Pas de mot de l'auteur, juste des réponses aux reviews. Pour mon blabla, rendez-vous après l'épilogue ! Bonne lecture et profitez du dernier chapitre =D


Johanna : Merci beaucoup ! En fait ça a été assez facile de le transposer à notre époque, mais le contraire est certainement plus difficile. Faire un Edward du début du XX° n'est pas chose aisée lol. Bonne lecture !

bellardtwilight : Merci ! Voici la suite et fin... Snif !

newtwilight3 : Oui, je préfère les Happy end, au moins ça ne m'empêche pas de dormir lol. Bonne lecture !

Cbihi : Oui une nouvelle FF se prépare... Rendez-vous à l'épilogue pour en savoir plus !


Chapitre 31. Bienvenue au Paradis

***

Je pensais avoir vécu le pire pendant ce siècle ou pendant la bataille nous ayant opposés aux loups-garous. Je me trompais. Le pire a été sans aucun doute possible la grossesse de Bella. Elle s'est faite en très accéléré. Elle ne sembla pas surprise de cela d'ailleurs. Elle nous expliqua que sa grossesse dans son rêve n'avait duré que quelques semaines. Remarquez, heureusement car je n'aurais pas tenu neuf mois ainsi.

Pourquoi ? Deux choses. D'abord même si Bella avait un corps de vampire très fort, le bébé a réussi à lui casser plus d'une côte et plus d'une vertèbre. Je voyais bien que Bella tentait de cacher à quel point elle avait mal, mais ça ne prenait pas. Et puis, j'ai dû supporter en même temps son humeur de femme enceinte doublée de son caractère vampirique. Comme ça, on peut se dire que ce n'est pas si terrible. Rien n'est moins sûr. Ses changements d'humeur étaient flagrants, et si on essayait de s'occuper un peu trop d'elle nous nous faisions traiter de tous les noms. Soi-disant dans son rêve la grossesse avait été bien plus difficile puisqu'elle était humaine. Je veux bien, mais dans le mot « rêve » il y a « rêve », sous-entendu que ce n'était pas la réalité.

Je savais que normalement il ne pouvait rien lui arriver de grave, mais la voir dans cet état me fendait littéralement le cœur. Le seul chanceux dans cette histoire fut Jacob. Avec l'influence du bébé il échappa à tous les sauts d'humeur. Enfin ceux de Bella car derrière il subissait les miens malgré moi. En résumé, ces quelques semaines ont été épiques à la maison.

Autre chose qui a été épique : expliquer pourquoi nous ne revenions pas au lycée. Mais bon ça Carlisle se débrouilla avec le proviseur et le shérif, ce n'était pas le moment d'avoir les services sociaux sur le dos au cas où.

Arriva finalement l'accouchement. Le bébé sortit à sa manière, grâce à ses dents. Mais ce qui nous émerveilla vraiment, ce fut Bella. Son corps se régénéra presque immédiatement, sous nos yeux. Encore plus rapide que pour les loups. Pendant ce temps je tenais dans mes bras la plus belle petite fille du monde. Elle était vraiment merveilleuse. Jacob, qui avait assisté à l'accouchement, s'imprégna immédiatement mais réussit à être suffisamment patient pour nous laisser un peu de temps avec Bella juste tous les trois.

Renesmée. Le deuxième amour de ma vie. Elle était vraiment extraordinaire. De plus, Bella nous avait gardé la surprise de son don, celui de nous montrer ce qu'elle pensait. Elle a grandi incroyablement vite. Heureusement que Bella était là pour nous rassurer, sinon c'est sur et certain j'aurais eu des cheveux blancs.

Enfin, vint le 4 août. Date où mes rêves finiraient de s'accomplir. Alice et Bella l'avait choisie à cause du temps idéal. C'est vrai que nous étions bien les seuls à ne pas avoir le stress de la pluie gâchant la fête.

Je me trouvais au petit cottage qu'Esmée et Alice avaient aménagés pour Bella, Renesmée et moi. Pendant ce temps ma future femme se trouvait à la villa en compagnie de ses demoiselles d'honneur.

- Tu vas arrêter de t'agiter oui ?

Emmett se fichait royalement de ma tête. Il était complètement explosé de rire face à mon angoisse. Je savais que tout devait bien se passer, mais j'avais tellement attendu ce moment que rester calme relevait de l'impossible.

Jazz arriva quelques minutes après. Il riait autant qu'Emmett, voire plus. Je ne compris pas pourquoi au début. Il me montra ensuite Bella, Rosalie et Alice à la villa. Alice était allée le chercher désespérée par ma fiancée qui ne pouvait s'arrêter de rire. Cette vision me rassura en quelques sortes. Au moins elle était de bonne humeur et heureuse.

- Alors frangin, on dirait que tu n'es pas le seul nerveux dans cette affaire !, rit Jasper.

Il était vrai que j'étais nerveux mais mon témoin m'envoya des ondes de calme avant que je ne détruise tout. Ils pouvaient parler tous les deux ! Ils n'étaient pas mieux lors de leur premier mariage ! Avec toute cette préparation j'avais eu l'occasion de voir tous les détails des différents mariages dans leur tête. Ils n'étaient pas plus calmes. Quels hypocrites quand ils s'y mettent !

- Bon, alors on t'habille ou tu veux y aller à poil ?

Ah oui, m'habiller. Emmett avait émis une suggestion assez intelligente… Une fois n'est pas coutume ! J'avais encore un pantalon de toile et une chemise simple, enfilés ce matin à la va-vite. Je me retournai et vis mon costume. Alice me l'avait fait faire, me disant qu'il irait avec la robe de Bella. D'ailleurs, je ne savais vraiment pas comment était cette robe. Seules Bella et Alice l'avaient vue, et Alice s'était bien gardée d'y penser alors que j'étais là. Tout ce que je savais c'est qu'elle allait avec ce costume.

Je devais avouer qu'il était beau. Blanc et or. On aurait presque pu le prendre pour un costume princier, mais il était étonnamment simple, dénué de trucs compliqués ou qui font snob. En fait, il était parfait. Je l'enfilai en faisant attention pendant que Jasper et Emmett continuaient de se foutre de moi. Oui, j'avais peur d'un seul faux-pas, et alors ?

Une fois le costume enfilé, je tentai, et je dis bien tentai, de dompter mes cheveux. Mission impossible. Les mèches continuaient de se rebeller malgré moi. Une fois de plus, mes insultes capillaires déclenchèrent une grande hilarité de la part de mes deux témoins. Merci pour leur sollicitude ! Je laissai finalement tomber, abandonnant tout espoir d'être pour une fois dans ma vie bien coiffé.

- Bon, allez je dois y aller moi !, me dit Emmett. J'ai une fiancée dont je dois m'occuper comme il se doit avant le mariage.

D'accord, hors contexte sa phrase serait douteuse. Mais en fait il devait aller la chercher pour l'amener au lieu où se tiendrait la cérémonie. Notre mariage.

***

- Edward, je te promets que si tu ne te calmes pas vite je te donne un coup de poing pour te remettre les idées en place ! Et ne t'inquiète pas, je n'abîmerai pas ton costume, trop peur des représailles de ma propre femme !

Jasper ne tenait plus. Il avait beau m'envoyer des ondes de calme rien n'y faisait. Je me tenais maintenant devant l'arche en attendant que Bella arrive. Les invités s'installaient peu à peu et me saluaient. Mais la plus belle de tous, en attendant que ma future femme ne soit là, était bien entendu Renesmée. Elle avait grandi. Du haut de ses trois mois elle en affichait environ douze. Elle avait une petite robe violette et ses boucles cuivrées retombaient très gracieusement. Une chose était certaine. Jacob aurait de la concurrence plus tard, et ce n'est pas plus mal.

Ce fut cette perfection qui réussit à me calmer avec son sourire angélique. Notre fille avait été ce petit élément qui a rendu notre vie plus que parfaite. Une éternité ne serait pas suffisante pour profiter de ces cadeaux de la vie.

Je vis au loin Aro s'avancer vers la pénombre. Il était venu ainsi que Marcus pour assister au mariage et rencontrer Renesmée. Ils avaient été émerveillés tous deux par notre trésor. Aro s'était même un peu comporté en papy-gâteau. Je me doutai alors que Bella était arrivée, surtout quand je vis Emmett me rejoindre. Aro était certainement allé la rejoindre. Ce serait lui qui l'amènerait à l'autel.

Jasper et Emmett allaient être mes deux témoins. Je les voulais tous les deux. De même, Rosalie et Alice seraient ceux de Bella. Esmée allait être au piano, jouant un morceau que nous avions composé en commun avec Bella pour l'occasion. Parallèlement, ce serait Carlisle qui nous marierait. Enfin, Jacob était notre garçon d'honneur et aiderait Renesmée à apporter les alliances. En d'autres termes, toute notre famille avait une place privilégiée dans ce mariage car il avait lieu grâce à eux tous. Je savais que je ne serais pas en vie sans les Cullen ou même sans Jacob. Ils m'avaient tous sauvé la vie à leur façon.

Les invités finirent de prendre place pendant que le Soleil amorçait sa descente. La musique retentit. Je vis Rosalie sortir de la lisière de la forêt pour se diriger vers le centre de la clairière où je me trouvais. Notre clairière. Car c'est là qu'avait lieu notre mariage.

Il fallait avouer que Rosalie était très belle et j'entendais déjà tous les fantasmes masculins. Heureusement qu'Emmett qui se tenait à côté de moi n'avait pas mon don. D'ailleurs celui là bavait presque devant sa femme. Pourvu qu'il ne lui saute pas dessus pendant la cérémonie !

Elle était ensuite suivie d'Alice. Le lutin était plus gracieux que jamais. J'étais fier de l'avoir pour sœur. Si elle n'existait pas il faudrait l'inventer. Elle me faisait d'ailleurs un peu penser à Ashley. Elles portaient toutes les deux une robe du même violet pastel que Renesmée.

Avança ensuite d'ailleurs ma fille. Elle attira les sourires de toute l'assemblée, moi en premier. Elle était tellement mignonne avec sa petite robe ! Elle déposait avec des gestes enfantins des pétales de fleurs violets et or le long du chemin blanc pour préparer l'arrivée de sa maman. Dieu qu'elle était craquante ! Comment ne pas être attendri devant son innocence et sa beauté ?

Cependant mon attention fut vite détournée. La reine de la fête commença à s'approcher aux bras d'Aro. J'en eus le souffle coupé immédiatement. Une telle beauté ne pouvait exister ! C'était au-delà de l'imaginable ou du réel. Mon costume était effectivement parfaitement accordé à sa robe. Cette dernière était blanche, lisse et très soyeuse.

Bella portait un bustier blanc où la seule touche de couleur était donnée par des perles d'or qui en faisaient le tour afin de délimiter la peau blanche de la robe. Sa poitrine était parfaitement mise en valeur sans pour autant être déplacée. La jupe, blanche elle aussi, était brodée les mêmes perles. Cependant, cette fois-ci les perles dessinaient de grandes boucles. Quant à la forme, elle était échancrée au niveau des hanches mais retombait peu à peu en une longue traine.

Quant au visage de ma promise, il valait tous les trésors du monde. Le maquillage était léger, mais mettait en valeur ses yeux or. Alice avait réussi à trouver des perles qui étaient parfaitement ajustées d'ailleurs avec leur couleur. Quant aux boucles de la jupe, elles rappelaient celles de ses cheveux. Bella portait un chignon qui semblait très perfectionné mais laissait échapper quelques mèches d'une manière très artistique.

Mais le plus beau de tout, était son sourire accompagné de son regard poignant. C'était sans valeur. Et toute cette perfection m'était destinée. A moi. A tout jamais. Je comprenais maintenant parfaitement Bella. Si je me réveillais et que je me rendais compte que tout cela n'avait été qu'un rêve, je ne pourrais le supporter. J'en mourrais immédiatement.

A ce moment précis, je n'eus plus aucun doute. Je savais que notre futur serait merveilleux. Rien n'avait pu nous séparer jusqu'à ce jour, et le bonheur dans lequel je me trouvais pouvait vraiment durer. Le réveil ne serait plus une fatalité. De même, il était inutile de faire un quelconque rêve. Je les vivais tous au quotidien. J'allais me marier à une femme bornée, têtue et ayant un sale caractère quand elle le voulait. Mais j'allais surtout épouser une femme extraordinaire, que le monde m'envierait si ce n'était pas déjà le cas.

Aro passa la main de Bella de la sienne à la mienne. Il me la confiait officiellement. Il m'enlaça même juste après ce geste symbolique. Nous avions eu le temps de discuter un peu, avec Marcus aussi. Ils étaient sincèrement heureux pour nous deux. Je savais maintenant que nous n'aurions plus de problème avec les Volturi, quoi qu'en pense Caius. Pour eux, nous étions vraiment devenus de la famille et ils en étaient heureux.

L'étreinte terminée, je ressoudai mon regard à celui de Bella. Le moment que nous avions tant attendu était enfin sur le point de s'accomplir. Nous allions nous marier. Je pourrais la présenter comme étant mon épouse. L'avantage est que je paraissais un peu plus vieux que mes dix-huit ans, et quand Renesmée serait en âge de voler de ses propres ailes, nous pourrions même avoir une vie comme n'importe quel couple marié, à l'inverse de mes frères et sœurs.

Carlisle commença la cérémonie. Il était envahi par l'émotion. Il mariait son plus jeune fils qui avait toujours été seul et qui maintenant nageait littéralement dans le bonheur. Que demander de plus ? Arriva enfin l'échange des vœux. Bella et moi avions décidé de les formuler nous même. Nous n'avions pas voulu nous contenter d'un simple « oui ».

Jacob s'approcha avec Renesmée dans ses bras. Cette dernière portait nos alliances. J'avais toujours eu horreur des bagues masculines, ne les supportant pas, mais celle-là je peux vous assurer que je la porterais avec fierté. Elle fut la première à parler et le fit en me regardant droit dans les yeux.

- Edward. Il y a une chanson des Savage Garden qui s'intitule « I knew I loved you before I met you ». Oui, avant même de te rencontrer je savais que je t'aimais. Dans mon rêve tu m'avais dit avoir attendu un siècle avant de me rencontrer. Moi je n'ai pas attendu un siècle pour te rencontrer, mais les heures qui ont été entre mon réveil et ce midi à la cafétéria me parurent une éternité, encore bien plus longue que le siècle qui vient de s'écouler. Je croyais que tu n'étais qu'une invention de mon imaginaire, car une telle perfection ne pouvait exister. Pourtant, tu te tenais là dans cette cafétéria. Tu avais ces lunettes qui m'arrachèrent un sourire et à chaque fois que tu m'envoyais sur les roses je n'avais qu'une envie c'était de me rapprocher davantage. Nous nous sommes cherchés longtemps, perdus et retrouvés et finalement je me tiens ce soir devant toi. Je ne quitterai pas cet endroit avant d'être devenue ta femme. C'est ici que je t'ai retrouvé alors que tu avais perdu ta mère, c'est ici que nous nous sommes embrassés pour la première fois, c'est ici que je t'ai avoué pour mon rêve, c'est ici que j'ai cru que tu étais mort, mais c'est surtout ici que je dis haut et fort que oui, je veux être ta femme si tu m'acceptes.

Elle voulait vraiment être ma femme. Je planais doublement. A cause de mes propres émotions et à cause de Jasper qui ne savait même plus comment faire face à tant de force dans nos sentiments. Il est vrai qu'avec Bella nous nous sommes trouvés, perdus, retrouvés. Nous avons joué au chat et à la souris. Tant de souvenirs. Tant d'amour. Mais aussi tant de peur et de souffrance. Néanmoins cette période était enfin révolue.

Elle me passa une bonne fois pour toutes cet anneau au doigt. Le métal me semblait presque tiède. Renesmée me tendit ensuite l'anneau serti de diamants pour que je le passe au doigt de Bella.

- Ma Bella. Même si je n'avais rien dit, j'avais remarqué ton arrivée à la cafétéria. Alors qu'une partie de moi me disait que tu n'étais qu'une fille comme les autres, parmi d'autres, une autre part m'empêchait de retirer ton visage de mon esprit. Tu as toujours été celle qui me comprenait, et si au début j'ai eu peur quand tu m'as parlé de ton rêve, si je me suis demandé si tu ne t'intéressais pas à moi seulement à cause de lui, je n'ai pu me détacher de toi. Tu me comprenais, tu anticipais mes réactions, et tu savais ce dont j'avais besoin. Je suis tombé amoureux de toi avant même me demander si je pouvais ou non. Je n'ai pas pu résister car il m'était impossible de ne pas t'aimer. Pendant ce siècle j'ai chéri ton souvenir et j'ai accepté le fait que jamais je ne pourrais aimer comme je t'ai aimé. Je n'en étais pas pour autant malheureux, jamais je n'ai regretté de t'avoir rencontrée, car j'ai toujours considéré cette rencontre comme un cadeau du ciel. Tu ne veux pas repartir d'ici avant d'être devenue ma femme ? Cela ne me pose aucun problème car je ne repartirai pas sans être devenu ton époux. Je t'aime Bella, et je t'aimerai pour l'éternité.

J'avais eu du mal à parler tant l'émotion était forte. Je me rappelais encore quand je m'étais aperçu que j'étais tombé amoureux d'elle. Le matin de la mort de ma mère quand elle m'avait trouvé à ce même endroit. La boucle était vraiment bouclée. Tout avait commencé là ou presque pour nous, et tous les évènements importants s'étaient aussi tenus à cet endroit même. Je n'aurais pas pu rêver de meilleur lieu pour me marier.

Je lui passai à mon tour l'alliance à son doigt, montrant qu'elle était mienne. Ce que je vis dans son regard m'amusa beaucoup. Il n'y avait pas que de la tendresse et de l'amour. J'eus en fait l'impression qu'elle se retenait difficilement pour ne pas me sauter immédiatement dessus. J'eus d'ailleurs la confirmation de cela après les phrases mythiques et magiques prononcées dans ces circonstances par Carlisle.

- Edward, Bella, je vous déclare alors officiellement mari et femme. Edward, je pense que tu peux embrasser la mariée.

Elle se jeta complètement à mon cou pour m'embrasser passionnément. J'en fus d'abord surpris mais heureux car même si j'arrivais mieux à me contrôler, j'étais tout autant excité qu'elle.

PUTAIN ! Bella était ma femme.

Nous étions officiellement mariés.

Je pouvais la présenter comme étant mon épouse.

Pendant un siècle j'ai pensé être en Enfer. Je venais à ce moment précis de monter au Paradis. J'ai pu vous décrire mon mal-être, mon désespoir et ma souffrance. Je ne pourrai jamais vous décrire mon bonheur. Il n'a pas de nom, et aucun mot n'est assez fort pour faire comprendre tout ce que j'ai pu ressentir.

Même la bouchée du gâteau traditionnel a été insignifiante. Je n'en sentis à peine le goût. J'étais trop en train de planer, comme si j'avais pris une drogue. En fait, j'étais drogué. De Bella et Renesmée. D'ailleurs ma fille continuait à charmer toute l'assemblée. Jacob en était presque jaloux.

Quand vint enfin l'heure, j'entrainai Bella pour notre première valse. J'eus l'impression à ce moment précis de me retrouver dans un vieux film à l'eau de rose. Je pris ma cavalière par la main pour l'entrainer au centre de la piste. Ma main gauche attrapa délicatement sa main droite. Nos deux mains restantes se posèrent respectivement sur la hanche de l'une et l'épaule de l'autre. Un, deux, trois. Quelle ironie ! Bella avait été tellement maladroite et la voilà gracieuse, valsant avec moi. J'entendais bien des pensées jalouses, surtout venant des amis de Volterra. C'est vrai, je ne pouvais pas le nier. Nul être n'était plus chanceux que moi. J'étais celui qui par Dieu seul sait quel miracle elle avait choisi.

Il me fallut ensuite la laisser aller danser avec les autres personnes de l'assemblée. Ça par contre ça a été difficile. Je ressentais ce besoin d'être avec elle. De la toucher, de l'embrasser, de la regarder dans les yeux. De lui dire que je l'aimais tout simplement.

Au bout d'un moment j'entendis un Madison. Quoi de plus normal ? Oui, sauf qu'Alice, Rosalie et Bella riaient vraiment de bon cœur. Je me concentrai alors sur les pensées de mes sœurs et découvrit la cause de leur hilarité. Elles avaient déjà commencé à faire la fête pendant la préparation et s'étaient entrainées à cette danse. Comment ne pas les rejoindre ? Elles furent vite accompagnées de tous les convives. Imaginez cela. Des vampires végétariens, des vampires pure souche et des loups-garous étaient tous en train de danser un bon vieux Madison tous ensembles. Je peux vous assurer que c'était un spectacle assez hilarant.

Je fis ensuite ma performance avec Emmett et Jasper sur « Oh les filles ». [N/A : Allez voir le POV de Bella pour vous en rappeler !]. Je dois avouer que je me suis franchement amusé. Quelle ne fut pas la tête de Jacob quand j'ai commencé le couplet sur lui ! Tous les mecs de la Push ont bien ri à ses dépends. Tu me le paieras un jour Masen ! m'a-t-il dit par la pensée. C'est bête mais ça me faisait plaisir qu'il m'appelle par mon vrai nom de famille. Plus grand monde ne m'appelait ainsi maintenant. Il était même presque le seul.

Ce à quoi je m'attendais moins, c'était Bella. Car elle m'avait aussi préparé quelque chose. Elle monta sur scène, là même où je me tenais quelques temps auparavant. Elle interpréta alors une chanson que je mis quelques temps à reconnaitre. Une illumination me vint au milieu toutefois : la version française de If I never knew you du Disney Pocahontas*.

Si notre histoire d'amour n'avait jamais existé
Dans mes rêves nuits et jours, je t'aurais inventé
Mais ma vie avec ta vie comme un beau roman trop court
Cette nuit sont réunies dans notre histoire d'amour

Dans ce monde empli de peurs de haines et de pleurs
Pourquoi veulent-ils donc toujours faire la guerre à notre amour
Et ma nuit avec ta nuit brûleront jusqu'au petit jour
Dans l'incendie de notre histoire d'amour

Si notre histoire d'amour n'avait pas eu ton visage
J'aurais refermé les pages de ma vie pour toujours
Mais ma vie et ta vie comme un beau roman trop court
Sont réunies dans notre histoire d'amour

Pourtant nos jours sont remplis de soleil
Nos nuits illuminées d'étoiles
Dans ton regard je vois briller une étincelle
Qui fait vivre notre rêve d'idéal
Pourquoi l'amour parfois fait il si mal

Même si le temps nous sépare
Je garerai toujours l'espoir
Que tu m'attendes quelque part
Dans notre histoire

Pourtant nos jours sont remplis de soleils
Nos nuits illuminées d'étoiles
Dans ton regard jaune comme le soleil**
Je vois briller mon idéal
Nos rêves de bonheur sont éternels
Éternels

Mais si notre histoire
Est un beau roman trop court
Nos cœurs l'on écrit
Dans un même cri et pour toujours
C'est notre histoire d'amour

Cette chanson était triste à l'origine mais remplie d'espoir. Elle résumait tellement notre relation ! Nous avions cru tout le temps que le temps nous était compté. Pourtant au fond de nous nous gardions espoir, ce qui nous a permis d'arriver jusqu'à ce jour et jusqu'à notre mariage. Jusqu'à notre éternité.

Si j'avais pu j'aurais pleuré, comme certainement tous les convives. D'ailleurs elle avait réussi à arracher quelques larmes à certains Quileute. Même Renesmée avait été sous le charme. Elle descendit gracieusement de l'estrade pour venir en ma direction. Je ne pus rien dire. Seulement l'embrasser pour ce somptueux présent. L'amour nous étreignait, nous consumer. C'était notre histoire d'amour.

Elle sera heureuse, pas besoin d'avoir des visions pour le savoir. Je te la confie, elle est en quelque sorte ma dernière part d'humanité, fais attention à elle. Aro me fixait. Ses pensées étaient pures. Il aimait vraiment Bella et était heureux pour elle, pour nous. Je lui souris, le remerciant. Je n'avais pas été d'accord avec toutes ses manipulations, mais je l'appréciais quand même. Je comprenais mieux aujourd'hui les raisons qui ont poussées Bella à l'aimer quand même comme un père. On ne peut lui faire confiance, mais ça ne nous empêche pas de l'apprécier.

Je réussis au beau milieu de la nuit à enlever enfin un peu ma femme. Quel bonheur de pouvoir la qualifier ainsi ! Elle était ma femme et j'étais son mari. Que l'on me retire tout ce que j'ai. Noms, passé, richesse. Du moment que je la garde elle et le titre de mari ainsi que celui de père de Renesmée.

Une fois enfin seuls je l'embrassai tendrement et passionnément. Je voulais qu'elle ressente toutes les émotions qui s'étaient emparées de moi. J'aurais pu exploser avec tout ça. Pourtant je me sentais incroyablement bien. Mieux que jamais.

Elle répondit à mon baiser de la même manière. Notre langage était vraiment corporel mais il restait doux. Nous ne pouvions dire autant de choses avec de simples mots. En fait, une vérité me frappa au visage. Seuls, nous ne sommes rien. Nous avons besoin irrémédiablement l'un de l'autre. Mais ensembles, nous sommes invincibles. Plus rien ne pourrait nous atteindre dorénavant, tant que nous resterions tous les deux. Et nous resterons tous les deux.

Je rompis finalement le baiser. Je posai mon front contre le sien comme j'aimais le faire dans ces moments d'infinie tendresse. Carpe diem, profitons du moment présent. Cueillons le jour.

- Plus rien ne nous séparera maintenant.

Je ne venais pas de poser une question. C'était une affirmation.

- Non, plus rien. C'était notre destin d'être ensembles à jamais. Rien ni personne ne pourra l'empêcher.

- Jusqu'à la fin des temps.

* J'ai choisi la version française pour que tout le monde comprenne ^^ Je sais, normalement c'est un duo, mais on peut imaginer qu'elle l'a arrangé pour le chanter toute seul non ?

** Version originale : Dans ton regard bleu comme le ciel que j'ai modifié pour l'occasion