Titre : Je te détruirais
Auteur: Orlane
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.
Résumé: Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.
RAR :
- Cicou: Coucou! Merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait très plaisir. Je fais pleurer beaucoup de gens ces derniers temps à ce que je vois... Le chapitre qui suit n'est pas encore super gaie mais déjà moins triste, enfin je pense. Bonne lecture.
- Emily: Salut! Merci beaucoup pour ta review. A quand la suite de ta fic? ;) Bonne lecture.
- Nicolas: Hey! Merci beaucoup pour ta review! Contente que ça t'ai plis malgré le ton un peu triste. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.
- Meian Kurayami : Tchou! Merci beaucoup pour ta review, ça me fait toujours plaisir de retrouver ton commentaire sur mes chapitres^^. Sinon, la suite! J'espère que ça te plaira. C'est le dernier encore un peu triste, promis^^. Bonne lecture.
Note : Salut la compagnie! Comment allez-vous? Vous avez-vu, je poste tôt, non? Alors un nouveau chapitre... Un peu triste encore mais moins que les autres... Les derniers passages sont un peu... Enfin, j'espère que je ne vais choquer personne, c'est pas le but, seulement... Enfin Mélindra a un peu de mal en ce moment...
Bonne lecture.
Orlane.
Chapitre 29
- Mélindra. Dit Sirius en entrant dans le salon où sa fille passait son temps depuis la veille. Depuis qu'ils étaient revenus de l'enterrement des Turner. Elle jouait du violon et d'après les sœurs, qui étaient parties le matin même, c'était tout à fait normal que la jeune fille se murent dans un silence de pierre et qu'elle joue du violon, comme c'était normal qu'elle dorme jusqu'à quatorze heures la vieille et aujourd'hui.
Mais Sirius n'aimait pas voir sa fille si triste. Elle n'avait pas jouait de morceaux gais… Pas un seul. Seulement de longues suites de notes tristes et lentes. Et à intervalles réguliers revenait la berceuse que jouait Sarah il y avait longtemps. Cette chanson qui semblait être la seule à la calmer…
...
Mélindra avait sursauté quand elle avait entendu son prénom. Combien de temps avait-elle passé à jouer encore ? Elle n'en avait pas la moindre idée et au fond elle s'en fichait pas mal… En attendant, ça lui avait empêchait de penser… Elle se retourna vers son père et l'interrogea du regard.
- Il faut que tu descendes, Dumbledore est là et il voudrait te parler.
Mélindra soupira et posa son violon dans son étui.
- Je sais ma puce. Allez… Lui avait répondu son père à son soupir.
...
Dumbledore lui fit son si célèbre sourire bienveillant quand elle entra à la suite de son père dans la cuisine.
- Comment allez vous Miss Black ?
Elle haussa des épaules et alla s'asseoir entre son père et Kate.
- J'ai reçu une lettre du Ministère de la Magie ce matin.
Mélindra détourna le regard qu'elle avait planté dans les yeux de son directeur. Elle détestait cette phrase.
- Qu'est ce qu'ils veulent encore ? Grogna son père.
- Avec la mort de tes parents adoptifs Mélindra, tu es administrativement et juridiquement parlant orpheline. Et tu n'es pas majeur.
Elle fronça les sourcils, recherchant rapidement les articles de lois correspondant à ce statut…
Elle se prit le visage dans les mains quand elle les trouva.
- Oh non. Souffla la jeune Black en pâlissant à vue d'œil.
- Je suis sincèrement désolé, Mélindra.
- Il doit y avoir une autre solution, professeur. Je ne peux pas être… Il y a forcément une autre solution.
- Hum… Qu'est ce qu'il va se passer au juste ? Intervint Sirius en se tournant vers le professeur Dumbledore. Lui, il ne comprenait pas où était le problème. Remus ou bien Kate pouvait prétendre au poste… Au pire, il y avait les sœur Halliwell ou encore les Duciel…
- Les lois sorcières sont très claires, Sirius… Mélindra doit être placée dans sa famille la plus proche aussi bien sur le plan géographique que généalogique…
Sirius fronça les sourcils à son tour pour voir qui pourrait effectivement être choisi. Il ne restait que deux personnes…
- Il en est hors de question, Albus ! Je refuse que ma fille se retrouve chez les Black !
- Si ce n'était que les Black, papa… On sait tous chez qui je vais être placée si on ne trouve pas une solution de rechange…
Sirius échangea un regard avec sa fille. Il la prit dans ses bras.
- On va trouver une autre solution Mélindra.
Il chercha la certitude du côté de Dumbledore. Celui-ci acquiesça de la tête. Il trouverait.
...
Mélindra enfonça son chapeau rose fuchsia sur sa tête et se redressa avant de descendre du Magicobus qui l'avait ramené à Poudlard. Elle était partie dans la soirée pour ne pas manquer le repas du dimanche soir à Poudlard. Dire qu'elle était partie plus d'une semaine de l'école…
Rusard viens lui ouvrir la grille avec un air foncièrement peu amène.
- Bonjour Rusard. Dit Mélindra en le voyant s'approcher.
- C'est ça, ouais. Si tu crois que j'ai que ça à faire, moi. Jouer au portier. Dépêches-toi d'entrer, Black !
Mélindra lui envoya un regard aigu et passa la grille avec une lenteur faite exprès, et sans accorder un regard de plus au concierge, la jeune fille se dirigea vers le château.
...
- Mélindra ! Cria Ron depuis le haut de l'escalier qui menait au château.
Elle lui offrit un sourire pâle et se laissa faire quand le rouquin se précipita pour la prendre dans ses bras.
- Je suis désolé pour tes parents, Merry. Lui souffla le jeune Weasley à l'oreille.
Mélindra ne répondit pas et se contenta de se réfugier dans l'étreinte de Ron.
Au bout d'un certain temps, il dénoua ses bras.
- Ca va aller ? Lui demanda-t-il, tandis qu'il passait un bras autour de ses épaules.
- Ca devrait. Répondit Mélindra en avançant vers Harry et Hermione qui attendaient depuis toute à l'heure sur le pas de la porte du château.
Hermione lui fit un petit sourire encourageant et la prit dans ses bras à son tour. Puis ce fût le tour de Harry. Lui, il n'avait plus rien à dire pour lui remonter le morale, il avait épuisé le stock d'idée dans ce domaine. Il se contenta de la serrer dans ses bras et de l'embrasser sur le front.
Ils gagnèrent ensuite la salle commune des Gryffondors, le repas n'était prévu que pour dans une heure.
Leur entrée fût remarquée. Tous les yeux se fixèrent sur la jeune Black, la si terrifiante Black, celle qui pouvait vous envoyez à l'infirmerie simplement en y pensant, et pourtant la très respectée Black pour ce qu'elle était : une très bonne Poursuiveuse, une camarade qui savait faire rire et qui était au cœur de la résistance face à Ombrage, peu aimée ici.
En ce jour, ils virent une ado normale, brisée par la mort de ses parents. Personnes ne fit de commentaires et quand les quatre Gryffondors se furent assis dans un coin tranquille de la salle commune, ils retournèrent à leurs affaires.
...
- Ginny a eut une idée de génie pour embêter Ombrage. Commença Hermione.
Il ne servait à rien d'entretenir la douleur de Mélindra en lui parlant de ce qui c'était passé, et ça, la jeune Granger était suffisamment intelligente pour le deviner.
» On a regarder tous les emploies du temps de toutes les filles et on s'est aperçue que il y avait quasiment toujours une fille qui avait une heure de trou, ou qui avait finit les cours, ou pas encore commencer les cours quand Ombrage était inoccupée. Avec Ginny, Parvati et Lavande on peaufine encore les détails, mais je pense qu'Ombrage ne va pas apprécier d'avoir toujours deux ou trois filles collées au train qui lui rappellent son emploi du temps, qui lui rappelle la température extérieure, le temps qu'il fait, les parutions des livres et des magazines du jour, de la dernière tenue d'une pouf sorcière, du dernier scandale mondain, du rebondissement dans les relations amoureuses des couples de l'école… Entre autre bien sûr… Si on donne un rôle à chaque fille dans les recherches et si on emploie des garçons désireux d'enquiquiner Ombrage, on devrait largement s'en sortir.
Mélindra qui s'était redressée dans les bras de son meilleur ami pour se plonge dans le plan d'Hermione réussit à sortir un sourire en coin mauvais.
- Comment est-ce qu'elle a eut cette idée, la petite Ginny ?
- Oh, c'est assez simple en fait. Elle feuilletait un magazine sur les Stars moldues pour alimenter notre petit discours pour le lendemain. Bien sûr, elle était furax parce que Ombrage refusait de nous laisser aller Square Grimmaurd et quand Ginny est énervée, tu sais comme moi qu'elle peut être encore plus cynique que Rogue. Enfin bref, elle est tombée sur une photo d'une chanteuse suivie d'au moins trois secrétaires… Elle a fait la réflexion qu'elle ne pourrait jamais supporter que trois pétasse au cerveaux de batracien la suive comme ça… Evidemment, ça lui a donné cette idée…
Mélindra sourit. Faiblement, mais c'était quand même un sourire.
- Ca marche, Mione. Mais je te laisse organise ça…
- Ne t'inquiète pas, j'ai déjà pas mal avancer. Oh, et les jumeaux travaillent sur un sortilège résistant pour colorer les murs de Poudlard en rose…
Mélindra leva les yeux au ciel et se renfonça dans les bras de Harry qui, après avoir échangé un regard avec Hermione et Ron, songea que Ombrage était peut-être une prof incompétente mais, sans le vouloir, elle aidait Mélindra…
...
Ron attrapa violemment son réveil de sa main gauche et le balança, comme chaque matin, à l'autre bout de la pièce avec un grognement qui ressemblait à celui d'un ours particulièrement mal léché. Maudit réveil, maudite sonnerie, maudit lundi matin, maudits rayons de soleil qui l'empêchaient de retourner dans les bras de Morphée. Avec énervement, le rouquin repoussa ses couvertures et s'assit sur le bord de son lit.
Les autres garçons du dortoir émergeaient eux aussi, lentement mais sûrement. Ils avaient tous leurs habitudes après cinq ans de vie commune. Ron ronflait vraiment très fort, Neville parlait dans son sommeil, Dean grinçait des dents et Harry faisait souvent des cauchemars. Le matin, Ron jetait son réveil à terre et Seamus s'occupait de le réparer. Dean était toujours le premier à la salle de bain tandis que Harry, hormis les cauchemars, n'était plus là quand eux se levaient…
Justement, Dean était en train de migrer gentiment vers la salle de bain, pour ça, il passait toujours devant le lit de Harry… Normal… Comme tous les matins…
Normal jusqu'à ce qu'une voix de fille émerge de derrière les rideaux soigneusement tirés du jeune Potter.
- Quelle heure ?
- L'heure de se lever.
- Fait pas le rabat joie, quelle heure ?
- Tard… J'en sais rien… Mais certainement sept heures et demi… On devrait être levé depuis plus de deux heures…
- M'en fiche. Gilles n'en mourra pas.
Dean jeta un œil abstrait au lit en question. Black, dans leur dortoir… Bof… Il se tourna vers la salle de bain.
Minute, Black dans leur dortoir ?!
On lui aurait balançait un seau d'eau froide à une heure aussi matinale qu'il aurait fait le même bon. Il battit en retraite et enfila un T-shirt avec fébrilité avant de retourner vers le lit du Survivant, baguette en main.
...
- Je crois qu'on s'est montré très conciliant jusqu'ici, Potter. Mais il est hors de question que ta copine passe ses nuits dans notre dortoir ! Maintenant je vais aller dans la salle de bain, et y'a plutôt intérêt que tu ne sois plus là, Black, quand je reviendrais.
La jeune fille en question écarta les rideaux et commença à s'extirper du lit.
- Faut pas t'énerver comme ça, Dean… Je mors pas…
Et c'est d'une démarche endormie qu'elle alla embrasser Ron sur la joue avant de se diriger vers la porte.
- Au fait, joli caleçon, Thomas…
Le jeune homme lui envoya un regard noir et entra dans la salle de bain, non sans oublier de faire claquer la porte.
...
- Pourquoi elle est venue cette fois ? Demanda Ron à son meilleur ami qui se redressait lentement.
- Bah… C'est pas la forme c'est tout… Elle dit que je suis un meilleur oreiller que celui que fournit Poudlard… Gilles va nous étriper…
Ron se laissa retomber en arrière.
- N'empêche Harry… Je l'aime bien Mélindra, faut pas croire, mais je préférerais qu'elle prévienne quand elle vient comme ça.
- Tout à fait d'accord avec Neville. Renchérit Seamus.
- Bon courage les gars… Répondit Ron en souriant. Le jour où Mélindra préviendrait…
...
Ils rejoignirent les filles dans la salle commune. Hermione était habillée en rose… Normal mais pas Mélindra.
- Ca va pas Merry ? Tu es malade ? Demanda Ron, soudainement très inquiet.
La jeune fille sortit de son état de déprimée qui ne la quittait plus depuis que ses parents étaient morts, et se tourna vers son meilleur ami.
- Je me sens bien, pourquoi ?
- Tu es habillée normalement, avec des affaires moldues !
- L'important c'est que les profs me voient en uniforme… Je suis en overdose de rose…
- Ce n'est pas bien de se servir de la magie Acathlante à des fins personnelles, Mélindra. Lâcha Harry.
La jeune Black haussa les épaules et se dirigea vers le tableau de la Grosse Dame.
- Si même l'idée d'emmerder Ombrage ne la motive pas, qu'est ce qu'on peut faire, nous ?
- Laisser le temps faire son œuvre… Ca va s'arranger. Dit simplement Harry en rattrapant sa meilleure amie.
...
Mélindra se présenta aux cours d'Art Martiaux en tenue d'attaque. Elle avait besoin de se vider la tête et de penser à autre chose surtout…En plus, c'était cours combat ce soir. Elle allait se régaler. Elle passa la porte.
- Mélindra ! L'appela Gilles alors qu'elle posait son sac de sport contre le mur.
- Oui ?
- Je refuse que tu t'entraînes cette semaine avec les autres élèves. Retournes dans ta salle commune.
La jeune Black resta interdite quelques secondes avant de répondre un très étonné :
- Quoi ?
- Ecoutes, je ne pense pas que tu sois dans les meilleures conditions pour te battre contre des gamins de treize ans.
- Bien sûr que si !
- J'ai enseigné à plusieurs Tueuses avant toi, Mélindra. Et je sais que le mental est aussi important que l'entraînement physique. Je te conseille plutôt une séance de poumsées si tu t'ennuies ou pourquoi pas de la méditation ? Mais pas de combats, même avec Faith. Je suis désolé, Mélindra. Par contre, tu peux venir Mercredi si tu veux.
- Gilles, s'il te plaît !
- J'ai dit non, Mélindra. Ne m'oblige pas à te donner une retenue. Retourne dans ta salle commune.
- Gilles…
- Retourne dans ta salle commune, Mélindra.
La jeune Black essaya le regard supplicié et désespéré, mais Gilles en avait vu d'autre. Il lui fit les gros yeux et lui montra la porte du menton.
L'adolescente pivota, attrapa son sac et sortit de la Grande Salle.
...
Mélindra, Harry, Ron et Hermione avaient investis le repère des Maraudeurs depuis plus d'une heure maintenant… D'ordinaire, ils seraient bien allés rendre une petite visite à Hagrid –revenu depuis un bout de temps maintenant de sa mission (parlementage en règle avec les géants)- mais Ombrage, cette chère Ombrage, avait pondu un décret d'éducation interdisant la communication privée entre élèves et professeur… Même si elle n'allait pas jusqu'à vérifier ce détail durant les ballades nocturnes avec Gilles et Faith.
Enfin bref… Hermione était assise à la table, des dizaines de parchemins autour d'elle. Mélindra était installée en face de sa meilleure amie et rattrapait les cours qu'elle avait manqués. Ron et Harry, qui avaient finalement terminés leurs devoirs, disputaient une partie d'échecs…
On tapa au carreau du petit velux –seule ouverture dans le repère. Mélindra abandonna les notes de Métamorphose d'Hermione qu'elle s'attachait à recopier et ouvrit à l'oiseau.
C'était un hibou grand duc, d'un noir de jaie. Mélindra lui prit sa missive et le rapace s'en alla immédiatement… La jeune Black haussa un sourcil devant le comportement du volatile avant de retourner à l'enveloppe.
Mélindra Black-Turner
Poudlard
La jeune fille se mordit la lèvre en voyant le Turner accolé à son nom. Rares étaient les personnes du monde sorcier qui devait connaître son affiliation à des moldus. En tout cas, Mélindra ne connaissait pas cette écriture… Elle ouvrit néanmoins l'enveloppe.
Son coeur rata plusieurs battements tandis qu'elle devinait le sujet de la photo qu'elle venait de sortir.
Une voiture coupée gris métallique était encastrée dans un arbre. La photo était sorcière. Mélindra voyait nettement la fumée s'extirper de l'avant du véhicule… Un véhicule qu'elle ne connaissait que trop bien… Celui de ces parents adoptifs.
...
Fébrilement, Mélindra attrapa l'enveloppe à la recherche d'un mot… De quelque chose… Il n'y avait rien. Sauf derrière la photo… Trois mots écrits avec une encre rouge et très épaisse :
Je te détruirais
...
Elle resta fixé sur ces mots.
Elle était déconnectée de la réalité.
Son sang battait furieusement dans ses veines.
Son cœur était douloureux.
Sa gorge tellement nouée qu'elle avait du mal à respirer.
Elle tremblait et pourtant, pourtant ses yeux restaient fixés sur ces trois mots.
Une pensée s'insinuait lentement en elle… Et si c'était à cause d'elle que ses parents étaient morts ?
...
Elle resta ainsi ce qui lui sembla une éternité. Jusqu'à ce que Harry, alerté par la douleur à sa cicatrice couplée de l'horreur figée sur le visage de sa meilleure amie lui arrache la photo des mains et la prenne dans ses bras.
Elle s'écroula en pleurs.
- C'était de ma faute.
- Merry qu'est ce que… Commença le jeune Potter, complètement perdu.
Il se coupa : Ron venait de lui montrer l'envers de la photo au dos de laquelle étaient écrits trois mots qui avaient sautés aux yeux de Harry.
- Je t'interdis de penser ça, Mélindra ! Tu m'entends ?! S'énerva le jeune homme en forçant Mélindra à la regarder dans les yeux.
Ce ne fût pas pour ça qu'il obtint une réponse.
...
Plus tard, bien plus tard, tandis qu'elle retournait vers sa salle commune, Mélindra tomba sur Jarod Evans.
- Salut, Mélindra ! Je te cherchai justement ! S'écria le jeune Poufsouffle en la voyant.
Mélindra n'était pas d'humeur. Trop de choses tournaient dans sa tête, beaucoup trop. Tellement, que ça réussissait à zapper la volonté de contrôle qu'avait la jeune Black sur son esprit. Elle avait dit qu'elle n'avait pas un subconscient sadique ? Et ben elle s'était trompée… Son subconscient était en ce moment même en train de lui prouver en faisant défiler toutes sortes d'images, de pensée dans sa tête…
- Salut, Jarod. Souffla Mélindra au jeune homme.
- J'ai appris pour tes parents… Lui dit le Poufsouffle avec un véritable air désolé. Je suis désolé.
- Pas autant que moi. Répliqua la jeune Black.
- Je sais ce que c'est… Ma grand-mère est morte l'été dernier… Enfin… Je sais que j'aurais aimé qu'on m'aide à penser à autre chose plutôt que me le rappeler sans cesse… Continua Jarod. Un gars fête ses dix-sept ans dans ma salle commune… Il y aura de la musique, de la nourriture, peut-être de l'alcool si il se débrouille bien… Je me disais que tu aimerais peut-être venir…
Mélindra accepta avant même que le jeune homme ait finit sa phrase.
...
La musique ? Mélindra pensait sérieusement qu'elle était nulle, mais suffisamment rythmée pour pouvoir danser dessus.
La nourriture ? Mélindra n'avait pas faim, elle n'avait rien mangé au dîner, ce n'était pas pour avaler des chips ou autres produits typiques de ce genre de fête.
L'alcool ? C'est ce qui avait convaincu la jeune Black de suivre Jarod Evans dans l'antre des Poufsouffles. Certains disaient que c'était un très bon moyen pour oublier.
Et Mélindra voulait oublier…
Oublier qu'elle venait de perdre ses parents… Oublier que cette perte survenait peu de temps après celle de Wen et de Spike… Peu de temps aussi après sa rupture avec son premier petit ami… Oublier son inquiétude que son père se fasse arrêter… Oublier son ignorance sur l'issue de son placement juridique… Oublier les démons, les Vampires et Voldemort… Oublier qu'elle devait protéger Harry…
Oublier la personne qui lui avait envoyé cette photo. Oublier que peut-être, elle était à l'origine de l'accident mortel de ses parents adoptifs.
Tout simplement oublier.
...
Alors, même si la musique était mauvaise, elle dansait.
Même si l'alcool lui brûlait la gorge et lui faisait tournait la tête, elle buvait.
Même si elle n'avait que quinze ans, qu'elle ne connaissait Jarod Evans que depuis peu, qu'elle avait imaginé sa première fois différemment, elle laissait les mains du jeune homme parcourir son corps.
Même si la fuite n'était jamais la bonne solution, elle se transporta avec le Poufsouffle vers la Salle sur Demande.
Et pendant une heure, peut-être plus, peut-être moins, elle oublia.
Même si l'alcool y était pour pas mal, la jeune fille pensa que le sexe était beaucoup plus efficace pour se vider la tête.
Alors même si elle n'avait que quinze ans, que si son père venait à être au courant, il la tuerait ; Mélindra se laissa aller et pendant une heure, peut-être plus, peut-être moins, elle redevînt une adolescente de quinze ans comme les autres…
...
Alors, verdict?
Pas trop horrifiés?
Laissez moi une petite review pour me donner votre avis.
A la semaine prochaine.
Orlane
Mis en ligne le 29/03/2009
