Disclaimer: Les persos son a J.K.
Rated: M
Bon bah voila le nouveau chapitre. J'ai été amusée de voir vos reviews du chapitre précédent parler surtout de David en me disant que vous le destestez (à une exception près ^^) et je suis entièrement d'accord avec vous! Je HAIS David, c'est même mon personnage le plus detesté. Je compte bien le faire souffrir pour qu'il laisse enfin Ryry et Drago en paix.
POV HARRY
Je me réveille avec un mal de crane insupportable. Quelle idée de mener une nuit de débauché quand on travaille le lendemain ? Je ne me souviens même plus du visage du gars avec qui j'ai passé la nuit, tout ce dont je me rappelle c'est que je me suis un peu ennuyé. J'étais aussi pas mal soul apparemment. Heureusement qu'Hermione n'est pas là, où je me prendrais un sermon.
Je me lève difficilement et avance vers mon armoire à potions avant de boire une gorgée de potion anti gueule de bois. C'est dans ces moments là que je suis content d'être un sorcier. Je n'ai plus mal nulle part mais je ne me sens pas non plus très bien. Mon café me semble insipide, mon humeur n'est pas meilleure et je sens que Peter va déguster aujourd'hui.
Le pauvre a un peu de mal avec moi. Je ne suis pas toujours très doux, mais je n'apprécie pas d'avoir un associé qui vient empiéter sur mon travail. Il fait beaucoup d'efforts et donne le meilleur de lui-même. Il faudrait que je sois un peu plus gentil avec lui. Enfin… je ferai des efforts demain, aujourd'hui je me sens capable d'envoyer tout le monde paître.
Quand j'arrive au boulot (avec quelques minutes de retard que ne manque pas de me reprocher Ignotus), je m'attaque au dossier que je traite en ce moment. J'ai déjà le rapport que Peter devait me faire pour ce matin sur mon bureau, il a du travailler toute la nuit pour éviter de m'énerver. En ce moment un gang sévit dans les rues de Londres. Ces petits crétins essaient de reproduire la terreur du temps de Voldemort. Ce sont des amateurs, mais qui ont quand même du bon matériel de magie noire. On en a attrapé deux il y a deux jours et les avons interrogés. Leur discours nous a bien fait rigoler. Ils auraient été recrutés pour devenir maîtres du monde sorcier, voulant débarrasser le monde de la magie blanche et faire régner le mal sur terre. Je leur ai gentiment rappelé que la magie blanche était celle qu'ils utilisaient pour plier leurs chaussettes et qu'elle était bien utile.
Alors que je corrige le rapport de mon associé, Ron toque à la porte restée ouverte et entre le sourire aux lèvres. Je lui grogne un bonjour mon humeur toujours au plus bas.
« Salut mon grand, ça va ?
_ Ouais, ouais
_ Pas l'air d'être la grande forme… Je suis venu t'apporter ça, Bryan voulait absolument que je le donne aujourd'hui à Rainry »
Il me tend un dessin dessiné sur un parchemin, je ne sais pas exactement ce que c'est mais je crois reconnaitre la carapace d'un scroutt à pétard, il a du me dessiner Eddy. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un sourire. Rainry est le nom qu'il me donne, ne pouvant pas encore bien prononcer parrain Harry.
« Merci Ron, je passerai le voir ce weekend »
A ce moment je sens mon portable vibrer dans mon jean. Lorsque je regarde le nom de la personne, je suis étonné. Franck mon ami que j'ai rencontré à Paris ne m'appelle généralement que quand il y a un problème.
« Allo ?
_ Harry, je te dérange ?
_ Non, non, comment tu vas ?
_ Très bien, mais j'ai un truc pas très joyeux à te dire… c'est à propos d'Elisa…
(Qu'est ce qu'elle a encore fait celle là ?)
_ Je t'écoute
_ Bah voila, elle était en pleine dépression à cause de son boulot et puis… il avait votre divorce, et hier elle allait très mal et elle a prit un médicament dans l'espoir de faire une overdose… et enfin voila, je voulais te prévenir… on l'a retrouvée juste à temps, mais elle n'arrête pas de nous répéter qu'elle n'a plus de raison de vivre. »
Je ne pensais pas qu'elle puisse en arriver là, je suis bouleversé. Ron qui n'entend rien de la conversation me voit prendre ma tête dans ma main et après un long silence je réponds à mon ami au bout du fil.
« Je vais essayer de venir dès que possible, je ferai ce que je pourrais. Surveille la, je serai sûrement à Paris au plus tard demain matin. »
Après avoir raccroché, je réponds au regard interrogateur de Ron, lui aussi à l'air sous le choc, et je me lève pour aller en parler à mon chef. Pas Ignotus, son supérieur. Celui-ci est beaucoup plus sympathique et compréhensif et comprendra la situation. C'est ainsi que je me retrouve douze heures plus tard dans l'Eurostar en route vers Paris.
POV DRAGO
Ce matin mon humeur est plutôt bonne. Malgré le rêve semblable à celui que j'ai fait hier, je me sens plus qu'heureux de retrouver mon Angleterre. Il est dix heures du matin, je me lève rarement aussi tard, mais une grasse matinée de temps en temps ne peut pas faire de mal. Après trois semaines passés en costar cravate, je sorts un vieux jogging Reebok de mon armoire. Je ne le mets pas souvent, mais ça me change des pantalons de costumes. Je crois que je vais aller courir un petit peu pour commencer la journée, ensuite j'irai chez Pansy. C'est avec plaisir que je me faits un petit déjeuner typiquement anglais avec œuf, bacon et thé, que j'engloutis avant d'enfiler un t-shirt de sport et de sortir dans la rue mon ipod sur les oreilles.
J'aime beaucoup courir dans les rues de Londres et rejoindre le bord de la Tamise. Cela fait déjà une heure que je cours, je sens la transpiration qui coule le long de mon dos, et je commence à être essoufflé. Ça se sent que je n'ai pas couru depuis un bon bout de temps, même si j'ai toujours pas mal d'endurance. La journée est belle, le ciel est bleu, c'est rare dans cette ville. Alors que je fais quelques étirements dans un parc, des jeunes femmes me saluent de la main, le sourire aux lèvres. Je leur rends leur salut avec un sourire charmeur de ma composition, avant de repartir en direction de chez moi.
Arrivé devant chez moi, je monte les étages par les escaliers et arrivé au troisième étage je vois Potter qui sort de l'ascenseur. Il a l'air légèrement stressé et lutte contre son sac pour retrouver sa clé. Je le regarde faire, comme si je n'étais pas assez essoufflé à cause de la course, voila mon cœur qui est repartit à 100 à l'heure. Il sursaute alors qu'il tourne la tête vers moi.
« Malfoy, tu es rentré de New York ?
_ Comme tu le vois… tu vas bien ?
_ Euh, moi oui, mais je dois partir de toute urgence à Paris
_ Il s'est passé un truc ?
_ On peut dire ça comme ça… tu veux rentrer ?
_ Non, non, je vais pas te déranger, et puis je vais aller prendre une douche, à plus Potter. »
J'ai bien sentit qu'il me le proposait par politesse. Il me dit au revoir et je le vois fermer sa porte son téléphone à l'oreille en train de réserver une place dans le prochain Eurostar. Je me demande bien ce qui lui est arrivé. Je ne peux m'empêcher d'être déçu, j'aurai bien voulu l'inviter chez moi, officiellement pour le remercier du repas d'il y a trois semaines bien sur.
Je mets mes habits dans la machine à laver et vais sous la douche. A peine sortit, je mets un autre jogging et transplane devant chez Pansy, la flemme d'appeler un taxi ou de prendre le métro, il faudrait que je passe mon permis un de ces jours.
Ma meilleure amie m'accueille en me prenant dans ses bras et m'entraîne dans son appartement. Elle a pris son après midi pour pouvoir rester avec moi. Je ne vois pas souvent Blaise car il est souvent en voyage pour étudier la migration de je sais plus quelle espèce d'animaux magiques, laissant Panse toute seule pendant plusieurs jours. Elle a beau me dire qu'elle va très bien je sais que cette situation la perturbe, il faudrait que j'en touche deux mots à ce mari indigne.
Elle a préparé la cuisine, un plat certes très simple mais c'est déjà un exploit pour elle qui a du mal à cuire des pates.
« Drago tu sembles de bien bonne humeur
_ Juste de te revoir ma Pansy
_ Tu as revu Penny ?
_ Juste une fois, et la dernière »
Elle me regarde étonnée, il est vrai qu'elle n'a jamais approuvé le fait que je couche avec Penny alors que nous n'avions pas de relation officielle, mais elle ne s'attendait pas non plus à ce que je rompe tout lien avec elle. D'habitude je vais la voir plusieurs fois dans mon séjour.
« Pour quelle raison ?
_ Parce que je lui ai dit de m'oublier pour lui donner une chance de trouver un mec sérieux qui n'est pas un salaud comme moi, fis-je avec un sourire
_ Drago tu es amoureux ?
_ Tu le sais très bien ma puce »
Elle baisse la tête doucement, je sais qu'elle a compris de qui je parlais. Ce qu'elle ne sait pas c'est que je l'ai revu plusieurs fois depuis le train. Je crois qu'il est temps de lui expliquer. Elle est étonnée d'apprendre qu'il habite dans le même immeuble que moi et que nous ne sommes plus ennemis.
« Drago, il faut que tu fonces
_ Il n'est même pas gay, il va me jeter
_ Mais moi j'en ai marre de te voir triste pour lui, faut que tu fasses quelque chose
_ On verra bien avec le temps, de toute façon là il repart pour Paris d'urgence, je sais pas quand je le reverrais. »
Je passe la soirée seul devant la télévision à manger des chips, pensant plus au beau brun qu'au film. Je n'oserai jamais lui dire ce que je ressens pour lui, j'ai trop peur d'avoir le cœur brisé.
POV HARRY
Il est 21h00, mon train est partit en direction de Paris. Depuis ce matin j'ai du m'occuper des réservations du billet, et régler tous les détails du boulot pour être sur que mon départ n'allait pas provoquer des problèmes. Je me demande dans quel état je vais retrouver Elisa quand j'arriverai. Mais ce qui me prend la majorité de mon esprit est l'image de Drago ce matin, cette rencontre éclair m'a mis dans tout mes états. Il m'a manqué pendant trois semaines, et à peine il rentre que je dois repartir. Et puis le voir revenant de son jogging, il était plus que sexy dans son jogging mis taille basse, son t-shirt moulant et… je vais m'arrêter là, c'est pas bon pour ma santé de repenser à ça…
Harry avançait dans les couloirs de Poudlard en compagnie de son meilleur ami. Ils croisèrent l'objet de tous ses désirs qui le regardait d'un œil plutôt mauvais avant de lui balancer une insulte. Ces remarques blessantes lui fendaient le cœur à un point que Malfoy ne pouvait imaginer, mais il ne le montra pas et lui renvoya la balle aussi méchamment que le jeune homme l'avait fait. S'il avait pu il l'aurait évité, ces conflits le rongeaient de l'intérieur…
Je me réveille en sursaut, le train est arrivé à Paris. Un peu sonné par les souvenirs vus si clairement dans mon rêve, je prends mon sac à dos et rejoins Franck qui m'attend sur le quai de la gare du Nord. Mon ami me prend dans ses bras. Presque deux mois que je suis revenu à Londres, je me rends compte que je n'avais pas donné de nouvelles à mes amis français. Il m'entraîne sur le parking et nous allons en voiture vers l'hôpital Rothschild dans le 12ème. Je lui parle de ma vie à Londres, mon travail au ministère, il est lui aussi Auror et me donne des nouvelles des collègues. Franck a été mon confident pendant les cinq ans passés en France. Il m'a aidé à me reconstruire après la mort de mon ancien associé, m'a présenté Elisa,… et a aussi été mon amant pendant quelques mois. Lui, est bisexuel, et c'est lui qui m'a aidé à assumer mes penchants homosexuels. A part Drago, je n'avais jamais rien éprouvé pour un autre homme.
Arrivé devant le bâtiment de briques rouges, Franck m'emmène vers la chambre du deuxième étage où je trouve Elisa, une perfusion dans le bras. Elle est plus pâle et maigre que jamais et je ne vois plus la petite lueur dans ses yeux autrefois brillants. Quand elle me voit elle me fait un léger sourire et je m'approche d'elle pour l'enlacer. Même si c'est mon ex femme qui me tape sur les nerfs de temps en temps, il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup d'affection pour elle.
Je passe les deux heures qui suivent à jouer le psy, elle me racontant tous ses problèmes, moi lui donnant toutes les raisons possibles inimaginables pour lui redonner envie de vivre. J'apprends avec tristesse qu'elle n'a plus vraiment la cote dans le mannequinat et que même si on lui a proposé un rôle plutôt important dans un film, elle ne veut rien faire d'autre que mannequin. A la fin de cette discussion, j'ai réussi des miracles d'après Franck. Elle a décidé d'accepter le rôle, a pris conscience qu'elle ne pourrait pas faire mannequin jusqu'à ses soixante dix ans et m'a même dit, à ma grande surprise qu'elle ne m'en voulait pas si j'aimais un homme car elle avait toujours su que mon cœur était déjà pris. Il est minuit quand je sorts de la chambre avec Franck. Cet hôpital étant privé, les horaires de visite sont plus souples mais les infirmières ne me regardent pas d'un très bon œil quand je leur dit au revoir. J'espère sincèrement qu'Elisa va s'en sortir.
Franck m'accueille chez lui le temps que je rentre à Londres. Accoudé à son balcon, j'appelle Ron qui m'a fait promettre de lui donner des nouvelles quand j'aurai vu mon ex femme. Je le rassure, rassure Hermione (ce qui n'est pas chose facile), et vais rejoindre mon ami dans son salon. Il est assis sur le divan, une cannette de bière dans la main, et m'en tend une.
« Je savais que tu trouverais les mots pour Elisa. C'est pour ça que je t'ai appelé.
_ Je suis désolé de t'avoir laissé t'occuper d'elle quand je suis partit après notre divorce. J'avais besoin de prendre l'air et de revenir dans mon pays.
_ Pas grave, je savais bien que tu n'étais pas très à l'aise en France et que l'Angleterre te manquait.
_ Elle ne t'en a pas fait trop voir ?
_ A part les « pour qui Harry m'a-t-il quitté » quatre fois par jours, elle n'a pas été trop chiante. Je pense qu'elle savait depuis le début que tu aimais quelqu'un mais n'a jamais voulu se l'avouer. Et puis c'est devenu une évidence pour elle quand tu es partit, et très vite une obsession. Je pense qu'il faudrait que tu lui en parles pour qu'elle ait enfin ce qu'elle veut, c'est-à-dire des réponses à ses questions. Elle t'aimait sincèrement Harry.
_ Je sais
_ Alors fais quelque chose merde !!! »
Franck s'était énervé d'un coup, me faisant sursauter à l'occasion. Comment je vais lui dire que je suis amoureux du même gars depuis plus de dix ans ? A tous les coups elle va me sortir que je me suis juste amusé avec elle, et elle aurait raison de penser ça. A vrai dire je ne crois pas m'être un jour foutu de sa gueule, je l'aimais vraiment même si c'était à ma façon.
« Oh Harry, tu m'écoute ?
_ Hein ?
_ Tu feras quelque chose ?
_ Oui ne t'inquiète pas, demain je mettrais les choses au clair »
Le lendemain, Franck me ramène à Rothschild. Alors qu'il sort pour nous laisser tranquilles Elisa et moi, je le retiens par le bras.
« Toi aussi tu as droit à la vérité »
Sous les oreilles attentives de mes deux amis, je déballe mon sac. Le récit commence à Poudlard pour finir hier à la porte de mon appart. Je parle pendant bien une demi-heure sans m'arrêter. A la fin, je m'arrête et me tourne vers mon ex femme. Elle a une larme sur sa joue, mais un sourire serein sur son visage. Mon ami, lui, est dans ses pensées. Je vois à ses yeux qu'elle me pardonne, que tout est rentré dans l'ordre, et que j'ai intérêt à donner des nouvelles parce que sinon ça ira mal pour mes fesses.
POV DRAGO
Un jeune homme brun s'était éclipsé dans les toilettes. Des larmes brulantes coulaient sur son visage. S'en était trop pour lui, il ne supportait plus la haine de Drago Malfoy à son égard. La dernière insulte était de trop et avait brisé son cœur.
Ce rêve était bien étrange. Je n'arrête pas d'y penser. C'est drôle, depuis quand je me prends la tête avec des rêves ? Sauf que là, même si ce n'était qu'un flash j'ai bien cru voir Potter. Il avait l'air si réel, comme si moi-même j'avais ressentit tout le malheur qu'il ressentait.
Sortant ce rêve de ma tête, je pars courir. Depuis mon premier jour de congé, c'est-à-dire il y a deux jours, j'y vais tous les jours. Ça me détend, je regrette vraiment de ne pas le faire plus souvent. Nous sommes fin octobre, il commence à faire frisquet et courir par cette température est vraiment très agréable. Mon chemin est le même à chaque fois. Après une heure, je rejoins le centre ville et rentre dans mon immeuble. Et, à croire que courir me porte chance, je vois Harry qui rentre dans son appartement, sûrement de retour de son voyage à Paris.
« Bonjour Potter ! »
Il tourne la tête vers moi, me salue rapidement dans un « bonjour Malfoy » pas très convaincant et rentre dans son appart. C'est moi ou il en a après moi. Ne voyant pas ce que je dois me reprocher, j'en conclue que c'est son voyage qui s'est mal passé.
Rentré chez moi, je me prépare des raviolis en boîtes (je ne suis pas un fin cuistot) et prend le bouquin que j'ai emprunté à la bibliothèque hier pour le lire tout en mangeant. Je dois dire que je me sens un peu seul dans cet immense appart pour moi tout seul. Je décide qu'après manger, j'irai voir Harry pour lui remonter un peu le moral.
Arrivé devant sa porte, mon cœur bat à tout rompre, pourquoi est-ce si dur de sonner chez quelqu'un ? Ça y est, j'ai appuyé sur la sonnette. A près quelques secondes, Harry ouvre la porte et me regarde avec étonnement.
« Harry, je voulais te remercier pour le repas d'avant mon départ »
J'ai sortit mon regard qui tue, sa tête étonnée fait place à un timide sourire avant de me faire de la place pour que j'entre. Merlin c'est qu'il est bordélique mon petit brun quand on le surprend. Les dossiers jonchent le sol, et apparemment il est sur un gros. Je m'assois sur un canapé en ayant pris soin d'enlever les classeurs posés dessus.
« Je suis désolé ce n'est pas très rangé, mais je n'ai pas eu le temps
_ Ce n'est pas grave, je fermerai les yeux pour cette fois
_ C'était bien New York ?
_ Un peu ennuyeux, le boulot quoi… et toi, ton problème s'est réglé ?
_ Oui, mon ex femme qui a fait des siennes…
_ Rien de grave j'espère ? »
Bouse de dragon j'ai peut-être été trop loin…
« Excuse moi je me mêle de ce qui ne me regarde pas
_ Non, non… si tu veux tout savoir, elle a fait une tentative de suicide, et j'ai du aller la persuader que la vie valait la peine d'être vécue. »
Si je m'attendais à celle là… c'est vrai qu'il a l'air fatigué, il n'a plus l'air aussi joyeux que quand je suis parti. Je suis parano ou je pense que ce n'est pas la seule chose qui le tracasse ?
« Je peux te poser une question indiscrète ?
_ vas y
_ Pourquoi avez-vous divorcé ?
_ Tu veux la réponse officielle ou officieuse ?
_ Comme tu le sens
_ Je me suis rendu compte que je n'étais pas totalement hétéro, et je me suis sentis obligé de la quitter. »
Sa réponse m'étonne plus qu'autre chose. Potter gay ? J'aurai jamais cru. Remarque c'est bon pour mes affaires. Depuis tout à l'heure il essaie de donner un air un peu rangé à son appart, je trouve ça adorable.
« Dis Harry, (il reste pétrifié devant l'appellation) si tu as besoin de parler de quelque chose tu peux te confier à moi
_ Tu as vraiment changé Malfoy (il dit ça avec un sourire trop craquant, je vais fondre), je n'aurai jamais pensé que tu ferais preuve d'humanisme.
_ Si tu savais à quel point je me force…
_ Alors à moi de te poser une question. Depuis combien de temps n'as-tu pas vu le chemin de traverse ?
_ Depuis au moins sept ans
_ Comment fais tu pour vivre sans magie ?
_ Ça fait deux question… je ne vis pas sans magie. J'ai gardé ma baguette et je l'utilise de temps en temps quand je suis trop fatigué pour faire quelque chose à la moldu, je trouve que c'est bien pratique.
_ Ne voudrais tu pas m'accompagner sur le chemin de traverse ? Je suis sur que cette partie de Londres te manque.
_ Je ne vais pas le nier, mais… est-ce que ça ne va pas ruiner ton image de marque de te montrer avec moi ?
_ A vrai dire, je ne veux pas y aller seul, les gens me voient encore comme Monsieur-j'ai-sauvé-le-monde-magique et je ne supporte pas ça.
_ Ça se tient, c'est vrai
_ Alors tu accepte ?
_ Peut-être, je vais réfléchir. »
En fait j'appréhende un peu de me montrer dans une rue remplie de sorciers. Mais je crois que je donnerais tout pour être avec lui alors je vais faire un effort. Alors qu'il est encore sur son rangement improvisé, je remarque un dessin d'enfant sur le sol. Je le ramasse et souris. Ce doit être le mini Weasley qui lui a dessiné, c'est vrai que Harry est son parrain. Quand je me tourne vers Harry, je le vois baissé en train de ramasser quelque chose, me donnant une vue imprenable sur son postérieur si magnifique. Vite je détourne les yeux et essaie de trouver ce qu'est la chose représentée sur le dessin, ça vaut mieux pour moi.
« Potter, tu pourrais me dire ce qui est représenté là-dessus ?
_ Eddy le scroutt à pétard, ça ne se voit pas ?
_ Comment n'y ais je pas pensé ?
_ Malfoy, il faut vraiment te replonger dans les joies de la magie, si tu ne reconnais pas Eddy le scroutt à pétard c'est que tu as vraiment tout oublié.
_ Je m'en remets à toi pour combler mes lacunes alors. »
J'ai passé près de trois heures avec Potter à parler, au bout d'un moment il avait abandonné l'idée de rendre son appart acceptable et était revenu sur le fauteuil en face du mien. Je suis rassuré, il n'avait plus trop son regard désespéré que je lui ai trouvé tout à l'heure. J'ai même gagné une journée avec lui, même si l'endroit laisse vraiment à désirer.
J'ai hâte d'être à ce weekend…
POV HARRY
Ignotus ne cesse de faire des sous entendus depuis ce matin sur le fait que je les ai laissés en plan pendant trois jours alors qu'ils étaient sur un gros coup. Quand est-ce qu'il sera viré et que j'aurai sa place merde ? Je ne pense pas avoir encore à faire mes preuves. Je dois avouer que sa place c'est rester dans un bureau et que ça ne me tente pas, de plus le chef a besoin de moi sur le terrain, donc comme ça c'est réglé. Une autre chose qu'Ignotus ne sait pas, c'est que ma paye est bien supérieure à la sienne, c'est injuste, mais c'est comme ça, ce n'est pas moi qui vais me plaindre.
Je suis content d'aller sur le chemin de traverse avec Drago samedi. Je suis tellement heureux que j'en arrive à supporter Peter. Après ma pause café quotidienne que je passe avec Ron, je lui ai amené un thé pendant son travail. Il en pleurait presque de joie. C'est fou comme il est émotif…
Nous avons été appelés d'urgence pour arrêter les petits « mangegloire » comme ils s'appellent. Je trouve ce nom ridicule mais il va bien avec les personnages. Bref, nous les avons trouvé dans un sous sol d'un immeuble dans la banlieue de Londres en train de faire des potions douteuses. La brigade anti magie noire m'a dit que nous ne comptions pas moins de quinze chaudrons remplie de potions d'étranglement, plolynectar, et de puissants poisons. Je me demande qui est-ce qui leur prépare, dans le groupe il doit y avoir un maître des potions ou quelque chose comme ça.
Après une course effrénée dans Londres, les sorts de toute espèce fusaient à travers les ruelles désertes, et au finale, il y a quelques blessés des deux cotés, mais nous avons attrapé trois de ces délinquants. Personnellement, je suis allé voir le médicomage du ministère pour lui montrer la plaie que j'avais au front, commençant légèrement à devenir violette. Et c'est avec une entaille épaisse comme mon index me barrant le front que je vais aller passer une journée avec Drago. Quelle chance, je vous raconte pas…
Plus grave, Peter est dans les vapes à sainte mangouste. Il s'est pris je ne sais quel sort en pleine poitrine et j'ai du le porter sur mon dos pour rentrer. Je me retrouve donc dans mon bureau en train d'écrire ce rapport de mes deux, alors que je pourrais bien faire autre chose. Je crois que je vais sortir ma plume à papote. C'est une idée que m'a donné Rita Skeeter pour écrire quand j'avais la flemme. Elle n'aura pas servi à rien celle là finalement. Ma plume commence à écrire ce que je lui dicte, je finis une demi-heure plus tard, il est 21h00.
Après avoir rangé mes affaires, je rejoins Ron et Hermione chez eux. Bryan me saute dessus, depuis combien de temps marche t-il aussi bien ? Je sens que ce sera un très grand sportif. Je remarque que ma meilleure amie a l'air très joyeux, je me demande ce qui lui arrive, son mari semble étonné tout autant que moi de la voir dans cet état. Ce n'est qu'à la fin du repas qu'elle se décide à nous parler. C'est avec les joues roses qu'elle nous annonce qu'elle est enceinte d'une petite fille. Ron tombe de sa chaise et se relève écarlate.
« Papa,… je vais être papa,… c'est formidable !!!
_ Ron, si tu n'avais pas remarqué, tu es déjà papa
_ Harry, je suis papa, tu te rends compte ? »
Le sourire aux lèvres, je dis à mes meilleurs amis que je vais leur laisser de l'intimité pour fêter cette joyeuse nouvelle, Ron a l'air sous le choc. Je transplane immédiatement dans mon appartement.
Lorsque j'entre dans la salle de bain, je regarde l'état de mon front. L'entaille n'est pas belle à voir, j'espère que Drago ne se barrera pas en courant… Heureusement que mes cheveux sont assez longs pour en cacher la plus grosse partie. Je remarque que ça fait à peu près deux mois que je ne les ai pas coupés. En France, Elisa m'obligeait à aller chez le coiffeur deux fois par mois, mes cheveux poussant à une vitesse inimaginable. A présent, ils sont juste assez longs pour onduler le long de mes tempes, je réalise avec amusement que ce nouveau style me va plutôt bien.
Quand je me couche, je sens mes muscles endoloris par la bataille. Je suis heureux, encore une journée interminable de travail et je serai avec Drago…
à suivre...
J'espère que vous avez aimé, merci de m'avoir lue, j'attends vos reviews !!!!
