Disclaimer: Les persos sont à J.K.
Rated: M
Note: La suite des aventures de Drago et Ryry ^^ J'espère que ça vous plaira
bisou a tout le monde et bonne lecture
POV DRAGO
Je suis levé depuis une heure, je n'ai jamais pu très bien dormir dans les hôtels. Alors que je lis un livre que j'ai piqué à Harry (« Pleine lune de l'angoisse ») j'entends mon portable vibrer et l'attrape. C'est Harry, comme par hasard. Je réponds avec un sourire niais, heureusement que je suis seul dans ma chambre.
« Allo Harry ?
_ Dray, ça va ?
_ Oui et toi ? Je te manque tellement que tu te sens obligé de m'appeler aussi tôt ? »
C'est vrai qu'étant donné qu'il est sept heure trente ici il doit être six heures et demi à Londres.
« J'aimerai pouvoir te dire que oui mais je voulais te parler d'un truc
_ Oui ???
_ Voilà, Pansy est venue chez moi hier, plutôt mal en point alors je l'ai consolée comme j'ai pu vu que t'étais pas là
_ Quoi ???
_ Calme Drago, laisse-moi-t'expliquer. En fait le test de paternité prénatal a révélé que le père du môme c'était Zabini et Walter ou je ne sais quoi l'a mal pris et il est parti. Alors tu te doutes bien qu'elle n'allait pas très bien.
_ Et elle est venue te voir TOI pour ça ?
_ Bah elle te cherchait et tu ne lui avais pas dit que tu partais alors elle a pris la première personne qu'elle a trouvée, je l'ai laissé dormir à la maison et je l'ai pas encore réveillée.
_ Tu ne voudrais pas me la réveiller pour que je puisse lui parler ?
_ T'es impossible toi, ok j'y vais (…) attends, ya quelqu'un qui sonne à la porte. Reste en ligne »
Je l'entends poser le téléphone et ouvrir la porte. Puis plus rien, j'entends juste quelqu'un parler à toute vitesse et avec colère, puis la voix d'Harry qui répond et enfin un cri de femme. Je ne comprends pas ce qui se dit mais je reconnais quand même la voix de Pansy qui hurle. Là je panique, qu'est-ce qui s'est encore passé ?
« Harry ? Qu'est ce qui se passe, Harry ? »
Personne ne répond pendant un moment puis Harry me répond.
« Excuse moi Drago, je te rappelle dans cinq minutes. »
Sa voix fait place à la tonalité du téléphone. Mais qu'est ce qui s'est encore passé ? Les cinq minutes d'attente deviennent les minutes les plus longues de mon existence, et finalement je reste bien dix minutes debout dans ma chambre, le téléphone à la main, le regardant comme un con en le priant mentalement de sonner. Soudain je le sens vibrer dans ma paume.
« Harry ? Qu'est ce qui s'est passé ?
_ Euh, pour faire bref, Walter a débarqué et il a mal interprété le fait de trouver sa Pansy chérie seule dans l'appartement d'un homme a moitié nu, bah oui je sortais de la douche, et il m'a mis une droite, merde Drago ça repisse… oui et donc… attends je vais chercher un mouchoir… donc on lui a expliqué et Pansy est en train de l'engueuler,… ah non, elle lui roule une pelle. Tu vois, comme quoi tout est arrangé à part mon nez qui est sûrement cassé et ce magnifique œil au beurre noir que je dois avoir.
_ Nan mais c'est pas vrai ? Attends que je sois rentré et je vais aller lui régler son compte à ce petit con. On ne touche pas à mon copain comme ça. En attendant je compte sur toi pour aller voir le médecin du ministère dès que t'arrives au boulot.
_ Tu sais mon ange un sort et ce sera réglé
_ Harry fais ce que je te dis et vas voir un médecin. Je te jure que si je te retrouve avec un nez tordu je commets un meurtre. Dis à Pansy que je l'appellerai ce soir pour régler cette histoire et insulte l'autre de ma part ok ?
_ D'accord, sinon tout se passe bien à Paris ? Tu t'es fait de nouveaux amis ?
_ Oui hier une jolie jeune fille m'a fait du pied toute la soirée et on a discuté de choses et d'autres…
_ Drago Lucius Malfoy, je te jure que si tu la revois y a pas que toi qui va commettre un meurtre, bouse d'hippogriffe, Pansy, un mouchoir s'il te plait !!! Bon mon ange je vais te laisser je dois partir au boulot, ou Ignotus va encore me tomber dessus pour « retard inacceptable ». Profite bien de Paris et ramène moi un souvenir, bye »
Il a vécu cinq ans à Paris et il veut que je lui ramène un souvenir ? Je soupire d'exaspération, ils ne peuvent sérieusement pas se tenir. Vivement que je rentre…
POV HARRY
Je viens de me réparer le nez et je suis occupé à enlever les traces du sang qui a coulé sur mon torse. Un fois propre, je retourne dans le salon et Pansy accourt vers moi.
« Harry, encore une fois je suis désolée, et…
_ Ça va Pansy, je te dis. Après tout vous êtes réconciliés et c'est tout ce qui compte.
_ Dis moi, Drago il était très en colère ? »
Je lui fais un petit sourire tandis que j'approche une poche de glaçons sur mon œil.
« D'ici deux semaines il aura oublié crois moi »
Je grimace quand je touche malencontreusement ma paupière enflée et enfile rapidement ma chemise. Walter me regarde avec un air désespéré, j'ai de la peine pour lui. Moi aussi ça m'aurait dépitée de frapper un homme parce qu'il avait consolé ma femme d'une façon très convenable et qui en plus était gay. Dans son cas à lui, il a aussi la honte d'avoir frappé le survivant mais là, je ne lui en tiens pas rigueur. Je me tourne vers lui.
« Allez faites pas cette tête, je vous en veux pas. Bon les enfants c'est pas tout mais je devrais partir au boulot alors je voudrais pas vous virer de chez moi mais va falloir que vous vous en alliez. »
Je vais chercher mes affaires et les invite à sortir. Nous transplanons ensemble dans un coin du hall de l'immeuble et arrivé au ministère, je me rends directement au cabinet du médicomage. Il me reste une demi-heure avant de commencer le boulot, et j'espère qu'il pourra faire des merveilles.
Quand il me voit, il secoue la tête, il est habitué à me voir ici.
« Monsieur Potter, contre quoi vous êtes vous battu encore ? Un troll des montagnes ?
_ Non, un futur papa jaloux
_ Je ne veux pas de détails. Voyons si votre nez a bien cicatrisé. Parfait, bon, je vais m'occuper de votre œil à présent.
_ Vous pourriez faire disparaître la trace noire ?
_ Pas instantanément, mais je peux vous donner une pommade pour qu'elle disparaisse plus vite. »
Je le remercie et l'applique tout de suite. Je sens la douleur diminuer bien qu'étant toujours présente et je rejoins mon bureau pour m'y poser.
Vingt minutes plus tard, Steve arrive le premier et siffle en voyant mon œil.
« Eh ben mon grand, il t'a pas loupé le gars qui t'as fait ça.
_ Bonjour aussi Steve. Encore une seule réflexion et j'enlève le copyright qu'il y a dessus pour te faire le même
_ Monsieur est grognon ? Il n'a pas eu son câlin du matin ? Ah mais je suis bête, Dragounet est à Paris. »
Je rougis et lui balance mon encrier à la tête. Il l'évite et l'encrier explose sur le mur. Nous sommes tout les deux morts de rires et je tente de nettoyer l'énorme tache à l'aide de plusieurs sorts de nettoyage.
« Je vois qu'on s'amuse bien ici. Je ne savais pas que tu t'étais mis à l'art Harry, c'est de très bon goût je t'assure. »
Je me tourne vers la personne qui a parlé et découvre Zibrian. Son sourire fond quand il voit mon visage défiguré et accourt vers moi.
« Mais qu'est ce qui t'es arrivé ? Viens, il faut te soigner, c'est Steve qui t'as fait ça ?
_ Racontes pas de bêtises, et arrête de t'inquiéter, je vais pas mourir. »
Je me dégage de lui et retourne derrière mon bureau. Tous les autres me regardent de la même manière quand ils entrent dans le bureau et je les rassure une bonne fois pour toute que je ne suis pas sur mon lit de mort, qu'ils n'ont pas besoin de me venger du salaud qui a fait ça (ça c'était adressé à Zibrian) et que dans trois jours ça aura disparu.
A midi, Ron me fait les même réflexions, enfin peut-être qu'il se fout un peu plus de ma gueule que les autres. Je prends des nouvelles de la famille, et il me fait parvenir un nouveau chef d'œuvre de Bryan, Eddy le scroutt à pétard et son nouvel ami Toto le strangulot vont à l'école. Je dis avouer que si on ne m'avait pas avertit du « titre », je n'aurais pas compris ce que c'était. En me concentrant bien, Toto doit être la chose verte informe, Eddy la chose marron avec le feu aux fesses, et l'école l'énorme château ressemblant à Poudlard que mon filleul a dû voir en photo chez lui. Avant de repartir travailler, je me tourne vers Ron.
« Si un jour ton fils t'annonce qu'il veut faire dessinateur, fais tout pour qu'il abandonne s'il te plait »
POV DRAGO
J'ai appelé Pansy hier soir. Je ne lui en veux pas à elle, mais elle sait que je ne manquerais pas de m'entretenir avec son Walter juste pour lui expliquer ma manière de penser.
Aujourd'hui fait partie des rares jours où nous n'avons rien à faire. Les dossiers sont remplis, pas de dîner d'affaire dans un restaurant dégoulinant d'hypocrisie, et le fait que ni Perry ni moi ne soyons célibataire restreint un peu les occupations. Non que je le regrette, mais avant de le revoir c'est à ça que je j'occupais mon temps. On s'amuse comme on peut après tout.
Perry est assis sur un fauteuil en train de faire un jeu sur son portable et moi je suis sur mon lit, commençant légèrement à me lasser du bouquin que je lis. Soudain, mon associé se lève et s'adresse à moi.
« Drago, tu veux pas qu'on sorte ?
_ Où tu veux aller ?
_ Je ne sais pas, toutes les fois où je suis venu à Paris j'ai jamais pu visiter, emmène moi quelque part
_ …
_ Mais tu ne vas pas me dire que tu t'éclate, au moins cinq minutes que t'as pas tourné une page de ton foutu bouquin… »
Je lève les yeux vers lui et soupire. Il a gagné. Je me lève et prends mon manteau. Nous sommes tout les deux en jean, ne supportant plus de porter des costars à longueur de journée. Quand nous passons dans le hall d'accueil, les employés nous saluent et nous sortons. Notre hôtel étant le même que toutes les autres fois, je sais à peu près me repérer dans les rues qui l'entourent. Il est situé pas très loin du Trocadéro et Perry me suit en regardant autour de lui comme un enfant qui découvre. Quand nous arrivons sur l'esplanade révélant la tour Eiffel dans toute sa splendeur, ses yeux brillent et je ne peux m'empêcher de rire.
« Qu'est ce qui te fais rire ?
_ Toi, on dirait que tu viens de trouver la huitième merveille du monde en ce vieux tas de ferraille »
Il grommelle et nous marchons vers la tour, passant un pont. J'avoue qu'être en dessous est assez impressionnant, mais je ne sais pas pourquoi, je n'aime pas particulièrement Paris. Je localise un petit magasin de souvenirs et y entraîne Perry qui me regarde avec étonnement. Je rentre et regarde les divers attrape touristes, avant de trouver une tour Eiffel rose en peluche avec marqué « I love Paris », je pourrais toujours l'ensorceler pour y mettre « I love Drago ». Je paye les quelques euros qu'elle coûte et rejoins mon associé qui m'attend dehors. Je rougis en voyant son regard goguenard. Fichu marchands, ils n'auraient pas pu me donner un sachet opaque ?
« Oui bon ça va, je l'ai promis à quelqu'un
_ Mais je n'ai rien demandé
_ Arrête de te foutre de moi alors
_ Mais c'est tellement mignon de te voir à chaque fois aussi doux qu'un mouton dès que tu penses à ton copain »
Là je sens mes joues devenir écarlate, ça doit jurer avec mes cheveux en plus.
« Un Malfoy n'est pas mignon vois tu ? Un Malfoy est un requin des affaires qui fait peur aux gens ou les charme, au choix, pour obtenir ce qu'il désire
_ Oui, mais ce Malfoy est aussi incroyablement amoureux, ce qui est compatible avec ce requin des affaires tant qu'il ne le montre pas pendant ces affaires justement. Au fait, comment il s'appelle ?
_ … Harry
_ Et comment vous vous êtes connus ?
_ On était pires ennemis au collège
_ Et comment en êtes vous arrivé là où vous êtes alors ?
_ Tu poses trop de questions toi. Ben comme on dit, de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas. On s'est pas vu pendant dix ans et puis quand on s'est retrouvé, on s'est rendu compte qu'on s'aimait tout les deux depuis la fin de nos études, c'est tout
_ Un vrai roman de hall de gare
_ Ah tu trouves aussi ?
Il rigole et je le suis. Notre balade se poursuit sur le champ de mars, pour arriver aux invalides et au grand palais où nous nous décidons de retourner à l'hôtel. Perry est vraiment un mec bien, j'ai bien envie de m'en faire un ami.
POV HARRY
Les affaires des italiens sont arrivées, et nous avons tous les dossiers pour commencer l'enquête. Apparemment le gaillard a pas mal de connaissances à Londres et le retrouver lui et sa bande ne va pas être une mince affaire. Déjà trois heures qu'on s'en occupe dans mon bureau, et mes coéquipiers commencent sérieusement à en avoir marre. Steve en particulier.
« Ecoute Harry, autant dire qu'on a rien, tout ce qu'on a pour commencer c'est ce qu'il a fait en Italie. Comment veux tu qu'on sache où il serait à Londres ? Est on déjà sur qu'il est ici ?
_ Steve, il faut bien commencer quelque part
_ Attends Harry, il parle, mais ne propose rien. Vas y Holbrook, tu propose quoi pour avancer ? Parce que là, tu sers un peu à rien avec tes plaintes…
_ Steadworthy tu me soule avec tes grands airs, arrête de lécher le cul d'Harry et fous nous la paix »
Décidemment, ça a très, très mal commencé entre ces deux là. Je soupire bruyamment, tous les autres Aurors présents dans la salle observent la scène sans rien dire, je sens qu'ils commencent sérieusement à me les briser.
« Oh, vous deux, ça vous dirait pas d'arrêter vos gamineries ? Alors oui on a rien, mais Steve, tu te calme, on y peut rien. Steadworthy, ne le provoque pas, merci, ou vous y êtes encore demain. On vient à peine de commencer à bosser ensemble, on ne va pas s'engueuler dès le début, si ? Enfin, si ça vous chante, mais évitez pendant les heures de boulot parce que sinon c'est avec moi que vous aurez une petite discussion, c'est clair ? »
Au moins, ça aura eu pour effet de les faire taire. Sentant que les autres pensent comme eux, je leur fait signe de ne rien dire et de me laisser réfléchir quelques instants. Finalement je relève la tête vers eux, ils me fixent attendant impatiemment que je parle.
« Bon, je propose de demander de l'aide directement de là ou on en a besoin
_ T'as une idée de qui tu veux mettre sur le coup ? Parce que moi, les gens hors la loi, je les fout en tôle je papote pas avec autour d'un café. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fait Auror »
Je jette un regard noir à mon coéquipier, faudrait pas qu'il dépasse les limites de ma patience avec ses railleries.
« Et que penses tu de Mondingus Fletcher ?
_ Fletcher ? Il est pas au trou lui ?
_ Il a été relâché le mois dernier, il avait terminé sa peine, liberté conditionnelle
_ Et même s'il a été relâché, tu crois sérieusement qu'il accepterait de nous rendre service ?
_ Crois moi qu'il m'en doit encore pas mal des services pour toutes les crasses qu'il m'a faites. Et il le sait alors il ne se risquera pas à me refuser ça. Et puis qui autre que lui serait capable de fouiner dans ce milieu ?
_ Et si t'as autre chose à proposer vas y, ce sera bienvenu
_ Steadworthy merci pour cette intervention, on s'en passera à l'avenir, je sais me défendre tout seul, surtout face à des gens qui, comme il semblerait qu'ils l'oublient de temps à autre face à mon indulgence, sont sous MES ordres. Sur ce, je vous laisse rentrer chez vous, il est tard. Demain, Steadworthy et moi on va chercher Fletcher, les autres vous attendrez mes ordres »
Je me lève sans jeter un seul regard aux gens qui m'entourent et traverse les couloirs du ministère. Je vais rapidement rendre des comptes à mon supérieurs pour qu'il sache ce qu'on a décidé et pour l'assurer que l'équipe « s'entend bien ».
Je sais que Steve s'excusera demain, mais je suis plutôt énervé de ce manque de professionnalisme de sa part. Zibrian et lui, je sais qu'ils ne peuvent pas se voir en peinture, mais un peu d'hypocrisie de temps en temps ça peut pas faire de mal. Surtout venant de Zibrian, je veux bien qu'on soit amis, mais ça ne lui donne pas tout les droits, il faudra que je lui explique certaines règles demain.
Ron est déjà rentré chez lui, mais je vais quand même faire un saut chez eux histoire de me changer les idées et de ne pas passer plus mes nerfs sur l'équipe demain. Je transplane sur leur palier et sonne, Hermione m'ouvre, elle au moins semble ravie de me voir. Tout de suite, elle remarque mon coquard, je l'avais oublié celui là. Elle a un ventre tout rond, plus que quatre mois avant de voir le petit bout, elle m'apprend que dans deux mois elle commencera son congé maternité, Ron semble tout excité et ne cesse de la couver. Bryan est aussi ravi de me voir et me raconte ce qu'il fait de ses journées avec sa nourrice. Je décide finalement de rester chez eux pour la nuit, depuis que j'ai Drago, je n'aime plus être seul trop longtemps, ils semblent l'avoir compris.
POV DRAGO
Ce matin je me suis levé assez tôt pour préparer le rendez vous qu'on a tout à l'heure. Après quelques détails réglés, je vais réveiller Perry dans la chambre à coté. C'est d'ailleurs étonnant qu'il ne soit pas réveillé depuis un moment, il est toujours debout avant moi en ce moment. Enfin, quelques exceptions ne peuvent pas faire de mal.
Je rentre dans sa chambre plongée dans le noir, et allume la lumière. Je l'entends gémir de frustration, apparemment il a beau être frais et dispo dès le matin, quand c'est quelqu'un d'autre que lui-même qui le réveille c'est déjà plus le cas. Il se carapate dans sa couette et refuse d'en sortir.
« Perry, on doit bientôt partir, si tu te réveille pas tout de suite tu pourras pas prendre de petit déjeuner. »
Voyant qu'il n'y a toujours aucune réaction, je tire sa couette et il grogne pour enfin se lever et se diriger vers la salle de bain. A coté de son oreiller, je ramasse son portable qui semble ne plus avoir de batterie, apparemment monsieur a passé la nuit au téléphone avec sa femme.
« Et c'est moi l'amoureux transi ?
_ J'ai jamais dit que je l'étais pas
_ quoi qu'il en soit, dépêche toi, on se retrouve en bas dans dix minutes. »
Je descends par les escaliers et descend au réfectoire pour prendre un thé. J'ai déjà descendu mes affaires, mes dossiers et un prototype du nouvel ordinateur que nous devons vendre à un de nos partenaires. L'après midi, nous devons trouver un partenaire qui accepterait d'investir dans la recherche et le développement de l'agence.
Perry me rejoint finalement, le regard un peu perdu, mais d'ici à ce qu'on arrive, il aura retrouvé un peu de consistance. Il avale son thé et nous rejoignons le taxi qui nous attend pour nous amener au siège du grand magasin avec qui nous allons coopérer, en plein centre du quartier de la défense.
La voiture file sur le périph, le silence semblant le maître ce matin. Alors qu'un des feu va passer à l'orange, le taxi tente de passer et continu sa course. Je ne vois pas trop ce qui se passe, trop plongé dans mon agenda électronique, mais quand je sens la voiture freiner subitement et quelque chose entrer en collision avec elle, je sursaute et tourne la tête vers Perry qui semble maintenant totalement réveillé. Le chauffeur est complètement paniqué à l'idée d'avoir percuté quelqu'un et descend immédiatement de la voiture, je le suis pour voir ce qui est arrivé.
Toutes les voitures autour de nous se sont arrêtées et d'autres automobilistes sont sortis. Le chauffeur s'approche lentement de la personne qui est allongé, agacé je cours vers elle. C'est un homme, il est allongé sur le ventre apparemment inconscient. Mais qu'ont donc ces français dans la tête, y'en a vraiment pas un seul pour appeler les pompiers ? Perry m'a rejoint, je lui tends mon portable puisque le sien est déchargé et lui ordonne d'appeler les pompiers, heureusement qu'il parle français où alors on ne serait pas couchés.
L'homme gémit de douleur, je m'assure qu'il n'y a pas d'hémorragie et le retourne délicatement, mais je crains qu'il ait une fracture à la hanche. Il semble avoir à peu près mon âge, il est brun, bizarrement il me dit quelque chose.
« Théodore Nott »
Perry qui a finit de téléphoner se retourne vers moi.
« Tu le connais ?
_ Oui c'est… une vieille connaissance.
_ J'ai appelé les secours, ils arrivent d'un instant à l'autre »
Je lui fait signe de surveiller Nott et me tourne vers le chauffeur pour lui dire ma façon de penser. Apparemment il parle un peu l'anglais, on va en profiter. Non mais c'est vrai, où il l'a eu son permis lui ? Dans une pochette surprise ? Je relève sa plaque d'immatriculation et son nom, puis me retourne vers Perry.
« Ecoute, vas à la réunion, tu leur dit que j'ai eu un empêchement de dernière minute. »
Il me regarde bizarrement, je sais qu'il ne veut pas y aller seul.
« Ça va aller, je sais que tu peux le faire, il faut que je reste avec mon… ami. Tu comprends, je peux pas le laisser ici »
Perry hoche la tête et repart, l'immeuble en question n'est qu'à 100 mètres. Je reste sur les lieux jusqu'à ce que les secours arrivent. Je n'en reviens pas de trouver Theo ici, encore moins dans ces conditions, je préfère ne pas le perdre de vue.
à suivre...
J'espère que ça vous a plu, gros bisouXXX
