La vache ! J'ai cru ne jamais pouvoir le mettre celui-là ! Il est fini depuis un moment mais pas de connexion Internet, ce qui est potentiellement problématique forcément... Bon alors, sinon revenant au chapitre. J'ai dû couper le chapitre du Conseil des Volturi en 2 car il est fortement détaillé avec les pensées des uns et des autres. Vous allez pouvoir commencer à entrapercevoir le petit jeu d'Aro. J'espère que vous aimerez ^^ Bonne lecture !


Time Tell Will : Promis, je vais essayer de caser du pur romantisme à 200 % avant la fin de la fic qui te sera spécialement dédicacé ! =D Merci beaucoup pour ta review comme d'habitude !

Galswinthe : Merci beaucoup pour ta review lol. J'ai peur de te frustrer pour ce chapitre car j'ai coupé en plein milieu lol. J'espère que je serai quand même pardonnée.

bosoleil1979 : Merci beaucoup, comme d'habitude lol On continue dans les explications dans ce chapitre !

Patricia : Oui, voici le début de l'intrigue. J'ai hâte de dévoiler tous les mystères lol. A bientôt !

Céline : Oh bah non ça ne s'arrête pas, sinon ce n'est pas drôle lol. Et on continue dans l'action !


Chapitre 24. Calcul, sagesse et colère

***

Le voyage pour l'Italie se passa sans évènement majeur, sauf la panique de Bella. Jasper ne savait plus quoi faire pour la calmer. Quant à moi je faisais ce que je pouvais. Je la tenais dans mes bras, mais en réalité ça m'apaisait plus que ça l'apaisait elle. Je regrettai un peu plus à chaque minute de ne pas lire ses pensées. Je ne savais pas ce qu'il se passait dans son esprit, me rendant ainsi complètement impuissant.

Arrivés à Volterra je ne pus toutefois m'empêcher de retrouver le sourire. Je savais que Carlisle pouvait être parfois un grand gamin contrairement à l'image qu'il peut communiquer de lui, mais là il dépassa beaucoup de limites.

Nous allâmes au concessionnaire de voitures pour nous acheter un moyen de transport. Jusque là, rien d'anormal, sauf qu'au lieu de louer un véhicule comme n'importe quels humains nous allions en acheter un. Après tout nous ne savions pas combien de temps nous allions rester. Non, c'est le véhicule en question qui surprit tout le monde. Evidemment Alice et moi savions déjà ce que Carlisle voulait faire mais nous n'avions rien dit à personne pour ne pas gâcher la surprise et la crise de fou rire qui allait s'en suivre, et qui entre nous soit dit, allait faire du bien à l'ambiance lourde.

Quel véhicule a-t-il acheté ? Un rêve de papa-d'une-famille-nombreuse. Nous étions neuf, ce qui nécessitait obligatoirement deux voitures au minimum, donc que nous nous séparions. Il a pris cette terrible constatation en excuse pour acheter… un minibus !

- Depuis le temps que je rêvais d'en conduire un, c'est le moment non ? Il vaut mieux ne pas nous séparer en deux voitures et puis ça revient moins cher d'acheter un mini bus que deux voitures !

Voilà mot pour mot ce qu'il nous a dit devant les expressions ahuries de toute la famille, Jacob et Bella compris, pendant qu'Alice et moi nous lâchions véritablement dans une bonne crise de fou rire, rapidement suivis par tout le reste de la famille.

De Rome à Volterra, nous avons épuisé toutes les chansons les plus niaises les unes que les autres en différentes langues tant qu'à faire. Carlisle était heureux comme tout, c'était bêtement une des expériences les plus humaines que nous pouvions faire. Au moins l'atmosphère a été détendue pendant tout le voyage. Même Jacob a fini par se joindre à nous, plus par désespoir au début qu'autre chose, mais finalement ça lui a fait du bien aussi. Je crois que je commençais à l'apprécier en plus de le respecter. Lire son esprit aidait, il avait beaucoup évolué pendant toutes ces années. Il avait pris tout simplement de la sagesse.

***

Nous avons été vite repérés. En même temps huit vampires dont une résidente permanente de Volterra ne passent pas inaperçus, surtout quand ils sont accompagnés d'un truc qui a plus qu'une odeur repoussante. Je dis « truc » car ils ne pouvaient pas savoir ce qu'était Jacob, ce qui n'allait malheureusement pas tarder. Aussitôt d'ailleurs ce dernier fut au centre de nous tous pour être certains que personne ne l'attaque.

Nous fûmes menés tout de suite dans la salle du trône. Je dus faire attention à ne pas trop lire les esprits car Bella ne laissait pas indifférent les vampires de Volterra, et la connaissant, elle ne s'en doutait surement pas. J'aurais risqué de faire un massacre. A peines arrivés Aro se précipita vers Bella pour l'enlacer. Il était sincèrement heureux de la revoir.

- Bella ! Quelle joie de te revoir !

Leur étreinte dura quelques secondes. Ainsi c'était lui Aro. Marcus et Caius étaient un peu plus en retrait. Ils nous observaient remplis de curiosité. En fait Marcus observait plus particulièrement Bella et moi, et l'intensité de notre relation. Il était véritablement stupéfait. Je compris immédiatement qu'il en fallait beaucoup pour l'étonner et j'en éprouvais en moi une certaine fierté, une satisfaction. Ainsi notre relation avec Bella était véritablement unique.

- Je vois que tu nous as amené des invités, et pas n'importe lesquels. Je suis très heureux mon très cher Carlisle de te revoir depuis tout ce temps.

J'étais tellement obnubilé par Marcus que je n'avais pas vu qu'Aro nous observait. Je compris à ce moment là qu'Aro était un peu inquiet sur le nombre qui formait le « clan » de son « vieil ami ». Il ne sembla toutefois pas s'en soucier davantage.

- Moi aussi Aro, c'est vrai que ma dernière venue ne date pas d'hier.

- Oui, à l'époque tu étais seul. Maintenant te voilà bien entouré.

Il observa un peu plus chaque membre. Il fut impressionné par les blessures de Jasper, comprenant qu'il était très certainement un fin combattant. Il se fit la même réflexion à propos d'Emmett avec ses muscles. Quant à Rosalie, il se fit la dit qu'elle ferait certainement une très bonne chasseuse, peut-être encore mieux qu'Heidi. Il fut intrigué par Alice, se doutant que derrière son air de lutin enfantin elle décelait bien des secrets. Il jaugea avec respect ma mère. Quant à moi, il se demanda quel lien me liait à Bella. Il avait vite deviné qu'il y avait quelque chose de spécial. Il savait également ma capacité à entendre les pensées, ma réputation m'avait semble-t-il précédé. Il s'arrêta enfin à Jacob et ne put s'empêcher d'être dégoûté. Bella anticipa alors toute question avant de risquer des ennuis.

- Aro, je te présente Jacob Black. Il est un ami de très longue date, je le connais depuis ma naissance.

- Vraiment ?

Il se repassa alors en tête toutes les espèces à laquelle Jacob aurait pu appartenir. Il avait compris qu'il n'était pas humain car il est rare qu'un homme centenaire soit aussi bien conservé. Il savait également qu'il ne pouvait être un vampire, il n'en avait aucune des caractéristiques, avec en premier lieu évidemment un cœur qui bat et un sang chaud. Alors qu'il allait demander ce qu'il était, voire le toucher car il hésitait, Bella attaqua sur les raisons de notre visite afin de ne pas avoir à lui donner d'explication.

- Aro. Je suis revenue en urgence. Il faut que je vous parle à tous les trois, c'est extrêmement important.

- Il y a un problème Bella ?

Pour la première fois Marcus avait pris la parole. En fait il se doutait depuis le début que ce n'était pas une simple visite qui nous amenait à Volterra en si grand nombre, surtout avec Jacob. Il attendait juste le moment pour le savoir. Je compris vite que Marcus était le « sage » des trois.

- J'en ai peur. Et ça risque d'être long. Ça concerne mes visions.

Trois vampires n'eurent alors d'yeux que pour Bella. Ils savaient que ses visions étaient très aléatoires. Je fus toutefois troublé qu'Aro retienne ses pensées. Il laissa toutefois échapper un « Vraiment ? ».

***

Jugeant la salle du trône un peu trop formelle, nous nous étions finalement tous installés dans une pièce annexe, un peu plus modeste. Là où presque tout allait se jouer. Le silence s'était installé. Un silence pesant. Aro, Marcus et Caius attendaient, nous jaugeant. Bella tentait de rassembler tout son courage pour nous parler, mais elle craignait encore de ce qu'elle allait dire et semblait se demander par quoi commencer. Jusqu'à maintenant elle n'avait pas vraiment parlé de ces visions, trop choquée. Cependant il allait falloir cette fois-ci qu'elle dise tout. Aro choisit de l'aider et de briser ce silence bruyant.

- Bella, tu as dit que tu avais eu une vision. Quand ?

La jeune femme prit une inspiration – habitude humaine – et répondit à la question.

- En fait j'en ai eu plus d'une ces derniers jours. Vous saviez ce que vous faisiez Aro n'est-ce pas ? Vous saviez qu'en me renvoyant à Forks et en m'obligeant à voir la vérité en face je débloquerais inconsciemment mes visions, je me trompe ?

Elle est effectivement loin d'être stupide, pensa Aro. Je retins un grognement. A quoi joue-t-il ? se demanda Marcus. Quant à Caius, il était plus excédé : Enfin, depuis le temps ! Nous aurions dû travailler ces prémonitions depuis des dizaines d'années, mais non il fallait lui laisser du temps !

- Je me doutais que c'était justement pour cela que tes visions étaient si pauvres oui, et si c'était un objectif caché ce que je t'ai dit n'en était pas moins vrai. Alors tes visions se sont multipliées… Comment ?

Je voyais qu'il tentait de maitriser ses pensées. Cependant il était très calme, et Jasper m'en donnait la confirmation régulièrement me commentant les émotions des uns et des autres.

- J'ai réussi à en provoquer. Je ne faisais pas que voir, j'étais un spectateur à part entière, comme un fantôme invisible. Je pouvais me déplacer et agir comme je le désirais. J'en ai eu d'autres qui sont venues malgré moi. Celles-ci j'en étais prisonnière. Je pouvais bouger mais je ne pouvais pas les arrêter à ma guise. Et puis, j'en ai eu une dernière…

- C'est de celle-ci dont tu veux nous parler ?

- Oui. En fait je n'en ai pas eu une, mais deux, coup sur coup.

Deux ? Ce chiffre raisonna dans les trois esprits surpris.

- Avec une pause entre les deux ?

Aro était sincèrement surpris, comme nous l'avions été quand elle nous avait dit ça à Forks. Ça semblait vraiment être extraordinaire, de sa mémoire de vampire il n'avait jamais entendu pareille chose. Ça confirme peut-être… Et là il s'arrêta. Ça confirmerait quoi ? J'en fus très perplexe.

- Non, continua Bella. Je ne suis pas revenue dans la réalité. La première m'a entrainée dans le présent et la deuxième dans le futur. Je ne sais pas situer exactement quand pour la dernière ni où pour la première.

Intéressant, vraiment très intéressant… Décidément Aro commençait à me taper sur les nerfs. Bella n'est pas un animal de foire. Je voyais qu'il la considérait comme plus que ça, il l'aimait sincèrement, mais il y avait aussi autre chose. Elle semblait être un trophée.

- Et que contenaient ces visions exactement ?

Une nouvelle fois Marcus avait pris la parole. Il s'interrogeait sincèrement et n'avait aucune arrière-pensée. Il était juste las du comportement puéril d'Aro et colérique de Caius.

- Difficile à expliquer. Enfin non, pas à expliquer mais à entendre. Je veux bien vous en parler mais j'émets une condition. Personne ne doit m'interrompre avant que j'aie entièrement terminé. Si l'un de vous le fait, je m'arrêterai définitivement et vous n'obtiendrez plus rien de moi.

Ils furent tous étonnés par le comportement de Bella. Ils ne l'avaient jamais vu aussi indépendante, sure d'elle et tranchante. Pour eux elle avait toujours été ce vampire fragile, portant un fardeau sur le cœur, qui fait sans rechigner ce qu'on lui demande. Moi je savais qui était la vraie Bella. La déterminée, têtue et réfléchie. Elle savait certainement que ce qu'elle allait dire ferait l'effet d'une bombe, au moins sur Caius et qu'elle allait avoir du mal à obtenir leur attention jusqu'au bout. Ils opinèrent sans dire un mot, montrant ainsi que le message était passé.

- Voilà. La première vision, dans le présent, me mena dans une pièce assez spacieuse. Trois hommes entrèrent et parlèrent entre eux. Ils parlaient en Français, et vu les paysages extérieurs il est possible que ma vision ait effectivement eu lieu en France. Ils parlaient d'une bataille, d'une grande offensive et d'entrainement en vue de cette offensive. A mesure de la conversation je compris que l'offensive était dirigée contre Volterra, contre nous. Et je compris aussi qu'ils étaient des loups-garous, des enfants de la Lune.

Je ne retranscrirai pas les pensées de Caius qui réunissaient un condensé d'insultes en un tas de langues différentes, dont certaines qui m'étaient inconnues. Je vis Bella faire un coup d'œil en direction de Jasper qui comprit immédiatement le message. Il envoya une onde de calme sur toute l'assemblée pour permettre à Bella de continuer sans bain de sang, enfin façon de parler.

- Ils sont déterminés. Le futur que j'ai vu concernait la bataille. Ils sont beaucoup plus nombreux que l'intégralité des vampires habitant Volterra et la bataille va être un véritable massacre.

Ainsi j'avais raison. Son inquiétude était fondée à cause de l'issue de la bataille. Les trois vampires millénaires se figèrent. Jamais ils n'auraient pu envisager pareille chose. Ils ne remettaient toutefois pas la parole de Bella en doute. Ce fut évidemment Caius qui perdit son calme le premier. Il venait de se rappeler de sa propre bataille contre ce loup-garou, et il est effectivement vrai qu'il avait eu de la chance ce jour là.

- Nous devons les arrêter ! Ils doivent disparaitre une bonne fois pour toutes !

- Je n'ai pas terminé Caius. Avec tout le respect que je vous dois je vais vous demander de me laisser finir.

La réponse de Bella avait été immédiate. Elle s'attendait à l'intervention de Caius et avait agi en conséquence. Sa voix avait été tranchante, sèche et pleine d'autorité. Je fus cette fois-ci moi-même surpris car je ne l'avais jamais entendu parler ainsi. En tous cas cela eu l'effet de calmer Caius pour qu'elle puisse continuer tranquillement.

- Ce n'était pas la première fois que je voyais les enfants de la Lune dans une vision. Je les avais déjà vus dans mon rêve fait alors que j'étais humaine. Il n'en restait plus qu'un, et je me souviens encore du sentiment de révolte qui m'avait habité à l'époque. (1) Si vous comptez les exterminer, ce sera sans moi et vous ignorerez quand et où ils comptent attaquer, de même que certains éléments qui vous sont primordiales pour gagner. L'un d'eux a dit quelque chose de vrai dans la vision se situant dans le présent. Ils ne sont pas plus monstres que nous, au contraire. Ils ne se transforment qu'une nuit par mois, nous nous sommes ainsi constamment pour l'éternité. Vous pouvez dire qu'au moins nous nous contrôlons mais ce serait faux. Quel effort devez-vous fournir en ce moment même pour ne pas sauter sur Jacob ? Pensez-vous que vous y seriez arrivés si vous n'aviez pas des siècles d'expérience ? Nous n'avons pas le droit de déterminer si une race doit s'éteindre ou non, et cette bataille n'aurait jamais eu lieu si vous n'aviez pas pensé le contraire. C'est une bataille de désespoir. Ce n'est même pas un sentiment de vengeance qui les habite, mais juste un instinct ultime de survie. Et aujourd'hui, quoi que l'on fasse cette bataille se tiendra, c'est inévitable. Je veux bien vous aider à vous y préparer, mais je refuse que ce soit fait dans le but d'anéantir toute trace de loup-garou. Je sais que je dois vous choquer Caius et je m'en excuse. Je connais votre répulsion, mais aujourd'hui il faut considérer les choses autrement.

Alors là, elle n'avait pas seulement cloué le bec de Caius, mais de toute l'assemblée. Elle avait pris le temps de réfléchir et une fois de plus je ne pouvais m'empêcher d'être vraiment surpris. Carlisle était abasourdi par la sagesse des propos de Bella. Tu as de la chance qu'elle t'ait choisi Edward, des femmes comme ça il n'y en a vraiment pas beaucoup, m'adressa-t-il par la pensée. Et il avait raison à un point inimaginable. Je ne pus me sentir que fier d'être son élu. Marcus fut tout aussi impressionné. Pas seulement par sa sagesse mais son aplomb. Il avait vécu ce siècle à ses côtés et jamais il n'aurait pu imaginer qu'elle pourrait avoir le courage de parler ainsi avec autant d'assurance et même de charisme. A ce moment précis elle n'avait rien à envier à Jasper.

Alice, Emmett, Rosalie et Jasper de leur côté jubilaient. Ils adoraient de plus en plus la « petite Bella » qui avait vraiment du cran. Ils savaient toutefois que la réaction de Caius pouvait être dangereuse. Effectivement, ce dernier était sur le point d'exploser et les ondes de Jasper ne pouvaient plus faire grand-chose. Il n'en croyait pas ses oreilles que Bella puisse faire preuve de tant « d'impudence ». Il commençait déjà à imaginer toutes les manières pour contraindre Bella à faire ce qu'il voulait et si Jasper ne m'avait pas aidé à ce moment précis je me serais jeté sur lui.

- On peut te contraindre à coopérer Bella !

- Si vous faites ça, vous n'obtiendrez rien de moi, quelque soient les conséquences. J'ai beaucoup réfléchi en venant. Vous avez devant vous les seuls moyens de pression contre moi et j'ai failli faire en sorte de les semer route. Cependant, même s'ils sont toute ma vie et qu'il leur arrivait du mal je ne coopèrerai pas. J'irai immédiatement les rejoindre et plus jamais vous ne pourriez vous servir de moi. Je sais que je dois vous choquer, je me doute que vous devez vous sentir trahis après tout ce que vous avez fait pour moi mais je ne changerai pas d'opinion.

Je vis vite que Bella avait eu du mal à dire ça. Admettre que même pour nous sauver elle ne ferait rien avait dû la déchirer. Cependant je la comprenais et je l'admirais car je n'étais pas certain qu'à sa place j'aurais été capable de prendre une telle décision. Mais c'était elle qui avait raison. La situation était très grave, beaucoup trop pour être prise à la légère. Nous comptions énormément pour elle, mais là les conséquences étaient bien trop importantes pour ne penser qu'à notre petite personne.

Aro bloquait ses pensées. Il s'efforçait de penser à la situation sans y penser, c'était vraiment très frustrant. Il ne voulait pas que j'entende ses pensées. Il aurait pu demander à Bella de le mettre sous son bouclier mais ça aurait attiré la suspicion.

Ce qui me surprit le plus, c'est qu'il n'était pas choqué ou étonné plus que ça par les paroles de Bella. Comme s'il s'y attendait. Je ne comprenais vraiment rien. Il était une énigme, mais je pris conscience en tous cas qu'il était véritablement calculateur. Beaucoup trop. Il réfléchit ensuite à la réponse à donner à Bella. Savoir ce qu'il devait faire de ces révélations.

- C'est grave tout ce que tu viens de dire Bella. Personne n'avait entendu parler de cette révolte jusqu'alors. Tu ne veux pas que nous réduisions à néant les loups-garous et je m'efforce de voir le monde à travers tes yeux pour te comprendre. Quand bien même nous promettions de ne pas le faire, que proposes-tu ? Tu sembles dire que la bataille est inévitable. Quel autre choix avons-nous ?

Je devais reconnaitre que sa question était la seule qui nous permettrait de sortir de l'impasse. Bella réfléchit à la réponse avant de la formuler, en choisissant soigneusement ses mots. Jasper avait senti un élan de panique émaner d'elle, comme si elle redoutait à avoir y répondre.

- Je ne sais plus Aro. Tout est arrivé si vite. Je sais que pour moi il est inconcevable que Volterra se fasse massacrer. Mais il est tout aussi inconcevable que le massacre se fasse dans l'autre sens. Il faut que nous trouvions une solution tierce. Il y a une chose aussi qu'il faut que vous compreniez. Personne d'autre que nous ne doit être au courant pour l'instant, je dis bien personne. Ils ont certainement des espions qui les renseignent un minimum, ils ne se risqueraient pas d'arriver sans information. Tant que vous gardez secret le fait que vous êtes au courant vous protégez Volterra.

« Certainement », sous-entendu qu'il y en a et qu'elle le sait. Tout le monde fut d'accord sur le principe de garder le secret. Ne pas faire savoir que nous savions pouvait être un atout très important voire décisif.

- Bella. Je te comprends et partage ton opinion, intervint Marcus. Mais il faut que tu trouves une solution si tu veux que ces massacres soient évités. Il est possible que toi seule aies la réponse. Tu as ma confiance et je te suivrai mais il faut que tu nous montres qu'il y a vraiment une autre solution. Sinon nous devons nous préparer à leur arrivée.

Caius espérait – et était même certain – qu'elle ne trouverait pas de solution. Moi en revanche j'avais confiance en elle et je savais qu'elle y arriverait. Marcus se montrait une fois de plus sage et réfléchi. Il envisageait les choses objectivement en fait. Dommage que cette sagesse ne soit pas partagée par ses confrères.

- Tu partages son opinion ?, s'insurgea Caius. Nous parlons de loups-garous là ! Ces monstres incapables de se contrôler !

La haine prenait le dessus, ce qui était très mauvais. Caius était sur le point d'exiger à ce qu'on nous arrête tous pour haute trahison. Il avançait une fois de plus son argument. Je vis en même temps son souvenir. Oui, ils semblaient incapables de se contrôler. Et nous, nous allions avoir de gros ennuis.


(1) Rappel : Référence à Doute où j'avais intervenir des loups-garous, un en fait qui était le dernier représentant de son espèce ^^ Pas très important de toute façon.