Voici un petit chapitre court. Encore une attente, désolée. J'ai plus de temps cette semaine alors la suite devrait arriver avant le week-end ! Elle est déjà écrite bien sûr, mais j'ai été absente de la maison... bref ça vous intéresse pas, on commence !!
Merci pour toutes les reviews, je suis extrêmement touchée !! J'ai eu des milliers de hits sur mon histoire WAHOU ! Et désolée pour ceux qui n'ont pas aimé le délire de Sara, mais en fait, je trouvais ça important... peu importe ! Continuez à commentez, ça me donne des bonnes pistes pour la suite, autant les bons que les mauvais commentaires... (hein la suite ? va y avoir une suite ?)
La cicatrice
House tenait Sara par le poignet, ses genoux avaient lâché, mais il décida de ne pas soutenir son corps. Il la laissa pendue au bout de son bras. Il souleva sa jaquette d'hôpital et à la moitié de son dos, Wilson et Cuddy remarquèrent la grande plaie infectée qui se répandait.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Cuddy alors qu'ils déplaçaient Sara sur une civière.
- Scarification artistique, expliqua House, voilà pourquoi elle craignait avoir le SIDA. Surtout si cette scarification a été dans des conditions insalubres. Ce qui semble bien être le cas, vu l'ampleur de l'infection. C'est pour ça que les antibiotiques n'ont pas pris, parce qu'elle devait continuer de gratter sa plaie.
- Pourquoi on ne l'a pas vu ? C'est énorme !
En effet, la plaie prenait une partie du dos. On voyait que le tracé de la scarification était à l'origine des numéros en série.
- Parce qu'elle voulait le cacher, déduit House, elle voulait garder la forme de… ça. Évidemment, en infectant de la sorte et après les traitements, ces chiffres vont avoir l'air de… rien du tout.
Cuddy considéra sa cousine et se demanda pourquoi avait-elle voulu cacher quelque chose du genre. Même si la scarification n'était pas une technique répandue, ceux qui se faisaient scarifier avait envie de le montrer aux autres… c'était le même principe qu'un tatoo.
Elle devait en avoir honte.
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Foreman regarda Thirteen un moment à travers la vitre du bureau. Elle s'était mise à faire du ménage dans les papiers. Elle semblait plus calme. Lui aussi. Il avait pris quelques heures pour réfléchir et la journée déclinait lentement.
Il se disait que Thirteen voulait garder le bébé, parce que ce serait peut-être sa seule occasion d'avoir un enfant. Et pour lui… c'était la même chose. Ce serait sûrement la seule occasion qu'il aurait d'être père.
Il ne savait pas vraiment s'il en avait envie. Mais ça ne signifiait que parce qu'il ne portait pas l'enfant, il devait le renier. Plus jeune, il avait détesté le fait que tant d'enfants noirs, de son quartier plutôt défavorisé étaient abandonnés par leur père tandis que les « blancs sales et riches » comme il disait à l'époque avaient souvent avec eux leurs deux parents.
Il était devenu « sale et riche » selon la définition, mais certainement pas blanc. Et il souhaitait par-dessus tout être fier de lui-même. Malgré tout.
Il entra dans le bureau et resta devant la porte après l'avoir refermée. Thirteen le regarda de biais mais ne s'arrêta pas.
- J'imagine que tu es fâchée.
- Tu imagines bien, répondit-elle sans le regarder.
- Je m'excuse.
Elle leva les yeux vers lui, mais ne sembla pas prête à le considérer vraiment. Il pouvait lui sortir n'importe quoi.
- De quoi ?
- De… ma réaction. J'ai paniqué.
Elle ne dit rien.
- Je ne vais pas te laisser seule avec un enfant, Remi. Je ne ferai pas ça.
- Tu… vas rester… pour te sentir moins mal ? Ou parce que tu le veux vraiment ?
Foreman piétina un peu et s'approcha.
- Je ne sais pas, Remi. Peut-être que… je ne sais pas si je veux vraiment un bébé, je n'ai jamais pensé à ça. Mais si tu veux le garder, je ne vais pas te laisser seule avec. Je t'aime.
Elle le considéra un moment, troublée.
- C'est vrai ? Tu m'aimes ?
Il eut un sourire triste.
- Tu en doute ?
- Je… non ! Non… mais…
Elle ne termina pas sa phrase. En fait, elle en avait douté. Souvent.
- Ok, j'imagine que c'est un bon point de départ pour avoir un enfant.
Il sourit et la prit dans ses bras. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui renvoie tout de suite sa déclaration. Elle le ferait quand elle serait prête.
- Hey ! cria quelqu'un dans le corridor de la clinique
Cuddy porta ses mains à sa tête. L'antidouleur injecté par sa cousine en délire quelques heures plus tôt l'étourdissait.
- Foreman et Thirteen vont avoir un bébé !
C'était Kutner qui déambulait dans les corridors annonçant la nouvelle à tous ceux qui voulaient (et ceux qui ne voulaient pas) l'entendre.
- C'est vrai ? demanda Chase
Cuddy était aller le rencontrer pour demander d'injecter quelque chose qui contrerait les effets de l'antidouleur. Ils étaient dans une salle de consultation, mais ils avaient entendus très clairement. Chase avait ouvert la porte. Kutner entra.
- Oui !
- Ohh, c'est vraiment formidable ! s'exclama Cuddy avec un sourire malgré les étourdissements, il faudra aller les féliciter !
- C'est étonnant, dit Chase, Foreman qui va avoir un bébé ?
Cuddy lui lança un regard plein de réprimandes. Chase cacha son sourire. Il n'aimait pas beaucoup Foreman et c'était réciproque.
Kutner s'éloigna et continua de répandre la bonne nouvelle, indifférent au fait que Thirteen et Foreman auraient peut-être voulus rester discrets.
Cuddy avait en tête de se rendre dans la chambre de Sara pour s'expliquer un peu avec elle. Elle remercia Chase et sortit de la salle de consultation. Quand elle fut dans la salle d'attente de la clinique, elle sentit un vent de panique chez les gens.
- Je cherche le Dr. Cuddy ! criait quelqu'un.
Cameron semblait paniquée. Elle fit signe à la préposée d'appeler la sécurité. Elle croisa les yeux de Cuddy et voulu lui faire signe de s'enfuir, mais elle n'eut pas le temps.
- C'est moi. Quel est le problème ? demanda Cuddy sans broncher.
- Vous ! Bien sur que je vous reconnais, je vous cherchais !
- À quel propos ?
L'homme baraqué s'approcha dangereusement d'elle, la dévisageant.
- Apparemment, vous ne me reconnaissez pas.
- Je devrais ?
Il resta surpris un moment. Puis, un sourire diabolique se dessina sur son visage. Il fit un geste brusque et sortit une arme à feu de sa veste, la pointa sur Cuddy. Elle recula d'un bond, la panique s'en prenant maintenant à elle. Son visage blêmit. Les gens se mirent à courir.
- Ne bougez plus ! hurla l'homme, Ou je tire !
Certains stoppèrent, d'autres continuèrent leur fuite. L'homme ne tira pas. Le cœur de Cuddy battait à tout rompre. Chase et Cameron étaient figés, paralysés par la peur. Cuddy déglutit.
- Quoi, qu'est-ce que ça… ?
- Vous et moi, Dr. Cuddy, avons maintenant quelque chose en commun.
Cuddy ne posa pas de question, sentant qu'il allait monologuer avant de passer à l'acte. Peut-être que cela lui laisserait le temps de trouver une ouverture.
- Une cicatrice.
Et sans qu'elle ne puisse faire un mouvement, l'homme saisit Lisa Cuddy à la gorge et pressa violemment. Une expression de terreur passa sur son visage. L'homme la projeta contre la voiture et sa tête heurta violemment la portière. La femme s'effondra sur le sol et l'inconnu s'accroupit, saisit sa tête et la frappa contre l'asphalte une fois, deux fois…
Les images revinrent à Cuddy. Elle resta sous le choc un bon moment, pensive, effrayée. Elle avait vécu un bon mois sans peur malgré les événements. Elle comprit en quoi cela l'avait désavantagée. Elle n'avait pas été prudente. Et elle n'avait pas reconnu son agresseur.
Elle leva enfin les yeux et les braqua directement dans ceux de son agresseur, qui revenait une seconde fois. Il lui sembla que le monde s'arrêtait.
Il a déjà failli me tuer une fois. Et comme une idiote, je n'ai même pas eu peur. J'ai repris le cours de ma vie comme de rien. Et maintenant, il revient. Il ne me laissera pas celui-là.
Elle lui demanda très sérieusement :
- Qui êtes-vous ?
- Vous voulez savoir qui, mais pas pourquoi ?
- Les deux, c'est pareil, dit-elle.
Elle parlait apparemment avec confiance, mais elle faisait beaucoup d'efforts pour contrôler le débit de sa voix.
- Quoi ? dit-il en colère, Qui je suis et pourquoi je suis en colère, c'est deux choses complètement différentes !
- Si vous me tuez, ça n'aura plus d'importance, expliqua-t-elle, vous deviendrez ce que vous avez fait, peu importe qui vous aurez été de bien au cours de votre vie.
Il resta silencieux un moment et éclata de rire.
- Vous essayez de me raisonner, c'est trop facile. De toute façon, vous savez déjà le pourquoi. Je venge ma femme. Morte à cause d'une erreur médicale ! Et votre petit copain n'est pas là pour vous sauver cette fois !
« Comment est-ce qu'une femme forte, indépendante, qui symbolise le pouvoir peut se laisser attraper par le cliché du prince charmant qui sauve une demoiselle en détresse ? »
Les paroles de Sara résonnèrent dans l'esprit de Cuddy. Elle ne savait pas si elle devait se sentir insultée. Pourtant, il lui avait bel et bien sauvé la vie. Où était le cliché là-dedans ?
Se sentant provoquée, elle ne prit pas une minute pour réfléchir, saisit un coupe papier à sa portée et le dirigea contre l'homme.
- Cuddy, non !
Il y eut des cris, un coup de feu et le bruit d'un corps s'effondrant contre le sol.
