Salut ! (encore changé de nom, mais c'est toujours Lou, derrière)
Voici donc le second chapitre. Pour la fréquence de post... joker ? Non, mais je n'en ai aucune idée. Je suis sur plusieurs projets à la fois et j'ai des tyrans à assouvir dont l'un fait une allergie grave au mot ordinateur, donc je me débrouille... comme je peux. Et en plus là, vacances, alors après...
Je vous remercie de votre enthousiasme, et l'auteur aussi (dès qu'elle se souviendra qu'elle a un compte, pour les derniers). Et je tâche de traduire plus librement.
Hello Nobody ! Tu vas voir, les pauvres petits pieds de Sydney, tu n'as pas fini d'en entendre parler... C'est que l'auteur a très envie de l'assassiner... Ah non, c'est vrai, on vient de me signaler qu'il ne faut pas tuer son héros dans le second chapitre ou alors l'histoire est foutue. Bête.
Melissa: qui vivra -lira- verra, niark niark.
Très chère Noa Death, bonjour à toi. Sur le Strawberry Explosion, je peux te dire des choses qui ne t'intéressent PAS. Comme le nombre de calories. Voilà bien notre pote internet à l'oeuvre. Mais pour le pays... à part qu'il y en a au Canada et très probablement aux EU, aucune idée.
La trad est mieux, là ?
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Chapitre 2.
…
Géniale, cette hallucination !
Constatant que je n'étais pas encore coincée dans une cellule capitonnée avec une camisole de force, je me dis qu'il devait y avoir quelques avantages à être fou. Des avantages du genre, euh... voir les choses comme dans un anime, et... avoir une imagination débordante ?
Ce qui était sûrement la meilleure des hallucinations possibles, admettez-le.
Donc, si j'étais perdue quelque part dans Death Note, je devais être proche des personnages principaux.
Conclusion : j'allais pouvoir rencontrer L.
L'opportunité du siècle, pour une Otaku qui parvenait à peine à se souvenir de ses rêves normaux lorsqu'elle s'éveillait dans le froid et l'ennui.
Malheureusement, mon rêve paraissait un petit peu trop réel.
La première chose qui me le faisait penser, c'est que je ne comprenais pas la langue qui s'y parlait. J'avais déjà du mal à prononcer les mots japonais que je connaissais (et ce n'était que le peu que je lisais à l'occasion à la bibliothèque, toute seule dans mon coin), alors il était impossible que je puisse lire le moindre panneau.
Deuxièmement, où que je veuille aller, cela prenait une éternité. Aucune destination ne se précipitait vers moi, aucun nuage magique ne me portait là où je voulais aller. J'en étais réduite à marcher, avec mes pieds enflés, me frayant un chemin dans cette foule d'inconnus.
Et, croyez-moi, marcher pieds nus devient bien plus difficile lorsque la population a pratiquement doublé. C'était un jour désolant où personne ne sortait assez longtemps de sa petite bulle personnelle pour faire attention à ne pas écraser l'un de mes trois orteils préférés à toute vitesse.
Trop occupée à épargner mes doigts de pied, je ne remarquais pas la petite lycéenne avant de me retrouver en face d'elle.
BAM !
Sous le choc, la pauvre fille s'effondra et roula en boule au sol, fragile comme une feuille de papier.
Je me ruais à son secours, la relevais et la tirais par le bras avant que son petit crâne ne se fasse écraser par la foule. Je commençais à épousseter ses épaules en lui adressant mes plus plates excuses. Personne n'avait besoin d'être étalé sur le trottoir sans bonne raison.
Elle avait l'air de se rendre en cours, avec sa jupe qui lui arrivait au niveau des genoux, son cardigan gris et son ruban rouge et jaune. Mais l'énorme sac à dos beige rempli à ras bord de livres était assez révélateur à lui tout seul, sans même son uniforme.
Elle avait des lunettes rondes, non cerclées, qu'elle remontait constamment sur l'arrête de son nez. Des tresses noires se tortillaient et rebondissaient derrière ses oreilles lorsqu'elle bougeait. La seule chose qui, chez elle, sortait du pur cliché shojo, c'était la mèche de cheveux bleu électrique entrelacée dans sa tresse gauche.
Ce genre de choses me portait sur les nerfs. Combien de fois par jour voyez-vous une fille tout le temps fourrée dans ses bouquins qui défiait vos stéréotypes avec quelque chose d'excentrique ?
A ton avis ? Seulement dans les animes.
Elle me sourit, dévoilant son appareil dentaire au bleu assorti. « Tu es américaine ? »
Je reconnaissais son mérite ; elle était à peine plus vieille que moi et semblait déjà parler anglais couramment. Je pouvais à peine dire quelques phrases en français, et pourtant, c'était censé être ma première langue. (Je ne sais pas, que voulez-vous de moi ?)*
« Canadienne, en fait. » marmonnais-je sans relever l'affront. Vous n'avez pas idée du nombre de fois par jour où je dois clarifier ce point. Au point que c'en est devenu une seconde nature -bien que je vive dans ces bons vieux U.S.A depuis cinq ans maintenant.
Alors qu'elle m'observait timidement, une idée se fraya un chemin dans ma tête.
Elle parle anglais.
Donc, par défaut, elle peut m'aider à trouver L.
Vu que L était plutôt insaisissable dans le manga, je me disais que ce ne serait pas très différent dans mon monde fantastique. Ce qui signifiait que le trouver serait quasiment impossible. Mais un plan prenait déjà forme dans ma tête.
Je trouve d'abord Light, puis le chef Yagami et enfin L. Parfait.
Je ne connaissais pas l'adresse de Light (et je doutais de pouvoir la trouver dans cette ville gigantesque). Le seul endroit où je savais avec certitude que Light avait déjà été, c'était cette grande université d'élite...je crois que ça s'appelait To-Oh.
Donc, trouver To-Oh, puis Light, puis le chef Yagami, puis L. MAINTENANT c'est parfait.
La fille s'inclina poliment. « Je m'appelle Kasuragi Mei. Bienvenue au Japon. Comment tu t'appelles ? »
« Sydney. » Je fis une pause. Dans Death Note, les noms avaient une importance astronomique. Si je voulais jouer le jeu, je devais penser à un alias.
J'ai besoin de quelque chose de cool…
Plusieurs figures historiques me vinrent à l'idée : des rois qui avaient écrasé des empires entiers avec leurs armées, de grands activistes qui avaient changé la vision du monde sur les droits et les libertés, de grands auteurs qui avaient capté l'imagination de leurs lecteurs pour les tenir en haleine jusqu'à la dernière lettre de leurs livres.
Pendant que je réfléchissais à un nom totalement dominateur en regardant dans le vide, je demandais mon chemin à Mei.
Elle pointa du doigt la rue à ma droite avec une brusque efficacité.
Je la vis jeter un coup d'œil à sa montre avec une expression anxieuse. Elle se balançait d'un pied sur l'autre, frottant l'une contre l'autre ses chaussettes, qui lui montaient jusqu'aux genoux.
Je réalisais qu'elle essayait d'être polie, malgré le fait que je la mettais en retard.
Après une nouvelle floppée d'excuses, je l'observais partir jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans la foule.
Après ça, je ne pensais plus à elle.
Mei était partie.
Retournons à nous moutons ! Je me frottais les mains et ricanais intérieurement. Light Yagami, me voilà !
To-Oh était immense.
Oh, je suis sûre qu'il y a une manière plus poétique de dire ça.
To-Oh se dressait au-dessus du sol comme un énorme bloc de béton. Renflé et imposant, pareil à une gigantesque prison. Des réverbères étaient suspendus de l'autre côté de la rue, déversant leur légère lueur électrique.
Mais c'était immense.
Un large fanion blanc était tendu à l'entrée dans un semblant de bienvenue. Les étudiants et leur famille arrivaient les uns après les autres en s'étreignant et en pleurant de fierté.
Des hommes en uniformes bleues vérifiaient de petites cartes d'identification orange à l'entrée.
J'étais cachée dans un buisson, observant la situation.
Il devait sûrement exister un moyen pour qu'une petite étrangère sans chaussure réussisse à tromper la sécurité. Je songeais à les prendre d'assaut avec des bombes à eau ; sinon, j'avais une seconde idée (un pur trait de génie, je vous assure) qui impliquait des fusils de paintball et des cris que guerre.
Mais bien sûr, j'étais à court de munitions.
Je tombais à genoux sur le gazon. Des taches vertes s'incrustèrent sur mon T-shirt alors et je me tortillais, frustrée. Dans mon champ de vision, je vis des ballots de coton entassés sans dessus-dessous, désorganisés.
Bien assez pour mon plan.
« BOUM ! »
J'étais accroupie, et je tournais ma tête de gauche à droite, curieuse.
Je localisais immédiatement la source du bruit. Un ouvrier (ou au moins ce que j'identifiais comme étant un ouvrier) venait de tomber de son échelle appuyée sur la rue, au niveau d'un convenient store.
Il semblait qu'il ait été en train de réparer des câbles électriques qui partaient du tout du magasin et allaient s'attacher à un poteau dans l'angle de la rue. Le fil était dénué de sa gaine, et l'entourage avait l'air d'avoir fondu.
Il se tenait le poignet, l'air furieux. Comme un grand-duc qui viendrait juste d'apercevoir son prochain repas, je l'observais pénétrer dans le bâtiment pour demander de quoi soigner la blessure qu'il venait de se faire.
Il sortirait quelques minutes plus tard avec un bandage Bob l'Eponge au bras et sa fierté en miettes, pour découvrir qu'il avait mystérieusement poussé des jambes à son échelle et qu'elle était allée faire un petit tour.
Mes jambes, pour être exacte.
Je me sentais super bien, presque comme si j'étais un agent secret. Une échelle, c'était un petit peu plus gros que les choses que je piquais habituellement, mais ça avait été une véritable promenade de santé, si je devais comparer à un certain nombre de portefeuilles que j'avais pu réquisitionner (je ne mentionnerai pas de noms, mais certaines personnes deviennent vraiment susceptibles lorsqu'elles te prennent en train de leur soustraire leur Franklin).
J'avançais péniblement pour rejoindre l'arrière de l'université. Il n'y avait rien d'autre qu'un parking avec une Honda garée là, abandonnée, rouge et poussiéreuse. A part ça, l'endroit était désert.
Ma langue claqua contre mes dents et je posais l'échelle contre le froid mur de pierre. La fenêtre était légèrement entrebâillée sur la chaleur printanière, mais c'était juste suffisant pour que je puisse entrer.
To-Oh était aussi énorme vu de l'intérieur.
Pour le plaisir de la description, les murs étaient faits d'un genre de briques en terre cuite plus larges que me tête. Le sol était recouvert de carrelage blanc moucheté, avec un petit carré noir entre quatre dalles. Il n'y avait ni casier ni porte-manteau, juste des portes aux finitions soignées à ma gauche, efficaces mais sûrement hors de prix. De larges fenêtres à ma gauche. Les lampes rondes alignées dans le hall brillaient d'une lumière blanche.
Le son de mes pas résonna doucement alors que je me glissais furtivement dans le hall. Je jetais régulièrement des coups d'œil à travers les portes en guettant le moindre son qui pourrait trahir une présence humaine. Mais l'endroit était désert.
Où sont-ils tous ?
Mes pensées dérivèrent vers des sujet plus éminents, du genre : comment trouver Light dans un endroit aussi immense que celui-ci ? Avec le peu que je savais, il aurait tout aussi bien pu être encore au lycée. Ce genre d'appréciations logiques menait à une manière de penser bien différente. Comme : pourquoi étais-je capable de penser de manière logique après tout ?
Ça ne ressemblait certainement pas à un rêve normal : dans mes rêves, je ne contrôlais jamais rien. A chaque fois, tout se mélangeait, comme si je regardais à travers du verre fumé. Je pouvais seulement m'asseoir et profiter du spectacle, ressentir mes émotions passant du bonheur à la terreur qui s'infiltraient dans mon subconscient.
Cela pouvait seulement signifier que j'étais en pleine hallucination. Mais c'était une hallucination très réaliste : je pouvais voir les étudiants se ronger consciencieusement les ongles devant des panneaux d'affichage, sentir la poussière sur les carreaux (ce qui me donnait un fichu mal de crâne), et entendre les cris de rage…
Attendez. Les quoi ?
Je levais les yeux, remarquant trois hommes à la chemise proprement repassée agrémentée d'une cravate noire, avec des talkie-walkies accrochés à la ceinture. Qui se ruaient vers moi. L'un avait les cheveux séparés par une raie propre et des lèvres distinguées. Le second était si petit qu'au premier abord, je le pris pour un nain (ou un gnome, si vous préférez que je sois pointilleuse). Le dernier traînait un peu derrière les autres, incertain de ce qu'il devait faire. Il portait une étiquette d'une couleur différente sur sa chemise, qui l'identifiait comme étant un stagiaire.
Maintenant, j'étais poursuivie par des hommes en uniforme.
Avec le problème du ''Tu parles japonais et moi pas'', je n'étais pas sure qu'il s'agisse d'amis plutôt que d'ennemis.
Au vu de leur air alarmé et de la rapidité avec laquelle ils se précipitaient, je pouvais faire mes propres suppositions.
Après m'être ruée dans une pièce ouverte, je claquais la porte derrière moi et sprintais du plus vite que je pouvais. J'étais dans un genre d'amphithéâtre qui devait pouvoir contenir facilement 600 étudiants.
Avec rien d'autre qu'un tableau d'ardoise pour venir à ma rencontre, je tournais sur ma gauche et montais en courant le large escalier entre les rangées de tables.
J'entendis un CLIC et un homme commença à crier à toute vitesse dans son talkie-walkie.
Je sautais les marches deux par deux et tombais à travers de la double porte qui résidait à son sommet. Débouchant sur un autre couloir. Je ne pris pas le temps de regarder autour de moi : instinct de survie.
Ne pas vérifier les environs s'avéra être une erreur, parce que je fonçais quasiment dans les huit renforts. Je fis un dérapage arrêté et regardais derrière, puis devant moi. Ils étaient onze contre moi.
« Vous vous multipliez ou quoi ? »
Un homme pointa vers moi son ô-terrifiant talkie-walkie et exigea quelque chose d'un ton sévère.
Reculant avec prudence vers le groupe de trois, j'acquiesçais et baissais brièvement la tête d'un air contrit. « Je suis désolée, je n'avais pas l'inten- »
Je les chargeais.
Les vigiles s'écartèrent comme des poulets effrayés.
Je ris et leur fis au revoir de la main. « Sayonara, les pigeons ! »
Mon rire coupa court lorsque je heurtais la porte au bout du couloir.
Je me frappais le front et revins sur mes pas. Je tombais sur le cul et tins ma tête entre les mains. Aïe, c'était pas malin…
Les échos des chaussures me signalaient que la Sécurité était toujours sur mes talons.
Désormais sans bravade, je me mis prudemment hors de portée de main et me redressais, tout en ouvrant simultanément la porte. J'entrais et refermais le verrou derrière moi.
Il faisait noir comme dans un four.
Je posais prudemment un pied devant moi. Je le retirais brusquement et tressaillis : il venait de rencontrer du métal gelé. Je clignais des yeux une ou deux fois, le temps que mes yeux s'habituent à l'obscurité. Il y avait de la lumière, débouchant de petits trous dans le sol d'acier.
J'avançais un petit peu pus et poussais le rideau rouge qui masquait ma vision sur le côté.
J'étais sur une passerelle.
Le métal sombre s'entrecroisait, aligné avec une main courante et bon nombre de câbles. Des projecteurs y étaient suspendus par des chevrons, illuminant de petits grains de poussière et ruisselant au-dessous.
L'atmosphère était chaude et étouffante ; un bourdonnement continu provenant du boîtier électrique à l'extrémité remplissait l'air.
J'avançais doucement et me penchais au-dessus de la main courante. Je posais mon menton sur mes poings et ma jambe droite se souleva légèrement alors que je contemplais le gigantesque auditorium. Des rangées de sièges s'alignaient sur le sol en pente douce. Des murmures émanaient d'une mer de têtes. Les haut-parleurs au plafond déversaient une voix masculine sur la foule depuis la scène.
BOUM
Je me tournais vers la porte.
BOUM
Mes oreilles se redressèrent. La voix continua. « Yagami Light… Hideki Ryuga. »
Les applaudissements suivirent.
CRAC
Le bois autour du verrou vola en éclats alors que les vigiles (avec l'aide d'une poubelle) passaient au travers. Celui qui était en tête brandissait le collecteur d'ordures comme une arme. Ses potes derrière lui le soutenaient par leurs cris. Je haussais un sourcil. « Kskispasse ? »
Les hommes se ruèrent en avant, les bras tendus.
Je détalais dans la direction opposée.
Personne ne remarqua le WARNING écrit en lettres rouges indiquant la limite de poids que pouvait supporter la passerelle.
CRRAAAAC
Sans prévenir, la passerelle s'effondra de plusieurs dizaines de centimètres. Les onze vigiles hurlèrent, fouettant l'air avec leurs bras (et le visage de leurs collègues à l'occasion) alors qu'ils se précipitaient pour se retenir à quelque chose.
A mi-course, mon corps vacilla sur le côté. Je sentis mes chevilles taper l'une contre l'autre et se bloquer.
Avant que je n'aie eu le temps de comprendre ce qui m'arrivait, je glissais au-dessus de la main courante.
Du haut de trois étages.
Ma gorge se serra et mon cœur cogna contre ma poitrine. La passerelle s'éloignait à grande vitesse de mon champ de vision.
Comme des pales de moulin à vent, mes bras et mes jambes tournoyèrent dans le vide. Je chutais la tête la première. Un liquide rouge emplissait ma bouche alors que mes dents mordaient le bout de ma langue.
Quelle manière stupide de mourir.
Ma jambe gauche craqua sèchement et ma colonne vertébrale s'ébranla alors que ma chute s'arrêtait brusquement.
Un halètement parcourut la foule.
Je recrachais une mèche de cheveux et secouais la tête comme un chien mouillé.
Je pouvais presque entendre un arbitre crier « Sauvé ! »
Sauvé…
Mon souffle commença à se calmer.
Des milliers de chuchotements concordèrent, la rumeur se forma en un instant. Les étudiants remuèrent, s'allongeant au-dessus de leurs chaises et murmurant aux spectateurs qui n'avaient pas vu ce qui venait de se produire.
Un câble suspendu s'était enroulé autour de ma jambe alors que je glissais, stoppant ma chute mortelle à la dernière minute. Mon corps se tortilla, mes bras saisirent mollement ma tête.
Le visage de quelqu'un entra dans mon angle de vue.
J'avalais le sang qui coulait de ma langue.
Des cheveux couleur café parfaitement coiffés, un air concerné mais irrité, une peau lisse et régulière…
Light Yagami.
LE Light Yagami.
La première chose qui me vint à l'esprit fut… « Génial. » chuchotais-je. Mes yeux luirent. « Waw, vraiment, waw. Alors ça, c'est formidable de te rencontrer ! » Ma voix trembla d'excitation. Je saisis sa main et la serrais avec vivacité, hochant la tête et souriant sans retenue.
Je n'avais rien contre Light. Pour sûr, il était un PETIT PEU fou, et, oui, c'était un sérial killer qui voulait dominer le monde. Mais qu'était Edward sans Envy ? Ou Dark sans Krad ? Ou Inuyasha sans Sesshomuru ?
Light était l'autre moitié de l'histoire, le prodige génial et sombre avec un complexe de supériorité. Cet adolescent qui s'ennuyait avant de recevoir son cahier.
Et ce n'était qu'un personnage de fiction, non ?
« De l'anglais » murmura Light pour lui-même. Il eut un geste aimable. « Je crois bien que tu as terrifié la faculté et les étudiants. Tu veux que je t'aide à te relever ? »
« Tu sais, j'avais justement l'intention de pendre ici toute la journée, mais si tu insistes. »
Je le laissais m'envelopper du regard et dégageais ma jambe du piège salvateur. Il poussa un grognement et me releva.
Light recula d'un pas, me laissant un peu d'air.
Je titubais légèrement. J'avais la tête qui tournait.
Les membres du comité parlaient tranquillement dans leurs téléphones portables à un million de kilomètres à l'heure, dans les coulisses.
« Pffiou ! J'ai vraiment cru que j'étais finie ! » ris-je en me grattant l'arrière du crâne.
Lorsque je relevais les yeux, mon sourire disparut.
Light me fixait d'un air incrédule, comme si j'étais une mouche noyée dans sa soupe.
Lorsque nos regards se rencontrèrent, son expression de dédain se changea en un air perplexe. Il posa la main sur son torse. « Je suis Light Yagami, le repré- l'un des représentants de la promotion de cette année à l'université de To-Oh. »
« Exact. »
Il attendit patiemment, mais je ne fis aucun mouvement pour lui répondre. Il m'offrit un sourire, tendu, sans faire le moindre effort pour le dissimuler à quiconque et spécialement à la lycéenne couverte de crasse qui venait de tomber par hasard au beau milieu de la Cérémonie d'Ouverture.
Il me tendit la main dans un semblant de paix. « Et tu es ? »
C'est ce mouvement précis de son épaule qui me fit rencontrer les yeux d'un autre.
Voûté… D'amples vêtements pendant sur des épaules haussées… des cheveux noirs emmêlés en pagaille…
Oh mon Dieu…
FIN du chapitre 2.
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IL EST ICI ! OUI, MESDEMOISELLES, L A BIEN POINTE LE BOUT DE SON NEZ ! (un peu tard, mais bon… on a bien cru qu'il ne se montrerait pas, et quelle apparition courte et prometteuse...)
Pitié, ne me frappez pas ! C'est la faute de Satchelle si ça s'arrête ici !
Notes de traduction :
J'aiiime ce chapitre ! (parce qu'il y a beaucoup de vocabulaire simplissime, si je dois comparer au précédent…). Et je vais encore plus aimer le suivant, mais pas pour la même chose. Parce qu'on va retrouver notre starlette à la classe internationale !
*En français dans le texte.
1 : Les convenience stores sont un genre de petite supérette où on trouve à peu près de tout. C'est assez typique au Japon, mais il y en a aussi aux USA.
Je confie toujours les reviews à Satchelle, n'ayez crainte.
Bref, à bientôt mes amours !
