Je pense que le titre de la fiction prendra son sens dans ce chapitre. Beaucoup, je crois, connaissent la suite. Ou plus ou moins ce qui va advenir de nos deux personnages. Je pense que vous n'avez pas complètement tord et la lecture de ce chapitre vous confirmera dans vos idées ; mais sachez que l'histoire prendra vite un tournant inattendu, que tout ne sera pas si simple et que malgré tout, la volonté de cette fiction est de montrer à quel point il est difficile d'aimer. Mais je ne pense pas vous apprendre grand chose de ce côté-là.

Bonne lecture ;

#Linami.

P.S. : Merci beaucoup pour toutes vos reviews, elles me font chaud au coeur.


Chapitre 9 : Le pacte

PDV Zoro

J'étais mort de honte. J'avais envie de m'en aller. J'hurlai des insultes au blond avant d'arracher la robe qui me servait de costume. Heureusement, j'avais toujours une partie de mes habits sur moi, aussi je n'étais que torse-nu. Je me sentais mal, humilié. Enervé je n'attendis aucune réponse pour aller m'enfermer dans ma salle de musculation.


PDV Sanji

Je m'assis en tailleur et enleva le ruban de petite fille que j'avais dans mes cheveux. Je n'ai pas répondu aux insultes de l'escrimeur. Je l'ai regardé calmement dans les yeux et, une fois parti, j'ai baissé le regard.

Je reste quelques minutes, qui paraissent des heures, dans cette position. Personne ne dit rien. Je revois la scène encore et encore. Cette colère dans ce regard. Il s'est senti humilié. Mais d'une manière différente à toutes les humiliations qu'on puisse subir.

Oui : il a été humilié part celui qu'il aimait.

Ce n'était pas une blague. Je ne l'avais pas cru. Je me suis moqué de lui. J'ai voulu jouer avec des sentiments que je croyais fictifs. Mais en fait non, ils étaient bien réels. Ils existent et je sais mieux que quiconque la douleur que l'on a lorsque ces sentiments ne sont pas réciproques.

Malgré tout, je sens que sa fierté le dépasse. Son orgueil prend une trop grande place. Je ne l'aime pas mais je suppose qu'en tant que "premier amour de Roronoa" je me dois de lui apprendre quelque chose.

Lui apprendre l'humilité.

L'amour est honteux. Ou du moins c'est ce qu'il pense. Mais je vais lui apprendre à faire face à ses sentiments. Même s'ils ne seront jamais comblés.

Je vais me racheter du fait d'avoir voulu m'amuser avec lui. Car même si je le déteste, il reste mon ami.

Ma décision prise, je me levais. A mon tour, j'enlevais les vêtements ridicules que je portais et remis mon costard. J'allumai une cigarette et tirai dessus, le sourire aux lèvres.

- Que comptes-tu faire ? me demanda Franky

Je ris légèrement.

- Je vais lui donner une leçon.

- Cool ! On pourra t'aider ?! lança Luffy, émerveillé

Je tirai d'un coup sur ma cigarette de manière à la finir rapidement et en l'écrasant au sol je répondis à mon capitaine.

- Désolé Luffy mais je mènerai cette aventure seul.

Tous me regardèrent tandis que je me dirigeais d'un pas décidé vers la vigie où se trouvais le sabreur humilié.


PDV Robin

En regardant Sanji ainsi, je me dis que j'ai vraiment bien fait d'élaborer cette stratégie. Maintenant, tout n'appartient qu'à eux.

Nami me surveille du coin de l'oeil depuis tout à l'heure.

- Voyons Nami, tu n'as pas besoin que je t'explique quoique ce soit : tu sais déjà tout. Tu es brillante et maligne. Ne me regarde pas comme ça, veux-tu : c'est gênant.

Je souris tandis qu'elle détourna le regard.

Je ne peux qu'éprouver de l'affection pour cette petite rousse. Elle a gagné toute ma sympathie depuis que je suis arrivée dans cet équipage.


PDV Nami

Dès que Robin m'a dit ces paroles, mon regard s'est détourné vers la vigie. Une tristesse profonde s'empara de moi tandis que je me levai. Je m'étirai et m'en alla dans mon atelier.

Pourquoi me sentais-je si mal vis-à-vis de cette histoire ?


PDV Extérieur

Sanji entra dans la salle de musculation où se trouvait le bretteur.

- Sors d'ici. lui ordonna-t-il

- Ça fait mal n'est-ce pas ? dit-il en s'adossant au mur

- Laisse-moi. Je n'ai pas envie de te parler.

- Tu es trop fier Marimo. Trop orgueilleux. Et lâche aussi.

- Je ne t'ai pas demandé ton avis.

- Pourquoi n'assumes-tu pas tes sentiments ?

Zoro se tourna brutalement vers lui.

- Je n'ai rien à assumer blondinet ! Quand vas-tu enfin comprendre que je ne t'aime pas ?!

Le cuisinier eu un rire nerveux et moqueur.

- Mais bien sûr !

- Crois ce que tu veux, je m'en moque. Mais dégage. Ou sinon ~

- Ou sinon quoi, Marimo ? lança Sanji augmentant la tension

D'un rapide mouvement à peine perceptible, le sabreur avait plaqué le cuisinier contre le mur auquel il était adossé, un bras sous la gorge de sa proie.

- Tu ne peux rien faire Roronoa. sourit Sanji, supérieur

- Ah ouais ? dis Zoro avec un sourire carnassier

- Si : me violer. Mais tu vas te retenir jusqu'à que tu n'en puisses plus et succombe à tes pulsions de chasseur. Et même après cela, tu ne reconnaîtras rien : tu n'admettras pas le fait que tu étais attiré par moi. Tu continueras à te comporter en lâche et tu te détesteras car malgré tout tu as un honneur. Tu t'en voudras. Tu ne vivras plus jamais serein même si je te pardonne. Tout ça à cause d'un trop plein d'orgueil.

Après le discours du blond, le vert lâcha sa prise. C'était dur d'admettre pour ce dernier que son rival avait en partie raison. Tellement dur qu'il n'y arrivait pas. Il lui tourna le dos.

- De toute façon, ça ne sert à rien que j'admette quoique ce soit. Car même si tu avais raison, approuver ne changerai rien : tu ne m'aimerai toujours pas.

- Si. Tu aurais appris l'humilité.

Zoro ria nerveusement.

- L'humilité, hein ? Je m'en contre-fiche figure-toi !

- Vraiment ?

Sanji se décolla du mur, s'approcha de Zoro, le retourna et colla son front contre le sien.

- Je te propose quelque chose Zoro : apprends l'humilité et j'apprendrai à t'aimer.

Les paroles du cuisinier laissèrent le bretteur sans voix. De plus, le fait qu'il soit aussi proche et qu'il ait prononcé son nom, affolait son coeur qui battait la chamade.

Le blond finit par lâcher le sabreur et, un sourire victorieux aux lèvres, sortit de la salle de musculation.

L'odeur du cuisinier embaumait la pièce dans laquelle se trouvait le bretteur et sa présence se faisait ressentir plus que jamais dans le coeur chamboulé du chasseur de pirates.