Disclaimer: tout est à J.K.
Rated: M
Note: voila le chapitre 18, avec un peu de retard (ok un jour, mais je m'en voulais ^^) parce que j'ai mon premier oral de bac demain alors il faut que je révise un peu mais j'ai kan mm réussi à trouver un peu de temps pour tapoter
j'espère qu'il vous plaira autant que les autres, ce n'est pas très marrant pour Draco mais bon...
Bonne lecture
POV HARRY
Je suis partit au ministère avec Ron. Quand j'entre dans mon bureau (notons que j'étais pile à l'heure), ils sont tous déjà là, je ne prends pas la peine de leur sourire, je suis encore agacé par leur comportement de la veille. Bien sûr il n'y en a que deux qui se sont comportés comme des gamins immatures, mais moi ça me suffit.
Je m'assis à mon bureau et commence à trier mes papiers, je sais que l'attente les fait stresser, c'est fait exprès. Finalement je lève la tête vers l'équipe composée de mes trois coéquipiers permanents et des deux italiens.
« Peter et Rapp, vous vous occupez d'aller interroger à la prison les quelques gars qu'on a arrêté qui faisaient partie de la mafia. Je veux les liens avec la mafia italienne qu'ils entretenaient, tout ce que vous pourrez trouver, toutes les infos qu'ils peuvent nous fournir. Lavande, tu nous accompagne moi et Steadworthy choper Fletcher, il a beau être en conditionnel il voudra pas nous suivre et on sera pas trop de trois. Steve, tu vas faire un tour aux archives. On se retrouve ici à midi pour faire le point. »
Je vois Steve ouvrir la bouche pour répliquer, j'ai fait exprès de lui donner une tâche, il faut quand même l'avouer, assez ingrate. Je lui intime de se taire par un regard et attrape mon manteau pour entraîner Lavande et Zibrian à ma suite. Ce matin j'ai demandé au service correctionnel de me donner l'emplacement de Mondingus et je le donne aux deux autres pour qu'ils transplanent avec moi devant l'immeuble miteux où il est censé habiter.
« Lavande, tu reste en bas au cas où il tenterait de s'échapper par n'importe quel moyen. Zibrian, avec moi. »
Nous montons les deux étages par l'escalier et nous retrouvons devant la porte en question. Je fais signe à mon collègue de sortir sa baguette et toque trois petits coups à la porte en vieux bois, j'ai l'impression qu'elle va se fendre au moindre frappement. Quelques secondes passent et je m'apprête à enfoncer la porte quand elle s'ouvre et Mondingus apparait entre les battants, d'un air encore plus misérable que d'habitude. Une barbe de plusieurs jours, des cernes et une odeur indiquant que la douche est en grève. En me reconnaissant, son visage se décompose et il pousse un juron avant de se ruer vers la porte de derrière de son appartement qui donnent sur un escalier de secours extérieur. Je m'élance à sa poursuite.
« Fletcher, arrête toi tout de suite ou ça ira mal »
Mon ton est las, il est tellement prévisible… Heureusement que Lavande connait un minimum l'animal puisqu'il est déjà dehors et je l'entends le stupéfixer. Elle remonte par l'escalier en le faisant léviter et le pose sur le canapé.
« Bien joué Lavande. Déstupéfixe le maintenant »
Elle s'exécute et Mondingus revient à lui en me regarde avec mépris.
« Qu'est ce que tu me veux encore Potter ? J'ai purgé ma peine, t'as aucune raison de m'arrêter.
_ Je n'ai jamais dit que je voulais t'arrêter, en fait je voudrais que tu m'aide
_ Et en quel honneur ?
_ Tout d'abord car tu n'as pas vraiment intérêt à refuser, je pourrais ressortir de vieux dossier, par exemple tout le blé que tu t'es fait en vendant illégalement des objets dangereux volé dans Ma maison du square Grimmaurd. Ensuite, délit de fuite face à des Aurors du ministère, ça ne fera pas très bien sur ton dossier déjà pas très reluisant. Ça te dit toujours de refuser ? Parce que c'est comme tu le sens tu sais ? »
Il essaie de se débattre mais les menottes magiques l'empêchent de bouger à sa guise. Ses petits yeux de rats respirent toujours autant la méchanceté et la malveillance. Il se sent piégé et il sait que j'ai gagné. Dans un dernier élan de stupidité il me crache sur la chaussure. Je tend un bras pour empêcher Zibrian de se jeter sur lui.
« Tout doux Steadworthy. Dans le langage des vauriens ça veut dire qu'il a compris qu'il n'avait pas le choix. »
Je jette un sort de nettoyage et Fletcher prend la parole.
« Viens en au fait Potter, on va pas y passer la nuit
_ Ok. Alors je veux que tu me trouve un gars, Ignacio Pertini. Je veux toutes les infos que tu puisses trouver sur lui et sur sa présence à Londres.
_ Je le connais pas ton gars, et si je me fais choper, je ne survivrais pas, ils sont sans pitié ces types là.
_ Eh bien tu n'as qu'à pas te faire choper. »
POV DRAGO
Assis sur une chaise, j'entends le « bip » régulier de la machine cardiaque. Je déteste les hôpitaux, ça pue les médocs et ça transpire la mort. Théodore semble peu à peu se réveiller, ayant été quelques peu abattu par les calmants. Ça fait bien une demi-heure que j'attends dans sa chambre et je commence un peu à m'impatienter.
Quand je m'apprête à téléphoner à Perry pour qu'il me parle de la réunion je me rend compte que Théo est parfaitement éveillé et me regarde avec un regard indéchiffrable.
« Drago Malfoy. Que me vaut cet honneur ? Ça fait des années que je ne t'ai pas vu.
_ Tu as été renversé par une voiture, je n'allais pas te laisser seul et je voulais… prendre des nouvelles, depuis le temps. »
Je me doutais bien que les retrouvailles ne seraient pas chaleureuses mais là son regard ironique me met plutôt mal à l'aise même si je ne laisse rien paraître.
« T'aurait-on appris l'humanité Malfoy ? Tu n'étais pas comme ça à Poudlard. Bon. Aurais-tu l'obligeance de me dire ce que j'ai ?
_ Trois côtes fêlées et je ne sais plus trop quoi à la hanche. Je ne parle pas le langage des médecins moldus. Alors ? Qu'est ce que tu deviens ?
_ Quelqu'un de moins important que toi à ce que je vois. J'ai entendu dire que tu avais quitté le monde sorcier mais même renié par ses semblables un Malfoy sait se faire un nom. »
Il grimace légèrement quand il essaie de bouger, ses blessures doivent le faire souffrir mais je sais qu'il ne veut pas me montrer sa faiblesse.
« On en lit des bonnes aussi dans la gazette, il paraîtrait que tu te sois entiché de Saint Potter ? Mais que t'arrives t-il donc Drago ? Tu pactise avec l'ennemi maintenant ?
_ Je ne vois pas en quoi cela te regarde, et Harry n'est plus un ennemi puisque je ne suis plus à la botte d'un mégalomane narcissique et complètement dégénéré. D'ailleurs, comment cela ce fait il que toi-même sois obligé de te cacher ? Tu as été reconnu innocent par le magenmagot sous prétexte que tu étais trop jeune pour avoir suivit les traces de ton père de ton plein gré.
_ Je ne suis pas innocent aux yeux des autres Drago. Pas quand je me trimballe ça sur l'avant bras… »
Il me tend son bras et je reconnais la tache noire représentant la marque des ténèbres que moi-même je n'ai jamais eu pour je ne sais quel prétexte du Lord. Cette marque étant magique, rien ne pourrait l'enlever, je comprends pourquoi le Théo que je connaissais, intelligent et droit malgré ses idées en faveur de l'autre abruti, soit devenu ce qu'il est. D'abord la honte de se balader avec ça, la haine contre les gens qui le prenaient pour un assassin alors que je sais qu'il n'a jamais utilisé un seul sortilège impardonnable de sa vie, et l'esprit de vengeance pour de multiples raisons. La guerre n'aura épargné personne. Je lève les yeux vers lui, son regard est triste, comme épuisé par la vie qu'il mène.
« Montre-moi la tienne »
Je soupire et relève ma manche avant de lui tendre mon avant bras vierge de toute trace. Il le caresse du bout du doigt et je vois une unique larme couler le long de sa joue. Je ne sais pas trop quoi dire alors je me tais attendant qu'il reprenne la parole de lui-même. Je me sens un peu honteux d'avoir échappé à ce que lui considère comme responsable de sa vie actuelle. Finalement il se reprend assez vite et me jette un regard haineux.
« Alors comme ça toi tu y as échappé. Le petit protégé du seigneur des ténèbres qui n'a pas de marque, c'est à mourir de rire.
_ Théo, je…
_ casses toi Malfoy
_ Ecoute…
_ Tu ne sais pas ce que c'est de vivre avec ça sur le bras. La honte et la haine, toi les gens te haïssent mais tu as l'avantage qu'ils ne te voient pas comme un assassin, juste le descendant d'une lignée reconnue pour avoir pactisé avec l'ennemi. Si tu cherchais à retrouver de la gloire, je ne pense pas que tu aurais du mal. Alors maintenant tu m'oublie, tu te casses à tes petites affaires d'homme d'affaire de merde, tu vas baiser ton Potty et tu n'essaie plus de faire semblant de croire que tu comprends ce que je vis. Je te hais plus que celui qui m'a fait cette marque »
Après ces paroles, je me lève en hochant la tête et me retourne. Il a gagné, je ne chercherais plus à venir lui parler. J'ai quand même le cœur lourd de le laisser ainsi mais je n'y peux plus rien, il a choisi et nous n'avons plus rien à nous dire.
POV HARRY
Deux jours que Mondingus est partit pour son expédition et que nous n'avons rien à faire. Les autres s'occupent comme ils peuvent, cherchant n'importe où et je sens que cette affaire nous met tous de mauvaises humeurs. On a l'impression que ce mec va nous filer entre les doigts fautes de détails.
Je suis seul dans mon bureau, perdu dans mes pensées quand la porte s'ouvre et Steve rentre dans la pièce. Deux jours que je l'évite, il doit en avoir marre. Plein d'appréhension, il se tourne pourtant vers moi avec assurance.
« Harry, tu m'en veux encore ?
_ …
_ Je me suis déjà excusé, et si tu as un problème tu me le dis, parce que moi et les autres, on trouve cette ambiance intenable. »
Je le regarde un air fatigué, c'est vrai moi aussi je commence à en avoir marre. En fait j'en ai marre de ne pas trouver cet abruti de mafieux et Draco me manque. Je sais que c'est bête mais c'est comme ça.
« Tu as raison. Je passe un peu mes nerfs sur toi, excuse moi.
_ Si tu as un souci n'hésite pas à m'en parler Harry. Je sais que ta moitié te manque mais tu as des amis à qui tu peux parler »
Je hoche la tête avec un demi-sourire et il m'ébouriffe les cheveux comme pour me dire que je suis pardonné pour mon asociabilité.
Quand je rentre chez moi le soir, quelqu'un m'attend dans le salon. Je ne veux même pas savoir comment Mondingus est entré, tout ce que je sais c'est que ce soir je ferai l'inventaire de mes affaires pour savoir ce qu'il m'a piqué. Je ferme la porte et le rejoint dans le salon.
« Alors Fletcher ? Qu'as-tu de beau à me raconter ?
_ Je sais ce qui se trame autour de ton gars. C'est pas des affaires très nettes et c'est assez mauvais pour moi de traîner dans le coin surtout que maintenant on sait que je suis en liberté conditionnelle alors j'espère que j'aurai une récompense…
_ Pour ça on verra après, maintenant dis moi ce que tu sais. »
A peine ais-je dis ça que la sonnette de la porte retentit. Je me lève sans m'excuser et vais ouvrir la porte. Un Zibrian se tient devant moi avec un sourire plus que charmeur et je me retiens de soupirer d'agacement. Il tient des paquets que je devine comme de la nourriture du traiteur japonais d'en bas.
« Salut Harry, t'avais l'air de mauvaise humeur alors je suis venu te remonter le moral »
Le tout dit avec un sourire jusqu'aux oreilles. Je rêve. Est-ce qu'une personne saine d'esprit viendrait voir quelqu'un qui n'a visiblement pas envie de voir du monde ?
« Ecoute Zibrian, je crois pas que ce soit le moment… »
Il n'écoute pas et passe sa tête entre les battants pour voir s'il y a du monde avec moi. Son sourire se fane quand il voit Mondingus qui m'attend et un regard mauvais se plaque sur son visage.
« Tiens ? Le clodo est revenu ? »
Là, je soupire. Il rentre et je me vois contraint de le laisser faire. Il s'installe confortablement sur un fauteuil et se tourne vers Fletcher.
« Alors ? Qu'est ce que t'as trouvé de beau ?
_ Mondingus était en train de me le dire quand tu es arrivé
_ Potter, dis à ton copain d'arrêter de me regarder comme ça ou je raconte pas
_ Steadworthy ! Bon, tu racontes maintenant ? On n'a pas toute la nuit
_ Donc voilà, ces types, il veulent passer des poisons en contrebande, des poisons qu'on peut pas faire en Europe parce que les plantes poussent je sais pas où, enfin j'ai pas trop compris, j'suis pas potionniste moi. Tout ce que j'ai compris c'est que c'est un poison très puissant et qu'ils veulent tuer plusieurs personnes susceptibles de les arrêter. Si j'étais toi Potter, je ferais gaffe à mon cul. Ah oui, y a un trafic d'armes moldues aussi, ils veulent les trafiquer magiquement pour les rendre encore plus puissantes. Ils se cachent pas loin de Londres mais l'autre là, Ignacio, je sais pas où il est, il est super discret alors il donne ses ordres à distance. »
Je le remercie et lui tend une petite bourse remplies de mornilles en lui disant qu'il aura plus s'il continue sa filature. Je lui demande des noms, les endroits où ces individus se cachent et quand j'ai tous les renseignements qu'il a, il s'en va non sans que je lui aie demandé de vider ses poches d'où il sort quelques objets de valeurs hérités de Sirius.
POV DRAGO
Cinq jours que je suis allé voir Théo, cinq jours que je ne pense qu'à ça. Je me sens coupable de la vie qu'il mène à présent. Perry n'a rien demandé sur ma visite à l'hôpital et je lui en suis très reconnaissant, j'aurai été obligé de lui mentir. Les réunions se poursuivent, j'en ai marre. Je veux rentrer en Angleterre pour voir Harry, mais il me reste encore six jours à tirer dans cette ville. Cinq jours que j'ai retrouvé mon masque froid et que je ne souris que lorsque j'ai un certain brun au téléphone. Ça n'avait pas l'air d'aller pour lui non plus au début de la semaine, mais maintenant ça va mieux. Son affaire le rend de mauvaise humeur et je le comprends, c'est pareil pour moi.
« Drago, j'ai demandé à ce que tu rentres en Angleterre tout à l'heure »
Mon associé vient de rentrer dans la pièce et me regarde gravement.
« Hein ? Et pourquoi as-tu pris cette liberté ?
_ Parce que tu as des problèmes et que tu ne peux pas bosser correctement. Le patron te donne les six jours qui restent de vacances. Profites-en pour les régler et aller voir ton homme. On m'envoie quelqu'un ce soir pour te remplacer. Ton train est à 17h00 »
Je suis sidéré. Qui est-il pour prendre une telle décision à ma place ? Je n'ai même pas envie de répliquer et je me lève pour sortir de la chambre en claquant la porte pour lui exprimer mon mécontentement. Je sais qu'il a fait ça pour me rendre service mais je ne lui ai rien demandé moi.
Je déambule dans les rues de Paris pour me calmer et mes pas me ramènent je ne sais comment devant l'hôpital où avait été emmené Théo. Après tout pourquoi pas ? Il faut vaincre le mal par le mal, je vais aller affronter mes vieux démons.
Je m'approche de l'accueil et attends que l'hôtesse ait fini de parler dans son téléphone pour lui demander le numéro de la chambre. Je lui fais un sourire charmeur, qui s'éteint quand elle me regarde avec apeurement et tristesse.
« Vous êtes de la famille monsieur ?
_ Non, je suis juste un ami
_ Je suis sincèrement désolée de vous apprendre cette nouvelle mais… »
Sa voix ne me dit rien qui vaille, et j'ai peur qu'elle ne m'annonce ce que je crains. Elle est interrompue par un homme en blouse blanche qui me demande de le suivre, il m'amène dans son bureau et me fait signe de m'assoir.
« Monsieur Malfoy, je ne vais rien vous cacher, en fait monsieur Nott s'est suicidé hier
_ Suicidé ?
_ Je suis sincèrement désolé de vous annoncer ça de but en blanc mais je n'ai trouvé aucune famille, amis à qui l'annoncer et comme vous le connaissiez… Voyez vous, j'ai été étonné de la rapidité avec laquelle ses blessures se sont guéries, c'était tout simplement extraordinaire. Avant-hier, il a demandé à rentrer chez lui, je ne voyais pas pourquoi je l'en aurai empêché. Mais hier, on m'a annoncé qu'il avait mis fin à ses jours en buvant une substance que nous n'avons pas encore identifiée tout simplement parce qu'elle n'a laissé aucune trace dans son organisme. Monsieur Malfoy, aurait il eu des raisons pour mettre fin à ses jours ? »
Je suis abasourdi, je n'aurais jamais pensé que Théo puisse penser au suicide quand je l'ai quitté la semaine dernière. Bien sur que je connais la cause de son suicide, et même la potion qu'il a bue. Mais je ne vais quand même pas lui dire qu'il a bu une potion magique. Je reprends cependant contenance comme je sais si bien le faire.
« Je n'en ai aucune idée docteur. Je n'avais pas vu Théo depuis de nombreuses années et je ne connaissais rien de sa nouvelle vie.
_ Je comprends.
_ Excusez moi, je vais devoir partir, j'ai un peu de mal à digérer la nouvelle alors que je repars dès ce soir à Londres »
Je lui serre la main et je trouve un coin sombre pour transplaner directement dans ma chambre d'hôtel pour préparer ma valise. Je ressemble plus à un zombi qu'autre chose, je crois que je ne réalise pas encore bien. C'est de ma faute si Théo s'est suicidé, j'en suis parfaitement conscient.
Je passe le reste de l'après midi allongé sur mon lit à ruminer mes idées noires, Perry vient me voir pour m'emmener à la gare du Nord mais je ne suis pas très causant, je sais qu'il comprend, je n'ai pas pu m'empêcher de me confier à lui sur la mort de mon ami.
J'espère qu'Harry ne travaille pas ce soir…
POV HARRY
Depuis que nous avons les renseignements les autres sont de bien meilleure humeur et nous avons coincés quelques gars, seulement un ou deux et ils ne veulent pas parler mais c'est déjà ça de gagné. Tous les jours nous travaillons à divers stratégies pour coincer notre mafieux.
En fait, Zibrian vient chez moi tous les soirs pour bosser, non que ça me déplaise mais j'aimerai autant qu'il arrête avec son jeu de séduction, ça commence à me taper sur les nerfs.
J'ai pris une pause et je suis dans le bureau de Ron. Mon meilleur ami est au téléphone avec des français et je ris de son accent à couper au couteau tout en lui donnant quelques mots qu'il ne connait pas. Il n'a jamais été vraiment doué pour les langues. Quand il raccroche il soupire, heureux de reparler dans la langue de Shakespeare.
« Harry, arrête de rire s'il te plait
_ C'est pas ma faute, c'est trop drôle
_ Tiens, y a mon cousin dans le couloir, il doit être en train de te chercher »
Je me retourne rapidement, en effet Steadworthy semble chercher quelqu'un et il y a 90% de chances que ce soit moi. Rapidement, je contourne le bureau et viens me cacher aux pieds de Ron en attendant qu'il soit partit. Il n'a même pas le temps de demander pourquoi j'agis comme ça que j'entends la voix de mon équipier parler avec son accent italien légèrement exagéré.
« Ron, tu ne saurais pas où est passé Harry ? Je le cherche partout
_ Je n'en ai aucune idée, je ne suis pas sortit de mon bureau, essaie à la cafet' »
Je soupire de soulagement et mon meilleur ami éclate de rire.
« Il est si collant que ça ?
_ Tu n'as pas idée. Je dois me le farcir toute la journée au ministère, le soir chez moi parce, je cite, « tu suis tout seul et tu dois être triste, et puis on peut en profiter pour bosser », et vas y que je te roucoule dessus, que je te mate et compagnie, les petits sous entendus… imagine Drago voit ça je suis mort vu à quel point il peut être jaloux…
_ Tu n'as qu'à lui dire franchement
_ Je crois que c'est bientôt ce que je vais faire, on dirait toi quand t'as commencé à draguer Hermione, sauf qu'elle était consentante
_ Hé !!! »
Il me frappe le derrière de la tête et reprend un de ses dossiers quand Seamus rentre dans le bureau. J'imagine sa tête en voyant Ron converser avec le sol alors je me lève et il a un sourire amusé.
« Je ne veux même pas savoir ce que tu faisais par terre
_ Harry était en plein replis stratégique face à un ennemi récalcitrant et légèrement exaspérant.
_ Ah oui ? Malfoy aurait il de la concurrence ?
_ Ça, il n'a pas à s'en faire. Vivement que mon dragon rentre pour cramer les fesses de cet imbécile d'italien,… bouse d'hippogriffes, il a refait le tour et il m'a vu. Bon j'y vais les gars, là je suis coincé. »
Je salue mes deux amis qui se foutent ouvertement de ma gueule et rejoins Zibrian qui me lance un regard soupçonneux quand il me voit sortir du bureau de Ron.
« Harry, tu étais avec Ron ?
_ Je viens d'y aller, tu me cherchais à ce qu'il parait ?
_ Oui, je viens d'avoir une idée de stratégie, ça te dirait qu'on en parle chez toi ce soir ?
_ Euh, chez moi…. C'est assez…
_ Oh allé, un grand appartement comme ça, tu dois te sentir seul »
Il est vraiment lourd. Allé pour ce soir, je n'ai absolument aucune autorité.
Quand je rentre chez moi, Zibrian est derrière moi, fidèle comme un petit chien et je m'affale sur les coussins, il me prépare un café, après tout ce temps il commence à connaitre la maison…
« Bon, c'est quoi cette stratégie ?
_ Harry… on a tout le temps d'en parler, détends toi on bossera après »
Il me les casse. Je vais quand même pas lui dire que plus vite on aura finit plus vite il sera partit. Bon, j'admets que le travaille avance tout de même assez vite quand on bosse ici en plus du ministère. Il faut savoir faire des sacrifices dans la vie.
Alors que je sors les dossiers, la sonnette de la porte retentit et je me lève pour ouvrir. Je fais un immense sourire quand je découvre Draco sur le pas de la porte, fatigué, mais souriant.
à suivre...
J'espère que ça vous a plu, à bientôt et gros bisouXXX
