Disclaimer: Les persos sont toujours à J. K., dommage j'aurais bien aimé qu'ils soient à moi, on a le même prénom après tout =) (je m'appelle Joanne ;)
Rated: M
Tout d'abord je voulais vous remercier pour tous vos review d'encouragements, ils m'ont vraiment touché. J'étais un petit peu stressée parce que ça fait un moment que je n'ai pas publié de fic, et puis celle ci me tiens beaucoup à coeur puisque ça fait un moment que je suis dessus. Donc voilà, je me demandais est ce qu'il vont aimer, est ce qu'ils vont pas aimer...
Donc voilà, j'espère que je ne vous décevrais pas avec la suite, je pense qu'au début je vais poster assez rapidement puisque j'ai à peu près un bonne dizaine de chapitres déjà prêts, et comme je suis assez impatiente de les poster ça sera une motivation pour m'obliger à tapoter un peu plus rapidement ^^
En réponse au review de Sahada: oui, Harry et drago sont vraiment graves, mais je pense qu'après dix ans sans se voir, le seul souvenir qu'ils ont de l'autre est un petit con prétentieux dans un cas et un balafré qui joue les héros dans l'autre. Donc voila, moi si j'étais dans leur cas j'essaierais même pas de peur de me faire jeter ^^
sur ce, bonne lecture
Chapitre 2
POV HARRY
J'ai du mal à me réveiller ce matin. C'est Ron qui me secoue pour me rappeler que c'est mon premier jour au ministère. Je me lève en grognant et m'avance vers mon café. Un des habitudes que j'ai prises en France, que mon meilleur ami ne comprend pas. Bryan hurle des « veux pas ! » dans la pièce à coté, j'ai les oreilles qui bourdonnent. Une des raisons pour laquelle je ne veux pas d'enfants, mon filleul me suffit.
Hier j'ai fait le tour des agences immobilières, j'ai trouvé un bel appartement meublé en plein cœur de Londres. J'ai signé immédiatement, j'emménagerai demain. Non pas que j'étais pressé de quitter Ron et Hermione, mais j'ai besoin d'intimité, et je ne supporte plus les regards inquiets de ma meilleure amie. A chaque fois, j'ai envie de lui dire que je ne vais pas sauter du haut du toit.
Ron et moi transplanons dans le hall du ministère. Immédiatement, toutes les têtes se tournent vers moi, ou plutôt vers le survivant que j'étais. Depuis que j'ai vaincu Voldemort c'est comme ça. Autant m'y réhabituer, je passe sans y faire attention.
Je quitte Ron au troisième étage et sort de l'ascenseur. Le couloir n'a pas changé, je retrouve mon ancien bureau et pose mes affaires. Il n'a pas changé non plus après cinq ans. Comme une relique, il y a toujours le bordel que j'ai laissé en partant, et la plaque dorée sur la porte, porte toujours le même nom. C'en est presque effrayant, et plutôt déconcertant.
Je sors alors et me dirige vers le bureau de mon supérieur. Toujours le même, il s'appelle Ignotus Cross, à peine 32 piges et il me regarde toujours de haut. Je rentre sans frapper et me plante devant son bureau. Il y a un jeune homme à coté. Cross lève la tête et un sourire hypocrite se fige sur visage. On a jamais pu se sentir, ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer.
« Potter… Quelle joie de vous revoir ici…
_ Moi de même…
_ Vous ne vous plaisiez plus à Paris ? »
Sans décrocher un sourire, je le fixe pour lui faire comprendre que je veux en finir au plus vite, il n'a jamais aimé me donner les missions puisque ce sont les missions les plus importantes qu'on me donne. Il est d'autant plus jaloux que lui-même ne peut plus aller sur le terrain à la suite d'un accident professionnel.
« Oui… donc… demain vous assurerez la sécurité du ministère de la magie (Je suis sur que ça t'écorche la langue de dire ça), aujourd'hui, il n'y a rien de prévu pour vous mais restez à disposition, profitez en pour ranger votre bureau par exemple… » (Connard !)
Je m'apprête à partir, mais il m'adresse son sourire le plus sadique qui soit.
« Encore une chose monsieur Potter, je vous présente Peter Elwood, il sera votre, comment dire, associé durant le temps de son stage. »
Bouse d'hippogriffe, me dites pas que j'ai bien entendu ! Le petit nouveau me regarde avec un air crétin, mais ils les trouvent où leur Aurors maintenant, dans des pochettes surprises ? Associé, tu parles, je vais devoir me le coltiner toute la journée comme un petit chien. J'acquiesce et sort.
Mon bureau, qu'est ce qu'il a mon bureau ? J'aime son bordel, c'est ma personnalité, j'y peux rien. Un coup de baguette et ce sera réglé. Je me penche vers les dossiers que j'avais il y a cinq ans, le premier sur lequel je tombe est celui sur lequel je bossais quand mon ancien associé de l'époque est mort, tué par des vampires. Pas le genre de souvenir qu'on aime ressasser. Je lève la tête et voit le petit nouveau qui me sourit avec son sourire idiot. Y a pas moyen de lui enlever ? Bon on va pas passer le reste de l'année à se regarder dans le blanc des yeux.
« Tu as quel âge Patrick ?
_ Peter… oui…, j'ai 21 ans »
J'avais l'air si con il y a six ans ?
« Je voulais vous dire Monsieur Potter, que je vous admire depuis que je suis petit, je pense sincèrement que vous êtes le plus grand sorcier de tous les temps, c'est d'ailleurs vous qui m'avez donné l'idée et l'envie de devenir Auror…
_ Ça va, on va s'arrêter là sur les compliments… »
On y serait encore. Merlin qu'est ce que je t'ai fait pour avoir un énergumène pareil… Je crois que je vais rejoindre Ron et boire un café.
J'arrive au cinquième étage et le trouve en train de boire un thé avec Seamus et Dean. Cinq ans que je ne les ai pas vu, les retrouvailles sont chaleureuses. Ils me demandent les nouvelles et tout le baratin habituel. Ron remarque mon air dépité et je lui raconte les retrouvailles avec le patron et la rencontre avec mon « charmant » associé. Malgré ce léger inconvénient, je suis heureux de retrouver mes amis et mon pays.
Demain matin je vais pouvoir emménager dans mon appartement. J'en rêve.
POV DRAGO
Mon patron m'a incendié au téléphone. Déjà le réveil à trois heures du matin je n'ai pas trop apprécié (même pas droit de me plaindre c'est moi qui suis en faute), il se rend pas trop compte qu'il y a dix heures de décalage entre Paris et Tokyo. Il n'a pas trop respecté la règle du « on ne réveille jamais un Malfoy en pleine nuit » et si c'est pour crier à travers le combiné et aller jusqu'aux insultes…
David vient me chercher comme tous les matins, il sent bien que les Dray ne passeront pas aujourd'hui alors il n'en rajoute pas. Je lui dis de m'attendre dans la voiture et prend tout mon temps pour me préparer.
La voiture est un peu plus loin dans la rue déserte. C'est là que je le vois. Potter. Bouse de dragon qu'est ce qu'il fout là ? Il me suit ou quoi ? Il parle avec la belette et a une valise avec lui. Pas le temps de l'éviter, ils foncent droit sur moi, Weasley m'a déjà vu. C'est là que je croise son regard, son regard vert qui me hante depuis que je l'ai revu. Il me sourit timidement. Il est tellement beau. J'essaie de rester impassible mais pas possible, je lui rends son sourire.
« Malfoy, quelle surprise… Qu'est ce que tu fais là ?
_ J'habite dans l'immeuble juste derrière, et toi ? «
J'ai dit un truc qu'il fallait pas ? Potter rougit subitement et semble gêné
« J'emménage justement dans cet immeuble »
Alors ça, si je m'y attendais. David klaxonne depuis tout à l'heure, c'est vrai qu'il m'attend. Il me regarde d'un regard noir, ou plutôt c'est Potter qu'il regarde d'un regard noir.
« Eh bien, emménage bien, je dois partir on m'attend, au revoir Potter »
Dans la voiture, David me jette des petits regards de temps en temps avant de se lancer dans la question qui le turlupine.
« C'était qui le mec de tout à l'heure ? »
De quoi je me mêle.
« Une connaissance, pourquoi ?
_ Pour rien…
Je comprends que David soit interloqué, c'est la première fois qu'il me voit aussi sympathique avec quelqu'un. J'y peux rien, je me ramollis aux contacts du brun. Il a aussi du remarquer que Potter est d'une rare beauté et il est jaloux. Il sait pourtant que je suis « officiellement » hétéro.
Quand j'entre dans l'immeuble de mon entreprise, je suis heureux de constater que les gens ne me regardent pas comme celui qui a presque fait couler la boîte. Ma journée va se rythmer par les coups de téléphones que je devrais passer pour réparer mon erreur, ça va être dur. Enfin, si seulement il n'y avait pas Potter qui prenait la moitié de mon cerveau ça irait mieux. Ce soir je dois aller à une conférence sur je ne sais plus quelle connerie. C'est Pansy qui m'a invité donc il y aura des sorciers. Même pas le droit de me défiler sinon je me ferais incendier. J'appréhende tout de même de revoir des gens que je connaissais durant ma jeunesse. Ma meilleure amie pense que c'est pour mon bien, que je rencontrerai sûrement quelqu'un.
Après une cinquantaine de coups de fils passés à travers le monde ou j'ai du user de tous mes talents linguistiques (anglais, italien, allemand et bulgare), l'affaire est réglée. Le contrat sera signé demain dans l'après midi et je crois que je ne me suis jamais autant excusé que dans cette journée entière. Je regarde l'heure, il est déjà seize heures quarante-cinq. Je suis ici depuis neuf heures du mat' et je n'ai pas mangé. David n'a pas osé me déranger par crainte d'une nouvelle engueulade, je vais faire un geste pour sa conscience et rentrer chez moi. Je rentre dans son bureau sans frapper.
« C'est OK pour le contrat David, les hollandais reviennent demain à 14h00 pour signer le contrat. A demain. »
Je lui décroche un sourire et il me regarde bouche bée par tant d'attention. Ça m'amuse mais je ne dois pas pendre l'habitude, il penserait qu'il a une touche.
De retour chez moi, je sors une pizza surgelée du congélateur et vais choisir ma tenue pour ce soir en attendant qu'elle soit chaude. Bien que vivant chez les moldus, j'utilise toujours la magie chez moi, mais je n'aime pas les pizzas réchauffées par magie, la pâte n'est pas assez croustillante. Je choisis un costume Armani, mieux vaut que je sois habillé élégamment sinon Pansy va me tuer.
POV HARRY
La journée s'est mieux passée que ce que j'aurai imaginé, même si j'avais l'autre petit chien dans mes pattes pendant la matinée, comme j'assurai la protection du ministre pendant ses rendez vous avec je ne sais plus quel politicien moldu, j'ai été autorisé à le laisser au ministère l'après midi. J'ai été étonné ce matin de voir que Drago vivait dans le même immeuble que moi. Je dois avouer que ça m'a mis plutôt de bonne humeur. Hermione m'a appelée tout à l'heure pour me prévenir que ce soir il y a une conférence sur la médicomagie moderne à laquelle il faut ABSOLUMENT que j'assiste. Ça ne m'enchante pas plus que ça mais je vais y aller pour lui faire plaisir. Je verrai peut-être quelques uns de mes anciens amis. La soirée est dans une heure, je vais m'occuper de mon appartement. 200m² en plein cœur de Londres, je n'ai pas à me plaindre. Mais pour être franc, je trouve qu'il manque vraiment de personnalité. Quelques coups de baguettes et je me sentirais déjà plus chez moi. Mes goûts en matière de couleurs n'ont pas changé, je privilégie le rouge et or. Même après toutes ces années, je me sens toujours l'âme d'un griffondor.
Au moment de partir, je mets mon costume noir. Je n'ai pas l'habitude de m'habiller comme ça, même au travail je suis plus jean-baskets, mais je voudrai faire plaisir à Hermione. Je transplane dans son appartement et pars avec elle et Ron vers le lieu de la soirée. Elle s'est embellie et je n'ai plus la Hermy que je connaissais à Poudlard mais une véritable femme devant moi. Je dois paraître un peu cucul sur les bords, mais depuis mon retour tout m'émeut.
La salle est grande, je me demande si je retrouverai Ron et Hermy si je les perdais. Tout le monde est habillé en tenue de soirée, j'ai bien fait d'enfiler mon costume. Dans la foule, je reconnais quelques personnes, Neville Longdubat, Parvati Patil ainsi que sa sœur, Lavande Brown, Terry Boot… Je les salue et suis Ron qui veut me présenter à tous ses collègues et amis. Soudain, une jeune femme que je reconnais comme Ginny s'avance vers moi. Elle est devenue très belle avec ses trais fins et ses longs cheveux roux, je vois que beaucoup d'Hommes se retournent sur son passage.
« Bonjour Harry, alors comme ça tu es rentré à Londres ?
_ Ginny, quel plaisir de te revoir. »
Elle me lance un regard charmeur, elle n'a pas perdu ses réflexes.
« J'ai appris que tu avais divorcé, quel dommage, vous formiez un si beau couple… mais peut-être qu'elle n'était pas celle qu'il te fallait… »
Je retire ce que j'ai dit, elle est pire qu'avant. Je vais devoir la décevoir. Déjà un quart d'heure qu'elle me parle, je souris pour ne pas paraître impoli mais elle commence à me gonfler. Son décolté se fait de plus en plus plongeant mais je reste de marbre. Tandis qu'elle me parle de sa carrière, mes pensées dérivent vers un certain blond dont je me remémore les traits et le sourire qu'il ma adressé ce matin jusqu'à… ce qu'il m'apparaisse un peu plus loin. Je ne rêve pas, Drago est bien avec Pansy Parkinson et Blaise Zabini en train de parler à des gens que je ne connais pas. Il n'a pas l'air ravi d'être là, mais il essaie de ne pas le montrer. Mon cœur commence à battre dans ma poitrine, il est vraiment trop beau. Je n'aime pas ça, on dirait une adolescente idiote mais je n'y peux rien. Dix ans que je lutte, je n'ai pas encore réussi à soigner cette maladie gênante. Je prends congé de la sœur de mon meilleur ami, et me dirige vers les toilettes histoire de me passer un peu d'eau sur le visage.
L'eau fraîche me fait du bien, je reste quelques instants penché sur le lavabo de marbre quand j'entends la porte qui s'ouvre. Je ne relève seulement la tête qu'au bout de quelques secondes et je découvre un Drago qui me fixe de ses yeux gris. Je sursaute et le fixe à mon tour.
« Potter ! Dites donc j'ai pris un abonnement…
_ …
_ Je comprends que tu terre ici, moi non plus je n'aime pas les grandes soirées.
_ Pourtant avec le métier que tu as-tu dois t'en taper pas mal
_ C'est pour cela que je ne les aime pas… »
Il se passe un peu d'eau sur le visage, on dirait un ange quand il fait ça, adossée au mur je le regarde avec un petit sourire. Quand il a finit, au lieu de sortir comme je l'avais prédit, il s'adosse à coté de moi.
« J'ai été étonné d'apprendre que tu emménageais dans le même immeuble que moi
_ Moi de même
_ La rouquine ne te recourt pas après ? Je l'ai aperçu tout à l'heure
_ Ne m'en parle pas, j'ai du ruser pour m'en défaire «
Je me sens bien à coté de lui. Il n'a pas beaucoup changé en dix ans, à part sa sympathie que j'ai le bonheur de découvrir. J'entends au dehors que la conférence à commencé, si je n'y assiste pas, Hermione va me tuer. Je vais tenter le tout pour le tout.
« La conférence à commencé, je dois y aller. Je me disais… ça te dirais de venir manger chez moi demain soir? »
Il me regarde bizarrement. J'ai peut-être été un peu trop rapide. Mon cœur prend de la vitesse, puis je vois un léger sourire (trop craquant) sur son visage.
« Pourquoi pas ? Je viens vers 19h30 ?
_ Ça marche »
C'est avec un grand sourire que je rejoins mes meilleurs amis, Hermione râle un peu à cause de mon retard mais je n'y prête pas attention. Ron a remarqué mon euphorie mais ne dit rien. Les paroles du médicomage me paraissent étonnement intéressantes, surtout quand on pense que je ne comprends rien à ce qu'il dit.
POV DRAGO
Je n'en reviens pas. Ce soir, je mange chez l'élu de mon cœur. Ce ne sera bien sûr qu'un diner amical entre deux voisins anciennement camarades ( ?!) de classe mais c'est mieux que rien.
David me paraît presque sympathique quand je lui dis bonjour le matin. Lui-même a remarqué la différence. Durant la journée, les réunions que j'enchaîne les unes à la suite des autres se passent remarquablement bien, sous les yeux étonnés de mes collègues de me voir d'aussi bonne humeur. Même les hollandais semblent avoir oublié l'incident d'il y a deux jours et sont ravis de travailler avec le brillant homme d'affaire que je suis.
La soirée ne s'est pas si mal déroulée en fin de compte. Le brun était plus que sexy dans son costume, j'en bavais et il n'est pas rancunier pour tous mes mauvais coups à Poudlard apparemment. C'est seulement au moment ou mon patron, rentré de Tokyo, m'annonce que je vais devoir passer trois semaines à New York avec David que ma bonne humeur s'envole. Je suis censé partir demain, bouse de Dragon, s'il y a un pays que je déteste particulièrement, c'est bien les States. Cette manie qu'ils ont de prendre tout le monde pour des cons et leur anglais vulgaire, pourquoi transforment t-ils ma belle langue ?
Ce que je craignais se produit vers 17h00. Alors que je vérifie le cours de la bourse, mon ordinateur plante. Comme d'habitude je cris et David ramène sa fraise pour me dépanner. C'est pas vrai, il est toujours dans mes pattes celui là ? Je dois avouer que je suis plutôt nul en informatique et qu'il est assez utile par moment. C'est là que monsieur se penche et passe ses bras autour de moi pour pouvoir manipuler l'ordi. J'apprécie pas trop, j'ai toujours été gêné quand on me faisait ça. En deux secondes tout revient à la normal et je le remercie froidement pour lui faire comprendre que qu'il faudrait qu'il se bouge de là. Il ne l'entend pas de cette oreille et commence à m'embrasser dans le cou.
« Qu'est ce que tu fous David ?
Pas de réponse, il continue son exploration. J'enrage, il n'y a qu'un seul homme qui aurait le droit de me faire ça, et ce n'est sûrement pas David. Je me retourne et lui met mon poing dans la figure.
« Enfoiré, pose encore un doigt sur moi et tu le regrettera. »
Il me regarde étonné, il n'a aucune répartie ce gars là ! Et dire que je dois passer trois semaines avec lui. Je me casse avant de lui casser sa gueule à lui.
Je suis content d'aller chez Potter, ça me changera les idées en vue de mon voyage. Je suis quand même contrarié de devoir quitter l'Angleterre alors qu'il habite deux étages en dessous de moi. En même temps, il n'est pas censé savoir que je l'aime et lui-même est hétéro. Une autre raison pour laquelle je ne veux pas aller à New York, Penny Carlson. Une belle newyorkaise bien roulée que j'aime bien revoir quand je vais dans cette ville de dingue. Elle est toujours au courant quand je viens (je ne sais d'ailleurs pas comment elle fait), et en temps normal j'aurai été content de la revoir mais les temps changent, je vais essayer de l'ignorer, pas facile quand on sait que je reste trois semaines.
Devant mon armoire, j'hésite entre plusieurs habits. Quelle cravate avec quelle chemise, pour mettre avec quelle veste. Reflexes du métier. C'est alors que je me souviens d'un truc, je vais manger chez Potter, le gars qui n'est pas à l'aise avec une cravate et qui met son costume sans tout en paraissant tout aussi sexy, et qui préfère plus que tout son jean et ses baskets. Autant m'habiller décontracté pour une fois que je le peux. Il ne m'en voudra pas.
Je suis vraiment impatient, comme une jeune fille qui se prépare pour son premier rancard. Je ne me reconnais plus moi-même. Et pourtant, j'ai encore une heure et demi à tuer le temps, je décide de me planter devant la télé.
POV HARRY
Il est 19h15, et je n'ai toujours pas terminé. Je ne suis pas un cordon bleu, mais je voudrai quand même que mon repas soit réussi. Le filet de bœuf est dans le four, le gâteau dans le frigo, mais je ne suis toujours pas habillé. Je mets vite fait la table et fonce dans ma chambre et explore mon dressing. Enfin, explorer est un bien grand mot, vu ce qu'il y a, j'ai vite fait le tour. Je crois que je vais faire un effort, et je vais mettre une chemise. Manque de bol, je n'en ai que des bleus et des roses. En cherchant bien, peut-être que j'en trouverai une blanche ? En y repensant j'ai toujours celle d'hier, je jette un sort de lavage et la mets. Coté pantalon, M. Malfoy ne fera pas la fine bouche, je mets mon plus beau jean noir avec mes converses noirs les moins défoncées, et soit dit en passant, les plus discrètes. Coté cheveux, rien à faire, ils sont toujours en bataille.
La sonnette retentit, juste à l'heure. Je viens juste de finir. Quand j'ouvre, je le découvre un timide sourire aux lèvres. Moi qui pensais qu'il viendrait en costar cravate, je me suis trompé, il est habillé dans le même style que moi. Sa chemise ouverte juste ce qu'il faut me fait baver d'envie mais je me retiens de lui sauter dessus et lui laisse le passage, avant de l'inviter à s'assoir dans le salon.
« Comment vas-tu Malfoy ?
_ Très bien et toi ?
_ Eh bien mon associé est une calamité mais je m'en sorts encore pas mal
_ Alors on est deux
_ Toi aussi tu as un petit nouveau ?
_ Non le mien ça fait cinq ans que je l'ai sur le dos »
Je lui sers un Whisky pur feu, apparemment ça fait longtemps qu'il n'en a pas bu. Tu m'étonnes, à vivre en permanence avec des moldus c'est à devenir dingue.
On se parle de choses et d'autres, enfin plutôt je lui parle. Il a un magnifique sourire, est-ce que je l'ai déjà dis ? Je l'invite à se mettre à table et vais chercher mon bœuf et mes pommes de terre sautées. C'est un plat simple mais apparemment ça le change de la bouffe anglaise. J'ai sortit des vins français pour rester dans le ton, il a l'air d'apprécier. Je n'ai jamais vu quelqu'un boire autant sans s'enivrer.
« Dis-moi Malfoy, pourquoi as-tu quitté le monde des sorciers ? »
Il me regarde bizarrement, j'ai peut-être été trop franc ? Mais nan, il répond.
« Être le fils de Lucius Malfoy n'est pas chose facile dans le monde des sorciers maintenant. Les regards sont parfois pleins de mépris, parfois pleins de dégoût, je ne pouvais pas continuer comme ça. »
Sa réponse ma bouleversé. Je savais que le nom de Malfoy n'était pas le plus apprécié, mais je pensais qu'avec le temps ça se serait atténué. A bien y réfléchir, c'est vrai qu'à la conférence d'hier, personne ne regardait Drago d'un très bon œil.
« Aller petit Potty, fais pas cette tête. Ta cuisine est excellente. Ça me change des pizzas surgelées et du restaurant coréen dans lequel je vais manger avec Pansy.
_ C'est vrai tu aime ?
_ Si je te le dis, je n'avais jamais mangé français, c'est très bon. »
Drago qui me fait des compliments, demain il va pleuvoir des grenouilles… Ce surnom, Potty, qu'il me donnait à Poudlard pour se foutre de moi ne sonne plus aussi péjoratif qu'avant. J'aime sa nouvelle personnalité, non, je l'adore… à en mourir. Faut que j'arrête de le mater comme ça, il va se rendre compte de quelque chose.
Mon portable sonne, j'aurai du l'éteindre. Je m'excuse et vais répondre, c'est Ron.
« Allo! Harry? C'est Ron, on est au karaoké avec Hermione, Dean et Seamus, tu veux venir ?
_ Désolé Ron, je suis avec quelqu'un
_ Tu t'es déjà trouvé une gonzesse ? Ou un beau gosse ? T'es vraiment irrécupérable. Faudra que tu me dises qui c'est…
_ C'est ça Ron, vas t'amuser
_ C'est qu'il est pressé le Ryry, vas y mon grand je te dérange pas plus longtemps »
Je raccroche en poussant un juron, et quand je tourne la tête, je vois Drago en train de rire. Je ne m'en étais pas rendu compte, mais Ron criait au téléphone, rendant notre conversation publique.
« Il est marrant ton meilleur ami.
_ Un peu lourd de temps en temps…
_ Tu n'es pas trop déçu de ne pas être avec une belle blonde ?
_ Non je ne suis pas déçu, ce n'est pas exactement mon genre. Et puis c'est moi qui t'ai invité, je n'ai pas à me plaindre.
_ Et c'est quoi ton genre ?
_ Je vais le garder pour moi. »
C'est beau de le voir rire. Je crois que je vais devenir accro. Je ne l'avais jamais vu rire, et pourtant c'est ce qu'il fait depuis tout à l'heure. Merde faut que je me calme… Nous avons finit de manger, et avons rejoint le salon. Je ne sais plus quoi dire, on se regarde dans les yeux depuis tout à l'heure, c'en est troublant. C'est lui qui rompt le silence.
« C'est drôle…
_ Qu'est ce qui est drôle ?
_ Quand je pense qu'à Poudlard on ne pouvait pas se voir et que dès le premier jour on est devenu ennemis, et là je me retrouve chez toi à te parler comme à un vieil ami
_ Vu comme ça c'est vrai que ça peut paraître bizarre.
_ Je préfère cette relation à vrai dire. C'est plus agréable. »
En guise de réponse je lui fais un sourire timide. Il est déjà 23h30, je ne savais pas qu'on avait parlé si longtemps.
« Je vais y aller, demain je dois me lever tôt pour aller à l'aéroport.
_ A l'aéroport ?
_ Oui, on m'a dit tout à l'heure que je devais passer trois semaines à New York. »
Bouse d'hippogriffe, je suis pas d'accord moi !!! J'étais super content de pouvoir le voir plus souvent et lui il s'envole à l'autre bout du monde. Je le raccompagne à la porte.
« J'ai été content de te revoir Potter, on devrait se refaire ça à mon retour.
_ Pas de problème, bon voyage »
Il se retourne et appelle l'ascenseur. Quand les portes s'ouvrent, je le rappelle.
« Attends Malfoy, je voulais te dire… j'apprécie vraiment le nouveau Drago !
à suivre...
Merci de m'avoir lue, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos reviewwwwwws !!!
