Et voilà le premier chapitre ! Bon, je préviens, comme le prologue il ne sera pas drôle au contraire. Je vous rappelle que ça ne semblait pas marrant la vie pour Edward au début de la FF, et vous allez voir à quel point. Je pense que ce chapitre va aussi vous expliquer le titre général que j'ai choisi pour la FF. Surtout n'hésitez pas à critiquer ! Prochain chapitre dans quelques jours, il y a peu de chances qu'il arrive demain.

A bientôt !



LIVRE I : DES REVES DEVENANT REALITE

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Chapitre 1. Quotidien meurtrier

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Je m'appelle Edward Anthony Masen. Mon père, aujourd'hui décédé, portait le même prénom que moi. Je ne me rappelle plus beaucoup de lui. Il est mort alors que j'étais jeune. Je me souviens toutefois qu'il m'a donné beaucoup d'amour.

Ma mère, Elizabeth Masen, est partagée entre l'aide qu'elle apporte aux personnes âgées ne pouvant plus se déplacer, un travail à mi-temps en tant qu'infirmière à l'hôpital, et moi. Enfin, je devrais plutôt dire « était partagée ». Depuis qu'elle a appris qu'elle avait de nouveau un cancer, elle a arrêté de travailler. Remarquez que nous n'avions pas besoin de son salaire. Mon père nous avait laissé un bel héritage. Elle le faisait parce qu'elle aimait l'aide qu'elle apportait. Quand elle a pris conscience qu'elle allait bientôt mourir, elle n'a pas voulu changer ses habitudes mais s'est malgré tout arrêtée pour qu'elle puisse profiter de moi et moi profiter d'elle. En plus, elle se fatiguait moins.

Six. C'est le temps maximal à vivre que le médecin lui laissait. Pas six ans. Six mois. Et encore, il nous avait avoué que c'était sans complications. Sous-entendu, elle pouvait me laisser à tout moment.

Peu de gens étaient au courant de sa maladie. Qui s'intéressait à nous après tout ? Je crois que seule la famille Green le savait à Forks, autre que les médecins. Mary Green était devenue amie avec ma mère avec le temps. Elle était le genre de femme à ne pas juger et à ne pas cancaner. Sa fille, Ashley, avait le même âge que moi et était au lycée. Plus d'une fois elle avait tenté se rapprocher de moi mais je lui avais fait comprendre que je ne le voulais pas.

Après tout, qui voudrait avoir comme ami un brouillard ? Car c'est ce que j'étais devenu avec le temps, un brouillard. Insaisissable, dont la simple existence ne fait que déranger le monde, toujours de mauvaise compagnie, rendant les personnes de mauvaise humeur, et que rien ni personne ne peut percer. Il valait mieux pour tout le monde qu'on ne m'approche pas. De toute façon je n'étais pas fait pour m'ouvrir.

La seule qui pouvait prétendre de me connaitre était ma mère. Et encore, elle ne savait pas tout. Pour la préserver je lui cachais ce qu'il se passait au lycée. Je me souviens encore comment ça avait commencé.

C'était au début de l'année. Je venais d'apprendre pour le cancer de ma mère. Comme d'habitude je me rendais au lycée à pieds. J'avais mon permis depuis déjà presque deux ans, dès mes seize ans je l'avais passé, mais je n'aimais pas conduire. C'était une voiture qui m'avait pris la vie de mon père, et tant que je pouvais éviter de conduire je le faisais. Je n'avais pas peur pour ma propre vie, mais plutôt de voler celle d'un autre qui n'avait rien demandé. Par ailleurs, j'appréciais la marche même si souvent j'étais contraint de la faire dans le froid et sous la pluie.

C'est alors que j'entendis un bruit de moteur au loin. Je reconnus vite le bruit d'une moto. Elle roulait vite, très vite et j'eus à peine le temps de me mettre un peu plus sur le côté. Elle manqua de me renverser et je déversai une tornade de jurons en hurlant. C'était la première fois que je perdais mon calme depuis la fameuse annonce. J'aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour là. Il fit demi-tour et me regarda en riant. D'un grand sourire narquois il me répondit avec une grande délicatesse.

- Hey, quand on ne sait pas se tenir debout on se la ferme. Je crois que tu ne sais pas à qui tu viens de t'adresser, mais je te promets que tu t'en rappelleras très vite.

Et il repartit aussi vite. Il m'avait blessé plus que ce qu'il croyait. Oui, je ne savais pas me tenir debout. Depuis bien longtemps j'avais perdu le sens de l'équilibre. Je rampais constamment à terre en espérant que personne ne me remarquerait. Malheureusement cette posture permettait beaucoup trop facilement à tout le monde de m'écraser, de me piétiner.

Black l'avait parfaitement compris. Dès le midi il me rappela à qui je m'étais adressé.

Jacob Black. Je pensais ironiquement qu'il portait bien son nom. Son regard semblait cruel, mais surtout désabusé par la vie. Je ne savais pas pourquoi, mais je l'avais vu dès son arrivée. C'était comme s'il était dégoûté de quelque chose, peut-être même de lui-même. Alors il reportait ce dégoût sur les autres. Je compris vite que ce serait sur moi.

Il vint vers moi avec ses deux gorilles, et en moins de temps qu'il fallait pour le dire je me retrouvais sans déjeuner. Sur le coup, je fus en colère pour le principe, mais de toute façon je n'avais pas faim. Puis, quand ça s'est réitéré, je pris le parti de ne rien faire. Il valait mieux que ce soit moi plutôt que quelqu'un d'autre. Je m'en fichais. Je n'étais qu'une ombre de toute façon. Si ça l'amusait tant mieux pour lui.

Je devais admettre que nous avions un point commun. Nous étions tous les deux désabusés par la vie que nous menions. C'est juste que nous réagissions d'une manière différente. Lui passait ce sentiment en le faisant payer au monde entier, moi je me contentais de laisser faire. Je ne voulais plus me battre. Ma mère s'était battue contre son cancer, et c'est finalement pour apprendre que ça n'avait servi à rien. Tous les efforts qu'elle avait fournis allaient bientôt être réduits à néant.

Ainsi s'installa un quotidien qui me tuait à petit feu. Plus les jours passaient plus je mourais. J'avais cependant développé une incroyable perspicacité. Elle était à la fois une bénédiction et une malédiction. Bénédiction car au moins ça m'occupait. Malédiction car je me rendais compte à quel point tous les humains sont identiques. Il suffit de connaitre un peu les bases et on a la clef des champs.

Tenez. Je me tiens en ce moment à la cafétéria. Là, la fille blonde au loin. Elle ne rêve que d'une chose. Convaincre ses parents de la laisser partir dans un autre lycée pour qu'elle puisse intégrer une équipe de Pom-pom girl. Notre lycée est trop petit pour avoir une équipe sportive, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de supportrice. Elle voudrait aussi sortir avec le play-boy qui rêve de se faire un certain nombre de filles, voire toutes. Mickael qu'il s'appelle. Je vois cependant qu'il s'ennuie royalement et qu'il voudrait aussi un peu de nouveauté.

Là, à cette table, c'est le groupe des plus intéressants. Je ne les connais pas plus que ça, mais j'ai beaucoup aimé les observer discrètement derrière mes lunettes. D'abord il y a Ashley. Je l'admire beaucoup. Elle est toujours en forme, pleine de vie. J'aurais aimé l'approcher et me laisser contaminer par sa bonne humeur, mais une personne comme moi ne devrait pas se tenir à moins d'un kilomètre d'elle. Je risquerais trop de la rendre triste ou de lui faire du mal. Elle méritait mieux.

A côté, Jackson. Il était d'un tempérament calme, en fait presque l'opposé d'Ashley. Pourtant ils étaient tous les deux profondément amoureux, je crois même depuis leur rencontre. Mais ils avaient trop peur de gâcher leur amitié à cause du rejet de l'autre. Typique du caractère des humains. Nous préférons tous avoir des regrets plutôt que des remords, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour faire marche arrière.

Un couple qui ne s'était pas autant pris la tête, c'était Kellan et Nikki. Kellan était un bout en train avec lequel je préfèrerais ne jamais avoir à me battre. Je crois que si quelqu'un pouvait affronter Black et le battre, ce serait lui. Nikki est aidée par la nature du point de vue de sa beauté, je dois l'avouer, mais comme beaucoup ça l'a rendu arrogante. Du même coup elle se repose beaucoup sur sa plastique. Ça lui a forgé un sacré caractère. Sure d'elle, elle peut se permettre de parler de manière assez crue et je ne l'ai jamais vu baisser les yeux.

Enfin, Peter était la voix de la sagesse du petit groupe. Ça ne l'empêchait pas de se lâcher de temps en temps mais il était un peu celui qui les rappelait à l'ordre quand ils partaient dans tous les sens. Oui, ce groupe était des plus intéressants, et si j'avais voulu me lier avec quelqu'un j'aurais été vers eux. Je savais qu'ils ne m'auraient jamais rejeté. Plus d'une fois d'ailleurs Ashley m'avait invité à venir, mais j'avais refusé de la manière la plus polie que je pouvais faire. Je ne voulais pas leur attirer des ennuis, surtout depuis que Black avait commencé à se défouler sur moi. Je n'en valais pas la peine.

Contrairement aux apparences je ne m'apitoie pas sur mon sort. Comprendre cette nature humaine m'a permis de prendre conscience que ce n'était pas si grave que je ne me lie à personne. Je ne ratais rien finalement. J'enviais tous ceux qui avançaient dans ce monde sans se poser ce genre de questions, sans avoir ces réflexions. Au moins ils étaient heureux. Il vaut parfois mieux ne rien savoir.

C'est comme ça que j'ai commencé à déraper. Certains dans ma position se tournent vers la drogue, l'alcool, les sensations fortes ou autres choses qui ne sont pas vraiment recommandées pour la santé. Moi j'ai trouvé autre chose, beaucoup moins nocif pour le corps mais presque pire pour l'esprit.

J'ai rêvé. En quoi est-ce mauvais ? Ça ne l'est pas tant que c'est modéré. Moi je ne vivais que par ces rêves. J'ai commencé à lire beaucoup. Toutes sortes de livres. Des romans à l'eau de rose, des drames, des thrillers, du fantastique, des pièces de théâtre, des comédies… Tout livre à peu près bien écrit qui passait sous ma main était automatiquement dévoré.

Mais ça ne suffisait pas. Je ne voulais pas penser à ma vie, il me fallait m'occuper l'esprit encore plus, ou me faire croire que la réalité que je haïssais n'existait pas. Alors j'ai passé encore plus de temps devant mon piano et je me suis mis à la guitare. Je jouais d'abord des morceaux qui étaient écrits par des génies ou des compositeurs plus modestes, puis je commençai à faire mes propres compositions. Quand ma mère était absente je jouais les morceaux tristes, comme pour m'exorciser. Mais dès qu'elle était là, j'essayais de jouer des morceaux plus enjoués. Je m'inspirais alors de sa joie de vivre, de sa ténacité voire de son sale caractère et je jouais. Parfois j'imaginais une fille chimérique, qui ne serait pas comme les autres, qui ne serait pas prévisible. Alors je jouais pour elle, imaginant qu'elle était sur ce banc à côté de moi. Je savais que jamais je ne la rencontrerais, mais je jouais quand même pour elle.

Plus je m'enfonçais dans cette imagination, plus j'avais de mal à m'en sortir. Le retour à la réalité était trop cruel. L'aggravation de l'état de ma mère ne m'aida pas à vouloir ne pas m'enfoncer dans cet abîme. Après tout, pourquoi se battre contre ces rêves ? Ils sont les seuls moments de bien-être que je vis. Dès que je suis dans cette réalité je souffre encore et toujours. Autant alors n'aller que dans les endroits où je me sens bien.

Même l'attitude de Black m'était devenue indifférente avec le temps. Quand il venait tous les midis faire son numéro pour ne pas à avoir à payer son repas je l'imaginais avec un nez de clown et le maquillage adéquat en train de faire son numéro dans un cirque.

En résumé, j'étais enfermé dans mon monde. Un monde accessible par moi-seul et où personne ne pourrait venir me faire du mal. Un monde où je ne serais jamais déçu.

Je remarquai tout d'un coup une agitation inhabituelle dans la cantine. Enfin, déjà habituellement ce lieu était toujours en pleine ébullition mais il y avait quelque chose de plus. Je tendis l'oreille discrètement de ma table où j'étais seul. J'entendis de loin des murmures excités.

- Mais t'es sure de ce que tu dis ? Je savais même pas qu'il avait une fille !

- Mais si ! Il est divorcé, sa femme est parti depuis des années, je crois qu'elle n'avait qu'un an.

Ce n'est pas vrai ! Ils n'ont pas mieux à faire que de cancaner ? Je me demandais toutefois de qui ils parlaient et surtout pourquoi.

- Donc elle va venir ici, à Forks ?

- Ouai, j'étais au secrétariat quand il est passé pour l'inscrire. Je crois qu'elle sera en 2ème année.

Ce n'est pas vrai… Une nouvelle élève. Je n'avais rien contre elle, comprenez-le bien, mais non seulement le lycée va être pire qu'une ligne électrique pendant plusieurs semaines, mais en plus j'allais voir encore plus à quel point tout le monde se ressemble. Au moins, tant que je restais sur l'échantillon assez restreint de Forks, je pouvais me dire que c'est parce qu'ils ont toujours vécu tous ensembles et que du coup ils ont un peu tous la même manière de penser. Mais une nouvelle venue va me montrer à quel point tout le monde est pareil. Je ne me laisse pas deux jours pour la percer à jour. D'ailleurs, de qui est-elle la fille ?

- Incroyable. On l'a toujours connu seul, j'ai cru que c'était un célibataire endurci qui n'avait jamais vécu autrement que par son métier.

- Il faut croire qu'il s'est plutôt rabattu sur son métier pour oublier.

Bon, ils vont lâcher de qui il s'agit oui au lieu de dire des bêtises sur le dos des gens ?

- Comment elle s'appelle déjà ?

- Isabella je crois. Isabella Swan donc. C'est bizarre comme nom, sa mère est peut-être italienne.

Swan. Elle serait donc la fille du Chef Swan ? Je comprends pourquoi ça étonne. Il a toujours été discret tout en faisant son métier avec amour je crois. C'est vrai que ça surprend qu'il ait une fille. Si elle lui ressemble elle sera assez discrète, ce sera peut-être déjà ça.

Charlie Swan fait partie des gens qui n'embêtent personne tant qu'on n'attire pas d'ennuis. Il est discret et est shérif car il aime ce qu'il fait, il croit en la justice. Je crois que si je devais le cataloguer, je le mettrais dans la catégorie « bon ». C'est quelqu'un de bien. Je n'ai jamais eu à faire à lui personnellement, mais quand il avait appris la maladie de ma mère il était tout de suite venu proposer ses services. Il n'en avait jamais parlé à quiconque, il ne perdait pas son temps à colporter les ragots. En revanche, quand ma mère était fatiguée il venait parfois la journée pendant sa ronde vérifier qu'elle n'avait besoin de rien. Je savais à chaque fois qu'il était venu car ma mère avait ce petit sourire sur son visage. Elle l'estimait beaucoup et était touchée qu'il vienne s'enquérir de sa santé.

Il aurait donc une fille. Si elle a suivi un parcours normal elle aurait un an de moins que moi. Personnellement, j'avais redoublé une fois. Non pas que j'étais mauvais élève, mais l'année de la mort de mon père et du premier cancer de ma mère a été difficile et je n'avais que très peu travaillé. J'avais accepté mon redoublement sans problème, n'étant attaché véritablement à personne. Au moins, ça m'avait permis de me reposer et de m'occuper de ma mère. Je n'étais pas à un an près.

J'essayais de m'imaginer comment elle était, comme le faisait quasiment tout le monde. Mais tout ce que j'arrivais à faire c'est la voir banale à en mourir. Au lieu de cela je m'attelais à observer tout le monde. Je n'avais encore jamais eu l'occasion d'analyser pareille situation.

Mickael était tout excité. Je le voyais déjà s'imaginer aborder la nouvelle, lui proposer de boire un rêve avec un faux sourire qu'il croyait ravageur. Prévisible.

En revanche, l'attitude d'Ashley m'arracha presque un sourire. Elle semblait toute excitée par cette nouvelle et s'imaginait déjà très amie avec elle. Je crois qu'elle avait le rêve secret de faire un jour découvrir sa vie à quelqu'un d'inconnu et de faire partager tout ce qu'elle aime, juste pour le plaisir de discuter avec quelqu'un qui ne la connait pas déjà. Je plaignais déjà en quelque sorte Isabella. Si elle tombait entre les mains d'Ashley, elle allait s'en sortir avec le tournis.

L'attitude d'une autre personne attira mon regard. Celle de Black. Je ne sais pas trop… Il semblait… heureux. Il avait ce petit sourire comme s'il se remémorait des souvenirs. Peut-être la connaissait-il. Je ne vois pas comment, mais c'est une possibilité. Après tout, elle est certainement déjà venue à Forks et elle avait surement rencontré du monde. Dommage que ce soit tombé sur lui si je ne me trompe pas. Oh non ! J'espère qu'elle n'est pas comme lui car là quand même je vais craquer. Ce serait surprenant connaissant le caractère du chef Swan, mais après tout elle ne vit pas avec lui, enfin pas pour l'instant.

Bon, je verrai bien. Après tout je ne sais même pas quand elle arrive. Je m'en fiche remarquez. Elle ne sera qu'une élève parmi d'autre. Elle passera à côté de moi sans me voir et pour se préserver ne lèvera pas les yeux quand Black viendra me racketter. Non que je lui reprocherais, au contraire il vaut mieux pour elle, mais c'est juste que je ne vois pas en quoi ça pourrait me concerner cette venue. Je suis certain même que je suis le dernier qui devrait être préoccupé par cette nouvelle.

Je ne pouvais m'empêcher toutefois de rêver. Après tout je ne vivais que par ces rêves non ? Cependant j'essayais de freiner mes ardeurs car là ces rêves pourraient bien me décevoir pour la première fois. Je ne voulais pas l'imaginer en déesse pour finalement redescendre sur terre. Je ne voulais pas croire qu'elle pourrait être la femme à qui j'écrirais tous mes morceaux de musique.

Finalement comprendre la nature humaine ne fait pas que je suis différent des autres. Je suis aussi excité malgré moi par cette nouvelle venue. Et je m'en veux car je vais retomber de haut.

***

Une fois rentré chez moi, ma mère m'accueillit avec des cookies tous chauds sortis du four. Je dois avouer qu'ils sont divins. Je sais cuisiner, je suis même loin d'être mauvais. Par contre, j'ai beau essayer, quand je fais des cookies, ils ne sont jamais aussi bons que ceux de ma mère. Pourtant je suis la recette, mais non, rien n'y fait.

Je déclenchai une grande hilarité de ma mère quand elle vit que j'étais vraiment tombé dans son plat. A vrai dire, j'ai été généreux, je lui en ai laissé trois. Parce que je l'aime.

- Tiens au fait j'ai vu le chef Swan aujourd'hui.

- Vraiment ? Comment va-t-il ?

- Bien, à vrai dire on aurait dit un vrai gamin. Il m'a annoncé tout heureux que sa fille Isabella allait venir habiter à Forks.

- J'en ai entendu parler, tout le lycée était euphorique. Elle va être en deuxième année aussi je crois.

- Oui. Il était vraiment heureux. C'est bien pour lui, il a toujours été seul, mais ça va le changer. Il avait une photographie d'elle avec lui, elle est vraiment jolie cette petite. Naturelle, pas un brin de maquillage, des vêtements simples. Mais elle a un charme certain. Il en parle comme si elle était le messie. Mais je crois qu'il a peur de ne pas être à la hauteur. En tous cas, d'après ce que j'ai compris elle est vraiment gentille.

Non, je t'en prie maman, j'ai déjà du mal à maitriser mon imagination, si tu en rajoutes je vais craquer.

- Si tu le dis. Et elle arrive quand ?

- Dans deux semaines je crois.