Voici la toute fin… Merci à tout le monde pour les reviews et pour avoir suivi l'histoire :)… Ce fut très apprécié… On se revoit sûrement bientôt… !

Maladroit, mais sincère

Le deux mois de congé forcé tirait à sa fin. Dans trois jours, Cuddy retournerait au travail. Et dans 24 heures elle prenait l'avion.

L'avion qui les ramènerait elle et Rachel au New Jersey pour reprendre leur vie habituelle. Une semaine dans les tropiques, c'était suffisant pour une Wonder Woman.

Ou pour une demoiselle en détresse, c'était à voir. Sara s'était amplement excusée, mais Cuddy ne lui en voulait pas. Après tout, il y avait une part de vérité. Une toute petite part de vérité.

Car, elle arrivait à tirer de House tout ce qu'elle voulait. Sauf peut-être des heures de cliniques.

En fait, l'avion ramènerait Rachel, Cuddy et House. Elle ne lui avait pas demandé. Il les avait rejoint, sans un mot.

Parce que prendre des vacances pour la rejoindre, c'était trop officiel pour lui. Il était juste allé au même endroit, au même moment, par un hasard total et complet. Elle avait su exactement comment le convaincre. Elle lui avait laissé croire qu'il avait deviné tout seul qu'elle partait en vacances en laissant traîner ses papiers. Au fond, son plan était qu'il vienne les rejoindre sans qu'elle aille à lui demander. Parce qu'ils étaient malgré tout, toujours en non-relation.

Et ça avait fonctionné.

Ils étaient maintenant étendus sur la plage tranquille au soleil déclinant, en silence.

- Greg ? demanda-t-elle.

- Humm ?

- Tu te rappelles à l'université ?

- Comment oublier.

Elle se mordit la lèvre.

- Je crois que j'étais tombée amoureuse de toi, souffla-t-elle.

- Tu étais bien jeune et bien naïve pour tomber en amour avec un être aussi abominable.

Elle rit de bon cœur.

- Je te l'accorde.

Le bruit des vagues remplit leur conversation un moment.

- Tu sais que dans trois jours je redeviens ton patron.

- Oui. Et je vais continuer à être un employé médiocre et emmerdant.

- C'est bien. Je vais rester chiante et moralisatrice.

- Je n'attends rien de moins de ta part.

Il se tourna vers elle. Il la contempla un moment.

- Tu es vraiment belle.

- Merci…

- Je ne sais pas comment je vais faire pour te résister alors.

- Tu vas faire comme avant… partir des rumeurs sur moi… me déranger pour des riens… me lancer des remarques explicites… refuser tes heures de cliniques juste pour que je passes du temps à te faire la morale…

Il l'embrassa. Quand ils se décollèrent, il dit :

- C'est fou… mais je crois que je t'aimais bien aussi, à l'université.

Ils se regardèrent un moment. Pour deux êtres aussi têtus et effrayés à l'idée d'être intimes, ils venaient de passer un point de non retour avec ces simples paroles… apparemment futiles.

C'était maladroit, mais sincère. À leur image.