Titre : Je te détruirais

Auteur : Orlane

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.

Résumé:Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.

RAR :

- Meian Kurayami : Salut!Comment vas-tu? Merci beaucoup pour ta review, je suis contente que ça t'ai plut. Alors comme ça, j'ai laissé passé mes récurrentes fautes de conjugaison! Il faudra que je modifie le chapitre précédent quand j'aurais le temps. Merci de m'avoir prévenu en tout cas^^. Normalement il ne devrait pas en avoir dans celui-ci, j'ai vérifié^^. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.

- Nicolas : Salut! Merci beaucoup pour ta review. Contente que mon chapitre t'ai plut. Bonne lecture.

Note : Hey les gens! Comment allez vous? Bonne nouvelle, mon ordi pète la forme, la cure de réparation lui a bien réussit. Et je n'ai quasiment rien perdu, si ce n'est ma liste de favoris que je n'avais pas penser à sauvegarde mais bon -_-... C'est pas trop grave^^.J'espère que vos vacances se sont bien passées. Donc, un nouveau chapitre... Je l'aime plutôt bien, même si il y a un long passage du livre vous avez le droit de le sauter si vous voulez, je ne vous en voudrais pas^^). Bonne lecture

Orlane.

Chapitre 25

Mélindra fut réveillée par l'insistance d'Athéna qui frottait sa tête contre la sienne et miaulait à intervalle régulier. Un vrai coucou suisse… Mélindra bailla à s'en décrocher la mâchoire avant de s'étirer à la manière d'un chat.

Elle se redressa et regarda autour d'elle.

Hermione était assise sur son lit, en train de déballer ses cadeaux et Ginny regardait son tas de paquets d'un œil rendu abstrait par le sommeil.

- Joyeux Noël, les filles… Marmonna Mélindra en attrapant un paquet au-dessus de la pile.

Un cadeau de Buffy : un très joli pieu en chêne massif et à la poignée rose…

Elle éclata de rire et attrapa un autre paquet.

Ce matin là, Mélindra fût encore plus gâtée que les années précédentes : Kennedy lui avait envoyé un parfum spécial pour attirer les garçon, le message était clair… La Tueuse lui suggérait de penser à se trouver un autre petit copain. Le tout était de savoir comment elle savait qu'elle était encore célibataire. Willow lui avait offert un livre sur la magie des sorcières à magie alternative, Gilles un livre sur les vampires qu'elle n'avait pas encore, Faith tout un tas de petits accessoires roses, les sœurs Halliwell s'étaient rassemblées visiblement pour lui acheter une nouvelle tenue de Quidditch aux couleurs des Harpies de Holyhead, de la part de Remus et Tonks un très bel assortiment de chez Zonko, Kate quant à elle lui avait offert un petit appareil photo, Monsieur et Madame Weasley, le traditionnel pull fait main, Ginny un chapeau de sorcière rose – et vu l'air malicieux de Ginny quand Hermione avait trouvé le sien il allait falloir le mettre tous les jours -Hermione, un planning à devoir, Ron des bonbons de chez Honneyduck et Harry lui avait offert un grimoire sur la magie Blanche…

De la part de ses parents adoptifs : rien… Ce qui voulait peut-être dire qu'il faudrait qu'elle aille chercher son cadeau sur place.

Et de la part de son très cher papa une petite moto miniature rouge sang. Et honnêtement, elle n'avait rien compris…

La jeune Black rassembla les emballages de ses paquets avant de les jeter dans la petite cheminée de la chambre. Elle attrapa ensuite un jean et un pull et alla se laver.

...

- Joyeux Noël, tout le monde ! Dit Mélindra en entrant dans la cuisine.

Elle alla saluer et remercier toutes les personnes présentes avant de s'asseoir à côté de son père.

- C'est quoi le message caché pour mon cadeau ?

- Tu verras ça ce soir. Répondit son père avec un sourire malicieux.

- T'es pas drôle. Grogna la jeune fille en attrapant un toast.

Son père ne fit que lui rire au nez.

...

Mélindra envoya un regard moqueur à son meilleur ami, présentement en train de l'incendier du regard.

Môsieur Potter était de mauvaise humeur. Môsieur Potter lui faisait la gueule… Tout ça parce qu'il s'était fait embarqué la veille par son parrain pour une discussion… Discussion dont Harry était revenu rouge pivoine et Sirius finalement amusé. Un Sirius Black qui avait quand même maugréé que ce n'était pas à lui de faire ça et que James allait le lui payer…

Ca avait fait rire Remus bien sûr…

Enfin bref, Harry lui envoyait œillade noire sur œillade noire, sans se rendre compte qu'elle se retenait d'éclater de rire et qu'Hermione n'était pas en reste.

- Hum… Alors Harry, dis moi, il t'a offert quoi le papa Noël ? Demanda Mélindra en allant s'asseoir à côté du jeune Potter. Un cadeau de Cho, j'espère ?

Kate soupira à nouveau.

Deux jours. Ca faisait deux jours qu'elle supportait ça. Sa nièce était une purge. Un véritable cas désespéré. Et Harry Potter était encore pire.

Le jeune homme avait tenté d'attraper la jeune Black. Jeune Black qui s'était échappée en moins de temps qui faut pour dire Cho Chang. Et maintenant, ils étaient en train de se chamailler dans le salon. Mélindra envoya un coussin à son meilleur ami, qui riposta en lui balançant une boule de noël…

Remus échangea un regard avec Sirius qui observait le manège avec un grand sourire.

- Si je te dis qu'on dirait James et Sarah…

- Je te dirais que tu as une bonne mémoire Remus…

Le Loup-garou éclata de rire, en échos à celui de Mélindra, qui en esquivant l'attaque pataude de Harry n'avait pas prévu que son meilleur ami perde l'équilibre. Harry venait de s'écraser dans le fauteuil.

Elle allait passer à l'attaque à son tour quand deux mains la ceinturèrent. Elle se retrouva assise à côté de son père, vilement retenue par les épaules.

- Merci Sirius ! S'exclama Harry en fonçant vers Mélindra.

Ce fut Remus qui s'occupa de son cas.

- Merci les garçons. Soupira Kate en retournant à sa partie d'échec. Elle n'avait toujours pas réussit à battre Ron et ça, ça avait le don de l'agacer, au même titre que les chamailleries incessantes de sa nièce qui après avoir fichu la paix à Harry –temporairement du moins- s'était attaquée à Ginny.

...

- Et toi, Gin', un cadeau de Michael ?

- Une jolie bague. Des nouvelles de Jarod, Mélindra ? Répondit la jeune Weasley.

La brune lui fit les gros yeux en lui indiquant son père –qui venait de resserrer sensiblement son étreinte autour de ses épaules.

- Oups… Murmura Ginny avec un faux air désolé.

- Qui est ce Jarod ? Demanda finalement Ron, qui lançait les mêmes regards que Sirius en direction de la jeune Black.

- Un Poufsouffle, en sixième année. Tu ne le connais pas.

- Evans ? Grogna le rouquin.

- Tu le connais ? S'étonna Mélindra.

- Et il te veux quoi au juste ce Evans ? Gronda l'homme.

- Rien… Souffla la jeune fille.

- Je croyais qu'il t'avait demandé de l'accompagner à la prochaine sortie à Pré-au-Lard ? Demanda Ginny.

- Il quoi ? Marmonnèrent Ron et Sirius d'une même voix.

- Merci Ginny.

- Tu l'as bien cherché. Commenta Kate.

Mélindra croisa les bras sur sa poitrine et envoya un regard meurtrier à sa tante.

Madame Weasley arriva à ce moment dans le salon.

- On va y aller les enfants… Fol-Œil est arrivé.

Mélindra se leva et après avoir embrassé son père sur la joue, sortie de la pièce.

...

Sainte Mangouste… A Noël… Si seulement elle avait pensé à apporter son appareil photo…

La visite fût rapide… Apparemment monsieur Weasley n'avait pas pu s'empêcher de tester une méthode moldue, mais rien n'échappait jamais à Molly Weasley. Elle avait vu Bill et les jumeaux s'éclipser dès le début de l'affrontement. C'était au moment où le ton commençait à monter du côté de Molly que Mélindra avait emboîté le pas de Harry hors de la salle. Ils avaient gagné le cinquième étage (en se faisant harcelé par les tableaux de Guérisseurs durant tout le trajet, soit disant Ron avait l'éclabouille…)

C'était après que ça avait dérapé.

Un mec blond, en robe de chambre, était sortit de nulle part.

- Ca alors ! S'était écrié Ron.

Hermione avait enchaîné par :

- Oh, mon Dieu ! Professeur Lockhart !

Mélindra avait haussé un sourcil et lancé un regard abstrait à l'homme, qui elle le savait était un ancien membre de l'équipe pédagogique de Poudlard ayant abandonné son poste suite à l'histoire de la Chambre des secrets et à un sortilège d'Oubliette qui avait mal tourné.

- Bonjour ! Dit l'homme en question. J'imagine que vous voulez mon autographe ?

Lockhart était aussi l'homme le plus vantard de la planète, n'ayant pas hésité à s'approprier les exploits d'autres sorciers avant de leur lancer un sortilège d'Oubliette…

- Il n'a pas tellement changé. Remarqua Harry.

- Heu… Comment allez-vous, professeur ? Demanda Ron, d'un air un peu coupable.

Il ne fallait pas oublier de préciser que c'était à cause de la baguette de Ron si le sortilège d'Oubliette avait foiré.

- Je vais très bien, merci ! Répondit Lockhart en sortant une plume de paon. Combien d'autographes désirez-vous ? Maintenant j'arrive à attacher les lettres entre elles, vous savez ?

- Heu… Nous n'avons pas besoin d'autographes pour le moment, merci. Répondit Ron.

- Professeur, est-il bien prudent que vous vous promeniez dans les couloirs ? Vous devriez peut-être rentrer dans votre chambre ? S'enquit Harry, après avoir échangé un regard avec Ron.

Le sourire de Lockhart s'effaça lentement. Pendant quelques instants, il fixa Harry.

- Nous nous sommes déjà rencontrés, non ? Dit-il.

- Heu... oui, en effet, répondit Harry. Vous nous donniez des cours à Poudlard, vous vous souvenez ?

- Des cours ? Répéta Lockhart, un peu déconcerté. Moi ? Vous êtes sûr ?

Le sourire revint alors sur son visage, si soudainement qu'il en avait quelque chose d'inquiétant.

- J'ai dû vous apprendre tout ce que vous savez, j'imagine ? Alors, ces autographes ? On n'a qu'à dire une douzaine, vous les donnerez à vos amis comme ça tout le monde sera content !

Mais à cet instant, une tête apparut à la porte, tout au bout du couloir et une voix appela:

- Gilderoy, vilain garçon, qu'est-ce que tu fais là-bas ?

Une guérisseuse aux allures maternelles, une couronne de guirlandes dans les cheveux, s'approcha à grands pas en adressant à Harry et aux deux autres un sourire chaleureux.

- Oh, Gilderoy, tu as des visiteurs ! Mais c'est merveilleux et le jour de Noël, en plus ! Vous savez, il n'a jamais de visites, le pauvre petit agneau, et je ne comprends pas pourquoi, il est tellement mignon, n'est-ce pas que tu es mignon ?

- Je donne des autographes ! Dit Lockhart à la guérisseuse avec un nouveau sourire étincelant. Ils en veulent plein et ils insistent ! J'espère au moins qu'on a suffisamment de photos !

- Écoutez-le, dit la guérisseuse en le prenant par le bras, le visage radieux, comme s'il s'agissait d'un enfant de deux ans particulièrement précoce. Il était assez connu, il y a quelques années, on espère beaucoup que ce goût pour les autographes est un signe que sa mémoire commence à revenir. Vous voulez bien venir par là ? Il est dans une salle spéciale, vous savez, toujours fermée à clé, il a dû se glisser dehors quand j'ai apporté les cadeaux de Noël. D'habitude, la porte reste verrouillée... Non pas qu'il soit dangereux ! Mais, poursuivit-elle en baissant la voix, il est un peu dangereux pour lui-même, le pauvre... Il ne sait pas qui il est, il va se promener au hasard et n'arrive plus à retrouver son chemin... C'est vraiment gentil à vous d'être venus le voir.

Mélindra suivait ses amis. Elle se serait bien éclipsée mais Ron l'avait attrapée par le bras. Il gagnèrent ainsi le cinquième étage jusqu'à la salle Janus Thickey. La Guérisseuse ouvrit la porte à l'aide d'un sort et conduisit Lockhart jusqu'à un fauteuil.

- C'est là que sont réunis nos résidants de longue durée, expliqua-t-elle à voix basse, ceux qui sont atteints de maladies incurables consécutives à des sortilèges. Oh, bien sûr, avec des potions intensives, quelques charmes thérapeutiques et un peu de chance, nous arrivons à obtenir des progrès. Gilderoy semble reprendre un peu conscience de lui-même et nous avons constaté une très nette amélioration chez Mr Moroz, il retrouve peu à peu l'usage de la parole bien que nous ne comprenions pas la langue qu'il utilise. Bon, je vais continuer de distribuer les cadeaux, je vous laisse bavarder tranquillement.

Mélindra s'asseya sur le bord du lit de Lockhart. Elle balaya la pièce du regard et sourit en voyant la décoration du côté réservé à l'ancien Professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Il avait tapissé la quasi-totalité de son mur de photos de lui, dédicacées par lui pour lui. Elle vit la photo sur les tables de nuits de tous les autres patients. Les autres patients qui semblaient tous véritablement amoché : une dame avait la tête entièrement recouverte de fourrure et un homme était immobile, le regard fixe sur le plafond et le teint cireux. Il n'arrêtait pas de marmonner des choses incompréhensibles. Et au bout de la pièce, des rideaux semblaient conférer de l'intimité aux visiteurs aussi bien qu'aux patients…

-… Ah, Madame Londubat, vous partez déjà ?

Mélindra releva la tête. Son regard tomba sur une sorcière âgée, à l'aspect redoutable, qui portait une longue robe verte, une fourrure de renard mangée aux mites et un chapeau orné d'un vautour empaillé. Et derrière elle, un jeune homme à l'allure dégingandé et semblant passablement déprimé… Neville.

Mélindra échangea un regard avec Harry. Ils étaient les deux seuls au courant. Mélindra le savait bien avant Harry parce qu'elle avait fait pas mal de recherche sur le passé de ses parents (ça, c'était quand elle ne connaissait pas l'identité de son père), puis sur les membres de sa famille. Et à son plus grand malheur, Bellatrix Lestrange faisait parti de cette famille.

Comme Neville n'avait jamais parlé de ses parents, elle avait deviné que c'était un domaine sensible et pour une fois, avait tenu sa langue.

Mais Ron, Hermione et Ginny, eux, n'étaient au courant de rien. Elle chercha des yeux une occupation, même nulle pour détourner l'attention volage de ses trois amis…

- Neville !

Trop tard. Ron avait été plus rapide qu'elle.

- C'est nous, Neville ! Dit Ron d'une voix claironnante. Regarde ! Lockhart est ici ! Et toi, qui est-ce que tu venais voir ?

- Ce sont des amis à toi, mon chéri ? Demanda la grand-mère avec un sourire aimable, tout en se dirigeant vers eux.

Mélindra remarqua sans peine à la tête de Neville qu'il aurait préféré être n'importe où plutôt qu'ici.

- Ah, oui. Dit sa grand-mère.

Elle tendit une main en forme de serre à Harry.

- Oui, oui, je sais bien qui vous êtes, bien sûr. Neville me dit toujours le plus grand bien de vous.

- Heu… merci. Marmonna Harry en lui serrant la main.

Neville, lui, gardait obstinément ses yeux sur ses chaussures.

- Et vous deux, vous êtes les Weasley. Poursuivit Madame Londubat en tendant la main d'un geste royal à Ron puis à Ginny. Oui, je connais vos parents – pas très bien sans doute- mais ce sont des gens charmants…

La sorcière tendit ensuite sa main à Mélindra.

La jeune fille la serra en évitant de croiser trop longtemps le regard de la femme. Bellatrix était sa grande cousine, et c'était elle qui avait détruit les Londubat.

D'une secousse sèche du poignet, la vieille sorcière la força à relever la tête.

- Neville m'a aussi parlé de vous, Miss Black. Vous êtes sa coéquipière dans l'AD, si j'ai bien compris.

- Oui…

La femme lui sourit et se tourna vers Hermione.

- Et vous, vous devez être Hermione Granger ?

Hermione lui serra la main, l'air surprise que Madame Londubat connaisse son nom.

- Oui, Neville m'a parlé de vous. Vous l'avez aidé à se tirer de quelques mauvais pas, si j'ai bien compris ? Oh, c'est un gentil garçon.

Ses yeux s'abaissèrent de chaque côté de son nez osseux et elle observa Neville d'un regard sévère comme si elle l'évaluait.

- Mais il n'a pas le talent de son père, il faut bien le reconnaître.

Elle montra les deux lits du bout de la salle d'un mouvement de tête si brusque que le vautour empaillé de son chapeau se mit à osciller dangereusement.

- Quoi ? Dit Ron, abasourdi. C'est ton père qui est là-bas ?

- Qu'est-ce que ça signifie ? S'exclama sèchement Mrs Londubat. Tu n'as donc pas parlé de tes parents à tes amis, Neville ?

- Il n'y a pas de quoi en avoir honte ! Poursuivit Mrs Londubat avec colère. Tu devrais au contraire être fier, Neville, tu m'entends ? Fier ! Ils n'ont pas sacrifié leur santé et leur équilibre mental pour que leur fils unique ait honte d'eux !

- Je n'ai pas honte, répondit Neville d'une toute petite voix en évitant toujours de regarder les autres.

Ron s'était dressé sur la pointe des pieds pour essayer de voir les occupants des deux lits.

- Eh bien, tu as une drôle de façon de le montrer ! Répliqua Mrs Londubat. Mon fils et son épouse, continua-t-elle en se tournant d'un air hautain vers Harry et les trois autres, ont été torturés jusqu'à en perdre la raison par les partisans de Vous-Savez-Qui.

D'un même mouvement, Hermione et Ginny plaquèrent leurs mains contre leur bouche. Ron cessa de tendre le cou pour tenter d'apercevoir les parents de Neville et parut mortifié.

- C'étaient des Aurors, voyez-vous, reprit Mrs Londubat, et très respectés dans la communauté des sorciers. Très doués tous les deux. Je... Oui, Alice, ma chérie, qu'est-ce qu'il y a ?

La mère de Neville, vêtue de sa chemise de nuit, s'était approchée à petits pas. Mélindra ne pu s'empêcher de penser qu'elle était bien loin de la femme heureuse et souriante de la photo de l'Ordre que Maugrey leur avait montré cet été. Son visage à présent était maigre et usé, ses yeux semblaient trop grands et ses cheveux, devenus blancs, étaient fins et ternes comme ceux d'un mort. Elle ne semblait pas vouloir parler, ou peut-être en était-elle incapable, mais elle fit un geste timide vers Neville, pour lui donner quelque chose qu'elle tenait à la main.

- Encore ? Dit Mrs Londubat, un peu lasse. Très bien, Alice, ma chérie, très bien... Neville, je ne sais pas ce que c'est mais prends-le.

Neville avait déjà tendu la main dans laquelle sa mère laissa tomber un papier vide de Ballongomme du Bullard.

- C'est très gentil, ma chérie, dit Mrs Londubat d'une voix faussement enjouée en tapotant l'épaule de sa belle-fille.

- Merci, maman. Dit Neville à voix basse.

D'un pas chancelant, sa mère retourna vers le fond de la salle en chantonnant pour elle-même. Cette fois, Neville regarda les autres d'un air provocant, comme s'il les mettait au défi de rire, Mais aucun d'entre eux n'avaient envie de rire.

- Bon, il est temps de rentrer, soupira Mrs Londubat en enfilant de longs gants verts. J'ai été très heureuse de faire votre connaissance à tous. Neville, va mettre ce papier dans la corbeille, elle a dû t'en donner déjà suffisamment pour tapisser les murs de ta chambre.

La porte se referma sur eux.

- Je ne savais pas. Dit Hermione, les larmes aux yeux.

- Moi non plus. Ajouta Ron d'une voix rauque.

- Ni moi. Murmura Ginny.

Ils se tournèrent vers Harry.

- Moi, je le savais. Confessa-t-il d'un air sombre. Dumbledore me l'avait dit mais il m'avait fait promettre de ne le répéter à personne...

Ils se tournèrent ensuite vers Mélindra.

La jeune fille avait un regard dur et un sourire désabusé.

- J'étais au courant. J'ai consulté une grande partie des comptes-rendus des procès qui on eut lieu après la mort de Voldemort en espérant trouver quelque chose sur mon père… Je ne me serrais jamais permise d'en parler à Neville, sachant que c'est ma grande cousine qui est responsable…

- C'est pour ça que Bellatrix Lestrange a été envoyée à Azkaban, parce qu'elle a fait usage du sortilège Doloris sur les parents de Neville jusqu'à ce qu'ils perdent la raison. Compléta Harry.

- Bellatrix Lestrange a fait ça ? Murmura Hermione, horrifiée. Cette femme dont Kreattur garde la photo dans sa tanière ?

- Mon père a de bonnes raisons d'haïr sa famille. Soupira Mélindra.

Il y eut un long silence qui fut interrompu par la voix courroucée de Lockhart :

- Dites, vous pourriez vous intéresser à mes autographes ! Ce n'est pas pour rien que j'ai appris à attacher les lettres !

Ce soir là, Sirius trouva sa fille bien silencieuse au dîner… Et puis elle n'avait quasiment rien avalé. Fait inquiétant quand on savait que la jeune Black était un véritable estomac sur patte… Il jeta un coup d'œil aux autres adolescents de la maison. Ils étaient tous songeurs. Sauf les jumeaux, qui égaux à eux-mêmes, conspiraient dans leur coin. Il essaya de savoir ce qu'il s'était passé mais aucun des cinq ne lui répondit. Il retrouva sa fille plus tard, dans le grand salon où la tapisserie familiale y était toujours accrochée.

- Ca va pas, Mélindra ?

- Si, si…

- Je t'ai connu plus convaincante.

- C'est rien de bien intéressant. Soupira la jeune Black en se détournant de la tapisserie. Alors, c'est quoi mon cadeau, finalement ? Sirius sourit.

- Viens. Il la mena ainsi jusqu'à sa chambre pour ouvrir la porte d'un geste théâtral.

- Tandam ! Mélindra sourit et regarda la moto que Spike avait volée cet été. Son regard retourna ensuite sur son père avant de repartir vers la moto.

- Euh… Il faut voir quoi ? Son père soupira.

- Je l'ai modifiée ton petit bolide.

- Ah bon ?

- J'avais une moto volante avant… Je crois que le ministère de la Magie l'a confisquée comme preuve… Enfin…

- Elle vole ? Demanda la jeune fille en s'approchant de l'engin.

- Bien sûr… Mélindra sourit et embrassa son père sur la joue.

- T'es génial ! - Je sais…

- Les chevilles Black…

Son père rit, de son rire qui ressemblait tellement à un aboiement.

- Tu veux l'essayer ?

- Bien sûr que oui !

Un sourire malicieux s'afficha sur le visage de son père tandis qu'il agitait sa baguette pour réduire la taille de la moto.

...

Harry était installé sur son lit, l'air morose. Il pensait à Neville et à ses parents. Il ne savait pas ce qu'était le pire, ne plus avoir de parents ou bien les avoir encore, tout en sachant qu'ils ne se souvenaient plus de leur enfant.

Il pensait à cela quand le bruit d'un moteur vrombissant le fit se lever jusqu'à la fenêtre, à l'image de Ron. Deux personnes étaient installées sur une moto rouge écarlate.

- Qu'est ce qu'ils vont encore inventer, ces deux là ? Soupira le rouquin.

Il eut sa réponse moins de deux secondes plus tard lorsque la moto s'envola sous leurs yeux, avant de disparaître.

Les deux amis échangèrent un regard avant de se précipiter à l'étage inférieur.

...

Ils survolaient Londres à une vitesse hallucinante.

- C'est génial ! Cria la jeune fille pour couvrir le bruit du moteur et du vent.

Son père rit.

- Elle marche mieux que la mienne.

- Spike avait de bons goûts pour ce genre de chose.

Son père ne répondit pas mais tourna encore plus la poignée avant de faire un virage et de se poser au sol. Il vérifia qu'il n'y avait personne et rendit la moto visible.

- Pourquoi tu t'es posé ? Demanda Mélindra en voyant que son père descendait.

- A ton tour…

- Je ne sais pas si je saurais.

- C'est aussi facile que de conduire un balai… Allez.

La jeune fille souffla mais s'avança néanmoins jusqu'à la place du conducteur. Son père prit place derrière elle.

- Là, c'est le bouton pour rendre invisible. Lui expliqua son père en lui montrant un bouton bleu. Tu n'as qu'à tourner cette manette là pour pouvoir voler.

Mélindra hocha la tête et mit le contact à l'aide de sa baguette (elle nota que son père avait bidouiller définitivement la moto pour qu'elle n'ait besoin que d'un sortilège pour fonctionner). La jeune fille tourna la poignée et prit de la vitesse avant d'actionner le mode vol.

...

Son père avait raison, c'était simple à manœuvrer. Et surtout, surtout c'était génial. Le vent sifflait dans ses cheveux et ses oreilles. Elle tourna encore la poignée et accéléra.

- Tu te débrouilles très bien. Mais maintenant il faudrait peut-être prendre la direction de la maison.

- C'est ce que je fais !

- Non, là tu voles en direction du pays de Galles ma puce.

- Certainement pas. - Square Grimmaurd est plus au Sud-ouest qu'au Nord-est.

- C'est par là que je vais.

- Ah, je ne sais pas ce qu'il y a dans la tête des filles, mais y'a pas de carte. Soupira son père en lui faisait faire un demi-tour.

- C'est pas drôle. Grogna Mélindra en suivant les instructions de son père pour retourner Square Grimmaurd. Son père qui riait sans prendre la délicatesse d'être discret.

...

Alors? Vous en avez pensé quoi?

Laissez moi une p'tite review^^

A la semaine prochaine.

Orlane

Mis en ligne le 01/03/2009