Voilà un chapitre qui va différer de tous ceux eus depuis le commencement du livre II. Je pense qu'il va faire plaisir ! En tous cas j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. J'ai fait un Edward libéré, presque hystérique en un sens. En tous cas j'ai bien rigolé en l'écrivant, j'avoue. Le prochain chapitre continuera dans ce registre, profitez-en, après on repart dans l'intrigue ! Bonne lecture =D
Time Tell Will : Loupé ! Pas de Push pour ce chapitre, tu t'étais trompée d'un chapitre lol. Et encore je ne suis pas certaine que ce soit pour le prochain chapitre, ça dépendra de sa longueur. Bonne lecture pour celui là, je pense que tu vas aimer lol
bosoleil1979 : Non, il y aura pas de suite, désolée. En revanche je commencerai une autre fic, j'ai déjà l'idée bien définie depuis un bon moment. Je garde cependant le suspens pour moi lol.
Isabel : Je te réponds ici puisque c'est le chapitre du jour lol. Je te remercie énormément. Je ne compte pas en faire mon métier mais si je me destine au journalisme j'écrirais en quelque sorte lol. Merci beaucoup en tous cas pour tes encouragements !
Patricia : Toi aussi tu te laisses vaincre par les méchants microbes lol. Merci beaucoup pour ta review, j'espère que tu aimeras ce chapitre !
Chapitre 21. La bénédiction du coussin
***
Quand le Soleil a recommencé à se pointer à l'horizon il nous a fallu redescendre à la villa. Il y avait une atmosphère inconnue dans l'air. Jamais on ne m'avait vu aussi heureux en un siècle et Jasper était complètement hypnotisé. La seule qui affichait un peu plus de retenue était Rosalie mais ce n'était pas de la méchanceté. Elle était juste mal à l'aise.
Vint ensuite le lycée… Cette journée là je m'en serais bien passé ! Je n'avais pas encore réalisé qu'elle avait passé la journée de la veille sans moi et que déjà tous les mecs du lycée avaient des vues sur elle. J'étais heureux en un sens de pouvoir m'afficher avec elle, au moins toutes les filles allaient enfin arrêter de me courir après. En revanche, les garçons… Je retins toute ma journée des grognements.
Non mais quoi ?! Ils voyaient bien qu'elle n'était pas célibataire ! Nous fîmes grand bruit à notre arrivée évidemment. J'étais le « bachelor » de l'année, celui que toutes les filles rêvaient d'avoir. Elle était devenue en l'espace de vingt-quatre heures l'objet de fantasme de tous les mecs. Alors nous voir ensemble… Nous avions brisé tous les cœurs du lycée.
Vous croyez que cela a empêché les pensées salaces ? Vous êtes bien naïfs ! J'ai cru que j'allais leur sauter à la gorge. Ils imaginaient tout ! La douche, la piscine, l'océan, leur lit, même la salle des profs ! Au niveau des tenues ils avaient également beaucoup d'imagination… Sous-vêtements sexys, nuisettes, tenues d'infirmières – si ! Celui qui a pensé ça a vraiment failli passer un sale quart d'heure mais Alice m'a arrêté à temps – ou encore cuir.
Et après c'était Bella qui s'inquiétait pour les filles ! Elle savait bien qu'elle était jalousée mais c'était trop mignon sa peur. Comme si je pouvais regarder quelqu'un d'autre qu'elle et surtout comme si elle courait un quelconque danger avec elles. Quand elle me lança un regard noir je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Emmett de son côté nous charia haut et fort toute la journée et je ne vous raconte même pas les pensées. Il est vraiment insupportable quand il s'y met !
Mais vous savez quel était le pire dans tout ça ? C'est que ça m'énervait certes, à chaque fois je ne pouvais m'empêcher de resserrer mon étreinte autour de la taille de Bella, mais surtout ça me contaminait. Je n'avais vraiment pas besoin de leurs pensées pour avoir envie de Bella. Mais voir leur imagination si débordante – humph – attisa la mienne malgré moi. Je devais donc lutter entre l'envie de planter mes dents dans chacun des garçons qui étaient là – et même certains profs – et déshabiller immédiatement Bella.
En résumé, journée au lycée très, vraiment très longue. J'avais cru pouvoir profiter de Bella après toute cette épreuve mais Alice me fit comprendre que si je contrecarrais ses plans j'aurais à faire à elle. Quels étaient ces fameux plans ? Shopping ! Ma sœur est une droguée de cette activité. Et elle comptait bien en faire avec Bella après les cours pour faire mieux connaissance. Elle sentait qu'elles pouvaient devenir vraiment très proches et elle ne comptait pas me concéder l'exclusivité de sa présence. Elle avait même réussi à la piéger pour qu'elle accepte malgré son aversion pour faire les magasins. Sacrée Alice !
Alors que je pouvais enfin être moi-même je prenais pleinement conscience de la chance que j'avais. J'étais tombé dans la meilleure famille qu'il pouvait exister. Pas de sang d'humains, que de l'amour. Ils m'avaient toujours soutenu, jamais reproché ma peine. Esmée avait peu à peu remplacé ma mère sans jamais rien demander. Sa simple présence et son sourire m'avaient toujours réconforté. Carlisle était devenu le père que je n'avais que très peu connu. Sa bonté et sa compassion avaient toujours été illimités et ses pensées ne m'avaient jamais fait douter de lui. Rosalie bien qu'un peu sauvage s'était révélée bien des fois d'une grande aide quand il fallait me secouer. Elle était crue dans ses paroles et ses pensées, mais toujours honnête. Elle ne jouait aucun jeu. Emmett avait été un grand frère, le grand nounours dont tout le monde rêve. Toujours là en cas de besoin, simple dans ses pensées, ne s'encombrant pas de choses inutiles et avec un cœur grand comme le monde. Alice avait joué aussi son rôle de grande sœur. Toujours là pour me réconforter, tenter de me redonner confiance et respectant mes secrets malgré son envie de tout savoir. Quant à Jasper, je lui serai redevable pour l'éternité. Il ne dit jamais grand-chose, pense souvent de manière claire et définie, rangée, mais il avait résisté à toutes mes humeurs sans jamais se plaindre et m'avait aidé un nombre incalculable de fois.
Oui, j'avais une famille formidable. La présence de Bella m'avait permis de mettre enfin des mots sur mes émotions, comme toujours. Je fus surpris qu'elle arrive à entrainer Rosalie dans la course au shopping. Cette dernière avait cependant senti que Bella n'était pas comme les autres mais ne prendrait pas sa place. Elle lui laissait tout simplement sa chance car elle avait ramené un bonheur complet dans cette maison. Oui, Bella était déjà adoptée. Restait maintenant à savoir si elle voudrait rester. Ou si elle pourrait rester. De mon côté je savais que si je devais la suivre à Volterra je le ferais. Plus personne n'aurait le droit de nous séparer.
Au moment de partir Alice eut une vision qui me fit exploser de rire malgré moi. Les quatre personnes présentes dans la pièce se retournèrent vers moi étonnées. Me voir rire était déjà un exploit. Me voir rire sans raison apparente relevait de la science fiction.
- Ce sont les filles. Alice vient tout juste d'avoir une vision. Elles vont se mettre à chanter et danser pendant tout le trajet. C'est assez… original.
Ils sourirent tous à l'évocation de ce futur. Puis Carlisle dit haut et fort ce qui lui trottait dans la tête depuis déjà quelques temps.
- Edward, nous sommes tous vraiment très heureux. Bella a vraiment l'air extraordinaire et je crois qu'elle fait déjà partie de la famille.
- Elle le ressent comme tel en tous cas, confirma Jasper.
- Oui, acquiesça Carlisle. Et nous, de notre côté, nous venons de trouver une autre fille, mais aussi retrouver un fils. Nous ne t'avons jamais vu ainsi et nous prenons pleinement conscience de l'étendue de votre relation alors que vous n'étiez que des humains. C'est vraiment très impressionnant. Quel que soit le futur, nous sommes vraiment très heureux pour vous deux.
- Elle est vraiment adorable, ajouta Esmée. Elle a apporté le bonheur complet dans cette maison. Certes ce siècle a été difficile pour tout le monde, mais jamais nous n'avons regretté ton arrivée dans la famille. Mais de toute l'existence de notre famille, nous n'avons jamais connu pareil bonheur que maintenant. Vous étiez tous les deux les pièces manquantes à notre famille.
- Merci à tous de m'avoir supporté aussi longtemps avec ma peine, surtout à toi Jazz. Je… j'ai encore du mal à réaliser qu'elle est là, vivante. Vous savez, quand j'ai cru qu'elle était morte j'étais venu à Forks. Je voulais la voir, décision de dernière minute. Quand je suis arrivé ici je suis monté à sa chambre. J'ai tout de suite vu que quelque chose clochait, c'était comme si elle n'y était pas rentrée depuis longtemps. Je n'ai cependant pas eu le temps de m'attarder sur ça puisque j'ai senti l'odeur d'un loup, qui n'était qu'autre que Jacob Black. C'est pour ça qu'Alice n'a rien vu de ce qu'il s'est passé. Il n'a pas eu le courage de me le dire tout de suite. Il m'a montré un jeune arbre avec une pancarte. Son père l'avait planté en souvenir de sa fille mais aussi de moi, de notre amour. C'est là que j'ai compris qu'elle était morte, enfin que j'ai cru comprendre. Il m'a dit qu'elle avait disparu lors d'un voyage en Italie, mais j'étais à mille lieues d'imaginer qu'elle était devenue un vampire. Aujourd'hui je me sens enfin entier.
- Tu l'as mérité mec, intervint Emmett pour la première fois. Je crois que tu as largement suffisamment souffert comme ça. Ta peine était palpable et pourtant tu as continué pour elle. Maintenant vous allez enfin être ensembles et je pourrai enfin trouver un nouveau sujet pour te mettre en rogne !
Il avait prononcé ça avec un grand sourire. Des idées salaces mûrissaient déjà dans sa tête. A mon humble avis il valait mieux qu'il se calme s'il voulait survivre à Bella. Ça eut en tous cas l'avantage de faire rire l'assemblée. Sacré Emmett ! Mais ses paroles m'avaient été droit au cœur. Oui, je méritais peut-être ce bonheur. En tous cas c'était le cas de Bella, et si son bonheur était moi, je voulais bien faire ce très dur sacrifice ! J'allais donc m'obliger à l'embrasser, la tenir dans mes bras, lui dire combien je l'aime… Je pense que je survivrai.
***
Enfin elles revinrent. Quand j'entendis leur esprit arriver je fus en état de choc. Je regardai alors Jasper avec un air désolé. Personne ne comprenait jusqu'à ce que je prononce une phrase.
- Jazz, confisques tes cartes. Définitivement. Alice était vraiment très heureuse de trouver une nouvelle sœur.
Et là il blêmit encore plus. Nous connaissions tous l'emportement d'Alice, mais pour que je dise ça c'est que vraiment c'était grave. Quand elles arrivèrent Bella était gênée, Rosalie explosée de rire et Alice hystérique. La voiture était pleine de paquets. Mais quand je dis pleine, c'est pleine. C'est tout juste s'il y avait la place pour un passager à l'arrière de la voiture. Rosalie me « rassura » par la pensée.
Et encore, nous l'avons retenue. Elle était dans l'intention d'acheter une autre voiture pour ramener d'autres achats.
Je crus au début qu'elle plaisantait, mais ce n'était absolument pas le cas. Nous étions tous bouche bée et Jasper désespéré. Complètement désespéré. Il suffit toutefois d'une petite moue de sa femme adorée pour qu'il la pardonne sous notre rire général.
En fait, nous n'avions jamais autant ri en aussi peu de temps. Oui, sauf qu'ils ne connaissaient pas encore le caractère de Bella. Emmett en particulier. C'est pourquoi il a foncé tête baissée sur un terrain très glissant.
- Alors Alice, as-tu réussi à amener Bella dans les magasins de lingerie ?
Il avait décidé de l'embêter. Bella était timide, très timide. Je me rappelle encore aujourd'hui combien elle pouvait rougir en étant humaine. Du moins elle est timide jusqu'à ce qu'on la provoque un peu trop. Et je connaissais mon frère. Il allait très vite atteindre ce « trop ».
- Oui mon très cher Emmett, ne t'inquiète pas.
- J'ai hâte de voir ça !
Un grognement sortit malgré moi de ma gorge. Bon je l'aime bien mais il y a des limites à ne pas dépasser. Bella me sourit pour me rassurer mais je vis dans son regard que la situation l'amusait, ma jalousie comme le côté joueur d'Emmett. Et ça, ça ne me rassurait absolument pas.
- Mais alors Emmett, qu'attends-tu ? Je te connais, grande gueule mais rien à côté…
- Comment ça rien à côté ?
Oh non ! Ce n'était plus Emmett qui menait la danse mais Bella. Elle était en train de le manipuler pour voir jusqu'où il irait. Je compris alors qu'il était déjà perdu. Elle avait touché un point sensible – s'attaquer à sa virilité quelle idée ! – et il allait sauter tout heureux dans le piège. Mais ce qui m'alarma entièrement ce fut le souvenir d'une conversation entre elle et Rosalie qui passa dans la tête de cette dernière.
- Au fait, je peux te poser une question ?, avait demandé Bella.
- Bien sur, laquelle ?
- Si besoin est, me permets-tu de remettre à sa place ton cher mari ?
Elle affichait un sourire beaucoup trop sadique pour ne pas m'inquiéter d'une telle requête.
- Mais bien sur ! Mais fais le devant moi pour que je puisse assister à ça !
- Pas de problème !
Si Rosalie soutenait Bella, il n'y avait plus aucune limite. Bella reprit d'un air innocent.
- Et bien je ne sais pas… Mais je sais que ce sont ceux qui en parlent le plus qui en mangent généralement le moins…
Son sous-entendu fit l'effet d'un briquet dans une pièce remplie de gaz.
- Tiens donc ! Mais dis moi douce Bella, tu en parles aussi. Je suis désolé pour toi vieux, j'ai bien peur que ce soit ceinture pour toi !
Emmett semblait vouloir obtenir mon soutien et détourner la conversation. Moi il fallait que je garde mon calme et surtout que je limite les dégâts. Il ne voyait vraiment pas où ça allait le mener.
- Emmett, il y a une chose que j'ai apprise avec Bella il y a longtemps. Ne jamais la provoquer.
- Vraiment ! Pourquoi, quel est ton châtiment Bella ?
Oh non ! Ça n'a fait que l'encourager davantage. Pourquoi tant de haine ? Il fallait vraiment qu'il comprenne car nous étions proches du point de non retour s'il n'était pas déjà franchi, ce que je redoutais.
- Contrairement à certains, moi je peux agir pendant que d'autres essaient de fanfaronner et après le regrettent.
- Oui, et que fais-tu en ce moment ?
- Emmett, un conseil de frère et d'ami, ne la pousse pas à bout !
Jasper avait senti ce que je redoutais. Bella était pleine de bonne volonté pour donner une leçon à Emmett, et même n'attendait plus que ça. Je crois que nous avions vraiment atteint ce point de non-retour, Emmett ne cèderait pas. Mon seul espoir était de faire entendre raison à Bella.
- Bella s'il te plait non. Nous sommes vampires maintenant et nous sommes censés être sages.
Argument peu convaincant d'accord, mais que vouliez-vous que je dise ?
- Je suis figée dans mon corps à 20 ans et toi 18. Qui a dit que nous devions grandir dans notre tête ? Emmett en est un parfait exemple.
Maintenant un sourire magnifique illuminait son visage. Oui, sauf qu'il était encore plus sadique qu'au moment où elle avait demandé à Rosalie la permission de donner une leçon à Emmett.
- Alice ? Rosalie ? Venez avec moi.
Non. Pas ça. Je connaissais cette expression. Alice ne voyait pas ce qui allait se passer, Bella prenait soin de ne pas arrêter de décision. Mais je savais quand même à quoi m'attendre. Le fait qu'elle embarque Rosalie et Alice me ramenait quelques souvenirs. Tous ceux qui étaient restés en bas m'adressaient des regards interrogateurs. J'essayais de me concentrer sur les filles, sauf que soudainement je n'entendis plus leurs pensées. Bella les avait fait passer sous son bouclier.
- Emmett, que ça te serve de leçon. J'ai déjà vécu ça une fois, si elles vont bien faire ce que je pense. Et crois moi, nous allons vivre une des plus grosses tortures qu'il existe.
Il rigola beaucoup moins. Tous étaient assez dubitatifs. Quel genre de tortures ? me demanda Carlisle.
- Oh toi Carlisle pas grand-chose, pareil pour Esmée. C'est pour Jazz, Emmett et moi.
Ces deux là commencèrent à prendre peur. Je choisis de ne rien dire de plus, n'étant pas certain de ce qui allait se passer. Je m'assis préventivement dans le canapé en serrant un coussin contre moi, l'air de rien, comme un enfant maltraité. J'avais cependant bien peur d'avoir besoin de ce coussin pour une autre raison.
Soudainement nous entendîmes de la musique. Une très vieille musique d'une très vieille chanson. Je ne m'étais donc pas trompé. Elles avaient osé. It's raining men. N'ont-elles aucune pitié pour nous pauvres hommes que nous sommes ?
Elles descendirent ensuite des escaliers. Que des nouveaux habits, probablement achetés quelques heures plus tôt. Elles étaient plus sexys les unes que les autres mais une fois de plus je n'avais d'yeux que pour Bella. Effectivement le coussin me servit immédiatement. Je pouvais admirer les formes parfaites de Bella. Ses jambes étaient longues et fines, parfaitement proportionnées et rendues interminables par les talons aiguilles qu'elle portait. La jupe très courte et moulante bleue-nuit scintillante nous laissait admirer entièrement les formes. Elle portait un dos nu de la même couleur, avec un décolté qui laissait apercevoir la poitrine mais qui laissait sur la faim, encourageant nécessairement les fantasmes. Elle avait laissé détachés ses cheveux qui tombaient avec grâce dans son dos. Son maquillage était assorti à sa tenue, avec un rouge à lèvres qui rendait encore plus pulpeuses ses lèvres appétissantes. Hum… Edward, calmes-toi, elle n'a même pas commencé à chanter !
[Rosalie]
Humidity is rising
Barometer's getting low
According to our sources
The street's the place to go
Cause' tonight for the first time
Just about half past ten
For the first time in history
It's gonna start raining men
[Alice]
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
Jusqu'à maintenant je n'avais été celui qui avait vraiment souffert. Mes yeux n'avaient pas quitté ma Bella évidemment mais elle n'avait fait que suivre les deux autres filles. Je savais que cependant c'était mon tour de souffrir.
[Bella]
Humidity is rising
Barometer's getting low
According to our sources
The street's the place to go
Elle s'était approchée de moi et dansait tout en chantant. Son déhanchement était tout simplement ensorcelant. J'avais envie de me lever, de la plaquer contre le mur pour lui faire l'amour. Calmes-toi Edward. Merci mon dieu d'avoir inventé les coussins !
Cause' tonight for the first time
Just about half past ten
For the first time in history
It's gonna start rainin men
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
I'm gonna go out
I'm gonna let myself get
Absolutley soaking wet
Dois-je vraiment vous dire dans quel état je me trouvais ? Mon corps froid était en ébullition. Je ne voyais ni Alice, ni Rosalie. Mes parents n'étaient pas là. Emmett et Jasper n'existaient pas. Il y avait juste Bella et moi. Mes idées allèrent très loin, vraiment très loin. J'étais dans un autre monde où seule la luxure existait. Je n'en avais pas honte, comme ne pas avoir envie d'elle ?
[Rosalie]
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Every special men
Tall blonde dark and lean
Rough and tough and strong and mean
God bless Mother Nature
She's a single woman too
She took over heaven
And she did what she had to do
She fought every Angel
To rearranged the sky
So that each and every woman
Could find the perfect guy
It's raining men
[Alice]
Don't get yourself Weather Girls
I know you want to
I feel stormy wheather moving in
About to begin
Hear the thunder
Don't you loose your head
Rip off the roof and stay in bed
(Rip off the roof and stay)
[Toutes les trois]
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
It's raining men
Hallejulah
It's raining men
Amen
It's raining men
It's raining men
It's raining men
Chaud. J'avais chaud. Très chaud. Horriblement même. Je ne me rappelai pas qu'une telle chaleur existait. Etait-ce normal ? Un vampire au cœur mort depuis un siècle être pareil volcan ? Bella observa les membres de l'assemblée. Je fis de même mais par les pensées, hors de question que je perde de vue Bella.
Jasper était sans conteste la plus grande victime. Il n'avait rien à voir là-dedans et en plus devait supporter nos émotions alors que lui-même avait du mal à se contenir. Emmett se retenait de sauter sur Rosalie mais avait apprécié l'ensemble du spectacle. Il a de la chance que je ne lui mette pas un seau d'eau sur la tête pour avoir eu ce genre de pensées envers Bella ! Carlisle et Esmée étaient très amusés de la situation et jubilaient en fait. Jamais pareil spectacle n'avait eu lieu, ils n'avaient jamais connu une atmosphère aussi remplie de bonheur et de bienêtre. Les filles de leur côté étaient très fières d'elles. Vraiment très fières.
Bella ramena son regard vers moi. Je croyais avoir chaud ? Ce n'était rien comparé à ce que son regard m'a provoqué. Elle était aussi pleine de désir. L'avantage avec elle c'est que ça ne se voyait pas physiquement parlant. Moi je me demandais comment j'allais pouvoir me calmer.
Bella brisa notre contact visuel, et se tourna vers Rosalie pour avoir une approbation. Rosalie hocha la tête. Elle ne savait pas exactement ce que Bella allait faire, mais elle avait entièrement confiance en elle. Elle savait que Bella et moi c'était plus que sérieux et jamais elle ne se mettrait entre elle et son mari.
Elle alla ensuite s'asseoir sur les genoux d'Emmett, et je vis qu'elle se mit sur les rebords dans genoux. Peut-être inconsciemment, mais heureusement qu'elle n'avait pas été plus près.
- Alors mon cher Emmett. Je crois avoir prouvé que je ne fanfaronne pas, contrairement à certains. Je crierai alors à tous ceux qui veulent bien l'entendre que toi, contrairement à moi, tu es une grande gueule, mais c'est tout… jusqu'à ce que tu m'aies prouvé le contraire. Je te laisse 24h00 pour me prouver que j'ai tord, mais on est bien d'accord, je ne demande pas une preuve physique. Je te le précise au cas où. Ce délai passé, je raconterai ce que je veux. Et sache que je possède déjà l'accord de Rosalie.
Oups. En un siècle de présence dans cette famille, jamais personne n'avait réussi à le calmer ainsi. Deux choses caractérisaient Emmett. Sa force, et disons… son aptitude au lit pour rester dans le politiquement correct. L'un était aussi important que l'autre. Il avait intérêt à se montrer très imaginatif, mais je ne me faisais pas de cheveux blancs pour ça. En fait, il semblait finalement excité d'avoir trouvé un adversaire à sa taille.
- Très bien ! Je relève ton défi, tu vas voir ce que tu vas voir !
- Je commence à avoir peur. Nous avions déjà régulièrement des paris dans cette maison, mais si maintenant nous avons des défis je ne sais pas comment nous allons tous survivre !
Oh non ! Si Carlisle s'y mettait ! Il avait feint le désespoir auprès d'Esmée qui avait acquiescé sur le même registre. Derrière ça ils jubilaient. Tant de choses s'étaient passées en si peu de temps ! C'était magique. Vraiment magique.
- Bien, commença soudain Bella, moi je vais rentrer chez moi quand même.
- Tu peux rester si tu veux Bella !
Ma phrase était sortie immédiatement. Je ne voulais plus être séparé d'elle une seule seconde. Et elle était la bienvenue ici évidemment !
- Rien ne t'empêche de m'accompagner, après tout ça doit faire longtemps que tu n'es pas venu. Ça te rappellera aussi des souvenirs.
Et là je me dis « imbécile ! ». Elle nous offrait un moment de tranquillité, juste tous les deux. Sans oreilles vampiriques, sans pensées déplacées. Juste elle et moi. Jasper m'envoya une onde de calme pour que je puisse me calmer sinon j'allais lui sauter dessus avant même d'arriver à la voiture. Je le remerciai d'un imperceptible hochement de tête. Bella ferma les yeux, comme pour se concentrer. Aussitôt je vis que Jasper ne ressentait plus ses émotions. Elle était dans une vision. J'eus d'abord peur, jusqu'à ce qu'elle rouvre les yeux et s'adresse à Emmett.
- Emmett, juste une remarque avant que je parte. Je te ferai bien sur bientôt visiter ma maison, dès demain si tu veux. Il est donc inutile et il serait même très mal venu que tu viennes la voir par toi-même avant la fin du lycée demain. Après tout, des lapsus sont tellement faciles…
Ah, Emmett avait certainement eu l'intention de venir nous rendre visite. Bella était maligne et savait vraiment comment fonctionnait mon frère. A voir comment elle se comportait avec chacun des membres de la famille ils avaient vraiment dû lui manquer. Elle enlaça tout le monde avant de me rejoindre.
Emmett s'était abstenu de tout commentaire et avait compris le message. Toutefois il ne m'épargna pas dans ses pensées.
Amuses-toi bien petit frère ! Evitez de faire s'effondrer la maison, vous êtes en ville ce ne serait pas très discret. A moins que vous ne jouiez aux cartes. Oui, je suis sure que vous ne sauriez même pas faire autre chose…
Je lui lançai un regard noir. Emmett restera Emmett. Il avait toutefois un peu raison. Je n'avais jamais fait l'amour en étant vampire, mais je savais ce que ça pouvait donner à cause de mon don qui faisait office de malédiction dans ces moments là. Mais pour l'instant rien de tout ça n'importait. J'étais avec Bella. Nous partîmes de la maison en direction de celle de son père.
