Waw ! Chapitre 30 de FFF updaté et formidable! Oh my God, qu'est-ce que ça va être quand je vais le traduire !

RaR des guests :

celeste13 : Ptêt ben qu'oui, ptêt ben qu'non... C'est sympa, le jeu des devinettes, hein ? Et les Sydney à bout de nerfs aussi. Et les orteils en marmelade. Quand c'est pas les nôtres. Dans ce chapitre, nouvelle manifestation passagère des pieds de Sydney. Et tout plein d'adrénaline, encore.

Melissa : Oh, si fidèle... que c'est beau. Et si c'était toi qui étais entrée dans le manga ? J'aurais voulu voir ça. L étouffé par ton amour. Pauvre petit L, il a trop de groupies ("Place, plaaace à Melissa !"). Oh, c'est trop gentil de me le laisser L une fois de temps en temps (je ne suis pas trop en retard ? *translateuse très trèèès inquiète*). Aha, je connais Sherlock, bien sûr, et ses magnifiques yeux...et la voix du doubleur français (j'espère que tu n'es pas une mordue de la VO ou je vais me faire taper sur les doigts). Mais c'est quoi, ce monopole des beaux gosses ?! Ahaha, pour en revenir à FFF, L va être... tout à fait L, en fait, mais bon. Faut attendre. Ce n'est pas un parti facile, très chère séductrice. Oui, moi aussi, j'ai apprécié l'indulgence envers Matsuda. Il est génial en gentleman excessif !

Amy : Je vais faire ma sadique, hein. Tu ne sauras PAS. Mouahaha ! (enfin, euh...si...mais...scrogneugneu. Je sais, c'est la réplique de la mort-qui-tue.)

...

Chapitre 5.

Plongez au cœur de nuages pourpres et pénétrez au fin fond de bouches béantes d'iniquité. Soustrayez-vous aux reflets tordus et déformés par les siècles. Effondrez ce dernier morceau d'humanité et accueillez le diable dans votre cœur. Le fil du temps s'effondre sous les bourrasques brûlantes. Oubliez. Nous errons du rêve au cauchemar.

« Comment peut-elle rester à côté de ça ? »

Le barman a dit 'ça'. Pas 'lui'. Il est bien plus facile de considérer un cadavre comme une chose que comme un être humain parmi d'autres. Un sac d'ossements glacial, sans visage et sans nom. Un mannequin qui aurait perdu ses membres quelque part dans un grand magasin.

« Ça fout la frousse, je vous jure. Vous n'allez pas faire quelque chose, monsieur le policier ? » Le barman avait arrêté de s'essuyer le front. Il ramassait le verre brisé, prêt à occuper ses mains avec n'importe quoi si cela pouvait lui permettre de ne pas devenir fou.

Mes yeux balayèrent la silhouette de mort, des pieds aux épaules. Je me rassis et frappais mes doigts contre ma joue. « Ce n'est pas son style, » marmonnais-je pour moi-même, « trop horrible. Alors pourquoi… ? »

Light cherchait à se faire remarquer. Il tuait les criminels toujours de la même manière, les uns après les autres, à coup d'arrêt cardiaque. Il posait un label sur leurs morts, son label. Pourquoi s'éloignerait-il de sa ligne directrice ? Pourquoi faire exploser une tête ?

A moins qu'il n'ait voulu essayer quelque chose de nouveau ?

Je me mordillais les joues et cherchais à me remémorer chaque épisode. Il ne procédait pas toujours par crises cardiaques. Dans certains cas spéciaux, c'était différent, mais ce seulement lorsqu'il préparait quelque chose... mais quoi ? Seulement lorsque…

Je grinçais des dents et jetais un nouveau coup d'œil à l'inconnu récemment décédé. Avec un gémissement épuisé, je me frottais les yeux, comme pour essayer de repousser ma somnolence au fin fond de ma conscience. « Tu étais une expérience, n'est-ce pas ? »

Les gens pouvaient être si horribles.

Je repoussais mes cheveux en arrière et me levais. Mes genoux gémirent comme des gonds rouillés et je me cambrais pour essayer de me débarrasser de mon torticolis. Les gens ne dissimulaient pas des armes dans leurs affaires pour le plaisir. Il manquerait bien quelques balles dans son chargeur, à n'en pas douter. Peut-être qu'il méritait son sort… Je jetais un coup d'œil aux morceaux de tête éparpillés sur le sol… peut-être pas…

En même temps, je ne pouvais pas me mettre à penser comme ça maintenant. J'avais déjà fait des choses dont je n'étais pas fière (bon, peut-être que j'étais fière de quelques-unes d'entre elles…). Ça ne voulait pas dire que je méritais de me retrouver comme ça, avec ma cervelle pour repeindre les murs, et lui ne le méritait pas plus que moi.

« Ella ? »

Je me retournais.

Matsuda esquissa un geste aimable et fit un nouveau pas en arrière. « Tu t'appelles bien Ella, non ? »

L'écossais avait un sourcil redressé et une nuance verdâtre sur les joues, bien visible au niveau de ses favoris. Il n'appréciait visiblement pas le fait que je me tienne aussi près du corps pour l'inspecter de plus près.

Quel bébé ! Je chassais une mèche rebelle de mon visage et hochais la tête.

Matsuda sembla hésiter, comme si c'était terriblement étrange, à ses yeux. « Est-ce que tu veux t'assoir ? »

Est-ce que je ressemble à sa grand-mère ?! Je posais les mains sur les hanches. « C'est parce que je suis une fille ? »

« Quoi ? Non ! Bien sûr que non ! Je pensais juste… »

Les sirènes interrompirent Matsuda, hurlant dans la rue, devenant plus fortes à mesure qu'elles se rapprochaient. Les lumières rouges et bleues éclairèrent la pièce à travers la vitre comme un sapin de Noël. Les véhicules dérapèrent pour s'arrêter devant le pub.

Je tournais toute mon attention vers les voitures de polices (les vieilles habitudes ont la peau dure) et m'éloignais de la porte d'entrée. Cette fois, je m'installais sur un tabouret de bar. J'humais l'air à l'embrasure de la porte, scrutant la rue su regard.

Ma mâchoire se décrocha. « C'est tellement injuste… » murmurais-je.

Un grand flic jeta sa cigarette dans le caniveau et l'écrasa. Il sortit son maudit calepin pour y gribouiller quelques phrases avec férocité.

C'était l'enquêteur. Le même auquel j'avais faussé compagnie, au commissariat.

Réfléchis.

Je reculais lentement, les yeux rivés sur la porte d'entrée. « Monsieur le Barman, est-ce qu'il y a un autre moyen de sortir d'ici ? »

« Bien sûr, la sortie de secours. Mais pourquoi… ? »

Je me jetais sur Matsuda et resserrais mes doigts sur son poignet. « Matsuda, il faut qu'on parte. »

Il me jeta un regard choqué. « On-on ne peut pas s'enfuir comme ça d'une scène de crime ! »

« Matsuda, ton boulot, c'est de m'emmener à, » je jetais un coup d'œil au barman, « tu sais qui. Si le gars qui est dehors m'attrape, je n'irais nulle part pendant un très long moment. » Petit à petit, je poussais Matsuda vers l'autre extrémité de la pièce.

« Mon devoir civil est de protéger les gens ! »

« Laisse tomber les devoirs civils ! La tête de ce mec vient d'exploser comme un ballon et je suis partie pour être le suspect numero uno si on ne se barre pas d'ici au plus vite ! » Je tirais sur la manche de Matsuda de toutes mes forces. Il était vraiment borné, sur ce coup-là. « Ecoute, je sais que tu es un mec bien, et je suis désolée pour tout ça. » Je m'arrêtais face à Matsuda et baissais la poignée, comme si j'étais sur le point de lui ouvrir la porte. Je posais la main dans son dos et le poussais énergiquement par l'ouverture, sur l'arrière-rue.

Matsuda trébucha à l'atterrissage et s'écrasa sur une poubelle avec un bruit sourd.

A la seconde où le loquet s'ouvrit, une alarme incendie se mit à hurler ses décibels assourdissants.

Je sentis les cheveux se hérisser sur ma nuque, comme si quelqu'un venait de m'envoyer un coup de taser à l'arrière du crâne. La sensation me pressait de me retourner. Je tournoyais comme une toupie et jetais un dernier regard au pub, tout à fait préparée à apercevoir de nouveaux zombies sans tête en train de rôder.

L'enquêteur, immobile, une expression perplexe vissée sur le visage, avait posé un pied à l'intérieur du bar.

Il avait aussi un pistolet, pointé droit sur moi.

Je souhaitais soudainement plus que tout au monde être une petite nouvelle. Je levais les mains derrière la tête et souris nerveusement. « Ravie de vous revoir, sir. »

« Je regrette de devoir dire que je ne suis pas enchanté de te voir ici. Tu réalises sûrement que tu m'as presque coûté mon poste. » Il fit un léger pas en avant, regarda bizarrement le barman, puis moi, avec dédain. « Qu'as-tu à voir avec », il cracha un glaviot, « ça ? » Il désigna de la tête l'homme sur le sol.

« Pas besoin de me pointer du doigt… ou de l'arme, en l'occurrence. Vous n'avez visiblement pas perdu votre poste et je suis juste une victime, ici, vraiment. Alors restons amis et oublions ça, ok ? »

« Ne bouge pas. Ella Krispy, vous êtes en état d'arrestation. »

Je roulais des yeux. « Comme si c'était la première fois que j'entendais ça. » Tournant mon pied sur le sol avec un mouvement reptilien, je relevais un bras et attrapais le rebord de la table avec mes orteils. Je claquais ma jambe en avant et donnais un coup de pied dans la table qui roula jusqu'à l'inspecteur.

Pendant qu'il était occupé par les meubles volants, j'allais juste me tirer par la porte ouverte et…

BANG

Un cri franchit mes lèvres et explosa dans l'air, plus choqué que quoi que ce soit d'autre. Les larmes jaillirent de mes yeux pour ruisseler sur mes joues. Je portais mes mains à ma tête et me précipitais vers la porte. Sautant les marches d'un simple bond, je tirais Matsuda à l'autre bout de l'allée avec la force d'un rhinocéros blessé.

« Je n'arrive pas à croire qu'il m'ait tiré dessus ! » criais-je, alors que nous franchissions le coin de la rue.

Matsuda m'attrapa aux épaules et se dressa devant moi avec détermination. Il se baissa à la hauteur de mes yeux. « Tu…tu saignes ! »

Je donnais un violent coup d'épaule contre son torse avec la puissance d'un joueur de football américain, mais Matsuda ne bougea pas. Je tentais de calmer ma respiration, histoire d'essayer ce truc que j'avais appris il n'y a pas si longtemps, pour calmer la douleur. Je n'avais qu'à me concentrer sur quelque chose d'autre qui me faisait encore plus mal. J'en avais des tonnes en réserve. « Ça va. Je vais bien. »

« Tu es couverte de sang ! Tu ne vas pas bien du tout ! »

« Ce n'est pas si terrible que ça en a l'air, c'est juste une égratignure. »

La balle avait éraflé le haut de mon oreille gauche, manquant quoi que ce soit de vital de quelques millimètres. Le sang avait coulé le long de ma joue jusque sur mon épaule et recouvert de rouge toute la partie gauche de mon visage, ainsi que le haut de mon débardeur.

On ne m'avait jamais tiré dessus auparavant. C'est à inscrire dans les annales.

Ce que je n'arrivais vraiment pas à croire, c'est que l'enquêteur avait essayé de me tuer. (Son intention était plutôt incroyable, il n'avait vraiment pas la tête du flic qui titille trop souvent la gâchette.) Tirer sur quelqu'un, ça sortait de tous les cadres de procédure ! Il aurait dû commencer par le commencement, non ? J'étais certaine qu'il était du genre à cheval sur le règlement. Oh…

C'était un accident, la balle était partie à cause de la table que j'avais lancée. C'était de ma faute, c'était uniquement de ma faute. Je prenais ma responsabilité là-dessus.

« Il faut que tu voies un médecin ! »

Je tapais du pied (ce qui n'était pas la chose la plus intelligente à faire quand on marchait pieds nus sur du béton, mais je pense que là, je mérite une petite pause). « Un docteur ? ça compliquerait les choses ! » J'étais une immigrante sans-papiers, aussi longtemps que ce pays s'intéresserait à moi. Ce n'est pas comme si j'avais une carte vitale ou une assurance maladie. Les flics viendraient probablement me cueillir dans la salle d'attente. Je repoussais ses mains et contemplais le trottoir. Du sang gouttait désormais sur le bitume. « Tu dois m'emmener voir L. »

« Mais- »

« Matsuda, c'est important. VRAIMENT important… s'il te plait. » Je lui fis les yeux de chien battu (ne riez pas ! C'est un truc vraiment utile quand on le maitrise !)

Matsuda avala sa salive et acquiesça. « Ok, désolé. »

(Vous avez vu ? Pratique, non ?)

Nous nous remîmes à courir, et je fouillais dans mes innombrables poches pour en extirper un ou deux mouchoirs non utilisés. Je les roulais en boule et les pressais contre mon oreille.

Personne ne nous suivit, ou alors, si ce fut le cas, je ne remarquais rien. Atteindre notre destination ne prit pas très longtemps, au plus cinq minutes. Mais cela me sembla bien plus long. Je comptais les secondes à chaque regain de douleur dans ma tempe gauche. La douleur, lancinante, avait traversé mon visage pour s'attarder au niveau de mon front. Je chassais d'un geste les larmes qui affluaient.

Ce n'était pas comme si j'allais mourir pour une simple égratignure. J'avais simplement besoin d'un pansement, et ça aurait cicatrisé dans deux-trois jours. Léger, comme souci.

Je ne pris pas garde au fait que Matsuda me guidait à travers des portes vitrées, ou qu'il me tirait avec empressement à travers le hall d'entrée (malgré le fait que l'aquarium géant soit difficile à ignorer). Je ne regardais pas deux fois la femme au bureau d'accueil, qui à l'évidence avait mieux à faire que d'appeler la police pour chasser ses clients ensanglantés. Je remarquais à peine l'ascenseur avant que nous ne nous soyons arrêtés devant pour l'appeler.

L'arrêt soudain me sortit de ma bulle. Le Kleenex que je tenais était trempé depuis un bon moment déjà. J'avais mal à la tête, mal aux pieds, mal partout.

« Je crois que j'aurais besoin d'un Advil » murmurais-je sèchement.

Je croisais le regard surpris de Matsuda.

« Quoi ? C'est de l'humour. » (Vous l'aviez compris ? Parce qu'un Advil ne m'aurait pas été d'une grande utilité pour…je creuse ma propre tombe, là, non ? Foutez-moi la paix ! Le jour où vous vous serez fait tirer dessus et que vous réussirez à sortir une bonne blague, appelez-moi et je vous offrirais tout ce que vous voulez. Jusque là, contentez-vous de rire à tout ce que je dis, je me sentirais mieux.)

DING

Je restais immobile un moment avant de réaliser que Matsuda attendait que j'entre la première dans l'ascenseur. Je le regardais bouche bée, incapable de comprendre pourquoi il choisissait cet instant pour se comporter en gentleman. Il n'avait pas besoin d'être aussi gentil avec moi. Je fermais la bouche et passais la porte afin de lui offrir la satisfaction qu'il comptait en tirer.

Trois murs de l'ascenseur étaient faits de verre, avec pour chacun un rail en inox pour les ceinturer à la hauteur de la taille. Une lueur bleue diffuse éclairait le sol de faux marbre. Je calais mes coudes sur les rails et soupirais lorsque les portes se refermèrent, tandis que Matsuda se calait dans un coin, agité. Il avait l'air de penser qu'il aurait dû tout de même m'emmener voir le médecin le plus proche.

Je me rapprochais enfin de L. C'était le plus long jour de ma vie. J'avais l'impression qu'à chaque fois que je me rapprochais de lui, quelque chose arrivait. Je les comptais un par un sur mes doigts : je suis tombée d'une passerelle, je me suis fait écraser par une troupe de vigiles, piégée dehors dans la tempête, et maintenant la tête d'un gars a explosé en pleine rue. Et maintenant…

Je levais la main et tâtais précautionneusement la petite dentelure sur le haut de mon oreille. Ça aurait peut-être l'air cool. Je pourrais ajouter une boucle d'oreille, m'enrôler dans un gang et conquérir les rues de Tokyo. Je pourrais même perfectionner mon rire machiavélique.

Je me demande combien de situations mortelles je peux supporter en vingt-quatre heures.

Je posais mon front contre le verre froid et regardais la ville, au-dehors. La pluie était revenue, brouillant la vue. Des places bercées par la lueur jaune des lampadaires s'étendaient entre deux gratte-ciel bleus, toujours plus nombreuses à mesure que nous nous élevions dans les airs, toujours plus haut. Tokyo était beaucoup plus belle de ce point de vue. Vous ne voyiez plus les sans-abris dans leurs manteaux militaires rapiécés, ni les jeunes filles qui se rendaient à leur travail, ni les chiens occupés à fouiller les poubelles. On n'apercevait que les riches dans leurs appartements, avec leurs grands écrans et leurs stores électriques, tandis que les moins chanceux étaient hors de vue.

Parfois les gens gagnaient leur vie à la sueur de leur front. Il était injuste de supposer qu'ils étaient tous nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Je respectais bien une poignée d'entre eux, qui avaient bossé durement pour obtenir la vie qu'ils possédaient désormais. Tant qu'ils se souvenaient d'où ils venaient et y retournaient de temps en temps. Je savais aussi que beaucoup de gens dans la rue n'étaient pas mieux que ce que laissait voir le stéréotype. Ils étaient plus d'un à avoir ruiné leur vie dans le jeu ou les bagarres, ou quoi que ce soit d'autre qui les avaient blessés eux tout autant que les autres.

Mais, d'après mon expérience, la vie n'était pas juste.

CRAC… SHUNKA SHUNKA… BOUM.

Les lumières bleutés virèrent au rouge tandis que l'ascenseur s'arrêtait.

« Et maintenant ? » Je me retournais pour regarder sèchement les chiffres numérisés au-dessus de la porte. « Matsuda, à quel étage sommes-nous ? »

« Au 14e, mais ce n'est pas le bon. On monte au 17e. Nous sommes en arrêt d'urgence mais…je n'ai pas appuyé sur le bouton. C'est toi qui l'as fait ? »

« Est-ce que tu m'as vue appuyer dessus ? »

« Non. »

« Alors tu as ta réponse. »

Nous nous retournâmes vers l'interphone d'où une voix grésillait sur un ton clairement sardonique. J'imaginais un geek en surpoids avec des lunettes bien trop grandes pour lui, assis dans une pièce sombre aux murs recouverts d'écrans de surveillance. Je le voyais même approcher sa chaise rembourrée et marmonner des insultes tout en jouant les indifférents pour les deux malheureuses âmes piégées dans un ascenseur.

Je posais doucement l'arrière de ma tête contre le verre et glissais au sol. « Matsuda, tu peux traduire ? » Je détachais le sang séché sur ma joue.

Matsuda laissa retomber ses bras, incrédule. « Il y a eu un problème de maintenance ! De tout ce qui aurait pu arriver… » Il couvrit ses yeux avec ses mains et s'assit au sol face à moi. « Ils bossent là-dessus, mais il se peut que ça prenne des heures ! »

J'inspectais mes ongles, méconnaissables sous leur manteau de crasse rougeâtre. A chaque fois que je me rapproche…

Xxx

NDT :

On se rapproche, on se rapproche comme jamais... Ma petiote de Sydney, L n'est plus qu'à deux pas, et ta poisse... eh bien... -ne pas spoiler, je répète, ne pas spoiler-. Je n'aurais pas par hasard déjà parlé d'une scène de l'ascenseur ? … ce n'est que le début...