Titre : Je te détruirais

Auteur : Orlane

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.

Résumé: Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.

RAR :

- Emily : Salut ! Merci pour tes reviews^^. Je suis contente que ça t'ai plus… Les six tomes de HP en une nuit ? Je savais même pas que c'était humainement possible ^^. J'espère que Fascination t'a plus^^. Courage jusqu'au mois de Mars ^^. Et puis bonne lecture.

- Meian Kurayami : Tchou ! Je suis contente que mon idée pour pourrir la vie d'Ombrage t'ai plus. Et oui, la solidarité féminine entre en marche contre notre Crapaud International… Et on ne touche pas au Quidditch au risque de se faire agresser par Katie^^. Sinon, pour répondre à tes questions, c'est vrai que j'ai oublié de préciser le pourquoi du comment de la démonstration de force de Mélindra (je m'en suis aperçue après avoir poster =S)… En fait c'est assez simple… Ombrage se doute plus ou moins du coup monté qui la poursuit… Mais bon ce n'est pas tout à fait sûr. Merry lui a juste fait comprendre qu'elle avait une ennemie plutôt plus que dangereuse à ses trousses^^. Quelqu'un qui est capable de la tuer sans avoir besoin d'une baguette. Ta deuxième remarque est juste, la réaction d'Ombrage en voyant débarquer Buffy… Je n'y avais pas réfléchit (c'est pas bien, hein^^) mais je pense sincèrement qu'après avoir vu de quoi était capable La Tueuse, Ombrage s'est sûrement dit qu'il valait peut-être se faire oublier… Pour finir, Faith a beau être du genre rebelle et plutôt impulsive, elle tient un peu à son job (les vacances au pénitencier tous frais payés c'est sympa mais bon^^). Voilà, j'espère que j'ai répondu à toutes tes interrogations. Bonne lecture.

- Nicolas : Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que ça t'ai plus. T'es dur avec Chris quand même^^. Harry revient dans ce chap, si il t'a parut absent dans le précédent c'est parce que c'était plus centré sur la guerre entre Ombrage et Mélindra^^. Bonne lecture.

Note : Salut les gens ! Comment allez vous ? Vous avez passé une bonne semaine ? Donc un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. J'aime beaucoup le début pour ma part, la fin est plus tirée du livre, mais comme c'est un peu un bout indispensable… J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture.

Orlane.

Chapitre 22

Mélindra était tranquillement en train de parler avec Jarod Evans dans un couloir menant à la Tour des Gryffondors. Jarod était un élève de Poufsouffle en sixième année et était assez mignon, il fallait l'avouer : grand, les yeux verts d'eau, cheveux bruns… Pas trop bête avec ça. En restant objective Mélindra le trouvait mignon et Ginny était totalement d'accord avec elle. Mélindra avait sympathisé avec lui durant l'un des cours de Gilles.

Elle était tombé dessus après la réunion de l'A.D. (réunion durant laquelle elle avait enfin réussit à produire son Patronus… Un gros chien imposant naturellement)

Enfin bref, elle était tranquillement en train de parler avec Jarod de tout et de rien… Des vacances de Noël que le jeune homme allait passer avec sa famille et des siennes que Mélindra allait occuper à elle ne savait quoi en fait…

- J'ai entendu dire qu'il y aurait une sortie à Pré-au-Lard après les vacances… Ca te dirait d'y aller avec moi ?

Mélindra allait répondre. Bien sûr que ça lui plairait, elle s'entendait bien avec Jarod et puis il fallait bien qu'elle tourne un jour la page de sa relation avec Chris… définitivement.

Elle allait répondre mais…

Le visage de Jarod commençait à devenir flou… Elle s'inquiéta quand de longs cheveux noirs apparurent à la place de ceux du Poufsouffle…

Elle tiqua.

Une étrange douleur au ventre lui indiqua d'où venaient ces images.

Elle paniqua quand le visage de Jarod disparu devant la vision qu'elle avait : le visage de Cho Chang approchant dangereusement du sien ou tout du moins de celui de Harry.

Ce fût carrément flippant quand elle eut les renvois des sensations d'un Harry Potter en train d'embrasser la fille dont il était dingue depuis l'année dernière.

Elle entendit vaguement Jarod lui demandait si elle allait bien…

Mélindra ne lui répondit pas, elle essayait de se défaire de la connexion avec Harry.

Mission impossible, son meilleur ami était trop, beaucoup trop stressé (et donc pour sa magie en danger).

Ca dura trois longues minutes.

Et quand Mélindra sentit la connexion se couper, elle tituba en arrière pour trouver l'appuie du mur. Elle se laissa glisser au sol.

- Ca va Mélindra ?

Mélindra avait fermé les yeux pour tenter de refouler son haut le cœur et calmer les battements de son cœur. Elle ne pu donner une réponse à Jarod qu'après deux minutes.

- Ca va aller…

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? Lui demanda le Poufsouffle tandis qu'il l'aidait à se remettre debout.

- Si je te le dis, tu ne me croiras pas. Répondit Mélindra tandis qu'elle passait maladroitement à la verticale.

- Je vais te raccompagner à ta salle commune, ça vaut mieux.

- Merci.

Mélindra souffla un bon coup avant de donner le mot de passe à la Grosse Dame. Elle avait récupéré sur le chemin. Elle s'approcha de Ron, Hermione et Harry et se laissa tomber sur le fauteuil libre près de la cheminée.

- Potter, il faut vraiment que t'ais une discussion avec ton parrain pendant les vacances ! Grogna-t-elle à son meilleur ami.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il me semble qu'il était plutôt calé niveau approche des filles.

Harry la regarda avec des yeux exorbités. Puis ses joues devinrent roses.

- Quoi ?!

- Ecoutes, je t'adore Harry mais il est hors de question que je revive ça, c'est au-dessus de mes forces.

- Revivre quoi ?

- Ta petite séance de bécotage avec Chang. Comprend que c'est perturbant pour moi.

- Tu as QUOI ?! S'écria le jeune Potter en devenant rouge.

- C'est quand même pas de ma faute si tu paniques pour un rien. Donc, je disais, comme personne s'est dévoué pour faire ton éducation sur ce plan, il me serrait gré que tu voies ça avec ton parrain.

- Je ne vois pas pourquoi…

- Parce que tu as flippé comme un malade pour un baiser Potter ! Dans l'ordre des choses, je n'ose même pas imaginer ce que ça va être quand tu voudras aller plus loin avec une fille. Comprends moi quand je te dis que c'est traumatisant… Je n'aimerais pas être prise comme témoin le jour où tu perdras ton pucelage Potter.

Harry avait entrouvert la bouche de stupeur et était rouge pivoine.

Hermione secouait la tête d'un air désespéré et Ron… Ron venait clairement d'exploser de rire devant la tête de son meilleur ami et l'air extrêmement sérieux de Mélindra.

Mélindra avait commencé une nuit sans rêve… enfin jusqu'à ce que Harry, lui, en face un pour elle… Elle dormait d'un sommeil profond et pourtant, elle devina immédiatement que ce rêve n'était pas le sien.

Elle était serpent et glissait sur un sol agréablement froid pour ses nouveaux sens… elle rampait dans un couloir sombre et en apparence vide… Non en fait, il n'était pas si vide que ça. Un homme assoupi probablement était assis dans un coin du couloir. Le serpent glissa jusqu'à lui… il sortit sa langue pour goûter l'arôme de l'homme… Mais il ne fallait pas s'arrêter pour l'homme, il n'avait pas le temps… il devait faire quelque chose d'abord.

L'homme bougea. Une cape aux reflets irisés tomba sur le sol. L'homme se mit debout. Le serpent su qu'il était repéré. Alors il attaqua. Ce n'était pas prévu mais il devait se défendre. L'homme se tenait devant lui, une baguette magique pointée dans sa direction.

Alors le serpent se redressa et bondit aussi violemment que rapidement. Il enfonça une fois, deux fois, trois fois ses crochets dans la chair tiède de l'humain. Le sang lui inonda la gueule…

Mélindra se débattait inutilement contre ce rêve. Elle savait la bataille presque perdue d'avance. Ce lien mentale ou magique qui la reliait à Harry était bien trop puissant. Plus puissant que sa volonté et que ses propres pouvoirs.

- Mélindra ! MELINDRA !

Quelqu'un la secouait énergiquement.

La jeune Black se réveilla en sursaut. Son corps était complètement trempé de sueur. Son cœur était affolé et elle sentait que sa magie pulsait beaucoup trop fort dans ses veines.

Et puis il y avait la douleur au ventre. Elle avait été rarement aussi forte.

- Harry… Souffla la jeune Black.

Mélindra se redressa fébrilement et se débattit avec ses draps avant de se lever.

Trop vite, beaucoup trop vite.

Ses jambes cédèrent sous son poids et elle manqua de tomber par terre. Elle se rattrapa inextrémiste à son lit.

- Mélindra, ça va ? Lui demanda Hermione en l'aidant à tenir debout. La jeune Black se rendit compte de la présence de sa meilleure amie.

Mélindra hocha distraitement de la tête. Elle se libéra de l'emprise de sa meilleure amie et se vaporisa en direction du dortoir des garçons.

Sans faire attention au mince filet de sang qui avait coulé de son nez lorsqu'elle s'était trop précipitée pour s'évaporer, elle se jeta sur le jeune Potter.

- Harry ! Tu vas bien ?! S'écria Mélindra en voyant son meilleur aussi pâle que la mort tandis qu'il se redressait après avoir vomi son repas de la vieil sur le parquet.

Mélindra avait une pique de douleur toujours aussi aigue. Elle abandonna la bataille qui consistait à rester debout malgré la douleur.

- Ca va aller, Bum' ?

Mais Harry l'ignora royalement.

- Ton père. Ton père… s'est fait attaquer… Dit le jeune Potter, haletant à cause de la douleur, à l'intention de son meilleur ami.

- Quoi ?

- Ton père ! Il s'est fait mordre, c'est grave, il y avait du sang partout.

- Harry… Mon vieux… Tu as rêvé…

- Ron… Il dit la vérité. Souffla Mélindra.

- Mais… C'était un rêve.

- Non ! Répliqua un Harry Potter furieux.

- Calme toi Harry. Souffla Mélindra en essayant de faire s'allonger son meilleur ami. Il apparut que le jeune Potter était aussi buté qu'elle.

- Harry, tu es malade… Marmonna Ron.

- Tout va bien pour moi, c'est pour ton père qu'il faut s'inquiéter… Il faut absolument savoir où il est… il saigne terriblement… j'étais… j'étais un énorme serpent.

Harry essaya de se lever mais Mélindra et Ron l'en empêchèrent.

La jeune Black finit par attirer son meilleur ami contre elle.

- Calme toi Bum'… Respire…

Harry tremblait contre elle… La jeune fille lui frotta le dos avec énergie.

Hermione – qui avait rejoint ses amis- remarqua à son tour l'état du jeune Potter déposa une couverture sur le dos de son meilleur ami et lui attrapa la main.

- Ca va 'Era ? Lui demanda doucement la jeune fille.

- Oui… Ca va mieux.

C'était vrai. La douleur refluait doucement… et elle était devenue amplement supportable. Mélindra réajusta la couverture autour des épaules de son meilleur ami. Il tremblait moins mais, Mélindra le savait, était encore en état de choc.

Elle jeta un coup d'œil à Ron… Le rouquin était si pâle que ses tâches de rousseurs avaient quasiment disparues. Il s'était assit et fixait un point lointain.

Une dizaine de minutes passèrent ainsi, dans le silence juste brisé par les chuchotements de réconforts que Mélindra soufflait à Harry et que Hermione prodiguait à Ron, à côté duquel elle était aller s'asseoir. Des bruits de pas précipités se firent bientôt entendre.

- Par ici, professeur.

C'était la voix de Neville.

Le professeur McGonagall entra en trombe dans le dortoir des cinquièmes années. Elle était vêtue de sa célèbre rode de chambre écossaise, ses cheveux étaient lâchés et ses lunettes de travers.

- Qu'est-ce qu'il y a, Potter ? Où avez-vous mal ?

Harry releva la tête qu'il avait inconsciemment enfoui dans le cou de sa meilleure amie pour croiser le regard de sa directrice de Maison.

- Le père de Ron. Il a été attaqué par un serpent et c'est grave. Je l'ai vu.

- Qu'est ce que vous voulez dire par je l'ai vu ? Interrogea McGonagall en fronçant les sourcils.

- Je ne sais pas… je dormais et je me suis retrouvé là-bas…

- Vous voulez dire que vous avez rêvé ?

- Non !

- Professeur il dit la vérité… Soupira Mélindra.

- Au début ce n'était qu'un rêve stupide qui n'avait rien à voir… et puis tout d'un coup, c'est devenu réel. Je ne l'ai pas imaginé. Mr Weasley était endormi par terre et il a té attaqué par un serpent gigantesque, il y avait plein de sang partout et s'est évanoui. Il faut absolument savoir où il est …

Après dix seconde de silence durant lesquelles McGonagall avait fixé sont élève avec un air effrayé sur son visage, la sorcière tourna son regard vers Mélindra.

- Miss Black ?

- J'ai vu la même chose… Il faut croire Harry professeur…

McGonagall soupira.

- Je vous crois Monsieur Potter. Mettez votre robe de chambre, nous allons voir le directeur.

Mélindra relâcha son étreinte pour laissez son meilleur ami se lever.

- Miss Black, Monsieur Weasley, vous devriez venir vous aussi.

Mélindra hocha la tête et se leva à son tour. Passer chercher sa robe de chambre serait trop long et pourrait compromettre les chances de survies du père de Ron aussi elle attrapa rapidement le jeans de Harry qui traînait, enfila le pull tricoté par Madame Weasley l'année dernière et chaussa rapidement la paire de tennis qui traînaient elles aussi.

Elle serra rapidement Hermione dans ses bras.

- Je t'envoie Athéna dès qu'on a du nouveau.

La jeune fille acquiesça.

- Je vais allez réveillez Ginny et les jumeaux.

- D'accord. A toute à l'heure 'Mione.

Mélindra desserra son étreinte et se dépêcha de rejoindre Harry et Ron.

Le chemin jusqu'au bureau de Dumbledore leur paru long. Elle sentait toujours la pointe lancinante qui lui barrait le ventre, signe que Harry avait toujours mal à sa cicatrice ou que tout du moins, n'était pas encore remit. Ron était toujours aussi pâle. Mélindra qui marchait entre les deux garçons avait finit par attraper la main de ses deux meilleurs amis.

- Fizwizbiz. Dit le professeur McGonagall à l'attention de la gargouille. Celle-ci s'anima et pivota pour laisser apparaître des escaliers.

Mélindra perçut des bruits de conversation qui devait provenir d'au moins une dizaine de personne. McGonagall ne sembla pas s'y formaliser. Elle s'élança dans les escaliers et une fois devant la porte du bureau, frappa trois fois le battant en bois.

La pièce était plongée dans la pénombre, la seule source de lumière provenait des fenêtres qui laissaient passer les rayons de la lune. Mélindra vit Athéna s'avancer avec élégance en direction de Fumseck. Le chat-phoenix bondit et s'installa sur le bord de la fenêtre qui jouxtait le perchoir du phoenix. Celui-ci émit un trémolo joyeux. Trémolo auquel répondit Athéna par un ronronnement bruyant.

- Oh, c'est vous professeur McGonagall… et…ah.

Mélindra reposa son regard sur son directeur. Dumbledore portait une robe de chambre pourpre et or, aux broderies magnifiques par-dessus une chemise de nuit immaculée. Ses yeux d'un bleus clair fixait McGonagall d'un regard perçant.

- Professeur Dumbledore, Potter a eu un… enfin… un cauchemar. Expliqua McGonagall. Il dit…

- Ce n'était pas un cauchemar. La coupa Harry.

Ce manquement au protocole qui voulait que le professeur parle avant l'élève lui valut un léger regard noir et froncement de sourcils de la part de McGonagall.

- Très bien, Potter, dans ce cas, racontez-le vous-même au directeur.

Mélindra se désintéressa de la conversation et s'approcha de Ron. Le rouquin était restait dans l'ombre, contre le mur.

- Ca va aller Ron ? Murmura-t-elle doucement.

- Je ne sais pas.

- Ton père va s'en sortir.

Ron hocha de la tête mais son regard était sceptique.

Et les yeux bleus de Ron s'assombrirent quand les tableaux, après un long temps d'absence, étaient revenus faire leur rapport.

Arthur Weasley était dans un triste état.

- Minerva, je voudrais que vous alliez réveiller les autres enfants Weasley.

- Bien sûr…

Le professeur McGonagall se leva et disparu dans les escaliers.

- 'Théna, va prévenir Hermione s'il te plaît.

Le chat-phoenix se leva et disparu en un éclair bleu.

Mélindra se passa une main lasse dans les cheveux et s'approcha de Harry, imitée par Ron. Elle posa ses mains sur les épaules du jeune Potter.

- Je suis désolé pour ton père Ron. Souffla Harry en regardant son meilleur ami dans les yeux.

- Tu n'y est pour rien, Bum'… Tu n'y es pour rien.

La voix de Ron n'était qu'un faible murmure. Harry lui serra l'avant bras.

- Il va s'en sortir.

Le professeur Dumbledore fit tomber un objet en métal sur le sol en pierre. Mélindra sursauta.

- Désolé. Dit le directeur de Poudlard avec un sourire repentant. Il déposa une vieille bouilloire brûlée sur son bureau. Portus !

Pendant un instant, la bouilloire trembla, luisant d'une étrange lumière bleue, puis redevint inerte et aussi noire qu'à l'ordinaire.

Dumbledore s'approcha ensuite d'un autre tableau qui représentait un sorcier au visage intelligent avec une barbe en pointe. Il portait les couleurs vert et argent de Serpentard… Mélindra le reconnut : c'était Phineas Nigellus. Apparemment son arrière-arrière-arrière-grand-père ne semblait pas vouloir coopérer.

- PHINEAS ! S'écria finalement Dumbledore.

Dans un sursaut théâtral, le sorcier ouvrit grand les yeux.

- Quelqu'un m'a appelé ?

- J'ai besoin que vous vous rendiez dans votre autre portrait, Phineas. J'ai encore un message.

- Me rendre dans mon autre portrait ? Répondit Phineas d'une voix flûtée en faisant semblant de bâiller longuement (ses yeux balayèrent la pièce et s'arrêtèrent sur Harry et Mélindra). Oh, non, Dumbledore, pas ce soir, je suis trop fatigué.

- Insubordination, monsieur ! Rugit un sorcier corpulent au nez rouge, faisant au passage sursauter Mélindra. Manquement au devoir !

- Nous devons nous mettre au service de l'actuel directeur de Poudlard, il y va de notre honneur ! Honte à vous, Phineas !

- Voulez-vous que j'emploie des arguments plus convaincants, Dumbledore ? Demanda une sorcière aux yeux perçant en brandissant une baguette magique d'une taille si exceptionnelle qu'elle ressemblait plutôt à une cravache.

- Oh, très bien… Reprit l'ancêtre des Black. Mais il a peut-être détruit mon portait à l'heure qu'il est, il s'est débarrassé de presque toute la famille…

- Sirius sait qu'il doit conserver votre portait. Répliqua Dumbledore. Vous allez lui transmettre qu'Arthur Weasley a été grièvement blessé et que sa femme et ses enfants, ainsi que Harry Potter et sa fille, arriveront très bientôt chez lui. Vous avez compris ?

- Arthur Weasley, blessé, femme, enfants, Harry Potter et l'illégitime –Mélindra détourna les yeux en entendant la façon dont l'avait appeler Phineas- arrivent. Récita le sorcier d'une voix lasse. Oui, oui… Très bien…

Au moment où il disparaissait, la porte du bureau s'ouvrit sur McGonagall, suivie par Fred, George et Ginny. Tous trois étaient encore en pyjama mais ils avaient prient le temps d'enfiler un pull et une paire de chaussures.

- Harry… Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Ginny, l'air effrayé. Le professeur McGonagall nous a dit que tu avais vu papa blessé.

- Votre père a été attaqué pendant qu'il accomplissait une mission pour l'Ordre du Phoenix. Expliqua Dumbledore. Il a été transporté à l'hôpital Ste mangouste pour les maladies et blessures magiques. Vous allez retourner dans la maison de Sirius qui est beaucoup plus pratique que le Terrier pour se rendre à l'hôpital. Vous retrouverez votre mère là-bas.

- On y va comment ? Demanda Fred, visiblement secoué. Par la Poudre de Cheminette ?

- Non. Trop risqué, le réseau des cheminées est surveillé. Vous prendrez un Portoloin. (Il désigna la bouilloire posée sur son bureau). Nous attendons simplement que Phineas Nigellus vienne faire son rapport… je veux être sûr que la voie est libre avant de vous donner le feu vert…

Il y eut soudain un éclair de flammes au beau milieu du bureau et une unique plume d'or virevolta doucement vers le sol.

- C'est un avertissement de Fumseck. Dit Dumbledore en rattrapant la plume. Le professeur Ombrage doit savoir que vous avez quitté vos dortoirs… Minerva, allez l'occuper… racontez-lui une histoire quelconque.

Mélindra fronça les sourcils et jeta un coup d'œil à son bracelet rose. Il lui indiqua qu'Ombrage se trouvait sur le chemin, précisément deux étages en dessous mais encore dans l'aile est.

- Il dit qu'il sera ravi de les accueillir. Annonça une voix morne derrière Dumbledore.

Phineas Nigellus était de retour.

- Mon arrière-arrière-petit-fils a toujours manifesté un goût étrange dans le choix de ses fréquentations…

Le regard du sorcier se posa avec insistance sur Mélindra. La jeune Black releva le menton d'un air digne. Après un dernier regard pointu à Phineas Nigellus, la jeune Black s'approcha de Dumbledore et de sa bouilloire.

...

Tadam!

Ca vous a plu?

N'oubliez pas ma p'tite review^^.

A la semaine prochaine.

Orlane

Mis en ligne le 01/02/2009