Titre : Je te détruirais

Auteur : Orlane

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.

Résumé: Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.

RAR:

Nico : Deux reviews? Toi si je compte celle que tu as mise sur mon OS? Je suis flattée! Et surtout très touchée (et très contente^^). J'espère que ce chapitre te plaira. Bonne lecture.

Aich': Merci pour ta review! J'avais dit que cserait une surprise inatendue^^. Je suis contente que chapitre t'ai plu. En espérant que ce sera le cas de celui-ci. Bonne lecture.

Emily: Merci pour ta review la Miss! Ca me fait toujours autant plaisir! Jspère que ce ce te plaira. Bonne lecture.

Note: Salut les gens! Cmment ça va? En vacance ou pas encore?  en vacance^^. Je vais pouvoir souffler un peu. Et écrire un peu plus parce que je suis un temps soit peu en galère avec une possible suite, je dit possible parce que je ne la posterais que si j'en suis satisfaite. En attendant d'avoir une révélation, je poste ce chapitre, avec une journée de retard ais internet est un ami fuyant... Bonne lecture quand même.

Chapitre 8

Le lendemain matin, Mélindra fût réveillé par deux folles et demi (il ne fallait pas oublier qu'Athéna montrait à tout le monde son incroyable sens de la vocalise) et un :

- JOYEUX ANNIVERSAIRE MELINDRA !

La jeune Black papillonna du regard et tout en rendant leurs étreintes à Hermione et Ginny, elle essaya de se redresser. Chose tout a fait irréalisable avec ses deux amies qui en voulant lui souhaiter son anniversaire manquait de la tuer. Heureusement que Kate qui passait par là vint la délivrer d'une mort certaine et ô combien désagréable. Kate qui avait refait surface la veille avec une tête de zombie, apprenait doucement à connaître sa nouvelle famille, guidée pour cela par son frère… Dire qu'elle avait une version très subjective était bien entendu un euphémisme mais l'important c'était qu'elle sache. Sirius lui parla un peu de Regulus, son frère jumeau. Enfin, il lui dit le peu que lui savait sur son petit frère. L'entente n'avait jamais été au beau fixe entre les deux. Deux caractères un peu trop forts, de la jalousie avec tout ça et la fierté des Black n'ayant pas aidé non plus… Enfin, Kate essayait quand même de ne pas trop se laisser emporté par toute cette histoire. Il fallait qu'elle se laisse du temps. Du temps pour assimiler la chose, du temps pour connaître les derniers membres de cette famille aussi. Bien que pour Mélindra, les choses étaient déjà bien avancées…

Elle intervint dans l'étouffage de sa nièce.

- Les filles, elle commence à être bleue. Si Sirius ne retrouve que le cadavre de sa fille, je doute fort qu'il reste innocent longtemps par rapport à ses accusations de meurtres…

- Désolée Mélindra. Marmonnèrent les deux filles en lui laissant de la place pour qu'elle reprenne son souffle.

- Pas grave… Je commence à être habituée.

Hermione lui tira la langue juste avant de se tourner vers sa valise.

- Allez debout Mélindra ! Hors de question que du reste au lit le jour de tes quinze ans ! Lui ordonna Ginny en la tirant du lit.

La jeune Black lui sourit et attrapa ses vêtements pour allez se changer dans la salle de bain. Ensuite la jeune fille prit la direction de la cuisine. Sur le chemin elle croisa Harry, qui semblait avoir également eut le droit au réveil en fanfare.

- Joyeux anniversaire Harry. Sourit l'adolescente en le serrant dans ses bras.

Ce à quoi Harry répondit par :

- Joyeux anniversaire Mélindra.

- On va rejoindre les autres ? Demanda Mélindra en se détachant de son meilleur ami.

- Je t'attendais pour y aller. J'ai peur de me faire agresser en passant la porte de la cuisine.

- Que je te comprends…

Les deux Gryffondors rallièrent donc la cuisine. En ouvrant la porte ce fût un concert de Joyeux anniversaire et d'embrassades…

Après avoir observer tout le petit monde qui vivait à Square Grimault s'accaparer sa fille, Sirius pu enfin souhaiter à Mélindra un joyeux anniversaire. Sa fille avait déjà quinze ans ! Et sur ces quinze années, il n'en avait vu que trois. Mais il chassa ses pensées en surprenant le regard réprobateur de sa fille. L'adolescente semblait avoir un sixième sens pour deviner quand ses pensées erraient sur le passé. C'était un peu agaçant il devait l'avoué, mais que pouvait–il y faire ? Il souhaita ensuite un joyeux anniversaire à son filleul. Les deux adolescents étaient nés à presque vingt-quatre heures d'intervalle et pourtant, ils étaient tout les deux du 31 juillet.

Une journée inoubliable bien sûre…

*...*

Des bruits de pas, encore et encore. Des bruits de pas qui résonnent dans une petite salle d'attente, somme toute banale. Murs blancs, chaises plus ou moins confortables, tables basses qui ploient sous la tonne et demi de magazines, petite cafetière et gobelets en plastiques. Une salle d'attente normale. Au milieu de cette salle d'attente, un homme tourne en rond : grand, brun, cheveux courts, yeux bleus nuit…

- Sirius, arrêtes de tourner en rond comme ça, je commence à avoir le tournis. Dit une voix de femme.

L'homme qui depuis une demi-heure avait entreprit la très difficile tâche d'user le balatum, s'arrête et se tourne vers la femme. Rousse, des yeux verts en amande, le ventre joliment arrondit par huit mois et demi de grossesse.

- Lily a raison Patmol. Détends toi un peu. Dit l'homme assit à côté de la jeune femme.

- On verra comment tu seras quand ce sera ton tour Potter ! Grogna le dit Patmol.

- J'ai le temps de voir venir, mon fils ne doit arriver que dans quinze jours. Répond l'homme.

- Le mien devait arriver dans un mois ! Pourquoi est-ce que c'est aussi long ? Demande l'homme en se retournant vers Lily.

- C'est normal Sirius, c'est son premier accouchement.

- Mais ça fait quand même sept heures. Gémit Sirius en s'asseyant finalement.

- Je ne vois qu'une explication, ta fille a hérité de ton caractère d'emmerdeur. Dit un homme assit non loin.

Petit, rond, cheveux châtains, yeux marrons…

- Pourquoi est ce que tu t'entêtes à dire que mon fils sera une fille, Queudver ?

- Parce que ce sera une fille et que je l'ai parié avec James.

- Je serais le parrain d'un petit garçon. Intervient James.

- Garçon ou fille, de toute façon les jeux sont faits… Remarque un quatrième homme, en levant les yeux d'un magazine.

Grand, cheveux châtains parsemés de mèches grises, yeux ambres…

Sirius se releva, les pas résonnent à nouveau dans la petite pièce.

- Je ne comprend toujours pas pourquoi je n'ai pas pu assister à la naissance de mon fils. Marmonne-t-il en se passant une main dans ses cheveux.

- Assieds toi Sirius, tu vas finir par faire un trou dans le plancher. Dit l'homme au magazine.

Grognement de la part de Sirius, mais il obtempère quand même.

0h00, Vendredi 31 juillet 1980.

A peine les fesses de l'homme ont-elles touché le siège que le premier cri d'un bébé se fait entendre dans le couloir.

Sirius se redresse vivement. Un grand sourire barrant son visage.

- Je suis papa… Dit l'homme inutilement.

- Et moi parrain ! Dit James en se relevant pour serrer celui qui semble être son meilleur ami.

Le cri qui résonnait dans le couloir fut subitement couvert par celui d'un grand bruit. Comme si quelqu'un avait jeté quelque chose dans le mur et dans les fenêtres.

Bruit qui stoppe les deux hommes dans leur danse de la joie.

Les deux hommes debouts échangent un regard. Le nouveau papa se lance dans le couloir, manquant de tomber en accélérant subitement. Le deuxième va pour le suivre mais…

- James, attends moi s'il te plaît. Dit la femme enceinte en se levant.

- Lil'… Tu n'es pas en état de courir dans les couloirs.

- James Potter !

L'homme soupire. Puis un sourire malicieux se dessine sur son visage. Il s'approche de sa femme et la prend dans ses bras avant de se lancer dans le couloir, suivit de près par l'homme au journal et Queudver.

Dérapage contrôlé, sortie en règle de la baguette magique, ouverture de porte, pénétration dans salle d'accouchement numéro sept.

Etat des lieux : infirmières qui se relèvent péniblement, Sage-femme qui lance des sorts pour réparer les fenêtre, table à instruments au sol. Heureusement pas de Mangemorts en vue… Et au milieu du chaos qui règne dans l'ordinaire salle d'accouchement, une femme allongée sur une espèce de lit. Cheveux chocolat trempés de sueur, joues rouges… Une femme qui vient de donner la vie. Elle tient dans ses bras un petit paquet.

Sirius se précipite sur elle.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? Tu vas bien ? Le bébé va bien ?

- Ne t'inquiètes pas Sirius… C'est seulement ta fille qui se rebelle.

- Mais comment c'est arrivé ? Des Mange… ma fille ?

Sourire de la part de la femme, elle tourne le nourrisson vers son père.

Petite créature à la peau encore fripée, un fin duvet brun sur le haut da sa tête.

Sirius tend une main vers la petite chose, qui semble si fragile.

- Tu veux la prendre ?

- Je…

Mais déjà, la femme lui tend le bébé.

Il se sent maladroit avec la petite dans les bras. Il préfère ne pas trop bouger de peur de la casser. Le bébé ouvre les yeux. Sirius lui sourit. Premier contact entre le père et la fille…

- Tu auras les yeux de ta maman, ma puce. Murmure l'homme.

- Sirius…

Un groupe de quatre personnes, dont l'un en porte une, déboule dans la salle d'accouchement

- Qu'est ce qu'il c'est passé ? Demanda l'homme au journal, en voyant l'état de la pièce.

- Tu vas bien Sarah ? S'enquit James en déposant sa femme au sol.

- Oui… Ne t'inquiète pas…

- Ne pas m'inquiéter…ce n'était pas des Mangemorts, n'est ce pas ?

- Non, juste ta filleule qui a réglé un différent avec une infirmière. Sauf qu'elle a employé les mêmes méthodes que son père.

- Il, tu veux dire.

- C'est une fille, Jamesie. Intervient le nouveau papa.

- Tu me dois dix Gallions, Jamesie ! J'avais raison ! S'écrit Queudver.

- Arrêtez de m'appeler comme ça ! C'est vraiment une fille ?

- Si je te le dis.

- Tu dis souvent n'importe quoi, Patmol.

- C'est une fille James. Conclue Sarah.

- Un Sirius au féminin. Il faudra prévenir le personnel de Poudlard. Remarque simplement l'homme au journal en s'approchant.

James est le premier à atteindre le bébé.

- Heureusement que c'est le portrait de Sarah.

- Pourquoi ?

- Je n'aurais pas supporté de te voir en double.

- Ahha. Ton humour ne va pas en s'améliorant mon pauvre Jamesie.

- Arrêtes de m'appeler comme ça à la fin !

- Comment vous allez l'appeler ? Demande Lily.

- Je crois malheureusement que Elzo ne va pas lui correspondre.

- Pourquoi pas Fiorenza ? Propose James en détournant deux petites secondes son regard de la petite fille.

- Non… Mélindra. On va l'appeler Mélindra. J''ai toujours dit que si j'avais une fille je l'appellerais Mélindra, comme ma sœur.

Tous les adultes échangent un regard.

- Mélindra Sarah Black. Ca sonne bien. Dit l'homme au magazine.

- Non, Mélindra Sarah Lily Potter. C'est encore mieux comme ça. Rectifie le nouveau papa.

- Mélindra Sarah Lily Black. On en a déjà parlé Sirius.

- James.

- Quoi ?

- Je ne me sens pas bien.

- Comment ça, Lily ?

- J'ai des contractions depuis toute à l'heure.

- C'est rien ça Lil'. C'est juste la course dans le couloir qui ne t'as pas réussit.

- Je les avais avant la course dans le couloir, James.

- Notre fils n'arrive que dans quinze jours Lily, tu dois être fatiguée.

- James, il faut que je te le dise comment ? Ton fils veut sortir aujourd'hui.

- Mais non.

- James Potter !

- Je vais chercher la Sage-femme. Décide l'homme au magazine.

- Merci Remus.

- Tu ne peux pas accoucher aujourd'hui.

- Et pourquoi ?

- Parce qu'il doit arriver dans quinze jours.

- Visiblement il en a décidé autrement.

- Détends toi, vieux. Ca va bien se passer.

- La ferme Black !

- Quelle douce vengeance. Je l'aime déjà mon filleul. Tu vas connaître l'attente Jamesie.

- Arrêtes de m'appeler comme ça !

Une infirmière entre dans la salle d'accouchement à la suite de Remus, elle pousse un fauteuil roulant.

- Venez Madame Potter. Je vais vous emmener en salle de travail.

- Vous venez, monsieur Potter ?

- Je…

- On a peur, Potter ?

- J'arrive. Je ne sais pas comment tu fais pour le supporter, Sarah.

- A toute à l'heure vieux. Lance Sirius tandis que son meilleur ami passe la porte.

23h59, Vendredi 31 juillet 1980.

Harry Potter cri pour la première fois.

*...*

Ils avaient été tous les deux des enfants de la prophétie. Et Harry avait été choisit… Mais tout ça c'était il y a quatorze ans maintenant… Alors pourquoi ne pouvait-il pas arrêter d'y penser ? Il observa sa fille et son filleul, apparemment occupés à se chamailler avec Ron et Hermione, dans un joyeux concert de rire et de bonne humeur.

Et c'est ainsi que la journée se déroula, Mélindra et Harry furent aux cœurs des événements et Madame Weasley avait décidé d'organiser une petite fête dans la soirée. Deux anniversaires le même jour, il ne fallait pas laisser passer ça. Alors pendant qu'elle faisait la cuisine, Mélindra organisa dans la cuisine un club gâteau et prépara avec Ron (qui était là surtout pour piocher dans les plats, enfin, Sirius faisait pareil, quand ce n'était pas Remus ou Tonks voir Kate), Hermione ; Ginny et Harry quatre énormes gâteau pour tous le monde. Les adolescents rendirent une cuisine dans un état lamentable à madame Weasley… Mélindra et Harry avait entamé une bataille de farine et bientôt Hermione, Ron, les jumeaux, Ginny, Sirius et même Remus, Kate et Tonks s'y étaient mis. Molly Weasley avait hurlé et avait même réussit à couvrir la voix de Walburga Black… Les murs de la pièce étaient tous blancs, Madame Weasley ne savait même pas qu'un paquet pouvait contenir autant de farine…

...

Mélindra discutait tranquillement avec Ginny et Hermione de chose et d'autre… Harry semblait perdus dans ses pensées, à l'image de son parrain. Ron disputait une partie d'échecs avec Kate… Et apparemment, la Tueuse semblait en difficulté. Mélindra entendit la porte d'entrée s'ouvrir. C'était certainement un membre de l'Ordre qui venait faire un petit détour dans le coin. La porte du petit salon dans lequel tout le mondé était installé s'ouvrit. La jeune Black tourna la tête dans cette direction pour voir qui était le nouvel arrivant. Elle eut du mal à le croire : ses parents adoptifs !

- Maman !? Papa ?! Qu'est ce que vous faites ici ? S'écria la jeune fille en se précipitant dans les bras de sa mère.

Madame Turner serra sa fille fortement. Cela faisait un an qu'elle ne l'avait pas vu… Tout juste des lettres pour leur dire qu'elle allait bien. Mais allait bien chez Mélindra c'était une chose somme toute très relatif. La jeune fille avait toujours eut sa propre définition de ce terme et disons, qu'elle était à des kilomètres de celle proposée par tout bon dictionnaire.

- Dumbledore nous a autoriser à passer te voir parce que à ce qu'il paraît tu es enfermée ici jusqu'à la rentrée scolaire…

Mélindra sourit et se laissa prendre dans les bras de son père adoptif.

- Joyeux anniversaire ma puce.

- Merci… C'est vraiment génial que vous soyez là !

Deux sourires lui répondirent.

- Bonjour. Dit finalement Sirius en s'approchant. Ainsi c'était ce couple qui avait prit soin de Mélindra. Il leur devait énormément. Si le cas de Mélindra avait été statué avec la justice magique, sa fille aurait pu soit être envoyé en orphelinat ou soit dans sa famille à lui, et Merlin seul pouvait savoir ce qui aurait pu se passer si l'une des deux options s'étaient concrétisées…

Monsieur Turner se tourna vers le fugitif. Leurs regards se rencontrèrent. William Turner s'était toujours flatté d'être un bon juge de la nature humaine. Et cet homme lui inspira tout de suite confiance, et ce malgré ces cheveux longs et emmêlés, son air de doux aimable agréable… Ca venait aussi sûrement du fait que Mélindra lui ressemblait énormément. Il lui tendit une main que l'homme serra fermement avec un hochement de tête. Chacun c'était comprit…

...

Le soir, le square Grimault vibrait au rythme de la fête organisée dans la cuisine. Molly s'était surpassé pour le repas, et ce malgré le fait qu'elle soit restée en colère une bonne partie de la journée contre les deux adolescents qu'elle savait être à l'origine du saccage de sa cuisine à elle personnellement personnelle… Enfin bref, Madame Weasley avait réussit à préparer les deux plats préféré des deux stars de la journée et visiblement, ce n'était pas mauvais du tout. Madame Weasley observa son mari du coin de l'œil, il semblait en pleine conversation avec Madame Turner. Le couple de Moldu était très sympathique.

- Arthur, arrêtes d'ennuyer Madame Turner avec tes questions !

- Ca ne me dérange pas du tout ne vous inquiétez pas. Répondit Elizabeth en cherchant des yeux son mari. Elle le repéra près du père biologique de sa fille, fille qui était visiblement en train de charrier Kathleen Todd si elle se souvenait bien.

Sirius avait prit Monsieur Turner à part, il avait quelque chose à lui dire :

- Je voulais vous remercier d'avoir prit soin de ma fille. Commença l'ex pensionnaire d'Azkaban, en plantant son regard dans celui du moldu.

- Vous n'avez pas à nous remercier… Je crois que ce serait plutôt à moi de vous montrer ma reconnaissance, vous nous avez donné une chance unique d'élever un enfant… Même si je sais que vous auriez préférer l'élever vous-même…

- Tout ne ce passe pas toujours comme on l'avait prévu…

- Je sais. Mélindra vous ressemble beaucoup.

- C'est ce qu'il parait. Répondit Sirius en jetant un coup d'œil à l'adolescente.

Mélindra embêtait Kate une énième fois au sujet de sa défaite cuisante que lui avait infligé Ron, trois fois de suite, aux échecs. Elle avait gagné son pari n'empêche. La lumière s'éteignit soudainement dans la pièce. Madame Weasley se retourna depuis un coin de la cuisine avec le plus gros gâteau que les adolescents de la maison avaient préparés le matin même. Molly s'approcha d'Harry et elle tandis que toutes les personnes présentes entamaient la chanson du joyeux anniversaire… Madame Weasley vint déposer l'énorme Crumble devant les deux amis.

Mélindra échangea un regard avec son meilleur ami… Ils soufflèrent les quinze bougies en même temps. Tout le monde applaudit avec bonne humeur comme le veut la tradition.

Instants volés de bonheur dans un monde qui sombrait doucement dans l'enfer de la guerre.

Sirius attira sa fille à l'écart pour lui donner son cadeau… Il sortit un petit écrin qu'il lui tendit. Mélindra s'en saisit et l'ouvrit délicatement. A l'intérieur il y avait un bracelet si fin que Mélindra eut peur qu'en le touchant il ne se brise. Elle releva la tête après quelques secondes en direction de son père.

- Il appartenait à ta mère. Remus l'a récupéré quand… Enfin, il te revient maintenant, il était dans la famille de Sarah depuis des générations. C'est ton tour de le porter.

Mélindra reposa ses yeux sur le bracelet et le prit délicatement : il était composé de cinq chaînes, pourtant chacune un joyaux de couleur différentes… Le bracelet était magnifique… Et puis le fait qu'il avait appartenu à sa mère le rendait encore plus beau…

- Merci. Réussit à souffler la jeune fille en serrant son père dans ses bras.

- De rien ma puce… Il desserra sa prise et aida sa fille à mettre le bracelet…

Le soir lorsque Mélindra entra dans la chambre qu'elle partageait avec Ginny et Hermione, elle trouva un rouleau de parchemin sur son lit.

Un sourire s'étala sur son visage. Elle attrapa le rouleau et l'étala sur son bureau, une règle en bonne et dû forme à la main.

...

Il lui fallut toute la journée pour préparer son idée et par extension la couverture de Ron, Hermione, Ginny, Harry et les jumeaux… Ils étaient de corvée ménage. Mais l'excuse qu'elle leur servit convaincu sans mal tout le monde.

C'est donc aux alentours de six heures du matin, heure à laquelle son père était couché et où la relève, toujours en faction dans la cuisine au cas où il y aurait une hypothétique attaque, commençait à somnoler, que Mélindra Black, armée d'une craie, des cristaux magique qu'on lui avait donné et surtout de la formule magique indispensable, entra dans le bureau de son grand-père. Tout était recouvert de poussière et jamais Mélindra n'aurait pensé que cette pièce fût le cœur de la maison… Il fallait peut-être chercher l'explication dans le fait que les Black était une vieille famille aristocratique…

Elle traça un très rapide pentagramme sur le parquet et plaça ses cristaux sur chaque pointe, en prenant bien grade de ne pas mettre le dernier au risque de tout faire foirer. Ensuite elle écrivit un mot en face de chaque pointe et se mit au milieu du pentagramme. Elle posa le dernier cristal à sa place. La cage se forma et éclaira la pièce.

Parce qu'en ce jour

Cette maison est la proie du passé et de la noire Magie

Je demande à ce qu'à cette heure

Elle soit libérée

Du lourd fardeau du temps qui a passé

Et qu'elle retrouve sa splendeur d'antan

Et avec elle, la propreté et l'état de ses premières heures.

La cage fut parcourue d'un frisson électrisé. Mélindra sentit ses mains se coller au sol. Le sortilège puisa sa puissance et son énergie dans sa Magie, mais pas que celle Acathlante... On approchait des particularités de la cohabitation magique. Lorsque Mélindra utilisait la Magie Acathlante pour des fins personnelles (chose totalement interdite pour le bien de tous), elle puisait inévitablement dans les deux sortes de Magie… La jeune Black sentit ses forces s'en aller petit à petit mais c'était tout ce qu'il y avait de normal. Elle attendit donc que le sort se termine.

Dans la cuisine, Severus Rogue, qui contrairement à Kathleen, ne dormait pas le moins du monde, sentit comme une étrange chose lui passer sur le corps… Il jeta un coup d'œil à son pied et ce qu'il vit lui fit peur, enfin juste un peu… Une espèce d'arc blanc semblait lui raclait la chaussure et le pied… Il regarda autour de lui. Tout semblait subir le même traitement : les murs, les casseroles, sa tasse de thé et même Kate… Mais qu'est ce qu'il se passait à la fin ?

L'arc blanc se rapprochait doucement de son visage. Il fallait qu'il trouve une solution. C'était certainement dangereux… Ca ne pouvait être que dangereux puisque qu'il ne savait pas ce que c'était… De la magie noire peut-être ? Oui mais quoi ? Il s'en foutait après tout… Ca devait être un autre truc… C'était les Mangemorts. Oui c'était ça. Il fallait qu'il prévienne Dumbledore.

L'arc n'était plus qu'à deux centimètres sous son visage.

Qu'est ce qu'il devait faire ?

Sa tasse ne subissait plus l'étrange enchantement.

Elle était vide.

Son thé, son thé à lui. Le sort avait vidé sa tasse.

La tasse était propre.

Surnaturellement propre.

Et elle n'était plus ébréchée.

Le sortilège venait d'attaquer son visage.

Rogue ferma les yeux et arrêta de respirer.

………

Rien, ça ne lui faisait plus rien. Plus d'espèce de sentiment désagréable et légèrement plus que douloureux qu'on lui frottait la peau avec une éponge à gratter les plats était partit.

Il rouvrit les yeux et se toucha le visage pour voir si rien ne manquait. C'était bon. Il poussa un soupir soulagé et s'affala sur sa chaise. Pourquoi avait-il la désagréable sensation que quelque chose n'était plus comme avant ?

Mélindra décolla ses mains du parquet et se laissa tomber en arrière. Elle s'endormie comme une masse.

Sirius ouvrit les yeux deux heures plus tard avec un grognement. Il avait extrêmement mal dormit. A peine deux heures après avoir fermé l'œil il avait eut la désagréable sensation qu'on lui grattait la peau jusqu'à la mettre à la limite du vif.

Il se leva et prit la direction de la petite salle de bain, les yeux encore bien embués par le sommeil… Il attrapa sa brosse à dents et au bout de deux minutes de brossage, il attrapa son rasoir. Il leva la tête vers le miroir. Effort matinal, ne pas se faire peur… Epreuve réussit avec brio... Il approcha le rasoir de sa joue… L'eau, il fallait se mouiller le visage avant, c'était mieux. Il tourna donc le robinet qui ne grinça pas. Grinça pas ? Bof, il verrait le pourquoi du miracle toute à l'heure. Replay donc pour le rasage.

Tiens, pas besoin de raser aujourd'hui ? Bizarre, hier sa fille lui avait délicatement laissé entendre qu'il serrait peut-être temps qu'il le fasse. Pas grave… Il avait dû le faire hier soir et il ne s'en souvenait pas… Sirius fit un tour de 180° avec lui-même et se mit en position devant la douche.

Cinq minutes plus tard, la moitié de ses neurones étaient en place pour la journée. Direction habillage. Une fois fait, il jeta un coup d'œil désespéré à sa brosse. Depuis qu'il était sortit d'Azkaban, impossible de défaire les nœuds. Hors de question bien sûr qu'il se coupe les cheveux.

Il fit néanmoins un essai et miracle : aucun nœud dans la crinière…

Minutes ? Aucun nœuds dans la crinière, le robinet qui grince pas, la brosse à dent neuve, le rasage déjà fait, ses vêtements propres et repassés ?

Kreattur était malade.

- KREATTUR ! Cria-t-il.

Un pop plus tard et son Elfe de maison était devant lui. Son Elfe de maison avec les espèces de poiles gris qui lui sortait des oreilles, blancs, la toge propre et la peau plus verte fluo que verte.

Minute ?

- Qu'est ce que Kreattur peut faire pour le maître ?

- Rien… Il regarda autour de lui.

C'était une impression ou tout semblait étrangement propre et neuf ?

- Mélindra… Grogna l'ex pensionnaire d'Azkaban.

Deux heures plus tard, manquement à cinq crises de nerfs et deux arrêts cardiaques en croisant successivement un Harry Potter coiffé et un Severus Rogue aux cheveux propres . Sirius se décida à ouvrir la porte de la dernière pièce qu'il n'avait pas visitée du manoir. Bien sûr c'était toujours comme ça. La pièce la plus improbable où trouver une adolescente était toujours la bonne et accessoirement la dernière où on allait vérifier.

Il entra donc dans le bureau de son père, bureau qu'il haïssait plus que le reste de la maison… Endroit qui avait toujours était synonyme de prélude à un séjour dans la cave de la bâtisse. Quand il poussa la porte : surprise, sa fille était visiblement en train de dormir sur le parquet, à l'intérieur d'un cadre magique, enfin c'est ce qu'il supposa. Il regarda autour de lui : la pièce avait une toute autre allure, comme la maison. Lui qui c'était habitué aux marches qui grincent, à la poussière qui tombe sur vous si vous aviez le malheur de faire claquer une porte et au papier peint décollé, devait faire face à la résurrection du manoir Black. Tout avait retrouvé son état d'origine. Le bureau que Sirius avait connu sombre, toujours sale et puant la Magie noire, était à nouveau une pièce où il faisait bon travailler…

Il s'avança de la cage magique et après un temps de réflexion, retira un des cailloux blancs de l'espèce d'emplacement qu'il semblait tenir. Les arcs blancs avaient disparus.

Il s'agenouilla près d'elle et après avoir passé un bras sous ses genoux et derrière sa nuque, il la porta jusqu'à un endroit plus approprié pour dormir…

...

Mélindra rouvrit les yeux quelques cinq heures plus tard à cause de la terrible cuisine de Madame Weasley. Ca ne devrait pas être permis de cuisiner pareil… Elle se redressa donc et essayant tout de même de calmer mentalement son estomac… Un coup d'œil autour d'elle lui indiqua qu'elle se trouvait dans le salon… Mais quel salon ! Mélindra avait eut raison quand elle avait vu dans le tas de ruines, enfin presque, un ancien temple à la puissance aristocratique des Black. Le salon n'était plus verdâtre, les rideaux ne semblaient avoir servit à éteindre un feu, les fauteuils avaient perdus leur air défoncé… Non, le salon était agréable : décoré bien entendu aux couleurs vertes et argent mais tout restait ajusté avec un assez bon goût… Mélindra se leva, il fallait qu'elle vérifie quelque chose.

Un troupeau d'hippopotames auraient bien entendu été plus discret, mais la discrétion quand on s'appelle Mélindra Black, qu'on partage son patrimoine génétique avec deux Maraudeurs et qu'en plus, on a une mère qui ne s'est jamais soucié de chercher la définition de ce mot, on peut dire que discrétion est une option facultative.

Le tableau de Walburga Black se mit inévitablement à hurler…

Une Walburga Black qui était de très mauvaise humeur à cause du récurage inhumain qu'elle avait subit très tôt le matin même.

Enfin, cria jusqu'à ce que sa petite fille, à l'aide de son index fasse bouger son tableau. Son très beau tableau qu'elle avait elle-même fixé au mur. Plus précisément ancré dans le mur.

Et le fait que la gamine de quinze ans, d'après ce qu'elle avait comprit, fasse bouger son très beau tableaux lui coupa purement et simplement le sifflet.

- Je suis un génie. Conclue Mélindra en lancent un regard de supériorité à sa très chère grand-mère.

- Comment…

- C'était vous ou la tapisserie… Honnêtement entre un tableau braillard et pas franchement esthétique et une tapisserie cramée mais silencieuse… Le choix n'a pas été tellement difficile. Sur ce je vous laisse à vos dernières heures dans ce charmant hall d'entrée, moi je vais manger.

...

Alors? Le verdict?

Personnellement, d'un côté, je l'aime bien, et d'un autre, pas trop^^

Bref, le passage en italique n'est pas un souvenir de Sirius à proprement parler... J'espère que la façon dont je l'ai écrit ne vous a trop surpris. Et que la présence de ce petit interlude "pause souvenir" ne vous a pas dérangé mais j'ai eut envie d'écrire ça^^

A la semaine prochaine

N'oubliez pas ma petite review^^

Orlane

Mis en ligne le 27/10/2008