l'emmena vers l'ascenseur tout aussi rouillé que celui du ministère anglais. Elle sélectionna l'étage trois. Une fois là-bas, elle conduisit Mélindra dans un petit bureau. La dame semblait les attendre.

- Bonjour Mademoiselle Todd.

- Bonjour Madame Walsh. Répondit Kate.

- Tenez, j'ai les papiers que vous devait remplir avant de prendre le Portoloin.

Kate souffla mais s'attela quand même à remplis les trois pages et d'y apposer sa signature… Elle rendit le tas à la femme.

- Merci. Vous pouvez aller au premier étage. La salle aux Portoloins se trouve tout de suite à droite en sortant des ascenseurs.

- Merci. Au revoir.

- Au revoir. Répéta Mélindra en sortant.

Bientôt elles arrivèrent dans la petite salle dans laquelle il y avait plusieurs personnes déjà.

Une table était disposée au milieu de la pièce et plusieurs objets y étaient déposés: des canettes de coca-cola vides, des vieilles lettres ou enveloppes ou encore des vieilles tongues ou chaussure. Il y avait même un foulard.

- Portoloin à destination de l'ambassade du Royaumes Unis à New York. Leur dit un homme plutôt replet avec une immense moustache qui aurait pu faire de la concurrence à celle de l'oncle de Harry.

- Départ prévu à 9h14.

Il était 9h10. Mais l'homme leur donna néanmoins une vieille bouteille en plastique. Mélindra tenait son bout de bouteille en pensant qu'elle se sentait vraiment ridicule… Puis soudain alors qu'elle s'y attendait le moins, le Portoloin se déclancha et immédiatement Mélindra sentit son ventre se déchirer. Transplaner n'était peut-être pas la meilleure solution pour la faire voyager, elle et sa blessure, mais elle doutait que le Portoloin en fut une meilleure.

Quand Kate sentit le sol réapparaître sous ses pieds, un bruit sourd s'éleva aussitôt à côté d'elle. Elle tourna immédiatement la tête dans la direction du bruit pour y trouver une Mélindra Black très pâle et accessoirement évanouit. Elle se précipita immédiatement sur l'adolescente. Son premier réflexe fut de soulever le T-shirt de Mélindra pour voir les dégâts. Heureusement, aucun point rouge ne pointait sur le bandage blanc, signe qu'un point aurait sautez… grande spécialité de la jeune Black.

- Tout va bien Madame ? Demanda un agent de sécurité.

- Ca va aller. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas utilisé un Portoloin…

- Je comprends, ça arrive souvent. Il y a des fauteuils dehors.

Kate releva la tête en direction de l'homme et le remerciât d'un signe de tête avant d'emmener Mélindra dehors. Il valait certainement mieux qu'elle soit allongée correctement durant son inconscience.

Moins de dix minutes plus tard, Mélindra rouvrit les yeux avec une belle pointe de douleur au ventre. Combien de temps encore allait-elle être embêtée avec ça ? Elle détestait être blessée parce ce que ça sous entendait qu'elle n'était pas libre de faire ce qu'elle voulait.

Et Mélindra Black détestait ça.

- Je te jures Kate, j'en ai marre. Marmonna-t-elle au visage flou au dessus d'elle.

- Je sais Mélindra, mais dit toi que celui qui t'a fait ça est très probablement mort.

- Génial.

Elle se redressa doucement en évitant de faire jouer ses muscles abdominaux…

- On doit aller où maintenant? Demanda la jeune Black.

- Je sais pas trop. On m'a juste dit que j'aurais des papiers à remplir comme quoi je m'engage à ne jamais avoir touché à la magie noire, que je n'ai pas l'intention de porter atteinte à la sécurité nationale ou à la sûreté du premier ministre… Ce genre de chose inutile sans oublier des renseignements sur ce que je compte faire en Angleterre et combien de temps je compte y rester.

Mélindra se leva et prit avec Kate la direction de l'accueil.

- Tu compte vraiment mettre : je viens pour me battre contre Voldemort parce que je crois à son retour ?

- Mélindra…

- Non parce que si Fudge est au courant de ça, il t'interdira ta carte de séjour. Il ne rigole pas avec ça le Nain.

- Tu sais, je crois qu'il devrait aussi faire remplir ce papier à ceux qui retournent chez eux.

- Non, parce que je me sentirais obligée de dire la vérité et Fudge lancerait à mes trousses tous ses Aurors. Ils m'attaqueraient, je me verrais dans l'obligation de répondre et toute cette histoire finira dans un effroyable bain de sang, laissant des tas de veuves et orphelins éplorés. Je ne peux pas prendre ce risque pour mettre au courant Fudge que je meure d'envie de le tuer…

Kate ria de bon cœur. Ensuite les deux Tueuses trouvèrent l'accueil où une espèce de pouf, plus spécialiser dans le mâchage de chewing-gum de façon outrancière et la manucure, leur dit d'un air nonchalant et très impoli, que le bureau de l'immigration c'était au cinquième étage mais qu'avant elles devraient faire enregistrer leur baguette. Mélindra dû donc retrouver sa baguette officielle, rangée au fond de sa valise durant l'été. Une façon de ne pas la perdre… Une fois que le monsieur qui enregistrait les baguettes leur ait donné le papier disant que c'était bien leur baguette, Mélindra et Kate purent gagné le cinquième étage en prenant le très beau ascenseur en verres très modernes… Une fois dans le bureau de Monsieur Darrow, un horrible personnage aussi aimable qu'une porte de prison et avec un faciès à faire rougir de jalousie un vampire tellement il était laid, Kate dû se farcir plus de cinq dossiers et autres brochures administratives, et Mélindra, en désespoir de cause pour s'occuper avait sortit quelques bouquins pour ses devoirs, elle séchait sur le sujet d'Histoire de la Magie...

Kate, elle, cherchait désespérément quoi mettre dans la rubrique : que savez vous de la sous-secrétaire d'Etat : Dolorès Ombrage. Etant obligée de répondre quelque chose elle demanda à Mélindra, par désespoir. Ombrage ne lui disait absolument rien comme nom.

- Merry, je t'en supplies, dit moi qui est Dolores Ombrage.

Mélindra releva immédiatement la tête et sa mémoire fouilla ses connaissances, jusqu'à ressortir plusieurs lois associées avec le nom Ombrage.

- Une espèce de crétine qui croit que tout ce qui n'est pas sorcier est inférieur, qui persécute les Loups-garous, les Centaures j'en passe et des meilleurs. Elle est totalement obsédée par le sang…

- Merci, tu n'as pas quelque chose de plus politiquement correcte ?

- Qu'avant de se prétendre supérieure, qu'elle essaye de tenir une discussion de plus de cinq minutes avec un Centaure au sujet de l'Astronomie sans se faire larguer.

- Je viens de me souvenir que tu ne sais pas faire dans le politiquement correct. Mais merci quand même.

Et Mélindra replongea sur son parchemin d'Histoire de la Magie.

Dix minutes et cinquante pages du livre de cours de feuilleter, elle abandonna.

- Bon, tu veux que je t'aide ? J'en ai marre d'être ici.

- Mélindra, ne le prend pas mal. Mais l'acceptation de mon entrée connue de tout le monde en Angleterre dépend de ces dossiers. Et tu m'as rappelé il y a cinq minutes que toi et la diplomatie vous allez aussi bien ensemble que vampire et soleil. Mais c'est gentil de ta part.

- Comme tu voudras. Au fait, Rufus Scrimgeour c'est le directeur du bureau des Aurors. C'est quelqu'un de bien je crois. Enfin, tout du moins, il sait qui est Voldemort.

- Comment tu sais tout ça ?

- Je sais que le ministère ne m'aime pas à cause de ce que j'ai dit et fait à Fudge. Je sais que Fudge rêve de trouver un prétexte pour me coffrer. Et puis je sais qu'en plus de ces crétins, j'ai tout un autre tas de débiles qui veulent ma peau : Voldy, des démons, des vampires entres autres choses. Alors pour résoudre le problème du ministère, Wen m'a conseillé de lire tous les textes de lois du gouvernement sorcier anglais. C'est super chiant. Mais j'ai une assez bonne mémoire alors… Ca passe. Et comment veut tu te débarrasser d'un ennemis si tu ne connaît pas ses points faibles et ses points forts ? J'ai beaucoup étudié avec Wen là-dessus. Je peux te citer tous les points forts et faibles, les pouvoirs et les techniques préférées de n'importe quel démon, pourvu que Wen m'ait forcé à l'apprendre. Ca peut paraître con. Mais ça marche super bien. Oh et avec Hermione je dois être la seule élève de l'école à avoir lu le règlement intérieur.

- Pour mieux le contourner c'est ça ?

- T'as tout compris. Je peux battre Fudge à son propre jeu si je manie bien ses lois. Et ça, l'autre crétin ne pensera jamais que j'y aie pensé.

- C'est une façon très ingénieuse et intelligente pour porté des coups à un ennemi. C'est étonnant que tu ne sois pas meilleure aux échecs.

- Je n'ai pas encore appris tes points faibles dans ce jeu.

- Sale gosse.

- Je plaisante. Je n'ai jamais eu le temps de m'intéresser à ce jeu. Mais, je connais le meilleur joueur d'échec sorcier de tout Poudlard !

- Ah bon, et qui c'est?

- Ronald Weasley. Tu n'arriveras jamais à le battre !

- On verra ça jeune fille.

- Pari tenu !

- Bon c'est pas tout ça mais il me reste encore deux dossiers à remplir. Qui est Boris Garfur?

- Responsable du département de la constitutionnalité des lois et autres édits. Il a été accusé d'actes Mangemorts il y treize. Rien n'a jamais été prouvé.

Et le début de l'après midi (le décalage horaire avait tout chamboulé) se passa comme ça. La seule pause fut au moment où elles allèrent manger chinois non loin de l'ambassade. Mélindra essayait de déconcentrer Kate pour qu'elle mette des conneries. Mais la femme semblait avoir déjà connu plus grande emmerdeuse qu'elle parce que à aucun moment elle ne se laissa influencer. A part peut-être pour le jugement du directeur de Gringotts. Mélindra n'aimait pas les manières des Gobelins mais elle admirait leur intelligence et leur façon de tout régler sur les points pointilleux de la finance. Et puis, les Gobelins connaissait une magie bien particulière, et particulièrement redoutable pour qui ne savait pas s'en défendre.

A seize heures précise Kate poussa un houra en posant son stylo. Elle avait enfin rempli la dernière rubrique : qui est votre ami garant pour cette immigration. Elle avait mis Albus Perceval Wilfric Brian Dumbledore mais elle doutait sincèrement que le ministère apprécie en ces temps… tendus.

Kate alla rendre son dossier à monsieur Darrow qui en fit des copies pour lui en donner un exemplaire qu'elle devrait donner à son homologue : Madame Zigdor. Tout un programme en soi. Les deux Tueuses prirent ensuite le chemin de la salle des Portoloins où en leur assigna cette fois ci un vieux journal.

- Départ du Portoloin à destination du hall d'entrée du Ministère Anglais, départ à 16h21. Arrivée heure locale à 19h23. Bon voyage. Leur dit l'homme en partant.

Cette fois Mélindra se prépara et protégea sa blessure avec un léger dôme. Elle ne pouvait pas se permettre de faire mauvaise figure à Londres. C'était hors de question. Le nain devait voir que rien ne pouvait la toucher. Pas comme une fille qui s'évanouit après un voyage en Portoloin. Elle n'était pas comme ça. Et puis elle avait sa fierté et le nom des Black à défendre en ce bas monde.

Le Portoloin s'activa et le crochet au niveau du nombril ne lui fit rien cette fois ci.

...

Quand Mélindra arriva au ministère anglais, la secousse de l'atterrissage lui fit plus mal que le voyage en lui-même. Mais à part un observateur avisé, personne n'aurait pu remarquer la très légère décoloration de son visage.

- Ca va Mélindra ? Demanda Kate, qui l'avait tenu durant le voyage.

- Oui. Très bien. Je pête la forme. Répondit Mélindra. Elle attrapa son sac et enfila une cape noire.

- C'est dingue ce que l'orgueil peu avoir comme effet.

- Tu ne peux pas comprendre. J'ai une réputation de terreur à tenir. Les bandages, ça colle pas bien avec le personnage.

- Pauvre enfant. Allez on y va. J'en ai marre d'être dans les endroits administratifs.

- Que je te comprends. Mais c'est d'abord l'arrêt à l'identification des baguettes.

- Encore !

- Tu veux aller te plaindre au Nain ?

- Mélindra…

- Ca va, je rigole. Aller viens !

- C'est une impression ou tu connais cet endroit comme ta poche?

- Je connais cet endroit comme ma poche. Et c'est un vrai gruyère en matière de sécurité.

- De quoi ?!

Un sourire énigmatique lui répondit. Piquant la curiosité de Kate à vif.

Mélindra remarqua avec étonnement que le contrôleur de baguette semblait incroyablement nerveux et que beaucoup de personne la regardait avec crainte ou s'écartait de son chemin.

- Tu as vraiment une réputation de terreur dans ce pays ou c'est une impression ?

- Je ne savais pas que c'était à ce point là… Répondit la jeune fille en fronçant les sourcils. Lui aurait on mit un triple meurtres prémédité sur le dos durant son absence ?

Elles gagnèrent néanmoins le bureau de madame Zigdor. La femme feuilleta rapidement le dossier et leur dit qu'elle pouvait partir.

Moins de dix minutes dans un bureau. Là, ça tenait du miracle. Bon en même temps il était pas loin de l'heure où les employés rentraient chez eux… Sans commentaires.

Les deux Tueuses regagnèrent le Hall où, ô surprise, elles croisèrent : le Nain !

- Miss Black ! Que faites vous ici !

Mélindra retint son sourire et observa les personnes qui entouraient le premier ministre anglais. Plus d'une quinzaine d'Aurors ! Elle allait s'amuser.

- Je suis interdit de séjour maintenant ? Ce n'est pas très gentil ça…

- Je ne plaisante pas ! Cria Fudge. Et qui est cette personne ! Continua le modèle réduit en désignant Kate sèchement.

- On reste poli Fudge ! Ce n'est pas parce que vous n'avez aucun succès auprès des femmes que vous devez les agresser comme ça. Ce n'est pas très galant ! Répondit Mélindra. Elle remarqua qu'une des Aurors, avec des cheveux roses, semblait faire tout son possible pour ne pas rire. La toux de Kate derrière elle n'annonçait rien de bon non plus. Fudge quant à lui était rouge de colère.

- Comment… Comment osée vous !

- Comme ça. J'ouvre la bouche et je dis la vérité. C'est pas très dure. Vous devriez essayer.

Fudge lui lança un regard furibond en plongeant sa main dans sa poche où devait se trouver sa baguette.

- Pour la deuxième fois Fudge, vous ne me faites pas peur alors ne prenez pas la peine de sortir votre baguette. D'ailleurs, il faut bien laisser ça à vos Aurors parce que avec un Ministre comme vous ce n'est pas demain la veille qu'ils pourront allé faire la chasse aux Mangemorts puisque Voldemort n'est officiellement pas de retour.

- Taisez vous !

- Pourquoi ? Vous n'aimez pas entendre la vérité ? Mais c'est vrai qu'avec des fréquentations comme Malefoy, la vérité, vous ne devez pas l'entendre souvent. D'ailleurs est ce que vous savez seulement ce que cela veut dire ? J'en doute… Mais ce n'est pas là le problème. D'après ce que je vois vous avez suivit mon conseille et avez sortit la troupe d'assaut pour m'arrêter… Un autre jour j'aurais volontiers participé à cette charmante partie de massacre. Car rien ne me fait plus plaisir que vous montrez à quel point vous êtes un petit ministre pas fichue de faire arrêter une adolescente de quatorze ans. Mais voyez vous, j'ai à faire ce soir… Et vous ne faites pas vraiment partie de mes priorités. A bonne entendeur salut Fudge. Je viendrais peut-être vous pourrir votre été d'ici à la rentrée de Poudlard… Ca dépendra de mon humeur. Allez zou…

Et Mélindra dépassa le petit groupe, et se dirigea tout naturellement vers l'ascenseur, suivit par une Kate qui essayait vaguement de rester sérieuse…

Une fois que la cabine se fut refermée, la Tueuse explosa de rire.

- Il est…tr… vr… vraiment ridicule.

- Je sais. Répondit Mélindra en souriant.

Une fois à l'aire libre, Mélindra dû attendre que Kate se calme. La femme sortit ensuite sa baguette et une moto miniature et ses deux casques d'un de ses sacs. Elle ragrandit la moto écarlate de Spike et agrandit l'espèce de coffre que possédait la moto pour y faire rentrer ses sacs. Elle donna ensuite un casque à Mélindra et s'installa au volant de l'engin. Une fois que Mélindra fut installée, ce qui ne fût pas une mince affaire vu sa blessure. Kate démarra et prit la direction du QG de l'Ordre du Phœnix.

...

Il leur fallu quelque chose comme une heure pour le gagner. La faute au sens de l'orientation proche de zéro des deux filles… mais elles trouvèrent tout de même. Et Kate coupa le moteur de la moto dans un square miteux.

- Tu es sûre que c'est là ? Demanda Mélindra en regardant autour d'elle.

- Certaine. Square Grimault, c'est bien ça.

- C'est glauque.

- C'est la guerre.

- Mouais. Mais c'est pas une raison.

Et pendant que Kate rangeait sa moto, Mélindra sortit un pull relativement ample de son sac. Elle l'enfila par dessus son T-shirt et observa le résultat. On ne voyait plus ses bandages.

- Qu'est ce que tu fais ?

- Du camouflage.

- Pardon ?

- Je ne veux pas que mon père sache Kate. Il s'inquiète suffisamment pour moi à longueur de temps. Je ne vais pas en rajouter.

- Attends, attends. Cacher cette blessure ça va être aussi facile que cacher une éléphant dans une maison Mélindra ! Autant dire impossible.

- Impossible n'est pas Black.

- Comme tu voudras ! Et Kate ramassa ses affaire puis avança vers les numéros treize et onze. Elle sembla sortir quelque chose de ses affaires et tendis un bout de papier à Mélindra.

Le QG De l'ordre du Phoenix se trouve douze Square Grimmaurd.

Mélindra le lu, et le redonna à Kate qui le brûla. 12 Square Grimmaurd. Ca lui disait vaguement quelque chose. Elle se concentra sur l'adresse et bientôt, une vieille porte surgit d'entre les numéros treize et onze. Puis de vieux murs délabrés et enfin le petit escalier qui permettait d'atteindre la porte. Mélindra grimaça. Le square était glauque mais la maison dans laquelle elle risquait de passer tout son été, été pire. Relativisons. Elle serait avec son père et ses meilleurs amis.

- Après toi Mélindra. Lui dit Kate.

Mélindra avança un peu à contre cœur et monta les quelques marches.

- Tu crois qu'il faut sonner ? Lui demanda Kate.

Mélindra réfléchit un peu puis un sourire se dessina sur son visage. Elle sortit sa baguette.

- Pourquoi faire ? Répondit-elle en lançant un Attraversare.

- Qu'est ce que tu fais Mélindra ?

- Chut… Allez, viens. Je veux juste faire une entrée surprise. C'est ma spécialité.

La femme soupira mais suivit quand même l'adolescente.

Mélindra regarda autour d'elle soigneusement. L'entrée été aussi glauque le reste et la maison puait la magie noire. Très bien, c'était quoi cette maison encore. Le papiers peint se décollait d'à peu près de partout, les tapis étaient usés jusqu'à la corde, et des tableaux aux occupants sinistres semblaient noircis par le temps et l'humidité. Ajoutait à cela une odeur rance et de renfermé. Mélindra n'aimait pas du tout cette maison alors que cela ne faisait même pas cinq minutes qu'elle y était.

- 'Théna, où est mon père?

- Dans une espèce de cuisine, derrière cette porte. Mais je crois pas que ce soit une bonne idée Merry.

Mais la jeune Black n'eut cure de la recommandation du félin. Elle s'avança à pas de loups tout en se rendant invisible. Dans l'état où elle était, ce n'était vraiment pas prudent mais elle s'en fichait royalement. Elle lança à nouveaux le sortilège d'Attraversare sur la porte, remarquant au passage que deux espèces de fils couleur chair traînaient sur le sol… Elle entra dans la cuisine : enfin la pièce tenait plus de la cave que de la cuisine, et elle restait aussi sinistre que le hall. C'est que ça débordait de joie de vivre ici… La cuisine était seulement éclairée par une immense cheminée et quelques bougies apportées visiblement pour la réunion. D'où la recommandation d'Athéna… Elle haussa les épaules et s'avança vers son père qui faisait presque face à Rogue. Minute, Rogue ? Mais qu'est ce qu'il fichait ici ? Puis Mélindra se souvint qu'il faisait partit de l'Ordre lui aussi… Et son père avait l'air particulièrement ravi de voir son ennemi de toujours dans la même pièce que lui. Bon il fallait dire que les réflexions perfides que faisait Rogue entre deux phrases d'un supposé rapport n'était pas là pour mettre son père de bonne humeur. Elle voyait clairement Lupin faire les gros yeux à son ami à chaque fois qu'il ouvrait la bouche pour répliquer. Ca la fit sourire. Mélindra vint se mettre derrière son père et se rendit visible avec un grand sourire de pur foutage de gueule à son prof de Potion et un petit signe de la main moqueur. Beaucoup de tête se tournèrent vers elle, Rogue marmonna un :

- C'est pas possible.

- Rogue, si tu pouvais continuer ton rapport qu'on en finisse ! Grogna son père.

Mélindra continuait de se foutre silencieusement d'un Rogue qui la fixait comme une espèce de chose particulièrement dégoûtante.

- Je sais ce que vous pensez Rogue, si une Apocalypse n'arrive pas à me débarrasser d'elle, qu'est ce qui le fera… Se moqua Mélindra.

- Exactement Black.

Sirius qui s'était retourné en entendant la voix de sa fille se leva précipitamment et la prit dans ses bras. Enfin ! Il avait eu tellement peur. Plus de trois semaines qu'elle était partie pour Sunnydale et il n'avait eu aucune nouvelle d'elle. Il commençait à s'imaginer le pire depuis quelques jours. Mais Merlin soir loué. Sa fille n'avait rien.

Mélindra répondit volontiers à l'étreinte de son père et juste une petite grimace transperça de la douleur que ce geste lui causait.

Son père relâcha sa pression et ne vit rien de l'état de sa fille. Mélindra était une vraiment bonne comédienne quand elle voulait.

Sirius Black prit le visage de sa fille entre ses mains.

- Tu vas bien ?

- Oui. Que veux tu que dix milles vampires préhistoriques me fassent ? Et Mélindra mentit avec un aplomb incroyable.

Sirius essaya de chercher une trace de mensonge mais ne s'appesantit pas. Il était trop heureux de savoir que sa fille unique n'avait rien. Il n'aurait certainement pas survécu si on lui avait annoncé qu'elle était morte durant la bataille.

- C'est que c'est presque touchant tout ça… Railla Rogue.

Ce à quoi son père répondit par un :

- La ferme Servilus.

- Sirius ! Tonna Remus.

L'ex pensionnaire d'Azkaban haussa les épaules et prit la direction de la sortie en emmenant sa fille avec lui.

- Viens, je vais te conduire aux autres. De toute façon, la réunion est finie.

- Je n'ai pas finit, Black.

- C'est ce que j'ai dit, la réunion est finie. Lui murmura son père.

Mélindra sourit et accompagna son père.

Ils gagnèrent le hall. Et quand Sirius Black vit la femme qui regardait autour d'elle avec inquiétude, il sortit sa baguette :

- Qui êtes vous ! Demanda l'Animagus en murmurant. Ce qui étonna Mélindra.

- C'est Kathleen Todd Papa… Dumbledore a dû vous prévenir, non ?

- Moins fort Merry. Et non, il ne nous a rien dit.

- Alors c'est que l'âge de la retraite approche… Kate est venu pour entrer dans l'Ordre. C'est une amie. Tu peux baisser ta baguette tu sais.

Sirius sembla hésiter mais il consentit néanmoins à le faire.

- Parles moi fort s'il te plaît Mélindra. Ici tout du moins…

- Pourquoi ?

- Chut. Tu le sauras bien assez tôt. Répondit son père avec un air sinistre. Allez viens, Hermione et Ron doivent être à l'étage.

Son père partit en avant et Mélindra lui emboîtât le pas.

- Ca va ? Lui demanda Kate.

- Ouais… Répondit Mélindra très évasivement.

Mais ça n'allait pas du tout. Elle avait comme le pressentiment qu'un ou deux points avec lâchés. Et c'était très mauvais. Très très mauvais. Mais bien entendu elle ne laissa rien paraître. Et suivit son père à travers la maison. Les étages étaient aussi glauques et sinistres que le hall et la cuisine. Elle n'aimait vraiment pas cette maison et vu la tête que tirait son père, il devait partager son avis. Ils s'arrêtèrent devant une porte que Sirius ouvrit.

- A toute à l'heure Mélindra. Je dois aller assister à la fin de la séance lecture de Rogue.

Mélindra lui offrit un sourire et entra.

...

Immédiatement quatre têtes rousses et une brune voulurent lui sauter dessus. Eux aussi s'étaient inquiétés. Quand votre amie s'en va pour peut-être ne pas revenir. Vous ne pouvez que vous inquiéter. Mais ils furent tous coupés par un mur d'énergie bleue.

– Stop ! Pas de serrage dans les bras s'il vous plaît.

Et Mélindra qui blanchissait à vu d'œil s'avança d'un pas chancelant vers le canapé qui occupait la place. Elle s'y allongea et attendit patiemment que sa tête arrête de lui faire voir des dizaines de chandelles.

Kate se précipita sur l'adolescente et releva le pull et le T-shirt de la jeune Black. Trois belles tâches rouges perçaient doucement sur le bandage.

- Tu mériterais une paire de baffes Mélindra Black ! Grogna la Tueuse en sortant sa baguette. D'un coup sec, elle fit disparaître les bandages avant de sortir un sac miniature de ses poches.

- Qu'est ce qu'il se passe ? Demanda Ron, littéralement paniqué en voyant le teint cireux de sa meilleure amie et la plus qu'estafilade qui barrait une partie du ventre de la jeune fille. Et vous êtes qui vous d'abord ?!

- Zen Ron. Répondit Mélindra. C'est rien… Juste une petite blessure qui cicatrise mal…

- Une petite blessure ! J'appelle plus ça une petite blessure à ce stade là. C'est un trou que t'as au niveau du ventre !

- On se détend d'accord ? Dit Kate doucement en voyant la panique dans le groupe d'adolescents. Je m'en occupes alors reculez un peu…

Les cinq Gryffondors obéirent et ils virent la femme approcher une aiguille de la blessure qui saignait encore.

- T'es prête Mélindra?

- Oui… Vas y.

Et quand elle sentit l'aiguille lui piquer la peau la jeune Black dû serrer fortement les dents. Mais après tout, elle n'avait qu'à s'en prendre qu'à elle même… L'opération délicate dura pas loin de cinq minutes et Mélindra finit par fermer les yeux tellement elle avait mal… Priant au passage Merlin pour que son père n'entre pas dans la pièce à ce moment. Kate finit par arrêter et lui refit son bandage avec le plus de délicatesse qu'elle pu. Elle allait vraiment avoir du mal à cacher longtemps une telle blessure au père de l'adolescente.

- Ca va aller Mélindra ?

- Oui, c'est bon. Répondit la jeune Black après un silence et en rouvrant les yeux. Merci Kate.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée que de cacher ça à ton père.

- Parce que tu vas pas le dire à Sirius ? Demanda Hermione. Il est loin d'être bête Mélindra, il va le découvrir et tu vas te faire engueuler pour lui avoir cacher. On sait tous qu'il a fait une tête de six pieds de long durant tout le début des vacances. Entre Harry et toi. Il va mal le prendre.

- Comme tu l'as dit, il se fait suffisamment de soucis pour moi. Je ne compte pas en rajouter. Vous n'allez pas lui dire, n'est ce pas ?

- Evidemment que non. Mais Hermione a raison, tu devrais le dire à Sirius. Répondit George.

Mélindra ne répondit pas et se rassit.

- Bon, sinon, quoi de neuf ?

...

Alors? Ca vous a plus? Je dosi quand même vous avouez que je l'aime bien ce chapitre-ci

J'attends votre avis avec impaaaaaaaaaaaatience.

A la semaine prochaine.

Orlane

Mis en ligne le 14/09/2008