Je publie en retard (comme toujours) le onzième chapitre de cette fiction. Pour l'instant j'en ai prévu 21. Donc une dizaine de plus en partant de celui-là. Vous pensez que vous arriverez à suivre jusqu'au bout ?

#Linami.


Chapitre 11 : Le bonheur d'une présence

PDV Zoro

La fin du repas arriva plus vite que prévu. Je ne sais pas pourquoi, j'avais des papillons dans le ventre. Enfin je me dis que j'ai dû trop mangé car c'est vrai qu'aujourd'hui je me suis goinfré. Presque tout autant que Luffy. Mais puisque je ne me suis pas bourré, c'est passé plus ou moins inaperçu.

Inaperçu. Oui. Mais pas pour Robin. Peut-être pas pour Sanji non plus. Nami aussi a dû remarquer. Ces trois-là m'énervent ! A cause d'eux je me prend trop la tête ! Si j'avais été plus fort, rien de tout cela ne serait arrivé.

Non rien du tout. Je n'aurai jamais eu toutes ses sensations bizarres quand je suis à côté de Sanji. Je n'aurai jamais eu le coeur qui bat. Jamais eu les papillons dans le ventre. Jamais recherché son odeur dont je ne me lasse jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Et je me serai encore moins retrouvé dans le cabinet de Chopper en caleçon, cloué à un lit à côté de ce maudit cuisinier dans le même accoutrement que moi ! Non je n'aurai jamais servi de cobaye pour les expériences du renne médecin. Mais je pense que je n'aurai jamais été aussi heureux d'être aussi proche de Love-Cook…


PDV Sanji

Je n'aurai jamais cru Chopper aussi pervers. Peut-être parce qu'il ne l'est pas… Non, Chopper est comme tous les enfants : curieux. Avide de connaissances, de savoir. Il veut tout connaître et tout comprendre. Mais je crois qu'il n'y a rien à comprendre entre ce qu'il se passe entre le Marimo et moi.

Rien. Rien du tout. C'est ce qu'il y a : rien.

Mais alors pourquoi s'obstine-t-il ?

Je soupire.

- Ça va durer encore longtemps Chopper ? me devance l'algue

On le sent tendu et énervé. Je ricane alors.

- Tu n'es pas heureux à côté de moi, Marimo ?

C'est plus fort que moi : mon sarcasme prend le dessus dès que je suis avec lui ! J'ai beau faire tous les efforts du monde je le déteste et c'est comme ça. C'est instinctif.

Il a soupiré et a murmurer pour lui-même : "Si et bien plus que tu ne le crois Sanji.".

Mon coeur s'est emballé. Mais ça c'est pas nouveau : ça me le fait tout le temps. Ou presque. Seulement quand je ressens un sentiment fort. Un sentiment fort pour ce buisson ambulant ? Ça ne peut être que de la haine ou de la rivalité. Non. Ce n'était pas de l'amour. Je le déteste. Oui, mais je sais que ce chamboulement cardiaque, ça aussi c'est instinctif.

Chopper prit quelques notes. Il avait les yeux pétillants et un grand sourire aux lèvres. Je me demande ce qu'il a encore. Mais apparemment il a fini puisqu'il vient de nous détacher.

Nous nous rhabillons et sortons. Chacun de notre côté. Chacun dans notre pièce favorite. Chacun à nos activités. Chacun avec des sentiments non éclaircit au fond de son coeur.


PDV Extérieur

Après avoir examiné ses patients, le jeune médecin s'affaira à son bureau, ouvrages en main, tentant d'éclaircir le mystère encore complet de cette étrange maladie. Rien au monde ne pouvait le déconcentrer. Si ce n'est la pêche au poulpe qui occupait ses amis sur le pont.

Il était désormais en proie à un profond dilemme. Continuer ses recherches ou aller s'amuser ? Il fixait tour à tour la porte encore grande ouverte qui l'invitait à sortir et ses documents remplis de messages codés. Cependant, le choix fut rapide lorsqu'il entendit l'éclat de rire de son capitaine.

Il déposa alors sa blouse et couru rejoindre ses amis sur le pont. Tandis qu'il se divertissait avec ses compagnons, une main baladeuse et des yeux espiègles passèrent par là et dérobèrent au petit renne les précieuses notes qu'il avait soigneusement prise quelques minutes plus tôt.

Le voleur ressortit aussi vite qu'il était entré, prenant soin de ne rien bousculer dans l'atelier du docteur au nez bleuté.


PDV Anonyme

Je leva la tête de mon livre et le referma délicatement. Je pris soin de le ranger à sa place dans l'étalage. Il m'a semblé entendre un bruit, je me retourne et ne vois personne. Je dépose le livre et m'avance en direction des pas étranges que j'entends.

Mon coeur bat la chamade à l'idée que ce soit toi qui dévale les escaliers ou qui marche d'un pas décidé.

La personne passe et je me colle au mur. C'était toi. Ton odeur flotte encore dans l'air. Ton léger grognement m'a fait sourire. Si tu savais comme je te connais. Si tu savais comme j'aimerai te serrer dans mes bras. Si tu savais à quel point je t'aime. Mais si tu savais aussi qui je suis, tu t'enfuirais à toutes jambes. Ou alors peut-être l'aurais-je fais juste avant, de sorte à ne pas t'infliger cet immense chagrin.

Peu importe. Je me détourne, un triste sourire aux lèvres et je prononce tout bas les mots que je n'oserai jamais dire tout haut.

Je t'aime Nami.