Wouah ! Que d'enthousiasme !! Merci :) Même si les reviews ressemblaient à des menaces ("Non mais t'es folle ! LA SUITE OU J'EXPLOSE !"). J'étais très flattée. C'est le dernier chapitre avant l'épilogue. Et qui sait, peut-être une suite. Elle est en cours d'écriture. Mais il faudra s'armer de patience, car je travaille en camp l'été et je n'ai pas accès à l'ordinateur. Elle viendra peut-être seulement à l'automne (FUCK, comme les séries de merde qui nous font poireauter tout l'été !)... On verra !
Bonne lecture :)
L'évasion
Sara se réveilla doucement. Une douleur vive dans son dos fut la première chose dont elle pris conscience. La seconde, fut la présence de deux docteurs dans sa chambre.
- … une post adolescente, encore aux études !
- Je suis une adulte, souffla-t-elle à l'égard de House qui se moquait de Wilson.
Tous deux se tournèrent vers elle. Elle était blanche, cernée, mais visiblement soulagée de la fièvre et des délires.
- Une adulte responsable ne cacherait pas une plaie puante et gluante à des médecins, affirma House.
- Un adulte responsable ne goberait pas autant de Vicodin chaque jour, répliqua Sara.
- Une adulte responsable ne fréquenterait pas un homme de deux fois son âge !
- Woh, je n'ai pas deux fois son âge ! Et nous sommes sortis ensemble qu'une fois !
- Et vlan ! ironisa Sara.
- 1,658 fois son âge, c'est presque pareil, calcula House. Et avec toi, une sortie suffit !
- Oh, suffit ! coupa Wilson, Comment te sens-tu Sara ?
- J'ai mal au dos, avoua-t-elle, mais ça va. Je me sens bien. Je sens déjà que mes poumons sont mieux.
- C'était quoi cette cicatrice ?
Sara regarda House. Lui, il possédait une curiosité insatiable. Il fréquentait les patients plutôt pour découvrir de nouveaux mystères que pour leur bien-être… quand il se donnait la peine d'aller les voir.
- Avant, vous me dites ce que j'ai eu…
- C'est simple, une bactérie s'est infiltrée dans un morceau de la plaie qui était encore ouverte ou qui a été ouverte par un accrochage quelconque. Comme la peau était fragile, la bactérie s'est vite répandue et a causé une infection, l'infection était directement sur la colonne vertébrale, voix rapide vers les poumons, les voix respiratoires supérieures et quelques heures plus tard, le cerveau. Tu aurais été légume à jamais. Ton tour maintenant.
Elle soupira. Elle se mordit l'intérieur de la joue avant de raconter son histoire. Elle essaya de raconter son histoire de façon calme.
- J'ai fais ça quand j'étais à l'école secondaire. Vers la fin de l'école. J'avais 17 ans. C'était ma dernière année. Il ne s'est rien passé en particulier dans ma vie. Mais j'ai commencé à fréquenter des jeunes pas trop recommandables. On a fait quelques mauvais coups. Ça m'amusait j'imagine, ça me tirait de ma banalité de fille de bonne famille, riche et douée. C'est stupide quand on y pense parce que… tout allait bien pour moi. Peut-être que j'avais envie d'un peu d'action. Enfin, les jeunes de ce « gang » avaient l'habitude de se scarifier une série de chiffre dans le dos. J'ai passé l'initiation et c'est le « chef » qui m'a scarifiée… dans des conditions plutôt insalubres.
House la considéra un moment.
- Et après ?
- Je suis rentrée à l'université et eux pas, rit-elle. Ça a finit là. Ils n'étaient pas dangereux ni très sérieux. Mais, j'ai été prise de peur. Je ne voulais pas savoir si j'avais le VIH. Je ne me suis pas fait testée… je n'avais pas vraiment honte des cicatrices… mais… enfin, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas dit.
House sourit un peu.
- Ce n'est pas des cicatrices dont tu avais honte. Mais de ce qu'elles impliquaient. Ou plutôt de ce qu'elles impliquent maintenant. La peur du VIH… et aussi du fait que tu n'as jamais eu de relations sexuelles parce que tu croyais être infectée… j'ai raison, non ?
Sara rougit et baissa les yeux. Elle hocha la tête.
- C'est vrai.
House se tourna vers Wilson, triomphant, brandissant l'information qu'il venait de récupérer et avec laquelle il pourrait l'embêter éternellement.
- Et une vierge en plus, Dr. Wilson !
Celui-ci sembla confus. Mais intérieurement, il s'en doutait : elle avait refusé ses avances et lui avait avoué qu'elle avait peur d'être infectée quand ils étaient sortis.
À ce moment exact, quelqu'un hurla dans le corridor :
- Un homme armé dans la clinique !
Tous les trois regardèrent dans le corridor, intrigués. Puis, House fronça les sourcils.
- Où est Cuddy ?
Ils échangèrent un regard paniqué et les deux docteurs partirent en courant. Wilson ne remarqua pas que House courrait sans l'aide de sa cane… en fait, il ne porta pas attention au fait que House courrait, tout simplement.
Quand ils dévalèrent dans la salle de la clinique, ils entendirent un coup de feu, des cris et le bruit d'un corps contre le sol.
Puis d'un autre corps dont les jambes s'étaient dérobées et qui s'effondrait contre le carrelage.
C'est House qui se précipita le premier sur le corps de Cuddy étendu sur le sol, évanouie, blanche. Il l'examina. Elle respirait. Elle avait un pouls. Il passa sa main dans ses cheveux… rien. Sous son chandail… toujours rien. Ses jambes semblaient intactes aussi. Il leva la tête et vit dans le mur devant lui, la balle perdue qui avait fait un petit trou.
Derrière, l'homme armé gémissait sur le sol, un coupe papier planté dans les côtes. La police arriva dans la salle en courant et médecins et policiers se chargèrent de l'homme blessé.
Puis, House réalisa qu'on lui criait dessus d'une voix paniquée et que les gens se pressaient autour pour voir la scène.
- HOUSE ! hurla Cameron de plus en plus paniquée, Qu'est-ce qu'elle a !?
Il la regarda et répondit sur le même ton aigu :
- RIEN DU TOUT ! Mais le mur est blessé, je crois que c'est fini pour lui ! Pauvre mur, se lamenta-t-il faussement.
Tout en faisant son scénario et son indifférent, il s'agrippait à Cuddy, impatient qu'elle n'ouvre les yeux. Ce qu'elle ne tarda pas à faire.
Cuddy sentit qu'elle était entourée des bras de quelqu'un. Elle se sentait rassurée. Puis, les images lui revinrent en tête.
Elle ouvrit les yeux et reconnu House. Elle était trop faible pour s'examiner elle-même, alors elle demanda :
- Est-ce que je vais mourir ?
- Non, répondit-il, vous n'avez rien du tout, sauf un choc nerveux. Quoi qu'on peut mourir d'un choc nerveux.
- Vous n'avez rien de rassurant, lui dit-elle avec un air sévère. Si vous aviez fait vos heures de cliniques, vous auriez pu l'assommer à nouveau, souffla-t-elle faiblement.
- D'un autre côté, si j'avais fait mes heures de cliniques la première fois, vous seriez morte depuis longtemps.
Elle se sentit alors extrêmement triste et apeurée et deux larmes coulèrent silencieusement le long de ses joues. Cameron eut de gros yeux découragés et murmura :
- Vous êtes absolument nul !
House eut pourtant un sourire calme, il serra Cuddy et ramena sa tête sur son épaule. Ils s'enlacèrent doucement. Les gens autour échangèrent des regards intrigués et quelqu'un murmura dans la foule :
- Ok, mais on devrait pas le laisser faire, il profite d'elle !
On lui prêtait évidemment de mauvaises intentions. Il s'en sentit quasiment flatté. Puis elle se libéra de l'étreinte, les yeux humides, avec un air blessé. Cameron l'aida à se relever et Wilson aida House à se relever et lui tendit sa cane, qu'il saisit sans manières.
Il aurait tellement voulu embrasser Cuddy à ce moment-là. Le regard qu'elle lui lança lui indiqua qu'elle en avait également envie. Mais tous deux s'éloignèrent, elle de son côté supporté par Cameron, Chase et une armée d'infirmières et médecins qui tentaient de la rassurer et qui lui disait combien elle avait été courageuse et forte.
Lui, s'éloigna avec Wilson. Il le regarda simplement et dit :
- Ce n'était pas subtil.
- Quoi ?
- Ce regard.
House sourit diaboliquement.
- Mais personne n'a remarqué. Et tout le monde m'a prêté de mauvaises intentions.
- Arrête. Tu es amoureux d'elle.
- Je ne suis pas amoureux. Je suis House, tu te rappelles ? L'enfant du diable qui traite les patients comme des paysans pauvres et qui se prend pour un noble seigneur machiavélique…
- Oh la ferme. Ton numéro ne fonctionne pas avec moi. Tu es amoureux d'elle.
- Toi la ferme, tu voudrais que je sois amoureux d'elle, mais… c'est peine perdue. J'ai un cœur de glace, ironisa-t-il, Cuddy c'est seulement qu'un plaisir dans mon lit. Ou l'inverse. Enfin, peu importe.
Wilson arrêta de marcher et regarda House d'un air sévère.
- Elle serait blessée d'entendre ça. Et toi, tu seras blessé qu'elle dise ça à ton propos. Peu importe ce que vous faites sous les couvertes, je n'arrive pas à croire que vous n'avez pas pris le temps de voir ce qui se passait sous votre poitrine.
- Ô combien poétique ! s'exclama House, peu impressionné.
L'oncologue secoua la tête et abandonna le combat. Si Cuddy était aussi bornée que House, cela leur prendrait des millénaires avant de s'avouer leurs sentiments. Et les discours moralisateurs n'y changeraient rien.
Pourtant, une heure après l'incident, House se glissa discrètement dans la chambre d'hôpital où Cuddy avait été forcée de rester par Cameron. Thirteen avait proposé d'aller s'occuper de Rachel et Cuddy avait accepté, déçue de rester à l'hôpital alors qu'elle n'avait rien.
Au moins, elle avait pu garder ses propres vêtements.
Et elle ne fut pas déçue quand elle vit House rentrer dans sa chambre, barrer la porte… fermer les stores…
Cuddy sourit et s'assit dans le lit.
- Et je peux savoir ce que tu fais ?
- Je m'assure que les docteurs incompétents font du bon travail, dit-il, mais je ne veux pas qu'ils m'empêchent de faire mon travail !
Il s'approcha d'elle. Sans hésiter, il la saisit par la taille et porta sa bouche près de son oreille. Il murmura :
- Je n'ai pas eu peur tout à l'heure. Je savais que tu pouvais t'en tirer seule.
Elle ferma les yeux et frissonna. Elle fit courir ses mains jusqu'à ses épaules. Leurs joues se frôlèrent.
- Et s'il m'avait tiré dessus, dit-elle doucement, si j'étais morte ?
Il fit glisser ses lèvres jusqu'aux siennes et dit :
- Je ne l'aurais pas supporté.
Elle se sentit fiévreuse et tremblante. Elle ne savait pas quoi répondre. Il ne lui en laissa pas l'occasion, de toute façon. Il l'embrassa, ils s'embrassèrent, et elle posa ses mains sur le visage de Gregory House.
Gregory fit glisser ses lèvres jusque dans le cou de Lisa et commença à l'embrasser doucement, lui arrachant des gémissements. Elle passa ses mains derrière son dos et le serra contre elle, ses mains s'agrippant à sa chemise.
Quelqu'un cogna à la porte.
- Dr. Cuddy, est-ce que tout va bien ? Pourquoi la porte est-elle barrée ?
Ils se décollèrent doucement, à regrets. House fixa la fenêtre ouverte.
- On est au premier, non ? demanda-t-il.
Elle se tourna vers la fenêtre.
- Et si on sortait ? proposa-t-il.
- Dr. Cuddy ? Quelqu'un ! Emmenez-moi ces fichues clés !
Elle dévisagea House de son air sévère.
- J'adore ce regard, avoua-t-il en souriant, et d'habitude, c'est que je vais avoir un oui.
- Enfant du démon, répliqua-t-elle.
- Merci. Allez, on se sauve.
Cameron et Chase finirent par ouvrir la porte. La pièce était dans la pénombre et la fenêtre était ouverte. Chase ouvrit la lumière. La chambre était vide.
- Elle s'est… enfuie ? questionna Cameron, incrédule.
- Regarde, dit Chase en se dirigeant vers la fenêtre.
Sous le rebord de la fenêtre, une cane noire avec des éclairs était appuyée contre le mur. Il la saisit et la brandit devant Cameron.
- Hein !?
Et ils restèrent un moment dans la chambre à fixer la fenêtre et la cane alternativement, tout à fait dupés.
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Voilà, reste plus que l'épilogue ! Sniff :(
