Bonjour ! J'ai essayé de mettre un chapitre ce soir car demain je suis de baby-sitting, je n'étais donc pas certaine d'avoir le temps de poster. Je dois avouer que je me suis beaucoup amusée. Cet épisode avait été fortement éludé du point de vue de Bella car elle s'est retrouvée inconsciente. J'ai donc fait fonctionner entièrement mon imagination ! Dédicace pour le titre à un ami de la fac qui utilise l'adjectif "jouissif" dès qu'il aime quelque chose lol.

Sinon, il y a eu un doute quant aux dialogues entre Bella et Edward. Vous pouvez vérifier, ils sont du copier-coller. J'ai la flemme de les réécrire et au moins je suis certaine de ne pas me tromper. Ils sont donc identiques ^^

Voilà, bonne lecture, vous allez voir encore un Edward différent, et je pense que ça va aussi vous amuser un peu. A bientôt et merci pour tous les encouragements quant aux partiels, dernière grosse épreuve demain matin ^^


Dawn : Je suis contente alors lol. Oui, c'est vraiment sympa de faire ce POV, surtout qu'il est moins courant.

Time Tell Will : MDR Alors avant tout, oui ce sont les noms des acteurs, je l'avais mentionné au POV de Bella. Clin d'oeil ainsi aux adaptations cinématographiques, surtout que je m'inspire à chaque fois des caractères des personnages qu'ils jouent. Par exemple, Ashley Green qui joue Alice a un caractère très proche du lutin ^^ Pour l'anniversaire, patience lol. Ne le fais pas arriver trop vite car après c'est la séparation !

Cbihi : C'est l'inspiration et l'habitude de prendre des cours de droit à l'ordinateur qui justifient la fréquence des chapitres. Rapport ? J'écris très très vite. J'écris presque aussi vite que ce que l'on parle, ça aide lol. En tous cas, merci beaucoup pour ta review !

Céline : Si les deux chapitres t'ont plu, tout va bien lol. J'espère que celui là ne fera pas exception !

bosoleil1979 : Heureusement que tu ne t'en plains pas lol. Voici la suite attendue !


Chapitre 8. Dérapage jouissif

***

Le réveil le lendemain matin fut paradisiaque. L'avoir dans mes bras était tout simplement parfait, aucun autre mot ne conviendrait. Mais ça a aussi été le retour à la réalité. Depuis mercredi je n'étais pas venu en cours, et la nouvelle de la mort de maman avait certainement déjà fait le tour de la ville. Autrement dit, j'allais être le sujet préféré des commères. Je m'en serais bien passé ! Qui plus est, j'allais devoir rester loin de Bella toute la journée, ne pas la toucher, ne pas l'embrasser. Nous n'en avions pas parlé, mais ça me paraissait normal de retarder un maximum l'annonce officielle de notre relation puisque j'habitais momentanément chez elle.

En partant donc, juste avant de monter dans sa voiture et de reprendre mon visage distant, je l'embrassai une dernière fois. Je le fis avec fougue et passion. Ce besoin de contact était devenu presque constant, presque physiquement douloureux. Mais ça ne m'en rendait que plus heureux. Elle avait illuminé ma vie.

La tension monta cependant dans la voiture. Ni elle ni moi n'avions envie d'aller au lycée, d'être sous les yeux de tous. Elle bénéficiait déjà de la notoriété de la très jolie nouvelle qui avait remis à sa place Black. Maintenant, le fait qu'elle m'héberge va se rajouter. De mon côté, j'avais fait entendre parler de moi mardi quand Black m'avait laissé tranquille. La mort de ma mère et mon hébergement chez les Swan vont me mettre définitivement sous les projecteurs.

A peine arrivés, une tornade nous tomba dessus. Ceci-dit, si toutes les tornades étaient comme elles, la vie n'en serait que plus belle car la joie de vivre d'Ashley fait toujours plaisir à voir et à vivre. Elle me fit un grand sourire chaleureux. Elle était vraiment quelqu'un de bien. De mon côté je m'efforçai de sourire, aussi sincèrement que ça m'était possible. Je dois avouer que je n'en avais pas vraiment l'habitude, mais elle le méritait. Pour sa gentillesse envers moi et pour avoir pris soin de Bella depuis son arrivée. Je partis ensuite de mon côté, ayant un autre cours qu'elles.

Tous les regards étaient tournés vers moi. Des regards plus ou moins discrets. Des murmures. De la compassion écœurante. Du dédain empoisonné. De la curiosité égoïste. Comme je l'avais pressenti j'étais au cœur de toutes les conversations. Je voulais juste que l'on m'oublie, est-ce trop demander ? Depuis des années on ne me voyait pas, pourquoi ils ne peuvent pas continuer leur pauvre petite existence en m'oubliant ?

Je me fermai les yeux et l'esprit toute la matinée pour éviter de penser à tout ça. Au moins, cet après-midi j'aurai une heure où je pourrai être avec Bella, en mathématiques. Ce sera bien le seul avantage de la journée !

L'heure du midi arriva enfin. Les secondes qui avaient pris leur temps finirent par s'égrainer entièrement. Je rentrai dans la cafétéria qui était presque vide. Evidemment, je n'avais pas à attendre untel ou untel. Je remplis mon plateau normalement. J'osai espérer que Black continuerait dans ses bonnes résolutions. Une fois chose faite, je m'installai enfin à ma table habituelle.

La cafétéria commença à se remplir. Environ deux minutes après que je me sois assis, Ashley vint vers moi et déposa son plateau à côté. Alors que j'allais ouvrir la bouche pour lui dire qu'elle n'était pas obligée de faire ça, elle me devança.

- Ce n'est pas la peine de râler, je viens et tu ne feras rien contre ça. Je veux manger avec Bella, et j'ai envie de manger avec toi puisque pour une fois tu n'auras pas d'excuse pour me rejeter, t'es trop gentil pour me priver de Bella n'est-ce pas ?

Elle avait parlé à une telle vitesse que je n'étais pas certain d'avoir tout compris. J'étais certain cependant du fait que je ne pourrais rien faire pour la convaincre de ne pas rester. J'en étais quand même heureux. Au moins je savais que Bella serait avec moi le midi et en plus j'appréciais Ashley.

Je vis ensuite Bella passer le pas de la porte de la cafétéria. Elle était suivie de Black qui la retint et ils discutèrent pendant environ une minute. J'ignorais de quoi, mais Bella était gênée et perplexe. Je les vis ensuite remplir leur plateau et se diriger vers nous… Tous les deux !

C'est une blague ? Si c'en est une, elle est mauvaise. Je compris alors. Black avait certainement manipulé Bella pour venir manger avec nous. Comme elle était trop gentille elle n'avait pas réussi à refuser. Alors c'est comme ça ? Très bien.

Je me suis alors promis de ne pas me laisser avoir par ce… Il me fit de très beaux sourires narquois, de vainqueur. Je savais ce qu'il tentait de faire. Séduire Bella serait pour lui une double victoire. Il l'aurait elle et il prouvera sa suprématie à mon égard. Si je respecterais le choix de Bella, je ne me laisserai pas faire pour autant. Je ne la mérite peut-être pas, mais lui encore moins.

Ashley avait remarqué à quel point l'atmosphère était lourde. Elle tenta alors une diversion.

- Bella au fait tu viendras avec moi faire les boutiques à l'occasion ? Le bal est pour bientôt !

Le bal… J'aimerais bien y inviter Bella. Peut-être acceptera-t-elle.

- Heu je ne suis pas sure d'aller au bal…

Elle est tellement belle quand elle rougit. Je me retins de sourire et de lui caresser la joue, mais je ne devais pas me laisser aller, surtout devant Black.

- Tu peux y aller avec moi si tu veux, je n'ai pas encore de cavalière et je crois que tu fais partie des moins cruche du lycée !

Pardon ? « Des moins cruches du lycée » ? Comment Black osait-il rabaisser Bella ainsi ? Déjà l'entendre l'inviter au bal m'était insupportable, mais le laisser lui manquer de respect à ce point… Je n'avais qu'une envie c'était lui coller un poing en pleine face.

- C'est gentil de ta part Jacob mais je pense que tu pourras te trouver une bien meilleure cavalière que moi qui ne sais pas danser.

- Oui mais je te demande à toi.

Ben voyons. A qui d'autre ? Bella rougit encore plus. Cette conversation était sans issue.

- Désolée Jacob mais…

- Mais quoi bordel ? Je ne suis pas assez bien c'est ça ? Il faut perdre sa pauvre petite maman pour avoir tes faveurs ? Je te rappelle que moi aussi j'ai perdu ma mère et je n'en fais pas tout un plat ! Mon père est en fauteuil roulant et là non plus je n'en fais pas un déballage ! Je croyais m'être excusé et je t'ai montré que je faisais des efforts. Qu'est-ce que je peux faire de plus Bella pour que tu m'accordes un peu d'attention ?

Quel connard ! Il fallait bien qu'il me sorte ses saloperies, et il a fallu qu'il y mêle Bella ! Il se servait d'elle, il exploitait ses faiblesses, sa trop grande générosité pour la faire culpabiliser. J'avais peine à y croire ! Et pour couronner le tout, il partit en furie après ses belles paroles.

Ashley était figée, ne sachant que faire. Bella était torturée entre me défendre – ben voyons ! – et aller s'excuser auprès de Black. Comme si elle en avait besoin ! Mais je le voyais dans ses yeux que c'est ce qu'elle ressentait. Je ne voulais pas qu'elle y aille, surtout qu'il était en colère. Et ça allait plus loin, je voulais qu'elle me choisisse moi. Sentiment égoïste, mais je le désirais vraiment.

Elle m'adressa finalement un regard d'excuse et couru après Black. J'étais figé sur place. Je ne savais pas quoi faire. A côté, j'entendis un murmure.

- Vas-y, elle risque d'avoir besoin de toi Edward.

Ashley me suppliait du regard. Oui, elle risquait d'avoir besoin de moi. Je me levai alors et me précipitai sur la sortie. Autant dire que j'étais le centre de toutes les attentions, mais pour la première fois je m'en fichais complètement.

Une fois sorti j'eus une vision d'horreur. Ma Bella dans ses bras. Il l'embrassait. Une fois le choc passé, je vis que Bella se débattait et que Black ne la laissait pas s'éloigner. Mon sang ne fit qu'un tour. Il osait poser ses sales pattes sur elle, sans son consentement.

Je me précipitai alors sur lui et le poussai violemment, de sorte à ce qu'il perde l'équilibre. Je n'avais même pas essayé de le frapper car si je dois me battre comme ça, c'est à la loyal, pas en attaquant dans le dos. J'avais fait attention cependant à ce qu'il n'entraine pas dans sa chute Bella.

Je tremblais complètement. Une colère, non une fureur, que je n'avais jamais connue s'était emparée de moi. Comme si tout ce que j'avais réprimé pendant des années ressortait à ce moment précis. Cette violence, cette envie de lui régler son compte. Il pouvait s'en prendre à moi autant qu'il le souhaitait, je m'en fichais complètement. Mais pas Bella. C'était la première et la dernière fois que ça arrivait.

Black se releva, le regard mauvais. Vraiment mauvais. Haineux.

- Bah alors Masen, tu es incapable de te défendre mais tu viens jouer les héros devant Bella ?

- Je ne viens pas jouer les héros. Je crois juste que tu n'as pas remarqué qu'elle ne prenait pas son pied comme toi tu semblais le faire, alors je suis venu te faire la traduction.

Je n'avais pas réfléchi à ce que j'avais dit. C'était sorti tout seul. J'avais toujours fait attention à mon langage, surtout quand d'autres personnes étaient présentes. Fruit d'une éducation. Mais là, j'étais tellement furieux que même les mots ne pouvaient être un minimum distingués, ou au moins pas vulgaires.

Black bondit alors sur moi. J'étais prêt. Certes je n'avais pas sa carrure mais je n'étais pas aussi frêle que j'en avais l'air. Cependant, contre toute attente je ne fus pas heurté.

- Bella !

Oh non ! Bella s'était interposée entre Black et moi. Elle était là, maintenant, sans connaissance à mes pieds. Je m'empressai de la prendre immédiatement dans mes bras. Elle était encore plus pâle que d'habitude. On voyait qu'elle s'était pris un coup à la tête mais elle ne saignait pas, c'était déjà ça. Alors que j'essayais de la ranimer des surveillants arrivèrent en trombe, suivi du prof de sport qui ne devait pas être loin. Il éloigna tout le monde, moi compris.

- Bella, tu m'entends jeune fille ?

- Mmmm Edward…

Et elle retomba dans les vapes. C'est à cause de moi tout ça. Mais pourquoi je fais toujours tout de travers ? Le prof de sport la prit alors dans ses bras, probablement pour aller à l'infirmerie. Le proviseur arriva au même moment.

- Puis-je savoir ce qu'il s'est passé ? Qui est responsable de ça ?

Black et moi nous désignâmes tout de suite. Inutile de le nier de toute façon, et puis je n'en avais pas envie. C'était de ma faute.

- Vous deux, avec moi immédiatement dans mon bureau.

Avant de partir je vis un sourire timide d'Ashley qui me murmura à l'oreille ce dont j'avais besoin d'entendre.

- Je vais prendre soin d'elle, promis, je suis certaine qu'elle va déjà mieux.

Je lui adressai un sourire de remerciement. Heureusement qu'elle était là ! Une fois dans son bureau, le proviseur entama son long monologue furieux, et à raison.

- Mais qu'est-ce que vous avez dans votre tête ? Black, j'en ai plus qu'assez de vos âneries ! Vous croyez peut-être que je ne vois pas tout ce que vous faites ? Vous croyez que je n'ai pas connaissance de toutes vos magouilles ? Et vous Masen, je croyais que vous étiez quelqu'un de bien, et de raisonnable ! Vous bagarrer ici ! Et vous avez vu où ça a mené ? Isabella Swan, à peine arrivée de la semaine dernière est déjà au centre d'une bataille, bel exemple dites moi ! Puis-je savoir ce qu'il vous a pris ?

- Désolé, c'est entièrement de notre faute.

- Oui, ça je le sais Masen !

Bon dieu, si seulement j'étais à la place de Bella ! On aurait dû appeler une ambulance, c'est peut-être grave. Elle a quand même perdu connaissance !

- Et vous Black, vous avez quoi à dire ?

- Je suis désolé.

Black, faire des excuses ? Je tournai la tête et vit l'incroyable : il était sincère. Il s'en voulait vraiment d'avoir frappé Bella. J'espère au moins que ça lui servira de leçon.

- Moi aussi je suis désolé de votre comportement. Honnêtement je ne sais plus quoi faire, surtout pour vous Black. Il serait temps que vous mûrissiez. Bien, je vais être indulgent pour cette fois. Douze heures de colle réparties sur trois samedis devraient être suffisantes. Sachez que vous les effectuerez en commun. Ça vous donnera peut-être l'occasion de réfléchir à la bêtise de vos actes ! Sachez aussi que je vais contacter vos parents respectifs, enfin le chef Swan dans votre cas monsieur Masen puisque vous habitez temporairement chez lui. Maintenant sortez, allez au secrétariat, il y a des enveloppes à remplir et à cacheter.

Et on se leva. Je m'attendais à pire. Nous méritions pire.

- Un instant, Masen restez j'ai à vous parler d'autre chose.

De quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore ? Black sortit sans m'adresser un regard pendant que je reprenais place sur ma chaise.

- Je voulais vous parler de votre nouvelle situation. J'ai été averti par le chef Swan de votre situation, et du fait que vous viviez chez lui.

Oh non, laissez-moi tranquille par pitié !

- En effet.

- Déjà, toutes mes sincères condoléances. J'estimais votre mère, vraiment. Je voulais savoir comment vous alliez et ce que vous comptez faire maintenant.

Comment je vais ? Ce que je compte faire ? Je ne sais pas. Je pensais aller bien mais par ma faute Bella est à l'infirmerie. Quant à ce que je compte faire…

- Ça va je crois. Le chef Swan et Bella sont vraiment très gentils et je leur suis reconnaissant de tout ce qu'ils font.

- Oui, c'est vrai. Et que comptez-vous faire maintenant ?

- Pour être franc je l'ignore, je crois que je vais vivre au jour le jour avec pour objectif premier l'obtention de mon diplôme.

- Bonne idée. Ecoutez, je sais que ce n'était pas le moment pour vous chercher, et je connais parfaitement les habitudes de Black à la cafétéria, mais tentez quand même de vous maitriser.

- Oui monsieur, ça ne se reproduira plus.

- Bien, allez-y maintenant.

« Bonne idée », ben voyons, je n'en attendais pas moins d'un proviseur ! Je sortis tout en ruminant. Il avait été me chercher des excuses. Non, la mort de ma mère n'avait aucun rapport avec mon geste. Même si elle était encore vivante j'aurais probablement réagi ainsi, du moins si le rapprochement avait effectivement eu lieu.

Les secrétaires nous prirent en martyr tout l'après-midi. Cependant, ce n'était pas le moment de broncher. De toute façon nous le méritions. Pendant ces longues heures, à aucun moment je n'ai croisé le regard de Black et lui le mien. En revanche, Ashley vint me voir pour me rassurer.

- Bella va bien, elle s'est réveillée. Elle était juste un peu assommée et a tout de suite demandé de tes nouvelles, signe qu'elle était lucide. Elle a même trouvé le moyen de râler, donc tout va bien.

Et elle s'éclipsa aussitôt avant de se faire prendre par les secrétaires. Vraiment cette fille est géniale.

***

A la fin de ma rétention je fus autorisé à aller chercher Bella à l'infirmerie. Elle était endormie, et semblait si fragile ! Une poupée de porcelaine dans la jungle impitoyable. L'infirmier la réveilla et aussi vite que je pus je m'enquis de sa santé. Elle semblait avoir assez récupéré mais elle avait encore des petits yeux. Exceptionnellement j'insistai pour conduire, elle ne chercha même pas à m'en empêcher.

- Qu'a dit le directeur ?

Evidemment, elle s'inquiétait pour moi. J'essayais de ne pas rouler vite car ça faisait longtemps que je n'avais pas conduit et je ne voulais pas la secouer davantage mais j'aurais bien voulu arriver à la maison plus vite.

- Il nous a sermonné et nous a donné douze heures de colle réparties sur trois samedi. Mais je pense que si ma mère ne venait pas de décéder on aurait été exclu temporairement, et on l'aurait mérité.

- Edward je te connais et là tu as un comportement que je ne supporte pas.

Elle avait été sèche dans sa réplique. Sèche et directe. Elle était en colère. Enfin. J'avais eu peur qu'elle me pardonne aussi facilement, ça aurait été intolérable.

- Comment ça ?

- Tu as la très mauvaise habitude de culpabiliser pour un oui ou pour un non dès qu'il m'arrive quelque chose. Sauf que tu ne peux pas tout éviter, c'est impossible. Alors tu arrêtes ça tout de suite et tu arrêtes de faire la tête. J'aurais pu ne pas m'interposer, je l'ai fait. J'aurais pu refuser à Jacob de venir s'assoir avec nous, mais je ne l'ai pas fait. J'aurais pu lui dire que je n'irai pas au bal avec lui tout court parce que je ne le voulais pas, mais je ne l'ai pas fait. Alors maintenant tu arrêtes de faire ta tête de mule, c'est la dernière chose dont j'ai besoin.

Je n'y crois pas ! Et elle va se rejeter la faute sur elle et c'est moi derrière qui culpabilise pour rien ? Elle n'a pas choisi cette bagarre ! Moi j'en avais envie dès qu'ils se sont assis à table. Elle bouillait en moi. Et c'est elle quand même qui s'est pris ce fout coup alors que cela se passait entre Black et moi !

- Tu parles ! Il a tout fait pour me provoquer et moi évidemment j'ai plongé !

- Tu veux que je te dise Edward ? Je te préfère réagir comme tu l'as fait plutôt que tu restes passivement comme je t'ai vu le faire lundi dernier. Là tu as assumé ce que tu pensais, tu as assumé tes sentiments et tu es venu à mon secours. Tu lui as tenu tête pour la toute première fois, et si pour cela il fallait que je me prenne un coup de poing, et bien très bien ! Tu t'es enfin libéré de tout ça, il faudrait presque le fêter !

Il faut que je l'amène à l'hôpital, le coup a l'air de l'avoir beaucoup plus atteinte que prévu. Ou alors elle se drogue et je ne l'avais pas remarqué. Ils lui ont donné quelque chose pour la douleur à l'infirmerie ?

- Tu plaisantes j'espère !

- Pas du tout. Ne comprends pas ça de travers, je ne suis pas contente que tu te sois battu, qu'il m'ait embrassé ou que j'ai pris ce coup, je me serais bien passée de tout ça. Mais au moins tu as été toi-même aux yeux de tous pour la première fois ! Et ne me dis pas que tu n'as pas aimé ça. Tu n'as pas à te cacher Edward. Tu es vraiment quelqu'un d'extraordinaire et je ne comprends pas pourquoi tu fixes le sol au lieu de regarder droit devant toi. Tu pourrais avoir le monde à des pieds si tu le voulais, alors arrête de croire que tu n'es qu'un moins que rien ! Tu sais quoi ? S'il n'y avait pas Charlie, je t'aurais embrassé devant tout le monde dans la cafétéria tout à l'heure pour montrer à toutes ces filles la chance que j'ai.

Oui, j'ai aimé ça me lever contre Black pour la première fois. Ça a été… libérateur. Je dois l'avouer. De plus elle reprend les mêmes idées que ma mère, c'es comme si elle la refaisait vivre en quelque sorte sans le savoir. Mais elle exagère quand même. Une fois encore elle inverse les rôles. Mais ces paroles me font plaisir à un point inimaginable. Cela montre à quel point elle tient à moi, et ça n'a pas de prix. C'est inestimable.

- Tu parles, c'est moi le chanceux !

Oui, je suis le chanceux, car elle m'a choisi, moi. Elle m'a défendu, et à chaque seconde elle lutte pour que je reprenne confiance en moi. Elle est mon ange-gardien. Même plus que ça, elle est mon âme.

Cependant je pensai à la parole du directeur. Il allait appeler son père. Oups.

- Bon par contre il va falloir affronter Charlie tout à l'heure, ça risque d'être moins marrant.

Dois-je me munir d'un gilet pare-balle ?